AUTHIEUX  s/ CALONNE 

Canton de Blangy-le-Château

Les habitants sont nommés les Altaréens et les Altaréennes.


Décembre 1872   -  Le crime du  Pays-d'Auge.  -  Dimanche dernier, dans l'après-midi, une femme demeurant en la commune des Authieux-sur-Calonne, canton de Blangy (Calvados), étant allée dans un herbage, nommé la Normandière, situé en la commune de Saint-André-d'Hébertot, et étant entrée dans un bâtiment édifié sur cet herbage, s'est tout à coup trouvée en présence d'un cadavre.

Ce cadavre, couché sur la paille, était celui d'un jeune homme, d'une figure agréable, ayant les cheveux bruns, âgé de trente ans environ. Les vêtements étaient ceux d'un homme aisé, paraissant avoir la profession de marin, aucune trace de lutte, aucune trace de sang sur l'aire du bâtiment n'ont été remarquées au moment de la découverte du cadavre. La justice de Pont-l'Évêque a été informée dans la soirée.

Le lendemain, c'est-à-dire lundi matin, MM. Louvet, procureur de la République, Ameline, juge, faisant fonctions de juge d'instruction, le greffier, M. Bellenger, M. Combelle, lieutenant de gendarmerie, plusieurs gendarmes et M. le docteur de la Motte, se sont rendus sur les lieux. Il a été constaté que la mort avait été causée par une blessure profonde faite à la gorge, et qui a dû couper l'artère, que la plaie avait été nettoyée, que le cadavre lui même avait dû être lavé en entier, probablement dans la rivière la Calonne, qui est peu éloignée, que les chaussures du cadavre n'étaient pas tachées de boue, que le cadavre avait été transporté dans le bâtiment après là mort, qu'il n'était trouvé aucun instrument ayant pu servir à occasionner la blessure qui a produit la mort, enfin qu'il était impossible de songer à un suicide, qu'il y avait lieu au contraire de croire à un meurtre accompli par plusieurs personnes.

On à retrouvé dans les poches des vêtements de l'infortuné une somme d'argent s'élevant à 60 ou 80 francs, des papiers insignifiants et la carte d'un restaurateur du Havre. La présence d'une somme d'argent exclut donc l'idée d'un crime dont le vol aurait été le mobile, ou d'un suicide ayant pour cause un entier dénuement. L'identité de l'individu n'a pu être constatée car il paraît inconnu dans le pays. Mardi dernier, la justice est retournée sur les lieux pour continuer l'instruction. Elle s'est fait accompagner d'un photographe, Le signalement de la victime et son portrait vont être envoyés immédiatement dans tous les parquets et à toutes les brigades.

 

Novembre 1873   -   Pronostics.   -  Depuis quelques jours, de nombreuses oies sauvages qui émigrent devant l'hiver passent sur notre ville, C'est dit-on, l'indice d'un froid rigoureux.

 

Décembre 1873   -   Mort violente.   -  Le 12 de ce mois, à 9 heures du matin, le cadavre du nommé Jacques-Auguste Duffey, sans profession, âgé d'environ 50 ans, domicilié à Lisieux, a été trouvé dans un herbage situé sur la commune des Authieux-sur-Calonne. D'après les renseignements recueillis et les constatations légales, cette mort est le résultat d'une congestion cérébrale.  

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C’est le moment, ou jamais, de s’occuper des cartes qu’il est dans l’usage d’échanger à l’occasion du premier de l’an. C’est seulement à l’époque du 1er  janvier qu’on peut envoyer des cartes par la poste, c’est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l’affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l’adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe. Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n’envoie jamais de carte.

 

Janvier 1874   -   Mort par brûlures. -  Le 15 courant, le sieur Thiéry, âgé de 75 ans, demeurant aux Authieux-sur-Calonne, canton de Blangy, était resté seul assis devant le foyer de la cuisine. Le feu prit à ses vêtements et lui fit de graves brûlures sur tout le corps. Ce malheureux a expiré deux heures après.

 

Avril 1874   -   Mort Accidentelle.  -  Le 27, courant, aux Authieux:sur-Calonne, une petite fille de trois ans, Jeanne Train, est tombée dans une mare autour de laquelle elle jouait et s'y est noyée.

 

Mars 1879   -  Fait divers.  -  Un facteur de la poste aux lettres de Pont-l'Evêque, chargé par un huissier de cette ville d'encaisser dans la campagne, le montant d'une traite s'élevant à 240 fr., perdit, près du bourg des Authieux-sur-Calonne, le porte-monnaie contenant cette somme. Les recherches du facteur et de ses confrères dans la contrée n'amenèrent aucun résultat. Mais au bout de quelques jours, un individu mal famé ayant présenté, en paiement d'une petite acquisition, un billet de 100 fr., fut de suite soupçonné d'avoir fait la trouvaille. Une perquisition, pratiquée au domicile de cet homme, amena la découverte d'une somme de 180 fr., dont il ne put indiquer la provenance. Cet homme a été mis en état d'arrestation.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Les Authieux-sur-Calonne , 456 habitants, Mme Garnier, sœur Saint-Alexandre, 26 élèves payantes, 14 gratuites ; 500 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée , 50 fr.  

 

Décembre 1890  -  Victime du froid.  -  Le sieur Jacques Urbain, âgé de 46 ans, journalier à Méry-Corbon, a été trouvé ces jours-ci inanimé dans la cour de la ferme du sieur Letac, cultivateur aux Authieux-sur-Calonne. La levée et la constatation du cadavre ont fait connaître que la mort devait être attribuée à une congestion pulmonaire occasionnée par le froid.  

 

Octobre 1891  -  Imprévoyance.  -  Un accident, qui a failli être mortel, est arrivé aux Authieux-sur-Calonne. Depuis quinze jours, les parapets du pont sont démolis. Dimanche soir, un inconnu passait sur ce pont dans l'obscurité, il tomba dans la rivière d'une hauteur de cinq mètres. 

Il y serait infailliblement mort si des voisins, accourus au bruit de la chute, ne l'eussent retiré à demi mort. A qui incombe la responsabilisé de cet accident, et de ceux qui surviendront si un tel état de choses subsiste ? (Source B-N)

 

Juillet 1892  -  Falsification du lait.  -  Des procès-verbaux ont été dressés contre Eugène Bucaille, 31 ans, et Julia Lherondelle, 23 ans, cultivateurs aux Authieux-sur-Calonne, accusés d'avoir falsifié leur lait.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Suicide.  -  Dimanche soir, on a trouvé noyé dans la rivière la Calonne, sur la commune des Authieux, le nommé Louis Halbou, 54 ans, né à Saint-Germain-de-Livet. On suppose qu'il s'est suicidé. On n'a rien trouvé sur lui et c'est sans doute la misère qui l'a déterminé à se donner la mort.   (Source B.N.)

 

Janvier 1904  -  Découverte d'un cadavre. -  On a découvert dans la rivière la Calonne, sur le territoire de la commune d'Authieux, le cadavre d'un individu inconnu, âgé d'environ 35 ans. Des recherches sont faites pour établir l'identité de cet individu.  

 

Mai 1917  -  Les braves.  -  La médaille militaire a été conférée, à M. Arsène Leprince, de Vire ; Joseph Lepointeur, de Condé-sur-Noireau ; M. Gaston Bucaille des Anthieux-sur-CIonne, soldat au 255e

 

Mai 1917  -  Les jardins potagers militaires.  -  En présence des difficultés toujours grandissantes rencontrées par le service du ravitaillement, l'autorité militaire a tenu, cette année, à produire elle-même les légumes frais dont elle a besoin pour l'alimentation des troupes. Les plus louables efforts ont été faits et, il y a quelques mois, des propagandistes militaires ont été désignés pour s'occuper spécialement de la question dans toutes les régions de France. A leur appel, tous ont répondu et ont rivalisé de zèle, rien que dans le Calvados, plus de quarante hectares de terrains abandonnés ont été transformés en jardins et plantés en légumes divers. La récolte, qui promet d'être abondante, permettra de varier les menus de nos braves soldats et contribuera, dans une large mesure, à atténuer la crise alimentaire.

 

Novembre 1919 -  Décoration.  -  Le général Deligny vient d'être promu commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges en récompense des services rendus aux armées britanniques tant sur le front que sur le territoire de la 3e région. 

 

Juillet 1923  -  Tombée d’un train.  -  Mme Fosse, cultivatrice aux Authieux, avait pris à cette station un billet à destination de la Rillegatte, le train devait s'arrêter. Son billet n'ayant pas été contrôlé, le conducteur pensa qu'aucun voyageur ne devait descendre à cette halte, et le convoi continua sa marche.
A un certain moment, Mme Fosse tomba sur la route et se fit de graves blessures au visage et sur différentes parties du corps. On la trouva sans connaissance à l'endroit elle était tombée. Elle fut transportée chez un voisin, M. Cordier, l'on parvint à la ranimer, puis à la clinique du docteur Simon, à Pont-1'Evèque.
Mme Fosse n'a pu préciser les circonstances dans lesquelles se serait produit l'accident dont elle a été victime. Une instruction est ouverte.

Août 1923  -  Accident d’automobile. -  Une camionnette conduite par M. Lelièvre, restaurateur à Cormeilles, et contenant quatre personnes, se dirigeait de Cormeilles vers Pont-l'Evêque, lorsqu'à proximité des Authieux, un des pneus avant éclata.
Le chauffeur freina brusquement et les voyageurs furent précipités brutalement contre les parois et le pare-brise de la voiture. Tous sont blessés plus ou moins gravement. Ce sont M.
Sauvegrain et saur, M. Hériché et le chauffeur M. Lelièvre, qui semble les plus sérieusement atteint par suite d'un choc violent contre le volant de la machine.

 

Octobre 1926  -  Exode rural.  -  Le Conseil général, ému de l'exode constant des populations rurales vers les villes, et soucieux des intérêts de l'agriculture française, branche essentielle de l'activité économique du pays, demande instamment au Gouvernement et au Parlement de faire en sorte que soit intensifiée l'éducation agricole des enfants qui fréquentent les écoles primaires, et que des cours spéciaux soient institués à cet effet.

 

Mars 1934  -  Un Infanticide.  -  Une domestique, Mlle Marthe-Marie-Désirée Sauvage, 25 ans, originaire de Courtonne-la-Meurdrac, employée au service d'une cultivatrice des Authieux-sur-Calonne, a mis au monde clandestinement un enfant du sexe masculin, dans la nuit du 5 au 6 courant. 

Le docteur Boulard, de Cormeilles, a examiné l'enfant, il a déclaré que le petit était né viable. La domestique a avoué avoir étouffé le nouveau-né en le serrant à la gorge pendant quelques secondes. 

La fille Marthe Sauvage avait été poursuivie pour un avortement, il y a quelques années. En raison de son état, elle a été laissée en liberté provisoire.

 

Mai 1936  -  Un camion chargé d'essence prend feu.  -   Lundi 18 mai, à 17 h. 30, un camion chargé de cinq tonnes d'essence, qui se dirigeait vers Cormeilles, a pris feu à un kilomètre des habitations de la commune des Authieux-sur-Calonne. Le feu s'étant déclare au moteur, en peu de temps le camion fut embrasé par les flammes. 

Les pompiers de Pont-l'Ëvêque se rendirent sur les lieux et refroidirent les citernes, évitant ainsi leur explosion. Le camion est hors d'usage, les dégâts se chiffrent à 60 000 frs environ.

Mars 1940  -  Un cultivateur heurté par une auto succombe à ses blessures.  -   Le 27 février, vers 17 heures, l'automobile de M. Duhomme Maurice, cultivateur à Tourgéville (Calvados), a renversé, au carrefour de la route nationale 834 et chemin de grande communication 140, le cycliste Joublin Léon, du Brévedent.
Le choc a été violent. M. Joublin a être hospitalisé à Pont-l’évêque, il est décédé au cours de la nuit. Il laisse une veuve et des enfants.

 

Mai 1943   -   Faits divers.   -    Dans le seul mois de mars, 47 bovins ont été abattus clandestinement chez M. C………, cultivateur au Breuil-en-Auge, avec la complicité de M. B………., cultivateur aux Authieux-sur-Calonne, pour le compte des frères D……, de Deauville.  

 

Août 1945  -  Vente des gares de Bonneville-la-Louvet et des Authieux-sur-Calonne.  -   Projet de délibération sur la vente des gares de Bonneville-la-Louvet et des Authieux-sur-Calonne.

Le Conseil Général, vu le rapport de M. le Préfet et les propositions de M. l'Ingénieur en chef pour la vente des anciennes gares de Bonneville-la-Louvet et des Authieux-surCalonne, Vu la situation de ces deux communes sinistrées, leur demande d'acquisition et leur participation financière ancienne à l'édification de ces gares.   Décide :

1° ) de vendre à l'amiable à la commune de Bonneville-la-Louvet la gare et les dépendances de cette localité.

2° ) de réserver pour les besoins du service routier le bâtiment de la gare des Authieux-sur-Calonne.

3° ) de vendre à l'amiable le terrain contournant cette gare à la commune des Authieux-sur-Calonne.

Charge la commission départementale des ventes avec les communes demanderesses. Le projet de délibération est adopté.

LES AUTHIEUX-sur-CALONNE (Calvados)  -  Les Bords de la Calonne, l'Église et le Presbytère

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