AMAYÉ  s/ SEULLES

Canton de Villers-Bocage

Les habitants de la commune sont les Amayéens et les Amayéennes.

Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons.

On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Janvier 1867   -   Le froid.   -   la soirée et une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier ont été marquées par une température exceptionnelle.

Il est tombé, pendant plusieurs heures consécutives une sorte de pluie fine et glacée qui a converti nos rues et nos places publiques en une véritable mer de glace, sur laquelle les mieux aguerris ne parvenaient que fort difficilement à conserver l'équilibre. Aussi les chutes ont-elles été nombreuses.

Plusieurs d'entre elles ont donné lieu à des accidents plus ou moins graves.

 

Janvier 1867   -   La neige.   -   Pendant deux jours, mais principalement dans la nuit de mardi à mercredi dernier, la neige est tombée en grande abondance, tant à Caen qu'aux environs.

Les lettres que nous recevons de nos correspondants, nous informent que le même fait s'est produit sur tous les points du département.  

 

Mars 1867   -   Une condamnation.    -   François Marie, âgé de 19 ans, domestique à Amayé-sur-Seulles, a été condamné à 16 francs d'amende pour avoir chassé sans permis et en temps de neige.

 

Novembre 1878   -  Le mauvais temps.  -  Les pluies continuelles qui tombent depuis trop longtemps, ont mouillé considérablement les terres, les rivières débordent partout, il est impossible de semer le blé, les herbages des bas-fonds sont intenables pour les bestiaux qu'il va falloir mettre en stabulation. Aussi le prix des vaches grasses a-t-il diminué, les herbagers sont désolés, ils perdent ou ne font qu'un bénéfice insuffisant.

Novembre 1878   -  Les suites de la guerre.  -  Lundi dans la nuit, le sieur Sylvain Lepley, âgé de 33 ans, demeurant à Anctoville, employé à l'église d'Amayé-sur-Seulles, est entré dans cette église en enfonçant la porte, dont il avait lui-même ramassé la clef dans un tronc voisin, sans l'arrivée des voisins, attirés par le bruit, il aurait tout brisé dans l'église. 

Depuis la fatale guerre de 1870, cet infortuné a parfois l'esprit dérangé, il croyait l'église pleine de Prussiens et venait pour les surprendre afin de tous les massacrer. Aujourd'hui, il n'y paraît plus.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Amayé-sur-Seulles, 340 habitants, Mlle De Lahaye (Eugénie), 16 élèves payantes, 7 gratuites ; 450 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée 75 fr.

 

Juin 1879   -  Le dénichage des oiseaux.  -  A cette époque de l'année, nous ne saurions trop engager MM. les instituteurs à rappeler aux enfants qu'il y a une loi qui interdit le dénichage des oiseaux. Ils éviteront ainsi à leurs élèves les pénalités qui pourraient les atteindre et rendront un véritable service à l'agriculture. 

 

Juillet 1879   -  Écoles primaires.  -  Les vacances des écoles primaires commenceront le 1er  août pour finir le 1er  septembre.

 

Septembre 1879   -  Un homme enfourché.  -  Mercredi, vers 4 heures de l'après-midi, le nommé Pierre Duval, âgé d'environ 50 ans, domestique chez M. Pierre Masson, cultivateur à Amayé-sur-Seulles, était occupé à monter des bottes de paille sur un tas élevé de trois mètres. Ce malheureux est tombé de cette hauteur sur une fourche en bois qui se trouvait au pied du tas, les dents en l'air. Une des dents lui est entrée dans le ventre. Le médecin appelé, a déclaré qu'il désespérait de sauver Duval.

AMAYE-sur-SEULLES (Calvados)  -  Le Château

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