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Octobre
1868 -
Un phénomène. -
Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les
quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir
de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui
apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière
les hauteurs du bois de Rocques.
Sa
forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa
suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme
une vive lumière électrique.
La
marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu
d'admirer son éclat.
Son
passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été
annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte
détonation.
Septembre
1869 -
L’ouragan
du 12 au 13 septembre.
- Une
épouvantable tempête a sévi pendant quarante-huit heures sur notre
contrée, elle a commencé dans la huit de samedi à dimanche, le calme
n'est revenu que lundi dans la soirée.
A
Caen, les dégâts ne sont pas fort considérables : un platane renversé
sur le Cours-la-Reine, quelques branches et quelques vitres brisées, un
coin de mur renversé rue Basse et la chute d'une cheminée, rue
Saint-Sauveur sont, avec beaucoup d'ardoises et de tuiles arrachées aux
toits, à peu près tout ce qu'on peut, ici, reprocher à la bourrasque.
Dans
la campagne, sur les routes, les pertes sont beaucoup plus grandes, on ne
voit qu'arbres brisés et renversés, les arbres fruitiers sont
dépouillés de leur récolte, les pommiers sont partout fort endommagés.
A
Condé, le vent, arrivant avec une force irrésistible sur le
café-concert, l'a complètement renversé, bouleversant, dispersant,
brisant les glaces, la vaisselle et les mille choses nécessaires à son
exploitation. Heureusement, le propriétaire de l’établissement, voyant
la charpente et les toiles fléchir sous l'effort de la tempête, avait
déjà enlevé les lustres, les appareils à gaz et quelques autres objets
de prix. Dans le même temps, trois tentes voisines éprouvaient le même
sort, ainsi qu'une loge de spectacle forain. La frayeur était telle que,
pendant quelques instants, on n'entendait que des voix appelant
désespérément au secours.
Dans
la nuit de samedi à dimanche, le vent a renversé la flèche du Clocher
de l'église de Leffard. Cette flèche était haute de 15 mètres
et charpentée en bois. Elle a entraîné avec elle
quantité de pierres de taille qui lui servaient de base. Cette masse
énorme tombant sur le toit l'a défoncé sur un espace de dix mètres.
L'église est couverte en ardoises, la voûte est en bois et ne pouvait
résister à ce choc violent. Les débris sont donc tombés dans l’église
même qui à cette heure, comme de juste était déserte. Ce dommage est
évalué à dix mille francs.
Il
y a eu interruption dans le service des bateaux à
vapeur de Caen au Havre. L'ouragan a été terrible sur la côté du
Havre, On apercevait, tout en face de nos cotes, un certain nombre de
barques chavirées.
Les
régates de Ouistreham ont eu lieu, cependant, mais dans le canal et non
pas, comme on l'avait annoncé, entre les estacades et le sémaphore. Une
barque de pêche, en rentrant dans le port, a eu son beaupré brisé. Quel
que temps auparavant,
une bisquine venant de Courseulles, forçant de toiles, ayant manqué
l'entrée de Ouistreham, a été obligée
de mouiller au large.
Samedi,
vers minuit, un canot à crevettes, portant le numéro 173, nommé
« Victor et Rodolphe », moulé d'un seul marin, le sieur
Prudent Fortier, âgé de 30 ans, ayant manqué à donner dans les
jetées, il a été repoussé, à la mer et a fini par mouiller devant les
mâts des bains de Trouville. A sept heures un quart du matin, on a vu ce
canot en danger, puis chavirer et, disparaître, entraînant avec lui
Prudent Fortier, qui laisse une veuve et deux enfants, une fille de 16
mois, de son mariage avec sa femme, la veuve Lebac, ayant un enfant de 1
ans de son premier mari qui, comme le deuxième, s'est noyé.
Déjà
le 10 courant, le nommé Désiré Génie, étant dans son canot sans lest,
a sombré à deux milles de Villers, il s'est cramponné â la mâture,
où il s'est maintenu jusqu'à l'arrivée de la barque de pêche « Tout-à-Marie »,
n° 100, de Trouville, patron Gagnard, qui, l'ayant aperçu, l'a recueilli
et déposé à Villers.
Juillet
1877
-
Vacances. -
Les
vacances des lycées sont fixées au 6 août ; celles des écoles
primaires commenceront le mardi 31 juillet et se termineront le dimanche 2
septembre.
Juillet
1877
-
Les loups. -
Nous
rappelons que l'État accorde des primes à ceux qui détruisent les
animaux nuisibles. Il est donné : 80 fr. pour un loup ou une louve ; 40
fr. pour un louveteau ; 100 fr. pour une louve pleine,
et 200 f. pour un loup ou une louve ayant attaqué l'homme.
Juillet
1877
-
Un enfant enterré vivant. -
La
nommée Léonie Moulin,
épouse séparée du sieur Berthe, qui habite chez ses parents,
cultivateurs à Leffard, arrondissement de Falaise, est accouchée
clandestinement, dans son jardin, la nuit du 20 au 21 juillet, et a eu la
force et le triste courage d'enterrer son enfant tout vivant. La justice
s'est transportée sur les lieux pour procéder à une enquête. La femme
Berthe a été mise en état d'arrestation, écrouée à la prison de
Falaise et enfin soumise à l'examen d'un médecin. Ne pouvant plus
longtemps cacher son crime, elle a passé des aveux, conduite au
domicile de ses parents, cette femme a indiqué l'endroit où elle avait
enterré son enfant.
L'exhumation du malheureux petit être a été faite, et il résulte les
constatations médico-légales que l'enfant, de sexe masculin, est venu à
terme qu'il a vécu, et enfin qu'il a été enterré vif.
Juin
1894 -
Agression sur un enfant.
- L'autre
dimanche, le sieur Hunou, de Leffard, s'était rendu avec son fils Émile
Hunou, dans un herbage sis à Martigny. L'enfant s'étant éloigné pour
cueillir des fraises, un individu s'approcha de lui et, après l'avoir
questionné sur ce qu'il faisait
et où était son père, le renversa et le serra à la gorge. L'enfant put
crier. Son père étant accouru le trouva renversé à terre et pleurant.
L'enfant, qui a donné le signalement de son agresseur, portait au cou des
traces de doigts.
Aujourd'hui,
le jeune Hunou est complètement
remis. Mais cette agression n'est pas faite pour calmer les appréhensions
occasionnées par le crime commis tout près de là, à Saint-Germain-Langot.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Mai
1897 -
Accidents graves.
-
Le sieur
Aristide Fleuret, 26 ans, cocher chez le sieur Merry, à Bayeux, en revenant
de St-Lo, a eu un côté de la figure enlevé et une oreille coupée par une
roue de sa voiture.
—
En charriant de la pierre, le sieur Léon Dufay, journalier au Tourneur,
s'est brisé quatre côtes et perforé un poumon.
—
Le domestique du sieur Hue, cultivateur à Leffard, en revenant de Falaise,
est tombé et une roue de sa voiture a passé sur ses reins.
—
A Ouistreham, la roue d'une voiture a passé sur le corps d'un enfant de
quatre
ans. On
désespère de le sauver. (Source : Le Bonhomme Normand)
Avril
1903 - Chute de dix mètres.
- Le sieur Larsonneur, 46 ans, journalier à Leffard, près
Falaise, en coupant du gui dans des arbres, est tombé d'une hauteur de 10
mètres, se fracturant une jambe et se faisant de multiples contusions par
tout le corps. (Source : Le Bonhomme Normand)
Septembre
1917 -
Grave accident.
- Le jeune Marcel Leroy,
13 ans, a été victime d'un grave accident pendant qu'il travaillait aux
champs, chez Mme Robert, à la ferme des Bordeaux. Atteint par la lame d'une
faucheuse en action, le pauvre petit eut le pied droit complètement
sectionné, il ne tenait plus que par un lambeau de chair.
Août
1923 -
L’expiation. - Élie
Bouquerel qui, dans le bois de Leffard, canton de Falaise, tua, en 1919, la
veuve Amaury d'un coup de fusil dans le ventre, est mort au pénitencier de
la Guyane où il accomplissait sa peine. On se souvient que l'assassin qui,
à ce moment là, était soldat au 31e avait été condamné à
mort par le Conseil de guerre de Rouen.
Cet
arrêt ayant été cassé, le Conseil de guerre d'Amiens l'avait condamné
aux travaux forcés à perpétuité et dirigé sur le pénitencier de
St-Laurent-de-Maroni. (Source : Le Bonhomme Normand)
Mai 1927 - Le feu dans les bois. -
Plus de 150 hectares viennent d'être ravagés par un incendie,
dans les bois de Villers et de Leffard, près de Falaise. Le sinistre, qui
serait dû à la malveillance, n'a pu être que difficilement combattu, en
raison de l'existence de cinq ou six foyers. Les dégâts sont néanmoins,
assez peu élevés.
Janvier
1932 -
L’entrepreneur de battages battait trop bien.
- Mme
Laurent, ménagère à Leffard, mère de trois enfants, a porté plainte
pour violences contre son époux, Jules
Laurent, 41 ans, entrepreneur de battages. D'après ses déclarations,
Laurent a le tort d'être d'une jalousie excessive et de boire un peu plus
qu'il ne faudrait. Lorsqu'il a perdu le contrôle de ses actes, il se livre
à des voies de fait envers sa femme, et dimanche dernier, il a dépassé
toute mesure.
Ce
jour-là, Laurent s'était rendu à Caen. A son retour, il s'arrêta à une
vente qui avait lieu à Aubigny et prit un certain nombre de consommations.
En
rentrant chez lui, vers 22 h. 30, Laurent, qui était passablement
surexcité, trouva sa femme couchée et, sous un prétexte futile, lui
chercha querelle. Devenu soudain furieux, il prit la malheureuse par les
cheveux, la traîna par terre et la frappa à coups de poing et à coups de
pied. Mme Laurent parvint enfin à s'enfuir et alla se réfugier dans une
maison inhabitée, appartenant à M. Mannoury, où elle passa le reste de la
nuit.
Lundi,
elle vint à Falaise consulter le docteur Saillant, qui constata qu'elle
avait trois côtes brisées et portait, en outre, de nombreuses ecchymoses
sur diverses parties du corps.
En
raison de la gravité de son état, le médecin a fait admettre la blessée
à l'hôpital de Falaise.
Interrogé,
Laurent a formellement nié avoir frappé sa femme. Il déclare que
celle-ci, étant ivre, a dû tomber quelque part et se blesser.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
Septembre
1938 - Accablé par le malheur un homme se pend. -
Ayant vu, depuis sept ans, mourir cinq de ses enfants (le dernier, âgé de
26 ans, est décédé récemment à
l'hôpital de Caen), et se trouvant sans travail, M. Armand Beauruelle,
carrier, âgé de 66 ans, n'avait pu surmonter son chagrin. Il ne
s'alimentait presque plus et était devenu neurasthénique.
L'autre
matin, profitant de ce que sa femme était partie au lavoir communal le
malheureux s'est pendu dans sa chambre. En l'entrant, deux heures plus tard,
Mme Beauruelle découvrit le
cadavre
de son époux. Affolée, elle courut prévenir le maire, M. Jouvin, qui
coupa la corde. Mais il était trop tard. (Source : Le Moniteur du
Calvados)
Octobre
1945 -
Toujours les mines.
- Malgré tous les exemples tragiques, malgré tous les
conseils prodigués, il y a des gens qui trouvent que le danger répandu
dans nos campagnes n’est pas encore assez grand et vont au-devant de l’accident.
C’est
ce qui s’est produit à Leffard, où deux jeunes gens, MM. Lemonnier, 17
ans, et Marran, 21 ans, s’amusèrent à deviser une mine qu’ils avaient
trouvée. Celle-ci fit soudainement explosion et les deux imprudents
payèrent de leur vie, leur geste inconsidéré.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Janvier
1947 -
Toutes les terres exploitables doivent être utilisées.
– Toutes
terres incultes ou abandonnées peuvent faire l’objet d’une demande de
concession pour être remises en exploitation. Bien qu’en dehors des
terrains pas encore déminés ou non remis en état, les terres incultes
soient rares dans le Calvados, il est possible que certaines parcelles ne
soient pas utilisées. Les demandes de concessions doivent être adressées
à la Préfecture du Calvados, 4e division. (Source : Le
Bonhomme Libre)
Janvier
1947 -
Des indemnités pour le déminage et le désobusage.
– Sont
considérés comme dommages de guerre : les dommages causés par les
opérations de déminage et désobusage, ainsi que les dommages résultant
de l’explosion d’engin de guerre.
Les
dossiers relatifs à la réparation des dommages de l’espèce devront
être transmis d’urgence aux délégués départementaux intéressés du
Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme. (Source : Le
Bonhomme Libre)
Septembre
1948 -
Un désespéré. -
Très affecté par la nouvelle que sa patronne ne pourrait l'employer
cet hiver, un ouvrier agricole de Leffard, M. Arthur Breux, 56 ans, s'est
pendu dans une grange. (Source : Le Bonhomme Libre)
Avril
1949 -
Un incendie à Leffard. -
Un violent sinistre a détruit au lieu-dit « La Coquerie »,
un immeuble estimé un million, appartenant à M. Bricon, épicier à
Saint-Germain-Langot. Grâce à l'aide de voisins accourus, le locataire, M.
Joseph Kerhervé, cantonnier, père de 5 enfants, a sauvé son mobilier et
n'a perdu que 200 bottes de foin.
Après
3 heures d'efforts, les pompiers de Falaise se sont rendus maîtres du fléau.
(Source : Le Bonhomme Libre)
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