Édition du Calvados                                                                                                                                                                                                                 Édition du 04 au 21 septembre 2016


LANGRUNE s/ MER

Canton de Douvres-La Délivrande

Les habitants de la commune sont des Langrunais, Langrunaises

Août 1860  -  Amélioration des moulières sur le littoral du Calvados.  -  Conseil général. Vu la délibération par laquelle le Conseil d'arrondissement de Pont-l'Evêque signale le mauvais état des moulières du littoral. Considérant que les produits des moulières du littoral ont diminué dans une grande proportion, que de 155 000 fr. qu'ils étaient en 1857, ils sont tombés à 50 000 fr. en 1859, qu'une nombreuse population est menacée de voir périr un de ses moyens de travail.

Par ces motifs, prie l'administration de s'occuper de l'étude de cette question, afin de porter, s'il est possible, un prompt remède à cet état de choses.

 

Août 1860  -  Création de bancs d'huîtres sur les côtes du Calvados.  -  Le Conseil d'arrondissement de Caen demande que des tentatives soient faites pour peupler de bancs d'huîtres les côtes du Calvados. Considérant que les expériences tentées sur les côtes de Bretagne et de Gascogne, pour y créer des bancs d'huîtres, ont parfaitement réussi, que les côtes du Calvados présentent toutes les conditions désirables à cet effet, que l'industrie des parcs à huîtres a reçu une extension considérable sur les côtes du département. Emet le vœu que l'administration supérieure ouvre un crédit pour le repeuplement des côtes du Calvados de bancs d'huîtres.

 

Août 1860  -  Échardonnage.  -  Le Conseil général demande que les arrêtés relatifs à l'échardonnage soient exécutés le plus strictement possible. Considérant que beaucoup de maires et de gardes-champêtres ne semblent pas pénétrés de l'importance des arrêtés relatifs à l'échardonnage. Prie M. le Préfet de renouveler ses instructions relatives à l'échardonnage, en invitant les maires et les gardes-champêtres à veiller à la stricte exécution de ses arrêtés.  

 

Août 1860  -  Kilométrage des lignes, poteaux indicateurs.  -  Les opérations ayant pour but le kilométrage complet des lignes et la pose des poteaux indicateurs au croisement en rase campagne des lignes vicinales, ainsi que des tableaux indicateurs dans les traverses bâties, sont à l'étude, inséparables les unes des autres, elles ne pourront être terminées que simultanément. 

Les plans généraux de chaque ligne demandés aux agents-voyers me sont indispensables pour contrôler ce travail d'une manière efficace, ces plans vont être livrés dans un très-bref délai, ce travail si important, si utile en même temps, recevra avant la fin de l'année une exécution presque complète.

 

Octobre 1863  -  L’école primaire.  -   La situation du service de l'instruction primaire, dans le Calvados, devient de plus en plus satisfaisante.

Le rapport annuel de M. l'Inspecteur d'Académie constate qu'il n'y a plus, dans le département, que 16 communes sur 767 qui ne possèdent pas d'écoles ou ne se trouvent pas réunies à d'autres communes ayant des établissements scolaires. 22 constructions et 14 appropriations sont venues diminuer, en 1862, le nombre des maisons signalées comme ne convenant pas à leur destination. On compte, en outre, 8 maisons d'école en voie de construction, et M. l'Inspecteur porte à 72 le nombre des projets en instruction, sur lesquels 14 sont approuvés.

Le nombre des enfants de 7 à 13 ans qui ne fréquentent aucune école et ne reçoivent aucune instruction dans la maison paternelle a diminué de 120.

Celui des classes d'adultes et des classes d'apprentis est resté stationnaire, on comptait, en 1861, 27 classes d'adultes et 11 classes d'apprentis, en 1862, il y avait 30 établissements de la première catégorie et 8 seulement de la seconde, mais le nombre des élèves a augmenté de 43.

Sur 300 écoles mixtes, le nombre de celles dont la direction est confiée à des instituteurs célibataires ou veufs a pu être duit à 34.

On signale aussi une augmentation de 2 936 dans le nombre des jeunes filles qui sont exercées aux travaux à l'aiguille.

 

Mars 1866   -   Les bains de mer.   -   Les habitants du littoral font déjà de grands préparatifs pour la saison des bains de mer. Cette saison est l'une de leurs principales ressources, grâce à la vogue actuelle de la villégiature maritime. Il n'est donc pas étonnant si chaque localité cherche à se surpasser pour offrir aux étrangers toutes les séductions d'agrément et de confortable.

A Luc-sur-Mer, la masure qui offensait la vue, vis-à-vis de l'hôtel de M. Francis, a été démolie et le chemin qui conduit à la mer a été réparé et élargi de plusieurs mètres. On y construit en ce moment des maisonnettes destinées au petit commerce, ce qui ajoutera encore à l'animation de la plage.

Lion-sur-Mer, Langrune, Saint-Aubin ne restent pas non plus inactifs. Dans cette dernière localité, un hôtel-restaurant va être installé pour la belle saison, et la municipalité de cette  commune prend toutes les mesures nécessaires pour en rendre le séjour plus agréable que jamais aux étrangers.

Comme on le voit, nos populations maritimes ne restent pas en arrière du progrès, et elles comprennent enfin que les bonnes récoltes ne se font qu'avec de bonnes semailles.

 

Décembre 1866   -   Un secours.   -   Par décision du 5 décembre, conformément à la proposition de M. le Préfet, M. le ministre de la justice et des cultes a bien voulu accorder un secours de 8000 francs à la commune de Langrune pour l'aider dans la dépense de consolidation du clocher de son église.  

Avril 1867   -   Une condamnation.   -   M. Jules Guesdon, âgée de 17 ans, marin, demeurant à Langrune, est poursuivi pour rébellion. Déclaré coupable de ce délit commis par lui à Ouistreham le 3 mars dernier, il est condamné à un mois d'emprisonnement.

 

Avril 1867   -   Un accident.   -   Samedi, vers quatre heures de l'après-midi, une voiture lourdement chargée de pierres à ferrer les routes et conduite par le sieur Buhour, cultivateur à Langrune, passait rue Saint-Jean à Caen, l'essieu s'étant tout à coup rompu par les deux bouts, a été renversée et brisée. Il y a pas eu d'autre accident.

 

Juillet 1867   -   Les militaires.   -   Son Excellence le ministre de la guerre a décidé, le 19 juin dernier, que des militaires seraient mis cette année à la disposition des cultivateurs qui en auront besoin pour les travaux des champs, à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils.

Les demandes qui en seront faites devront être remises à MM. les maires, qui les adresseront ensuite à MM. les préfets, avec leur avis motivé.

 

Septembre 1867   -   Une visite.   -   M. le comte de Quast, inspecteur général des monuments du royaume de Prusse, a passé près d'une semaine dans le Calvados.

Il a visité successivement Falaise, Saint-Pierre-sur-Dives et plusieurs églises rurales de la contrée. À Caen, il a vu avec le plus grand intérêt nos églises de l'Abbaye, de la Trinité et de Saint-Pierre, et dans l'arrondissement celles de Bernières, Langrune, Thaon, etc..., les châteaux de Lasson et de Fontaine-Henry. Enfin, à Bayeux, M. Lambert lui a fait voir la cloche de Fontenailles, la Tapisserie et la cathédrale.  

 

Septembre 1867   -   La récolte.   -   L'état actuel des récoltes en France : Décidément l'année agricole 1867, n'aura pas donné une récolte moyenne en blé. Les pluies, l'absence de  chaleur, la carie, la rouille sont les causes principales du déficit que l'on constate partout. Quant aux avoines, seigles, orges, c'est à peine aussi si la moyenne est dépassée. Les pommes de terre ont été fortement atteintes par la maladie, et la vigne souffre beaucoup de la réapparition de l'oïdium. La betterave donnera, nous l'espérons, un produit moyen.

 

Octobre 1867   -   Les présages de l'hiver.   -   Certains signes semblent présager que l'hiver qui arrive sera rigoureux. Le départ des hirondelles a été, cette année, plus précoce que d'habitude, et l'on a signalé de bonne heure des passages d'oiseaux émigrant du nord vers le sud.

Voici qu'on écrit de Clermont-Ferrand que jeudi dernier les habitants se montraient avec stupéfaction le sommet du Puy-de-Dôme couvert de neige, chose qui ne s'était pas vue, dans une saison aussi peu avancée, depuis un demi-siècle.

D'un autre côté, des télégrammes venus d'Amérique annoncent que la neige a déjà fait son apparition dans la partie occidentale de l'État de New-York.

Comme nous venons de traverser une période De quelques années pendant lesquelles la température de l'hiver n'a point été très basse, le calcul des probabilités nous interdit de compter sur le retour d'une pareille circonstance. En outre, la terre n'ayant pas reçu une grande quantité de chaleur, elle ne tardera pas à épuiser la quantité de calories qu'elle aura reçue si la provision recueillie dans l'été n'est point entretenue par un soleil d'hiver excessivement chaud.

Il a gelé, mercredi la nuit, dans la banlieue lyonnaise. La neige a fait son apparition sur les montagnes du haut Beaujolais et de l'Izeron.  

 

Octobre 1867   -   L'orage du 3 octobre.   -   Nous apprenons que sur toutes les côtes du Calvados, la mer a été terrible, pendant toute la durée de cet orage dont tant de communes ont eu à souffrir.

Les vagues, soulevées comme par une force invisible, s'élevaient à de gigantesques hauteurs, et venaient battre la grève avec fureur.

Aucun accident, que nous sachions, du moins, n'est heureusement à déplorer de ce côté.

 

Octobre 1867   -   La demande des fermiers.   -   Les fermiers qui avaient demandé des chevaux de l'artillerie pour le service agricole, ont été autorisés à venir les chercher. Cela a lieu tous les ans, et la nouvelle n'a d'importance que parce que l'on avait affirmé un moment qu'il n'en serait pas ainsi en 1867.  

 

Février 1868   -   Le mauvais temps.   -   Les journaux sont remplis du récit des désastres causés de tous côtés par les terribles bourrasques de ces derniers temps.

La tourmente a fait de véritables ravages à Châtellerault, au Havre, à Yvetot et dans beaucoup d'autres villes.

Un bateau a sombré à Paris, devant l'Institut. Des sinistres ont été à déplorer de Dunkerque à Nantes.

Le Bulletin officiel de l'Observatoire, constate la marche suivie par cette grande tempête, qui a passé de la Manche à la Méditerranée.  

 

Février 1868   -   Des Legs.   -   Par décret du 5 février 1868, l'Empereur a autorisé l'acceptation des Legs faits par feu M. Nicolas-Jean-Baptiste-Louis Castel, avocat et juge suppléant au tribunal civil de Caen, à savoir :

1° Une rente de 500 francs au capital de 10 000 francs au bureau de bienfaisance de Langrune-sur-Mer, dont 250 francs doivent être remis à M. le curé pour être, par ses soins, distribués aux pauvres de ladite commune, sans en rendre compte à qui que ce soit.

  Une autre rente de 300 francs au capital de 6000 francs au profit des écoles de ladite commune, dont 200 applicables à l'école des filles.

  18 000 francs à l'agrégation des soeurs de la Miséricorde établie à Caen.

  6000 francs à l'agrégation de l'établissement des Petites-Soeurs des pauvres à Caen

  10 000 francs au bureau de bienfaisance de la ville de Caen.  

 

Mai 1868   -   Une circulaire.   -   Quelques du cas de morve s'étant produits dans le département, M. le préfet croit devoir rappeler à MM. les maires que, au terme de la loi, les  détenteurs de chevaux morveux doivent immédiatement avertir l'administration municipale, qui, de son côté, doit aussitôt faire visiter, par un vétérinaire, les animaux infectés. Cette visite donne lieu à la rédaction d'un procés verbal, dans lequel les parties intéressées peuvent insérer leurs observations.

Les chevaux reconnus atteints de la morve doivent être abattus, tailladés et enfouis sur le champ. Les écuries dans lesquelles ils auront séjourné devront être purifiées et leur harnais désaffectés.

 

Mai 1868   -   Le climat.   -   L'élévation de la température qui n'a cessé de régner pendant la majeure partie du mois qui se termine, est un événement assez rare dans nos climats, où la chaleur n'atteint son maximum que vers le mois de juillet.

Voici à cette occasion la nomenclature des plus fortes chaleurs observées depuis un siècle et demi :

En 1702, le thermomètre monta à 39 degrés centigrades au dessus de zéro.

En 1753 et 1793, à 38 degrés.

En 1825, à 37 degrés.

En 1800 et en 1830, à 36 degrés.

La moyenne de la chaleur des étés et de 30 degrés. Cette moyenne à presque été atteinte dans la dernière quinzaine de mai 1868.

 

Juin 1868   -   La sécheresse.    -   Depuis plus de 15 jours, nos cultivateurs demandaient de l'eau, leurs vœux sont exaucés, il a plu. La terre est tellement sèche que cette pluie n'est peut-être pas encore suffisante, mais elle aura toujours rendu de grands services.

L'orage de vendredi et dimanche a été peu violent à Caen, et les nouvelles que nous recevons de divers points du département nous disent qu'il n'y a occasionné que d'insignifiants dégâts. Il n'en a pas été de même dans l'Eure où, outre la pluie, il est tombé de la grêle.

Dans les environs de Bourg-Achard, de l'arrondissement du Havre, les colzas ont légèrement souffert, ainsi que les blés qui se sont couchés en quelques endroits. Somme toute, la grêle n'a pas occasionné trop de graves avaries. La récolte des pommes de terre continue de donner des plus belles espérances.

La moisson est déjà commencée dans le Midi, et partout elle se présente sous le plus belle aspect.  

 

Juin 1868   -   Une arrestation.    -   Mardi la nuit, les gendarmes de Douvres ont amené à Caen, dans une voiture, le nommé Georges Christ, demeurant à Langrune. Cet homme, qui est fou furieux, avait été arrêté à Ouistreham.

 

Août 1868   -   La chasse.   -   Par suite de la précocité de la moisson, l'ouverture de la chasse aura lieu, dit-on, le dimanche 16 août, dans les départements au-delà de la Loire, et le 1er septembre dans les départements en deçà de ce fleuve.

La saison cynégétique s'annoncerait fructueuse. Grâce à la chaleur, les couvées sont généralement réussi. Les lièvres sont rares, la persistance des fortes chaleurs leur a été nuisible. Ces indications peuvent s'appliquer aux diverses sortes de gibier, poil ou plume.

 

Août 1868   -   Un rappel.   -   Nous croyons le moment opportun pour appeler que le 23 juillet, la Cour impériale d'Aix a décidé que le fait de se baigner sans vêtement constitue non pas seulement une contravention de police, mais bel et bien un outrage public à la pudeur prévue par l'art. 330 du Code pénal et puni, sauf l'admission de circonstances atténuantes, d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de 16 à 200 fr.  

 

Août 1868   -   Les vols.   -   Les plaintes s'élèvent contre les bandes de rôdeurs qui exploitent en ce moment le littoral.

Depuis Honfleur jusqu'à Arromanches et au-delà, on voit, depuis que la saison des bains est ouverte, des compagnies de bohémiens qui viennent camper à l'entrée des communes du littoral, et de la envoient leurs enfants en haillons et pieds nus, mendier dans les maisons et jusque sous les pieds des chevaux et sous les voitures au risque de causer de déplorables accidents.  

 

Août 1868   -   Décision du Conseil général.   -   La session du Conseil général, commencée le lundi 24 août, a été terminée lundi dernier, à trois heures.

Parmi des décisions prises par le Conseil, nous devons une mention toute particulière à l'approbation qu'il a donné, samedi, à la construction des chemins de fer départementaux :

  Chemin de fer de Caen à Courseulles, passant par Cambes, Mathieu, Douvres, Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières.

  D'Orbec à Lisieux, sur une longueur de 16 kilomètres.

  De Falaise à Pont-d'Ouilly, à un point de raccordement sur la ligne de Caen à Flers.  

 

Septembre 1868   -   Le chemin de fer.   -   La question du chemin de fer de Caen à Courseulles va avoir prochainement une solution.

Trois compagnies se présentent pour entreprendre la construction de cette nouvelle ligne, qui pourra être terminée pour l'été 1870.  

 

Octobre 1868   -   Une annonce.   -   On annonce que les Conseils municipaux vont être convoqués en session extraordinaire pour s'occuper des chemins vicinaux et voter une imposition nécessaire à leur achèvement.

 

Octobre 1868   -   La mer.   -   Dans la nuit de mardi à mercredi, la mer de la Manche avait une phosphorescence comme on ne lui en voit pas aux plus fortes chaleurs de l'été. Les bateaux en marche paraissaient naviguer au milieu d'une véritable mer de feu.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique meteore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Octobre 1868   -   Une disparition annoncée.   -   Voici un détail qui prouve la rareté, pour ne pas dire la prochaine disparition du lièvre en France.

Dans deux des cantons les plus giboyeux de toute la Normandie et des plus favorisés sous le rapport de la production de ce gibier, à Villers-Bocage et à Aunay, les lièvres se vendent de 8 à 10 francs en moyenne. Ilya à peine cinq ans, on ne les payait encore que de 3 à 3 fr. 50.  

 

Novembre 1868   -   Un drame.   -   Le 12 de ce mois, dans le courant de la journée, la femme Laville, née Grenier Marie-Anne, âgée de 64 ans, ménagère à Langrune, qui était occupée à laver du linge, a été frappée d'apoplexie foudroyante et a expiré quelques heures après.

 

Novembre 1868   -   Un accident.   -   Dans la journée de mardi dernier, le sieur Pierre Bernard Desaunais, cultivateur à Langrune, partait de Cheux, monté dans une voiture, pour se rendre à son domicile. En traversant la commune de Fresne-Camilly, il tomba de son siège, dans sa chute, il se brisa la colonne vertébrale.

Transporté à son domicile, il y est mort le lendemain des suites de ses blessures.  

 

Janvier 1869   -   Des ventes.   -   M. François Louis Charles Lemarinier, épicier, demeurant à Langrune, a vendu la nue propriété des immeubles ci-après désignés :

  Moyennant 4920 fr. de principal, à M. Louis Jacques Alexandre Dadin, avocat, demeurant à Caen, une pièce de terre sise à Langrune, en la delle du Petit-Marais.

  Moyennant 1650 fr. de principal, à M. Victor Alphonse Knéel, négociant à Caen, boulevard des Sables, une pièce de terre sise à Langrune, nommée le Petit Clos.

  Moyennant 200 fr. de principal, à M. Pierre Christiern, domestique, demeurant à Luc, une maison sise à Luc, au vieux Luc.

  Moyennant 6050 fr. de principal, à M. Dadin, susnommé, une portion de terre en labour, sise à Tailleville, en la delle un closdes Vingt-Acres.  

 

Janvier 1869   -   Une condamnation.   -   L'autre samedi, M. le juge de paix de la Délivrande a condamné le sieur Colin, à cinq jours de prison, pour avoir injurié Mlle Léonide, porte-bannière des demoiselles de vierge de la commune de Langrune.

Si je publie cet acte judiciaire, c'est afin d'éviter toute confusion, et qu'on aille pas supposer que, dans cette affaire, il s'agisse de la trop célèbre Léonide, actrice parisienne.

Cette dernière, peut avoir beaucoup de talent, mais je doute qu'elle possède les qualités requises pour entrer dans la congrégation des filles de vierge, et profiter des indulgences y attachées.

 

Février 1869   -   Une tempête.   -    La tempête qui sévit depuis dimanche dans notre contrée à redoublé de violence pendant la nuit de lundi. Le vent soufflait avec fureur, et il est à craindre que des sinistres aient eu lieu sur nos côtes.

Tout notre littoral s'est ressenti des effets de cette épouvantable tempête. Mardi on entendait dire aux marins qu'ils ne se rappelaient pas avoir vu depuis plus de 20 ans, un pareil ouragan. La mer a rejeté sur nos côtes des épaves de toutes sortes que l'on a recueillies ; parmi lesquelles se trouvent des balles de coton et des sacs de café très avariés qui proviennent sans doute du « Lerida » naufragé en vue du Havre.  

 

Mai 1869   -  Les récoltes.   -   les blés croissent avec vigueur surprenante ; les seigles ne sont pas moins magnifiques, et donnent lieu à de grandes espérances.

Les semis de mars, que, dans un moment de terreur l'on avait généralement condamnés, sont bien levés et couvrent la terre d'une végétation qui fait prévoir un rendement.

Les pommiers et les poiriers couverts de fleurs, paraissent d'immenses bouquets, dont la transformation s'opère dans de bonnes conditions. Nos colzas ont beaucoup souffert des intempéries de mars.

Dans l'Eure, ils sont pour la plupart ravagés par les pucerons, et bon nombre de champs ont déjà été retournés.  

 

Octobre 1869   -   Fait divers.   -   Une certaine appréhension paraissant exister au sujet de la grande marée attendue sur les côtes de la Manche dans les premiers jours du mois prochain, le lieutenant-gouverneur de Jersey a consulté à ce sujet le « département météorologique » de Londres qui a répondu que la plus haute marée aura lieu le 6-7 octobre, d'après les calculs des tables des marées de l'Amirauté, et qu'il y a toute raison de croire qu'elle excédera seulement de quelques pouces la hauteur des marées ordinaires d'équinoxe.

   

Octobre 1868   -   Les chasseurs.    -   D'après une statistique récente, il y aurait en France un million de chasseurs, parmi lesquels près de six cents mille sans ports d'armes. Le nombre des procès de chasse, dans le dernier exercice, s'est élevé à 30 000. Il faudra bientôt des tribunaux spéciaux.

 

Octobre 1868   -   Les archives.    -    D'après une circulaire de M. le ministre de l'intérieur, la garde et la conservation des archives doivent être confiées désormais, dans les communes rurales dépourvues de mairie, à l'instituteur secrétaire de mairie. On déposerait à la maison  d'école les archives communales, qui n'en resteraient pas moins sous l'autorité et la surveillance directe du maire.

 

Octobre 1868   -   La garde nationale.    -   Les maires de toutes les communes de France viennent de recevoir du ministre de la guerre la liste des hommes inscrits pour faire partie de la garde nationale.

 

Novembre 1868   -   Des décès.   -   Avec l'un de nos confrères, nous avons dit dans notre dernier numéro, que trois personnes étaient mortes subitement à Langrune.

Des renseignements qui nous parviennent de cette commune, il résulte que Mme Laville seule aurait succombé violemment.

Quand à MM. Desaunais et Marie, il n'en est rien. M. Desaunais est mort à la suite d'un accident, que nous avons relaté précédemment, et M. Marie était atteint de paralysie depuis plus d'une année.

En travestissant ainsi les fait, l'auteur de l'article a-t-il été de bonne foi, ou bien a-t-il voulu mettre sa plume au service de déplorables dissentiments ?

Quoi qu’il en soit, ce n'est pas par de tels procédés qu'on parviendra à les éteindre, et à ramener la paix et la concorde dans cette commune divisée depuis trop longtemps.  

 

Février 1869   -   Un naufrage.   -   Le brick « Padarn », de Falmouth, capitaine Brothers, chargé de charbon à destination de Caen, s'est perdu corps et biens dans la traversée.

Le capitaine, sa femme et six hommes d'équipage ont été noyés. C'était le dernier voyage que le « Pardarn » faisait pour le port de Caen.

Quatre cadavres sont venus s'échouer à la côte dimanche. On a également retrouvé une épave de l'embarcation, avec quatre avirons, plus une pantoufle et une cravate de femme. Le bâtiment est réduit en pièces.  

 

Mars 1869   -  Un ouragan.   -  L'ouragan du 2 mars a occasionné des dégâts assez importants sur divers points de notre département.

A Luc, le clocheton de la chapelle du Nouveau-Luc a été renversé dans la matinée par une violente rafale. En tombant, l'une des pierres de ce clocheton après avoir défoncé la toiture, le plafond et brisé la balustrade, a pénétré dans la chapelle, où elle a creusé dans le pavé un trou d'une profondeur de 20 centimètres environ. Il n'y avait personne dans la chapelle en ce moment. Les autres pierres sont tombées ça et là sur le mur d'enceinte du monument et en ont démoli une vingtaine de mètres. La couverture en ardoises et les enduits en plâtre ont éprouvé des détériorations importantes. L'orgue a également souffert. On évalue la perte totale a près de 3000 francs.

A Lion, la mer, poussée par le vent, à défoncé le mur de soutènement situé en face du Casino. Dans la direction de Luc, elle a submergé une certaine quantité de terrains, et amené des éboulements de la dune.

A Langrune, la mer a également envahi le jardin de M. de Franquenet sur une longueur de plus de 20 mètres.

Aux environs de Bayeux et de Pont-l'Evêque, bon nombre des pommiers ont été arrachés par le vent.

A Bayeux même, l'ouragan a renversé la partie supérieure de pinacle sur le côté méridional du portail de la cathédrale.

A Trouville, la mer était tellement grosse qu'elle a submergé les quais à l'heure de la marée, et que ses larmes ont déferlé jusque par-dessus le pont qui traverse la Touques.

Près de Honfleur, la tempête a fait éprouver quelques dégâts aux propriétés longeant la mer, mais sans pertes considérable.

A Cabourg, la tempête s'est élevée avec une telle impétuosité, que la mer a remporté la digne des bains de Cabourg, passé par-dessus la route et envahi des maisons qui se trouvent à la descente de Caumont, au pied de la falaise, le long du chemin du Mauvais-Pas.

La mer a également fait sentir ses ravages à Houlgate, où elle a démoli la digue de Mlle Dupont de l'Eure.  

 

Mars 1869   -   Une grande marée.   -   La marée de lundi dernier est une des plus fortes que l'on ait vues depuis plus de 30 ans. La mer, poussée par un vent nord-nord-est, a été d'une violence extrême et a causé quelques dégâts. Elle est entrée dans beaucoup de maisons du bord de la mer.

Les vagues montaient à 100 mètres le long des falaises de Port.  

 

Mars 1869   -   La tempête du 20 mars.   -   Samedi dernier, on a relevé sur le rivage de Port-en-Bessin que la mer venait d'y porter, un cadavre d'homme.

Il a été trouvé à Luc une planche de poulaine en chêne, peinte en noir et portant en lettres fouillées au ciseau le nom de « Tobina ».

Depuis dimanche, on a recueilli sur la plage entre Langrune et Ouistreham, une assez grande quantité de madriers et de planches en bois blanc, marqués SS. G. d'un bout et X R de l'autre. Parmi ces épaves, on a trouvé un bout-dehors de foc mesurant 7 mètres 40 de long. Toutes ces épaves semble  être à la mer depuis peu de temps. Ont fait naturellement sur leur provenances des tristes conjonctures.  

 

Avril 1869   -  La tempête.   -   On sait les malheurs et les désastres occasionnés sur nos côtes par l'ouragan du 19 mars et des jours suivants. On sait que le rivage a été jonché de débris, que la mer, en furie, a rejeté un certain nombre de cadavres, et que, l'on aperçoit en plusieurs endroits là mâture de navires enfoncés dans le sable,

A la suite des nombreux naufrages qu'il faut déplorer, la religion a recueilli, de la part des survivants de nombreux témoignages de foi et de reconnaissance.

On a vu des compagnies de marins partis de Ver, de Courseulles. et de; Bernières venir à la Délivrande pour s'acquitter du vœu qu'ils avaient fait, à Notre-Dame pendant la tempête. Souvent, dans; ce pieux voyage, les femmes accompagnaient leurs maris sauvés, comme, par miracle du plus affreux péril. Quelle impression forte, et salutaire, fusait dans les villages le passage de ces hommes nos pêcheurs, aux traits fatigués, marchand tête nue et pieds nus , le chapelet en main ou chantant les litanies de la douce et bonne Protectrice qu’ils avaient invoquée avec confiance dans l'horreur de la tempête ! Quelques-uns avaient déjà les pieds en sang.

Pendant la tourmente, un marin de Langrune se trouvait près de Dives sur son bateau. Il rapporte que dans la nuit, ils se sont vus sombrer trois fois et que, confiant dans la divine Providence, il renouvelait son vœu. La mer, à la fin, les a jetés, ses compagnons et lui, sur la côté et tous en vie. Les autres, n'ont pas manqué de venir aussitôt à la Délivrande ; pour lui, retenu d'abord par une douleur de côté, il a fait quelques jours après son pèlerinage, pieds nus à l'aller comme, au retour.

Les hommes du bateau échoué, aussitôt qu'ils ont pu toucher la terre, se sont rendus à la chapelle pour y témoigner leur reconnaissance à la très sainte Vierge.

Le lundi de Pâques, dit la Semaine religieuse, à laquelle nous empruntons ces lignes, neuf marins échappés au naufrage de leur navire, venaient nu-pieds en pèlerinage dans la chapelle de la Vierge, en l'église de Dives.

 

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Nous avons dit dans notre dernier numéro qu'un cadavre avait été trouvé entre Luc et Langrune. Le corps a été reconnu pour être celui du nommé Jean-Baptiste Bénouville, âgé de 70 ans, cultivateur et maçon, demeurant à Douvres, il avait au cou une pierre de 5 kilogs attachée avec une corde. On attribue ce suicide à une querelle survenue entre ce malheureux et sa femme.

 

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Les pilotes et les pêcheurs signalent depuis quelques jours la présence dans la Manche d'une énorme baleine, dont la dimension serait de 30 mètres environ. Le gigantesque poisson a été vu entre le feu de Barfleur et le feu de Ver. Il ne serait pas impossible qu'on apprît qu'il a été trouvé échoué sur quelque plage, car la Manche n'est pas un abri suffisant pour de pareils hôtes.  

 

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   La marée du 6 octobre indiquée comme devant atteindre une grande hauteur, elle est cotée 115. Le coup de vent prématuré qui s'est fait sentir porte à craindre qu'une nouvelle tempête coïncide avec l'élévation des eaux. S’il en était ainsi, il en résulterait des dégradations considérables sur nos cotes.

 

Octobre 1869   -   Le chemin de fer de Caen à Courseulles.   -   On s'occupe activement des formalités à remplir pour commencer le chemin de fer de Caen à Courseulles. Les entrepreneurs traitent à l'amiable avec les propriétaires des terrains nécessaires à la construction de la voie, et, en cas de contestation, le jury va être tout prochainement appelé à statuer.

S'il ne surgit aucune difficulté sérieuse, si l'hiver ne vient pas par sa rigueur, interrompre, les travaux, tout porte à croire que la partie comprise entre Caen et Luc-sur-Mer sera terminée et livrée à la circulation pour le mois de juillet prochain.

Beaucoup de personnes se demandent quel sera le prix des places ? Si les entrepreneurs s'en tiennent aux conditions stipulées dans le Cahier des charges, le prix du voyage devra être, en 3e classe, à peu près le même que par les voitures publiques.  

 

Décembre 1869   -   La neige.   -  Nous sommes en hiver, la fête de Noël nous a amené la neige et le froid. Dans toute notre contrée, la couche de neige a près de vingt centimètres d’épaisseur. Les cours d'eau se couvrent de glace, les travaux de maçonnerie sont suspendus.  

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Le froid de ces derniers jours a été tel, que sur notre littoral, entre Courseulles et Ouistreham, les congres, étrilles, crabes et autres coquillages saisis par le froid, venaient échouer sur la grève. Des cultivateurs des environs ont enlevé ces animaux, qui seront utilisés à l'engraissement des terres.  

 

Mars 1870   -   La tempête.   -   Le mauvais temps de la semaine dernière a porté ses fruits. La côte de Courseulles à Ouistreham se couvre de débris et d'épaves. Dimanche dernier, on apercevait entre Saint-Aubin et Langrune, à peu de distance du rivage, une portion considérable d'un grand navire, dont la nationalité n'a pu être reconnue, les pêcheurs rentrant au port ont rencontré en mer des planches, des madriers, dont l'abord n'était pas sans danger, des balles de coton et de tabac qui indiquaient un naufrage dans nos parages. Un bateau de Courseulles employé à la pêche des huîtres a ramené dans sa drague une botte neuve, dans laquelle se trouvait la jambe du propriétaire, paraissant récemment détachée du tronc. Aucun cadavre n'a été signalé. 

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Les mans ont déjà commencé leurs ravages printaniers, les hannetons vont bientôt sortir de terre. Nous recommandons tout spécialement la destruction de ces coléoptères qui, l'année dernière, ont causé aux agriculteurs des pertes qui se chiffrent par des millions de francs.  

 

Septembre 1870   -  Les espions.   -   Des espions prussiens sont signalés sur notre littoral. A Langrune, une visite domiciliaire a été faite pour arrêter des marchands colporteurs dont les allures étaient suspectes.  Lundi, entre Luc et Lion, trois individus  étrangers ont été arrêtés et dirigés sur Caen.  

 

Octobre 1870   -  Fait divers.   -   Encore une fois, le ciel, normand s'est trouvé illuminé par une aurore Boréale. Une splendide couleur rouge éclairait l'espace et formait un arc-en-ciel très régulier, que malheureusement le passage de nombreux nuages obscurcissait à de fréquents intervalles.

Jadis, les aurores boréales étaient regardées comme le signe de sanglants désastres, aujourd'hui, on les attribue tout simplement à l'ignation spontanée du fluide magnétique qui s'enflamme comme la limaille de fer. On a remarqué que le sommet de l'arc dominait toujours le méridien magnétique du lieu d'observation.

Arago croyait avoir trouvé le signe précurseur de ce phénomène dans un mouvement sensible de l'aiguille d'inclinaison et de l'aiguille de déclinaison, qui tous les matins du

jour ou doit, se montrer l'aurore dévie de 5 à 15 minutes.

En regardant l'aurore, beaucoup de gens croyaient y voir la réalisation de la fameuse prophétie de Blois, qui annonce une grande perturbation dans le ciel. Malheureusement pour les amateurs du merveilleux, les aurores boréales sont si peu rares que jusqu'à la moitié du siècle dernier, on avait déjà recueilli près de mille observations, et dans les régions polaires où elles sont permanentes.

 

Novembre 1870   -  Fait divers.   -   Une souscription faite à Langrune, sur l'initiative de M. le curé, dans le but de pourvoir de couvertures les jeunes mobiles de la paroisse, a produit immédiatement une somme plus que suffisante pour cet objet. 50 fr. restants ont été adresses au P. Granger, aumônier du IIe régiment de la mobile, avec prière d'en disposer en faveur des jeunes soldats de Langrune.  

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   Les jeunes gens appelés par le sort à former le contingent de l'armé, et maintenus dans leurs foyers comme soutiens de famille, oublient quelquefois que cette faveur leur impose, vis-à-vis de leurs parents, des obligations rigoureuses. Un jeune soldat du Loiret, classe 1868, qui se trouvait dans ce cas, vient d'être dirigé sur le régiment auquel il avait été affecté, pour y accomplir le temps de service de sa classe, par suite de l'abandon dans lequel il avait laissé ses parents.

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   Des phénomènes atmosphériques singuliers se sont produits dans le département de la Seine-Inférieure et du Calvados. A Elbeuf, une pluie de fourmis ailées avait couvert de cette manne d'un nouveau genre les toits des maisons et le pavé des rues à Caudebec, des hirondelles ont été ramassées surchargées de ces insectes qui s'étaient attachées à elles et avaient entravé leur vol. Une véritable pluie de papillons s'est abattue aux environs de Paris.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  On nous signale le départ prématuré des hirondelles, malgré la température élevée à cette époque de la saison. Il en reste cependant encore, mais peu dans nos contrées. On peut voir dans ce phénomène un indice certain d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  La violente tempête qui a sévi sur nos côtes ces jours derniers, a occasionné de nombreux sinistrés en mer. Au Havre les dégâts sont considérables.

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  On signale, cette année, une abondance fabuleuse de harengs. Déjà les arrivages en sont considérables. Toutes nos côtes de la Manche sont en mouvement, et les pêcheurs se mettent en campagne avec la certitude d'une belle saison. Il faut se rappeler à ce propos que l'abondance de ce poisson est une vraie richesse pour toute notre population maritime. Par contre, les bancs d'huîtres sont peu fournis cette année.

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Albert Laporte, cordonnier, âgé de 21 ans, né à Epron (Calvados), habitant chez ses parents, à Langrune-sur-Mer, était depuis quelque temps sous l'empire d'une idée fixe? celle de courir le monde dans l'espoir de faire fortune.

Le 3 octobre, il quitta la maison paternelle sous prétexte d'aller à Caen acheter des fournitures de cuir et autres objets de son état mais au lieu d'aller à Caen, il se dirigea droit sur Paris, n'ayant pour toutes ressources qu'une somme de 10 fr. Arrivé sans beaucoup d'argent le 10, à Paris, il recourut à l'obligeance d'une personne bienveillante qui paya sa place au chemin de fer pour son retour, et lui remit en outre une somme suffisante pour subvenir à ses besoin, pendant le voyage. Le jeune disciple de St-Crépin, au lieu de profiter de la leçon qu'il venait de recevoir, ne fut pas si tôt arrivé à Caen, qu'au lieu d'aller à Langrune, il prit la route de Falaise et se mit de plus belle à courir les aventures. Le 15 octobre, il arrivait vers 7 heures du soir à Alençon, ne possédant pas une obole. Ne sachant où manger et coucher, il parcourait tristement les rues, lorsqu'il fut rencontré par une patrouille qui le conduisit au violon, sous la prévention de vagabondage, s'il n'avait pas rencontré la fortune, il avait du moins trouvé un gîte pour la nuit. 

 

Décembre 1871   -  Fait divers.   -  Le nommé Eugène-Vicior Germain, âgé de 16 ans sans profession, né et domicilié chez ses parents, à Langrune-sur-Mer, ne fait depuis quelque temps que vagabonder et voler. Le 23 septembre dernier, il était condamné pour vol et vagabondage à 3 mois d'emprisonnement. Le 23 décembre, il ne fut pas sitôt sorti de prison, qu'il se présenta à Argentan (Orne), dans un bureau de tabac, où il demanda la monnaie de 10 francs en présentant une pièce de deux centimes, qu’il avait eu le soin de frotter, afin de lui donner le brillant de l'or, et qu'il avait à la main. La monnaie lui fut remise sur le comptoir et il s'en empara lestement en laissant comme équivalent les deux centimes en question. Comme il était nuit, la débitante de tabac ne s'aperçut de la supercherie qu'après le départ de ce jeune filou. Plainte fut aussitôt portée contre ce précoce chevalier d'industrie, qui a été arrêté et réintégré à la maison d'arrêt d'Argentan, d'où il sortait.  

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   Depuis longtemps on n'avait vu, sur nos côtes, le poisson aussi rare, par suite du mauvais temps continuel que nous avons éprouvé pendant près de six semaines. Cet état de choses rend, on le comprend, la vie difficile dans les localités riveraines de la mer.  

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  La Normandie a eu dimanche soir le spectacle d'une aurore boréale, ou pour dire plus exactement, d'une aurore polaire. A six heures, après avoir passé par leurs phases ordinaires de mobilité et d’éclat divers, deux colonnes éblouissantes, sillonnées de traits de feu jaune et pourpre, se sont réunies au zénith, pour y former une couronne, dont l’aspect a semblé donner raison à ceux qui soutiennent cette opinion, que ce météore est dû à la matière magnétique qui s’enflamme comme de la limaille de fer.

On eut dit qu'un obus gigantesque venait d’éclater à des espaces incommensurables, allait couvrir la terre de ses débris.

Puis les pluies du météore, obéissant au mouvement de rotation de l'atmosphère qui les entraînait prirent des nuances plus sombres, et finirent par disparaître, pour ne plus laisser dans le nord qu'un immense rideau de pourpre, qu'à minuit et demi, avait entièrement disparu.

Comme de juste, ce phénomène météorologue a donné lieu aux commentaires les  plus étranges, car une croyance populaire veut que le retour de ce, phénomène soit

l’annonce d'un événement important.

   -   C’est signe de mort, disaient les uns.

-   C'est signe de sang, c'est signe de revanche, disaient les autres.

A l'avenir de prononcer. 

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Vol.   -  Germain Verrier, 29 ans, journalier à Langrune. Tentative de vol. Six mois de prison.  

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  Chasse et récolte.   -  L’ouverture de la chasse aura lieu, dans notre département, vers les premiers jours de septembre, car la rentrée des récoltes ne pourra être terminée que tardivement cette année, en raison des nombreux blés couchés par les orages.  

 

Juillet 1872   -  Le littoral.   -  Les renseignements qui nous parviennent du littoral, attestent que les grandes maisons se louent très facilement, mais les maisons moyennes et petites ne sont presque point occupées. Si août ne vient pas les remplir, bien des petits propriétaires vont souffrir gravement dans leurs intérêts.

 

Août 1872   -  Loi sur les boissons.   -  Tout détenteur d'appareils propres à la distillation d'eaux-de-vie ou d'esprits est ténu d'en faire, au bureau de la régie, une déclaration énonçant le nombre et la capacité de ses appareils.

 

Août 1872   -  La fin du monde.   -  On sait que la fin du monde avait été prévue pour le 5 de ce mois, elle n'a pas eu lieu, parce qu'elle a été, paraît-il, remise au 12 août, selon les uns, et selon les autres, au 15 août, fête de l'ex-empereur.

 

Août 1872   -  Mort accidentelle.  -  Vendredi dernier, vers une heure de l'après-midi, un nommé Joseph-Alexandre Harivel, âgé de 44 ans, domicilié à Langrune, à été écrasé sous la roue de sa voiture sur la route de Littry, à 400 mètres environ de l’octroi de Bayeux. Il était monté sur le devant de sa voiture, lourdement chargée de chaux et attelée de deux chevaux, tout à coup ses chevaux prirent le trot, il descendit pour les retenir et il fut renversé et traîné par eux environ cinquante mètres sur la route et par une circonstance qu'on ne peut trop expliquer, la roue de la voiture lui passa sur la poitrine et la mort fut instantanée. M. Basley, docteur-médecin, appelé aussitôt pour lui donner des soins ne put que constater sa mort. Ce malheureux laisse une femme, et deux enfants.

 

Août 1872   -  Les bains de mer.   -  Le Courrier de France annonce que M. le général de Ladmirault va prendre un congé de quelques jours, qu'il ira passer à Langrune

 

Septembre 1872   -  L’état civil.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'adresser aux préfets une circulaire pour appeler leur attention sur le mauvais état, dans lequel se trouvent les actes de l'état civil dans la plupart des communes, et les inviter à veiller à ce que les municipalités prennent des mesures pour la conservation de ces importants documents, qui intéressent à un si grand degré la population tout entière.

 

Septembre 1872   -  Les bains de mer.  -  Nous sommes au bord de la mer, dans une petite commune de la côte normande, située entre Lion et Bernières.

Il est midi, le ciel est couvert d'un crêpe grisâtre qui se confond avec la mer, le vent fouette la pluie contre les vitres.

Les baigneuses se demandent si elles pourront prendre leur bain quotidien. Deux de ces anxieuses filles d'Ève, jeunes encore, les larmes aux yeux, implorent le Dieu des éléments de faire un miracle et d'ordonner au soleil de sourire.

Vous savez, ce que... fille veut, Dieu le veut, aussi soudain le vent tombe, la pluie cesse et le soleil sourit.

— Madeleine ! s'écrient à l'unisson les deux impatientes... Madeleine ! nos sandales, nos costumes de bain... vite ! vite !!!

Et en attendant l'arrivée de Madeleine, qui n’est pas vive, ces demoiselles, se dépouille de leur vêtements.

A ce moment on frappe à la porte. Croyant que c'est Madeleine qui apporte le vêlements de bain, les baigneuses crient en chœur : « Entrez ! »

La porte s'ouvre, et au lieu de Madeleine, c'est le vicaire de la paroisse qui apparaît.

Tableau !…... car les deux demoiselles, à ce moment, se trouvaient presqu'aussi peu vêtues que l'était notre mère Ève à sa sortie du Paradis terrestre.

Aussi, est-ce en rougissant et en poussant des cris de surprise, que les jeunes baigneuses se réfugient dans un placard, pendant que le jeune prêtre, ébloui, baisse les yeux, tourne les talons et redescend l'escalier en invoquant le Seigneur.

C'est du moins ce qu'a supposé Madeleine,  qui a entendu son vicaire répéter en se retirant, ces paroles du Pater Noster : « Ne nos inducas in tentationem. »  

 

Octobre 1872   -  Mort d’un ivrogne.  -  Vendredi dernier, nous lisons dans L'Ordre et la Liberté, un homme de Langrune, après force libations au cabaret, a été frappé, en état de complète ivresse d'une congestion cérébrale et n'a pas tardé à succomber. Voilà donc encore une malheureuse victime de l'intempérance. De tels accidents devraient, faire réfléchir ceux qui font abus des liqueurs fortes, et appeler toutes les sévérités de l'administration sur les cabarets d'où l'on sort dans un si funeste état.  

 

Octobre 1872   -  Fermeture de cafés.  -  Par des arrêtés, le préfet du Calvados a prononcé, pour cause de mauvaise tenue et inexécution des règlements, la fermeture de plusieurs débits de boissons exploités à Tracy-Bocage, à Landes, à Maisoncelles-Pelvey et Caen, rue des Abatoires et rue Montaigu.

  Nos lecteurs se rappellent que, dans un de nos précédents numéros, nous avons, raconté qu'un individu était mort, à la suite d'ivresse, en sortant d'un cabaret de Langrune. Cet établissement a été fermé.  

 

Décembre 1872   -  Cartes-poste.  -  Il va être établi des cartes-poste qui seront vendues par l'administration au prix de 10 centimes et qui circuleron en franchise dans tout le territoire français. Sur ces cartes on met l'adresse d'un côté, et quelques lignes de l'autre. Elles existent déjà en Suisse et en Angleterre, où elles rendent les plus grands service. 

 

Janvier 1873   -   Papier à douleurs !   -  Cette semaine, les avertissements pour paiement aux contributions, vulgairement nommés papier à douleurs, sont tombés dru comme grêle sur chacun. Les commerçants sont furieux, car le taux des patentes a encore augmenté, les propriétaires, eux, se frottent les mains, car la contribution foncière ne paraît pas avoir subi d'augmentation. 

 

Janvier 1873   -   Échenillage.   -  M. le préfet rappelle aux intéressés que la loi prescrit l'échenillage des arbres, haies ou buissons, sous peine d'amende. La douceur exceptionnelle de la température depuis le commencement de l'hiver, qui aura pour effet de hâter réclusion, rend encore plus nécessaire cette année l'exacte application de la loi.

 

Février 1873   -   Sinistres en mer.   -  Le ministre de la marine a reçu les plus tristes nouvelles. Il parait qu'un grand nombre de sinistres ont été constatés depuis trois jours dans la Manche, et que d'importants bâtiments ont péri. 

En vue de nos côtes, un navire a été signalé en détresse, le bateau à vapeur de Caen au Havre n'a pu effectuer son service.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, lesr jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Mars 1873   -   A qui de payer ?   -  Un maire qui n’est pas heureux, dans ces procès c'est celui de Langrune. Depuis quatre semaines, il en a perdu trois. Si ces chicanes étaient faites à ses dépens, nous n'en soufflerions mot; mais comme c'est la commune qui en fait tous les frais, nous commençons à la trouver mauvaises et nous ne sommes pas les seuls de cet avis, car une pétition se signe à ce sujet dans la commune pour être transmise à M. le Préfet.

Trois procès perdus ! Voilà de l’argent qui eut pu utilement employé à l’appropriation et a l'assainissement de la commune.  

 

Juillet 1873   -   Sauvetage.   -   Dimanche, vers une heure de relevée, quatre hommes, qu'on nous a dit être des sous-officiers de chasseurs, en garnison à Caen, se baignaient à Langrune. La mer montait, elle était houleuse. Tout-à coup les quatre jeunes gens se sentirent enlevai par les flots, et c'est en vain qu'ils essayèrent de regagner la grève. Le moment était suprême. Les promeneurs, en ce moment sur le rivage, jetaient de hauts cris, mais aucun ne paraissait disposé à porter secoure aux nageurs. M. Baverel fils, marchand de meubles à Caen, qui venait de prendre son bain, se déshabilla à la hâte, se précipita à la mer et se dirigea vers les baigneurs qu'il encouragea et soutint en attendant l'arrivée de deux barques montées par les sieurs Jean-Baptiste Meriel, Amédée Basley et Francis Quesnel. Quelques minutes après, les quatre imprudents étaient sauvés. Nous croyons devoir rendre un hommage public à l'énergie et au courage de M. Baverel, qu'on est toujours certain de rencontrer là où il y a efficacement un danger à braver. 

Nous rappelons aussi aux adjudicataires des droits de terrage et des bains que le règlement ministériel prescrit devoir au service des baigneurs un nageur et des appareils de sauvetage. En est-il ainsi à Langrune et bien ailleurs ? Non, que nous sachions ! 

 

Juillet 1873   -   Le sauvetage.   -   En rendant compte du sauvetage de Langrune, le Moniteur du Calvados qui ne manque jamais une occasion d'envoyer sur le nez de l'autorité un coup d'encensoir,  cite pompeusement, M. Leroux, maire de Langrune parce que..... ce fonctionnaire a entendu les cris de détresse poussés par les quatre baigneurs.... 

Pourquoi le Moniteur n'a-t-il pas cité, nominativement les sept et quelques promeneurs, qui ont aussi bien que M. le maire, , entendu le cri de détresse des baigneurs.... et qui, comme lui, ne se sont pas pressés de leur porter secours. 

Pourquoi, surtout, le Moniteur n'a-t-il pas cité cette grosse maman qui en voyant M. Baverel se dépouiller de ses habits, et ne garder pour toute parure que ses cheveux et son courage, s'est écriée :

—   Quelle horreur !!!!!!.... 

M. Baverel n'est pas, que nous sachions, assez mal bâti pour motiver, de la part du beau sexe, une semblable exclamation.  C'est donc la pudeur qui l'a fit pousser. 

Ah ! madame, croyez-en mon, expérience, de la pudeur il faut, mais pas trop n'en faut... surtout dans les cas pressants. 

 

Août 1873   -   Glanage.   -   Au moment des récoltes, il est utile de rappeler un arrêt de la Cour de cassation qui concerne le droit de glanage. Les propriétaires et fermiers pensent faire un acte de générosité en laissant les pauvres de la commune qu'ils habitent râteler et grappiller après l'achèvement de la récolte. 

C’est une erreur, il résulte de la jurisprudence de la cour suprême que ce n'est pas un acte de philanthropie qu'ils exercent, mais un devoir qu'ils accomplissent. 

 

Août 1873   -   Fait divers.   -  La plage de Langrune est envahie par les hommes de loi par les professeurs, voir même par les conseillers d’état, là, les cuisinières parlent latin, les bébés, grec ; les mamans, hébreu ; et les papas, chinois. Les habitants de cette nouvelle de tour de label se ne causent français que pour médire des voisins.

Puisqu'il y a tant de savants à Langrune, je m'étonne qu'il ne s’en soit pas trouvé au moins un, pour faire comprendre à certains riverains, qu'ils auraient dû s'entendre avec le Domaine avant de construire sur le chemin des Dunes, des bouts de mur qu'ils ont été, depuis, obligés de détruire……..

Et d'engager le maire à céder à l'amiable les quelques mètres de terrain nécessaires à l'achèvement du chemin de Langrune à St-Aubin, au lieu de s’exposer à une expropriation, formalité toujours désagréable quand le bien général est en jeu.

 

Août 1873   -   Les plaisirs de la plage.   -  Ceci est destiné aux baigneurs, il s'agit de courses.... Les coureurs sont des crabes.

Et voici comment on opère : On prend cinq ou six crabes de grosses dimensions, puis à l’heure de la marée, on les met en ligne à trente mètres de la mer, en les maintenant immobiles avec un doigt sur le dos. Au signal du starter, tous les crabes partent, gauchement, de travers, mais tous dans la direction de la mer. Le premier arrivé gagne le prix.

 

Août 1873   -   Toujours des insolations.   -  On nous signale des cantons de Bayeux et de Bourguébus de nouveaux cas d'insolation. A St-Aubin, dimanche dernier, M. Van-Maseyk, conseiller général de l'Algérie, était en visite chez M. Daligault, son cocher, le nommé Lissot, de Langrune, est tombé de son siège, foudroyé par une insolation. Lissot a été relevé sans connaissance et le visage ensanglanté, mais, grâce aux soins qui lui ont été prodigués par MM. Daligault et Van-Maseyk, le blessé est revenu à la vie, et tout fait espérer que cet accident n'aura pas de suites.  

 

Août 1873   -   Fête religieuse.   -  Hier, nous avons reçu encore une lettre (la troisième !) relative à la fête religieuse organisée dernièrement sans succès à Langrune. Nous n'avons qu'un mot à répondre : « Honneur au courage malheureux ! »  

 

Octobre 1873   -   !!!!!!!!.   -   Un maire est le souverain de sa commune, il a les gloires du gouvernement,  mais aussi il en a les ennuis. Demandez plutôt au maire de Langrune. Jadis, pour plaire à certains membres du conseil et à quelques gros bonnets de l'endroit, il a fait exécuter des travaux qui ont notablement engagées les fonds communaux. Maintenant, ces messieurs exigent plus encore, ils demandent la construction d'une nouvelle maison d'école, dont le coût atteindrait près de 30,000 fr. Effrayé de cette dépense, le maire s'y est opposé, et voilà pourquoi ses alliés d'hier sont aujourd'hui ses ennemis. 

Il a beau dire avec raison : Payons d'abord les 12,000 fr. de réparations faites à l'église, les 800 fr. dépensés à la maison d'école, remboursons les indemnités dues aux propriétaires riverains de la rue de l'Église à la mer, soldons les frais des procès soutenus par la commune. Rien n'y fait. Sans doute, dans l'espoir de le pousser à donner sa démission, le pauvre maire est attaqué par paroles dans les dîners de cérémonie, et par écrit dans les journaux. On l'accuse surtout de ne pas tenir compte des arrêtés préfectoraux relatifs à la salubrité publique, et de laisser la plage dans un état de saleté repoussant.

Mais il y aurait peut être un moyen de tout concilier : si Langrune est aussi insalubre que le disent les partisans de la nouvelle maison d'école, pourquoi ne pas employer une portion des 30 000 fr. à son assainissement. Ce serait de l'argent bien employé, puisque la fortune et la vie d'une cité balnéaire dépendent uniquement de son état sanitaire.  

 

Novembre 1873   -   Récompenses.   -  Le ministre de la marine a décerné des récompenses pour faits de sauvetage aux personnes ci-après désignées, domiciliées dans notre département :

Eugène-Clair Baverel, marchand ébéniste ; médaille de 2eme  classe, argent, — Secours à quatre soldats à Langrune, 13 juillet 1873.

Alexandre-Clovis-Louis France, guide-baigneur ; médaille de 2eme classe, or. — Sauvetage de deux baigneurs. Villers-sur-Mer.

François-Marin-Zéphir Haupois, matelot, témoignage officiel de satisfaction ; Jean-Baptiste-Emmanuel Lepareux, matelot, témoignage officiel de satisfaction. — Secours d'un bateau chaviré à Bernières.

Théophile-Félicien Lemarchand, matelot, médaille de 1er classe, argent.— Sauvetage de quatre personnes. Saint-Aubin-sur-Mer.

M. Carel, avocat à Caen, récemment nommé chevalier de la Légion d'honneur, vient de recevoir du pape le cordon de commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand.

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C’est le moment, ou jamais, de s’occuper des cartes qu’il est dans l’usage d’échanger à l’occasion du premier de l’an. C’est seulement à l’époque du 1er  janvier qu’on peut envoyer des cartes par la poste, c’est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l’affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l’adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe.

Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n’envoie jamais de carte.

 

Janvier 1874   -   Chemin de fer.   -  Voici l’emplacement des gares et haltes adoptées. Une gare commune avec le chemin de fer de Caen à Aunay, à Caen, dans les jardins des Champs-Saint-Michel, à 288 mètres de la place Saint-Martin, avec laquelle cette gare sera réunie par une avenue droite de 15 mètres de largeur dont la pente n’excédera, pas 0 m. 042 millim. par mètre. — Stations pour voyageurs et marchandises, à Mathieu, Douvres, Luc et Langrune. - Halles pour voyageurs, à Cambes, à la Délivrande, proche de la chapelle.  

 

Janvier 1874   -   Fait divers. -  Est-il vrai, comme nous l'écrit un correspondant que la commune de Langrune-sur-Mer soit le théâtre de vols nombreux ? — Vols chez M. Thibout, vols dans le jardin de M. Lemoine, vols de carottes par ci, vols de lapins et de volailles parla ?... etc., etc.  

 

Juin 1874   -   Bohémiens.  -  Par arrêté de M. le Préfet du Calvados, le stationnement sur la voie publique ou sur les terrains communaux des voitures servant au logement des bohémiens et autres individus nomades, sans profession avouée, est interdit dans toute retendue du département du Calvados. Ils seront arrêtés et déférés aux tribunaux comme vagabonds, leurs voitures seront mises en fourrière jusqu'à la décision judiciaire à intervenir. Quant à ceux qui exerceraient des professions inoffensives, il leur sera accordé par l'autorité des permissions spéciales.

 

Juin 1874   -   Bains de Mer.  -  Le 1er juillet est le signal de l'ouverture des casinos et hôtels de notre littoral. Partout les locations se font bien, et tout indique une bonne saison. 

C'est le moment d'annoncer qu'un casino grandiose est en voie de construction entre Langrune et Saint- Aubin, cet établissement qui a 27 mètres de longueur, 10 de large, comprendra une salle de spectacle et un café-glacier vitré avec vue sur la mer. Nous reviendrons plus tard sur ce casino, dont l'ouverture aura lieu vers le 20 juillet. Disons dès maintenant que le théâtre sera desservi par la troupe de M. Alexandre Hugot, régisseur du théâtre de Caen.

Le propriétaire de ce casino est M. Niard, entrepreneur à Luc, l'architecte M. Viray, de Caen.  M. Viray est l'inaugurateur sur nos côtes, de constructions à prix-fixe, cet architecte vous fait un plan accompagné d'un devis estimatif  de 6, 8 ou 20 000 francs, selon l'importance de la construction, vous le signez et allez à vos affaires, vous revenez trois mois après, et il vous remet la clef de vos appartements, qu'il ne vous reste plus qu'à meubler.  

 

Juillet 1874   -   Orages et tonnerres   -  Les orages annoncés par le prophète Nick pour le mois de juillet ont éclaté à leur heure. Paris et ses environs, la Seine-Inférieure et l'Eure en ont ressenti les effets. 

— Notre pays n'a pas non plus été épargné, il y a même eu morts de hommes. Le sieur Lefort, boulanger à Bernières, a été tué par la foudre au moment où il sortait de son jardin avec une brouette, et le sieur Ferdinand Séron, propriétaire à Tournay-sur-Dives, arrondissement d'Argentan, a été frappé par la foudre, vendredi dernier,;dans un pré où il était à faucher.

— L'arrondissement de Lisieux a eu beaucoup à souffrir, le vent, l'eau, et la grêle, dont certains, grêlons atteignaient la grosseur d'un marron, ont fauché les colzas, les blés et les pommiers. Une grande consternation règne dans les communes de Moyaux, Fumichon, etc…...où en quelques heures, les cultivateurs ont vu anéantir l'espoir de toute une année. 

— La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés, est unanimement d'avis de voter la somme nécessaire pour l'acquisition des terrains necessaire à l'établissement des travaux d'endiguement projetés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Juillet 1874   -   Le conseil municipal.   -  Aujourd'hui 12 juillet 1874, le maire rappelle au conseil municipal que le cahier des charges de l'adjudication faite par l'état au profit de la commune des droits de stationnement des cabines à l'usage des bains, impose à l'adjudicataire (article 9) d'avoir sur la plage pour secourir les personnes en danger des bouées de sauvetage, une boite de secours, un appareil fumigatoire, des couvertures de laine, un brancard.

Considérant que l'acquisition des objets ci-dessus indiqués est obligatoire est unanimement d'avis d'autoriser la maire à faire l'acquisition des objets en question et que le credit nessecaire pour solder la dépense soit portée au budget.

Le même jour, le conseil composé des même personnes. Vu la demande présentée à M. le Préfet à l'effet que la commune de Langrune fut autorisée à endiguer la place dite du corps de garde.

 Considérant que la mer tendant à éroder la place communale, il importe à la commune de faire exécuter les travaux nécessaires pour repousser l'envahissement dont on est menacé .

 

Juillet 1874   -   Faite divers.  -  Pour pêche de moules, n'ayant pas la dimension exigée par la loi, et en employant des engins prohibés, ont été condamnés à 250 fr. d'amende chacun, les nommés : 1° Eugène Lemazurier, dit Preudhomme, faisant défaut, demeurant à Saint-Aubin-sur-Mer ; 2° Pierre-Louis Planchon, 43 ans, demeurant à Langrune.  

 

Juillet 1874   -   Ouverture.  -  Dimanche prochain, ouverture du grand Casino de Langrune-Saint-Aubin, le spectacle est ainsi composé : « l’Avoué et le Normand », vaudeville, «  La Cravate Blanche », comédie, « Allez-vous-en », chansonnette, « La tasse de thé », comédie. 

— Le même jour aura lieu l'ouverture du café-glacier attenant à la salle de spectacle, rien n'y manquera au point de vue du confortable : consommations excellentes, billard, terrasse.

 

Juillet 1874   -   La canicule.  -  Le 24 juillet, a commencé la canicule, qui finira le 26 du mois prochain. Beaucoup de personnes croient que ce temps correspond aux plus fortes chaleurs de l’année. Nous en avons la preuve contraire cette année.

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   Les bains de Mer.  -  Nous sommes en pleine saison de bains, et cependant on rencontre encore des logements portant à leur fronton l'écriteau d'attente : « A louer ». Tous vont assurément disparaître avec les vacances législatives, et des lycées.

En attendant, les plages aristocratiques elles-mêmes sont calmes, sous ce rapport, Cabourg-le-Jaloux, na rien à envier cette année à ses rivaux, Trouville-la-Belle, Deauville, Villers, Beuzeval,Houlgate.

De l'autre côté de l'Orne, même tranquillité.

A Lion, peu de Parisiens, mais des Caennais qui se regardent comme des chiens de faïence et s'amusent de même.

Luc est toujours la plage à transformations, chaque jour amène son changement de figure. Les pèlerins y abondent, tous viennent là enfin de se dédommager, de la diète obligatoire du matin, indispensable pour pratiquer et assister saintement, à la messe de communion. Aussi, ne sont-ce plus des cantiques que ces caravanes campagnardes chantent au retour ; l’invocation du matin : « Sainte-Pétronille, priez pour nous ! » est remplacée le soir par quelque refrain profane.

A Langrune, on se plaint toujours, les uns réclament une cloche et un crieur officiel pour la pierre à poisson, les autres demandent l'enlèvement des immondices dont les rues sont jonchées  et la suppression du trou placé juste devant l'habitation de M. le maire, et qui rend si dangereux le passage de la dune.

Entre Langrune et Saint-Aubin est établi un casino-théâtre qui promet en attendant, on y joue de très bonnes comédies et on y sert d'excellentes consommations.

Saint-Aubin s'est amélioré et augmenté de nombreuses constructions, la dune a été appropriée et garnie d'un parapet en terre. Les autorités civiles, militaires et religieuses sont les mêmes : M. le maire célèbre toujours les mariages entre deux pesées de moutarde blanche, les jambes, les oreilles, le nez et la bouche du garde champêtre n'ont pas diminué : il prétend que c'est pour mieux marcher, entendre, flairer, manger et boire, rien à répondre.

A la pierre à poisson, le crieur-sacristain est toujours le great attraction, aussi est-il fort recherché des belles ! - Ah ! s'il n'était pas marié !

De Lion à Saint-Aubin, j'ai constaté que pour l'aménagement et l'appropriation de leurs maisons, les habitants avaient fait un grand pas. Cela prouve que chez eux, malpropreté n'est pas vice, mais une habitude qu'il est facile de leur faire perdre.

Sur toutes les plages, grandes et petites, l'heure du bain est toujours de moment de la réjouissance, il y a cependant quelque chose de plus gai encore, c'est de voir, par un gros temps, embarquer promeneurs et promeneuses pour une partie en mer.

Que de petits mystères dévoilés ? … et comme je surprendrais certaine dame de Saint-Aubin, si je lui disais : « Madame, vous avez une jambe admirable, et les genoux aussi, c'est au-dessus que vous portez la jarretière : elle est bleue et retient un pantalon de baptiste garni de dentelle lamée de soie bleue ». J’ai vu tout cela, et bien autre chose encore. Dame ! les chroniqueurs sont obligés d'avoir les yeux partout.  

 

Août 1874   -   Bohémiens et vagabonds.   -   Une bande de bohémiens s'est abattue sur les communes de Luc, Langrune et Saint-Aubin. Le jour, ces nomades exploitent les baigneurs en jouant de la vielle et de l'orgue, ou en vendant du papier à lettre et des enveloppes, la nuit, ils vont à la maraude. C'est la municipalité de Langrune qui leur a accordé l'hospitalité. Les habitants lui en sont-ils reconnaissants ? Nous en doutons.

 

Août 1874   -   Bains et baigneurs.   -  Avec le 31 août, un grand nombre de baigneurs se sont envolés. Les maisons du littoral se louent très difficilement pour le mois de septembre. A des écriteaux de location, on ne voit qu'affiches de propriétés à vendre, de Lion à Courseulles, les murs en sont tapissés. La propriété Larivière, située à Luc, qui a coûté près de 400 000 fr. de construction à son propriétaire, est, dit-on, à vendre.  

 

Octobre 1874   -   Éclipse.   -  Le 10, il y aura une éclipse partielle de soleil, visible dans le Calvados.  

 

Novembre 1874   -   Drames de la Mer.  -  Saint-Aubin-sur-Mer est en deuil. Huit ou dix de ses enfants viennent d'être engloutis par les flots. Que d'affections brisées, que de familles dans la douleur, que de veuves, que d'enfants sans pain.

Chaque année, à l'arrière-saison, la plupart des marins de notre littoral s'enrôlent à Courseulles sur des bateaux équipés pour la pêche du hareng. Dernièrement 18 matelots, de Saint-Aubin, de Bernières, de Langrune, de Luc et de La Délivrande, s'embarquaient sur la « Jeune-Mèlina », armateur M. Legallier, patron Eugène, un jeune homme de Saint-Aubin, marié depuis quelques mois.

Au début de la campagne, tout sembla marcher à souhait, mais dimanche l'après-midi, surprise par l'imprévu et terrible ouragan du nord-ouest qui s'est déchaîné sur nos côtes, la « Jeune-Mélina » s'est perdue corps et biens à 200 mètres du Tréport.

Pendant, vingt minutes on a aperçu au haut du mât l'un des marins faisant des signaux de détresse. Le Tréport est une petite ville maritime de;3 500 habitants, située sur la Manche, entre Dieppe et St-Valery, sa principale industrie est la pêche.

Au déclin du jour, on voyait encore, torturés par les lames, des débris du navire auxquels se cramponnaient de malheureux marins, mais la tempête régnait avec tant de violence qu'il était même impossible de se tenir debout sur la grève... Peu à peu les débris devinrent plus rares, puis, avec la derrière épave, disparut le dernier matelot de la « Jeune-Mélina ».  La mer n'a encore rendu que quinze cadavres.

Presque toutes les victimes de ce sinistre épouvantable sont mariées et laissent de nombreux enfantst. Par une fatalité étrange, trois frères, un père et un fils se trouvaient réunis sur ce bateau.

Quatre autres bateaux de pêche ont également manqué l'entrée des ports du Tréport et de Dieppe et se sont échoués. Deux autres ont sombré, mais les trente hommes qui les montaient ont été sauvés.

 

Décembre 1874   -   Incendie.  -  On nous signale un incendie qui a éclaté le 8 décembre, à dix heures du matin au domicile de M. Jules Godon, cultivateur à Langrune, et dans lequel il y a eu un cheval de brûlé et un veau qui, de peur s'est noyé dans un puits. Le plus extraordinaire, c'est qu'on a eu toutes les peines du monde à faire sonner le tocsin, car on réclamait l’autorisation du maire absent pour le moment.

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Plage
292   LANGRUNE-SUR-MER  -  La Rue de la Mer
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  L'Hôtel de la Gare

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)

Navire échoué ayant servi au débarquement des troupes alliées en Juin 1944

1     LANGRUNE  -  La Brèche et la Digue.  -  LL.

     4  -  Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  Rue de la Mer     
25     LANGRUNE  -  Les Villas sur La Digue
LANGRUNE-sur-MER  -  Rue de Saint-Aubin
27    LANGRUNE  -  Rue de la Mer.  -  LL.

21    LANGRUNE  -  Rue de la Mer
45    LANGRUNE-SUR-MER  -  L'Usine à Gaz.  -  LL.
2  -  Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  Rue de la Mer
47    LANGRUNE-SUR-MER  -  Rue Saint-Aubin.  -  LL.
4.  -   LANGRUNE  -  La rue du Goulet

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)

"Le Clos Familiale"

Façade et véranda

20   -   Langrune-sur-Mer (Calvados)   -   Le Calvaire

15   -   Langrune-sur-Mer (Calvados)   -   Digue côté Est

LANGRUNE-s/MER   -   Place de la Gare.  -  Départ du Train.
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