15 Janvier 2025 |
UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS |
Page 4 |
|
![]() |
JUAYE - MONDAYE |
|
|
Canton de Balleroy |
|||
|
|||
|
|||
Décembre
1929 -
Acte de sabotage.
-
M. Exupère Lesage, cultivateur à Juaye-Mondaye, a porté
plainte contre le nommé Lelouault, qu'il avait à son service pour le
battage du blé. M. Lesage s'était aperçu que des actes de sabotage
avaient été commis aux bougies de sa magnéto. Lorsqu'il eut la
certitude que Lelouault en était l'auteur, il a porté plainte contre
lui. Lelouault a tenté de se justifier, disant avoir agi sur les conseils d'un nommé Loramey. (Source : L’Indicateur de Bayeux)
Janvier
1930 -
Police correctionnelle.
- Lecluse
René, 25 ans, journalier à Juaye-Mondaye ; Lecluse Adolphe 15 ans,
journalier à Juaye-Mondaye, ont soustrait au préjudice
du sieur Folliot des betteraves et des rutabagas. Chacun 50 francs. —
Lamare Frédéric, 68 ans, journalier à Longues, a soustrait du sable
au préjudice du Service vicinal du Calvados 10 francs. (Source :
L’Indicateur de Bayeux)
Mars
1930 -
Cérémonie patriotique. -
Une absoute solennelle, à la mémoire
du Maréchal Foch sera célébrée le Dimanche 23 Mars 1930 à l'issue
de la Grand'Messe paroissiale. En ce jour anniversaire de la mort de ce
chef vénéré, nombreux seront les Anciens Combattants, autour de leur
drapeau, auxquels un pressant appel est adressé pour
cet émouvant hommage envers l'artisan de la Victoire. (Source : L’Indicateur
de Bayeux)
Février 1936 - Après le rasoir …. La corde. - Monsieur Pierre Halbout, 68 ans, domestique à Juaye-Mondaye, village de Galletay, vient de se pendre à son domicile. Le cadavre a été découvert par Mlle Féret, qui allait soigner les bestiaux. Il y a dix-huit mois, M. Halbout avait déjà tenté de se donner la mort en se coupant le poignet avec un rasoir. Il souffrait depuis longtemps d'une grave maladie de reins. (Source : Le Moniteur du Calvados)
Février 1936 - L’alcool qui tue. Madame Tillard, journalière à Juaye-Mondaye, en rentrant de son travail, a découvert le corps de son, mari pendu à une poutre de son grenier. M. Louis Tillard était âgé de 34 ans, il était sujet à des crises de paludisme depuis plus de six mois, il s'adonnait malheureusement à la boisson, mais il n'avait jamais manifesté l'intention de se donner la mort. (Source : Le Moniteur du Calvados)
Juin
1937 -
Les noces d’or
sacerdotales.
– Jeudi,
ont été célébrées en l'église de Juaye-Mondaye, magnifiquement
décorée par les religieux de l'Abbaye, les noces Une
foule immense et un nombreux clergé venu de toute la France et même de
Belgique,
assistaient à cette fête magnifique et venaient témoigner leur
sympathie au vénérable jubilaire.
A
10 heures, le R.P. Auvray célébra la messe d'action de grâces, sous
la présidence de Mgr l'Évêque de Bayeux et de Mgr Crets, abbé
général de l'ordre des Prémontrés. Les
chants sacrés furent exécutés par la Chorale de l'Abbaye et de la
paroisse. Après
l'Évangile, Mgr Picaud prononça une émouvante allocution à la gloire
du jubilaire. A
l'issue de cette messe pontificale, un banquet réunit tous le invités,
dans le réfectoire de l'abbaye. A la fin du repas, des discours furent
prononcés par tous les principaux membres du clergé, par M. Souriau,
au nom des laïcs retraitants de Juaye et enfin par l'Évêque de Bayeux
et par le R.P. Exupère, qui remercia en termes émus tous ceux qui assistaient
à cette fête et qui avaient contribué à son éclat. A
16 heures, eurent lieu les vêpres pontificales. Enfin, à 21 heures, au
milieu d'une foule immense, cette journée de fête se termina par le
chant des Complies. Mgr Even, Supérieur des Chapelains de Notre-Dame de Pontmain, prononça une touchante allocution. Puis, une longue procession portant les reliques de Saint-Norbert se mit en marche et regagna la Communauté, tandis que la Chorale chantait le « Te Deum final ». (Source : Le Moniteur du Calvados)
Août
1937 -
Les effets de l’orage dans le Bessin. -
Au
cours du violent orage qui s'est abattu sur la région de Bayeux, la
foudre est tombée à plusieurs endroits : rue Larcher, sur l'église
Saint-Exupère et sur le transformateur électrique de la place de la
Halle. Elle est tombée également à Sommervieu et à Juaye-Mondaye où elle a incendié un sapin dans le parc du Château. Sur le secteur de Ryes et vers la région de Ver et Courseulles, les communications téléphoniques ont été coupées dans la soirée. Fort heureusement, on ne signale aucun accident de personne. (Source : Le Moniteur du Calvados)
Février
1938 -
Coup de tonnerre à Berlin !
- Hitler
se proclame seul chef des force du Reich et renforce le pouvoir des
Nazis. Devant l'impossibilité d'imposer à l'armée un chef militaire, le chancelier Hitler a assumé la direction immédiate de l'armée. 15 généraux sont mis à la retraite. (Source : Le Moniteur du Calvados) Février
1938 -
Mort en émondant
un arbre.
- M. Désiré
Lequesne, 58 ans, ouvrier agricole, à Juaye-Mondaye, était occupé
mercredi dernier, vers 17 heures, à émonder un arbre dans un
camp appartenant à son patron, M. Boucher, lorsque tout-à-coup, sans
même pousser un cri, il s'affaissa sur le sol. Des
témoins accoururent aussitôt pour lui porter secours, mais
malheureusement leur aide ne put être utile, car M.
Lequesne décéda quelques minutes plus tard. (Source : Le
Moniteur du
Mai
1938 - Encore les enfants martyrs.
- A
la suite d'une dénonciation, les gendarmes de Bayeux ont été amenés
à faire une enquête dans le faux ménage Robin-Gosse,
installe depuis deux ans à Juaye-Mondaye, où la femme et les enfants
seraient maltraités. La
jeune femme a eu de son mari, M. Gosse, de qui elle est séparée, deux
enfants : Yvonne, âgée de 7 ans, et Léone, 3 ans, et de son amant qui
la frappe brutalement, un bébé âgé de 1 an. Elle
a déclaré qu’en effet, lorsque son ami rentre ivre à la maison, il
l'a frappe brutalement elle et ses enfants. Les
scènes devenant de plus en plus fréquentes et violente, elle a dû, à
plusieurs reprises, chercher asile, la nuit, chez des voisins. Il
y a quelques jours, Robin donna un coup de pied violent à la cuisse de
la petite Yvonne, lui occasionnant un gros hématome. Cette
fillette, qui ne fréquente pas l'école, reste souvent seule à la
maison, pour garder son petit frère et sa petite sœur. La
mère a déclaré en outre qu'un jour, son compagnon avait piqué le
bras de la petite Léone avec la pointe d'un couteau, parce qu'elle
avait renversé de l'eau. Interrogé, Robin nie énergiquement les
faits qui lui sont reprochés. L'enquête sur cette affaire se poursuit
activement.
(source le Moniteur du Calvados)
Mai
1941 - Avis à la Population.
- La
Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute
personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une
propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple,
que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité
militaire allemande la plus proche. Octobre
1941
- A
l'Abbaye de Mondaye.
-
Élu en remplacement du
R. P. Auvray, décédé il y six mois, le R. P. Norbert Huchet, 40e
abbé de notre vieille Abbaye bessinoises,
vient de recevoir la bénédiction abbatiale des mains de Mgr Picaud,
évêque de Bayeux et Lisieux. Ce
fut une grandiose cérémonie, qui se déroula en présence d'une foule
nombreuse d'ecclésiastiques et de laïcs. Le nouvel abbé-élu avait,
comme assistants, les R. P. dom Alphonse Gaillard, abbé de la
Source, à Paris, et dom Salmon, abbé de St-Jérôme, à Rome, tous
deux prélats de l'Ordre de Saint-Benoît. Dans
la splendide église abbatiale, riche de trésors d'arts magnifiques
et parée, pour la
circonstance, de tous ses atouts de grande fête, on remarquait la
présence, autour de Mgr Picaud, de NN. SS. Fallaize, évêque de Thmuis,
des Hameaux, Lemercère et Adam. Après trois heures de cérémonie d'intronisation, aux rites compliqués et émouvants, s'éleva un « Te Deum » d'allégresse, entonné par le chœur des Pères. Puis un très long cortège conduisit en son abbaye le nouvel abbé, successeur de ce Roger de Juës qui, au XIIIe siècle, fonda le monastère sur le petit « Mont d'Aë », que l'Aure arrose.
Janvier 1943 - L'heureux effet de la Relève. - Le Ministère de l'Information communique « La Presse a en son temps publié les noms des prisonniers rapatriés au titre de la Relève. Toutefois, une liste exacte de ceux-ci est à la disposition des personnes ayant besoin de renseignements au bureau du Délégué Départemental du Ministère de l’Information, Préfecture du Calvados.
Voici donc des résultats concrets de la politique du Maréchal et du Président Laval, qu'apprécieront les familles de ceux qui sont de retour parmi nous ». Dimanche dernier, en gare de Compiègne, arrivait un nouveau convoi comprenant 1 147 prisonniers libertés par la Relève. Parmi ceux-ci s'en trouvaient 26 habitant notre région, qui furent accueillis, lundi, en gare de Caen, par diverses personnalités et une délégation de camarades libérés. Ils devaient ensuite trouver, au Centre d'Accueil du Lycée Malherbe, un copieux déjeuner, lui-même suivi d'une manifestation de sympathie. Parmi ces rentrants, qui proviennent des stalags XA, XB et XC, se trouvaient : MM. Paul Buffard, de St-Germain-du-Crioult ; Jacques François, de Pierrefitte-en-Cinglais ; Marcel Porée, de Juaye-Mondaye ; Eugène Corblin, des Monceaux, par Lisieux ; Léon Hardel, de Neuilly-la-Forêt ; André Chivet, de Lisieux ; Marcel, de Juaye-Mondaye ; Henri Baudry, de Soliers ; Théophile Leroy, de Pierrefitte-en-Cinglais ; Jules Bisson, de St-Germain-du-Pert ; Paul Grenier, de Meulles ; Gaston Jean-Pierre, de Crévecœur-en-Auge ; Eugène Maupas, de Trouville ; Émile Rocher, de Vignats ; Joseph Saint, de Grand-Mesnil ; Robert Aubrée, de Dozulé ; René Hubert, de Manerbe ; Paul Lebreton, de Tourville-sur-Odon, et Joseph Dodolin, d'Airan. Deux nouveaux convois ont ramené à Caen, mardi et mercredi, une quarantaine de prisonniers. (Bonhomme Normand)
Septembre
1943 -
Fait divers.
- Un
grave incendie s'est déclaré dans un bâtiment de la ferme de M.
Raucher, à Juaye-Mondaye et a vite pris de très graves proportions.
Les pompiers qui durent aller chercher l'eau à 900 m. de là, ne purent
que faire la part du feu. Le
bâtiment de 14 m. sur 10, ou se trouvaient 18.000 Kilos de foin, a
été entièrement détruit. On sauva cependant une charrette pleine
d'orge, un pressoir, un moteur, divers accessoires.
Les causes de ce sinistre n'ont pu être établies, mais on écarte
toute idée de malveillance.
Novembre 1947 - L’aide aux aviateurs alliés. - Lors d’une récente cérémonie à l’Ambassade d’Angleterre à Paris, S. Exe. M. Duff Cooper a remis la « King’s Medal » à M. et Mme Septime Humann, de Juaye-Mondaye. Durant l’été 1942, M. et Mme Humann recueillirent un capitaine anglais qui réussit à gagner l’Espagne. Arrêté en avril 1943 pour assistance à cet officier et incarcéré à Fresnes, M. Humann ne dut son salut qu’à l’opiniâtre silence opposé par sa femme aux interrogatoires des Allemands. (Source : Le Bonhomme Libre)
Novembre 1947 - Le désobusage dans le Bessin. - Le chef de secteur du Service de Désobusage, secteur de Bayeux, informe les maires intéressés, que les services fixés au château de Sully ont pris fin le 31 octobre 1947. Toutefois
pour les engins mines et obus qui pourraient être découverts, il reste
dans le département du Calvados une équipe dite de
« Sécurité ». S’adresser jusqu’à nouvel
Mai 1948 - Une affaire de détournement au bureau de poste de Juaye Mondaye. - A la suite d'une plainte de M. Pépin, adjoint au maire, des inspecteurs des P.T.T. conjointement avec la gendarmerie viens de procéder à une enquête révélant un certain nombre de détournements de mandats et de colis au préjudice des habitants de la commune et dont le montant se chiffre à la somme de 180 000 francs. L'auteur de ces un délicatesses n'était autre que la femme du facteur-receveur, Mme Poulichot, qui aurait opéré à l'insu de son mari. Un
penchant très marqué pour les vins et spiritueux serait la cause de
ces graves indélicatesses. (Source : Le Bonhomme Libre)
Août
1948 -
Pour la restauration de l'abbaye de Mondaye.
- Les
religieux de Mondaye
organisent pour le dimanche 22 août, une grande fête champêtre dans
le produit sera affecté à la restauration de l'abbaye.
A
cette occasion, la clôture papale sera exceptionnellement levée et les
dames seront admises à visiter les bâtiments. La journée débutera
par une messe pontificale célébrée par le Révérendissime Père
Abbé. A
midi, on pourra pique-niquer dans les jardins de l'abbaye ; des
repas froids seront servis. A 14 heures, s'ouvrira une grande kermesse
comportant de nombreux stands, comptoirs et attractions et à
laquelle participeront le Trio d'Art dramatique des Scouts de Bayeux et
le « Cadet’s Circus », le premier cirque amateur de
France, en tournée pour la première
fois en Normandie, avec ses clowns, ses équilibristes, ses trapézistes
le dynamique orchestre de « Cazy Boys », et un numéro
unique au monde : « Les Barcel’
Jo ».
Après
vêpres chantées à 18 heures, un dîner champêtre sera servi par
petites tables. La maîtrise de la Cathédrale de Bayeux se fera
entendre, à 19 h. 30, au cours d'un concert spirituel. A la tombée de
la nuit, l’abbatiale sera illuminée. Un
service de voitures sera organisé entre Bayeux et Mondaye, pour le
retour, départ de Mondaye à 21 heures. (correspondance s'assurée avec
le train de Caen). (Source : Le Bonhomme Libre)
Août
1948 -
Un couvreur grièvement blessé à l'abbaye de Mondaye.
- Un
contremaître de l'entreprise Zell chargée de la réfection des
toitures, M. Quittier, 47 ans, demeurant à Suresnes, transportait du
matériel dans un grenier. Sous le poids de la charge, le plancher en
terre battue s'effondra précipitant l'ouvrier dans le vide d'une
hauteur de cinq mètres parmi une avalanche d'ardoises et d'objets
divers. Ce n'est qu'après une demi-heure d'efforts que M. Quittier
atteint d'une fracture ouverte au fémur gauche, put être dégagé. Il
a été transporté à l'hôpital de Bayeux. (Source : Le Bonhomme
Libre)
Octobre
1948 -
La viande est chère.
- Mme
veuve Jeanne, 58 ans, cultivatrice à Juaye-Mondaye, à signalé la
disparition d'un veau d'une valeur de 65 000 francs au pacage dans un
herbage à Lingèvres. (Source : Le Bonhomme
Septembre 1949 - Une troublante histoire. - Alors que les époux Jules Martin de Juaye-Mondaye, étalent allés passer l'après-midi au bord de la mer, un vol de 30 000 francs de bijoux, chaîne de montre en or, épingle de cravate, deux broches et deux alliances en or, était commis à leur domicile. Un carreau de la salle à manger avait été cassé dont les débris gisaient à l'extérieur de l'habitation. Les
gendarmes informés avaient commencé leur enquête lorsqu'une main
inconnue a déposé les objets volés dans une corbeille placée près
de la fenêtre fracturée. ( Le Bonhomme Libre )
Février 1950 - Une hécatombe de moutons. - Des chiens errants ont mis à mal, dans un herbage de Juave-Mondaye, un bélier et deux brebis appartenant à M. Jean André, 25 ans, ouvrier agricole à Arganchy, qui éprouve un préjudice de 45 000 francs. ( Le Bonhomme Libre )
Mars 1950 - Un car tombe dans un fossé. - Samedi, un car assurent le service Bayeux-Villers-Bocage arrivait sur la commune de Juaye-Mondaye lorsque, dans le virage longeant le château, le chauffeur se trouvant devant une auto, donna un brusque coup de volant qui occasionna la chute du car dans le fossé. Heureusement,
sur les 45 occupants, personne ne fut blessé.
( Le Bonhomme Libre )
|
|||
|
|||
![]() |
![]() |
||
1. Le Château de JUAYE - Façade Sud |
|||
|
|
|
|
![]() ![]() ![]() ![]() |