Édition de Langrune-sur-Mer                                                                                                                                                                                                        Édition du 23 juillet au 5 août 2017
LANGRUNE s/ MER

Canton de Douvres-La Délivrande

Les habitants de la commune sont des Langrunais, Langrunaises

Février 1885  -  La baleine de Langrune.  -  Très prochainement, aura lieu au théâtre de Caen une conférence sur la baleine échouée à Langrune. Le produit en sera affecté aux frais nécessités par le montage du squelette et celui de la peau. Ce dernier travail, qui est fort délicat, doit être fait avant six semaines, sinon il ne sera plus possible, mais, s'il réussit, Caen possédera une pièce unique en Europe. A Paris même, on n'a pu arriver à monter une baleine en peau. La dissection de la baleine a montré qu'elle avait éprouvé un accident. On lui a trouvé trois côtes cassées et une démise. Les côtes s'étaient ressoudées au moyen d'un cal osseux gros comme la tête d'un jeune enfant.

 

Mai 1885  -  La tempête.  -  Une tempête épouvantable a passé sur notre région. Les dégâts matériels sont considérables. Les pommiers ont beaucoup souffert. 

La mer était épouvantable. Dans les bassins du Havre, les navires avaient doublé ou triplé leurs amarres. Au large, plusieurs bateaux ont sombré, mais les équipages ont pu être sauvés.

 

Mai 1885  -  Nouvelles militaires.  -  L'appel des réservistes de 1876 et 1878 est toujours fixé du 25 août au 21 sept. 

— En raison des travaux de l'inspection générale, il ne sera pas accordé de permissions aux militaires pendant le mois de juin. 

— Le ministre de la guerre a porté de 15 a 30 jours le temps que les militaires prêtés à l'agriculture pourront passer aux champs.  

 

Juillet 1885  -  Les voleurs d’église.  -  Des voleurs se sont introduits la nuit dans la sacristie de l'église, de Langrune. ils se sont emparés d'une somme de 400 fr., qui était le produit des quêtes faites pendant les exercices du culte depuis novembre dernier. 

— La semaine dernière, des malfaiteurs se sont introduits dans l'église d'Etreville, ils ont brisé les troncs et volé 80 francs environ. 

— Pendant la nuit, on s'est introduit dans l'église de Bernières d'Ailly et on y a enlevé 60 francs déposés dans un tronc.  

 

Août 1885  -  Sauvetage.  -  Jeudi, à Langrune, le baigneur Levillain baignait une des petites filles de Mme Loisel, de Bernay. La mer était fort rude. Plusieurs vagues les culbutèrent et, malgré les efforts de Levillain, un malheur était à craindre, quand un autre baigneur, nommé Desaunais, s'élança à leur secours et fut assez heureux pour les sauver.  

 

Août 1885  -  Le drame de Langrune.  -  Dimanche, à Langrune, cinq jeunes gens de la maison Potin, dirigée par MM. Beaudoin et Dupuy, prenaient un bain à marée basse, ils s'aventurèrent jusqu'à un rocher éloigné et s'y laissèrent surprendre par le flot montant. Ils avaient plus de 200 mètres à faire pour gagner le rivage. L'un d'eux, Émile Deschamps, disparut dans un trou et ne put être retrouvé. Un autre, Paul Parice, allait périr aussi, quand il fut sauvé par le sieur Ernest Desloges, 19 ans, ouvrier cordonnier, place de la Mare, à Caen, qui put le ramener au rivage. Le cadavre d'Émile Deschamps a été retrouvé lundi matin. Quant à son camarade, qui est resté à Langrune, son état est grave, par suite d'une jaunisse qui s'est déclarée après l'accident. Les obsèques de l'infortuné Émile Deschamps ont eu lieu mardi. Il y a seize ans, au mois de septembre 1809, un cousin germain de Deschamps se noyait dans une partie de barque sur l'Orne.  

 

Septembre 1885  -  L’ouragan.  -  La tempête qui a sévi cette semaine sur notre contrée a causé d'immenses ravages.

A Caen et dans les campagnes voisines, les dégâts sont purement matériels : arbres arrachés, pommiers brisés et dépouillés de leur récolte, couvertures endommagées. Le train de 8 heures, de Courseulles à Caen, est demeuré en détresse pendant 3/4 d'heure à la sortie de Douvres. Quatre grands arbres, arrachés par le vent, obstruaient la voie, ayant brisé les fils télégraphiques. Il a fallu scier les troncs d'arbres qu'il aurait été impossible de déplacer, s'ils étaient restés entiers.

A Lisieux, Pont-l'Evèque, Vire, Bayeux, grands dégâts, mais pas d'accidents. A Condé, où se tenait la foire, des tentes de forains ont été renversées. Des peupliers sont tombés sur un bâtiment de la tannerie de M. Maillard, et l'ont effondré. Un ouvrier a failli être tué.

Sur nos côtes, cet ouragan coïncidait avec la grande marée, ce qui en a augmenté la violence. A Langrune, la mer a enlevé sur plus de cent mètres les talus en terre bordant la rue de la Plage, démoli des murs en pierre sèche, coupé les pentes qui conduisent à la mer et brisé les escaliers en bois. A Cabourg, les cabines des bains culbutées. Les branches des arbres jonchaient toutes les avenues.

Une barque d'Arromanches dont l'équipage se composait de 13 hommes a échoué à Asnelles, après avoir lutté 10 heures contre l'ouragan. A Deauville, la mer a enlevé le pavillon en bois placé au bout de l'estacade. A Trouville, la jetée Est a été endommagée. Un homme a été jeté à la mer par le vent et n'a pu être sauvé qu'avec grandes difficultés. Un pêcheur montant une barque du Havre, Auguste Fouriel, 35 ans, né à Honfleur, enlevé par une lame, n'a pu être retrouvé. De mémoire de marin, la mer n'avait jamais été plus furieuse. A Honfleur, le musoir de l'estacade a été assez fortement avarié par les vagues, de même que le côté nord de la digue construite à l'entrée du port. A Villerville, la tempête a eu des effets désastreux. Les falaises hautes de 20 mètres ont été escaladées par les lames, le village a été envahi, les cours remplies d'eau, des maisons démolies, le casino est littéralement emporté. Les peintres Duez, Pinel, Ravaud, le romancier Montaigut, qui ont voulu voir ce spectacle effrayant, ont manqué d'être enlevés par la mer. On est sans aucune nouvelle de plusieurs barques de pêcheurs.

Au Havre, une barque de Trouville, poussée par le vent, a heurté le steamer « l’Eclair » et brisé ses tambours. La barque a eu son beaupré cassé. Le trois-mâts italien « Nipoli-Accume » a été jeté contre le mur du quai et a éprouvé de fortes avaries. Au poste des Transatlantiques, les pieux d'amarrage s'arrachaient, et il a fallu mouiller les ancres des paquebots pour parer à tout événement.

Le cotre de Cherbourg, « l'Avenir » a fait côte sur les rochers de Mielle, l'équipage a été sauvé.

Mars 1886  -  Blessures accidentelles.  -  Les nommés Gustave Thomas, maçon à Langrune, et Auguste Bouet, maçon à Mathieu, travaillaient la semaine dernière à une digue de soutènement le long de la mer, entre Langrune et Luc, lorsque, par suite du dégel, un éboulement assez considérable les a ensevelis. Quand on les a dégagés, ils étaient grièvement blessés. Thomas est père de deux enfants ; Bouet en a cinq en bas âge.  

 

Mars 1886  -  Laïcisation.  -  Le Sénat a voté l'instruction; primaire obligatoire et laïque, c'est-à-dire que dans un délai déterminé, les frères et les religieuses qui dirigent encore des écoles primaire seront remplacés par des instituteurs et des institutrices n'appartenant à aucune congrégation.

 

Avril 1886  -  Accident.  -  Samedi, le sieur Quiquemelle, cultivateur à Langrune, se rendait au marché de Bayeux, monté sur sa voiture chargée de carottes, lorsqu'à la suite d'un faux mouvement il fut précipité à terre et les roues du véhicule lui passèrent sur les jambes sans les fracturer.  

 

Mai 1886  -  Banquet.  -  Dimanche, à la mairie de Langrune, un banquet a été offert au préfet du Calvados par une centaine de républicains du canton de Douvres. Le préfet charmé de l'accueil qui lui a été fait, a accordé un jour de congé aux enfants des écoles.

 

Novembre 1886  -  Les baleines dans la Manche.  -  Lundi, un bateau de pêche anglais a manqué d'être coulé par une bande d'une demi-douzaine de baleines, mesurant de 15 à 20 mètres, qui prenaient leurs ébats dans la Manche.

 

Avril 1887  -  Recensement des chevaux.  -  Il sera procédé, du 15 mai au 13 juin 1887, à l'inspection et au classement : 1° de tous les chevaux et juments âgés de 6 ans et au-dessus, de tous les mulets et mules de 4 ans et au-dessus (l'âge se compte à partir du 1er janvier de l'année de la naissance) ; 2° des voitures attelées susceptibles d'être requises.

 

Avril 1887  -  A lire par les jeunes soldats.  -  La loi de 1872 dit que les jeunes gens, après avoir été examinés et entendus par le conseil de révision, peuvent faire connaître l'arme dans laquelle ils désirent être placés. Les commandants de recrutement ont reçu l’ordre de déposer dans les mairies les registres destinés à recevoir les demandes non formulées  verbalement en séance.  

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.  

 

Septembre 1887  -  La grande marée.  -  Dimanche, grande affluence sur nos côtes pour voir la grande marée. L'attente des curieux n'a pas été déçue. Les vagues se précipitaient avec une grande violence le long des falaises qui séparent Luc de Langrune et Lion, souvent même elles se jetaient sur la route. Aussi nombre de promeneurs ont-ils été inondés, notamment un magistrat du tribunal de Caen qui a reçu un superbe coup de mer. 

 

Octobre 1887  -  Orages et accidents.  -  Lundi soir, un violent orage, accompagné d'éclairs et de tonnerre, a éclaté sur notre région. A la gare de Caen, vers 10 heures et demi, la foudre est tombée sur la plaque tournante, située dans la cour du dépôt de la gare de l'Ouest. Trois hommes qui travaillaient à cet endroit les nommés Hébert, chauffeur ; Perrette et Pichon, aiguilleurs, ont été enveloppés par le fluide et ont éprouvé des commotions tellement fortes qu'on a dû immédiatement mander un médecin. L'accident n'aura pas de suites fâcheuses. La foudre a également! cassé tous les fils se reliant  à la guérite de l'aiguilleur.

La foudre est aussi tombée à Caen près, du Jardin des Plantes, sur une voiture qui à été en partie brisée. Le cheval n’a rien eu. Le conducteur était au moment de l'accident, dans le  bureau d'octroi. A Démouville, la foudre est tombée sur le clocher de l'église. La hampe de la girouette a été tordue.

Un sieur Cardine, de Colleville-sur-Mer, messager des beurres pour le roulage Paisant, de Bayeux, a été atteint par la foudre qui l'a projeté hors de sa voiture et lancé au loin à terre. Sans être blessé gravement, le sieur Cardine a reçu dans sa chute de fortes contusions, qui le forcent à garder le lit.

— A Langrune, le tonnerre est tombé sur la propriété de Mme Delangle et a fait beaucoup de dégâts.

—A Saint-Aubin-sur-Mer, le clocheton nord de l'église est lézardé et la toiture défoncée.

— A deux reprises, la foudre est tombée sur l'église Saint-Pierre de Lisieux, frappant la tour nord et pénétrant dans l'église par une petite porte pour aller atteindre les orgues qui ont été sérieusement endommagés. Plusieurs maisons ont été atteintes et un grand nombre de carreaux ont été brisés.

Une pierre pesant 100 kil. a été détachée et est tombée au milieu de l'orgue. On ne sait par où la foudre s'est perdue.

— Une tempête a aussi eu lieu sur la Méditerranée, le « Spahis » s'est échoué. 22 passagers sont noyés, dont trois matelots de l'équipage. On raconte qu'une femme enceinte avait pu sauver son enfant de 5 ans, qu'une lame furieuse lui arracha une seconde fois des bras et qui fut englouti sans retour. Après avoir atterri, la malheureuse mère avorta sur la plage.

 

Janvier 1888  -  Le froid.  -  La température glaciale que nous avons eue la semaine dernière n'est rien en comparaison du froid qui fait en Autriche. Durant huit jours, le thermomètre n'a pas dépassé 30 degrés au-dessous de zéro. Soixante personnes sont mortes de froid aux environs d'Agram. 

— En Amérique, il y a eu des tempêtes de neige. Le chiffre des morts atteint 200. Un grand nombre de personnes ont eu des membres gelés. Beaucoup de malheureux, aveuglés par la neige, se sont laissé mourir à deux pas d'abris où ils auraient été sauvés. Des bandes entières d'enfants ont péri en revenant de l'école. Les pertes en bétail sont considérables.  

 

Février 1888  -  Tempête et neige.  -  Pendant plusieurs jours, la neige est tombée en abondance un peu partout. Sur plusieurs points de notre région, la circulation a été interrompue et les trains, bien que allégés, ont subi de sérieux retards. Dans certains endroits, on mesure 80 et 90 cent. de neige, un train parti de Falaise pour Berjou est resté en détresse près de Martigny. Des escouades de soldats ont été envoyées de Falaise pour déblayer les neiges que le vent avait poussées dans la tranchée et qui atteignaient une grande hauteur.

Sur la ligne de Paris à Granville, plusieurs trains sont également restés en détresse. Les soldats de Chartres et de Rambouillet ont été réquisitionnés pour aider au déblaiement des voies encombrées.

Dans la Seine-Inférieure, la tempête  de neige a causé de sérieux dégâts sur les chemins de fer. Entre Alvimare et Yvetot, la voie a été obstruée par cinq poteaux télégraphiques renversés par le vent. Plusieurs trains ont subi un retard de plus de deux heures.

Même abondance de neige dans le midi de la France. Plusieurs personnes surprises par des tourmentes de neiges ont été ensevelies.

L'Angleterre, l'Autriche, la Suisse et surtout la Russie sont couvertes de neige. Dans beaucoup d'endroits, les habitants sont bloqués.

Cette tourmente de neige a été accompagnée d'un coup de vent qui a fait de grands dégâts sur nos côtes. De mémoire de marins, on n'en avait ressenti un aussi violent. La grève est  couverte de poissons et de coquillages roulés sur le galet par la mer en furie. Sur certains points, on les ramasse à pellées. Un trois-mâts norvégien, de 800 tonneaux, à destination de New-York, sortant du Havre, où il avait relâché, surpris par la tempête, a eu son gouvernail brisé et est venu échouer devant Asnelles. L'équipage, après être resté plusieurs heures sur le pont, couvert à chaque instant par des vagues énormes, a pu gagner la terre à marée basse. Quant au navire, qui était chargé de fûts vides et de lest, on espère le renflouer à la prochaine marée. Le voilier « Pierre Marie », d'Isigny, a été aussi mis à la côte, sous les Falaise de Quineville (Manche).

 

Février 1888  -  A la côte.  -   La directrice d'un bureau de poste du littoral va être mise à la côte, non pour malversation, mais pour négligence et indiscrétion dans le service. La directrice proteste énergiquement. Un plaignant affirme, au contraire, qu'une de ses lettres a été décachetée. L'enquête qui se poursuit parviendra, espérons le, à faire la lumière.  

 

Mai 1888  -  La pêche aux huîtres.  -  Par suite d'une entente entre le gouvernement français et anglais la pêche des huîtres est autorisée dans la mer commune jusqu’au 13 juin.  

 

Juin 1888  -  Exercices de nuit.  -  A Des exercices de nuit auront lieu incessamment, comme l’année dernière, sur le territoire des communes des environs de Caen, dans un rayon de 8 à 40 kilomètres

 

Juin 1888  -  Les orages.  -  On signale un peu partout des orages. Grâce à la pluie tombée avec abondance dans l'arrondissement de Caen lundi, mardi et mercredi, les récoltes sont sauvées. La pluie ne s'est pas jusqu'à ce jour très étendue. Dans l'arrondissement de Lisieux, il n'est pas tombé d'eau, mais la foudre a mis le feu aux bâtiments du sieur Grente, cultivateur à Glos, perte, 8 000 fr.

A Saint-Désir, près Lisieux, le tonnerre est tombé sur la cheminée de la maison des époux Belin, le mari a été jeté à bas de son lit par la commotion.

Dans le Pas-de-Calais, les dégâts sont incalculables. Le village de Hervelinghem a le plus souffert. Des murailles entières ont été enlevées et portées à plus de cent mètres ; une maison s'est écroulée ; le torrent a emporté un cheval attelé et sa voiture ; un troupeau de 200 moutons a été noyé. Calais a été submergé.

Dans les Vosges, une trombe d'eau a arraché de gros arbres, entraîné des blocs de roches, détruit trois ponts de pierre et un pont de bois.

En Algérie, orage de grêle. Les grêlons étaient gros comme un oeuf de poule et pesaient en moyenne 50 grammes. 400 moutons, 200 chèvres, 50 bœufs et 25 poulains ont été tués  dans le douai des Ouied-Derheim. Plusieurs personnes ont été blessées.

En Autriche, là foudre est tombée sur l'église de Brzezie. Trois personnes ont été tuées, 30 blessées et 200 contusionnées. Grâce au sang-froid de l'évêque qui officiait et qui a su immédiatement exhorter l'assistance au calme, un écrasement général a pu être évité.

 

Juillet 1888  -  Les pluies.  -   La persistance des pluies sur notre région porte un préjudice considérable à l'agriculture. Les foins sont perdus, les blés ne mûrissent pas ou sont roulés.

 

Juillet 1888  -  Les Bains de Mer.  -  Mauvaise semaine pour le littoral. Jamais on n'avait vu aussi peu de locations de faites à pareille époque. On espère après le 14 Juillet. 

 

Juillet 1888  -  La plaie des plages.  -   Le littoral est infesté de vagabonds et de mendiants de tout genre. Les gendarmes et les gardes champêtres demandent bien, pour la forme, les papiers de ces écumeurs de la grève, mais ils se gardent bien de les arrêter quand ils ne sont pas en règle. Ajoutez à cela une ribambelle de religieuses de tout âge et de tout ordre, qu'on laisse mendier à leur aise, tantôt pour la construction d'une chapelle, tantôt pour une oeuvre plus ou moins charitable, et vous aurez une idée de ce que nous appelons la plaie des plages.  

 

Juillet 1888  -  Une réponse, s.v.p.  -  Est-il vrai que le maire de Langrune a concédé de gré à gré la pierre à poisson au sieur Lebrethon, charron, moyennant 350 fr.., alors que l'ancien  adjudicataire, le sieur N. Thomas, lui en offrait 600.  Une réponse, s. v. p.

Septembre 1888  -  Tapageurs.  -  Une demi-douzaine de vauriens font du tapage, cassent et brisent tout à Langrune. Dimanche soir, le garde champêtre est intervenu, mais l'un de ces vauriens a mordu le malheureux garde à la joue gauche et lui a fait une blessure de trois centimètres. Il est temps que la gendarmerie intervienne sérieusement.

 

Octobre 1888  -   Noces d’or.  -  Les époux Quesnel, âgés l'un de 78 ans, l'autre de 79, ont célébré leurs noces d'or la semaine dernière, à Langrune.  

 

Novembre 1888  -  Les pommes.  -  Quelques députés ont déposé sur le bureau de l'a Chambre une proposition de loi tendant à frapper d'un droit de douane de 1 fr. 50 par 100 kilog. les pommes à cidre et les poires à poiré de provenance étrangers. La plus grande quantité de ces fruits viennent d'Allemagne, en passant par la Suisse.

 

Décembre 1888  -  Voleurs et maraudeurs.  Jamais, à aucune époque, on n'avait vu autant de voleurs et de maraudeurs par les chemins. Les campagnes en sont infestées. Une bande vient de visiter la commune de Langrune. Dans la propriété de M. Knell et dans celle de M. Le Marchand, on a pris un peu de tout : traversins, linge, batterie de cuisine, vêtements et jusqu'à une pendule. Chez M. Le Marchand, les voleurs avaient tant bu de vin qu'ils n'ont pas pu tout emporter et ont rejeté le trop plein sur le parquet.   

 

Août 1889   -  La pierre à poisson.   -    A Lion comme à Luc, à Luc comme à Langrune et à  Saint-Aubin, la pierre à poisson est un monument, un temple qui, tous les matins, voit groupés autour de lui ses fidèles.  Ce n'est rien, et s'est tout, un microscopique dolmen en pierre de taille recouvert, par un anachronisme impardonnable, d'une toiture de zinc. Son grand prêtre, le crieur, est presque un dieu : son carnet d'une main, son crayon de l'autre, il préside au sacrifice. Les victimes  défilent, se succèdent, les soles remplacent les homards, brèmes, les turbots. Fiévreusement, il interroge de son regard perçant, non pas leurs entrailles.... mais les yeux des acquéreurs.

La pierre à poissons vie, c'est l'agora, c'est le forum où, tous les matins dès huit heures, à l'appel de la cloche, se réunissent les Athéniens et les Romains du XIXe siècle. La foule s'y presse nombreuse, elle suit attentivement, les moindres paroles de son orateur qui, du haut de la Pnyx, des rostres, déclame d'une voix tonnante les mises à prix et les surenchères.

La pierre à poisson, mesdames, c'est un prétexte aux gracieux déshabillés du matin,  c'est un prétexte au pied finement cambré pour se montrer dans une mule découverte, aux  cheveux noués à la hâte pour dérouler les mèches rebelles d'or ou de jais.

Que n'est-ce pas encore ? C'est une institution, c'est un comptoir de libre-échange, c'est...... Je n'en finirait plus.

La pierre à poisson, baigneurs, c'est mieux que tout cela, c'est la vie des pêcheurs. C'est là que pendant trois mois, la vente du poisson subvient à leurs besoins de toute l'année.  Acheteurs, ne craignez pas d'ouvrir la main un peu grande, surenchérissez, ne voyez-vous pas le pauvre pêcheur, son panier à la main, qui attend impatiemment le produit de la vente.  

 

Août 1889   -  Une plainte.   -   Les habitants de Langrune se plaignent à juste titre que la municipalité n'établisse pas, à l'instar des localités voisines, une fête qui puisse jeter quelque jour sur leur plage. Les étrangers délieraient volontiers les cordons de leur bourse pour amuser leurs familles, tout en faisant du bien aux pauvres. Une pareille fête permettrait peut-être aussi au commerce de Langrune de réaliser le bénéfice accoutumé, auquel la rigueur de la saison de 1889 met obstacle.

Nous faisons des vœux pour avoir bientôt à annoncer a nos lecteurs la fête de Langrune-sur-mer.  

 

Février 1890  -  Inconséquences.  -  Un pauvre fou qui réside entre Luc et Courseulles menaçait, il y a quelques mois, de tuer des parents auxquels il en voulait. Le maire de l'endroit fit enlever les armes que possédait chez lui cet aliéné. C'était sage. Mais le fou est en possession d'un permis de chasse, et n'a pu l'obtenir que sur l'avis favorable du maire, qui encourera une grave responsabilité si un malheur arrive.....  

 

Mars 1890  -  Voleurs de gouttières.  -  Il parait qu'entre Luc et Courseulles, des maraudeurs enlèvent les gouttières et tuyaux de descente. Cela c'a rien d'étonnant, on le fait bien en pleine ville. Mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est qu'un couvreur de la côte va, chaque matin, se promener sur la plage pour constater les vols, et écrit aux propriétaires volés, habitant le dehors, qu'il replacera les tuyaux, sauf contre ordre, dans les 24 heures.  

 

Mai 1890  -  Abeilles.  -  Dans le Calvados, les ruches d'abeilles devront être éloignées d'au moins dix mètres de la voie publique ou des héritages voisins, et en être séparées par une clôture haute de deux mètres au moins. Dans les champs, elles-devront être à cent mètres au moins de tout chemin ou de toute maison. Les ruches ne pourront être transportées dans les landes, bruyères ou bois, qu'avec une autorisation spéciale du préfet, délivrée sur un avis du conseil municipal. 

 

Mai 1890  -  Malades contagieux.  -  Les enfants atteints de la variole, de la scarlatine et de la diphtérie ne devront rentrer à l'école qu'après 40 jours, pour la varicelle, la rougeole, et les oreillons, 20 jours après. Quant aux enfants atteints de coqueluche, maladie dont la durée et variable, ils ne pourront être admis de nouveau dans les écoles qu'en présentant un certificat du médecin.

 

Juin 1890  -  Pas gracieux M. Mauger et Cie.  -  L'un de nos abonnés de Paris, de passage sur nos côtes, nous fait remarquer que, sur les grandes lignes, comme celle de l'Ouest, les employés chargés du service postal, quand il n'y a pas de wagon-poste spécial, sont placés dans un compartiment réservé de deuxième classe. Sur le chemin de Caen à la Mer, les employés sont relégués dans un wagon de troisième. 

On dit même que le grand chef de la ligne s'est déjà demandé si ces employés ne pourraient pas être parqués dans les wagons à bestiaux. 

De deux choses l’une, ou le règlement veut que l'employé des postes soit placé dans un compartiment de deuxième, ou c'est une gracieuseté des compagnies. 

Si c'est réglementaire, pourquoi la compagnie Mauger et Cie ne s'y conforme-t-elle pas ?  Si c'est à titre gracieux, elle devrait bien imiter les grandes compagnies, en raison du service pénible et compliqué que les malheureux employés des postes ont à remplir. Mais voilà qui est plus fort. Dans le compartiment réservé à la poste, on ferait monter des voyageurs. Ce n'est ni prudent ni rassurant, car, par le temps qui court, un mauvais coup est bien vite donné et un sac de dépêches enlevé.  Dans ce cas, qui serait responsable ?  

 

Juillet 1890  -  Un jour de congé.  -  Le préfet, en raison de sa nomination dans le Calvados, a accordé le 15 juillet, comme jour de congé supplémentaire, aux écoles primaires. 

 

Juillet 1890  -  Tempête.  -  Samedi dans la matinée, un coup de vent que rien ne faisait prévoir s'est fait sentir sur nos côtes. Presque toutes les petites barques sorties pour la pêche ont été jetées à la côte sur des points éloignés de leur lieu d'attache. C'est un miracle qu'aucun pêcheur n'ait trouvé la mort dans cette tempête.

 

Juillet 1890  -  Les récoltes.  -  Les pluies persistantes de ces derniers temps ont compromis les récoltes dont les apparences étaient des plus belles. La plupart des foins ne sont pas rentrés et l'eau a pénétré dans les meulons, Les blés et les avoines sont versés et, comme roulés, sur certains points. On craint aussi que l'humidité n'atteigne les pommes de terre. La récolte de pommes à cidre sera encore moindre que l'an dernier.

 

Juillet 1890  -  Excellente mesure.  -  Désormais, le service des petits paquets, jusqu'ici limité aux communes possédant des gares de chemin de fer, sera étendu à tout le territoire. L'administration se servira, à cet effet, des entrepreneurs de transports des dépêches, qui livreront les colis à domicile moyennant une rétribution ne dépassant pas 25 centimes.  

 

Août 1890  -  Libération de la classe 1885.  -  Les troupes de cette classe seront libérées le 25 septembre prochain. Celles des colonies le 1er janvier.

 

Août 1890  -  Les pommes de terre.  -  La maladie qui rendra la récolte presque nulle, cette année ne sévit pas seulement en France. En Irlande, dans le district de Timoleaque, 3 000 personnes sur 8 000 sont atteintes de diverses maladies occasionnées par des pommes de terre mauvaises. 

 

Août 1890  -  Bains de Mer.  -  Pendant que les chasseurs s'en vont en chasse, le mauvais temps chasse les baigneurs. Heureusement que le baromètre remonte. Il y a donc lieu d'espérer que le mois de septembre sera relativement aussi bon que le mois d’août.  

 

Septembre 1890  -  La grande marée de 1890.  -  La plus forte marée de 1890 sera celle du 29 septembre, qui suit la pleine lune du 28 — Des soi-disant savants nous avaient prédit un temps épouvantable pour le 23 et le 28 septembre. Le 23 est passé, et il fait beau. Espérons qu'il en sera de même le 28. 

 

Octobre 1890  -  Les pommes.  -  Dans le Calvados, le Pays-d'Auge surtout, n'a pas de pommes, on parle de 4 et 5 fr. la barretée. Dans la Manche, il y en a davantage, les prix varient entre 3 et 3 fr. 50. La Bretagne est plus favorisée, on en trouva en gare à 2 fr. 25 et 2 fr. 50. Sur certains points on les vend au poids.

 

Octobre 1890  -  Le baiser.  -  Pendant La saison balnéaire, on a célébré, dans une petite commune de notre littoral, le mariage d'une jeune baigneuse. Le maire, bon vivant quoique vrai... chrétien, est à cheval sur ses droits, surtout sur celui d'embrasser les mariées. 

Le mari et ses invités avaient comploté de couper le bécot à Monsieur le maire et de lui laisser le bec dans le vide. Le maire, ayant eu vent de la conspiration, joua au plus fin et profita que le mari avait le dos tourné pour embrasser la mariée. Le mari voulut se rattraper et dit au maire : « Môsieur le Maire, vous venez de donner à ma femme ce qu'elle ne peut pas vous rendre... J'vas l'faire à sa place ». Le maire, pas bête, ne s'est pas laissé faire et a répondu : « Merci ! m'sieu .. J'sis assez riche pour donner un baiser à vot'femm... Et cor plusieurs d'aveuque..., si vos l'permettez. Le mari n'a pas permis.

 

Octobre 1890  -  Statistique.  -  En 1889, il y a eu, dans le Calvados, 2 936 mariages ; 72 divorces ; 9 007 naissances légitimes, 3 996 garçons et 3 948 filles ; illégitimes, 503 garçons et 560 filles ; Mort-nés, 402.  9535 décès dont 4 878 du sexe masculin. Excédent de décès sur les naissances, 578.

 

Novembre 1890  -  Police des plages.  -  Le préfet du Calvados vient de prendre un arrêté par lequel il est interdit de faire usage d'armes à feu sur les plages du Calvados, à moins de cent mètres des habitations et de la limite des bains déterminée par la laisse des hautes mers de vives eaux.  

 

Décembre 1890  -  Froid et neige.  -  Vendredi, samedi et dimanche, le froid a été excessif à Caen. Voici quelques renseignements relevés à Vaucelles, rue de l'Arquette. Vendredi, à 7 heures 1/2 du matin, 17° au dessous de zéro ; samedi, à 6 heures, 15° ; à huit heures,19° ; dimanche, à 6 heures, 16°. Depuis longues années, on n’avait constaté de si basses températures. 

— A propos du froid et de la neige, on rappelle que le 24 novembre 1788, commence une forte gelée qui dura jusqu'au 29 janvier suivant. Le passager de Honfleur fut six semaines sans pouvoir venir au Havre par suite des glaces. La misère fut grande. La pain continua à augmenter jusqu'en fin février, ce qui causa des troubles. Le 4 mars, une émeute, causée par la cherté du pain, éclata à Caen.  

 

Décembre 1890  -  Le froid en chemin de fer.  -  A la suite d'une réclamation du Petit Journal, les grandes compagnies doivent chauffer tous leurs wagons. Espérons que M. Mauger, se rappelant qu'il a été député du Calvados, les devancera, et fera chauffer les secondes et les troisièmes sur le chemin de Caen à la Mer.  

 

Janvier 1891  -  Le temps.  -  C'est partout, en Europe, qu'il a fait froid et que la neige est tombée. Le nombre de morts résultant du froid n'a jamais été aussi grand et les accidents aussi nombreux. Le plus grand froid a été constaté dans la nuit de vendredi. La terre a gelé a une profondeur de 23 centimètres. Dans la Manche, il est tombé beaucoup de neige, du coté de la Haye-du-Puits, elle a atteint une hauteur de plus d'un mètre.

A Toulon, il est tombé de la neige, ce qui se voit rarement ; à Nice, à Alger, de la grêle, de l'eau et du froid. Aujourd'hui, nous sommes au dégel. 

 

Janvier 1891  -  Le Normand de Paris.  -  Tel est le titre que porte une nouvelle feuille parisienne exclusivement consacrée aux gars normand qui vient de paraître à Paris. Prospérité et longue vie, voila ce que nous souhaitons à notre nouveau confrère.  

 

Mars 1891  -  Les giboulées de mars.  -  Une tempête de neige et de vent s'est abattue sur la Manche, et a gagné la Normandie. Le paquebot de Douvres à Calais a éprouvé un très grand retard, on a même eu des craintes à son sujet. Plusieurs sinistres.  

 

Avril 1891  -  Les plages du Calvados.  -  Lundi, a eu lieu, à Caen, l'adjudication des plages du Calvados. Beuzeval, sur une mise à prix de 500 fr. ; Arromanches, à 150 fr. et Tourgéville, à 100 fr., n'ont pas trouvé preneurs. Partie de Trouville (Roches Noires), 500 fr. ; Deauville, 200 fr. ; Honfleur, 50 fr., ont été adjugés à des particuliers avec des surenchères relativement insignifiantes.

Les plages de Saint-Aubin, 1 000 fr. ; Courseulles, 250 fr., et Langrune, 200 fr., ont été adjugées aux communes.

Mais à Villers-sur-Mer le pompon ! La mise à prix de la plage était fixée à 2 025 fr., la commune s'en est rendue adjudicataire pour 4 050 francs

Or, écoutez ceci : il y a six ans, la commune s'était aussi rendue adjudicataire du même terrain, mais pour 1 000 fr. seulement, et elle a trouvé moyen d'y manger 2 à 3 000 fr.

Comment fera-t-elle pour s'en tirer en payant 4 050, plus les frais d'adjudication et les constructions en planches ? Est-ce que quelque conseiller municipal généreux y mettra du sien ? Nous en doutons. Certains entrepreneurs trouveront plutôt le moyen d'y faire leur beurre.

 

Avril 1891  -  1870.  -  Sur la convocation de quelques anciens soldats de 1870, un certain nombre de ceux qui ont combattu pour la Patrie dans la guerre contre l'Allemagne se sont réunis. 

Après une allocution patriotique de M. Guillouard, les membres présents ont exprimé le désir de former une association amicale des anciens combattants de 1870 et ils ont procédé à la constitution d'un bureau provisoire ainsi composé : président : M. Guillouard ; vices-présidents : MM.  Paris et Levalois ; secrétaire : M. Planquette ; trésorier : M. Quesnot.  

 

Juin 1891  -  Les orages.  -  Les derniers orages ont occasionné de grands ravages dans notre contrée. Ces orages se sont fait sentir dans toute la France. A Limoges, les recolles ont été détruites par la grêle. 

— Près de Château-Thierry, une femme a été tuée par les grêlons. 

— C'était lundi la Saint-Médard, il a plu. En aurons-nous pour 40 jours ?

 

Juin 1891  -  Tous les sacrements.  -  Mon Seigneur l’évêque de Bayeux vient de visiter plusieurs communes du littoral. Il a donné, à Lion, tous les sacrements : baptême, confirmation et communion, à un personnage de la commune. Puis il est allé dans plusieurs communes confirmer les enfants de la première communion. A cette occasion, il y a eu une fausse alerte. A Langrune, on a voulu annoncer la fête par un carillon, les pompiers de Luc ont cru qu'on sonnait au feu et sont accourus.  

 

Juin 1891  -  Que de mal pour avoir justice.  -  En 1888, un sieur Hamel, demeurant à Langrune, était grièvement blessé derrière la tête, en travaillant pour la compagnie du chemin de fer de Caen à la Mer. Peu de temps après, il reprit son travail, mais, six mois plus tard, la compagnie, voulant faire des économies ou se débarrasser d'un ouvrier affaibli depuis son accident, congédia Hamel. Celui-ci demanda l'assistance judiciaire pour attaquer MM. Mauger et Cie. Elle lui fut refusée en première instance. En appel, on la lui accorda. 

Un procès s'engagea. On traita Hamel d'alcoolique, les médecins de la compagnie, portés pour elle, soutinrent que l'accident n'était pour rien dans l'état de Hamel. Trois ou quatre autres médecins affirmèrent le contraire. 

Enquêtes sur enquêtes furent favorables à Hamel, malgré les témoignages hésitants de certaines personnes appartenant à la compagnie. Enfin, Hamel a obtenu une rente annuelle de 800 fr., avec 100 fr. réversibles à sa femme en cas de décès. L'accident remonte à 1888, nous sommes en 1891. Il faut reconnaître que MM. Manger et Cie ont fait tout pour que ce malheureux ouvrier mourût de ses blessures ou crevât de faim avant d'avoir obtenu satisfaction.

 

Août 1891  -  Nécrologie.  -  Nous apprenons la mort de M. Charles Leroux, maire de Langrune et conseiller d'arrondissement du canton de Douvres.  

 

Août 1891  - Sur nos plages.  -  Depuis longtemps, le mauvais temps sévit sur les plages normandes. Les malheureux baigneurs sont obligé de se confiner dans leurs cabines on regardant la pluie tomber. Le beau temps semble revenir maintenant, mais les malheureux baigneurs n'en sont pas plus heureux, le soleil active la décomposition du varech accumulé sur certains points jusqu'aux abords des cabines par la grande marée du 20 août. 

Quand on se plaint aux habitants que cette odeur est très désagréable, ils disent en souriant que cette odeur est très saine. Ils sont dans une erreur profonde, le varech frais émet une odeur saine, du moins on l'admet jusqu'à présent, mais, quand le varech entre en putréfaction comme c'est le cas actuel, cela devient dangereux.

 

Août 1891  - Vélocipédie.  -  Le préfet du Calvados est encore plus exigeant que le maire de Caen. A l'avenir, dans le Calvados, les vélocipèdes devront être munis d'une plaque portant le nom de leur propriétaire, et de grelots d'un son assez clair pour être perçu à une distance de 100 mètres au moins. Les vélocipédistes tiendront toujours la droite. Ils devront sonner de la trompe, ou faire vibrer un timbre, jusqu'à ce que les piétons se soient écartés, et, si ces derniers ne se rangent pas, ils seront tenus d'arrêter leur vélocipède. Aussitôt après le coucher du soleil et au plus tard à partir de 4 heures en hiver et de 8 heures en été, les vélocipèdes devront être munis d'un falot.

 

Août 1891  - La pluie.  -  Une tempête épouvantable, accompagnée et suivie de pluie, a désolé notre région. On a fait un compte désolant. Depuis le 1er janvier 1891, il a plu 150 jours.

 

Août 1891  - Sur nos plages.  -  Depuis longtemps, le mauvais temps sévit sur les plages normandes. Les malheureux baigneurs sont obligé de se confiner dans leurs cabines on regardant la pluie tomber. Le beau temps semble revenir maintenant, mais les malheureux baigneurs n'en sont pas plus heureux, le soleil active la décomposition du varech accumulé sur certains points jusqu'aux abords des cabines par la grande marée du 20 août.

Quand on se plaint aux habitants que cette odeur est très désagréable, ils disent en souriant que cette odeur est très saine. Ils sont dans une erreur profonde, le varech frais émet une odeur saine, du moins on l'admet jusqu'à présent, mais, quand le varech entre en putréfaction comme c'est le cas actuel, cela devient dangereux.  (Source B-N)

 

Septembre 1891  -  Tramways.  -   Par décret, les lignes de tramways de Grandcamp à Isigny et de Dives a Luc-sur-Mer sont déclarées d'utilité publique.  (Source B-N)

 

Septembre 1891  -  Taquineries.  -   Un voyageur, porteur d'un billet d'une série délivrée par le chemin de Fer de la Mer et valable pour toute l'année 1891, faisait enregistrer, à Langrune, un colis avec son billet. Par une circonstance imprévue, il ne partit pas ce jour-là. Le lendemain, on lui refusait de le laisser monter avec le billet qui lui avait servi la veille à faire enregistrer son colis. Pourquoi cette taquinerie ? La compagnie ne pouvait pas être lésée. Le billet, portant au dos le mot : bagages, ne pouvait servir à l'enregistrement d'un autre colis. Lorsque le voyageur réclama , le chef de gare de Caen lui prit le billet en disant qu'il était acquis à la compagnie. De quel droit ? (Source B-N)

 

Octobre 1891  -  Incendie.  -  Samedi dernier, à Langrune, le feu s'est déclaré dans le grenier à foin du sieur Paul Lepoëtre, propriétaire, et malgré la promptitude des secours, la charpente, la couverture et tout le corps de bâtiments ont été consumés. Perte, 4 000 fr. (Source B-N)  

Novembre 1891  -  Est-ce la fin du monde ?  -  Inondations dans le midi de la France ; neige en Espagne et à Madrid ; choléra à Damas ; influenza à Londres et en Australie, et même en France, dans Maine-et-Loire ; tremblement de terre au japon, 3 000 victimes ; disette dans le nord de la Suède, sans compter les accidents des chemins de fer.  (Source B-N)

 

Novembre 1891  -  Population.  -  En 1890, il y a eu dans le Calvados : mariages, 2 920 ; divorces, 66 ; naissances, 8 709, dont 7 649 légitimes et 1 060 illégitimes ; décès, 10 474 ; mort-nés, 405. Soit un excédent des décès sur les naissances de 1 765. 

— Manche : mariages, 3 289 ; divorces. 24 ; naissances, 10 974, se divisant en 10 274 légitimes et 700 naturelles ; décès, 11 828 ; mort-nés, 484. L'excédent des décès sur les naissances est donc de 854. 

— Dans l'Orne : mariages, 2 320 ; divorces, 44 ; naissances, 6 055, se divisant en 5 732 légitimes et 323 naturelles; décès, 9 192 ; mort-nés, 244. L'excédent des décès sur les naissances atteint donc le nombre de 2 137.  (Source B-N)  

 

Mars 1892  -  Grand marée.  -  Une grande marée aura lieu le 28 mars. Elle atteindra 118, c'est-à-dire une hauteur à laquelle la mer ne monte que: quatre à cinq fois par siècle.  (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  La pluie.  -  La pluie, que les cultivateurs demandaient à grands cris, a fini par tomber. Sur plusieurs points de notre département, notamment sur Caen et les environs, ç'a été, mardi, pendant une heure, un vrai déluge. (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  Nouvelle impôt sur les pommes.  -  Le gouvernement, dans son projet de budget, frappe, les pommes d'un droit qui viendrait se cumuler avec l'impôt sur les cidres. La commission du budget est disposée à accepter l'établissement de cette taxe, ce qui ferait que le cidre paierait, tant sous la forme de matière première que sous celle de produit fabriqué. Singulière façon, vraiment, de procéder au dégrèvement des boissons populaires.  (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  Les vélocipèdes ont du bon.  -  Si cette légère machine cause quelques ennuis aux promeneurs, il faut dire qu'elle rend parfois service. Nous en avons eu la preuve ces jours-ci. Les paquets de journaux de nos dépositaires. ligne de Courseulles, avaient été laissés dans un coin. La poste les a fait transporter en vélocipèdes aux destinataires. Retard : quelques heures seulement. (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  La viande.  -  Par suite de la disette d'herbe, les cultivateurs sont obligés de vendre leurs bestiaux à des prix excessivement bas. Les bouchers en général, et ceux de Caen en particulier, syndiqués à cet effet, n'en continuent pas moins à vendre la viande à un taux élevé. Les bouchers feraient bien de l'abaisser, car, s'ils ne le font pas, il se pourrait que la question fût soulevée en séance municipale et qu'une demande de taxe soit formulée.  (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  Droit sur les pommes.  -  Les sénateurs et les conseillers généraux républicains viennent d'adresser à tous les maires du département une circulaire et une pétition en vue de protester contre le vote de la commission du budget qui frappe un droit de circulation de 30 c. par hectolitre les fruits à pressoir. 

Une autre pétition a été aussi envoyée par le baron Gérard dans son arrondissement. Nous engageons les maires à s'occuper sérieusement de cette question qui intéresse à un si haut degré la fortune du Calvados. (Source B.N.) 

 

Juillet 1892  -  Armée.  -  A l'avenir, tout Français militaire fait partie de l'armée active pendant trois ans, de la réserve pendant dix, de la territoriale pendant six. 

— Les réservistes des classes 1882 et 1885 sont convoqués : Infanterie, 1er série, du 22 août au 23 octobre. 

— 2e série, du 26 septembre au 23 octobre. 

  Artillerie, 1er série, du 22août au 18 septembre. 

— 2e  série, du 30 septembre au 30 octobre.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  La foudre.  -  Mardi l'après-midi, nous avons eu un orage de tonnerre. Il faisait une chaleur torride. La foudre est tombée sur divers points. Cet orage s'est étendu sur presque toute la France et à l'étranger. (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Nos récoltes.  -  La récolte du foin est réduite aux deux tiers d'une récolte ordinaire par la sécheresse. On parle de 100 fr. le cent : mais ce prix ne se maintiendra pas. Blé, orge, avoine, sarrasin, assez bons. Pommes peu nombreuses en général. Quelques contrées en ont cependant.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Idée originale.  -  M. Etienne, négociant en vins, a fait construire une immense voiture qu'il a baptisée «La Normande » avec laquelle il doit faire, en famille, le tour de France. Cette roulotte est construite avec luxe et très confortablement emménagée, elle comprend une cuisine, trois chambres à coucher, une salle à manger, une écurie mobile, etc. Elle est attelée de trois vigoureux percherons. Notre compatriote, accompagné de sa famille et de deux domestiques, est parti pour Rouen. Moyen pratique de ne jamais manquer le train et de n'avoir pas à subir les ennuis des hôtels. Malheureusement ce truc n'est pas à la portée de toutes les bourses. (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Bains de mer.  -  Les chaleurs font fuir Paris et rechercher les bords de la mer. Aussi les baigneurs commencent-ils à arriver. Le casino de Trouville, toujours dirigé par M. de Maraine, vient de publier son tableau de troupe. Il est très complet. La jetée en fer a été essayée. Tout porte à croire que vers le 10 juillet le public pourra bénéficier des inestimables avantages d'un nouveau service régulier, sans souci des bases-mer. Les régates de Trouville auront lieu les 30 et 31 juillet et le 1er août. 

 - Ouverture du casino de Luc le 10 juillet, Jeux, orchestre choisi, petite troupe d'opéra et de comédie recrutée parmi les meilleurs artistes. 

 - Mme Messeline qui a joué 80 fois miss Helyette, à Bruxelles, est descendue à l'hôtel Belle-Plage. 

 - Caen Bains de Mer a fait sa réapparition. Toujours frais, toujours soigné, notre confrère. Il fera bien de surveiller son correspondant d'Arromanches qui lui fait dire que le maire ne fait pas réparer l'effondrement des digues : d'abord, parce que les digues ne sont pas défoncées, ensuite, parce que cela ne regarde pas le maire. 

 - Autre éclosion : « l'Écho des Plages », bi-hebdomadaire, journal des stations de Beuzeval-Houlgate, Dives. Cabourg, le Home, Ouistreham, Lion, Luc, Langrune, St-Aubin, Bernières et Courseulles. — Bureaux et rédaction, 102, rue Saint-Pierre, Caen.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Vélocipédie. - Une course de vélocipèdes, 1 000 kil., de Paris par Nantes à Paris. Les coureurs ont traversé le Calvados. Le premier arrivé est M. Allard, le second, M. Meyer, le troisième, M. Leralu, de Falaise  (Source B.N.)

 

Octobre 1892  -  Enfin !  -  Depuis de longues années, MM. Lefortier et Cie réclamaient un service de poste de Caen à Courseulles, par Thaon, et de Courseulles à Douvres. Un coup d'épaule de M. Charles Benoist, publiciste, originaire de Courseulles, a fait aboutir l'affaire. Ce sont les habitants du littoral qui sont contents.   (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Mauvais vote.  -  La Chambre vient de voter, en principe, la suppression du privilège des bouilleurs de crû. Espérons que ce vote n'est pas définitif. (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Longévité extraordinaire.  -  L'un de nos abonnés nous écrit qu'il y a l'école vétérinaire de Bruxelles, (Belgique), une jument âgée de 41 ans et ayant eu 18 produits, dont le dernier est né en 1891 (la mère âgée alors de 40 ans). Cette jument n'a aucune tare, jouit d'une bonne santé, mais ne possède plus une seule dent. (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Les bouilleurs de cru.  -  Nous avons annoncé que la Chambre avait voté la suppression du privilège des bouilleurs de cru auxquels il ne serait plus accordé que 10 litres d'alcool comme consommation personnelle. 

Il se pourrait que la Chambre revienne sur cette décision. Mais ce qui paraît bien acquis, c'est l'élévation du droit sur l'alcool de 156 à 235 fr. l'hectolitre et l'élévation des licences des débitants. Par contre, l'État abandonne ses droits sûr les boissons. (Source B.N.)

 

Décembre 1892  -  Tirage au sort.  -  Les jeunes gens faisant partie de la classe 1892 doivent se présenter au bureau militaire de la mairie de Caen, pour fournir tous les renseignements nécessaires, à l'effet d'être inscrits sur les tableaux de recensement. Sont compris dans ce recrutement pour l'année 1892 les jeunes gens nés du 1er janvier 1872 au 31 décembre suivant, tous les omis des classes antérieures. En cas d'absence, les père, mère, tuteur ou curateur des jeunes gens doivent se présenter. (Source B.N.)  

 

Décembre 1892  -  Recensement.  -  Le recensement des voitures attelées, susceptibles d'être utilisées pour les besoins de l'armée au moment d'une mobilisation, aura lieu du 1er au 15 janvier. (Source B.N.) 

 

Janvier 1893  -  Le froid.  -  Le froid a fait son apparition cette semaine. A Langrune, le thermomètre est descendu à 10 degrés au-dessous de zéro.  (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Incendie.  -  A Langrune, un incendie a détruit une maison d'habitation appartenant, à la veuve Chatelet, propriétaire à St-Aubin-sur-Mer, et occupée par le sieur Clovis Chrétien, entrepreneur de maçonnerie. La toiture d'un bâtiment appartenant au sieur Blet, propriétaire à Montabard (Orne), a été endommagée. Pertes : pour les propriétaires, 5 000 fr. ; pour le locataire, 200 fr. (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Bouilleurs, bouillez en paix.  -   Les bouilleurs de cru peuvent se rassurer, il n'y aura rien de changé à leur situation cette année. (Source B.N.)

 

Avril 1893  -  28 jours de plus.  -   En application de la nouvelle loi sur le service militaire qui porte à dix ans le service à accomplir dans la réserve, la direction de l'infanterie a reçu l'ordre de préparer un nouvel appel pour une troisième période de 28 jours, que devront accomplir dorénavant tous les hommes pris par la conscription. (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Les chenilles de M. Mauger et Cie.  -  Quand on arrive à la gare de Langrune, du côté droit de la voie, les haies servant de clôture à la ligne ferrée sont couvertes de nids de chenilles dans un espace de 25 à 30 mètres. L'an dernier, ce quartier a été dévoré par les chenilles. Il y a eu, notamment un champ de choux dont il n'est pas resté une feuille. Les riverains se demandent avec anxiété si cela va recommencer cette année. 

Espérons que non, à moins que la compagnie de Caen à la Mer ne soit au-dessus des arrêtés préfectoraux. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Les fourrages.  -  Une circulaire ministérielle indique de ne pas acheter le foin à plus de 100 fr., les 1 000 kilos quand les grains, les tourteaux et autres résidus, tels que drèches, pulpes, etc…….., peuvent donner l’équivalent en nourriture à un prix moindre. 

— On peut donner les feuilles d'arbres aux bestiaux, elles ont la valeur de la luzerne. Ne pas donner de châtaigniers, pas, de feuilles de noyers, elles tarissent le lait. Ne pas donner de très jeunes feuilles, elles nuisent à l'arbre et donnent la maladie du bois aux animaux. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Fête du 14 juillet.  -  Les pâtissiers et boulangers, sont prévenus que le type à fournir pour la distribution de gâteaux à faire aux enfants, a été arrêté ainsi qu'il suit : Un ou plusieurs gâteaux secs ou biscuits renfermés dans une enveloppe telle que boite, panier, sac, etc……, avec les couleurs nationales et ornementations diverses.  (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Les guêpes.  -  Il y a beaucoup de guêpes cette année par suite des chaleurs. Nos campagnes et nos plages en sont couvertes. Dans le Cher, ces insectes sont si nombreux qu'on ne peut pas cueillir les fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Le jus de tabac.  -  En vue de permettre aux cultivateurs de défendre leurs récoltes contre les ravages des nombreux insectes que la sécheresse a fait éclore, l'administration des contributions indirectes rappelle que le commerce en détail des jus de tabac dénaturés est entièrement libre et toute personne peut, sans être astreinte à la moindre formalité, obtenir la livraison de ces produite et même en constituer un dépôt, où chacun à la faculté de venir s'approvisionner. 

Une notice indiquant le mode d'emploi, les conditions de vente et d'expédition des jus de tabac dénaturés, est tenue à la disposition des intéressés par les entreposeurs de tabacs de Caen: Bayeux, Lisieux, Honfleur, Vire et Falaise. (Source B.N.)  

 

Juillet 1893  -  Avis aux baigneurs.  -  Annuaire des marées pour Caen-Ouistreham et ses environs, indiquant l'heure des pleines et basses mers ; les hauteurs d'eau des pleines mers en mètres et en centimètres, pieds et pouces anglais ; le lever et le coucher du soleil et de la lune conformés â l'Annuaire des marées des côtes de France et divers renseignements utiles, est en vente sur nos côtes, et à Caen, chez M. Brulfert, libraire. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  La rougeole.  -  Une épidémie de rougeole règne en ce moment dans notre région sur les enfants, et fait des victimes trop nombreuses. Ceci tient à ce que cette maladie est mal comprise. Les parents regardent la rougeole comme terminée quand l'éruption a disparu, ce qui est une grave erreur, car la convalescence surtout est à surveiller et à soigner. Les petits malades doivent garder scrupuleusement la chambre pendant un temps assez long après l’éruption. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  L’Hirondelle de la mer.  -  Concours de pigeons à Mont-de-Marsan (Landes), le 23 juillet. Arrivées, MM. de Chazot, Tailleville ; 2e H. Cussy ; 4e , Desaunais, 4e et Prempain, de Langrune. 

Concours de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), le 6 août. — Arrivées, MM. L. Saillard, à Langrune ; de Chazot, à Tailleville. H. Cussy, à Langrune. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  La saison.  -  Nos côtes se sont garnies, mais tout n'est pas loué. L'année sera assurément bonne comme nombre, mais on se plaint que les baigneurs font bien moins de dépenses qu'autrefois, on sent la gêne. (Source B.N.)

 

Octobre 1897  -   Épaves. -  Vendredi, la mer était très grosse. Dans la soirée, la mer rejetait sur le sable une grande quantité de planches de sapin.  On suppose qu'un navire norvégien pris par le gros temps a été obligé pour entrer à Ouistreham de jeter une partie de son chargement.

 

Février 1899  -  Mort accidentelle.  La nommée Rose Mériel, veuve Aubert, 56 ans, sans profession à Langrune a été trouvée morte chez elle entre le mur et son lit. D'après les constatations la mort remonterait a 36 heures environ et aurait été occasionnée par une congestion.

 

Août 1899  -   Incendie.  -  Un incendie, dont les causes sont inconnues, s'est déclaré vers 4 heures du soir, dans une grange appartenant à Mme Victoire Bisson, propriétaire à Langrune.  Un groupe de baigneurs faisant la chaîne a pu circonscrire l'incendie. 270 gerbes d'avoine, et 750 gerbes de blé et 100 bottes de paille, ainsi que l'immeuble, ont été détruits.

 

Septembre 1900  -  Mauvais bilan pour la saison des bains de mer, Courseulles, Bernières, Langrune, Lion et Arromanches ont toutes organisé leurs fêtes et leurs régates le même jour.

129   LANGRUNE                                                                      Rue de l'Épargne

LANGRUNE-SUR-MER

Rue de la Mer

23    LANGRUNE

La Rue de la Mer

7.   -   LANGRUNE  -  La Pierre à Poisson
106     LANGRUNE  -  Rue de la Mer  -  LL.

LANGRUNE-SUR-MER

Sortie de Langrune, route de Courseulles

LANGRUNE-sur-MER 

Le Café de  la Poste 

et La rue de la Mer

23  LANGRUNE  -  La Brèche et la Digue

LANGRUNE-sur-MER  -  Le Café de  la Poste et La rue de la Mer

8.   LANGRUNE-SUR-MER  -  Les Tennis

145     LANGRUNE                                                                           Promenade Aristide Briand

LANGRUNE-sur-MER  -   Promenade Aristide Briand

  5       LANGRUNE  -  Vue générale prise de LUC.  -  LL.

Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  Rue de la Mer

Les Hôtels

34      LANGRUNE-sur-MER  -  Les Tennis

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Gare

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Plage

5      LANGRUNE-sur-MER  -  La Gare

2.  -  LANGRUNE  -  Rue de la Plage

36     LANGRUNE  -  Préventorium Pasteur.  -  LL.

136    LANGRUNE                                                                        Rue de la Mer

LANGRUNE  -  La pierre à poisson

LANGRUNE-SUR-MER  -  La Rue de la Plage
LANGRUNE  -  La Cale 

20. -  Langrune-sur-Mer  -  Le Calvaire

LANGRUNE-sur-MER  -  La Plage

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  Arrivée du train

LANGRUNE-SUR-MER  -  La Digue

LANGRUNE-sur-MER -  La Digue et les Cabines

50     LANGRUNE  -  Promenade de la Plage

1.  -  LANGRUNE  -  La Gare

LANGRUNE-sur-MER (Calvados  -  La Place du 6 Juin

Langrune  -  La plage et les Villas

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Place du 6 Juin

308.  Les Brises-Lames du Calvados

LANGRUNE-sur-MER  -  La Rue de la Mer

11   LANGRUNE  -  Les Hôtel et la plage

Le Clos Familiale - LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La plage

1005 LANGRUNE-SUR-MER  -  Villa sur la falaise

146  -  LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Digue et la Plage

LANGRUNE-sur-MER 

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