ASNELLES

Canton de Ryes

Les habitants de la commune sont des Asnellois, Asnelloises


Novembre 1866   -   Les amateurs d'huîtres.   -   Tous les jours, Paris dévore 7000 paniers d'huîtres. Chaque panier en contenant 12 douzaines, c'est 72 000 douzaines ou 764 000 huîtres que Paris absorbent journellement pour s'ouvrir l'appétit. C'est énorme !

Les huîtres des côtes de Normandie alimentent cette prodigieuse consommation. Cependant les huîtres des côtes de Bretagne commencent à se joindre à celles qui proviennent du littoral normand. Celles de Normandie ne se vendent que 90 c. la douzaine, au lieu de 1 fr. 20 et de 1 fr. 10 que se vendent, dans les restaurants, des huîtres de la Manche et de la mer du Nord.

 

Août 1868   -   Les récoltes.   -   A cause de la chaleur exceptionnelle et persistante de cette année, les moissons sont avancées de quinze jours au moins, les vendanges le seront, dit-on, de trois semaines, la maturité des fruits de toutes espèces est extraordinairement précoce.

Il n'est pas jusqu'aux huîtres qui se ressentent de cette prodigalité de chaleur, ces mollusques qui, d'ordinaire, ne sont mangeables que dans la seconde quinzaine d'août et dont les gourmets s'abstiennent généralement avant cette époque à cause du frai, qui rend les sucs de l'huître visqueux et troubles, sont dès à présent limpides, frais et savoureux comme en automne.  

 

Août 1869   -   Fait divers.   -   On dit que les ardeurs caniculaires du mois de juillet avaient déterminé une mortalité effrayante des huîtres dans les parages de la Manche et de l'Océan. Le soleil aurait littéralement cuit à l'étouffée les huîtres sous le sable et la vase pendant les basses marées. Ces malheureux bivalves, ou plutôt leurs infortunés consommateurs, n'ont décidément pas de chance cette année.

Les bancs d'huîtres si renommés dans la baie de New-York, en Amérique sont en ce moment dévastés par un poisson singulier, qu'on appelle poisson-tambour. Déjà les ravages s'élèvent à plus d'un million de dollars.

Muni d'un appareil broyeur dissimulé entièrement, le poisson-tambour saisit le bivalve solitaire, réduit en poussière la portion mince des coquilles, aspire le mollusque et rejette la coquille. Son nom de poisson-tambour lui vient du bruit singulier qu'il fait entendre lorsqu'on le tire de l'eau. Les ostréiculteurs américains sont dans la désolation.

Espérons que ces poissons gastronomes ne viendront point battre le rappel sur nos côtes. Toujours est-il qu'on peut s'attendre à une cherté invraisemblable des huîtres cette année.  

 

Août 1870   -  Une circulaire.   -   D'après une circulaire de M. le ministre de l'intérieur du 8 août 1870, les dons en nature, tels que le vin, l'eau-de-vie, les liqueurs, le tabac, le linge, les chevaux, le bétail, etc., seront reçus dans toutes les villes où réside un sous-intendant militaire ou un fonctionnaire qui en remplit les fonctions, c'est-à-dire dans tous les chefs-lieux d'arrondissement de l'Empire.

 

Août 1870   -  Nominations.   -    Par arrêté, M. le préfet a nommé : instituteur à Asnelles, en remplacement de M. Janssaud, M. Roger, actuellement instituteur à Sainte-Marguerite-d'Elle ; institutrice de 2e classe à Saint-Pierre-du-Mont (emploi créé), Mlle  Denis, institutrice-adjointe à Saint-Paul-du-Vernay.  

 

Août 1872   -  Avis aux baigneurs.  -  De temps à autre, sur la côte du canton de Ryes, il arrive que d'une marée à l'autre, les courants enlèvent des bancs et mettent pendant quelque temps à nu des rochers presque à fleur de sol habituel. En prenant un bain, M. l'abbé X……, vicaire de l'une des paroisses de Caen, s'est frappé violemment le front contre un rocher ainsi récemment dépouillé. La peau a été, entaillée jusqu'à l'os sur une longueur, de près de cinq centimètres, l'os n'a pas été atteint, mais le sang a coulé abondamment et a jeté, l’inquiétude parmi les promeneurs de la plage. Chacun est accouru pour offrir obligeamment des secours, la blessure ne semble présenter heureusement aucune gravité.  

 

Septembre 1873   -   Les pluies.   -   Nous voici revenu aux pluies. Depuis trois semaines, des ondées n'ont cessé de tomber. S'il faut en croire l'Observatoire, le mois de septembre finira comme il a commencé, celui d'octobre est annoncé comme très humide. Depuis quelques jours souffle aussi sur nos côtes un vent d'une extrême violence, la mer, exceptionnellement agitée semble parfois remué, jusque dans ses profondeurs. 

Ces changements de temps s'expliquent facilement d'ailleurs par l'approche de l’équinoxe, c'est-à-dire de la période où, par suite du mouvement de rotation de la terre autour du soleil, les journées auront, pendant deux ou trois jours, la même duré que les nuits. Vers le 23 septembre, les jours et les nuits ont exactement douze heures, puis les jours diminuent. Dans les premiers jours de septembre, les jours ont treize heures et demie. A la fin du mois, ils n'auront plus que onze heures trois quarts.

 

Septembre 1873   -   Accident de voiture.   -   Mardi, vers 6 heures du soir, M. le docteur Labbey, maire d'Asnelles, revenait de Crépon, canton de Ryes, lorsqu'à la côte de Meuvaines. son cheval se mit à ruer. M. Labbey pria le domestique de descendre pour voir à quoi cela pouvait tenir. En voulant mettre pied à terre, cet homme s'embarrassa dans les guides et fut traîné sur la route. Le cheval, se trouvant alors sans conducteur, se dirigea à travers champs et renversa la voiture. Le docteur Labbey est mort des suites de ses blessures. Mme Labbey et le domestique n'ont eu aucune blessure sérieuse.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Asnelles, 438 habitants, Mme Désaunais, 24 élèves payantes, 7 gratuites, 600 fr. de traitement en 1878, indemnité personnelle accordée ... 20 fr. 

Deux religieuses chargées de !a direction de cette école.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Asnelles, travaux au presbytère. 100 fr.

 

Août 1880  -  Nettoyez, nettoyez !!  -  Asnelles possède une jolie plage qui est certainement appelée à un bel avenir. Mais les administrateurs de ce charmant pays devraient bien faire nettoyer les rues. Elles sont encombrées de détritus de toute nature, et les jolies baigneuses ne peuvent s'y promener sans être obligées de se boucher le nez d'une main et de retrousser leurs cotillons de l'autre, ce qui les met sans défense contre les baigneurs quelquefois par trop entreprenants.  

 

Janvier 1881  -  Gendarmerie.  -  La brigade de gendarmerie d'Asnelles est transférée depuis le 1er janvier à Ryes, chef-lieu de canton.

 

Mars 1883  -  Mauvais temps, grande marée. –  La grande marée de cette semaine a occasionné des dégâts matériels sur nos côtes : entre Lion et Courseulles, des parties de dunes ont été enlevées et les chemins du littoral rendus impraticables.

De l'autre côté de Courseulles, les dégâts sont plus considérables encore : à Asnelles, une maison a été détruite par les vagues, une autre a été endommagée.

Pendant la dernière tempête, le navire allemand le « Hambourg », à destination de Zanzibar, s'est perdu corps et biens sur les bancs pendant la nuit, il y avait 30 hommes abord.

Le navire français « Fernande », allant de Marseille à Cuba, s'est perdu à la hauteur du cap Maysi, huit marins seulement sont sauvés.

La chaloupe de pêche la « Couronne », de Bordeaux, a sombré sur les brisants. L'équipage a péri.

 

Janvier 1884  -  Saut périlleux.    La semaine dernière, le nommé Jean Binet, 45 ans, demeurant à Asnelles, revenant de conduire un pressoir à Tracy, est tombé du haut de la falaise d'Arromanches, d'une hauteur d'environ 70 mètres. Il s'est trouvé arrêté à mi-chemin, et c'est en voulant se retirer qu'il  est dégringolé sur les roches de la plage, où on l'a retrouvé fort courbaturé, mais sans blessures.

 

Septembre 1885  -  L’ouragan.  -  La tempête qui a sévi cette semaine sur notre contrée a causé d'immenses ravages.

A Caen et dans les campagnes voisines, les dégâts sont purement matériels : arbres arrachés, pommiers brisés et dépouillés de leur récolte, couvertures endommagées. Le train de 8 heures, de Courseulles à Caen, est demeuré en détresse pendant 3/4 d'heure à la sortie de Douvres. Quatre grands arbres, arrachés par le vent, obstruaient la voie, ayant brisé les fils télégraphiques. Il a fallu scier les troncs d'arbres qu'il aurait été impossible de déplacer, s'ils étaient restés entiers.

A Lisieux, Pont-l'Evèque, Vire, Bayeux, grands dégâts, mais pas d'accidents. A Condé, où se tenait la foire, des tentes de forains ont été renversées. Des peupliers sont tombés sur un bâtiment de la tannerie de M. Maillard, et l'ont effondré. Un ouvrier a failli être tué.

Sur nos côtes, cet ouragan coïncidait avec la grande marée, ce qui en a augmenté la violence. A Langrune, la mer a enlevé sur plus de cent mètres les talus en terre bordant la rue de la Plage, démoli des murs en pierre sèche, coupé les pentes qui conduisent à la mer et brisé les escaliers en bois. A Cabourg, les cabines des bains culbutées. Les branches des arbres jonchaient toutes les avenues.

Une barque d'Arromanches dont l'équipage se composait de 13 hommes a échoué à Asnelles, après avoir lutté 10 heures contre l'ouragan. A Deauville, la mer a enlevé le pavillon en bois placé au bout de l'estacade. A Trouville, la jetée Est a été endommagée. Un homme a été jeté à la mer par le vent et n'a pu être sauvé qu'avec grandes difficultés. Un pêcheur montant une barque du Havre, Auguste Fouriel, 35 ans, né à Honfleur, enlevé par une lame, n'a pu être retrouvé. De mémoire de marin, la mer n'avait jamais été plus furieuse. A Honfleur, le musoir de l'estacade a été assez fortement avarié par les vagues, de même que le côté nord de la digue construite à l'entrée du port. A Villerville, la tempête a eu des effets désastreux. Les falaises hautes de 20 mètres ont été escaladées par les lames, le village a été envahi, les cours remplies d'eau, des maisons démolies, le casino est littéralement emporté. Les peintres Duez, Pinel, Ravaud, le romancier Montaigut, qui ont voulu voir ce spectacle effrayant, ont manqué d'être enlevés par la mer. On est sans aucune nouvelle de plusieurs barques de pêcheurs.

Au Havre, une barque de Trouville, poussée par le vent, a heurté le steamer « l’Éclair » et brisé ses tambours. La barque a eu son beaupré cassé. Le trois-mâts italien « Nipoli-Accume » a été jeté contre le mur du quai et a éprouvé de fortes avaries. Au poste des Transatlantiques, les pieux d'amarrage s'arrachaient, et il a fallu mouiller les ancres des paquebots pour parer à tout événement.

Le cotre de Cherbourg, « l'Avenir » a fait côte sur les rochers de Mielle, l'équipage a été sauvé.

Avril 1887  -  Recensement des chevaux.  -  Il sera procédé, du 15 mai au 13 juin 1887, à l'inspection et au classement : 1° de tous les chevaux et juments âgés de 6 ans et au-dessus, de tous les mulets et mules de 4 ans et au-dessus (l'âge se compte à partir du 1er janvier de l'année de la naissance) ; 2° des voitures attelées susceptibles d'être requises.

 

Avril 1887  -  La tempête.  -  Mercredi et jeudi, violente tempête sur les côtes de la Manche. Elle a causé des dégâts considérables. A Port-en-Bessin, la jetée ouest a été découronnée des blocs énormes de son parapet, sur une longueur de plusieurs mètres. A Asnelles, les digues ont été fort éprouvées, celle de l’hôtel Repos a beaucoup souffert. Une épave, la mâture d'un bateau, est venue s'échouer du large au pied des falaises de Longues. A Arromanches les remparts ont souffert en plusieurs endroit du choc des vagues.

Il y a eu plusieurs accidents de mer, à Cherbourg, la goélette « Diligente » est entrée dans le port prête à couler bas.

A Calais, terrible tempête, le bateau de pêche 65 s’est échoué. L’équipage a pu se sauver. La mer était tellement grosse dans le détroit, que le paquebot n’a pu quitter Douvres.  

 

Avril 1887  -  La tempête.  -  Nous avons dit, dans notre dernier numéro, qu'une violente tempête sévissait depuis quelques jours sur nos côtes, et que les dégâts commis sur le littoral par la mer en furie étaient considérables. Nous pouvons, aujourd'hui, compléter nos renseignements :

A Arromanches, la digue a bien été abîmée en certains endroits, mais les dégâts sont de peu d'importance.

A Asnelles, au contraire, les pertes sont considérables. Les parapets de la digue sont détruits sur une grande étendue, ils sont renversés par blocs énormes, les uns du coté de la mer, les autres sur la chaussée. La route construite le long de la mer est en ce moment impraticable, non seulement pour les voitures, mais encore pour les piétons.

A Port-en-Bessin, les parapets de la jetée Ouest, sur une longueur de 10 mètres environ, ont été démolis. Les blocs énormes de granit, qui forment ces parapets, oui été complètement détachés de la digue avec laquelle ils faisaient corps et rejetés dans le bassin.

Profitant d'un beau jour et d'un lundi férié, grand nombre de bayeusains sont allés, hier, constater ces ruines de visu.

Par la même occasion, ils ont été témoins d'une fête religieuse à laquelle ils étaient loin de s'attendre. On baptisait un bateau « la Vierge Marie », de Port.

Le nouveau Curé, M. l’abbé Hamel, auquel ses paroissiens ont conservé une affection de vieille date, a expliqué aux assistants le sens des diverses cérémonies prescrites par le rituel  pour la circonstance. On l'écoutait avec un vif plaisir, et la foule réunie autour de lui, a ressenti une vive émotion, lorsque faisant allusion au nom de la nouvelle barque, il a rappelé la protection dont Marie, l'étoile de la mer, a environné nos matelots en ces jours de tourmente que nous venons de traverser. Le désastre est grand, mais pas une mort d'homme à déplorer. Tous les pêcheurs de Port ont trouvé refuge et abri pour leurs navires et leurs personnes.

Un pain bénit et des dragées ont été distribués en abondance.

 

Mai 1887  -  Un naufrage.  -  Samedi matin, la « Champagne », l'un des plus grands transatlantiques du Havre, quittait le port pour l'Amérique. Il y avait à lord 1 150 passagers, dont 973 émigrants italiens. Le temps était beau, la mer calme, mais il faisait un brouillard tellement épais que c'est à peine si on y voyait à cinq pas. Soudain, on entend le commandant crier qu'on a été abordé et donner des ordres pour que les canots soient prêts à être mis à la mer. Un choc épouvantable se produit. A bord de la « Champagne », c'est une panique indescriptible. Les matelots veulent mettre les canots à la mer. Mais, pendant que des émigrants italiens, à genoux sur le pont, chantent des cantiques, d'autres, affolés, se jettent dans un canot avant qu'il ne soit à la mer, ni les menaces du lieutenant, ni la hache d'un quartier-maître ne peuvent les empêcher de commettre cette imprudence qui a coûté la vie à 35 hommes, car le canot surchargé ne tarde pas à basculer avant d'avoir pris la mer.

Parmi les malheureux qui venaient de tomber à la mer, se trouvaient un certain nombre de femmes, l'une d'elles tenait dans ses bras son jeune enfant, qu'elle pressait convulsivement sur sa poitrine. La « Champagne » ne put leur porter secours, elle faisait eau et le commandant n'avait qu'une préoccupation, aller échouer pour sauver la vie des passagers.

C'est entre Asnelles et Arromanches que l'échouage de 1a « Champagne », qui avait déjà quatre mètres d'eau dans sa cale a eu lieu, c'est là qu’un trois-mâts norvégien, qui passait, a recueilli plus de mille personnes de la « Champagne » avant que, de la côte, des embarcations aient pu aborder le bateau naufragé. La « Champagne » pourra être renflouée. 120 matelots de l'État ont été envoyés du port de Cherbourg pour cette opération difficile.

Ce sinistre est dû à la « Ville-de-Rio », venant de la Plata, avec très peu de passagers et de marchandises.

La « Ville-de-Rio » en abordant la « Champagne » s'est brisée. Très peu de temps, après l'abordage, elle sombrai là, mais, heureusement, la « Ville-de-Bordeaux » avait, auparavant, pu recueillir à son bord les matelots et les passagers.

De ce côté, il n'y a donc que des pertes matérielles estimées à plusieurs millions, en raison des marchandises entassées dans la cale. La « Champagne » a été très avariée et beaucoup de marchandises et de bagages sont abîmés.

La nuit suivante, la « Bretagne », autre grand transatlantique du Havre, coupait un grand trois-mâts norvégien qui sombrait en moins de dix minutes. Heureusement les dix-sept hommes d'équipage ont pu être sauvés et ramenés au Havre, à bord de la « Bretagne ».

 

Mai 1887  -  Le naufrage de la « Champagne ».  -  La « Champagne » à été renflouée et est rentrée au Havre. On a découvert en mer et sur le sable plusieurs cadavres de naufrages.

 

Février 1888 -  Tempête et neige.  -  Pendant plusieurs jours, la neige est tombée en abondance un peu partout. Sur plusieurs points de notre région, la circulation a été interrompue et les trains, bien que allégés, ont subi de sérieux retards. Dans certains endroits, on mesure 80 et 90 cent. de neige, un train parti de Falaise pour Berjou est resté en détresse près de Martigny. Des escouades de soldats ont été envoyées de Falaise pour déblayer les neiges que le vent avait poussées dans la tranchée et qui atteignaient une grande hauteur.

Sur la ligne de Paris à Granville, plusieurs trains sont également restés en détresse. Les soldats de Chartres et de Rambouillet ont été réquisitionnés pour aider au déblaiement des voies encombrées.

Dans la Seine-Inférieure, la tempête de neige a causé de sérieux dégâts sur les chemins de fer. Entre Alvimare et Yvetot, la voie a été obstruée par cinq poteaux télégraphiques renversés par le vent. Plusieurs trains ont subi un retard de plus de deux heures.

Même abondance de neige dans le midi de la France. Plusieurs personnes surprises par des tourmentes de neiges ont été ensevelies.

L'Angleterre, l'Autriche, la Suisse et surtout la Russie sont couvertes de neige. Dans beaucoup d'endroits, les habitants sont bloqués.

Cette tourmente de neige a été accompagnée d'un coup de vent qui a fait de grands dégâts sur nos côtes. De mémoire de marins, on n'en avait ressenti un aussi violent. La grève est couverte de poissons et de coquillages roulés sur le galet par la mer en furie. Sur certains points, on les ramasse à pellées. Un trois-mâts norvégien, de 800 tonneaux, à destination de New-York, sortant du Havre, où il avait relâché, surpris par la tempête, a eu son gouvernail brisé et est venu échouer devant Asnelles. L'équipage, après être resté plusieurs heures sur le pont, couvert à chaque instant par des vagues énormes, a pu gagner la terre à marée basse. Quant au navire, qui était chargé de fûts vides et de lest, on espère le renflouer à la  prochaine marée. Le voilier « Pierre Marie », d'Isigny, a été aussi mis à la côte, sous les Falaise de Quineville (Manche).

 

Mars 1888  -  Les suites de la tempête.  -  Le « Maria », échoué devant Asnelles, va être dégréé et vendu sur place. Il est trop vieux pour qu'on puisse essayer de le réparer, quoiqu'il ait peu souffert. Il n'était assuré que pour une somme de 12 000 fr.  

 

Mars 1888  -  Extincteur d’incendie.  -  Une expérience a été faite, à Caen, place du Lycée, de l'extincteur la Sentinelle. L'expérience a paru concluante, elle sera renouvelée dimanche prochain, à 8 heures du matin, sur la place d'Armes. Cet appareil est surtout destiné aux feux d'appartement, aussi devrait-il être acheté par tous les établissements publics. Son prix, du reste, est à la portée de tous : 33 francs. S'adresser à M. Etienne Girard, à Asnelles, par Ryes.

 

Août 1890  -  Libération de la classe 1885.  -  Les troupes de cette classe seront libérées le 25 septembre prochain. Celles des colonies le 1er janvier. (Source B.N.)

 

Août 1890  -  Les pommes de terre.  -  La maladie qui rendra la récolte presque nulle, cette année ne sévit pas seulement en France. En Irlande, dans le district de Timoleaque, 3 000 personnes sur 8 000 sont atteintes de diverses maladies occasionnées par des pommes de terre mauvaises. (Source B.N.)

 

Août 1890  -  Bains de Mer.  -  Pendant que les chasseurs s'en vont en chasse, le mauvais temps chasse les baigneurs. Heureusement que le baromètre remonte. Il y a donc lieu d'espérer que le mois de septembre sera relativement aussi bon que le mois d’août.  (Source B.N.)

 

Août 1890  -  Une fête à Asnelles.  -  L'an dernier, une fête intime était donnée dans la maison de M. Conain mareyeur à Asnelles. On avait beaucoup ri, chanté et dansé et on s'était promis, en se séparant, de recommencer en 1890. La promesse a été tenue et, dimanche, la petite colonie parisienne, où dominait l'élément féminin, prenait ses ébats au milieu de guirlandes, de verdure disposées avec art. Le soir, d'énormes lanternes japonaises et des Jeux de Bengale, illuminaient la propriété de la rue du Hamel. Un petit orchestre improvisé, a permis de compléter la fête. La gaie colonie, s'est retirée en s'ajournant encore à l'année prochaine.   (Source B.N.)

 

Janvier 1891  -  Un bateau perdu.  -  Dans la nuit de mardi à mercredi, une goélette appartenant au port de Nantes, chargée de charbons, à destination de Courseulles, est venue donner sur les rochers du Calvados, près de Longues, en face de la Demoiselle de Fontenailles. 

Le brouillard, très épais en ce moment, n'a pas permis à l'équipage d'éviter l'écueil. Dans le choc, le gouvernail s'étant brisé, l'embarcation est allée à la dérive et est venue s'échouer sur les roches. L'équipage a pu mettre les chaloupes à la mer et gagner Asnelles. De Port, où on avait pu apercevoir le bateau en péril, on envoya à son aide, mais tout secours était inutile, l'embarcation est totalement perdue, le ressac, du flot sur les rochers l'ayant désemparée. (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Pauvre petit.  -  Les époux Cyrille Suzanne, demeurant à Asnelles, sont poursuivis pour avoir frappé leur enfant âgé de 10 ans. L'enfant avait eu le malheur de laisser sortir deux poules d'un mauvais poulailler. Le soir, quand les époux Suzanne revinrent chez eux, ils entrèrent dans une violente colère. Ils firent lever leur enfant, qui était couché, et l'un, saisissant un battoir, se mit à le battre à tour de bras, ainsi qu'on fait d'un paquet de linge, pendant que l'autre tenait le pauvre enfant qui a eu une oreille en partie décollée. Ils ont été condamnés à 6 jours de prison chacun. (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Décision intéressante.  -  La cour de Caen vient de rendre une décision de nature à intéresser les propriétaires de villas au bord de la mer. En 1891, la mer démolit la digue de la station d'Asnelles, devant les propriétés d'Ivry, Cosson et Barraud. Ces deux derniers, désirant réparer la digue, prétendirent que madame d'ivry devait la rétablir également. Madame d'ivry s'y refusa. La cour lui a donné raison. La digue d'Asnelles a bien été construite à frais communs par les propriétaires riverains, mais sans qu'aucun règlement soit intervenu entre eux relativement aux travaux d'entretien qu'elle pourrait nécessiter.  (Source B.N.)

 

Janvier 1893  -  Mort de froid.  -  On a découvert sous la neige, sur le bord de la route de Bayeux à Asnelles, le corps de la femme. Lemarchand, 67 ans, marchande de crevettes. Cette femme était bien connue à Bayeux où elle venait à pied d'Asnelles, presque tous les jours, vendre le produit de sa pêche. Cette femme, surprise par le froid, est morte d'une congestion. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  La saison.  -  Les baigneurs commencent à arriver sur nos côtes. Petit à petit, les casinos ouvrent leurs portes et on entend de-ci de-là les accents des orchestres. Samedi, le casino de Trouville, sous l'habile direction du sympathique M. de Maraine, fera sa réouverture avec théâtre, concerts, bals et jeux de toutes sortes.

— L'un de nos confrères de Bayeux nous apprend, en style de restaurateur, l'ouverture, à Asnelles, de l'hôtel-Repos, tenu par M. Bertrand, nouvellement restauré. Puisse-t-il aussi bien restaurer ses clients. 

— Cette année, un train partant à 5 heures 9 du soir de Paris arrivera à 10 heures 6 à Trouville.

— Autre amélioration : les voyageurs partant de Cabourg à 6 h. 40 et de Trouville à 7 h. 47 arriveront directement à Paris à minuit 10, sans changement de voiture. (Source B.N.)

 

Septembre 1900  -  Encore des pieuvres. -  Les pieuvres continuent leurs ravages et dépeuplent de coquillage toutes nos côtes. Cependant les pêcheurs leur font tous une guerre acharnée. Samedi, un pêcheur d'Asnelles, à l'aide d'engins spéciaux, en a détruit près de 400 dans une seule marée.

Ces monstres sont légion et ruinent nos braves pêcheurs découragés. Ne pourrait-on pas, une bonne fois, aider par des primes à la destruction de ce véritable fléau et affirmer ainsi l'intérêt que l'on apporte à une population si sympathique et si courageuse ?

 

Septembre 1902  -  Un égout à ciel ouvert.  -  De nombreuses personnes nous ont signalé l'état déplorable de saleté dans lequel se trouve un égout à ciel ouvert et qui coule de la grande rue à la gare. Une  odeur affecte s'en dégage et son aspect n'a rien de réjouissant. Quand cet état de choses cessera-t-il ? Nous adressons cette question à ceux qui ont la qualité et la charge d'y répondre.

 

Décembre 1905  -  Découvert d'un cadavre.  -  Lundi, vers 7 heures du matin, on a découvert, couché sur le dos au pied de son habitation, le cadavre de la veuve Pierre Ciot, 69 ans  propriétaire à Asnelles.

Toute idée de crime a été écarté et les constatations fait par le docteur Chodorowap ont fait connaître que cette mort est due à une congestion occasionnée par le froid.

 

Décembre 1906  -  Un décès.  -  M. Barnaud, maire d'Asnelles, a été frappé de congestion à sa mairie, dans l'exercice de ses fonctions. Il a succombé peu après. Il était maire d'Asnelles depuis 19 ans.

 

Janvier 1907  -   Élection municipale.  -  Au second tour de scrutin qui a eu lieu dimanche dernier, M. de Kérausem, 47 voix, et M. Armand Hélie, 38 voix, ont été élus conseillers  municipaux, en remplacement de M. Barraud, décédé et de M. Gasnier, démissionnaire.  

 

Mai 1908  -  Réseaux téléphoniques.  -  À partir de 1er juin 1908, un réseau téléphonique sera ouvert dans chacune des localités suivantes : Asnelles (relié à Bayeux), Ver-sur-mer.  

 

Août 1913  -  La mer emporte la digue  -  Il est dit que la digue d'Asnelles est condamnée ou du moins sérieusement menacée. La mer vient encore de lui faire une brèche énorme sur la propriété de M. Chardon, conseiller d'état.  

 

Mai 1915  -  Les Saints de Glace.  -  Connaissez vous Mamert, Pancrace et Servais ? Ce sont trois particuliers morts en odeur de sainteté et dont on commémore la fête les 12, 13 et 14 mai. On ne sait trop pourquoi ces vénérables personnages ont accoutumé de jeter un froid dans le calendrier et d'y signaler leur passage annuel par une recrudescence de gelées dangereuse pour les arbres à fruit. Servais, Pancrace et Mamert n'ont pas failli à leur mission, cette année non plus, et si nous en parlons après coup, c’est qu'ils ont trouvé des imitateurs dans leurs camarades des jours suivants. Il a blanc gelé un peu  partout, mais il ne semble pas jusqu'ici que les arbres aient beaucoup souffert et la floraison se poursuit dans d'excellentes conditions.

 

Mai 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : MM. Gustave Le Clerc, d'Asnelles, soldat au 236e de ligne ; Paul Hardy, de l'infanterie coloniale, frère de notre confrère, M. Pierre Hardy, rédacteur au Moniteur du Calvados ; Joseph Lemonnier, employé à la gare de Caen, sergent au 136e de ligne.

 

Août 1915  -  La triple noyade  -  Des soldats belges casernés à l’ancien petit séminaire de Sommervieu, se baignaient près d’Asnelles. Plusieurs se trouvèrent soudain surpris, sur un banc de sable, par la marée montante. En voulant regagner le rivage, il perdirent pied et trois d’entre eux, les soldats Dachelet, Dumareg et Trimborn, se noyèrent. Trois autres être retirés qu’a grand peine et leur état a causé pendant quelques jours de graves inquiétudes. Les trois victimes ont été inhumés à Asnelles.  

 

Mars 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis trois jours, on est entré dans le printemps et on attend toujours que l'hiver commence. De l'eau ! toujours de l'eau ! (Que d'eau ! Que d'eau !) Un peu de neige, mais plus de gelées, nous n'avons plus que des hivers pourris. Il doit y avoir quelque chose de détraqué autour de nous. Enfin, malgré les jours mauvais, les arbres bourgeonnent, les oiseaux fredonnent, et notre confrère, M. Lebbyteux, fleuronne, car il a un marronnier déjà épanoui dans sa cour. Celui légendaire des Tuileries va en dessécher de jalousie.

 

Avril 1916  -  Prisonniers de guerre pour les travaux agricoles.  -  Le Ministre de l'Agriculture vient d'accorder au département du Calvados un contingent de 140 prisonniers choisis parmi les hommes exercés aux travaux agricoles. Ces prisonniers pourront être attribués par équipes de 20, non compris la garde. Ils doivent être logés ensemble, mais peuvent être divisés pour le travail en groupe de 5, au minimum. Les Comités agricoles, les Syndicats et les particuliers qui désirent utiliser leur travail, sont priés de faire parvenir une demande à la Préfecture le plus tôt possible, en donnant les détails nécessaires sur l'étendue et la nature du travail à effectuer et sur l'époque où devra commencer le travail.

 

Mai 1916  -  Pauvres toutous !  -  On commence à avoir la preuve que les précautions prises contre la rage ne servent à rien, car jamais celte terrible maladie n'a sévi avec tant d'intensité sur la gent canine (ne pas confondre l'agent canine avec l'happeux d't'chiens). Près de Bayeux, Maisons, Arganchy, Asnelles, des cas de rage ont été signalés et quelques chiens ont dû être abattus. Cette, épidémie continue ne serait elle pas due à ceci que beaucoup de toutous ont été abandonnés par leurs maître parti au front, et que les femmes de mobilisés, trop occupées à raccourcir leur robes, oublient, de nourrir les chiens de leurs maris. Heureusement que, pour les chasses prochaines, il y aura tant de gibier, qu'on marchera  dessus et que les chiens seront devenus inutiles aux chasseurs.

 

Novembre 1916  -  Encore un sous-marin.  -  Une baleinière du vapeur norvégien " Thuhuang ", torpillé au large, s'échoue à Asnelles, avec 7 survivants transis de froid.

 

Août 1918  -  Décoration.  -  Le capitaine de chasseurs , Roger Dansac d'Asnelles, vient d'être décoré de la Légion d'honneur. Étant détaché à l'état-major pour commander des compagnies de mitrailleuses, il alla rejoindre son bataillon menacé d'encerclement.

Blessé grièvement pendant cette opération, il fut transporté dans un hôpital où, après avoir été cité à l'ordre du jour de l'armée et décoré de la Croix de guerre avec palme, il reçut sur  son lit la Légion d'honneur.

 

Avril 1926  -  Arbres abattus.  -  Deux arbres se trouvant dans un herbage appartenant à M. Louis Bouet, 53 ans, propriétaire à Asnelles, ont été abattus par un inconnu. Préjudice 70 francs. Plainte a été portée.

 

Août 1926  -  Fête.  -  Dimanche prochain, 29 août, fête balnéaire avec le concours des baigneurs de St-Côme.

A 8 h. 1/2 du matin, réception de la musique de Ver-sur-Mer. A 9 heures, à St-Côme, messe avec le concours de la musique. 

A 10 heures, en l'église d'Asnelles, messe en musique avec le concours de Mlle Marcelle Delisle, de l'Opéra ; Mme Besançon, soprano ; Mme Degouy, soprano ; M. P. Pouchain, des concerts classiques. Après la messe, dépôt d'une gerbe de fleurs aux monuments. 

De 2 à 5 heures, jeux divers sur la plage. Courses de bicyclettes. 

A 5 heures, défilé costumé d'une race normande. Voitures décorées. A 9 heures, retraite aux flambeaux. 

A 10 heures, feu d'artifice. Bals à Saint-Côme-de-Fresné et à Asnelles.

 

Août 1927  -  Baignade tragique.  -  A Asnelles, un jeune élève de l'École Centrale, M. Jean Labbé, 20 ans, de Fontenay-sous-Bois, prenait son bain, lorsque, pris de congestion, il a coulé à pic. Ce n'a été qu'après deux heures de laborieuses recherches qu'on a retrouvé le corps que la mer avait rejeté en face des villas.

 

Août 1927  -  Comme Byrd...  -  Trois avions du centre de Cherbourg survolaient dernièrement Asnelles lorsque l'un d'eux, par suite d'un accident de moteur, est tombé à l'eau près du rivage. Aux signaux de détresse des aviateurs, des secours ont été aussitôt organisés et pilotes et appareil ont pu ainsi être sauvés, ce dernier non sans sérieux dommages.  

 

Janvier 1928  -  Récompenses pour sauvetages.  -  Des témoignages officiels, de satisfaction pour actes de sauvetage sont accordés aux marins dont les noms suivent :

Léon Garnier, 60 ans, patron de pêche inscrit à Caen ; Alphonse Paris, 43 ans, marin-pécheur inscrit à Caen, le 15 septembre se sont portés de nuit, à bord d'une embarcation, au secours du patron d'une chaloupe qui avait chaviré à Asnelles, sont parvenus, malgré l'obscurité à le recueillir cramponné au mat de sa chaloupe et l'ont ramené à terre épuisé.

 

Mai 1929  -  Inauguration d'un préventorium.  -  Les dirigeants de l’œuvre « Les enfants des chemins de fer français » procèderont dimanche 2 juin, à l'inauguration du préventorium d'Asnelles. Le  préventorium antituberculeux de Asnelles comprend un bâtiment principal élevé sur  deux étages, d'importants bâtiments annexes, et de grands jardins. Il est entouré de murs.

Sa superficie est de plus d'un hectare d'un seul tenant. Il est situé tout au bord de la mer, qui découvre à marée basse, une plage de sable fin, à pente très douce, sur une profondeur de plus d'un kilomètre.

Ce préventorium,  dont l'aménagement a été approuvé par le Comité National de Défense contre la Tuberculose, peut recevoir 300 enfants par an, avec tout le confort nécessaire. Il est ouvert toute l'année. Tous les services d'hygiène sont  rigoureusement mis au point. Le médecin du préventorium dispose d'une salle de consultation avec des appareils les plus récents, d'une installation  radiologique, d'une pharmacie, d'un Lazaret et d'une infirmerie. Un médecin inspecteur, médecin-chef d'un dispensaire d'hygiène sociale, est chargé de l'inspection de l'établissement et de son personnel.  

 

Juillet 1929  -  Vol de moules.  -  M. Pierre Esther, marin-pêcheur à Asnelles, a porté plainte au sujet d'un vol de 10 sacs de moules commis à son préjudice. Un individu de Port-en-Bessin serait inculpé dans cette affaire.

Mars 1940  -  La grande marée d'équinoxe s'est acharnée avec une rare violence sur la Côte de Nacre .  -  A Luc et Rive-Plage, les dégâts sont importants. Les populations de la côte redoutent chaque année le retour de la marée d’équinoxe de printemps, dont le coefficient varie de 3 à 4 1/2. et qui amène des hauteurs d'eau presque jamais égalées.
On enregistre les premiers dégâts, mardi à midi. La mer franchissant des digues et protections diverses causa des inondations à Asnelles et coupa la route à Meuvaines.

 

Mai 1940   -   La protection de la Côte de Nacre.   -  Pour procéder à l'examen des dégâts causés par sur notre littoral par les dernières tempêtes, l'assemblée départementale avait désigné une Commission qui s'est  rendue la semaine dernière sur place. Arrivée à Ver, elle a parcouru  d'abord la route de Ver, Asnelles. Dans la première partie de ce chemin se trouve la limite même du niveau des marées. Les ouvrages de défense érigés dans la partie proche d' Asnelles et en bordure de la route ont été attaqués sur plusieurs points. La visite de cette partie de la côte n'avait qu'un intérêt documentaire, puisque l'abandon de la route a été antérieurement décidé.

De Courseulles à Bernières, les dégâts causés par la mer sont considérables e t l'organisation de la défense présente un intérêt incontestable. Cette défense doit d'ailleurs être entreprise d'urgence si le Conseil général veut éviter la destruction de la voie ferrée dans un avenir qui pourrait être proche. La Commission a pu constater l'efficacité de certains travaux entrepris antérieurement. C'est ainsi que la plage de Bernières se trouve très bien protégée par des épis empierrés, à l'aide desquels l'ensablement se refait régulièrement.

A Luc-sur-mer, les dégâts sont moins importants quoique encore sérieux. à Ouistreham, enfin, la Pointe du Siège est menacée particulièrement dans les ouvrages appartenant à l'Etat, qui se doit d'intervenir le premier.

A l'issue de la visite, la Commission a décidé de demander au Conseil général le vote d'un crédit important, permettant d'entreprendre, des maintenant et sans attendre, les travaux nécessaires. à cet effet, M.  Anne a présenté à l'assemblée un rapport précisant qu'il s'agissait de protéger de nombreux hectares menacés dont d'importants terrains bâtis et d'une partie de la voie ferrée de Courseulles. Il a donc demandé qu'on mit à la disposition du Syndicat des Propriétaires de Bernières un crédit provisionnel pour entreprendre des travaux de défense immédiate qui comprendront surtout la construction d'épis dont l'efficacité a été reconnue sur place par la commission spéciale. On a voté aussi un crédit provisionnel pour les travaux de protection de la ligne de Caen la mer, entre Bernières et Courseulles. On a décidé en outre d'accorder une subvention à la commune de Luc-sur-mer, pour les travaux  nécessaires à la réparation de sa digue. Enfin, une subvention a été accordée à la commune de Grandcamp pour la  construction d'un épi prolongeant la jetée est du port.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juillet 1941   -  Noyades et sauvetages.   -   Deux jeunes gens, l'un Michel Hébert, 16 ans, fils d'un menuisier d'Asnelles, l'autre René Marie, 10 ans, fils d'un entrepreneur de menuiserie de la rue des Cuisiniers, à Bayeux, se baignaient sur la plage d'Asnelles, quand ils furent entraînés par le courant, ainsi qu'un autre baigneur, M. Pierre Marie, coiffeur, rue des Cuisiniers, à Bayeux.

Ce dernier put seul être sauvé et ranimé par M. Frioux, marin-pêcheur au bourg. Les corps des deux jeunes gens devaient être retrouvés peu après. Peu avant sa lin tragique, le jeune Hébert avait sauvé son frère qui était en danger. Celle double noyade a causé une vive émotion dans la région où les familles Hébert et Marie sont, très connues et, estimées.

A noter que, dès que l'accident fut connu, le major Hoffmann, Kreiskommandanl à Baveux, se rendit sur les lieux et envoya des soldats à la recherche des infortunés noyés.

 

Juin 1944  -  Le débarquement.  -  Le 6 juin 1944, les soldats anglais débarquent à Asnelles : la 231e Brigade d’infanterie est commandée par le général sir Alexander Stanier. Le régiment du Dorset, qui touche terre à 7 h 25, est le premier régiment britannique à avoir foulé le sol de Normandie. Il est suivi des régiments du Devon et du Hampshire, ainsi que du 47e Commando des Royal Marines. Le village est libéré dans l’après-midi au prix de lourdes pertes dues notamment à un canon de 77 mm qui prenait en enfilade toute la plage, du côté est. Le village se relève lentement des opérations du D Day : de nombreuses villas ont été très endommagées, voire anéanties ; la digue, ainsi que les cales, ont beaucoup souffert ; une grande partie de la voirie doit être refaite. Mais aucune victime civile n’a été à déplorer.

Décembre 1944   -   Le déminage des zones côtières.  -   Les populations côtières sont invitées à donner aux agents de l'Inscription Maritime dans les ports tous les détails sur les zones minées par les allemands ainsi que sur l'emplacement des mines isolées qu'elles peuvent connaître afin que des mesures de déminage soient entreprises.  

 

Septembre 1945  -  Renflouement des épaves.  -  Les épaves à relever :  1 aviso allemand de 800 t. de déplacement ; 1 remorqueur de Rouen ; 6 chalands ou péniches ; 1 bigue plus divers bateaux de pêche, yachts etc.. au total : 46 épaves.

Les plus gênantes, au nombre de 18 sont renflouées et ce travail sera terminé en 1946.

 

Juin 1945  -  Premiers pas vers la reconstruction.  -  Des projets de reconstruction et d’aménagement sont prévus dans les communes sinistrées de Bons-Tassilly, Fontaine-le-Pin, Asnelles, Soumont-Saint-Quentin. (Source B.L.)

 

Septembre 1945  -  Vœu sur la suppression de la région.  -  Considérant que la région est une création de Vichy qui constitue un intermédiaire inutile et coûteux entre le département et le pouvoir central.

Considérant que ladite région ne répond pas à la situation économique et sociale des départements qui la composent : le Calvados, la Manche et l'Orne n'ayant pas les mêmes intérêts que la Seine Inférieure et l'Eure.

Considérant que cette anomalie se retrouve dans la plupart des régions. Tout en rendant cependant hommage à la personnalité du commissaire régional,

Le conseil général demande la suppression de la région pour les motifs ci-dessus.

16    ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE  -  Le Départ du train  -  ND

ASNELLES  -  Hôtel Belle-Plage.

ASNELLES   -   Reconstruction de digues après la tempête de février 1905

8    ASNELLES  la Belle Plage.   -   La Plage.  -  ND

ASNELLES

 Tempête du 30 Septembre 1905  -  Digue rompue

4.  -  ASNELLES   -   La Digue et la plage à marée basse

44   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE

Vue Panoramique sur les plages de St-Come et Asnelles

1198.  -  ASNELLES  (Calvados)   -   Quartier de la Gare

ASNELLES   -   La Digues détruite par la Tempête

29   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   La Gare.   -   LL.

16   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   Le Départ du Train.   -   ND.

 

9   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   L'Hôtel des Bains.   -   LL.

ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   Vue Panoramique

Asnelles-la-Belle-Plage

Préventorium des Garçons

10.   ASNELLES.   -   Pont sur la Gronde.

2   ASNELLES.   -   Hôtel Belle Plage et Casino

ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE (Calvados)

Rue Vatin

16   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   La rue de la Mairie.

18   ASNELLES.   -   Tempête. Septembre 1904

16   ASNELLES.   -   La Digue par gros temps

43       ASNELLES.  -  La Gare

11   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   Hôtel Belle-Plage, vu de la Plage

16   ASNELLES-LA-BELLE-PLAGE.   -   Le Départ du Train.   -   ND.

N° 1  -  Asnelles-sur-Mer (Calvados)

Défense allemande, vue prise de la mer

N° 3  -  Asnelles-sur-Mer (Calvados)

Vue générale des défenses allemandes

ASNELLES-LE HAMEL (Calvados)  -  Les ruines de la digue après les bombardements de Juin 1944

ASNELLES (Calvados)  -  Le 6 Juin 1944

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