AMFRÉVILLE

Canton de Cabourg

Les habitants de la commune sont des Amfrevillais, Amfrevillaises


Septembre 1866   -   Les vaches.   -   A la campagne, beaucoup de ménages peu aisés possèdent une vache que la ménagère va journellement mener paître le long des chemins et sur le bord des fossés. Pour ne pas perdre leur temps dans cet emploi, ces femmes tricotent ou cousent, en ayant soin, par une mauvaise habitude, d'enrouler la corde qui retient la vache, autour de leur corps ou de leurs bras. Aussi, arrive-t-il souvent de funestes accidents causés par l'imprévoyance de ces femmes, qui n'ont pas l'idée de réfléchir qu'au moindre mouvement que fait l'animal, il les entraîne à sa suite.

Un malheur de cette nature est arrivé vendredi dernier, 21 septembre, en la commune d'Amfréville, et a causé la mort de la demoiselle Jeanne Potier, connue plus particulièrement sous le nom de Jeanneton.

Cette fille, qui était âgée de plus de 65 ans, gardait sa vache dans un chemin, non loin de son habitation, afin de pouvoir tricoter plus facilement, elle avait entouré la corde autour de son corps.

L'animal, ayant eu peur, partit subitement entraînant après lui la malheureuse fille, en voulant passer dans une pièce voisine, il lui heurta si violemment la tête contre un arbre, que la mort s'ensuivit. Elle fut retrouvée étendue contre l'arbre, la tête fracassée et la corde entourée autour du cou, quelques instants après l'événement, et ne donnant plus aucun signe de vie.

On a suivi les traces du sang sur des troncs d'arbres et des tas de pierres, contre lesquels elle avait été jetée.

 

Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons.

On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-aprés désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Bunel à Sannerville ; Eudes, à Moult ; James, à Amfréville ; Béziers a Putot-en-Auge ; Bonvoisin, à Villy-Bocage ; Lebourgeois à Bénouville ; Léger, à Lantheuil ; Patry, à Bretteville-sur-Odon ; Potdevin, à Rots. Mme Langlois à Sannerville .  

 

Septembre 1867   -   La Saint-Mathieu.   -   Le dimanche 22 et le lundi 23 courant aura lieu à Amfréville, de l'assemblée dite de Saint-Mathieu. Jeux et divertissements en tous genres, feux d'artifice et de Bengale le lundi à 8 heures du soir.

Cette assemblée, qui se tient sur une place très vaste et très belle, est une des plus suivies du pays.  

 

Septembre 1867   -   Un incendie.   -   Un incendie a éclaté vendredi à une heure et demie du matin, à Amfréville, au hameau de la Basse-Ecarde. Trois maisons et les bâtiments ruraux qui en dépendaient ont été totalement détruits en quelques instants, ainsi que la plus grande partie du mobilier qui garnissait ces maisons.

Le feu s'est déclaré dans la maison du sieur Lebrun, qui seul était assuré. La veuve Langlois et son gendre François Marie, qui habitaient les deux autres maisons desquelles ils étaient propriétaires, n'étaient pas assurés. Ils sont réduits à la misère.

Lorsque la pompe d'Amfréville est arrivée tout étaient détruit. La pompe de Ranville qui est arrivée quelques instants après, n'a pu, comme celle d'Amfréville, que lancer de l'eau sur le reste de l'embrasement.

Tout le monde a parfaitement fait son devoir, moins quelques personnes qui vont là par curiosité, et qui ont été vivement admonestées par l'un des plus ardents travailleurs.

La perte peut être évaluée à 8 ou 10 000 francs. On croit que la malveillance n'est pas étrangère à ce sinistre.  

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Dernièrement, le sieur X..., d'Anfréville, vint au marché de Troarn pour affaire, ensuite, il feta largement Bacchus, c'était à ce point que la route était trop étroite pour ses évolutions désordonnées, aussi alla-t-il tomber dans un fossé à quelque distance du bourg. Des passants entendant les gémissements que poussait le sieur X..., crurent qu'un crime avait été commis et s'empressèrent d'en informer les gendarmes à la résidence de Troarn. Ces militaires allèrent à endroit indiqué et trouvèrent le sieur X….. le cordonnier du pays, qui faisait de vains efforts pour se relever sans pouvoir y parvenir. Ils le ramenèrent à Troarn et le mirent en lieu sûr.

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Octobre 1874   -   Fait divers.   -  Jeudi, le sieur Alexandre Viel, propriétaire à Basly, arrêtait sa voiture pour faire manger l'avoine à son cheval, chez le sieur Villeroy, aubergiste à Amfréville. Au moment où un jeune homme d'une vingtaine d'années, qui accompagnait M. Viel, se disposait à mettre le licol à la tête du cheval, une troupe de jeunes gens de 8 à 19 ans, munis de tambours et de trompettes, effraya l'animal qui prit le galop.

Aux cris de M. Viel, resté dans la voiture, le jeune homme, dont nous regrettons d'ignorer le nom, s'élança, malgré le danger, vers le cheval emporté et saisit la bride, mais il fut renversé et la roue du cabriolet lui passa sur le dos, mais heureusement, le brave garçon en avait été quitte pour la peur, car il se releva et se mit à courir de nouveau après le cheval qui s'abattit dans une tournée.

Le choc fut si violent que la voiture tourna d'elle-même et que le sieur Viel fut lancé dans un champ voisin. Le sieur François Robert, cultivateur, qui se trouvait à quelques pas, aidé de plusieurs personnes accourues, releva l'infortuné vieillard baignant dans son sang, et lui prodigua tous les soins possibles jusqu'à ce qu'il pût remonter dans la voiture pour être transporté à son domicile.  

 

Septembre 1880  -  Une mauvaise passe.  -  L'un de nos amis, invité à dîner à Cabourg, est arrivé en retard de plus d'une demi-heure, par suite du mauvais état de la côte située à l'avant d'Amfréville. M. le maire fera bien de jeter un coup d’œil de ce côté, et en même temps de s'assurer de la propreté de sa commune.  

 

Juin 1881  -  La comète.  -  Une comète est en ce moment visible. Les superstitieux voient à tort dans l'apparition de cet astre un présage de calamité publique. Les comètes sont un monde en feu, comme l'a été autrefois la terre. La queue de la comète actuelle est de plusieurs millions de lieus. Elle est très éloignée de la terre, et sa marche est vertigineuse.

 

Juin 1881  -  5e de ligne.  -  Le 5e de ligne va de nouveau camper sur la place d'Amfréville, pendant une partie du mois de juillet, pour aller, chaque jour, sur le bord de la mer, s'exercer au tir à longue portée.

 

Décembre 1882  -  Passage de Vénus. -  Le 6 décembre, dix commissions scientifiques françaises étaient éparpillées sur la surface du globe terrestre, pour lorgner Vénus passant devant le soleil. Nous ne savons si le travail de toutes ces lorgnettes vaudra la surcharge dont elles pèsent au budget, les nuages ayant contrarié les observateurs.

 

Décembre 1882  -  Le scandale d’Amfréville. -  Dimanche, au moment de la messe les habitants d’Amfréville, canton de Troarn se sont aperçus de la disparition de leur curé. Il était parti de la veille, laissant une lettre pour l'adjoint de la commune. Il le chargeait de vendre son mobilier et, lui disait « Vous ne me reverrez jamais » Pendant qu'on se demandait à Amfréville où il était, 1e curé quittait Caen. Il y était arrivé samedi soir, dans une petite charrette. Il était descendu près de la gare, à l’hôtel de France, avec, une jeune fille, sa nièce, disait-il, qu'il allait, reconduire dans sa famille, il repartit le lendemain avec elle, après avoir pris des habits civils, et en laissant la charrette, qu'on allait, selon lui, venir chercher. Il pria, en outre, la directrice de l'hôtel de vouloir bien lui garder sa soutane. Ce prêtre l'abbé Guillot, a 40 ans. Il est fort connu à Caen, et quand on y a appris, son escapade, beaucoup de ses amis n'y voulaient pas croire. Il avait, cependant, la réputation d'être d'une trop grande légèreté pour un homme revêtu de son caractère. La jeune fille qui l'accompagne aura 21 ans lundi prochain. Son père est bourrelier, chantre et trésorier de la fabrique. Il est probable que l'abbé Guillot et sa compagne sont passés en Angleterre. Il avait demandé ces jours-ci le prix du passage par Southampton. 

 

Décembre 1882  -  Morts accidentelles. -  Dimanche, à Amfréville, le cadavre du nommé Jean-Epaphrodite Faucon, âgé de 61 ans, charpentier, a été trouvé sur le bord de la route d'Hérouvillette à Ranville. Cet homme qui voyageait la nuit, étant ivre, est tombé sur le sol et est mort des suites d'une congestion cérébrale causée par le froid. 

 

Mai 1885  -  Nouvelles militaires.  -  L'appel des réservistes de 1876 et 1878 est toujours fixé du 25 août au 21 sept. 

— En raison des travaux de l'inspection générale, il ne sera pas accordé de permissions aux militaires pendant le mois de juin. 

— Le ministre de la guerre a porté de 15 a 30 jours le temps que les militaires prêtés à l'agriculture pourront passer aux champs.

 

Mai 1885  -  Un sou de café.  -  L'un de ces lundis, la mère Torine, marchande à Amfréville, revenait du marché de Caen dans un état qui ne lui permit pas de dépasser Clopée. 

Succombant sous le poids des sous de café qu'elle avait pris, elle se laissa choir sur le bord de la route. 

La voiture publique passe. Un curé des environs, qui était dedans, se hâta de descendre en voyant cette femme inanimée. Il la secoue, lui tâte le pouls, et, ne la voyant pas faire le moindre mouvement, il allait lui réciter les prières des agonisants, lorsque, la mère Torine se releva soudain, et, croyant s'adresser à l'un de ses compagnons de bouteille, s'écria : « Dis donc, vieux parment, m'en paie tu co por un sou ! » Le curé court encore.

Janvier 1888  -  A propos d’incendie.  -  Nous avons dit qu'un incendié avait en partie détruit l'école de Bréville et d'Amfréville, ainsi que le mobilier de l'institutrice assuré pour 10 700 fr. 

Tout le monde a fait son devoir, à l'exception d'un jeune monsieur qui s'est promené ganté tout le temps du feu. A ce sujet, on nous écrit qu'il est regrettable que l'institutrice, alors que le feu paraissait complètement éteint, n'ait voulu conserver personne avec elle, malgré les propositions qui lui avaient été faites, car l'alarme eût été donnée plus vite pour la deuxième partie de l'incendie et probablement tout le mobilier n'eut pas été consumé.  

 

Juin 1888  -  Trois pêcheurs noyés.  -  Deux hommes pêchaient dans la rivière la Vie, l'un d'eux, le sieur Théophile Panloup, 38 ans, journalier à Livarot, ayant voulu traverser la rivière, est tombé dans un trou et s'y est noyé. 

-  Trois jeunes gens d'Amfreville quittèrent leur domicile dans l'après-midi de samedi pour aller à la pêche. Un d'eux, le nommé, Mousset, ne connaissant pas assez la profondeur que la rivière avait à l'endroit qu'il avait choisi, jeta son engin, mais d'une manière si malheureuse, qu'il se trouva entraîné et se noya.

-  Samedi, au moment de la marée montante, le nommé Albert Mousset, 45 ans, cultivateur à Bréville, était à la pêche près de la jetée du port de Ouistreham, ayant perdu l'équilibre, il tomba dans un trou, s'y envasa et périt, bien que l'on ait fait tous, les efforts possibles pour le sauver.  

 

Mars 1890  -  L’immoralité à la campagne.  -  Un vieillard de la commune d'Amfréville est accusé d'avoir commis des actes immoraux sur une fillette de 8 à 9 ans. Plainte avait été portée au maire, mais, voyant que suite n'y était pas donnée, les parents se sont adressés à la gendarmerie qui procède à une enquête.    (Source B.N.) 

 

Septembre 1890  -  Crime impuni.  -  Il y a quelques mois, un vol de linge et d'effets était commis, à Amfréville, chez les époux Mazeline. La gendarmerie a fait une enquête qui paraissait avoir mis sur les traces des coupables. Tout d'un coup, plus rien. On ne parla plus de l'enquête, et on n'en a plus jamais parlé.    (Source B.N.) 

 

Avril 1891  -  Renards à deux pattes.  -  Le curé d A.………, arrondissement de Caen , avait un coq auquel il tenait beaucoup. De retour d'une petite absence, on lui apprit que son coq avait disparu, croqué, lui dit-on, par un renard. Et on lui fit voir dans une haie les plumes du coq et un restant d'aile. Le curé ramassa l'aile et constata qu'elle avait été cuite. Ça l'a fixé. Les renards qui avaient boulotté le coq étaient à deux pattes, qu'il ne tarda pas à les découvrir. L'affaire pourrait bien avoir son dénouement en justice.   (Source B.N.) 

 

Juin 1892  -  Les bienfaits de l’amitié.  -  On remarque, à Amfréville, que les amis de l'autorité municipale ne logent jamais ou presque jamais de militaires, impôt indirect assez souvent renouvelé par suite des exercices de tir .du 3e corps à Merville.     (Source B.N.) 

 

Septembre 1892  -  Les conséquences de l’ivresse.  -  La dame Alexandrine Auguste, née Duhomme, 36 ans, cafetière a Amfréville, a tenté de se donner la mort en se portant un coup de rasoir pendant une courte absence de son mari. La plaie a été recousue et on a constaté que, si l'arme n'avait pas dévié, la mort aurait été immédiate. Cette femme, qui s'adonne à la boisson, avait par moments des troubles cérébraux, et l'on pense que c'est à cette cause qu'il faut attribuer cette tentative de suicide.  (Source B.N.)   

 

Juillet 1893  -  Tramway Decauville.  -  La ligne de Caen à Bénouville fonctionne. Ce tramway dessert, d'un côté : Caen, Calix, Hérouville, Blainville et Bénouville ; de l'autre : Ouistreham, Riva-Bella, Colleville, Bréche-d'Hermanville, Lion et le Haut-Lion. 

Enfin, de l'autre côté du Canal : Ranville, Amfréville, Sallenelles, Merville, Le Home et Cabourg, avec correspondances avec les lignes de l'Ouest et de la Mer. Dimanche, il y a eu foule de voyageurs. (Source B.N.)

 

Juillet 1903  -  Brouille entre les communes de Bréville-les-Monts et d'Amfréville : la musique du 36ème Régiment d'Infanterie de Ligne, en exercice de tir à Merville, devait donner un concert dans la première  de ces communes, mais elle a été retenue au passage par les édiles de la seconde.

 

Septembre 1915  -  Tiens bon la rampe !  -  C'est ce que criaient tous en chœur, l'autre jour, les voyageurs du tramway de Caen à Cabourg, tandis que la machine essoufflée tentait en vain de gravir la cote d'Amfréville.

Mais l'élan était mal calculé, il fallut se laisser redescendre et recommencer, cette fois avec succès, l'ascension difficile. Le malheur, c'est que des voyageurs, croyant à des arrêts ou craignant un accident, descendaient du train et se faisaient traîner, suspendus aux portières. Enfin le train et son contenu sont arrivés ensemble et sains et saufs au but. C’était l’essentiel.

 

Mai 1917  -  Accident mortel.  -  Henri Bours, 14 ans, domicilié chez ses parents, serre-frein à l'entreprise des hauts-fourneaux, est tombé devant un wagon de ballast qui lui a passé sur le corps. La mort a été instantanée.

 

Mars 1930  -  Chien dévorant.  -  Visitant ses parcs à moutons, M. Camille Respeliers, 50 ans, propriétaire à Amfréville, canton de Troarn, a trouvé 35 animaux crevés et six grièvement blessés. Ils auraient été attaqués par le chien de M. Paul Harache, marin-pêcheur au bourg. M. Respeliers subit un préjudice de 20.000 francs.  

 

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -  Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de  Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.  

 

Décembre 1943    -   Fait divers.   -   Une nuit, une vache à M. Lefèvre, cultivateur à Hermanville, disparaissait d'un herbage. Le voleur fut vite découvert : Julien M……, 19 ans, garçon boucher chez Mme Fenerolles, au bourg. Interrogé, M……… avoua et donna comme complice Marcel B……., 19 ans, mécanicien à Hermanville. Il indiqua qu'il avait vendu cette bête à sa patronne qui en ignorait la provenance frauduleuse. M…….. avoua s’était rendu coupable de vols de bestiaux qu'il s’était fait remettre moyennant 12.000 fr. par Mme veuve Joséphine M…., gardienne d'herbages à Amfréville, par l'entremise de son fils âgé de 17 ans. Deux de ces bêtes appartenaient à M. Fernand Costil, cultivateur au Mesnil-Patrv ; la troisième à M. Oscar Tribouillard, cultivateur à Amfréville, auquel la gardienne « avait annoncé le vol ». M……., B……., la veuve M….. et son fils ont été écroués. Ils seront traduits devant le Tribunal spécial.

503.    AMFRÉVILLE.  -  La Plain

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