AMBLIE

Canton de Cabourg

Les habitants de la commune sont des Ambliais, Ambliaises ou Ambligeois, Ambligeoises


Mai 1869   -  L'orage.   -   L'orage dont nous avons parlé dans notre dernier numéro, a causé des dégâts assez considérables, et même ce qui est plus grave, a frappé de mort une femme et blessé gravement un homme et une jeune fille. C'est à Cresserons que ce malheur est arrivé.

Le sieur Laurent, sa femme et sa fille travaillaient ensemble dans un champ. Ils ont été tous les trois atteints par le fluides électrique. La femme est morte sur le coup, l'état du sieur Laurent inspire les plus vives inquiétudes, la jeune fille a été blessée aux jambes.

Le même jour, la foudre est tombée sur l'église d'Amblie, elle a démoli le clocher et brisé la toiture, la perte est évaluée à 9 000 francs.

Presqu'au même instant, la foudre tombait sur un bâtiment appartenant à Mme Veuve Lemarinier, situé au Vieux-Luc.  

 

Juin 1874   -   Bohémiens.  -  Par arrêté de M. le Préfet du Calvados, le stationnement sur la voie publique ou sur les terrains communaux des voitures servant au logement des bohémiens et autres individus nomades, sans profession avouée, est interdit dans toute retendue du département du Calvados. Ils seront arrêtés et déférés aux tribunaux comme vagabonds, leurs voitures seront mises en fourrière jusqu'à la décision judiciaire à intervenir. Quant à ceux qui exerceraient des professions inoffensives, il leur sera accordé par l'autorité des permissions spéciales.

 

Juin 1874   -   Suicide.  -  Le 18 juin, le cadavre du sieur Léopold Dupont, préposé aux Douanes de Courseulles, a été retiré de la rivière de la Seulles, territoire de la commune d'Amblie. D'après les renseignements recueillis, cette mort est certainement le résultat d'un suicide.  

 

Avril 1879  -  Ecoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Amblie, 474 habitants, Mlle Marie (Rose), 20 élèves payantes, 11 gratuites ; 500 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 30 fr.  Ecole entretenue par Mme de Cairon.

 

Novembre 1880  -  Pris dans un engrenage.  -  A Amblie, M. Adolphe Marie, âgé de 48 ans, célibataire, meunier, à eu le bras droit pris dans un engrenage de son moulin, en plaçant une courroie sur une poulie. Le bras engagé a été entièrement brisé jusqu'à l'épaule. Ce malheureux, qui se trouvait seul en ce moment, a eu le courage de descendre du deuxième  étage, où s'était produit l'accident, de se retirer dans sa chambre au premier, et de se mettre au lit, en attendant l'arrivée de sa sœur. Le docteur Bertin, de Creully, ayant été appelé, lui a donné ses soins, ainsi que le docteur Denis Dumont, mais la blessure était telle que Marie en est mort.  

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Orage et foudre.  -  La semaine dernière, un violent orage a éclaté sur le Calvados.

La foudre est tombée sur l'église de Norrey. Les dégâts occasionnés par le tonnerre sont insignifiants, ils peuvent être estimés à une centaine de francs. Voilà la troisième fois que pareil accident se renouvelle sur le même édifice.

Un nommé Lemarchand, garde-barrière à la gare de Bretteville-Norrey, déjà privé d'un bras, a été renversé par la foudre, au moment où il donnait le signal d'arrivée, lorsqu'il s'est relevé, il n'y voyait plus. Aujourd'hui, il est certain que cet infortuné ne restera pas aveugle, il est père de cinq enfants.

Le même jour, MM. Jules Lecocq, d'Amblie, et Charles Lecocq, de Creully, revenaient en voiture sur la route de Saint-Léger à Creully. Le cheval, effrayé par les éclairs, s'est emporté et a brisé la voilure contre une borne kilométrique. Les deux voyageurs ont été projetés sur la route avec la capote du cabriolet, ils n'ont heureusement eu que quelques contusions sans gravité. La voiture a été complètement brisée.

A la même heure, un poulain appartenant à M. Jules Lecocq, de Creully, a été tué par la foudre, dans un herbage situé près des Carrières d'Orival .

La foudre est aussi tombée à l'entrée de la ville de Bayeux, dans un herbage situé entre les routes de Nihault et Vaucelles. Une jument poulinière, de toute beauté, primée dans  plusieurs concours, a été tuée sur le coup, le jeune poulain n'a rien eu. Elle appartient à M. Desmazures, propriétaire, rue Saint-Patrice, à Bayeux.

Le même jour à la Villette, la foudre est tombée au hameau des Binettes, sur une ferme occupée par les époux Victoire et appartenant au docteur Ferdinand Vaulegeard de Condé. Le sieur François Mullois, domestique, venait de se coucher dans l'écurie depuis quelques minutes, quand il entendit un formidable coup de tonnerre. II se mit aussitôt sur son séant : une forte odeur de soufre le prit à la gorge et il vit une grande lueur : la couverture de la ferme était déjà embrasée. Malgré de prompts secours qui furent apportés, le feu se développa avec une rapidité extrême, et l'on dut se borner à protéger les bâtiments voisins. Les chevaux purent être sauvés, mais avec beaucoup de difficultés Pertes environ 19 000 fr.  

 

Avril 1890  -  Le cadavre d’Amblie.  -  Lundi de la semaine dernière, le nommé Félix Turquetil, garçon meunier à Amblie, quittait cette commune vers deux heures du soir pour aller à Reviers. Sur les huit heures, il partait de Reviers pour retourner à Amblie. Le lendemain dans l'après-midi, on trouvait son cadavre dans le fossé d'un herbage d'Amblie, appartenant à M. de Cairon. Les contusions qu'il portait à la face et à la tête ont fait écarter toute idée de suicide ou d’accident. Il y a donc eu crime ou lutte. Une enquête est ouverte. Turquetil était âgé de 62 ans, c'était un homme inoffensif et très bien considéré sous tous les rapports.  

 

Juin 1890  -  Victime du travail.  -  Le sieur Adolphe Collet, 62 ans, ouvrier carrier, qui travaillait aux carrières d'Orival, situées à Amblie, à extraire la pierre pour le compte du sieur Lerenard, carrier à Lantheuil, a été pris sous une énorme pierre qu'il manœuvrait. Cette pierre du poids de 800 kilogs ayant dévié est tombée sur le malheureux ouvrier. 

M, Chotard, docteur à Creully, a déclaré que le blessé était en danger de mort et qu'il craignait, s'il survivait, de le voir dans l'incapacité de travailler jamais. Il a la colonne vertébrale fracturée avec écrasement de deux vertèbres.  

 

Juin 1890  -  La peur de la prison.  -  Le cadavre du nommé Adrien Anne, 21 ans, domestique chez le sieur Victor Marin, cultivateur à Amblie, a été retiré de la rivière la Seulles. Cet homme, qui était sous le coup d'une action judiciaire, avait déjà, à plusieurs reprises, manifesté l'intention de se suicider, et c'est certainement la peur d'aller en prison qui l'a décidé à se donner la mort.  

 

Septembre 1890  -  Crime impuni.  -  En avril, le cadavre d'un sieur Turquetil, 62 ans, garçon meunier, était trouvé dans un fossé de la commune d'Amblie. D'après la rumeur publique, cet homme, qui jouissait d'une bonne réputation, aurait été tué la veille, en revenant de Reviers, et le cadavre porté dans le fossé où il a été trouvé. On cite le nom des personnes soupçonnées de ce crime et qui paraissent avoir intérêt à sa mort. Nous ne savons ce qu'il y a de vrai dans ce récit, mais nous pensons, comme notre correspondant, qu'un supplément d'enquête serait chose urgente.

 

Décembre 1891  -  Attentat à la pudeur.  -  Victor Peigné, domestique à Amblie, a été, pendant quelque temps, au service du sieur Langlois, propriétaire à Mondeville, près Caen. C'est à cette époque qu'il commit divers attentats à la pudeur sur la jeune Louise Monchablon, âgée de 4 ans seulement. Peigné n’a été condamné qu'à un an de prison.  (Source B-N)

 

Décembre 1893  -  Prix de vertu.  -  Parmi les lauréats des prix de vertu distribués par l'Académie française nous trouvons : « Prix Camille Favre » 500 fr.; Désirée Hamelin, à Quettehou (Manche), et Marie Turquetil, à Amblie (Calvados). (Source B.N.)

 

Décembre 1915  -  Exemple à suivre.  -  Mlle Guillemette institutrice à Amblie, a pu, grâce à la générosité des habitants de la commune, recueillir la somme de 60 fr. Avec cette somme, elle a acheté de la laine et fait confectionner par ses élèves, des effets chauds pour les soldats du front.

 

Mai 1925  -  Un veau qui coûte cher.  -  Il y quelque temps, Léon Bouguerel, 41 ans, boucher à Amblie, se rendait, au marché du Molay-Littry pour acheter des veaux.

Parmi ceux qu'il chargea dans sa voiture, on reconnut un veau appartenant à M. Masson, propriétaire à Cerisy-la-Forêt .

Le boucher se l'était approprié l'insu de ce dernier. Il prétendit que l'animal lui avait été vendu par un individu inconnu, mais ses explicitions parurent, suspectes.

Bouguerel est condamné à 6 mois de prison, et 200 francs de dommages et intérêts.

 

Mars 1940  -  Une bataille.  -  René M…., 18 ans, et son camarade, Jules Madeleine, 28 ans, demeurant l'un et l'autre à Amblie, ils sont employés comme ouvriers agricoles chez M. Levalois, aidaient M Armand Anne, 25 ans, au service de M. Fiel, entrepreneur de battages à Ver-sur-Mer, à placer sa machine battre. Une discussion s'éleva entre eux quant à l’emplacement choisi, Anne se fâcha et frappa les deux domestiques à coup de tisonnier. Ceux-ci, en échange, lui administrèrent une bonne correction.
Finalement, tout le monde a porté plainte à la gendarmerie de Creully, qui procéda à une enquête.

AMBLIE (Calvados)  -  L'Église

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