15 Octobre 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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CAMBREMER

Canton de Cambremer 

Les habitants de la commune sont des Cambremeriens, Cambremeriennes


Décembre 1878   -  Neige et gelée.  -  La neige et la gelée qui ont fait leur apparition dans notre département retardent encore les nombreuses semailles en blé déjà retardées par les pluies. Sur certains points du département, il y a de vingt à trente centimètres de neige.

 

Décembre 1878   -  Un peu de lumière.  -  Il y a des réverbères à Cambremer : une somme même a été votée pour faire face aux frais de l'éclairage. Ces réverbères n'ont cependant encore été allumés qu'une fois, lors des élections municipales.

Les uns se plaignent de l'obscurité, les autres ne disent mot, parmi ceux-ci, certain gros bonnet qu'on a souvent vu, la nuit venue, tâtonner à la porte de Madame X... avant de trouver la sienne.                 

 

Septembre 1880  -  Une curieuse trouvaille.  -  Près de Cambremer, dernièrement, un ouvrier charpentier, occupé pour le compte d'un habitant de Lisieux. lequel venait d'y acheter une propriété, a trouvé en démolissant un placard d'une chambre de la maison d'habitation, une petits boîte en carton contenant, séparés par du coton, une bague avec neuf brillants, des boucles d'oreilles en diamant et un collier formé de trente belles pierres fines. Cette trouvaille, qui doit représenter une certaine valeur, a été, après des péripéties assez curieuses, remise au nouvel acquéreur.  

 

Janvier 1881  -  Deux noyés.  -  Dimanche, à Cambremer, Frédéric Bouquerel, 81 ans, propriétaire, est tombé dans un lavoir attenant à son habitation et s'y est noyé. 

Samedi, au Theil, le nommé Marcellus-Pierre-Désiré Viconte, âgé de 23 ans, journalier, a été trouvé noyé dans un ruisseau situé dans un herbage. Ce pauvre jeune homme a dû tomber en cet endroit, à la suite d'une attaque d'épilepsie. Il était atteint de cette maladie depuis longtemps.   

 

Juillet 1881  -  Pensionnat.  -  L'article 13 du décret du 30 décembre 1850, porte que : aucun pensionnat ne peut être annexé à une école primaire qui reçoit des enfants des deux sexes. Il existe cependant un pensionnat de ce genre dans une commune du canton de Cambremer. Si on le tolère, malgré de sérieuses réclamations, est-ce pour ne pas froisser ces MM. de Witt, chez lesquels notre préfet a été dernièrement gobichonner, et dont l'un doit se porter comme député de Pont l'Évêque ?  

 

Décembre 1882  -  Maires. -  Ont été élus maire de Cambremer, M. G. Delettre, en remplacement de M. Pernelle, démissionnaire. 

Maire de Bonneville-la-Louvet, M. Vatel, en remplacement de M. Durand, démissionnaire. 

Maire de Lingèvres, M. Châtel, à la place de M. Bellissent.  

 

Mars 1883  -  Le chemin de fer. –  Cambremer et Dozulé vont se prendre aux cheveux. Cambremer demande un chemin de fer de Mesnil-Mauger à Pont-1'Evêque, par Crèvecœur, Cambremer, Bonnebosq et Beaumont. Dozulé en réclame un de Putot à Pont-l'Evêque, par Annebaut et Beaumont. La conseil municipal de Pont-l'Evêque vient de se prononcer pour Cambremer. De part et d'autre, on fait signer des pétitions au Conseil général, où la lutte sera vive.  

 

Novembre 1887  -  Histoire de permis.  -  Un propriétaire du canton de Cambremer avait résolu de ne plus chasser, mais il avait compté sans ses amis. Au moment de se mettre en chasse, comme le permis n'était pas encore revenu de la préfecture et que le courrier n'arrive dans la commune que dans l'après-midi, notre chasseur envoie au bureau, dès le matin, pour demander au facteur de remettre le permis s'il était arrivé afin de pouvoir chasser plus tôt. Le facteur n'y voyant aucun inconvénient remit le permis demandé, mais, quand il en fit part au maire, celui-ci entra dans une grande colère et écrivit au chasseur en lui disant que, s'il ne versait 10 fr. pour les pauvres, il serait cause de la révocation du facteur, la somme a été versée  contre reçu. On se demande ce qu'il faut le plus admirer, ou de la complaisance de l'administré qui consent à chanter ainsi, bien  qu'il n'y soit pas habitué.... ou de ce magistrat qui compromet ainsi sa dignité en outre-passant les droits que la loi lui confère.  

 

Décembre 1887  -  Homicide par imprudence.  -  Le sieur Baptiste Othon, 47 ans, cultivateur à Cambremer, a été trouvé mourant sur la route de Repentigny, il est décédé un quart d'heure après. Les constatations ont fait connaître qu'Othon était sourd et qu'il a été renversé par le coup d'un brancard de voiture donné en pleine poitrine. L'auteur de cet accident est resté inconnu jusqu'à ce jour.

 

Juillet 1888  -  Y a-t-il crime ?  -   La justice s'est rendue à Cambremer pour faire l'autopsie du cadavre d'une femme Marie Dupont, 65 ans, décédée en cette commune. On raconte que cette femme, ayant eu quelques difficultés avec la veuve Gordien, âgée de 74 ans, celle-ci aurait jeté la femme Dupont du haut de son escalier, et lui aurait ainsi fracturé une épaule. On dit même que la femme Gordien se serait acharnée sur sa victime et l'aurait frappée à coups de bâton. La scène aurait eu lieu une huitaine de jours avant, et, si on s'en rapporte à ce que l'on dit, la mort serait les conséquences de ce mauvais traitement La femme Gordien, qui ne paraît pas jouir de toutes ses facultés, a été arrêtée.

 

Juin 1889.   -   ???.   -    Il y avait jadis trois tableaux dans l'église de Cambremer. L'une de ces toiles, au dire des connaisseurs, a de la valeur.

Ces tableaux ont disparu. Que sont-ils devenus ? ( Bonhomme Normand)

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Arsène Quesnot, 77 ans, propriétaire à Cambremer, a été trouvé noyé accidentellement dans une fontaine sise dans sa propriété. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1891  -  Entre époux.  -  Le tribunal de Pont-l'Evèque aura bientôt à statuer sur les différends conjugaux du sieur H……..., cafetier aux Trois-Rois, à Cambremer, avec sa femme, qu'il a fait surprendre en flagrant délit. Mme H…….., accuse, à son tour, son mari de l'avoir châtiée trop fort. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1891  -  Un vol.  -  Un vol de 40 litres d'eau de vie, estimé à 120 francs a été commis  au préjudice de M. Paul Dalgot, propriétaire. Le tonneau contenant l'eau-de-vie volée était dans une cave, à un kilomètre environ de son habitation, ce qui fait qu'il ne s'est aperçu de ce vol que quelques jours après. L'auteur de ce vol a dû s'introduire au moyen de fausses clés.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1891  Une cachette découverte.  -  Le sieur Pierre Martin, propriétaire à Cambremer, s'est aperçu de la disparition d'une somme de 6 000 fr., qu'il avait cachée  dans un tonneau. Cette somme, en billets de mille francs, était contenue dans une boite en fer-blanc, que Martin avait attachée, au moyen d'une ficelle, à l'intérieur d'un tonneau. (Source  : Le  Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  Noyé.  -  Dimanche soir, M. Alfred Santi, 26 ans, peintre à Cambremer, revenait avec sa sœur et deux autres personnes, de chez un ami où ils avaient passé la journée. Malgré l'obscurité, ils avaient résolu de prendre le chemin le plus court, en traversant herbages et prés. Santi, qui marchait devant, tomba dans une mare qu'il n'apercevait pas, sa sœur  qui le suivait en fit autant. Celle-ci put être retirée. M. Santi a été noyé.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  Trop d’eau.  -  Le lait mis en vente par la dame Victorine Lechevallier, née Ozenne, à Cambremer, était tellement additionné d'eau que procès-verbal lui a été dressé. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1894  -  Le baptême du lait.   -   Rien que d'un coup, le tribunal de Lisieux a fait afficher six extraits de jugement pour falsification de lait. Ils concernent : Léa Vicaire, femme Martin, 27 ans, fermière au Mesnil-Simon, condamnée à huit jours de prison (sursis) et 50 fr. d'amende. 

—  Louise Belleuile, femme Bréard, 73ans, cultivatrice à St-Michel-de-Livet, condamnée à huit jours de prison (sursis), 100 fr. d'amende et 400 fr. de dommages-intérêts envers le sieur Lebourgeois, fabricant de fromages à Boissey. 

—  Aurelle Auvray, veuve Pelhaitre, 48 ans, servante chez Jumel, à St-Martin-de-Mailloc, et Louis Jumel, 73 ans, chacun à huit jours de prison avec loi Bérenger et 100 fr. d'amende. 

— Marie Toutain, 21 ans, et Pierre Toutain, 60 ans, cultivateur au Pré-d'Auge, chacun vingt-quatre heures de prison (sursis).

—  Delphine Bellier, femme Marre, 39 ans, ménagère à Grandchamp, canton de Mézidon, condamnée, à quinze jours de prison (loi Bérenger) et 100 fr. d'amende. 

— Victorine Marie, dite Ozanne, femme Lechevalier. 47 ans, à Cambremer, condamnée à huit jours (sursis) et 50 fr. d'amende. 

Mais il y en a encore d'autres à publier, car la dame Camus, demeurant à Cambremer, qui fournissait du lait écrémé de moitié à M. Lepetit, fabricant de fromages à Saint-Pierre-sur-Dives, a été condamnée à 50 fr. d'amende et à l'affichage. Si le tribunal s'est montré aussi indulgent, c'est que les époux. Camus se croyaient quittes avec M. Lepetit, auquel ils ont versé 2 000 f. à titre d'indemnité. 

— Une dame Busnel, née Miniot, cultivatrice à Bray-la-Campagne, vendait depuis quelques mois à M. Lepetit, de Saint-Pierre-sur-Dives, du lait écrémé d'au moins 25 pour cent. Le tribunal de Falaise l'a condamnée à 100 fr. d'amende et 300 fr. de dommages-intérêts. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1894  -  Pommes et poires.   -  La récolte varie dans le Calvados. Dans certains endroits, les pommes abondent et les poires sont en moyenne, dans d'autres parties, les poires sont en abondance et les pommes donnent une demi-année. Quoi qu'il en soit, les pommes ne seront pas chères cette année et il ne faut pas les payer au-dessus de un franc la barattée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1894  -  Coup de fusil.   -  Le nommé Louis Prieur, facteur à Cambremer, a tiré un coup de fusil dans la direction ou se trouvait sa femme, sans l'atteindre fort heureusement. Procès-verbal a été dressé contre Prieur. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1895  -  Est-ce fini ?   -   Nous pouvons espérer en avoir fini enfin avec le froid, le dégel a lieu lentement, ce qui évite les crues, mais n'améliore pas vite l’abominable état des rues de Caen. Il est vrai que notre ville n'est pas seule en cette situation. 

On pourrait en dire autant de Bayeux. Dans la Seine, et sur la Loire on redoute la débâcle des glaces. A Rouen,on a fait sauter, avec de la mélinite, les glaces qui arrêtaient la navigation. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1895  -  Un cannibale.  -  Élie Marcotte, 32 ans, journalier à Cambremer, avait l'habitude, quand il était ivre, de battre sa femme. 

Un soir, il la renversa à terre et lui mordit un sein, et la malheureuse était prête d'accoucher, car l'enfant est venu quinze jours après. Malgré cela, le tribunal de Pont-l'Evêque n'a condamné ce cannibale qu'a un mois et à 5 francs. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Mars 1896  -  Vol d’une vache.  -  Plainte a été faite à la gendarmerie de Cambremer par le sieur Édouard Faucon, propriétaire, au sujet d'une vache qui lui aurait été volée  par son fils, Charles Faucon, marchand de chiffons à Cambremer. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1896  -  Incendies.   -  Incendie chez sieurs Dubourg et Barbet, à Pennedepie, près Trouville. Pertes, 3 800 francs. — Assuré.

— Un incendie a consumé un bâtiment appartenant, à la veuve Dehoulle, propriétaire à Cambremer. Pertes, 3 500 francs.

— Un incendie a détruit, à Arganchy, un bâtiment appartenant à la dame Marie. Pertes, 9 000 fr., assurés. Deux vagabonds, qui ont les premiers crié au feu et qui venaient de mendier, ont été arrêtés à Bayeux. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1896  -  Mort accidentelle.   -   Mercredi, la gendarmerie a constaté la mort accidentelle du nommé Casimir Lechevalier, 48 ans, journalier à Cambremer, tué par la chute d'un arbre. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Les femmes témoins.  -  On vient de promulguer la loi accordant aux femmes le droit d'être témoins dans les actes de l'état civil et dans les actes instrumentaires en général. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Le poids du pain.  -  Les boulangers de l'arrondissement de Pont-l’Evêque sont dans la consternation. Ils ont beau dire qu'ils complètent le poids du pain avec des morceaux, procès-verbal leur a été néanmoins dressé pour avoir mis en vente des pains ne pesant pas le poids indiqué par leur forme. A Honfleur, 15 contraventions ont été faites ; à Trouville, 11 ; à Dozulé, 4 ; à Cambremer, 3. Dans les autres arrondissements, rien. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Victime de l’alcool.  -  Le sieur René Guillardeau, 25 ans, cordonnier à Cambremer, est mort subitement de congestion alcoolique. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Suicides.     Le sieur Julien Legras, 76 ans, charpentier, pensionnaire à l'hospice de Vire, s'est donné la mort en se jetant dans la Virène à Saint-Martin-de-Tallevende. Le malheureux, veuf depuis trois mois, ne pouvait se consoler de la perte de sa femme.

— Le sieur Louis Anfray, 54 ans. cultivateur au Gast, près St-Sever, s'est pendu à un hêtre dans un champ situe près de son habitation. Il était depuis quatre ans, à la suite d'une maladie grave, hanté d'idées noires.

— Octave Pupin, maçon à Dives-sur-Mer, s'est tué d'un coup de-feu.

— On a trouvé pendu le sieur Pierre Gaudin, 68 ans, couvreur à Cambremer.

— Le sieur Maurice Guével, 36 ans, ouvrier d'usine à Ablon, s'est pendit à un arbre dans son jardin. On attribue son suicide à un dérangement des facultés mentales par suite d'abus des boissons alcooliques. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Blessé par une vache.   -   Le sieur Jules Poussin, journalier à Cambremer, conduisant une vache un peu dillicile. fit un faux pas et tomba. 

La vache posa malheureusement un pied sur la jambe gauche de Poussin et lui brisa le tibia au-dessus de la cheville. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1899  -  Mort des suites d’une blessures.   -   Nous avons dit dans notre dernier numéro que le sieur Jules Poussin, 42 ans, journalier à Cambremer, était tombé en conduisant une vache difficile et avait eu une jambe cassée par l'animal, qui avait marché dessus. 

Le malheureux a succombé aux suites de sa blessure, à l'hôpital de Lisieux, où on l'avait transporté. Devenu en proie à une surexcitation due à l'abus qu'il avait fait de l'alcool,  Poussin rendait les pansements inutiles. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1900   -   Un pendu.  -   Le sieur Joseph Dallet, domestique à Cambremer, s'est suicidé dans un moment de folie. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Octobre 1900   -   Adultère.  -   Alfred Aubert, 31 ans, et la femme Pierre Aubert, 42ans, journaliers à Cambremer, ont été pincés pour adultère par la gendarmerie. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1900   -   Une femme qui a du tempérament.  -  Pierre Aubert, demeurant à Cambremer, quittait un jour sa femme sans lui dire au revoir.

La femme Aubert, 40 ans, alla aussitôt trouver son beau-frère, Alfred Aubert, 31 ans, né à Venoix, près Caen. Ils s'entendaient admirablement, lorsque, sur la demande du mari, les gendarmes de Cambremer se présentèrent un matin au petit jour et les pincèrent en flagrant délit d'adultère.

La femme Aubert, pour excuse, a dit carrément que son tempérament ne lui permettait pas de vivre seule. Quant à son beau-frère, il a sans doute accepté la douce mission de consolateur pour que sa belle-sœur n'aille pas en chercher un en dehors des membres de sa famille.

Malgré toutes ces bonnes raisons, les deux amoureux ont été condamnés à dix jours de prison chacun. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

CAMBREMER (Calvados) -  La Place

49.  Lisieux et Environs  -  Cambremer  -  Le Lavoir Public

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