Mars
1831 -
On nous mande de Canteloup.
- Dimanche
dernier, la garde nationale de Clécy était réunie pour s'exercer, selon
son usage, lorsque des tourbillons de fumée qui furent aperçus au loin,
annonçaient qu'un incendie venait d'éclater dans le hameau de Canteloup.
Se diriger en bon ordre et en toute hâte vers le théâtre de l'incendie,
pénétrer dans le foyer même et éteindre les flammes, ce fut pour ces
dignes citoyens l'affaire d'un moment. Grâces à leur zèle et à
l'intelligence avec laquelle les secours furent dirigés, le feu ne
consuma que l'intérieur de la maison.
Sans
la circonstance heureuse de leur réunion et sans le louable empressement
avec lequel ils se portèrent sur les lieux, la maison incendiée, dont la
couverture est en chaume, eût été entièrement dévorée par le feu, il
eût même été fort à craindre qu'une grande partie du hameau, dont les
maisons se trouvent agglomérées dans le voisinage, ne fût devenue la
proie des flammes. (Le Pilote du Calvados)
Mai
1847 - Cour d’Assises du Calvados.
- Victoire Lechoix, âgée
de 59 ans, domestique au service du sieur Duchemin, à Canteloup, a volé
chez son maître à diverses reprises du pain, de la laine, des sacs de
blé, de farine et de braise.
Elle
déposait ces objets chez la fille Marie Tostain avec laquelle elle occupe
une maison commune.
La
fille Tostain est poursuivie comme complice. Déclarées toutes deux
coupables, mais avec des circonstances atténuantes, elles sont
condamnées, la première à trois ans, la seconde à deux ans
d'emprisonnement. ( source : Journal de Honfleur)
Septembre
1849 -
Cour d’Assises du Calvados.
- Présidence de M. loisel.
Bigamie
— Le 25 février 1840, le nommé Prime, journalier, épousa à
Avranches, Anne-Gilette Evrard, veuve de Gabriel Bunel, et de ce mariage
naquirent deux enfants.
En
1844, il fut condamné à 18 mois de prison pour vol et abus de confiance.
Après l'expiration de sa peine, il vint se fixer à Canteloup, canton de
Troarn, et là, il garda avec soin le silence sur sa position, se
présenta comme célibataire, et le 10 mai 1848, il contracta mariage avec
Célestine - Constance Françoise, qui demeurait dans la même commune :
il était alors âgé de 35 ans et la fille Françoise en avait 30.
Lorsqu'il
contracta cette seconde union, il n'ignorait pas que sa première femme
vivait et habitait toujours Avranches, il lui eût d'ailleurs été très
facile de s'en assurer. En 1847, la dame Evrard lui avait donné de ses
nouvelles et l'avait engagé à revenir avec elle en lui donnant
l'assurance qu'il trouverait encore du travail malgré la condamnation
qu'il avait subie.
Plus
tard, en 1849 Prime lui
écrivit lui-même deux fois pour lui demander des effets dont il avait
besoin, il affectait même de la traiter comme une étrangère, ce qui
motiva de la part de cette dernière une réponse où elle ne cachait pas
son mécontentement à son mari.
Cependant
il y a quelque temps, le bruit de crime commis par l'accusé se répandit
dans la contrée. Le maire d'Argences en eut connaissance et en parla à
Prime, mais celui-ci nia positivement qu'il se fût jamais marié avant
d'avoir épousé Constance Françoise et affirma que les bruits qu'on
répandait sur son compte étaient calomnieux. Cependant il crut prudent
de se soustraire aux recherches de la justice et disparut le 10 avril
dernier, ce n'est que le 13 juin suivant qu'il a pu être arrêté.
Le
jury s'est montré sévère pour le coupable. Prime a été condamné à
six ans de travaux forcés. Les deux femmes que Prime avait épousées
sont sorties de l'audience en se donnant le bras, comme deux amies. Elles
ont été accompagnées pendant quelque temps par une foule de curieux. (source
Journal de Honfleur)
Juillet
1861 - M. le préfet du Calvados, accord des secours.
- Nous
avons publié, dans notre numéro du 27 juin dernier, la liste des
communes auxquelles M. le ministre de l'instruction publique, sur la
demande de M. le préfet du Calvados, avait accordé des secours.
Par
arrêté du 11 juin, M. le préfet a bien voulu répartir dans diverses
communes du département une somme de 5 959 fr. 29 с.
Voici,
par arrondissement, les sommes affectées à chaque commune :
Arrondissement
de Caen.
Airan,
- Travaux au cimetière. 50
fr.
Amayé-sur-Orne,
- Travaux au presbytère. 50
fr.
Amayé-sur-Seulles,
- Travaux à l'église et au presbytère.
100 fr.
Authie,
- Travaux au cimetière. 100
fr.
Bonnemaison,
- Travaux à l'église et au presbytère.
100 fr.
Canteloup,
- Travaux à l'église. 150
fr.
Carpiquet,
- Travaux à l'église. 150
fr.
Cormeiles.
- Travaux d'utilité communale.
84,29 fr.
Épron,
- Classement des archives municipales.
Esquay-Notre-Dame
- Travaux an cimetière. 23
fr.
Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.
- Travaux à l'église. 150
fr.
Hamars.
- Travaux à l'église. 50
fr.
Landes.
- Travaux au cimetière. 50
fr.
Lasson.
- Travaux à l'église. 100
fr.
Loucelles.
- Travaux au cimetière et à l’église. 100
fr.
Maisoncelles-sur-Ajon.
- Travaux à l'église. 50
fr.
Mesny-Patry.
- Travaux au presbytère. 100 fr.
Moult.
- Travaux au cimetière. 100
fr.
Plumetot.
- Classement et installation des archives.
100 fr.
Rosel.
- Travaux à l'église. 50
fr.
Tournay-sur-Odon.
Travaux au cimetière. 50
fr. ( L’Ordre et la Liberté )
Juillet
1866 -
Suicide. -
Mardi dernier, le nommé Alfred Cliquet, domestique, âgé de 16 à
17 ans, né à Canteloup, canton de Troarn, s'est fait sauter la cervelle
en se tirant deux coups de pistolet.
On
a trouvé sur lui une lettre dans laquelle il indiquait qu'il était venu
du Havre pour prier sur la tombe de sa mère, et ensuite pour se donner la
mort dans son pays natal.
On
attribue ce suicide à des contrariétés de famille et particulièrement
à ce que son père voulait le faire engager contre son gré dans la
marine.
Ce
jeune homme habitait le Havre depuis 18 mois avec son père.
Mars
1869 -
Un condamnation.
- Ernest Louis
Alexandre Salles, menuisier à Canteloup, s'attaque aux agents plus
élevés dans la hiérarchie de l'autorité. C'est le commissaire de
police d'Argences, M. Limousin, qu'il a outragé par paroles le 11
février dernier, en lui disant : « Est-ce que je sais si vous êtes
le commissaire ? Vous n'êtes pas à la hauteur de vos fonctions ».
Salles a été condamné à 25 francs d'amende.
Mars
1872 -
Le gel.
- Les
désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus
graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons
de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.
Avril
1872 -
Les travaux des églises.
- Pour
travaux à leurs églises, les communes ci-après ont reçu : Canteloup,
1.000 fr. ; Fontenay-le-Pesnel, 6.000 fr. ; Ouézy, 1.500 fr. ; Vieux,
5.000 fr. ; Cossesseville, 2.000fr. ; Ammeville, 2.000
fr.
Mars
1877
-
Révision. -
Les
opérations du conseil de révision pour la formation des contingents de
la classe de 1876 auront lieu prochainement. L'administration rappelle que
c'est aux familles et aux jeunes gens à se procurer les pièces qui
doivent justifier devant le conseil de leurs droits à la dispense. Il
peut être accordé des sursis d'appel aux jeunes gens qui, avant le
tirage au sort, en auront fait la demande. Les jeunes gens doivent, à cet
effet, établir que, soit pour les besoins de l'exploitation agricole,
industrielle ou commerciale à laquelle ils se livrent pour leur compte ou
pour celui de leurs parents, il est indispensable qu'ils ne soient pas
enlevés immédiatement à leurs travaux.
Mars
1877
-
Mystère.
- Le
village de Canteloup, commune de Cahagnes, a été mis en émoi, mercredi
dernier, vers deux heures du matin, par les cris : « Au
voleur ; au secours ! à l'assassin ! ». Ces cris partaient
d'une maison habitée par Mme veuve Pierre Gillette et sa fille. Les
voisins arrivés les premiers trouvèrent la veuve Gillette dans sa
chambre, appelant au secours et disant qu'elle, venait
d’être réveillé par le bruit d’un carreau brisé, et qu’au même
moment une voix s’était fait entendre,
disant : « Cette fois, il faut que je te
tue ».
On
fit des recherches aux
alentours de la maison, qui restèrent sans résultat. Sans doute que
l'individu, effrayé par les cris de la veuve Gillette et l'arrivée
immédiate des voisins, avait
pris la fuite. Cette criminelle tentative est attribuée à une vengeance
personnelle.
Juin
1877
-
Récoltes. -
Nos
récoltes ont les plus belles apparences, la vigne promet, tout annonce
une année d'abondance. Dans
la nuit de dimanche à lundi, il a cependant gelé blanc sur divers points
du département du Calvados.
Juin
1877
-
Machine à faucher. - On
fauche les herbes excrues
sur l'hippodrome de Caen. Ce fauchage et le fanage se font avec la
faucheuse et la faneuse mécanique la Française, dont le dépôt est chez
M. Le Blanc, place
d'Armes.
Juin
1877
-
Condamnation. -
Charles-Émile
Victor, dit Vasnier, 20 ans, domestique à Canteloup, coups et blessures
envers le facteur Godard, 16 fr. d'amende.
Avril
1879 -
Écoles de filles, répartition de secours. - Le
Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de
2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de
1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Canteloup, 110
habitants, Mme Marie (Victoire,), 14 élèves gratuites ; 400 fr. de
traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée à 20 fr.
École entretenue par Mme la marquise de Blangy.
Juin
1895 - Mort
accidentelle. -
Lundi
soir on a trouvé, sur le
territoire de St-Ouen-du-Mesnil-Oger, le corps du nommé Henri Pain, 27
ans, domestique chez le sieur Malvoisin, cultivateur à Canteloup. Pain
sera probablement tombé de la voiture qu'il conduisait et a dû être
tué sur le coup. (source
: Le Bonhomme Normand)
Décembre
1896 -
Perdue
dans la neige. -
La dame Antoinette
Richard, 75 ans, demeurant à Canteloup, a été trouvée le matin, au
Ham, assise dans la neige, les jambes gelées. Il est probable
qu'aveuglée par la neige elle s'était trompée de chemin et avait ainsi
passé la nuit. (source
: Le Bonhomme Normand)
Décembre
1896 -
Le
Patois normand. - M.
Guerlin de Guer fils vient
de réunir en brochure, sous le titre « Introduction à l'étude des
parlers de Normandie », un travail des plus intéressants. M. Guerlin de
Guer termine sa courte préface en déclarant que son « plus vif désir
est de travailler en Normandie pour la Normandie et pour les Normands »
Cette idée est trop belle pour ne pas être encouragée.
(source
: Le Bonhomme Normand)
Novembre
1903 -
Mort accidentelle. - Le
cadavre du sieur Levard, journalier à Canteloup, a été retiré de la
rivière passant à Moult. Le cadavre ne portait aucune trace de
violences. On pense que Levard s'était assis sur le parapet et, étant
tombé à la renverse, se sera noyé. (Source :
Le Bonhomme Normand)
Mai
1912 - Cambriolage.
- En rentrant chez elle samedi soir, Mme Lecable, propriétaire au
hameau de Canteloup, a constaté que des cambrioleurs inconnus avaient
pénétré dans
sa demeure en brisant un carreau de la cuisine, et dans une armoire de sa
chambre avaient dérobé un porte-monnaie en tenant
1400 francs.
Juillet
1921 -
Touchante solidarité.
-
Une
commune où fleurissent les vertus patriotiques, c'est celle de Canteloup,
canton de Troarn. Elle ne compte que 114 habitants et elle a eu 8 de ses
fils tués pendant la guerre. Canteloup a adopté un village dévasté du
front, celui d'Aubercourt (Somme), et organisé une collecte en sa faveur.
Cette collecte a produit, 422 fr. qui ont été adressés au maire d'Aubercourt.
En
reconnaissance, le préfet de la Somme a invité la municipalité de
Canleloup à assister à la cérémonie du 10 juillet, où M. Barthon
décorera 349 communes citées à l'Ordre de l'Armée.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Juin
1922 -
Une séance de laparotomie.
- Une
ménagère de Canteloup, canton de Troarn, Mlle Delarue, 39 ans, vivait en
concubinage avec un journalier de cette commune, Gustave Lacour, 44 ans.
Ayant
affaire à un ivrogne doublé d'une brute, la malheureuse femme subissait
toutes sortes de tortures sans oser se plaindre. Il y a quelques jours, au
cours d'une discussion, Lacour saisit un couteau sur la table et le
plongea dans le ventre de sa maîtresse, lui faisant une terrible
blessure. Fort heureusement les intestins ne furent pas touchés. Quand la
pauvre femme reprit ses sens, l'ivrogne s'aperçut que seule l'enveloppe
abominable avait été traversée.
Avec
un sang-froid imperturbable Lacour remit les intestins en place. Sous
menace de la tuer, si elle disait un mot, la brute prit une aiguille puis
de la ficelle qu'il enduit de suif, et se
mit à recoudre le ventre de sa victime qui se tordait de douleur et se
mordait les lèvres pour ne pas hurler.
Le
lendemain, Lacour obligea la fille Delarue à se lever et à aller
travailler comme les autres jours, après lui avoir recommandé de ne rien
dire de ce qui s'était passé la veille.
Pendant
une semaine, la malheureuse se traîna dans la souffrance, ayant bien du
mal à se tenir debout. Par pitié, des voisines qui se doutaient de
quelque chose d'anormal avertirent les gendarmes.
Mlle
Delarue leur avoua l'attentat épouvantable dont elle avait été victime.
Ils la firent conduire à l'hôpital où son état a été reconnu comme
des plus graves. Lacour, a été arrêté. (Source
: Le Bonhomme Normand)
janvier
1923 - Une lamentable histoire. -
Jusqu'aux premiers jours de mars Mme Berthe Delarue avait connue des jours
heureux.
Habile
couturière, elle gagnait aisément sa vie dans la petite commune de
Canteloup, son pays natal, et malgré quelques écarts de jeunesse, elle
jouissait dans cette commune d'une assez bonne réputation.
Par
malheur, un beau matin, la couturière campagnarde se laissa conter
fleurette par un vagabond peu recommandable qui réussit à la persuader
que l'existence à deux serait moins
monotone et plus souriante, même vécue sous le régime que les
procès-verbaux de gendarmerie appellent le concubinage. Le prétendant.
Gustave Albert, dit Lecourt, âgé de 44 ans, réservait à sa compagne,
une singulière lune de miel.
Trois
jours ne s'étaient pas écoulés dans le nouveau ménage que les chaises
et la vaisselle volaient en éclats. Ce fut une vie d'enfer. Nature sans
volonté, Berthe Delarue supporta avec une héroïque résignation les
barbares traitements du triste sire ; elle ne proféra aucune plainte,
mais les voisins du couple mal assorti, ne furent pas sans remarquer les
stigmates du martyre enduré par la malheureuse. Toujours
sous l'empire de la boisson, son bourreau prenait plaisir à la terroriser
par les pires menaces. Il préparait mieux. A la suite
d'une véritable scène de sauvagerie, la fille Delarue eut la main droite
fracturée par un coup de marteau. Ces
scènes se succédèrent de plus en plus violentes.
Le
2 juin, nouveau drame. Lecourt était ivre. Debout sur le pas de la porte
il aperçut dans la cour Berthe Delarue, qui s'était cachée pour se
soustraire à ses coups. Le misérable se précipita sur elle, et la
poussa vers la maison. Pour assouvir, ses appétits de bestiale vengeance,
l'être inhumain qui craignait d'être dérangé dans son accès de rage,
ferma la porte à clef.
Et
une scène révoltante, horrible, se déroula dans la pauvre demeure.
Après avoir reçu un coup terrible qui aurait assommé un bœuf, la
victime resta étendue sans vie sur le sol. « Il faut en finir ! »,
s'écria le meurtrier qui s'arma d'un couteau à cran d'arrêt. Berthe
Delarue fut atrocement blessée au ventre. Par la déchirure, les
intestins s'échappèrent, descendant jusqu'au bas des jambes.
L'infortunée après avoir poussé, des cris déchirants, s'évanouit sous
l'acuité de la douleur. Le
meurtrier chirurgien. A la
vue du sang qui coulait de la plaie béante, la brute dégrisée eut un
recul de saisissement et de honte. L'horreur du forfait fit céder ses
instincts de férocité à des remords tardifs, peut-être aussi à la
vision aperçue des responsabilités judiciaires. .
Faut-il
attribuer ce qui se passa ensuite au brusque réveil d'un de ces
sentiments de pitié qu'on retrouve dans les âmes les plus indignes ?
Quand Dieu créa le cœur de l'homme il y mit premièrement la bonté, a
écrit Bossuet. Une étincelle d'humanité couvait-elle encore sous la
cendre au tréfonds de cette nature immonde. Quoi qu'il en soit, sous
l'impulsion d'une subite commisération, l'auteur du carnage se transforma
tout a coup en bon samaritain.
Malgré
son réalisme atroce, cette scène tragi-comique est à relater. Avec
d'infinies précautions, Lecourt souleva délicatement sa compagne, et la
déposa sur le lit commun ; il. lava soigneusement la plaie après
avoir approché un baquet ; puis il remit les entrailles bien en place et
eut soin que rien ne manquât. Ce n'est pas tout, le chirurgien improvisé
croyant que le corps humain se rétablit aussi facilement qu'un coffre
d'horloge dont on a remonté les poids, voulut refermer la cicatrice. A
l'aide d'une ficelle enduite de suif de chandelle, il s'appliqua à
pratiquer la suture de la plaie en utilisant une aiguille de cordonnier,
et arrivé au bout, fit un nœud étroit pour assurer une fermeture bien
hermétique.
Lorsque
la malheureuse femme reprit ses sens, Lecourt assis au chevet du lit,
fumait tranquillement sa pipe attendant le résultat de cette opération
rudimentaire obtenue sans les garanties d'hygiène et d'asepsie. En dépit
de la répulsion qu'elle inspire, si une telle aventure s'était terminée
par l'amendement définitif du coupable, le jury se serait peut-être montré
moins inexorable. Après un moment d'apparente componction, Lecourt
pour se redonner du cœur, se livra à de nouvelles libations ; et dès le
lendemain il ordonnait à. sa compagne
de reprendre son travail.
Indignés
de tant de barbarie, les habitants du village intervinrent pour sauver
Berthe Delarue. Sans redouter les représailles de l'ignoble personnage,
deux d'entre eux, le sieur Desloge et la femme Vincent, conduisirent, le
23 juin, leur malheureuse compatriote à la gendarmerie, de Moult. Le
même jour, elle fut transportée ; à l'hôpital de Caen
Le
verdict : Après
la délibération du jury, la Cour a rendu un arrêt aux termes duquel
Gustave Albert, dit Lecourt, est condamné à 8 ans de réclusion.
Avril
1923 - Un escroc mystificateur.
- Le
joyeux chasseur à pied, André Thérèse, 20, ans, qui, en novembre
dernier, pendant qu'il était en permission, mystifia quelques
cultivateurs de Moult et de Canteloup, vient de comparaître en
correctionnelle.
On
se souvient, que Thérèse se faisait passer pour le fils d'un gros
cultivateur de St-Martin-de-Fresnay, achetait du cidre pour le compte de
son père et se faisait héberger pendant plusieurs jours en attendant des
livraisons qui ne s'opéraient jamais.
Thérèse
ne s'est pas présenté à l'audience. Il a été condamné par défaut à
1 mois de prison avec sursis et 25. fr. d'amende. Ce n'est vraiment pas
trop. (Source : Le Bonhomme Normand)
Avril
1932 -
La route rouge. -
A la sortie de Canteloup, canton de Troarn, Mme Virginie Guillauyne,
38 ans, ménagère à Airan, montait dans la carriole de Mme Cabourg,
quand une autre voiture, conduite par René Bretelle, 19 ans, domestique
chez M. Jean, à Moult, en doublant le premier véhicule, renversa Mme
Guillaume, qui fut blessée au bras. (Bonhomme Normand)
Décembre
1937 -
Un
journalier est grièvement blessé. -
Conduisant une
charrette, M. Nicolas Colin, 47 ans, journalier au service de M. Jules
Pelletin, cultivateur à Canteloup, se trouvait à 2 kms de Sannerville,
lorsqu'au moment où le véhicule abordait une déclivité, il sauta de
son siège pour freiner. En touchant le sol, le journalier glissa et tomba
sous l'une des roues de la voiture qui lui broya la jambe gauche. Le
malheureux a été transporté à l'hôpital de Caen.
(source
le Moniteur du Calvados)
Juin
1938 - Un
jeune père de 5 enfants se tue d’un coup de fusil.
-
Un
jeune ouvrier agricole, âgé de 26 ans, marié et père de cinq enfants,
M. Roger Maille, demeurant au hameau de Canteloup, s'est suicidé dans des
conditions dramatiques.
Après
avoir chargé son fusil, il s'assit sur un petit baril, se plaça le canon
de l'arme sous la gorge et appuya sur la gâchette. La mort fut
instantanée.
On
ignore les causes de cette funeste détermination.
(source le Moniteur du Calvados)
Décembre
1938 -
Un journalier est grièvement blessé prés de Troarn.
- Conduisant
une charrette, M. Nicolas Colin, 47 ans, journalier au service de M. Jules
Pelletin, cultivateur
à Canteloup, se trouvait à 2 kms de Sannerville, lorsqu'au moment où le
véhicule abordait une déclivité, il sauta de son siège pour freiner.
En touchant le sol, le journalier glissa et tomba sous l'une des
roues de la voiture qui lui broya la jambe gauche. Le malheureux a été
transporté à l'hôpital de Caen. (Source
: Le Moniteur du Calvados)
Décembre
1941
-
Délimitation de la région « Pays d'Auge ». - Elle comprend
pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf
Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c)
Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences,
Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville,
Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles,
St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes
suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e)
Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny,
Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.
Décembre
1943 -
Un accident tragique. -
Au
village de la Jannière, près de Canteloup, le jeune André Buquet, 19
ans, employé chez M. Lethan, propriétaire et conseiller municipal,
travaillait dans le pressoir de son patron quand, la nuit venant, il prit
pour s'éclairer une lampe électrique « balladeuse », à laquelle
il constata un mauvais contact. Sans prendre la précaution d'interrompre
le contact, il s'employa, avec son couteau, de réparer la douille
défectueuse. Soudain, il tomba foudroyé en poussant un grand cri, M.
Lethan se précipita mais il reçut lui-même une
forte secousse électrique.
Janvier
1947 -
La série continue.
–
Un
sinistre qui serait dû à des causes accidentelles a ravagé une grange
de la ferme exploitée à Canteloup par M. Jules Felletin. On déplore
également la perte de 3 500 kilos de paille et de 1 000 bottes de foins.
Le bâtiment était la propriété de Mlle de Blangy, demeurant à
Saint-Vaast-sur-Seulles. (source
: Le Bonhomme Libre)
Juillet
1949 -
L'écharpe tricolore. -
Par 5 voix contre 1 à M. Fernand Ridel, M. Auguste Martine a été
élu maire de Canteloup.
M.
Ridel a été désigné comme adjoint par 5 voix contre 1 à M. Terrien.
La
précédente élection avait été annulée par le Conseil d'État. Nos
félicitations aux nouveaux élus. (Source : Le Bonhomme Libre)
Septembre
1949 -
Des élections municipales à Canteloup. -
A la suite de l'annulation par le Conseil d'État, de l'élection
du maire et de l'adjoint, cinq conseillers municipaux avaient donné leur
démission.
Appeler
à compléter l'assemblée communale, les électeurs ont désigné MM.
Maurice Jehanne, René Lainé, Gilbert Ridel, Mme Françoise Madeleine. Il
y a ballotage pour un siège. ( Le Bonhomme Libre )
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