Édition de Langrune-sur-Mer                                                                                                                                                                                                                 Édition du 11 au 27 juin 2017
LANGRUNE s/ MER

Canton de Douvres-La Délivrande

Les habitants de la commune sont des Langrunais, Langrunaises

Janvier 1901  -  Froid et neige  -  Le thermomètre descend à moins 14°. Plusieurs décès " de froid et de misère".

 

Février 1901  -  Mendiants arrêtés.  -  Les nommés Kudenec, R....., Âgé de 46 ans, mineur, sans domicile fixe, né à vannes (Morbihan), ont été mis en état d'arrestations, le 5 février, par le garde champêtre de Langrune, pour mendicité et vagabondage en réunion. Kudennec a déjà subi plusieurs condamnations.  

 

Février 1901  -   Froid et neige  -  Le thermomètre redescend à moins 14° : Caen fête le Mardi-gras sous la neige. Le lendemain, verglas généralisé.

 

Avril 1901  -  Mort accidentelle. -  Le 1er avril, M. Léopold Broult, 76 ans, cultivateur à Langrune, a été trouvé sans vie dans un champ qu'il cultivait. Un rouleau attelé à un cheval lui était passé sur le corps et avait occasionné des fractures qui ont déterminé la mort du vieillard.

Toujours un temps très froid, et tempétueux. La barque de pêche "Le chasseur Noir", de Courseulles, est retrouvée échouée et vide à Ouistreham. Ses occupants, le père et le fils, ont péri en mer.

 

Septembre 1901  -  Suicide.  -  Samedi, le cadavre du sieur Constant Boucher, journalier au dit lieu, a été trouvé sur le sable près de la digue. Le corps, qui ne portait aucune trace de coups était entouré d'une corde servant de ceinture dans laquelle les mains étaient passées. Boucher, qui, à plusieurs reprises avaient manifesté l'intention de se suicider, laisse une veuve et huit enfants. 

 

Novembre 1901  -  Le téléphone  -  Une seconde liaison téléphonique Caen-Paris est établie. Mais le branchement de la côte de Nacre tarde : Les municipalités d'Hermanville, Lion, Saint-Aubin et Courseulles rechignent à voter leur souscription.

 

Septembre 1902  -  Infanticide.  -  Jeudi matin, Mme Deligne, résidant à Langrune, voyant du sang sur les escaliers et dans la cour monta dans la chambre de sa bonne, Catherine Klein, âgée de 25 ans, originaire du Luxembourg, et constata que son matelas et son lit de plume étaient maculés  de sang. Ayant interrogé cette fille qui avait continué son service, cette dernière répondit qu'elle était  indisposée et que c'était une hémorragie qu'elle avait eue, car elle ne savait pas être enceinte.

Vers 3 heures, lui ayant fait comprendre que le médecin allait certainement se rendre compte de sa situation, cette jeune fille avoua avoir fait une fausse couche de cinq mois et s'être rendue dans les cabinets où elle laissa tomber un gros morceau qu'elle croyait être le fœtus.

Le docteur Saussol, étant arrivé, finit par obtenir des aveux de cette jeune bonne, qui reconnut être accouchée à terme ou à peu près, et avoir placé son enfant sous le buffet de la cuisine. Le petit être était de sexe masculin et était très bien constitué.

La mère a été conduite d'urgence à l'hospice de Caen, ayant refusé de recevoir aucun soin ici. Ce qui a été retrouvé dans les cabinets été la délivrance.

 

Septembre 1903   -  La tempête.  -  De nombreuses cabines sont culbutées  ou enlevées par une tempête sur toute la côte : une centaine rien qu'à Saint-Aubin, plus une trentaine d'autres emportées par la mer et retrouvées à Langrune. Le vent a dépassé les 150 km/h.

 

Janvier 1904  -  Élection du maire.  -  M. Alexandre Cauvin, a été élu maire, en remplacement de M. de Lamolère, démissionnaire.  

 

Février 1904  -  Tempête.  -  A partir du 11, et pendant près de  3 semaines, le vent souffle en bourrasques, parfois en ouragan, la pluie, la grêle, la neige tombent "en cataractes" . 

Le cuisinier du "Calvados", steamer de la ligne Caen-Newhaven, est emporté par une déferlante. Le Flondrier (bateau de pêche au flet, un poisson plat) "Etienne-Maurice", de Honfleur, chavire en essayant de rallier le port : 2 noyés. La barque "Rose-Marguerite", de Grancamp, est démâtée et rasée jusqu'au pont : réfugiés dans la cale, ses 7 marins sont sauvés de justesse. Dans le chenal d'Isigny, la "Jeanne-Albertine"est engloutie par une lame de fond qui enlève un matelot.

 

Avril 1904  -  L'hôtel du Petit Paradis.  -  Nous sommes en mesure d'affirmer que l'hôtel du Petit Paradis, si apprécié de tous les étrangers et habitués du littoral, ouvrira ses portes très prochainement.

 

Août 1905  -  Les fête.  -  Mais oui, c'est la petite, la toute petite plage de Langrune sur mer, où tout le monde la connaît, où la vie de famille est la plus charmante qui donne l'exemple d'une belle charité.

Les fêtes de l'an dernier, superbes et parfaitement réussies, ont permis à M. Cauvin, maire de Langrune de délivrer durant l'hiver 1904-1905, moult pot-au-feu, chaussures, vêtements : cette année, les fêtes seront aussi belles et les infatigables organisateurs rivalisent de zèle et d'initiative pour faire tomber plus encore dans l'escarcelle du bureau de bienfaisance, les offrandes des généreux baigneurs.

M. René Cassagnade est commissaire générale des fêtes, qui auront lieu en partie sur la plage et en partie dans la salle des Fêtes prêtées si gracieusement par M. Morin. Nul doute qu'avec les précieux concours des aimables commissaires et des charmantes jeunes filles  qui aideront M. Cassagnade les pauvres de Langrune, cet hiver encore, profiteront largement des sommes qui seront recueillies à leur intention.

Allons mesdames, messieurs, plages sœurs voisines, Luc et Saint-Aubin aider nous dans notre tâche et disons avec le poète :

Donnez sans savoir qui reçoit,

Donnez sans espoir qu'on vous rendre,

Le plus beau geste qui soit,

C'est d'ouvrir la main toute grande !   

Programme

Grandes fêtes d'août 1905 au profit du Bureau de Bienfaisance

Le 14 août, à 8 heures et demie, grande retraite aux flambeaux, réunion sur la place. Chaque enfant muni d'une lanterne recevra un mirliton.

Le 15 août, à 5 heures, départ de deux Montgolfières sur la plage.

Le 16 août, concours de décorations de cabine et travaux de plage. Passage du jury à 4 heures et demie. Nombreux prix et souvenirs.

Le 17 août, à 9 heures du soir, grand bal, cotillon, farandoles. Illumination du parc. Entrée : un franc.

Le 18 août, à 3 heures, concours de bicyclettes et de voitures décorées, nombreux prix. -  A 3 heures et demie,  grandes courses enfantines : courses de vitesse pour garçons et fillettes, courses aux oeufs, courses à cloche-pied, etc. Nombreux prix et souvenirs.  -  A 4 heures et demie, bataille de fleurs et de confettis.  -  A 9 heures sur la plage, feu de joie.

Le 19 août, à 9 heures, grand concert de bienfaisance. Entrée : 1 francs.  -  Places réservées retenues à l'avance : 2 francs.

Le 20 août à 2 heures, bal d'enfants, cotillon enfantin, distribution de jouets.  -  A 2 heures, dans le jardin assaut et poule entre amateurs et professeurs d'armes. Entrée : 50 centimes.  -  A 5 heures (entrée libre), distribution des récompenses des différents concours.

NOTA.  -  Les bals et concerts auront lieu dans la salle des fêtes de M. Morin, rue de la mer.

 

Juillet 1906  -  Saison estivale. -  Il paraît que chaque jour amene de nouveaux visiteurs. Les hôtels et les propriétaires de villas n'ont pas à se plaindre. Le casino comme toujours très bien dirigé par M. Morin, est toujours fréquenté par les baigneurs et les étrangers qui affluent a Langrune en ce moment. La série des fêtes et des attractions multiples va commencer. On ne s'embêtera pas à Langrune.

 

Août 1906  -  Coup de chaleur.  -   La sécheresse et canicule multiplient les incendies.La sécheresse et canicule multiplient les incendies.

 

Août 1906  -  L'écho des Plage.  -  Comme ses sœurs très mondaines, notre modeste plage a eu ses grandes fêtes du 18 au 26 août. Ce fut un très gros succès pour tout le programme bien élaboré par tous les dévoués commissaires. Succès pour la belle retraite avec son entraînante musique ; succès pour la fête du pays avec toutes ses réjouissances populaires ; succès pour l’illumination de la digue ; succès pour les travaux de plage (il y en avait 79 différent) ; succès pour les courses enfantines disputées avec tant d’entrain par toute la jeunesse ; succès pour le grand bal ; succès pour le bal d’enfants, pendant lequel tant de jolis bambins reçurent toutes  sortes de jouets ; succès pour le joli feu d’artifice ; succès pour la distribution des prix décernés à tant d’heureux lauréats ; succès pour le grand feu de joie clôturant les réjouissances.  Mais immense succès pour le grand concert du jeudi 23 août, donné dans une des salles de la mairie, métamorphosée en ravisant théâtre de verdure. L’organisation de cette grande soirée musicale et littéraire avait été confiée à Mme F. dont tous les Caennais connaissent le talent artistique et le dévouement infatigable surtout lorsqu’il s’agit d’une œuvre de bienfaisance.  

C’est dire que le succès était assuré à l’avance qu’aussitôt le programme connu, toutes les places malheureusement restreintes, furent prises d’assaut.

Pouvait-il en être autrement quand en voyant les noms de : Mme Vertueil de l’Odéon, à la voix si chaude au geste si noble, à la diction si parfaite ; Mme Dauries-Kerdoff, de la Société des Concerts du Conservatoire ; de M. Vigneti, le soliste de la Schola-Cantorum de Paris, toujours si applaudi ; de M. Lefer, professeur de violoncelle, toujours si goûté. Tous ces artistes dans leurs divers morceaux ont remporté un nouveau et toujours plus grand succès ! A la fin du programme Mme F., Mme L., M. de P. ont joué l’Étincelle, de Pailleron, avec cette finesse et ce charme que bien des auteurs leur envieraient. Aussi quel grand succès ! Une surprise nous était réservé la veille du concert ! M. Ferrier de l’Opéra-Comique avait bien voulu prêter son gracieux concours et nous a fait entendre entre autre morceau un fragment de la Cabrera, qui interprété par lui avec son cœur d’ami et son si beau talent, a soulevé les applaudissements de toute la salle.

L’auteur Gabriel Dupont, notre si aimé et si sympathique compositeur,  dans sa solitude de Vésinet, travaille encore à un nouveau chef-d’œuvre, que nous espérons pouvoir applaudir bientôt.

En résumé pendant dix jours, on s’est bien amusé ; les organisateurs laissent beaucoup d’argent aux pauvres. Merci à tous ceux qui ont pris part à nos belles fêtes. Vive Langrune et à l’année prochaine.  

 

Septembre 1906  -  Encore la chaleur.  -   Le thermomètre monte à 35° et même 37°. Le niveau de l'Orne baisse de 15 à 20 cm par jour. L'Odon, à sec, empuantit le voisinage par des "odeurs abominables". Dans les campagnes, les incendies se multiplient, surtout autour des voies ferrées : les  escarbilles des locomotives à vapeur enflamment chaumes et meules.

 

Février 1907  -  Un accident.  -  Un bien triste accident a eu lieu lundi, vers 9 heures, M. Maurin, propriétaire à Langrune, monta sur les échafaudages d'une maison qu'il faisait construire. Il perdit l'équilibre et s'abîma sur le sol. M. Maurin était seul. C'est seulement vers midi que son cadavre fut trouvé.

 

Mars 1907  -  Un naufrage.  -  Le dimanche 3, au large de la Côte de Nacre, par un épais  brouillard, le trois-mats barque de 640 tonnes "Saint-Vincent-de-Paul" aborde et coule la barque de pêche "La Fusée", mais sauve ses 5 marins. La nuit suivante, le grand voilier s'échoue sur les Essarts de Langrune. Ses 15 marins et les 5 de "La Fusée" embarque dans les canots de sauvetage et atteignent Luc. Le bruit court que  le Trois-mâts a été pillé par les pêcheurs de la côte. Protestation du pilote de Ouistreham Legabilleur : Les pêcheurs ont été réquisitionnés pour colmater les brèches de la coque et pomper l'eau de la cale. Et, tracté par le remorqueur " Calvados", le "Saint-Vincent-de-Paul" est en sécurité à Ouistreham.

Comment on raconte les histoires  -  Ces jours derniers, il n’était bruit dans la presse que du naufrage d’un grand bateau  le «  St-Vincent-de-Paul ». On racontait que le capitaine ayant abandonné son navire, les pilotes avaient été autorisés à  en prendre possession. On parlait aussi d’une indemnité obligatoire. Après enquête, voici comment les faits se sont passés :

Le trois-mats le « St-Vincent-de-Paul », venant de Durban (Transvaal), capitaine Blanchard, est venu s’échouer, à 7 heures 30 du soir, le 30 mars, par temps de brume, sur le rocher des Essarts, situé en face la pointe de Langrune, et qui a déjà causé de nombreux naufrages. Voyant le vaisseau qui faisait eau, le capitaine, M. Blanchard, jugea prudent de mettre à la mer des embarcations, et suivi de l’équipage, alla télégraphier aux armateurs pour demander du secours et prévenir de l’accident l’assurance.

Le remorqueur, avisé de suite par le syndic de la Marine, transporta le bateau dans le port de Ouistreham, où il est encore. Le capitaine, qui avait dû prendre ainsi que ses hommes, un peu de repos, à Luc, à l’hôtel du Petit-Enfer, dés l’aube voulut reprendre possession de son bateau. Quelle ne fut pas sa surprise en trouvant l’échelle coupée et les pilotes installés, qui lui demandèrent ce qu’il voulait :

-  Je suis capitaine du vaisseau, répondit-il.

 -  Nous ne vous connaissons pas, et comme il insistait, il l’envoyèrent promener.

Voyant leur attitude, d’autant plus menaçante d’aucuns étaient quelque peu irrités, le capitaine Blanchard prit le parti de se retirer et alla en référer au Syndicat de la Marie à Caen. On l’autorisa de suite à reprendre possession de son bateau, sur la déclaration qu’il ne pouvait être considéré comme ayant abandonné son bateau, puisqu’il mouillait sur son ancre et se trouvait, lorsqu’il a coulé, à un mille de terre et dans les eaux françaises.

La question des indemnités aux pilotes et pêcheurs qui ont pu prêter secours en la circonstance sera résolue par les assureurs, et le capitaine du navire ne pouvait prendre aucune détermination engageant des intérêts quelconques. C’est aussi l’assurance qui devra procéder au renflouement du bateau, qui sera aussi réparé et dirigé sur Le Havre . Ce navire a coûté 200 000 francs et a été construit à Honfleur.

Le  «  St-Vincent-de-Paul » quitte notre rade.  -  Le «  St-Vincent-de-Paul » qui s’était échoué sur le rocher des Essarts en face Langrune vient d’être réparé, et il est reparti avec son capitaine Blanchard, pour Le Havre ; c’est à tort, paraît-il, qu’on a parlé de pillage fait par les matelots. A part le poisson, tout a été retrouvé, mais celui-là n’était pas un poisson d’avril.

 

Avril 1907  -  Vol.  -  Mme Veuve Hébert ménagère à Langrune, a été victime d'un vol d'effets estimé à 10 francs. Une femme de la commune, qui a déjà eu de nombreux démêlés avec la justesse est fortement soupçonnée.

  -  Bris de carreaux. -  M. Charles Desaunais, rentier, à Langrune, a porté plainte contre un inconnu qui lui a brisé deux carreaux.

 

Juillet 1907  -  Bris de clôture.  -  Dans la nuit du 16 au 17 juillet, des malfaiteurs reconnus ont brisé une palissade clôturant le jardin de M. Troude, rentier à Langrune. Une enquête est ouverte.

 

Août 1907  -  Un vol.  -  176 serviettes ont été volées au préjudice de M. Morin, propriétaire de l'hôtel du Petit-Paradis, à Langrune. Une enquête est ouverte.

 

Janvier 1908  -  Villa cambriolée.   -  En pénétrant lundi dans une villa dont il a la garde, M. Turpin, de Langrune, s'aperçut qu'une porte avait été fracturée et que différents objets avaient été enlevés, causant un préjudice d'une cinquantaine de francs. La propriétaire de cette villa, Mme de Simencourt, habite Paris.  

 

Mars 1908  -  Une tempête qui dure une heure. -  C'est celle qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi. Le vent a monté en un clin d'œil et soufflé avec une telle violence que plus d'un chasseur au gabion put se croire en danger en entendant les chiens hurler et en voyant la mer entraîner au loin des débris flottants. À 4 heures du matin, tout était calme ; l'ordre été rétabli.

 - Incendie  -  Une meule de paille, appartenant à M. Jules Godon, cultivateur, a été la proie des flammes.  

 

Avril 1908   -  Une Ardoise.  -  Un bistrotier de Caen présente à un habitué de Langrune une "ardoise" de 457,05 francs (plus de 9000 F), pour 707 cafés "arrosés" bus en un mois soit 23 par jour en moyenne.

 

Mai 1908  -  Un saint dans une brouette.  -  Pour fêter de Saint-Antoine-de-Padoue, celui qui ferait retrouver la mémoire aux lièvres et aux hommes quand ils courent comme eux, le curé d'une petite paroisse du littoral avait cherché vainement une voiture pour transporter le saint, dont on allait inaugurer la statue. Tout le village était en fête et toutes les voitures au diable vert.

Désespoir du curé, qui s'arrachait les cheveux. Heureusement, Rachina, la vieille bonne, eut une idée lumineuse.

-  J'avons t y pas la berrouette ?

Et le saint fut transporté dedans à l'église.

-  Il est si bien à s'n'aise, qu'il irait comme cela jusqu'à Rome, disait le curé tout joyeux.

- Et même au paradis, ajouta Rachina, qui a toujours le dernier mot.

 

Juillet 1908  -  Noyé.  -  Dimanche matin un ancien professeur de Fourchambault (Nièvre), M. Auguste Gravel, âgé de 62 ans, actuellement en villégiature à Langrune, en allant prendre un bain, s'est affaissé dans l'eau ; tous les soins qui lui ont été donnés pour le rappeler à la vie sont demeurés inutiles. On pense que M. Gravel a succombé à une affection cardiaque.   

 

Août 1908   -   Heureux gagnant.  -  C'est M. Cauvin, l'honorable maire de Langrune et directeur du Grand Hôtel de cette charmante station balnéaire, qui est l'heureux gagnant du cheval qui était l'un des gros lots de la tombola de nos fêtes du 26 juillet. Comme de juste, M. Cauvin a préféré les 300 francs en espèces au cheval que le public a pu admirer dans nos rues pendant plusieurs semaines.

 

Septembre 1908   -  La tempête.  -  10 jours de tempête : arbres arrachés sur les berges du canal maritime, et un peu partout ailleurs, toits envolés, trains stoppés pendant près d'une journée, etc...

 

Septembre 1908  -  Un mari se noie en voulant sauver sa femme.  -  Jeudi matin, vers 10 heures, Mme Saujot, de Passy, près de Paris, actuellement à Langrune avec son mari dans une de leurs propriétés, située au lieu dit " Montmartre ", était en train de prendre un bain; lorsqu'elle fut prise d'une crampe et appela aussitôt à son secours.

Le docteur Saussol il passait sur la route appela M. Saujot, ils descendirent ensemble sur la plage. M. Saujot se jeta à l'eau, il fut pris d'une congestion et coula à pic.

 

Septembre 1908  -  Incendie.  -  Mercredi soir, vers 8 heures, une charreterie, dans laquelle il y avait du fourrage et quatre charrettes a été complètement détruite par le feu.

Les baigneurs étaient au grand complet pour contempler ce " feu de la Saint-Jean ". Ceux qui ne doivent pas etre à la noce, ce sont les incendies et le propriétaire de la pièce de graine de foin qui entourait la charretterie et qui a été piétinée par les spectateurs. 

 

Novembre 1908  -  La loi c'est la loi.  -  En manœuvres, 16 soldats cyclistes du 36e sont verbalisés par la police de Pont-Audemer pour défaut de plaque d'identité sur leur vélos ... militaires. Et rien n'y fait : il devront payer 5,75 francs d'amende. 

 

Mars 1909  -  La Neige.  -   Il neige depuis fin février, et il neigera jusqu'à la fin du mois : 15 cm à Caen en une nuit. Nombreuses chutes, plusieurs morts de froid. Dans le Bessin, la couche de neige est si épaisse que le service du petit train Luc-Courseulles-Bayeux est interrompu. Une harde de loups est signalée dans le Bocage, à Jurques, Brémoy, Ondefontaine, le Mesnil-Auzouf.

 

Juin 1909  -  L'écho des plage.  -   L'été commence mal : chute de température et orages violents. D'énormes frelons dévastent les cultures.

 

Août 1909  -  L'écho des plage.  -   Août commence en déluge : une catastrophe pour les moissons et les bains de mer. Mgr Lemonnier prescrit des prières publiques qui s'avèrent efficaces.

 

Décembre 1910   -  Le mauvais temps.  -  Depuis la Toussaint, il pleut presque sans arrêt. L'année a d'ailleurs été particulièrement pluvieuse : du 1er décembre 1909 au 1er décembre 1910, 1.123 mm d'eau tombés à Caen.

 

Octobre 1909  -  Tempêtes sur tempêtes.  -  En six jours, deux tempêtes, la dernière surtout, ont occasionné, sur nos côtes, des dégâts considérables. C'est le port de Grandcamp qui a été le plus atteint : une trentaine de barques de pêche ont été plus ou moins avariées, c'est la ruine et la misère pour les malheureux pêcheurs. A la nouvelle de ce sinistre, M. Chéron s’est rendu à Grandcamp. Port-en-Bessin a aussi souffert, ainsi que Arromanches, ou une partie de la digue a été enlevée. 

A Courseulles, Langrune, Bernières, de nombreuses cabines, enlevées par la mer, ont été brisées. Tout le littoral, du reste, présentait un triste spectacle : toitures enlevées, arbres et poteaux arrachés, maisons inondées par la mer, qui est venue battre à plus d'un kilomètre dans les terres. Heureusement, on ne signale aucun accident de personne. (Source B.N.)

 

Janvier 1911   -  Un bourrasque.  -  Jeudi 12, une "épouvantable bourrasque" casse des centaines de poteaux télégraphiques et coule de nombreux bateaux de pêche : la mer rejettera des cadavres pendant plusieurs mois.

 

Mai 1911   -  Le gaz.  -  Sur la Côte de Nacre, création d'une société pour distribuer eau, gaz, électricité à domicile sur les 9 communes de Courseulles à Ouistreham.

 

Avril 1912   -   Éclipse.  -  Mercredi 17, éclipse totale du soleil, visible à Caen de 10 h à 13 h. La précédente a eu lieu le 22 mai 1724 et la prochaine le 11 août 1999, précise "Le Bonhomme Normand".

 

Août 1912  -  Vols.  -  Une enquête est ouverte au sujet de vols d'argent (50 francs), de bijoux (150 francs) et d'un rasoir mécanique, commis au préjudice de M. Marcel Rousseau, 55 ans, propriétaire à Paris, de sa belle-fille, Mme veuve Courtin née Germaine Monnier, 27 ans, sans profession, demeurant à Paris, de leur cuisinière, Mme Claire Michault, 29 ans, et de leur femme de chambre, Mlle Berthe Paulmier, 19 ans, tous en villégiature à Langrune sur mer. Ces vols auraient été commis le 4 août au soir par des jeunes gens, en l'absence des locataires de la villa. Ils auraient été vus par le jeune Pierre Colombier, 16 ans, demeurant à Langrune. Il aurait aperçu un des jeunes gens, muni d'une lampe électrique, escalader le mur de la propriété. Des voisins n'ont rien vu. L'enquête continue.  

 

13 août 1912  -  Un raz-de-marée  -  A Saint-Aubin-sur-mer et Langrune,  la mer est montée soudain à l'assaut des côtes et a balayé une grande quantité de cabines. Les plages, sont couvertes de débris ; les baigneurs sont terrifiés. De graves dégâts ont été causés par la mer, dit-on.

 

Janvier 1913  -  Le naufrage du " Marcelle".  -   Quelques misérables épaves poussées par les courants jusque sur la côte sud d'Angleterre, c'est tout ce qu'il reste du beau navire que fut le "Marcelle" du port de Caen. Comme nous l'avons dit, le steamer a dû être surpris, le 26 décembre, le lendemain de noël, par un formidable raz de marée, dans les parages d'Ouessant. Il est à peu près certain que les 18 hommes d'équipage ont tous péri.  Le capitaine, Jules Grosse, était inscrit à Granville, et le chef mécanicien, Joseph Figeau, avait son domicile à Caen. Les 16 autres étaient des marins bretons.  

 

Février 1913  - Un vol.  -   Le février au matin, Mme Gérasine, 58 ans, receveuse à la gare de Langrune, a constaté qu'un inconnu lui avait volé quatre poules dont elle n'a retrouvé...  que les têtes. Un voisin a entendu son chien aboyer, c'est tout ce que l'on possède jusqu'ici comme indice.  

 

Mai 1913  Une épidémie.  -  En raison d'une épidémie de scarlatine, toutes les écoles de Langrune sont fermées.

Août 1913  -  La saison d'été.  -  La saison balnéaire commence avec vent, pluie et grêle, ce qui nuit en rien au succès de l'hippodrome de Deauville rénové, avec une tribune de plus de 4000 places, "merveille de bon goût et d' audace", et une piste de 1600 m. visible de bout en bout par le public.

 

Janvier 1914  -  Le froid.  -  Gelées à moins 8° en début du mois et jusqu'à moins 12° fin janvier. De la neige dont le poids casse les fils électriques. Nombreux morts de froid. L'Orne est prise par la glace d'une berge à l'autre.

 

Février 1914   -  La tempête. -   Une violente bourrasque s'est abattue jeudi sur la région ; depuis le matin le vent souffle avec une impétuosité telle que, dans la campagne, des arbres ont été déracinés ;  en certains endroits des toitures ont été fortement endommagées par la violence des rafales. La pluie continue de tomber et la température s'est sensiblement abaissée. Jusqu’ici, aucun accident de personne n'a été signalé. Sur le littoral, la tempête a sévi avec violence et plusieurs barques de pêche qui jeudi matin avaient pris la mer, sont rentrées en toute hâte dans leur port d'attache ou ont cherché un abri dans les ports voisins.

 

Mars 1914  -  Encore la tempête.  -  Ce lundi 17, à Caen, une véritable journée de tempête. Dans la campagne, on ne compte plus les arbres abattus, les arbustes déracinés. Sur la voie du Chemin de fer du Calvados. Un arbre, lundi matin, a arrêté un moment le train. Il a fallu rapidement procéder à l'enlèvement de ce dangereux obstacle. Toute la journée, de nouvelles chutes d'arbres sur les rails ont été redoutées. Dans la ville, les ardoises  et les tuiles tombées ne se comptent plus. Des devantures de magasin ont été endommagées, et des contrevents brisés. Quelques cheminées ont été arrachées des toitures, mais heureusement aucun accident de personne n'a été à déplorer. Les plus gros dégâts sont ceux que l'ouragan a fait subir aux fils aériens. L'énergie électrique a manqué en plusieurs endroits. 

Les fils des télégraphes et des téléphones paraissaient lundi résister assez bien à la violence du vent. Néanmoins, on redoutait dans toutes les administrations des ruptures et des accidents. Sur la mer, aucun sinistre n"a été jusqu'à présent signalé sur les cotes du Calvados. Malheureusement, les départements voisons ont été en certains endroits plus éprouvés.

 

Juin 1914  -  Goudronnage des routes.  -   On procède depuis lundi 29 juin jusqu'au dimanche 5 juillet au goudronnage du chemin de grande communication de Courseulles à Ouistreham, dans les communes de Luc, Langrune, Saint-Aubin et Bernières.

 

Juillet 1914 --  Juillet débute par un beau coup de soleil, il bat un record de 30 ans.  -  Il y a trois semaines on claquait des dents et les dieux nous sont témoins qu'il y a dix jours les Parisiennes ne songeaient pas même à rentrer leurs fourrures. Hier, on ruisselait, on étouffait, on avait peur vaguement de quelque cataclysme : allait-on mourir par le feu comme l'autre jour par l'eau ? En tout cas, dès huit heures du matin, les marchands de chapeaux de paille ne savaient où donner du conformateur.  Le thermomètre atteignait déjà 28° à l'ombre ; il devait accuser vers midi 33°5. Tout cela, bien entendu, à l'ombre ; mais l'ombre est réservée aux privilégiés, aux flâneurs qui ont le temps de la chercher ; pour les gens qui travaillent, pour tout le monde autant dire, le soleil torréfiait la chaussée, implacable, l'asphalte attendrie prenait l'empreinte des semelles et le pavé brûlait : certains balcons, heureusement exposés, enregistrèrent un peu plus de 50 degrés !

Les survivants de cette journée infernale oublieront ce qu'elle leur a fait endurer quand ils sauront que la température y a battu un record ancien de trente-deux ans ; il faut remonter, en effet, à l'an 1882 pour trouver un 1er juillet supérieur comme celui-ci de 9° à la normale. Le Bureau central météorologique a même été créé et mis au monde à seule fin de consigner sur un registre ad hoc, cette anomalie perpétuelle et ce miracle quotidien. Chaque jour que font les dieux, nous avons précisément le temps, que nous ne devrions pas avoir et quant à la journée d'hier, en particulier, elle fut sans aucun doute exorbitante.  

 

Août 1914  -  La guerre.  -  Dimanche 2, la mobilisation générale est décrétée.

 

Septembre 1914  -  Les effets de la guerre.  -  Le petit train Caen-Dives-Luc est arrêté : Locomotive et wagons ont été réquisitionnés par l'armée pour contribuer à la défense du camp retranché de Paris.

Afflux de réfugiés belges, par centaines, dans les communes du Calvados : certains employeurs agricoles en profitent pour leur proposer des salaires de misère. La préfecture intervient.

31    LANGRUNE.  -  Route de Courseulles.  -  LL.
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  Rue de la Mer
38.     LANGRUNE.  -  La Plage
6    LANGRUNE.  -  Vue Générale
104    LANGRUNE  -  Vue de la Plage
23    LANGRUNE.  -  La Plage.  -  LL.
3.  -  LANGRUNE.  -  Hôtel de la Terrasse
7.     LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Plage
LANGRUNE-sur-MER  -  Le Clos Familial
LANGRUNE-sur-MER  -  Restaurant LECARPENTIER

Langrune  -  Rue de la Plage

15  -  Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  La Gare
142   LANGRUNE                                                      Les villas sur la Digue

129   LANGRUNE                                                                      Rue de l'Épargne

LANGRUNE-SUR-MER

Rue de la Mer

23    LANGRUNE

La Rue de la Mer

7.   -   LANGRUNE  -  La Pierre à Poisson
106     LANGRUNE  -  Rue de la Mer  -  LL.

LANGRUNE-SUR-MER

Sortie de Langrune, route de Courseulles

LANGRUNE-sur-MER 

Le Café de  la Poste 

et La rue de la Mer

23  LANGRUNE  -  La Brèche et la Digue

LANGRUNE-sur-MER  Le Café de  la Poste et La rue de la Mer

8.   LANGRUNE-SUR-MER  -  Les Tennis

145     LANGRUNE                                                                           Promenade Aristide Briand

LANGRUNE-sur-MER  -   Promenade Aristide Briand

  5       LANGRUNE  -  Vue générale prise de LUC.  -  LL.

Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  Rue de la Mer

Les Hôtels

34      LANGRUNE-sur-MER  -  Les Tennis

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Gare

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Plage

5      LANGRUNE-sur-MER  -  La Gare

2.  -  LANGRUNE  -  Rue de la Plage

36     LANGRUNE  -  Préventorium Pasteur.  -  LL.

136    LANGRUNE                                                                        Rue de la Mer

LANGRUNE  -  La pierre à poisson

LANGRUNE-SUR-MER  -  La Rue de la Plage
LANGRUNE  -  La Cale 

20. -  Langrune-sur-Mer  -  Le Calvaire

LANGRUNE-sur-MER  -  La Plage

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  Arrivée du train

LANGRUNE-SUR-MER  -  La Digue

LANGRUNE-sur-MER -  La Digue et les Cabines

50     LANGRUNE  -  Promenade de la Plage

1.  -  LANGRUNE  -  La Gare

LANGRUNE-sur-MER (Calvados  -  La Place du 6 Juin

Langrune  -  La plage et les Villas

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Place du 6 Juin

308.  Les Brises-Lames du Calvados

LANGRUNE-sur-MER  -  La Rue de la Mer

11   LANGRUNE  -  Les Hôtel et la plage

Le Clos Familiale - LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La plage

1005 LANGRUNE-SUR-MER  -  Villa sur la falaise

146  -  LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Digue et la Plage

LANGRUNE-sur-MER La Digue et la Plage

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