Édition de Langrune-sur-Mer                                                                                                                                                                                            Édition du 23 octobre au 6 novembre 2016
LANGRUNE s/ MER

Canton de Douvres-La Délivrande

Les habitants de la commune sont des Langrunais, Langrunaises

Février 1926  -  Grave accident à Langrune.  -  Le jeune Albert Loiseau, 13 ans, demeurant chez son père, entrepositaire à Saint-Aubin-sur-Mer, revenait à bicyclette de la Délivrande, voulant éviter un attelage, il fit un crochet à gauche et vint se jeter sur le conducteur, M. Authime Laurent, âgé de 67 uns, cultivateur à Luc-sur-Mer, qui fut renversé et assez grièvement blessé. La gendarmerie de la Délivrande a ouvert une enquête.

 

Avril 1926  -  Un paquebot secourt l'équipage d'un navire privé de vivres.  -  Le paquebot anglais Ausonia est arrivé hier matin, après avoir sauvé la vie de 12 marins finlandais qui manquaient totalement de vivres depuis plusieurs jours.

Le capitaine de l'Ausonia ayant, reçu des appels de tresse, fit route vers le navire réclamant du secours et fit distribuer aux 12 hommes de nombreuses provisions.

Il ne continua son voyage qu'après avoir eu la certitude que les marins pourraient continuer leur route sans inquiétude sur leur nourriture.

 

Juillet 1926  -  Élection d’une reine de la Cote de Nacre.  -  Comme nous l'avons annoncé, un concours est organisé par la Revue La Côte de Nacre, pour l'élection d'une Reine de nos plages normandes.
Seront admises à concourir les jeunes filles de 16 à 20 ans, villégiaturant sur la côte, plages de Ouistreham, Riva Bella à Courseulles.

Leur photographie devra accompagner une déclaration de candidature, comportant l'adresse exacte de la candidate, son Age et une adhésion au règlement, et transmise aux bureaux de l'Agence Havas, rue Saint-Jean, à Caen.
Sera proclamée Reine la candidate qui l'emportera par le nombre de voix. Le Reine et ses demoiselles d'honneur acceptent de rehausser de leur présence l'éclat des Fêtes organisées sur la Cote de Nacre dans la mesure leurs loisirs le permettront.

L'Intéressante revue organisme également un concours de lotissement. On ne s'ennuiera pas pendant la saison, qui vient de commencer grâce à cette initiative qui a trouvé partout le meilleur accueil.

 

Juillet 1926  -  Un sauvetage émouvant à Langrune.  -    Un baigneur qui s’était aventurer à une certaine distance du rivage donna bientôt des signes de faiblesse et appela au secours, se sentant entraîné par le flot.

Deux hommes voulurent se porter à sa rencontre dans une barque, mais l'alerte avait été donnée et l'on vit accourir d'un hôtel voisin une Jeunes anglaise, Miss Dickson, doctoresse en médecine.

Courageusement, celle-ci se dévêtit rapidement, ne gardant que sa combinaison et se jeta à l'eau. Elle eut vite fait de devancer l'embarcation à la nage et arriva près du baigneur qui avait perdu connaissance. Miss Dickson le hissa dans la barque et lui donna des soin, qui le rappelèrent à la vie.
Les baigneurs, témoins de ce sauvetage, firent une ovation bien méritée à la jeune fille.

 

Juillet 1926  -  La T. S. F. peut-elle troubler le temps ?  -  De toutes parts, des lecteurs m'écrivent pour me demander si la T. S. F. et les ondes hertziennes ne seraient pas pour quelque chose dans le mauvais temps qui a sévi en nos régions depuis des mois.

Je remarquerai tout d'abord que la question n'est pas précisément nouvelle. On la répète toutes les fois que la température ou la pluie subissent des anomalies inexplicables, mais suivant les circonstances, on incrimine des causes différentes.

Nous l'avons vu pendant la guerre dès qu'il pleuvait, on accusait le canon et il s'est trouvé des académiciens pour discuter sérieusement l'affaire. De même, parce que certains physiciens pensent que la pluie se forme autour de centres électriques nommés Ions, on a vite fait croire à une influence des émissions de T. S. F. pour provoquer la pluie.

On pourrait discuter sur cette dernière théorie qui est loin d'être prouvée ou bien se dérober derrière notre ignorance complète du mécanisme de la formation de la pluie, mais tout cela ne vaut pas la peine qu'on s'y arrête ce serait marcher dans le vide, il en faut revenir au bon sens, raisonner froidement et laisser de co toutes les théories qui, au fond, n'expliquent rien du tout.

Les précédents - La science vit de faits constatés, ceux-ci doivent passer avant toute explication, or, lorsque quelqu'un discute météorologie, neuf fois sur dix, il ignore les faits et ne cherche pas à se renseigner.
Ouvrons donc nos agendas concernant la température en France. Nos registres et nos observations pour Paris remontent à 1699. Or, que constatons-nous ? Très souvent des printemps maussades, des mois de mai pluvieux et des juins plutôt froids.

Depuis 1836, par exemple, je compte 24 années la température du mois de juin s'est maintenue pour la moyenne, entre 15 et 16 degrés, ce qui est anormal, dira-t-on ? Cinq fois la température moyenne n'a pas atteint 15 degrés, comme en 1924 par exemple.

On parle de normale mais qu'est-ce qu'une normale ? C'est une moyenne d'un grand nombre d'années, d'où il suit que si nous avions 2.000 ans d'observations au lieu de 200 ans, toutes nos normales actuelles seraient fausses.

Passons maintenant à la pluie. Au Parc Saint-Maur, de 1874 à 1925, Juin a manifesté des pluviosités extrêmement différentes. En 1921, nous avons eu 2 millimètres de pluie seulement, tandis qu'en 1905 on a relevé un maximum de 107 millimètres. A cette époque, il n'y avait ni T. S. F. ni canon.
Un fait indéniable, c'est que depuis 200 ans pour le moins, la pluie augmente dans nos régions d'une façon continue de 1804 à 1925 le total pour Paris au Montsouris est passé de 500 à 600 millimètres et cela parait vrai pour tout le nord de la France.

Une explication  -  A quoi tient cette recrudescence? Nous pouvons répondre à la question en affirmant que depuis un certain nombre d'années, les dépressions atmosphériques qui amènent la pluie, au lieu de suivre au printemps et en été, la branche principale du Gulf Stream, ont une plus grande tendance à se diviser carrément d'Ouest en Est : Irlande, Nord de la France, Belgique, etc. Si ces dépressions, saturées d'humidité et couvrant des aires de deux ou trois mille kilomètres en diamètre parfois, suivaient leur ancienne route, nous aurions beau nous livrer à notre douce manie de Jazz-band par T. S. F., pas une goutte d'eau n'arriverait au sol.

Ceux qui discutent ces questions, appelant à leur aide tantôt le canon, tantôt le déboisement, tantôt les chemins de fer, les courants à haute tension et la T. S. F. sont de pauvres myopes, ignorant tout, au surplus, des grandes causes des changements des climats.
Ils feraient beaucoup mieux, au lieu de palabrer, de nous aider à chercher la raison pour laquelle, de temps à autre, les dépressions qui nous amènent le mauvais temps persistent à se détourner de leur chemin habituel d'été, pour venir gâter nos saisons.
Or, sous ce rapport, bien que nous puissions accuser le soleil d'une façon générale, il faut l'avouer, nous ne savons presque rien.
Abbé Th. MOREUX,  -   Directeur de l'Observatoire de Bourges   

 

Août 1926  -  Les fêtes en l’honneur de la Reine de la « Côte de Nacre ».  -  Les plages de la Cote de Nacre dans un mouvement qui associe les municipalités, les Syndicats d'initiative, les comités des Fêtes, les Casinos et les baigneurs ont dressé un programme monstre de fêtes en l'honneur de la reine de la « Côte de Nacre ».
Le 14 août, la Reine sera proclamée dans un des établissements de la te, le 15 août, défilé fleuri à Riva, grande fête au Casino avec la présence de la Reine des Reines de Paris. Le 17 août, défilé fleuri, réception et bal à Langrune-sur-Mer. Le 19 août, grande fête de nuit au Casino de Luc-sur-Mer, réception par le comité des Fêtes et la commune libre de Luc-Joyeux.

Le 22 août, défilé fleuri à, Saint-Aubin-sur-Mer. Réception à la Mairie et au Casino par le comité des Fêtes. Et ce n'est pas tout.
Nous ne pouvons que nous réjouir ici de cet entrain qui aura, une percussion certaine sur l'état d'esprit des visiteurs de la Côte de Nacre. Nos plages donnent ainsi une preuve éclatante de leur vitalité et de leur sir de tout faire pour mieux de la Saison balnéaire.  

 

Août 1926  -  L’élection de la reine de la Côte de Nacre.  -  L'élection de la reine de la Côte de Nacre a eu lieu hier. Le dépouillement du scrutin a été réalisé par les soins de Me Deverre, huissier à Caen.

Est élue reine, Mlle Hélène Crepin (Riva Bella), 208 voix; vice-reine, Mlle Marguerite Neel (Langrune.sur.Mer), 115 voix.
Sont élues demoiselles d'honneur.
Mlle Simone Angely (St-Aubin-sur-Mer), 68 voix; Mlle Marcelle Lehman (Luc-sur-Mer), 57 voix
La proclamation des résultats a eu lieu au casino de Riva Bella.

Aujourd'hui à 13 heures, défilé fleuri dans cette localité.
Au casino de Riva, fête sous la présidence de la reine de la Côte de Nacre, avec la présence de la reine de Paris

 

Septembre 1926  -  Accident d’automobile.  -  M. Désiré Lainé, 56 ans, crémier à Langrune, rue de la Mer, revenait de Saint-Aubin en automobile et allait entrer dans le bourg de Langrune, lorsqu'un cycliste, Pierre Letellier, ouvrier électricien à l'usine de Saint-Aubin, vint se jeter tête baissée dans le capot de l'automobile. Il fut traîné sur une certaine distance et le véhicule lui passa sur le corps, le blessant très grièvement.

La gendarmerie de la Délivrande a ouvert une enquête.

 

Octobre 1926  -  Exode rural.  -  Le Conseil général, ému de l'exode constant des populations rurales vers les villes, et soucieux des intérêts de l'agriculture française, branche essentielle de l'activité économique du pays, demande instamment au Gouvernement et au Parlement de faire en sorte que soit intensifiée l'éducation agricole des enfants qui fréquentent les écoles primaires, et que des cours spéciaux soient institués à cet effet. 

 

Décembre 1926  -  Un déraillement sur la ligne de Caen à la mer.  -  Hier, vers 16 heures, un train de marchandises venant de Courseulles a déraillé entre les stations de Langrune et de Luc-sur-Mer.

Six wagons chargés sont sortis des rails, détériorant la voie et occasionnant des dégâts matériels importants. Aucun accident de personne. Un service de transbordement a été organisé en attendant le rétablissement du trafic.

 

Décembre 1926  -  Un accident à Langrune. — M. Louis Domin, chef de service à l'usine à gaz de St-Aubin-sur-Mer, traversait en bicyclette, le bourg de Langrune. Il voulut doubler une automobile conduite par M. Maurice Dubost, maçon.

M. Domin, violemment heurté, fut projeté contre le pignon de la villa Fannette, et assez grièvement blessé au bras gauche.

 

Avril 1927  -  Encore un !  -  N'étant pas venu sur la côte depuis septembre dernier, M. Georges Breton, de Paris, venait dernièrement visité la villa " Sans-Souci " qu'il possède à Langrune, rue du Moulin. Il a constaté que des malfaiteurs s'y étaient introduits, avaient fracturé diverses portes et pris pour 4000 francs de couverts, linge, vins fins,  etc...

Le cambriolage remonterait au mois dernier.

 

Mai 1927  -  L'électricité.  -   Le conseil général accepte le principe de l'électrification de la ligne Caen-Dives-Luc des C.F.C., avec le remplacement de la voie de 0,60 par une voie de 1 mètre. Les stations balnéaires de la côte proposent de participer au financement de cette modernisation (qui ne sera jamais réalisée).

 

Juillet 1927  -  Le temps qu'il fait.  -  Affreux, littéralement ! Médard, évêque et martyr, qui le 8 juin de chaque année entre en concurrence avec son confrère Barnabé, doit être las d'être tourné en dérision par de chétif humain. Ce divin collègue de Mirambois s'en venge en ouvrant les écluses célestes et comme l'eau n'est pas là-haut tarifée au prix de celle de la ville de Caen, il en abuse, depuis près de quarante jours.

Résultat : dégâts aux récoltes, vide sur la côte, éboulements, inondations, accidents, téléphone coupé, mille misères.

Aujourd'hui, tout le monde est d'accord pour supplier Saint-Médard de mettre un bouchon à son arrosoir mais que, d'ici huit jours, le soleil ait un peu trop montré le bout de son nez luisant, et les mêmes personnes appelleront incontinent la pluie à grands cris. Il en est ainsi depuis qu'il y a des hommes, et aucune philosophie n'a pu nous enseigner à prendre le temps  comme il vient.

 

Août 1927  -  Triste bilan d'ouverture : un mort.  -  Dés dimanche soir, on avait à déplorer un accident mortel de chasse.

Ce jour là, vers 18 h., M.Frilley, cultivateur à Langrune, chassait avec des amis dans un champ de betteraves bordant le chemin de la Délivrande. À un moment, M. Frilley, qui venait d'expliquer à son voisin le fonctionnement de son nouveau fusil, accrocha la gâchette à sa veste et le coup partit, atteignant à la cuisse son petit domestique, Adrien Provost, 17 ans, pupille de l'Assistance Publique. L'artère fémorale sectionnée, le pauvre garçon était porté à l'hôtel de la Basilique, puis à l'hôpital de Caen, mais il a succombé dans l'auto qui l'y conduisait.

 

Juillet  1928  -  Encore un accident d’auto.  -  A l'angle des rues de la Mer et du Grand Orient, à Langrune, une automobile, conduite par Mme Pierre Couinaud, demeurant à Argentan, a renversé un cycliste, M. Robert Coquier, 29 ans, valet de chambre au service de M. Duclos, à Neuilly-sur-Seine, actuellement en villégiature à Langrune. M. Coquier a été blessé au genou.

Juillet  1928  -  Violences.  -  Une plainte pour violences a été déposée par M. Jules Lecoufle, 51 ans, débitant à Langrune, contre M. Joseph Champly, 29 ans, charcutier au même endroit.

 

Août 1928  -  Une auto volée à Langrune est retrouvée à Cagny.   -  Dimanche matin, un automobiliste, M. Robillard, remisait sa voiture au garage de l'hôtel Cauvin à Langrune-sur-Mer. Dans l'après-midi, il s'aperçut qu'elle avait disparu. Il prévint le directeur de l'hôtel qui constata, qu'en même temps que la voiture, son garçon de courses était introuvable.
Les gendarmes de la Délivrande, prévenus, envoyaient dans toutes les directions les signalements de l'auto volée et du garçon de courses.
Dans la soirée, les gendarmes de Moult, de service à la fête foraine de Cagny étaient avertis que l'auto qu'ils recherchaient se trouvait dans les parages. Ils l'aperçurent bientôt garée dans un coin. Cependant qu'un des gendarmes restait pour en assurer la garde, le chef de brigade Lebrigand et un de ses hommes se mettaient à la recherche du garçon de courses et l'arrêtèrent alors, qu'en famille, il se livrait aux joies des chevaux de bois.
C'est un nommé Bernard Poussat.
Il ne fit aucune difficulté pour reconnaître qu'il était bien l'auteur du vol et pour fournir l'emploi de son temps.
En quittant Langrune avec
la voiture, il s'était rendu à Bénouville, chez une tante pour l'inviter à passer la journée au bord de la mer. La tante, heureuse, accepta et invita me deux voisins à partager son aubaine. Tout le monde s'en fut a Franceville, mais le temps, qui s'était gâté, obligea les voyageurs à rentrer à Bénouville. Comme ils étaient de retour vers 16 heures 30, ils se mirent à faire une collation.
Vers 9 heures, le chauffeur, infatigable, leur proposa de les conduire à la fête de Cagny. Cette proposition fut encore une fois acceptée et c'est fort gaiement que se fit le trajet de Bénouville à Cagny.

 

Janvier 1929  -  Le temps qu'il fait.  -  Après les froid des jours derniers, très vifs surtout la nuit où la température est descendu jusqu'à moins 9, le dégel est survenu mardi matin. Mais toute la journée le vent est resté du Nord et le baromètre n'avait pas sensiblement baissé. Si l'on en croit les augures, le froid ne fait que commencer. Brrr !!!

  

Février 1929  -  Le temps qu'il fait.   -   Une sorte de jeu de bascule semblait s'être établi depuis quelques jours. La nuit, gelée à 4 ou 5 degrés, dans la journée le thermomètre monte un peu et la glace fond. Aussitôt le soleil couché, il regéle. Il en résulte que par places, le sol était glissant tous les matins. Le vent qui s'était fixé au sud, a tendance à tourner à l'est.

Lundi, le dégel s'est accentué, et la pluie ne saurait tarder.

 

Février 1929  -  Le froid.  -  L'hiver le plus froid depuis 1775 : moins 53,5° à Varsovie, et moins 15° à Caen à la mi-février.

 

Avril 1929  -  Nouvelles lignes d'Autocars.  -  les Chemins de Fer du Calvados proposent au Conseil général la création de ligne d'autocars Caen-Riva Bella (Subventionnée par le casino), Caen-Luc-Courseulles et Grancamp - Port-en-Bessin.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commencait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies  viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.  

Août 1929  -  Un plancher s'effondre.  -  Un accident qui aurait pu avoir de graves conséquences s'est produit à Langrune-sur-mer, dans la villa « La Fauvette » appartenant à Mme Georgette Cheminot, demeurant à Paris, rue Louis-Morard. Mme Cheminot et sa petite-fille, Janine Derro, âgée de 6 ans, se trouvaient dans la salle à manger, quand tout à coup le plancher s'effondra. Toutes deux furent précipitées dans la cave. Mme Cheminot a été grièvement blessée aux reins, à la tête et au pied droit. La fillette est sortie indemne de cet accident qui serait dû à l'affaissement de deux soliveaux. Une enquête est ouverte.

 

Août 1929  -  Un accident.  -  M. Robert Billaudit, 19 ans, étudiant à Paris, actuellement en villégiature à Langrune-sur-mer, suivant en motocyclette le boulevard Maritime, quand il heurta au passage Mme Veuve Dieudonné, âgée de 82 ans, qui fit une chute. Elle se brisa l'épaule et le bras droit. Son état est grave étant donné son grand âge.

 

Janvier 1930  -  La tempête, le mauvais temps.  -  Bourrasque, rafales de pluie et ouragans que nous subissons depuis plusieurs semaines, a repris brusquement, dans la nuit de samedi à dimanche, avec une violence telle que, de mémoire d’homme sous nos climats,  on avait jamais rien éprouvé  de pire, « C’est peut-être la fin du monde ! », se confiaient dimanche deux commères fort impressionnées. Ce fut, en tout cas, la fin des cheminées, des toitures et de pas mal d’arbres. Du moins, dans le département, on n’a à déplorer d’autres accidents de personnes que quelques passants blessés ou contusionnés, à Honfleur, par la chute de volets, ardoises ou poteries. 

 

Avril 1930  -  Pâques joyeuses.  -  À la veille des prochaines fêtes, la Côte de Nacre, réveillée de sa torpeur hivernale que se prépare déjà à recevoir dignement ses premiers visiteurs.

À Langrune, dimanche, dés 10 h. du matin, commencera l'arrivée des deux cent concurrents d'un grands rallye motocycliste organisé par l'Hirondelle Moto-Club de Malakoff. À 16 h., gymkhana sur la digue et sur la plage et, le soir, joyeux bal de nuit, salle des fêtes, offert par l'Union Commerciale.

 

Avril 1930  -  Pâques joyeuses. -  " très nuageux, couvert, brumeux" avaient annoncé les météorologistes pour le temps Pascal. Et Dieu sait si la température des vendredi et samedi saints semblait par avance leur donner raison ! Mais, brusquement, dimanche, le ciel s'est pas mal dégagé et les "quelques averses" prédites, ont été insignifiantes et localisées. Aussi, le traditionnel va et vient des excursionnistes et des autos a-t-il été, chez nous, presque aussi apportant qu'à l'ordinaire. Les trains pour  les plages de la Manche ont dû être quintuplés, à la gare Saint-Lazare, tandis que doublait et triplait ceux de Cherbourg.

Sur la Côte de Nacre , à Langrune, St-Aubin, et particulièrement Riva-Bella, l'animation était grande, malgré un sacré petit vent peu accueillant. De son côté, la route de Deauville a retrouvé, pour 48 heures, son animation estivale, mais par bonheur ! On n'a pas eu à y enregistrer  de graves collisions d'autos. Le fait est assez rare pour mériter d'être signalé. Malheureusement, il n'en a pas été de même partout et, comme chaque année, les fêtes de Pâques 1930 ont été marquées, pour trop de gens, par des deuils et des souffrances. Fichu progrès !

 

Juin 1930   -   « Encore le tacot » !   -   Jeudi, vers 8 heures, le train de voyageurs partant de Caen-St-Martin à 13 h. 25, à heurté, à un passage à niveau non gardé, situé près de l'usine à gaz de Langrune, un tombereau appartenant à M. Chrétien, entrepreneur à Saint-Aubin, qui s'était engagé sur la voie. Les dégâts purement matériels ne sont pas très importants. 

 

Septembre 1930  -  Des Casse-Cou.  -  Sur la côte de Nacre, plaintes contre 2 aviateurs casse-cou, qui survolent à 20 m les cabines de Langrune et effectuent des acrobaties au ras de la tête des baigneurs de Luc.

 

Septembre 1930   -   Noces d'or.   -   On vient de fêter à Langrune-sur-Mer les noces d'or de M. et Mme Pierre Olivier. La cérémonie s'est déroulée dans la plus stricte intimité, et à la messe M. l'abbé Boudier, curé de Saint-André-sur-Orne, où habite M. et Mme Olivier, a prononcé une allocution.

M. Pierre Olivier est président du Conseil d'Arrondissement de Caen. Né le 28 juin 1833, à Saint-Lambert, il fut successivement instituteur à Bretteville-sur-Laize, puis directeur d'école à Bayeux. Son épouse, née Anna Besnard, avait été son adjointe à l'école de Bretteville-sur-Laize. Ils s'étaient mariés à Carpiquet.

Nous prions les deux jubilaires d'agréer nos sincères félicitations avec l'expression de nos meilleurs voeux de santé et de longévité.

 

Octobre 1930   -   Chasseurs, sachez que...   -   Le Directeur de l'Inscription Maritime du Havre vient de prendre un arrêté au terme duquel la chasse à tir des oiseaux de mer et de passage en canot automobile est autorisée pendant le jour seulement dans les eaux territoriales du quartier.

Comprennent toutes les côtes du département du Calvados.

L'emploi des armes de guerre et celui des armes automatiques ou montées sur affûts est rigoureusement interdit et le calibre des armes portatives est limité au calibre 12.

L'emploi de l'avion pour le rabat du gibier est également interdit.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Langrune-sur-Mer. — Mlle Devaux Juliette, âgée de 19 ans, d'une famille de 8 enfants. A sa sortie de l'école, Mlle Devaux a appris le métier de couturière. Elle a travaillé chez des particuliers, aidant par son salaire à élever ses frères et sœurs. Ses parents sont de petits cultivateurs et sont très bien considérés. Elle a contracté mariage, le 17 mai dernier, avec M. Pain, bourrelier.

 

Janvier 1931  -  Les automobiles.  -  La circulation motorisée se développe dans le Calvados. En 1930, 8.956 cartes grises ont été délivrées, soit 6.774 de plus qu'en 1922 : 8.586 pour des véhicules neufs (2.790 autos, 796 motos), 5.870 pour des véhicules d'occasion (8.878 autos, 1.492 motos). Les retraits de permis (91) ont doublé par rapport à 1929. Les accidents mortels augmentent : 3O en 1927, 47 en 1930.

En 1930, les gendarmes du Calvados ont constaté 104 crimes, 3.642 délits, 9.615 contraventions, et effectué 1.342 arrestations.

 

Juillet 1931   -   Les Trois-Graces.   -   M. Pasquier. au nom des Commissions, demande au Conseil (Caen) de décider que la fontaine des Trois-Grâces, actuellement fixée boulevard des Allies à Caen,
sera déplacée, que la vasque ira servir d'abreuvoir aux abattoirs et que le groupe dit des Trois-Graces sera mis à la réforme.
M. Houdan demande s'il n'est pas possible que soit sauvé le groupe décoratif de la fontaine. M. Tréhet s'étonne que l'on déplace ce monument, il reconnaît qu'il a besoin d'être nettoyé mais s'oppose à sa suppression.
M. Guillou intervient pour préciser que le groupe décoratif de la fontaine est dans un état lamentable et qu'il est absolument irréparable.  

 

Août 1931  -  Électrification.  -  Le nombre des communes du Département est de 763 sur lesquelles 53 seulement étaient électrifiées avant la guerre. Le nombre signalé en août 1931 était de 579.

A l'heure actuelle le nombre des communes du Calvados pour lesquelles une autorisation de circulation de courant a été délivrée par le service du Contrôle est de 611. La construction des réseaux ruraux se poursuit donc à une allure satisfaisante.

 

Mai 1933   -  Une "Micheline".  -  Le 12, essai d'une "micheline" sur la ligne Caen-Courseulles : le gain est de 3 minutes, arrêts déduits (37 mn au lieu de 40 mn pour la vapeur). L'autorail sur pneu, mû par un moteur Panhard de 20 CV, offre 27 places et sera mis en service régulier dès le 15, suivi le 23, d'un second autorail de 36 places.

 

Janvier 1934  -  Pollution.  -  La baie de Seine est polluée par les résidus d'huile lourde de pétrole provenant de la nouvelle raffinerie de Port-Jérôme.

 

Novembre 1934  -  Encore une.  -  Le 6, un coup de mer de Nord-Est, aussi brutal que celui de 1909, lance des lames de 20 m sur la digue avec d'énorme paquets de varech.

 

Décembre 1933  - Les 3 Grâces.  -  La statue de Germain Pilon " Les trois Grâces" doit quitter le boulevard Saint-Pierre de Caen pour faire place à un urinoir public. Le maire de Douvres l'héberge dans le parc de sa propriété de Langrune (qui deviendra bien plus tard la mairie de Langrune).

 

Mars 1937   -  Les autocars.  -  Le conseil général décide la suppression des chemins de fer départementaux et la concession des transports publics de voyageurs aux Courriers Normands. Le Caen-Courseulles et le Deauville-Caen-Riva-Bella-Luc ne fonctionneront plus que pendant la saison d'été.

 

Mars 1937   -  La Baleine.  -  La baleine de Langrune-sur-mer va revenir à Luc, où elle sera exposée dans le parc du nouvel hôtel de ville.

 

Juillet 1937   -  Pêches miraculeuses.  -  Sur la Côte de Nacre : pourchassées par les marsouins, des bancs de maquereaux se jettent sur les plages.

 

Décembre 1938  -  Le Froid.  -  Neige à partir du mardi 20 : 25 cm en moyenne, 30 cm  dans le bocage, mais des congères d'un mètre et plus sur la côte. le thermomètre descend à moins 15°.

 

Septembre 1939  -  Mobilisation générale  -  De nombreux cars des Courriers Normands amènent à la gare des hommes avec leurs petites valises. Pendant 10 jours le service ne sera plus assuré. La réquisition des voitures est commencée, celle des chevaux également dans tout le Calvados.

 

Janvier 1940  -  Les loisirs chez les potaches.   -  Les grands élèves de l'annexe du lycée Malherbe, éclairés par les conseils judicieux de diverses personnalités ont formé un comité pour venir en aide aux mobilisés. Pour commencer, ce comité a donné deux représentations de théâtre et de music-hall dans la salle des fêtes de Langrune, les 21 et 23 décembre, en matinée,  avec un plein succès. Le rideau s'est levé devant une salle comble sur de gentils chœurs interprétés par les élèves de cinquième et sixième. Ensuite, une Saynéte, les petites filles modèles, de la comtesse de Ségur, fut jouée avec sentiment. La vedette en vogue, Watson, nous fit entendre des morceaux de choix qu'il chanta avec son brio habituel : Sérénade sans espoir, La valse au village, Le bal de l'amour, Assis sur la commode, etc... C'est sous les rappels prolongés que Watson, toujours modeste, s'éclipsa. Mlle Suzanne Renault, premier prix de violon du conservatoire de Paris, nous a fait goûter des minutes charmantes en exécutant plusieurs morceaux avec le brillant talent que nous lui connaissons.

À l'entracte, la vente de menus objets, vêtements tricotés par les dames de Langrune et parents de lycéens a laissé un bénéfice appréciable. À la reprise, le « Swing Baby Yes » nous a permis d'applaudir deux jeunes pianistes virtuoses et leurs compagnons. La pièce, La poudre aux yeux de Labiche, jouée avec à propos fut des plus réussies. Si monsieur Hitler avait des enfants, gentiment déclamé par une fillette, fut vivement applaudie.

Les séances de jeudi et de samedi, jouées par les mêmes artistes ont donné de belles recettes qui procureront un peu de bien-être à nos soldats. Tous les artistes, grands et petits, ont offert leur concours bénévolement.

 

Janvier 1940  -  Toujours les cambriolages d’églises.  -  Poursuivant leur enquête sur les cambriolages des troncs d'églises commis dans la région, les gendarmes de La Délivrande s'étaient rendu. hier à Langrune pour essayer d’identifier l’auteur de ces méfaits.

Ils devaient apprendre que les troncs de l’église paroissiale avait été récemment fracturés. En effet trois d'entre eux étaient éventrés. Le montant du vol ne doit pas être élevé, semble-t-il, car les troncs avaient été vider dimanche.  

 

Février 1940  -  Suite d’accidents.  -  Le 11 octobre dernier, Mme Allain, demeurant à Paris, 82, avenue Mozart en ce moment en villégiature à Saint-Aubin-sur-Mer, avait décidé de regagner son domicile à Auteuil en auto. Elle emmenait avec elle Mme Perluet et son fils Roger, également domiciliés à Paris, 44, rue de Bondy.

La voiture avait quitté Saint-Aubin-sur-Mer avant 14 heures. Dans le virage, à l'entrée de Langrune, elle dérapa soudain et monta sur le trottoir gauche, continua son chemin sur le trottoir pendant une quinzaine de mètres, heurtant violemment au passage le mur d'une propriété, puis revint sur la chaussée qu'elle traversa entièrement, renversant au passage un jeune cycliste, pour, enfin, aller se jeter contre un camion arrêté en bordure de la route.

De tous cotés, des secours arrivèrent. Le jeune cycliste renversé, le jeune Christian Chatelet n'était fort heureusement que légèrement blessé à la jambe gauche. Quant aux trois occupants de la voiture tamponneuse, dégagée avec peine, ils étaient tous trois sérieusement blessés.

L'enquête ayant établi que Mme Allan avait abordé à une allure exagérée le virage précédant le lieu de l'accident, l'automobiliste a été traduite devant le Tribunal correctionnel de Caen.

Celui-ci l'a condamné à 100 frs d'amende, plus 5 francs pour la contravention. Elle devra, en outre, verser 1.500 frs de dommages-intérêts à M. Châtelet, 8.000 frs à Mme Perisset, et 1.200 frs à M. Roger Perisset.

 

Février 1940  -  Les étrangers n’étaient pas en règle.  -  Les gendarmes de La Délivrande, en procédant au contrôle des étrangers ont dressé des procès-verbaux à Mme veuve Hénin, née Moriamez d'origine belge, pour défaut de carte d'identité, à MM. Satre, de nationalité espagnole, et Sterck, sujet belge, dépourvus de titre de circulation ou d'identité.

 

Février 1940  -  A propos de l’heure d’été.  -  Par une toute simple convention, nous avons dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures, quitté l'heure d'hiver basée sur le système des fuseaux horaires pour entrer dans l'heure d'été.
Nous sommes donc en avance d'une heure par rapport au cadran solaire, à condition toutefois que celui-ci soit compris dans le méridien de Greenwich.
Mais ce sont des considérations sur lesquelles il n'y a pas lieu d'épiloguer. Un fait existe c'est que nos montres, horloges et pendules ont été avancées d'une heure.
Les gens de villes s'accommodent de ce changement d'heure, mais ceux des campagnes ne peuvent s'y accoutumer. Celles-ci ne connaissent que l'heure imposée par Phébus. C’est lui qui règle le lever et le coucher des poules. C'est lui qui oblige toutes les bêtes de la ferme et de la création à mettre en concordance le rythme de leur vie avec son lever et son coucher. Allez-donc faire comprendre à ces braves bêtes qu'elles doivent se coucher une heure plus tard et se lever une heure plus tôt !
Mais qui donc a eu l'idée peut-être pratique d'instituer l'heure d'été ? Nous nous rappelons que ce fut le député Honorat qui proposa aux Chambres au cours de la Guerre 1914-1918 d’avancer l’heure basé sur le méridien de Greenwich pour instituer l’heure d’été, et l’autorisation d’avancer d'une heure les montres, les horloges et les pendules fut ratifiée par la loi du 24 mal 1923.

Cependant cette réforme lorsqu'elle fut soumise au Parlement n'était pas nouvelle en effet, au hasard d'une lecture, nous avons appris que le parrain de l'heure d'été était incontestablement
américain et auteur du célèbre « Almanach du Bonhomme Richard ». Ce fut cet homme d'État physicien et philosophe, qui dans le « Journal de Paris » du 26 avril 1754, a le premier préconisé la réforme de l'heure d'été. 
Il veut faire lever les gens avec le soleil et les faire se coucher à la la nuit. Il proposait plusieurs moyens ; frapper d'une amende d'un Louis le propriétaire de chaque, fenêtre qui garderait ses volets clos dés que le jour parait ; réglementer la consommation de la cire et de la chandelle ; et enfin les cloches des églises sonneraient au lever du jours et si cela ne suffisait pas, on tirerait le canon dans chaque rue. L'idée de Benjamin Franklin fut accueillie avec un éclat de rire général.
Aujourd'hui nous quittons l'heure d'hiver pour entrer dans celui de l'été tout naturellement, tout bonnement comme si nous accomplissions l'acte le plus simple de notre vie.

Après tout en avançant d'une heure ou en retardant d'une heure les aiguilles de nos montres
et chronomètres, c'est un jeu purement conventionnel.

 

Février 1940  -  Une cycliste est renversée et grièvement blessée par une auto.  -  Hier, vers 14 heures, M. Constant Visseau, 32 ans, représentant de commerce chez M. Boyaval, marchand d'appareils de T. S. F., 14, rue du Moulin, à Caen, venait en auto de Saint-Aubin-sur-Mer en empruntant la route nationale 814.
Alors qu'il arrivait à l'entrée du bourg de Langrune, au carrefour formé par l'intersection de la route de St-Aubin et la rue du Nord, M. Visseau fut surpris par l'arrivée d'une femme montée sur un vélo-moteur qui débouchait sur sa droite de la rue du Nord.

L'automobiliste freina et braqua sa direction à gauche, mais en dépit de cette manœuvre il ne put éviter la cycliste, Mme Suzanne Nauwelaere, professeur de solfège, demeurant à Saint-Aubin, rue Pasteur, et qui fut renversée.

M. Visseau et des témoins de l'accident se portèrent immédiatement au secours de Mme Nauwelaers qui était gravement blessée. En effet, le docteur Saussol, de Luc-sur-Mer mandé  d'urgence, devait constater qu'elle était atteinte de fractures de la clavicule gauche ainsi que de sérieuses blessures à la tète. Le praticien a transporté Mme Neuwelaers à son domicile d'où elle a été ensuite dirigée sur une clinique de Caen.
Les gendarmes de Douvres se sont rendus sur les lieux. M. Visseau a fait l'objet d'une contravention pour infraction au code de la route.  

 

Mars 1940  -  Le poisson doit être frais.  -  Berthe Derevier, femme Lesage, 42 ans, marchand de poissons à Graye-sur-Mer, a mis en vente et vendu, le 17 septembre dernier à Langrune-sur-Mer, du poisson corrompu. Elle s'en tire avec 25 francs d'amende.

 

Mars 1940  -  Un paquebot anglais bombardé en Manche.  -  Le paquebot anglais « Domala » a été bombardé en Manche, par un avion allemand. Il a pris feu. Ses 108 passagers sont manquants.

 

Mars 1940  -  Ies relations nocturnes entre le train de Paris et la Cote de nacre sont assurées.  -  La Société « Les Courriers Normands » effectue à titre d'essai pendant les mois de mars et d'avril 1940, des services spéciaux de nuit relevant la correspondance de l'express venant de Paris et arrivant à Caen à 21 h. 35.
Ces services spéciaux qui ont lieu les Jeudis, samedis et dimanches partent de Caen à 21 h. 50 pour Riva et Courseulles par Blainville, Bénouville, Ouistreham, Riva-Bella, Colleville, Hermanville, Lion-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Langrune, Saint-Aubin, Bernières et Courseulles et pour Sallenelles et Cabourg par Mondeville, Colombelles, Ranville, Amfreville, Franceville, le Home-Varaville, Cabourg et Dives.

 

Mai 1940   -   Pour le ravitaillement en sucre des cafés et restaurants.   -   Le président de la Chambre syndicale des hôteliers et limonadiers porte à la connaissance de ses adhérents que les hôteliers, restaurateurs, cafetiers et pensions de familles, ainsi que les pâtissiers et, d'une façon générale, tous les commerçants qui utilisent ou transforment le sucre pour la fabrication ou la vente de leurs produite, devront se faire délivrer par la mairie du lieu de leur établissement, dans les six derniers jours de chaque mois et pour le mois suivant, des bons de réapprovisionnement.

 

Mai 1940   -   Aux réfugiés.   -   MM. les maires et adjoints des communes évacuées, les fonctionnaires des administrations départementales et communales, les agents des établissement hospitaliers résidant dans ces mêmes communes, sont pries de faire savoir, avec l'indication de leurs fonctions, leur adresse actuelle par carte postale ou par lettre expédiée directement à la présidence du Conseil, service central des réfugiés, 39, rue de Varenne, Paris (XVIIe).

 

Mai 1940   -   La protection contre les bombardements.   -    Les mesures prévues pour le cas de bombardement vont entrer en service. Les chefs d'îlots ont reçu des cartes d'admission aux tranchées et aux caves qui ont été désignées comme abris publics.
Les agents de la défense passive, chargés d'assurer la police dans les tranchées et abris, seront dans l'obligation de refuser l'accès à quiconque ne serait pas porteur de telles cartes.
Le plan de mise a l'abri de la ville a été conçu sur les instructions de l'autorité supérieure, en tenant compte de la fraction de la population qui devait rester après l'évacuation de la ville, primitivement prévue, soit pour 25.000 personnes environ. Dans l'état actuel, ce plan ne comporte la protection que d'un tiers environ de la population totale. Mais, par ailleurs, il y a lieu de rappeler qu'en cette matière, comme en fait de protection contre l'incendie, les mesures officielles de défense passive n'interviennent qu'en complément des mesures particulières que chacun doit prendre dans la mesure de ses moyens, pour sa défense et celle des siens. Il est nécessaire que chacun envisage de s'assurer un abri, soit dans une cave qui ne serait pas
désignée comme abri public, soit dans un souterrain ou un couloir bien protégés, soit, dans tous les cas ou il existe à proximité de l'habitation un terrain disponible, en creusant par ses propres moyens ou avec l'aide de ses voisins une tranchée d'environ deux mètres de profondeur sur un mètre de large, tranchée qui serait étayée par des moyens de fortune et recouverte, si possible.
Service de la défense passive.   -   Il est rappelé aux jeunes mineurs de plus de 18 ans et de nationalité française, qu'ils sont tenus de faire connaître à la mairie leur adresse et leur profession, selon les termes de l'article 16 de la loi du 11 Juillet 1931, sur l'organisation de la nation en temps de guerre.
Ceux de ces jeunes gens qui auraient. jusqu'ici, négligé d'accomplir cette formalité, sont informés que les inscriptions seront encore reçues aujourd’hui, demain et Jeudi, de 9 heures à 12
heures et de 14 heures 18 heures. Leur attention est attirée sur les sanctions prévues pour le cas d'inobservation de la loi. 

 

Juin 1940   -   Appel aux automobilistes volontaires.   -   Prière aux propriétaires d'autos, voitures de tourisme, camions et camionnettes pouvant éventuellement aider au service de l'armée, de se faire connaître à la 3ème compagnie régionale du Train, quartier Claude Decaen, à Caen, téléphone 37 67. Indemnité journalière et essence fournie par l'armée.

 

Juin 1940   -   Couvre-feu à 21 heures.   -   Le Calvados étant désormais, avec toute la Normandie, dans la zone des Armées, le Préfet du Calvados après instructions ministérielles et décisions du général commandant la 3ème Région, a pris un arrêté au terme duquel : 1° Les cafés sont consignés jusqu'à 18 heures aux officiers et à la troupe, à quelque nationalité qu'ils appartiennent ; 2° Les établissements publics, cafés, restaurants, théâtres, cinémas sont fermés à 21 heures dans toute l'étendue du département.

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !  

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

 

Octobre 1940  -  Le recensement des Juifs est ordonné.  -  Les autorités allemandes  interdisent formellement d'écouter la radio anglaise. La police française est chargée de faire respecter cet arrêté (jamais un ordre allemand n'a été aussi peu respecté).Les autorités allemandes  interdisent formellement d'écouter la radio anglaise. La police française est chargée de faire respecter cet arrêté (jamais un ordre allemand n'a été aussi peu respecté).Les autorités allemandes  interdisent formellement d'écouter la radio anglaise. La police française est chargée de faire respecter cet arrêté (jamais un ordre allemand n'a été aussi peu respecté).

 

Décembre 1940  -  Les pigeons.  -  Il est formellement interdit de posséder des pigeons chez soi. En conséquence, tous les pigeons devront être sacrifiés.

 

Janvier 1941   -   Avis important aux possesseurs de postes émetteurs de T. S. F.   -   Les postes émetteurs de T. S. F. installés dans les automobiles françaises doivent être, nous le rappelons, démontés entièrement. Les propriétaires de ces postes doivent en faire, sans délai, la claration à la préfecture du Calvados, 4éme  Division, service automobile.
Et de postes récepteurs : D'autre part, les propriétaires de voitures dans lesquelles
sont installés des postes récepteurs de T. S. F. doivent également en faire connaître immédiatement à la préfecture du Calvados, 4éme Division, service automobile.

 

Mars 1941    -   Avis à la population côtière.   -   Le commandant en chef des troupes d'occupation en France communique ce qui suit :

« Des actes dirigés contre les intérêts des forces d'occupation ont été commis dans les régions côtières. Les coupables ont été punis ou attendent leur punition, selon les droits de guerre qui prévoient la peine de mort. Je préviens catégoriquement la population de la côte de ne pas se laisser provoquer à des activités qui entraîneraient la peine de mort, tant pour leurs auteurs comme pour toutes leurs complicités.

L'interdiction de la pêche a été relevée, tenant compte de la situation économique de votre région et du ravitaillement de la France, mais si ce geste reste mal compris, ou si les actes précités se répétaient, la population entière aurait à subir selon le droit de la guerre, les représailles les plus dures.

Méfiez-vous des provocateurs irresponsables, qui ne sont pas des français, votre sort et celui de votre pays est entre vos mains. Ne vous livrez pas à des intêrets qui ne sont pas les nôtres, ne vous laissez pas entraîner et proposez-vous à tous les actes dont vous auriez à regretter les conséquences ».

 

Avril 1941   -   Attention aux engins explosifs !   -   Le commandant du port de Caen vient de faire savoir que plusieurs personnes ont trouvé la mort à la suite de manipulations imprudentes avec des mines ou des engins de barrages flottants ou jetés contre la côte.

Il met donc en garde contre le danger qu'il y a à toucher ou même approcher des objets en forme de mines ou de bouées même d'apparence inoffensive, flottant en mer, rivières et canaux, ou jetés contre le rivage. Rien qu'à l'approche une explosion peut se produire. La manipulation de ces objets doit être réservé aux autorités militaires préposés.

 

Novembre 1941  - La Plage interdite.  -   La Kommandantur décrète qu'une zone côtière sur le Calvados sera interdite aux estivants même s'ils possèdent une maison. Seuls les Français habitants cette zone pourront y circuler.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Pas de saison balnéaire.  -  Ce printemps, craintif et frileux, s'affranchit difficilement des derniers froids de l'hiver.  Pourtant, contrairement à la tradition, il a fait beau le jour de la Pentecôte. Et puis, voici bientôt l'été, mais sans saison balnéaire.

En effet, le séjour des estivants et des colonies de vacances est interdit, cette année, dans les stations côtières pendant l'été 1941. Telle est la décision qui vient d'être adressée, aux maires intéressés. Les hôtels non réquisitionnés ne pourrons recevoir les voyageurs que pour un séjour de cinq jours consécutifs au maximum et à condition que le voyage ait un motif d'affaires.

Colonies de vacances et estivants ne pourront demeurer également au-delà de 5 jours. La location des villas est interdite. Les hôtels sont autorisés à héberger, pour le week-end les voyageurs pendant la nuit du samedi au dimanche seulement. Les propriétaires de villas et leur famille pourront résider dans leurs habitations, à moins qu'elles n'aient été réquisitionnées.

 

Octobre 1941   -  Avis à la population   -   M. le Général von Sluelpnagel, commandant les forces d'occupation en France a pris en date du 6 octobre 1941 l'ordonnance suivante :

A partir du 20 octobre 1941, l'entrée dans la zone côtière interdite, marquée par des tableaux d'interdiction, ne sera admise que sur production d'un permis spécial, délivré par la Kreiskommandantur, compétente pour la résidence ou la demeure permanente de la personne intéressée. Les demandes relatives doivent être faites auprès des maires compétents.

Toute personne ayant sa résidence principale hors de la zone côtière interdite doit quitter celte  zone avant le 10 novembre 1941. Est interdite l'entrée d'estivants et de baigneurs ainsi que des propriétaire de maisons de villégiature dans la zone côtière interdite. Est défendu également le transfert définitif du domicile dans la zone côtière interdite. Sera passible d'une peine celui qui enfreindra les dispositions édictées pour la protection de la zone côtière interdite. Pour détails, s'adresser aux Kreiskommandanturen ou aux maires.  

 

Novembre 1941   -   Harengs frais ! Harengs frais !   -   C'était un cri familier à Caen, lorsque l'automne ramenait sur nos côtes attiédies les énormes bancs de harengs qui, descendus du Nord et suivant le banc nourricier du plancton, viennent pondre dans la Manche. Comme chaque femelle pond plus de 60.000 oeufs, on conçoit qu'elle soit pressée de s'en débarrasser et qu'elle se laisse facilement, elle et son mari prendre dans les filets de nos pêcheurs.

Le fait est que, ces jours derniers, on en a rapporté des quantités dans nos ports de pêche. Où sont-ils passés ? Nous n'en avons pas vu la queue d'un ! Jamais pourtant cette manne d'hiver n'aurait été aussi bien accueillie.  

 

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Le chef des Services régionaux de transmission des troupes d'occupation a pris l'arrêté suivant : « Des aviateurs anglais lancent depuis quelque temps au-dessus des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche des pigeons-voyageurs et invitent la population française à renvoyer ces pigeons avec des nouvelles.

Nous espérons que la population française, songeant aux graves conséquences de son geste, ne se prêtera pas à cette manœuvre, mais livrera ces pigeons et tous leurs accessoires au bureau militaire allemand le plus proche ou à la mairie.

A l'avenir, toute personne qui livrera des pigeons-voyageurs ou le matériel servant à la transmission des nouvelles ou au lancement à terre du pigeon recevra une récompense par l'intermédiaire des Feldkommandanturs des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche.

Je compte sur la loyauté de la population et j'attends de toute personne qui découvrira des pigeons-voyageurs, etc., qu'elle les remette sans délai aux autorités allemandes ».

 

Décembre 1941   -   Démissions d'office.  -   Les conseillers municipaux suivants sont relevés de leurs fonctions : MM. G. Dauvorgne et B. Chrétien, de St-Aubin-sur-Mer, et E. Touzeau, de Langrune (pour ne pas avoir assisté, depuis environ un an ou plus, aux séances de leur assemblée communale) ; R. Jehenne, maire et conseiller municipal d'Heuland (pour s'être livré, en présence du représentant de l'État, à des Critiques particulièrement vives envers l'Administration) ; A. Renouf, conseiller à Littry (pour vente de bestiaux sans autorisation, vente de beurre hors marchés, vente de beurre sans tickets et hausse illicite). 

 

Janvier 1942   -   L'entrée en zone interdite.    -  La préfecture rappelle que toutes les demandes d'autorisation d'entrée ou de séjour dans la zone côtière interdite du Calvados doivent être adressées par l'intermédiaire du maire de la commune, aux Kreiskmmandant compétentes. Par conséquent, les intéressés ne doivent en aucun cas s'adresser directement ou se présenter à la Feldkommandantur.

 

Janvier 1942   -   Grande pêche et pêche côtière.    -    L'exercice de la grande pêche et de la pêche côtière est soumis à l'autorisation écrite des Marinebefehlshaber Kanalkuste und Westfrankreich (Commandant en chef de la Marine allemande sur la côte de la Manche et de la France occidentale), qui, chacun pour sa circonscription, établiront les permis de pêche par les soins des services désignés par eux à cet effet.

  Ce permis entraînera les obligations suivantes : a) les patrons des bâtiments doivent annoncer auprès du Service de surveillance compétent ; le départ, en temps opportun et aussitôt rentrés, le retour de leur bâtiment, en spécifiant le résultat de la pêche. b) il est interdit de le garder à bord d'un bâtiment de pêche des postes émetteurs de T. S. F.. c) La pêche ne peut être exercée que pendant les heures fixées et au dedans des rayons délimités par les  « Marinebefehlshaber Kanalkuste und Westfrankreich ».

   Les Marinebefehlshaber Kanalkuste und Westfrankreich donneront les ordres détaillés pour leurs circonscriptions après s'être mis d'accord avec le Militaerbeflshaber in Frankreich.

 

Mai 1942   -   Plus de cyclistes la nuit.   -   Par ordre de la Feldkommandanture, la circulation des bicyclettes est interdite, depuis le 8 mai, dans le Calvados, de 21 h. 30 à 6 h. du matin.

Il est également interdit de pousser les bicyclettes à la main. Aucun vélo ne doit se trouver sur la voie publique entre les heures ci-dessus indiquées.

Un contrôle rigoureux est effectué et les infractions constatées seront sévèrement réprimées.  

 

Mai 1942 - Aux habitants de la zone côtière. - Le Préfet du Calvados a fait connaître que toutes les personnes résidant en zone côtière interdite, doivent être pourvues d'une attestation de résidence. La vérification de ces permis de circuler est souvent effectuée.

De plus, une nouvelle mesure est appliquée depuis le 20 mai : Apposition d'une affiche sur le côté intérieur de la porte d'entrée de chaque maison indiquant : Le nombre total de ses habitants ; Leurs noms et prénoms ; leur profession ; La date et le lieu de leur naissance ; Leur domicile antérieur. Ces affiches doivent être tenues au fur et à mesure des changements de domicile.

 

Août 1942   -    Les fortifications.   -   Au cours d'une importante inspection des fortifications côtières allemandes sur l'Atlantique, la Manche la mer du Nord, il a été démontré que ce système de défense doublé d'une série de nouveaux aérodromes, est le plus perfectionné et le plus puissant qui ait été constitué jusqu'ici.

Un exercice d'alerte de nuit dans un port de la Manche, auquel ont pris part les unités de la marine de guerre, de l'armée de terre et de l'aviation, a prouvé, en outre, l'efficacité de ce gigantesque réseau de défense et la perfection de l'entraînement des soldats qui en assurent la garde.  

 

Septembre 1942   -   Pour les prisonniers.   -   Dimanche prochain, 20 septembre, grande kermesse au profit des prisonniers de guerre de Langrune. A 10 h., Grand-messe en musique, allocution du R. P. Hasley. Dépôt d'une gerbe au Monument aux Morts. A 11 h. 30, dans le parc du château, apéritif-concert avec le concours du jazz Jean Lebreton (20 exécutants). Déjeuners froids ou chauds au restaurant ou au buffet-Bar.

L'après-midi, nombreux comptoirs, loteries, attractions diverses, jeux, manège de chevaux de bois, voyante extra-lucide. Watson dans ses créations. Concert de la Fraternelle de Langrune sous la direction de M.Nowelaers. Théâtre de verdure : chansons comiques, danses régionales par un groupe d'enfants, le fameux contorsionniste de l'A. B. C., Jack Wery et son singe. 

Vente aux enchères : bicyclette, tabac, cigarettes, denrées rares et autres articles sensationnels. A 18 h., Attribution par tirage au sort d'une bicyclette, d'un petit cochon rose et autres objets de valeur. Se procurer des billets de participation. Garage pour vélos.

La kermesse se trouve à 1300 mètres de la gare de Langrune. Départ de Caen-Saint-Pierre à 9 h. et 13 h. 30. Pour le retour le départ de Langrune à 17 h. 50 et 19 h. 25. En allant dimanche à Langrune vous passerez une journée agréable en faisant une bonne oeuvre pour les prisonniers.

 

Octobre 1942   -  Nos rations d'octobre.    -   L' « officiel » vient de publier le taux des rations alimentaires pour octobre. Une modification est apportée à la délivrance du riz des catégories E et J1.

Désormais, les rations de riz seront perçues en échange du coupon n° 3 de la feuille semestrielle.

 

Octobre 1942   -   Des suppléments.    -   Le ticket 38 de la feuille spécial de pommes de terre (titre 359) est valable pour les pommes de terre. La valeur de ce ticket est fixé à 2 kilos.

Le ticket-lettre BH de la feuille de viande, catégorie U, de septembre, aura une valeur de 30 gr.

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à l'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Octobre 1942   -   Fait divers.   -  deux marins-pêcheurs de Langrune, Marcel M....., 24 ans, et Pierre L........, 32 ans, viennent d'être arrêtés pour vol et complicité de vol, de pendules, tapis et clefs, après effraction, dans la villa que possède à Langrune, M. Leroy, président du tribunal de Caen.  

 

Novembre 1942   -   L'heure du couvre-feu.   -   A partir du 1er novembre et jusqu'au 31 mars prochain, l'heure de fermeture des débits et l'heure du couvre-feu sont fixées pour la Normandie comme suit, par les autorités d'occupation : Heure de fermeture des débits, 22 h. 30 ; heures du couvre-feu, 23 h. 00 à 5 h. 00

 

Octobre 1942   -   Et ça continue.   -   En raison de la situation difficile de notre approvisionnement en beurre pour le mois de novembre, le ravitaillement général réformes que les rations ne pourront être honorées en une seule fois.

En conséquence, les détaillants sont priés de ne livrer à leurs consommateurs inscrits, que 80 gramme de beurre à valoir sur la ration de 125 grammes. Le complément sera satisfait au cours du mois. Espérons-le !

 

Avril 1943   -   Franchissement de la zone côtière.  -  Il est rappelé que le franchissement irrégulier des limites de la zone entière interdite est puni de peines sévères par les Autorités allemandes. Tout voyageur est tenu, en partant en voyage, de se renseigner si la localité où il se rend se trouve en zone côtière interdite. 

 

Avril 1943   -   AVIS.  -   Les recommandations qui suivent sont de nouveau  à l'attention de la population :

« II est défendu de cacher, d'héberger ou d'aider de quelque façon que ce soit, tout membre d'un équipage d'avion ennemi ou tout parachutiste ennemi.

Toute contravention est punie de mort. Quiconque trouve du matériel d'aviation, ou n'importe quel objet jeté d'un avion est obligé d'informer immédiatement le service de l'armée allemande le plus proche et de lui fournir les renseignements exacts relatifs à l'endroit et au moment, de la découverte. Tout matériel d'aviation, et tout objet jeté d'un avion doit être laissé intact à l'endroit où il a été trouvé.

Quiconque se sera approprié du matériel d'aviation, ou tout autre objet quelconque lancé d'un avion, ou provenant d'avions abattus, ou d'avions faisant un atterrissage forcé, sera traduit devant un conseil de guerre allemand ; Il en sera de même pour quiconque aura négligé d'avertir immédiatement le service de l'armée allemande le plus proche, ou aura détruit ledit matériel ou lesdits objets.

Quiconque aura indiqué immédiatement, à l'autorité militaire allemande la plus proche avec tous les renseignements relatifs à l'endroit et à l'heure de sa découverte, la présence d'avions abattus ou ayant fait un atterrissage forcé, ou de pièces d'avions, permettant de conclure avec certitude à la chute d'un avion, sera récompensé dans la mesure où l'avion aura pu être localisé grâce à ces renseignements. De même, sera récompensé quiconque se sera assuré de la personne de tout parachutiste ou de tout membre d'un équipage d'avion ennemi ou aura contribué à leur arrestation par son attitude. »

Der Militaerhefehlshaber in Frankreich. 

 

Avril 1943   -   Pêcheurs à pied.   -   Avis aux pêcheurs à pied, professionnels, en vue de l’intégration dans la Corporation maritime des Pêches : « Les pêcheurs à pied se livrant à la pêche aux coquillages (moules, coques, couteaux, clams) dans la zone comprise entre Dives et Courseulles, ne pourront exercer leur profession que sur présentation de la carte professionnelle qui' est délivrée par M. A. Tribouillard, 82. rue de la Grève, Ouistreham.

Le montant de la carte est de 96 fr. pour l'année. Les agents de la répartition ne devront accepter les coquillages qu'aux personnes munies de leurs cartes. Entrée en application : 20 avril 1943.

 

Mars 1944    -   Dépôt des postes de T.S.F.  -  La Préfecture Régionale communique : Les Autorités allemandes viennent décider que, dans toute la région de Normandie, les appareils de TSF détenus par la population devront être déposés dans les mairies pour autant qu'ils ne se trouvent pas entre les mains de ressortissant allemands. Cette mesure, qui est édictée par la nécessité d'assurer la sauvegarde des troupes d'occupation dans une région menacée d'invasion éventuelle doit être exécutée immédiatement et terminée le 31 murs 1344, délai de rigueur. Les appareils seront conservés avec le plus grand soin dans les mairies ou dans un local municipal et resteront la propriété des déposants. Il sera délivré à ceux-ci un reçu détaillé dont le double restera à l'intérieur de l'appareil. Ceux qui ne se soumettraient pas à cette mesure seront poursuivie par les autorisées allemandes, qui utiliseront à cet effet tous les moyens de police à leur disposition.

 

Mai 1944    -   Un appel de M. le Préfet du Calvados pour l'évacuation des enfants.  -  Le souci de la sécurité des enfants m'a conduit à prononcer la fermeture d'un certain nombre d'établissements d'enseignement et à  apporter des restrictions sensibles au fonctionnement d'un grand nombre de ceux qui resteront ouverts. Malgré leur importance, ces mesures ne peuvent prétendre assurer, la sécurité complète dont les événements récents ont montré la nécessité. C'est pourquoi j'adresse aux familles un appel extrêmement pressant pour les inviter à éloigner leurs enfants des agglomérations importantes, des régions côtières, et, d'une façon générale, de tous les points menacés du département.

Parents, Si vos occupations ne vous imposent pas le séjour dans les secteurs dangereux, conduisez vos familles dans la région où vous savez pouvoir trouver un refuge, à la condition qu'il soit situé :  soit dans une localité du Calvados en dehors de la zone côtière interdite et des communes suivantes : Pont-l'Evêque, Lisieux, Caen, Bayeux, Colombelles, Mondeville, Carpiquet, Mézidon, Mesnil-Mauger, Canon, soit dans le département de l'Orne (partie réservée au Calvados à l'est de la ligne Vimoutiers-Gacé-Sées-Alençon),  soit encore dans un autre département non côtier et dans une ville de moins de 20 000 habitants, si vous avez un certificat d'hébergement visé par le maire de cette localité, dans les autres cas, une autorisation préalable du préfet est indispensable (pour les facilités de départ, demandez à votre mairie communication des circulaires P. C. 2 du 21 Mars 1944 et P.C. 3du 7 Avril 1944),

Si vos occupations vous font un devoir de rester sûr place, confiez vos enfants à des parents ou à des amisrésidant dans des régions moins exposées.

A défaut, adressez-vous à l'inspection académique, service, des Petits Réfugiés, 31, rue Arcisse-de-Caumont, à Caen, qui assurera à vos enfants le bénéfice du placement familial dans les communes rurales au sud du département. Si vos enfants sont candidats à des examens, ou à des concours, M. l'Inspecteur d'Académie prendra toutes les dispositions nécessaires, pour  leur permettre de subir les épreuves dans le lieu de repli, que vous aurez choisi.

Soucieux de préserver la jeunesse, sur qui repose l'avenir de notre pays, les Pouvoirs Publics vous viendront en aide dans toute la mesure de leurs moyens. Pesez, vos responsabilités, qui sont lourdes, et prenez avant qu'il ne soit trop tard la décision qui s'impose.    Le préfet : Michel CACAUD

 

Avril 1944  -  La Cote de Nacre violemment bombardée.  -  Au cours de la journée d'hier, plusieurs raids ont été effectuée par l'aviation anglo-américain sur un certain nombre de localités de la Côte de Nacre. Dans une de celles-ci particulièrement éprouvée on dénombrait hier soir, 13 morts et 18 blessés. Dans cette même commune. Les dégâts matériels sont importants puisqu'on compte une centaine de maisons détruites ou fortement endommagées.

Liste des victimes.  -   Voici les noms des morts :  Mmes Bodot, Buret, Corentiot, Mlles Lelandais, Mmes Marotel et Pennerot ; MM. Bénerd, Buret, Gripon, Jus, Montier, Thomelin et Ernest Tribouillard.

Parmi les blessés, les plus grièvement atteints ont été transportés à l'Hôpital du Bon-Sauveur à Caen. Il s'agit de MM. Cherpin, Coray, Dutrieu, Lechevalier Michel et Morel.

 

Mai 1944  -  Les raids terroristes dans le Calvados. Deux villes de la côte sont bombardées.  -  Des mort et des blessés dans la nuit de dimanche à lundi, vers minuit 30, des formations d'avions anglo-américains ont lancé des bombes sur deux localités de la côte normande, faisant des morts et des blessés et occasionnant de gros dégâts. Après le passage des oiseaux de mort, le triste bilan a pu être ainsi établi pour les deux localités 2 morts, 7 blessés, 3 villas entièrement détruites, 9 sérieusement endommagées et 27 qui ont subi des dégâts plus ou moins importants.

 

Mai 1944    -   Lignes Caen-Luc-Courseulles et Caen-Riva-Lion-Luc-sur-Mer.  -  Plusieurs accidents mortels étant récemment survenus à des voyageurs stationnés sur les marchepieds ou ayant tenté de monter dans les trains en marche, la Société « Les Courriers Normands » rappelle au public le danger auquel il s'expose ainsi : la Société n'étant pas responsable des accidents pouvant survenir dans ces conditions. 

La Société rappelle également qu'outre le risque encouru des poursuites judiciaires peuvent être engagées contre les voyageurs qui stationnent sur les marchepieds, montent ou descendent des voitures lorsque le train n'est pas complètement, arrêté, contrevenant ainsi aux dispositions sur la Police, la Sûreté et l'Exploitation des Chemins de Fer.

 

Mai 1944  -  Les oies.  -  Mme Henriette Mauger, propriétaire, a porté plainte à la gendarmerie de La Délivrande pour vol de 12 petites oies.

 

Juin 1944  -  Respectez les pancartes annonçant les mines.  -  Pour parer, dans la mesure du possible, aux accidents susceptibles de se produire par suite de la pose de mines ou d'engins explosifs, les services de l'armée allemande entourent les endroits dangereux de fils de fer barbelés auxquels sont accrochées des pancartes noires signalant le danger.

A de nombreuses reprises, il a été constaté que les pancartes ainsi disposées de place en place avaient été décrochées et emportées.

Nous attirons l'attention de tous sur les dangers supplémentaires que font courir à leurs compatriotes les amateurs de souvenirs, et sommes assurés qu'il suffira de faire appel à leur raison pour que soient respectés les panneaux avertisseurs, dont l'utilité a déjà été plusieurs fois démontrée.

 

Juin 1944  -  Le débarquement.  -  Les 6 et 7 juin, le débarquement des forces alliées pour la libération de l'Europe provoque des bombardements d'une ampleur encore jamais atteinte. La plupart des villes du Calvados sont aux trois-quarts détruites. Les forces terrestres prennent pieds de Ouistreham à Isigny sur les côtes du Calvados qui paradoxalement ont moins souffert que les villes de l'intérieur.

Le 48e commando, après la bataille de Saint-Aubin, était parvenu devant Langrune dans le courant de l'après-midi du 6 juin, mais ne pouvait espérer réduire seul les défenses allemandes outre les deux mitrailleuses et le canon de 50 battant la plage, un pâté de maisons fortifié, entouré de tranchées, de barbelés et de champs de mines. Le lendemain matin, les blindés vinrent leur apporter leur soutien et creusèrent une  brèche dans le mur dressé à l'entrée de la cité. " Dès que la brèche fut ouverte, écrit John Frayn Turner, les commandos s'élancèrent dans Langrune en poussant de grands cris. C'était plus que les Allemands n'en pouvaient supporter ; frappés de terreur, ils mirent à se rendre une hâte indécente. Ainsi, une des plus puissantes forteresses allemandes venait de tomber - non sans de lourdes pertes du côté allié. Entre le moment où il avait débarqué sur cette bande de plage trouée d'obus et la chute de Langrune, le commando 48 perdit près de la moitié de son effectif ".

 

Décembre 1944   -   Le déminage des zones côtières.  -   Les populations côtières sont invitées à donner aux agents de l'Inscription Maritime dans les ports tous les détails sur les zones minées par les allemands ainsi que sur l'emplacement des mines isolées qu'elles peuvent connaître afin que des mesures de déminage soient entreprises.  

LANGRUNE               Avenue de La Délivrande
     
LANGRUNE               La Digue
LANGRUNE               La Plage
LANGRUNE  -  Les Cabines
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)
7   LANGRUNE  -  Scènes de Plage
LANGRUNE  -  L'Hôtel du Petit Paradis
Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  Les Jeunes marins aident à la mise à l'eau

23   Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  Coté Est de la Plage

9    LANGRUNE  -  On embarque sur la Plage
9   LANGRUNE.  -  Sur la Plage
CYCLES DUVAL-MAHET, Rue de la Mer, 96, à Langrune-sur-Mer (Calvados)
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Plage  -  Côté Dunes
32   LANGRUNE  -  Vieilles Maisons Normandes.  -  LL.
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Plage
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Place du 6 Juin
49    LANGRUNE-SUR-MER  -  La Rue de la Mer.  -  LL.

610.     LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Rue de la Mer

35  -  LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)

Village du Petit Chapeau

8  -  Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  La Pêche aux crevettes

6.   LANGRUNE-SUR-MER  -  Passage à niveau  -  Rue de la Mer

1     LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)

L'Église

27.    LANGRUNE-sur-MER  -  Villas sur les Falaises

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Page

Langrune-sur-Mer (Calvados)  -  La Place du 6 Juin
LANGRUNE-sur-MER (Calvados)

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  Le Groupe Scolaire

LANGRUNE-SUR-MER  -  Rue de la Mer et les Hôtels

LANGRUNE-sur-MER  -  " Le Clos Joli "  Pension de Famille

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Rue de la Mer

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  Le Camping

5.    LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Digue et la Plage

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Gare

LANGRUNE-sur-MER  -  Vue générale de la Plage
LANGRUNE  -  Arrivée à la Plage

23.     LANGRUNE-SUR-MER  -  La Cale et le Grand Hôtel.  -  LL.

LANGRUNE-sur-MER  -  Villas sur la Falaise

42.  -   LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  Rue de la Mer

LANGRUNE-SUR-MER  -  Vue Aérienne

LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Plage

16     LANGRUNE  -  Coin de Plage

LANGRUNE-sur-MER  -  Hôtel du Petit Paradis, Côté Mer

LANGRUNE-sur-MER  -  Hôtel du Petit Paradis, La Terrasse

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Rue de la Mer

16.    Langrune-sur-Mer  -  La Cale et les Hôtels

13.     LANGRUNE-sur-MER

Arrivée du Train

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)  -  La Digue et la Plage

LANGRUNE-sur-MER  -  Grand Hôtel Cauvin et Hôtel de la Mer
57  -  LANGRUNE-sur-MER  -  L'arrivée du Train
LANGRUNE  -  Panorama

132  -  LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)  -  La Pierre à Poisson

Le Clos Familiale - LANGRUNE-sur-MER (Calvados)

Une vue de la plage

Le Clos Familiale à LANGRUNE-SUR-MER (Calvados)

La Façade

Le Clos Familiale à LANGRUNE-sur-MER (Calvados)

Une vue de la plage

Le Clos Familiale  -  LANGRUNE-sur-MER (Calvados)

Parc et construction à droite, vue prise en avion

LANGRUNE-sur-MER (Calvados)   -   Entrée de la Promenade sur la Digue

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