AMAYÉ  s/ ORNE

Canton d'Évrecy

Les habitants de la commune sont les Amayéens et les Amayéennes.


Juillet 1867   -   Un violent orage.   -   Pendant l'orage qui a éclaté samedi dernier avec tant de violence, la foudre est tombée sur divers points du canton de Évrecy.

A Feuguvrolles-sur-Orne, à Amayé et à Maltot, des arbres ont été foudroyés, et à Vieux plusieurs carreaux d'une maison appartenant à M. Delisle ont été brisées, au domicile de M. Duvey, la foudre a endommagé une cheminée et a enlevé environ quatre-vingt tuiles de la toiture de la maison.

Fort heureusement aucune des personnes chez lesquelles la foudre a passé n'en a ressenti de commotion, elles en ont seulement été quittes pour une peur bien légitime.  

 

Avril 1868   -   Un incendie.   -   Dimanche dernier, vers dix heures et demie un incendie s'est déclaré à Amayé-sur-Orne, dans un moulin appartenant à M. Hélie, de Mutrécy, exploité par M. Angé Pierre, et dit le Moulin de Rocreuil.

Des secours ayant été demandés dans les communes voisines, les pompiers de Vieux, qui, pour la plupart, assistaient à la grand-messe, s'empressèrent de se rendre sur le lieu du sinistre.

Malheureusement, à cause de la distance à parcourir et du déplorable etat dans lequel se trouve l'ancien chemin vicinal longeant la Guigne, leurs efforts durent se borner à circonscrire le feu dans son foyer primitif, en préservant de ses ravages les immeubles voisins.

La malveillance paraît étrangère à ce sinistre.  

 

Janvier 1869   -   Découverte d'un cadavre.   -    Mardi, M. Ferdinand Champin, cultivateur A à Amayé-sur-Orne, s'étant rendu avec deux de ses domestiques à une meule de colza, située à un kilomètre de son habitation, y trouva un homme étendu sans vie qu'on reconnut aussitôt pour le nommé Pierre Grouet, âgé de 62 ans, journalier dans ladite commune.

Grouet qui, depuis quelques jours, était en état d'ivresse avait été vu le samedi précédent à Bully, d'où il était parti à 10 heures du soir. On suppose qu'au lieu de se rendre à son domicile, il était allé se coucher dans la meule de colza et que saisi par le froid, il y est mort dans la nuit de samedi au dimanche.

La justice s'est aussitôt transportée sur les lieux, et, en l'absence de tout crime, a fait procéder à l'inhumation du sieur Grouet.  

 

Août 1869   -   Fait divers.   -  Un incendie que l'on présume accidentel a détruit, à Amayé-sur-Orne, le 28 août, trente perches environ de bois taillis de quatre ans, appartenant à Mme veuve Decombes, propriétaire à Amayé-sur-Orne.  

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  La Normandie a eu dimanche soir le spectacle d'une aurore boréale, ou pour dire plus exactement, d'une aurore polaire. A six heures, après avoir passé par leurs phases ordinaires de mobilité et d’éclat divers, deux colonnes éblouissantes, sillonnées de traits de feu jaune et pourpre, se sont réunies au zénith, pour y former une couronne, dont l’aspect a semblé donner raison à ceux qui soutiennent cette opinion, que ce météore est dû à la matière magnétique qui s’enflamme comme de la limaille de fer. 

On eut dit qu'un obus gigantesque venait d’éclater à des espaces incommensurables, allait couvrir la terre de ses débris. Puis les pluies du météore, obéissant au mouvement de rotation de l'atmosphère qui les entraînait prirent des nuances plus sombres, et finirent par disparaître, pour ne plus laisser dans le nord qu'un immense rideau de pourpre, qu'à minuit et demi, avait entièrement disparu.

Comme de juste, ce phénomène météorologue a donné lieu aux commentaires les  plus étranges, car une croyance populaire veut que le retour de ce, phénomène soit

l’annonce d'un événement important.

   -   C’est signe de mort, disaient les uns.

-   C'est signe de sang, c'est signe de revanche, disaient les autres.

A l'avenir de prononcer.

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  Dans la nuit du 14 au 15 février, un incendie dont la cause est restée complètement ignorée, a consumé trois mille kilos de paille appartenant à un sieur Ed. Julienne, cultivateur à Amayé-sur-Orne.  

 

Mai 1880  -  Ponts.  -  Le payement de passage du pont du Coudray, près la gare de Mutrécy-Clinchamps, est supprimé. Il ne reste plus sur l'Orne qu'un seul pont payant : c'est celui qui se trouve à Saint-André.  

Juin 1891  -  Médailles de dévouement.  -  MM. Ménard, sous-lieutenant des sapeurs-pompiers de Caen ; Lequesne, sergent ; Ferdinand Blin, sapeur ; Lucas, employé de commerce, et Feigel, voyageur de commerce, ont été médaillés pour leur dévouement lors de l'incendie Brée, à Caen.

Mais on ne parle pas de ce courageux soldat tant félicité par M. Mériel. Qu'y a-t-il là dessous ? 

Une médaille a été aussi décernée à M. Alphonse Boutry, aubergiste à Amayé-sur-Orne, qui a été très grièvement blessé en arrêtant un cheval emporté attelé à une voiture.

 

Octobre 1912  -  Un poste de ravitaillement militaire  -  On annonce l'établissement probable à Amayé-sur-Orne, d'un poste de ravitaillement pour le 3ème corps d'armée. Le moulin de " Tout-Grain" serait acheté avec les terres d'alentours par l'administration militaire. Elle y installerait une boucherie ultramoderne, mue électriquement, pour la fabrication de conserves, par un détachement d'ouvriers militaires.

 

Janvier 1925  -  Une agression mystérieuse.  -  Mme Marie Guyot, voiturière à Évrecy, ramenait la nuit dernière le courrier à la gare de Mutrécy, lorsqu'à trois cents mètres environ du village d'Amayé-sur-Orne, un individu tenta de s'opposer au passage de la voiture.

Mme Guyot repoussa d'un vigoureux coup de fouet l'individu qui s'écarta.

Le lendemain, vers 6 heures, au même endroit, le cheval que conduisait Mme Guyot prit peur et fit un brusque écart à droite.

A cet instant précis, l'homme qui la veille s'était efforcé d'arrêter le véhicule, surgit d'un fossé et bondit à la tète de l'animal.

Mme Guyot redressa le cheval et le lança sur le chemin d'Évrecy. Une heure après, Mme Louise Godey, journalière à Maizet, était accostés non loin de la gare par un jeune ouvrier dont le signalement correspondait à celui de l'agresseur. Il la saisit, par les épaules et tenta de la renverser. Aux cris poussés par la victime. l'individu s'enfuit. On croit qu'il s'agit d'un ouvrier agricole, de 19 ans. La gendarmerie procède à une enquête.

 

Février 1932   -   Pauvres enfants !  -  En tournée de surveillance à Amayé-sur-Orne, les gendarmes d'Évrecy étaient attirés par les cris et les plaintes provenant d'une maison. A l'intérieur, ils découvrirent, dans une pièce sans feu, cinq enfants de 3 à 8 ans, grelottants de froid. L'aîné déclara qu'il avait faim et que sa mère était sortie. En effet, il y avait cinq heures que la femme Canu avait abandonné ses enfants, sous prétexte d'aller tirer de l'eau à un puits voisin.

Les renseignements ont établi que les époux Canu, qui gagnent 30 à 50 francs par jour, se livrent à la boisson, de plus, la femme est malpropre et paresseuse.

 

Avril 1940  -  Important vol de volailles.  -  Les gendarmes de Bretteville-sur-Laize ont déféré au Parquet de Caen, le nommé Henri Robert, 40 ans, cultivateur à Clinchamps, qui a dérobé à M. Louis Bouillon, cultivateur à Amayé-sur-Orne, 19 poules et 20 lapins.  Robert prêtent avoir commis ce larcin avec l'intention de vendre poules et lapins, afin de régler le montant de ses impôts.

Le tribunal appréciera la valeur du mobile honnête qui a guidé son acte.   

 

Août 1942   -    Pour les prisonniers.   -   A Amayé-sur-Orne, la matinée artistique organisée par le Comité d'assistance aux prisonniers de guerre d'Amayé aura lieu le dimanche 16 août. Lire le programme dans notre numéro de la semaine prochaine.  

 

Juin 1943   -   Les feux de genêts,   -   Ces temps derniers, il a été constaté par les Autorités Allemandes que la population civile omet, lorsqu'elle brûle des genêts épineux, d'éteindre le feu quand survient la nuit. Il en résulte un grave danger pour la sécurité de la population. Il est rappelé que les feux de genêts et de landes ne peuvent être allumés qu'au cours de la matinée et que, conformément au paragraphe 44 de l'ordonnance du Militaerbefehlschaber in Frankreich pour la protection des forces d'occupation du 18 décembre 1942, l'allumage de feu en plein air durant l'obscurité est passible de sanctions. 

 

Août 1943   -   Pour les prisonniers.   -  Le dimanche 15 août, à Amayé-sur-Orne, aura lieu une « Journée du Prisonnier » organisée par le Comité local des Prisonniers de guerre, sous la présidence du Dr Gosselin, maire et conseiller départemental. 

 

Décembre 1943    -   Fait divers.   -   Dimanche 20 décembre, à 11 h. 30, une matinée artistique sera donnée au profit des prisonniers de guerre sous la présidence du Dr Gosselin, avec le concours du Groupe Artistique Colombellois. Au programme : « La Marraine de Charley» comèdie-bouffe, en 2e partie, audition de Noëls célèbres. Il serait bon de retenir ses places. 

 

Mai 1944    -   Fait divers.  -   Dans un hangar de la ferme de Mlle Baudet, cultivatrice à Amayé-sur-Orne, on a découvert le cadavre de M. Auguste Rouget, 61 ans, ouvrier agricole au bourg, qui s'était pendu. Malade, le désespéré endurait, depuis plusieurs années de vives souffrances.  

AMAYÉ-sur-ORNE  .  Vue panoramique sur l'Orne et la Gare
AMAYÉ-sur-ORNE  .  Le Monument aux morts

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