AUNAY s/ ODON

Canton d'Aunay-sur-Odon

Les habitants de la commune sont des Aunais, Aunaises


Mai 1866   -   Services télégraphiques.   -   Le service télégraphique établi entre Condé et Aunay-sur-Odon a été ouvert à la correspondance officielle et privée, à dater du 16 mai.

Les dépêches seront transmises tous les jours, de neuf heures à midi et de deux à sept heures du soir, les dimanches et jours fériés, de huit heures et demie à neuf heures et demie du matin.

La direction du bureau d'Aunay est confiée à l'instituteur.

 

Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons.

On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Janvier 1867   -   Le froid.   -   la soirée et une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier ont été marquées par une température exceptionnelle.

Il est tombé, pendant plusieurs heures consécutives une sorte de pluie fine et glacée qui a converti nos rues et nos places publiques en une véritable mer de glace, sur laquelle les mieux aguerris ne parvenaient que fort difficilement à conserver l'équilibre. Aussi les chutes ont-elles été nombreuses.

Plusieurs d'entre elles ont donné lieu à des accidents plus ou moins graves.

 

Janvier 1867   -   La neige.   -   Pendant deux jours, mais principalement dans la nuit de mardi à mercredi dernier, la neige est tombée en grande abondance, tant à Caen qu'aux environs.

Les lettres que nous recevons de nos correspondants, nous informent que le même fait s'est produit sur tous les points du département.

Aux environs d'Aunay, la couche de neige qui recouvre le sol, est tellement épaisse, que le charriage par voiture est devenu impossible.

La voiture de Vire à Caen, qui arrive ici à six heures du soir, n'est arrivée jeudi qu' à une heure après minuit.  

 

Juin 1867   -   Un chien enragé.   -   Vers la fin de la semaine dernière, la population d'Aunay a été mise en émoi par la soudaine apparition d'un chien enragé qui parcourait les rues, en mordant à belle dents les quadrupèdes de son espèce qu'il rencontrait sur sa route.

La brigade de gendarmerie, secondée par un certain nombre d'habitants qui s'étaient armés à la hâte de ce qu’ils avaient trouvé sous la leur main, s'est mis aussitôt à la poursuite du dangereux animal.

La chasse à duré toute la soirée sans résultat, ce n'est que le lendemain matin qu'on est parvenu à abattre ce chien à coups de fusil, dans les environs du bourg.

M. Paynel, vétérinaire, a immédiatement procédé à l'autopsie du cadavre, qui a révélé tous les symptômes de l'affreuse maladie.

à peine ce fait a-t-il été connu, qu'une véritable hécatombe de chiens a commencé dans tout Aunay et aux environs.

Sans attendre l'arrêté de M. le maire, on a immédiatement livré à l'équarrisseur, dans un louable but de sécurité publique, tous les animaux convaincus ou seulement soupçonnés d'avoir été mordus.

Depuis lors, tous les soirs on rentre les bestiaux, et le jour on les surveille activement.

Ne serait -ce pas l'occasion et le moment de remettre en vigueur les arrêtés municipaux sur les chiens en général, et en particulier sur ceux de ces quadrupèdes errants et sans maître, qui peuvent, en quelques instants, commettre de si épouvantables ravages.  

 

Septembre 1867   -   Un chien enragé.   -   Le 23 de ce mois, un chien atteint d'hydrophobie a été poursuivi et abattu par la brigade de gendarmerie d'Aunay-sur-Odon.

Ce chien n'avait pas de collier et le propriétaire est resté inconnu.  

 

Avril 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   Le 26 de ce mois, à 5 heures du matin, le nommé Leverdier Philippe, âgé de 60 ans, propriétaire à Saint-Jean-Le-Blanc, a été trouvé mort dans le fossé bordant la route départementale n° 27, territoire de la commune d'Aunay-sur-Odon.

La levée et la constatation du cadavre ont fait reconnaître que la mort était accidentelle par suite d'une chute.  

 

Juillet 1868   -   Un orage.   -   Jeudi dernier, un violent orage a éclaté à Aunay-sur-Odon et dans les environs.

Le tonnerre est tombé à Rouchamps, chez le sieur Brion, il a pour ainsi dire effleuré, la femme Brion et le bourrelier Mercier, sans cependant leur faire de mal. La foudre a aussi frappé une vache mortellement.  

 

Octobre 1868   -   Une disparition annoncée.   -   Voici un détail qui prouve la rareté, pour ne pas dire la prochaine disparition du lièvre en France.

Dans deux des cantons les plus giboyeux de toute la Normandie et des plus favorisés sous le rapport de la production de ce gibier, à Villers-Bocage et à Aunay, les lièvres se vendent de 8 à 10 francs en moyenne. Ilya à peine cinq ans, on ne les payait encore que de 3 à 3 fr. 50.  

 

Février 1869   -   Un décès.   -   M. le curé d'Aunay est décédé mardi la nuit à la suite d'une courte maladie.

L'affection à laquelle cet ecclésiastique a succombé, est une fluxion de poitrine. C'est la quatrième victime faite par cette maladie depuis peu de temps à Aunay.  

 

Juillet 1869   -   Un incendie.   -  Vendredi dernier, 9 juillet, vers 2 heures du soir, un incendie assez violent a éclaté à Aunay, auprès du moulin. Les prompts secours qui ont été apportés ont permis de circonscrire le feu à son début.  

 

Août 1869   -   Fait divers.   -  Dimanche, vers 8 heures 1/2, un incendie qui pouvait avoir des suites très graves a éclaté dans la cave d'un sieur Audes, propriétaire à Aunay. Au moment où le sieur Audes faisait transvaser un fût d'eau-de-vie de cidre dans un tonneau, par son domestique, le nommé Boniface, le sieur Nicole, qui l'aidait dans cette opération, approcha là chandelle trop près du liquide. Le feu prit aussitôt à l’eau-de-vie renfermée dans le tonneau, qui défonça, répandant tout son contenu enflammé dans la cave, contenant 6 tonneaux de cidre et un plein d'eau-de-vie.

Grâce aux prompts secours apportés parles voisins, le feu fut circonscrit dans la cave, et ou est parvenu à préserver la partie supérieure du bâtiment, qui était pleine de blés nouvellement engrangés.

Les sieurs Boniface et Nicole, ainsi que le nommé Panier, domestique de M. Audes fils, ont été assez gravement brûlés au moment de l'explosion du tonneau, On espère cependant que leurs blessures n'auront pas de suites fâcheuses.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Evrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Juin 1871   -  La rage.   -  Le 20 juin dernier, un cas de rage s'est produit à Aunay-sur-Odon. Un chien atteint d'hydrophobie a mordu son maître, le sieur Larches marchand de vaches, son fils et un nommé Vivien. Cet animal a été abattu après avoir mordu plusieurs animaux de son espèce.  

Mars 1872   -  Les quêtes .   -  Les dames quêteuses poursuivent sans relâche, dans notre département, leur oeuvre de dévouement pour l'affranchissement du territoire. Mais il est à regretter que partout, elles ne soient accueillies, sinon avec empressement, du moins avec courtoisie.

Citons, entre mille, les trois faits suivants : A Bures, le sieur X….. pour toute offrande, s'est contenté de répondre aux quêteuses :

Je n'ai pas perdu la France ; qu'ceux qui l'ont mise dans l’état où elle est, là r'lèvent... Quant aux Prussiens, y n'me gênent brin où y sont, qui z'y restent. »

Un gros et gras marchand de gigots d'Aunay a pris un autre prétexte pour ne pas délier les cordons de sa bourse.

Il a prétendu « qu’l’impôt su l’café et l'iau-de-vie était monté trop hât »

Enfin, — et à celui-là le coq, Comme les quêteuses s'étonnaient de la ladrerie et de la brusquerie d'un sieur X….., de Percy, près Mézidon : 

  Qu’vo êtes, donc b...onnes ; vo n'veyez pas que j'viens de me fi…che un coup de martieau sur le daigt….

 

Juillet 1872   -  Fait divers.   -  Nos lecteurs se rappellent cet individu des environs d'Aunay qui à vendu, il y a quelques années, moyennant cinq francs, une armoire et sa femme par-dessus la marché…... 

Un fait analogue vient de se produire dans la même localité. Seulement, cette fois, la femme s'est livrée sans le consentement de son mari, et avec elle, a enlevé tout le mobilier conjugal. Et comme un voisin engageait le mari dévalisé à porter plainte : 

 — « Que voulez-vous, a-t-il répondu, faut pas y en voulait... La pauvre femme déménage ». 

On le voit fichtrement !

 

Juin 1874   -   Incendie causé par la foudre.  -  Le 9 juin, vers 9 heures et demie du matin, au plus fort de l'orage, la foudre est tombée sur la maison habitée par le sieur Diligence, boucher à Aunay. La toiture a immédiatement pris feu et en peu de temps la maison et le mobilier ont été consumés. La perte est de 8 000 fr. pour l'immeuble qui appartenait au sieur Anne et n'était pas assuré, elle est de 5 000 fr. pour le mobilier.

 

Juin 1874   -   Récoltes.  -  Les nouvelles parvenues au ministère de l'intérieur des différents points de la France constatent que la récolte en blé a généralement bonne apparence. Quant aux derniers rapports concernant la récolte en vins, il en résulte que, dans 70 départements vinicoles, la situation se présente plus favorable qu'on ne l'indiquait il y a quinze jours. Tout compte fait, la perte causée par les gelées de mai, ne dépassera pas le cinquième de la récolte en vin. 

Les récoltes dans le Calvados permettent d'espérer qu'il y aura cette année abondance de toute sorte. Les foins, dont la coupe est commencée, sont excellents. Les colzas promettent, les blés, les orges et les avoines ne laissent rien à désirer. Les orages seuls sont à redouter. Les pommiers et les poiriers, pour lesquels on avait quelques craintes après les gelées de mai sont beaux, et devant ces apparences, les cidres ont diminué assez sensiblement dans le pays d'Auge.

 

Juin 1874   -   Les effets de la foudre.  -  On ne cesse de répéter qu'il ne faut jamais, pendant un orage, se réfugier sous les arbres, en voici encore une preuve : sur le territoire de Poussy, ferme de M. Oblin, la foudre est tombée sur un poirier haut de 5 mètres, et a foudroyé deux bœufs qui étaient dessous. 

— Nous avons dit dans notre dernier numéro, qu'à Aunay, la foudre était tombée sur l'habitation du sieur Diligence Boucher. Elle a pénétré dans la maison par la cheminée, et, chose étrange, elle est descendue à la cave avant de remonter pour incendier le toit. Les flammes ont été si rapidement allumées qu'il a été impossible de porter secours. Tout a été détruit. Dans sa précipitation à sortir de son lit, dont l'alcôve a été pulvérisée, M. Diligence y a laissé son pantalon, qui contenait dans l'une de ses poches, une somme de 1 575 fr., en billets de banque, le tout est devenu la proie des flammes.

La nièce de M. Diligence, âgée de 10 ans, qui n'avait pu prendre la fuite assez rapidement, a été complètement environnée par les flammes. Un homme courageux a réussi comme par miracle à la tirer de cette dangereuse situation. Pendant l'incendie, un malheureux chien enfermé poussait des hurlements déchirants. On n'a pu lui ouvrir à temps, et ses ossements calcinés ont été retrouvés dans les décombres.  

Mars 1875   -   Le printemps.  -  Si cela continue, le printemps sera inauguré par la gelée ou la neige. En Angleterre, des vents violents ont causé beaucoup de malheurs. Des maisons en construction ont été renversées et des ouvriers ont péri.

 

Avril 1875   -   Chien enragé.  -  Une chienne appartenant au sieur Leprêtre, d'Aunay-sur-Odon, a mordu, il y a quelques jours, le jeune enfant de Mme Jeanne, directrice de postes. Cette chienne fut aussitôt mise à la chaîne, et elle est morte après avoir dévoré ses petits chiens qu'elle venait de mettre bas. Cette chienne était atteinte d'hydrophobie.  

 

Juillet 1876   -  Maires et Mairies.  -  A Saint-Crespin, c'est M. Levasseur qui est appelé à remplacer M. Leboucher, révoqué, ce maire hors conseil, n'ayant pas voulu donner sa démission, la nomination de l'adjoint n'est pas encore connue. A Aunay-sur-Odon, M. Delaplanche fils. Est nommé maire en remplacement de M. Marie, démissionnaire, faisant partie du Conseil municipal.  

 

Décembre 1877   -  Fait divers.  -  Un déplorable accident s'est produit le mercredi 12 décembre, sur la route départementale n° 9, entre Mers-Bocage et Aunay-sur-Odon, au lieu dit la Côte à Bellissent : M. Auguste Villaux, âgé d'environ 60 ans, propriétaire à Missy, a été trouvé mort sur cette route. On a prétendu que Villaux avait été tué à la suite d'une discussion, mais la version la plus accréditée indique que cette mort est le résultat d'un accident. M. Villaux était parti de chez lui en voiture, et se rendait à Saint-Georges-d'Aunay, lieu de sa naissance et ou réside encore une partie de sa famille.  

 

Septembre 1878   -  Ou est l’accord parfait ?  -  Il y a eu, dimanche dernier, concours d'orphéons à Deauville. Les Sociétés chorales du Calvados qui ont été couronnées appartiennent à Bonnebosq, La Boissière et Villers-sur-Mer.

Les fanfares d'Angerville, Villers-sur-mer, Argences, Courtonne-la-Ville, Bonnebosq, la Boissière, Orival et Aunay-sur-Odon (Enfants du Bocage), ont également obtenu des récompenses. Dans la 1er division des fanfares, Pont-l'Evêque a enlevé le 1er  prix à la Philharmonique d'Honfleur, qui a dû se contenter du second. Les philharmoniques honfleurais sont furieux, leur président veut porter un défi de 10 000 fr. aux vainqueurs. A la suite de cet échec, un journal honfleurais a écrit qu'il y avait trop de pianistes dans le jury.

 

Avril 1880  -  Un sauveur précoce.  -  Le petit Caumont, garçon de trois ans, s'amusait sûr le bord d'un fossé voisin du lavoir public d'Aunay-sur-Odon, lorsqu'il perdit l'équilibre et tomba dans l'eau. Le jeune Forêt, âgé de sept ans seulement, se jeta à son secours et le retira, non sans mal, de l'eau et de la vase où il allait périr asphyxié.  

 

Juillet 1880  -  Les effets du canon.  -  On a tiré le canon à Aunay-sur-Odon, le 14 juillet. Mais l'artilleur improvisé préposé à cette fonction s'étant placé dans une rue assez étroite, la détonation a fait un véritable massacre de vaisselle et de carreaux. Un marchand de faïence, entre autres, était dans la désolation, tant le dégât était considérable chez lui. « Gn'a pus de bon Dieu ! » s'écriait-il, en regardant les Christs, Vierges, Saints dont les débris jonchaient sa boutique. Et comme on lui faisait remarquer que c'était mal de blasphémer ainsi, il répondit : «Certainement, puisque le canon a cassé tous ceux que j'avais, y gn'en a donc pus... cheux mé ».  

 

Mai 1881  -  Une démission en masse.  -  Gros incidents à Aunay-sur-Odon, à la suite d'une discussion un peu vive, à propos de comptes ou de contes. Le maire avait menacé de porter plainte contre un des conseillers, mais, grâce à l'intervention d'amis communs, l'affaire s'était arrangée, on s'était même officiellement serré la main en présence des membres du conseil municipal et du maréchal des logis de gendarmerie en grande tenue. Tout semblait donc bien fini, lorsqu'à l'étonnement de tous, le conseiller fut cité devant le tribunal correctionnel de Vire et condamné à huit jours de prison pour outrages au maire. Le condamné a porté appel. A la suite de cette affaire, la majeure partie du conseil a donné sa démission. On dit que tous les fonctionnaires municipaux vont en faire autant, y compris le Conseil de fabrique. 

Quelque temps auparavant un nommé Gury avait été condamné à six mois de prison par le tribunal de Vire pour avoir outragé le maire d'Aunay, auquel il demandait l’aumône. Il a porté appel et la cour a réduit la peine à trois mois.  

 

Mars 1883  -  Suspension d’un maire. –  M.Valpinçon, maire d'Aunay, vient d'être suspendu de ses fonctions pendant deux mois, à là suite de la publication à son de caisse d'un avis déclarant qu'il n'était pour rien dans le retard des études d'un chemin vicinal.

 

Juin 1884  -  Futurs pas pressés.    Un matin de la semaine dernière, dans une petite commune du canton d'Aunay, devait avoir lieu le mariage du nommé Georges Lepeltier, boulanger. Amis et parents des deux conjoints, conviés à la cérémonie religieuse, arrivèrent à l'heure dite à l'église. Il n'y manqua que les deux mariés, qu'on attendit en vain. Les invités se retirèrent furieux, seul, maître Pierre prit bravement son parti, en disant  « Qui z'ont by fait... No z'a terjoux l'temps d'faire une bêtise ».

 

Janvier 1885  -  Les suites d’une erreur.  -  Le tirage au sort du canton d'Aunay a été marqué par une erreur regrettable. Le sous-préfet de Vire faisait l'appel des conscrits, leurs noms étaient inscrits par un agent de la voirie. L'appel terminé, l'agent additionne, mais, dans son calcul, il se trompe d'une dizaine, et on met dans l'urne 70 numéros, au lieu de 80, nombre égal à celui des conscrits inscrits. 

Le sous-préfet s'aperçoit de l'erreur au 68e conscrit, et, malgré les protestations des personnes présentes, ajoute aux deux numéros restant les numéros de 71 à 80, qui sont échus aux conscrits des communes de St-Georges et du Mesnil-Auzouf, qui n'avaient pas encore mis la main dans l'urne. 

Le sous-préfet et son secrétaire improvisé ont été hués, et il a fallu que les gendarmes tirassent leur sabre pour maintenir les conscrits et leurs parents qui voulaient tout casser. Nous espérons que la préfecture va prendre au sérieux la pétition qui a été signée, séance tenante, par les intéressé ?, et que satisfaction leur sera donnée.

 

Février 1885  -  Le tirage d’Aunay.  -  L'affaire du tirage d'Aunay est réglée. Les conscrits qui ont tiré les premiers restent avec leurs numéros. Les conscrits qui ont tiré après les dix numéros ajoutés sont ajournés à l'année prochaine et tireront de nouveau en 1886. 

 

Février 1887  -  Les voleurs de vaches.  -  Depuis quelque temps il se rencontre assez souvent, au marché de Villers-Bocage, des vaches volées, il y a huit jours une vache fut reconnue par son propriétaire et le voleur fut arrêté, il paraît que mercredi dernier un autre malfaiteur aurait amené, à ce même marché, trois vaches également volées. 

Grand émoi jeudi dans le bourg d'Aunay-sur-Odon. Un audacieux voleur avait dû s'introduire jusque dans la cour de la dame Voivenel, au centre du bourg, et lui enlever sa vache. Naturellement, une plainte fut portée à la gendarmerie qui allait se mettre en campagne, lorsque la vache disparue a été retrouvée sur la route de Beauquay. Cette vache s'est-elle échappée elle-même de son étable, ou a-t-elle été enlevée par un hardi voleur qui, ayant rencontré quelqu'un sur son chemin, l'aura lâchée dans la crainte de se faire arrêter ? On ne sait.

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Août 1887  -  Le feu dans les bois et les champs.  -  L'incendie du bois d'Aunay, qui a éclaté la semaine dernière, paraissait circonscrit, lorsqu'il a repris vendredi comme de plus belle. On a de nouveau envoyé trois compagnies du 5e de ligne sur les lieux, secours impuissants dans ces bois desséchés par deux mois et demi de sécheresse et composés, en grande partie, de bruyères et de vignots. Aussi le feu s'est-il étendu et a-t-il consumé près de 40 hect. de bois. L'eau qui est tombée mardi, a pu seule arrêter les progrès du feu. Au premier moment, tout le monde à perdu la tête, et on dit que les autorités d'Aunay, ont été dix heures a se consulter avant de demander des secours a Caen. 

Des incendies semblables se sont déclarés dans le département de l'Orne, dans la forêt d'Écouves, de Montfort-sur-Rille et de la Ventrouze, mais les dégâts sont moins considérables.

A Montchauvet, canton de Bény-Bocage, le feu à aussi pris dans un bois appartenant à M. de Montamy. Les dégâts sont nuls. 

A Deauville, deux hectares de sapins, appartenant à M. Donon, ont été brûlés. Perte, 30 000 fr. 

A Clinchamps, une pièce de blé longeant la voie du chemin de fer, et appartenant à M. Gustave Bisson, a été en partie brûlée par les flammèches du chemin de fer. Perte, 1 000 fr. que la compagnie de l'ouest s'est engagée a payer. 

 

Août 1887  -  L’incendie d’Aunay.  -  Cet incendie, qui n'a pas duré moins de 10 jours, est complètement éteint. 

Il y a cinq hectares de bois de brûlés. Mais, comme ces bois se composent en grande partie de bruyères et de vignots, la perte n'est que de 5 000 fr. pour le propriétaire M. de Grouchy, de la Ferrière-Duval.  

 

Février 1888  -  Le mariage des prêtres.  -  La cour de cassation vient de décider que les prêtres pouvaient se marier, après avoir quitté la soutane.

 

Février 1888  -  Mort accidentelle.  -  Samedi, la voiture de la dame Anne, habitant à Aunay-sur-Odon, venant de Caen, est arrivée près de chez elle, sans conducteur. Celui-ci, nommé Amand Frémont, 52 ans, a été trouvé sur la route, à un kilomètre d'Aunay, il s'était rompu le cou en tombant de sa voiture, où il dormait sans doute. Ses papiers et son argent ont été trouvés sur lui.  

 

Mars 1888  -  Histoire d’étoiles.  -  Par un frais et clair soir de ces derniers temps, on voyait, sur la route de Jurques à Aunay, tout doucement trottiner un cheval attelé à un léger véhicule. 

Près du conducteur, une demoiselle regardait en soupirant le firmament, et disait à son voisin de voiture : « Dites-mé donc comment que cha s'fait l's’étoiles filantes ?…… 

Pour mieux donner à la demoiselle la leçon d'astronomie qu'elle sollicitait, le conducteur laissa tomber les rênes. 

Au beau milieu de la démonstration, le ciel s'obscurcit, le cheval, n'étant plus guidé, quitta la bonne route pour celle d'un fossé, au fond duquel il déposa brusquement les deux astronomes. 

Être au ciel et tomber ainsi sur la terre, c'était roide. Aussi, le conducteur et sa compagne ont-ils juré de choisir un autre terrain le jour où ils pourront reprendre leur leçon, si malencontreusement interrompue.  

 

Mai 1888  -  Un ben biau surnom !  -  Non loin d'Aunay, dans un petit coin appelé, je ne sais pourquoi, le Pied-du-Bois, il y a une dame d'une trentaine d'années qui reçoit chez elle, tous les hommes du pays qui veulent bien l'honorer de leur présence. Ca ne fait rien... qu'ils soient jeunes ou vieux, allants ou sans allure, pourvu qu’ils aient le gousset bien garni. 

Aussi, a-t-on surnommé la galante commère mame Videbourse, et elle ne s'en formalise pas.

 

Décembre 1888  -  Sauvagerie.  -  Jeudi dernier, en plein jour, un malfaiteur s'est introduit dans les herbages des sieurs Jules Lerot et Paul MuIot, à Aunay, et a mutilé grièvement les bestiaux qui y étaient renfermés : il a coupé la queue à l'un, un trayon à un autre, éventré un veau, etc….. On est sur les traces du coupable, qui paiera cher cet acte de sauvagerie. 

 

Janvier 1889  - Vol à la poudre d’escampette.  -  Une femme est entrée dans le magasin de M. Lair, marchand de nouveautés à Aunay, et lui a demandé la monnaie de 20 fr. Dès qu'elle eut la monnaie, elle prit la poudre d'escampette. M. Lair se mit à la poursuite de cette femme, mais ne put la rejoindre. 

Un autre vol du même genre a été commis au préjudice d'une épicière du même pays. Un individu est venu pour changer un louis de 10 fr. Dès qu'il a été en possession de la monnaie, il a pris la poudre d'escampette, emportant aussi le louis.  

 

Mai 1890  -  Abeilles.  -  Dans le Calvados, les ruches d'abeilles devront être éloignées d'au moins dix mètres de la voie publique ou des héritages voisins, et en être séparées par une clôture haute de deux mètres au moins. Dans les champs, elles-devront être à cent mètres au moins de tout chemin ou de toute maison. Les ruches ne pourront être transportées dans les landes, bruyères ou bois, qu'avec une autorisation spéciale du préfet, délivrée sur un avis du conseil municipal.  (Source B.N.)

 

Mai 1890  -  Malades contagieux.  -  Les enfants atteints de la variole, de la scarlatine et de la diphtérie ne devront rentrer à l'école qu'après 40 jours, pour la varicelle, la rougeole, et les oreillons, 20 jours après. Quant aux enfants atteints de coqueluche, maladie dont la durée et variable, ils ne pourront être admis de nouveau dans les écoles qu'en présentant un certificat du médecin.  (Source B.N.)

 

Mai 1890  -  Un brutal.  -  Auguste Grelley, 39 ans, cultivateur à Aunay-sur-Odon, voyant la veuve Auvray, 70 ans, passer dans sa cour, lui porta un coup de poing et la bouscula au point que la malheureuse s'est, en tombant, brisé la cheville et cassé un doigt de la main gauche. Grelley s'en tirait avec 6 jours de prison, mais, ayant eu le malheur de porter les accusations les plus graves contre un témoin, le tribunal, l'a condamné de plus à an mois.   (Source B.N.)

 

Juin 1890  -  Les effets de l’orage.  -  Pendant les derniers orages, le sieur Eugène Duhamel a éprouvé une perte de 2 000 fr., la dame Lamotte, 2 000 fr., le sieur Victor Lefrançois, 300 fr., le sieur Édouard Pain, 200 fr., le sieur Pierre Corbel, 150 fr. Tous habitent le canton d'Aunay, aucun n'était assuré. L'orage a sévi sur un rayon de 1 500 mètres environ et les pertes sont évaluées à environ 12 000 fr.   (Source B.N.)

 

Octobre 1890  -  Du danger d’empoisonner les rats.  -  Le sieur Rio, secrétaire de la mairie d'Aunay, possédait une petite maison de campagne dans laquelle il allait coucher. Cette maison était habitée par une légion de rats. M. Rio leur prépara une pâtée empoisonnés. Les rats mangèrent bien la pâtée, mais la nuit ils mordirent M, Rio au visage et au cou. Le malheureux est mort quelques jours après de ces morsures empoisonnées. Sa tête était dans un tel état qu'on a dû procéder à l'inhumation le jour même du décès.   (Source B.N.)

 

Mai 1891  -  Imprudence d’enfant.  -  Plusieurs enfants, de 12 a 15 ans, habitant Aunay-sur-Odon, étaient enfermés dans un jardin et s'amusaient à tirer à la cible, lorsque l'un d'eux, le jeune Larus, âgé de 12 ans, fit partir la carabine qu'il tenait à la main. La chevrotine que contenait cette arme alla se loger dans le genou du jeune Aze, âgé de 15 ans. Aussitôt on appela deux médecins qui ne purent retrouver la balle. Le jeune Aze ayant pu marcher et faire quelques pas après l'accident, on croit qu'elle est ressortie.   (Source B.N.)

 

Août 1891  -  Parents veillez.  -  La semaine dernière, à Aunay, la jeune Maria Julienne, 18 mois, dont le père est marchand de poisson, ayant été laissée seule cinq minutes à peine, est tombée dans un baquet rempli de lessive. Lorsque sa mère est rentrée, la pauvre petite était morte.   (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Aunay.  -  Le conseil, ne pouvant arriver à constituer une municipalité, a été dissous. A l'élection de dimanche, les républicains ont tous passé, il n'y a qu'un ballottage.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Vélocipédie. - Une course de vélocipèdes, 1 000 kil., de Paris par Nantes à Paris. Les coureurs ont traversé le Calvados. Le premier arrivé est M. Allard, le second, M. Meyer, le troisième, M. Leralu, de Falaise  (Source B.N.)  

Septembre 1892  -  Fête.  -  Aunay-sur-Odon. — Grande fête, le dimanche 11 septembre, à l'occasion du concours d'arrondissement sous la présidence d'honneur de M. le préfet du Calvados, concert par la musique, grande course de vélocipèdes, jeux et divertissements. Retraite aux flambeaux et feu d'artifice fourni par la maison du Bonhomme normand.  (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Pugilat.  -  A Aunay-sur-Odon, le 16 mars, Mme E. (Etasse) et Mlle E. (Etasse), deux belles-sœurs, et deux bonnes dévotes, se sont donné une raclée qui peut compter. Les chignons, et les coups d'ongles ont fait merveille. Cette scène de pugilat aura, dit-on, son dénouement au tribunal correctionnel de Vire. Dans le bourg d'Aunay, on a bien ri le 16 mars. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Une faiseuse d’anges.  -  Le parquet poursuit une enquête au sujet d'avortements pratiqués par une femme habitant Aunay-sur-Odon. C'est une veuve Gibert, 44 ans, demeurant venelle des Bons-Amis, à Caen, qui l'a dénoncée. A la suite de manœuvres abortives, la veuve Gibert s'était trouvée si malade qu'on fut obligé de la transporter à l'hôtel-dieu, où elle a tout avoué. Pendant son mariage, elle avait eu un petit garçon âgé aujourd'hui de 10 ans, qui a été mis à Saint-Louis. D'autres femmes, ayant eu recours aux pratiques de cette faiseuse d'anges, pourraient bien être poursuivies. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -   Gustave Lecrosnier, 38 ans, marchand de chiffons à Bayeux, ivresse, coups et blessures à la femme Fétil. à Courseulles, 6 jours de prison et 5 francs. 

— Ernest-Armand Martine, 20 ans, 1 mois ; Auguste Lericheux, 18 ans, 15 jours ; Victor-François Lemoing, 14 ans ; Albert Leclerc, 14 ans, et Edouard Année, 14 ans, 8 jours chacun, tous journaliers à Caen, vol d'une boite de harengs à M. Morillon, épicier à Caen. 

— Victor Ménard, 45 ans, journalier à Aunay-sur-Odon, coups et blessures à sa femme, 1 mois de prison. (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Suicide.  -  Le sieur Jules Cornet, 47 ans, journalier à Aunay-sur-Odon, a été trouvé pendu au plafond de sa cuisine. Ce suicide est attribué à la situation très précaire dans laquelle se trouvait Cornet, il avait déjà donné, à différentes reprises, des signes d'aliénation mentale. Il était célibataire. (Source B.N.)  

Avril 1894  -  Encore les nomades.  -  Le sieur Pierre Desmaisons, 74 ans, à Mesnil-Auzouf, se rendait samedi au marché d'Aunay-sur-Odon, lorsque, à 150 mètres du bourg, il fut accosté par une marchande ambulante à laquelle il acheta des lacets pour souliers. Pour la payer, il atteignit son porte-monnaie renfermant 23 fr. À peine le tenait-il dans ses mains que la marchande s'en empara et s'enfuit à toutes jambes à travers un herbage. 

Le sieur Desmaisons la rejoignit, mais elle culbuta le vieillard et repartit à travers champs. Le sieur Desmaisons continua sa poursuite et ramena la voleuse sur la place du Marché, mais elle avait déjà remis le porte-monnaie à un individu qui avait pris la fuite. Cette femme a déclaré se nommer Alexandrine Postel, 25 ans, saltimbanque. Interrogée sur le vol qui lui était imputé, elle déclara en être innocente. Elle reconnut que le sieur Desmaisons avait voulu lui acheter des lacets, puis qu'il lui avait demandé ses faveurs moyennant 1 franc, et si elle avait pris la fuite, c'était pour ne pas tenir à l'engagement pris. Cette femme faisait partie de la bande de nomades soupçonnés du vol commis dans l'église de Vassy. (Source B.N.)

 

Janvier 1902  -  Élection d'un maire.  -  Jeudi 2 janvier, le conseil municipal d'Aunay s'est réuni pour procéder à la nomination d'un maire et d'un adjoint, en remplacement de MM. Lerot et Marie.

Treize conseillers étaient présents ; MM. Manière, Fauvel et Fortin étaient absents.

M. Fauvel a été élu maire par sept voix. M. Lerot a obtenu quatre voix et M. Le Harivel une. Il y avait dans l'urne un bulletin blanc. L'élection de l'adjoint a été renvoyée à une prochaine séance.

 

Janvier 1902  -  Élection du maire et de l'adjoint.  -  Le 12 janvier, les nouveaux membres du Conseil Municipal d'Aunay ont procédé à l'élection du maire et de l'adjoint.

M. Alfred Frilley a été élu maire en remplacement de M. Lerot et M. Pierre Boscher a été élu adjoint en remplacement de M. Marie.

 

Octobre 1906  -  Inqualifiable sauvagerie.  -  Un superbe chien, appartenant à M. Victor Marie, débitant au Pied-du-Bois, est rentré samedi l'après-midi chez son maître dans un état horrible à voir. La pauvre  bête était affreusement mutilée : une oreille avait été arrachée,  l'autre avait été rasée à la racine, la peau du ventre avait été tailladée, les chairs étaient à nu. Une enquête  est ouverte aux fins de retrouver les brutes qui se sont livrés à de pareilles cruautés.

 

Février 1913  -  Nouvelles brèves.  -  Un malfaiteur inconnu est entré, la nuit chez M. Lamontagne, fermier à Aunay-sur-Odon, et a pris un cheval à l'écurie. On a retrouvé, le lendemain sur une route, l'animal fourbu et déféré. C'est la seconde fois que pareil fait se produit..

 

Janvier 1914  Mouvement de la population.  -  Le mouvement de la population d'Aunay pour 1913 donne les résultats ci après : naissances, 20 ; reconnaissance, 1 ; mariages, 10 ; décès, 40.

 

Mars 1914  -  Double contravention. -  Le 19 mars, les gendarmes d'Aunay-sur-Odon ont dressé procès-verbal au sieur Léon Goulet, chanteur ambulant, 32 ans, et à sa concubine,  la nommée Julie Lamaud, 31 ans, rempailleuse de chaises, pour défaut d'immatriculation de leurs carnets anthropométriques, conformément à la loi du 16 juillet 1912 sur la circulation des nomades.  

 

Février 1915  -  Révision de la classe 1916  - Canton d’Aunay-s.-Odon : Bons, 45 ; Engagés volontaires, 2 ; Ajournés ; 20 ; Exempts, 2 ; Total 69.

 

Février 1915  -  Le maire-curé.  -  Ça c'est encore une drôle d'histoire : Dans une petite commune du canton d'Aunay, un pauvre diable est venu à mourir dernièrement sans laisser un sou qui vaille. Le maire se trouvait bien embarrassé de savoir comment on l'enterrerait sans faire trop de dépenses. Il eut l'idée de se passer du curé et se dit qu'il pourrait bien le remplacer. Il fit donc faire un cercueil ( il le fallait bien ! ) et on porta le mort à l'église. Avec un ou deux copains à lui, le maire a chanté quelques chants religieux et enterré le bonhomme de ses propres mains. Comme cela, l'affaire a été vite bâclée et sans que les gens d'église s'en soient mêlés. Naturellement, le curé a été vexé d'avoir été ainsi traité en quantité négligeable, Il s'est plaint à son doyen. Le doyen s'est plaint à l'évêque et ou ne sait pas trop a qui l'évêque s'est plaint, mais l'affaire pourrait peut-être avoir des suites. Si elle n'en a pas c'est qu'elle aura été enterrée sans plus de cérémonie : comme le bonhomme !

 

Décembre 1915  -  Macabre découverte.  -  M. Ernest Lepailleur, 38 ans, herbager à Aunay-sur-Odon, était allé passer la révision à Vire. Son père, ne l'ayant pas revu, fit opérer des recherches, et, le lendemain, on découvrit, dans l'Odon, le cadavre du malheureux herbager. On croit à un accident.

 

Décembre 1915  -  Macabre découverte.  -  On a trouvé dans un champ, à Aunay-sur-Odon, le cadavre d'un pauvre vieux, bien connu dans le pays sous le nom de « petit bon Dieu ». Il avait succombé à une congestion causée par le froid.

 

Avril 1916  -  Incendie.  -   Les dames Poulain et Julienne et la fille de cette dernière, étaient en train d’exploiter dans un taillis situé lieu dit «  Les Bois d’Aunay « , une coupe de bois qu’elles  avaient acheté par moitié de M. Camille Diligence, propriétaire à Aunay-sur-Odon. Vers midi, elles allumèrent du feu dans le coin de bois ù elles se trouvaient. Voulant faire chauffer du café, la fille Julienne mit un peu de paille dans le brasier. Malheureusement, la paille enflammée se communiqua au taillis. Mme Poulain, ainsi que les dames Julienne, essayèrent vainement d’arrêter  le feu.

Mme Poulain,  atteinte par les flammes, eut ses vêtements consumés, et fut très grièvement brûlée. On la transporta chez elle ; tandis que M. Diligence, prévenu aussitôt, travailla avec plusieurs personnes à enrayer le fléau. Par suite de l’humidité du sol, les arbres ont peu souffert,  seules quelques bourrées et dix hectares de bruyères ont été brûlés.

 

Mai 1916  -  Les odeurs d’Aunay.  -  On continue toujours à se plaindra de l'industrie qui s'est installée depuis trois mois à Aunay-sur-Odon, en plein centre et à une centaine de mètres des écoles. Il y a pourtant eu force réclamations, procès-verbaux de police, constat d’huissier, etc….. Ceux qui protestent n'en font, assurent-ils, ni une question de commerce ou d'industrie, ni une question de personnes, il ne s'agit que d'hygiène et de salubrité. L'autre jour, le sous-préfet de Vire est venu, en grande tenue, visiter l'établissement en question. Les voisins ont dû à cette   visite de goûter l'air salubre pendant quelques heures. Mais voilà, sera-t-il possible d'attacher, jour et nuit, un sous-préfet à l'établissement ?

 

Février 1918  -  Découverte d’un cadavre.  -  Le 1er  vrier, on a découvert dans une mare se trouvant dans l'herbage de Mme Baret, au lieu dit les Fosserts, le corps de la dame Marie Hamon, âgée de 36 ans, cultivatrice à Aunav-sur-Odon. Cette dernière, dont le mari est mobilisé, était neurasthénique et avait, à diverses reprises, manifesté l'intention de se suicider. Malheureusement, elle réussit à tromper la surveillance dont elle était l'objet et alla se jeter dans la mare.

 

Juin 1918  -  Mystérieuse agression.  -  Deux bandits masqués ont pénétré au domicile de Mme Grelley, hameau du Château, l'ont bâillonnée et lui ont dérobé 2.500 francs. On recherche les auteurs de ce vol audacieux.

 

Juin 1918  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Bernard Auguste, âgé de 18 ans, charretier à la fromagerie de l'abbaye, d’Aunay-sur-Odon, rentrait le 13 courant, conduisant, de concert avec son camarade Oudrequin Jean, âgé de 55 ans, une voiture chargée attelée de deux chevaux.
Oudrequin, s'occupait du cheval de limon. Arrivé près de la maison de la concierge.
Le cheval de limon fit un écart, voulant se garer, Oudrequin se trouva projeté contre le mur et un des brancards de la voiture lui défonça la poitrine.

Bernard appela, on se porta vite au secours du malheureux charretier, qui fut transporté sur son lit, M. le docteur Delmas, d'Aunay-sur-Odon, appelé aussitôt, ne put que constater le décès.

 

Juillet 1920   -   Une belle citation.  —  La croix de la Légion d'honneur a été attribuée à la mémoire' du sous-lieutenant Le Bret (Camille-Victor-Louis). mort pour la France : « Officier de  grande valeur, d'un courage exemplaire, modèle du devoir. Blessé trois fois pendant la campagne. Au cours d'un violent bombardement faisant présager une attaque ennemie, s'est porté auprès de sa section de mitrailleuses la plus exposée. Tombé glorieusement à son poste de combat le 22 Juin 1917. A expiré en disant simplement : « Je meurs pour la France ! » A été cité. 

 

Septembre 1923  -  Pas veinard.  -  La dame M. s'étant absentée trop longtemps le 1er septembre, son mari, quelque peu soupçonneux, en fut inquiet. Il partit donc à sa recherche et ne tarda pas à la trouver en double compagnie avec M. Marguerite, dit le « Matelassier ».
Il pria sa femme de réintégrer le domicile conjugal. mais l'épouse volage refusa. C'est donc avec un cœur navré et une épaule meurtrie par un coup de matraque donné par le « Matelassier » que M. M. s'en fut à la gendarmerie raconter son infortune.  

 

Août 1924  -  Un chapelier comme on n’en voit pas.  -  Le sieur Letellier Pierre, â de 43 ans, teinturier à Aunay-sur-Oudon, ayant tenu à la dame Lenoquier, habitant le même lieu, des propos dénués de toute aménité, se voit le 19 juillet dernier, alors qu'il passait devant la maison du sieur Lenoquier, coiffe par celui-ci d'un seau hygiénique. Peu satisfait de ce genre de couvre-chef, Lenoquier porte plainte contre ce chapelier occasionnel qui s'entend aujourd'hui condamner à 30 francs d'amende avec sursis.  

 

Avril 1925  -  Une fille qui promet.  -  Le 24 mars dernier, M. Perette. maire de la commune de Saint-Aignan-le-Malherbe recevait la nommée Vaulegeard Charlotte, 21 ans, sans domicile fixe, qui disait-elle, était envoyée par le bureau de placement de Aunay-sur-Odon. M. Perette engagea la fille Vaulegeard pour la somme de 160 francs par mois et lui remit 10 francs d'arrhes. Le lendemain l'indélicate bonne quittait son maître en emportant les 10 fr, d'arrhes et une paire de chaussette.  
  Quelques jours après la dame Lavarde, ménagère au hameau du Pied-de-Bois en Aunay, était victime d'un vol d'un manteau par la même fille, et la demoiselle Renée Lavarde, bonne chez M.  Robine, à Villers-Bocage, a eu également à supporter la malhonnêteté de cette fille par le vol d'une somme de 20 francs.

 

Mai 1925  -  Vol et escroquerie.  -  Vaulegeard Charlotte, âgée de 21 ans, née à Jurques, est fort mal cotée. Hébergée pendant trois jours chez Mme Lavarde, ménagère au hameau du Pied-du-Bois, à  Aunay-sous-Odon, elle volait sa bienfaitrice un manteau de nuit et une paire de bas. Plus tard elle achetait chez M. Marais, épicier à Aunay, pour 24 fr. 56 de denrées alimentaires qu'elle faisait inscrire au compte de son frère, enfin, elle se faisait remettre chez Mme Ferré, pour le compte d'une dame Gosselin, une paire de galoches et de chaussons.

Le Tribunal se montrant extrêmement indulgent pour cette dévoyée qui est mère d'un enfant, la condamne 3 mois de prison avec sursis. 

 

Juin 1926  -  L’épidémie de typhoïde.  -  Vingt-deux cas se sont déclarés, dont deux ont été mortels. Mlle Fauvel, fille de l'ancien maire, et M. Blanchet, le dévoué secrétaire de mairie, sont en effet morts des suites de cette maladie, le sympathique maire, est également atteint, mais on espère le sauver. Heureusement aucun cas nouveau ne parait être en évolution.  

Quelles sont les causes de ce fléau subit ? Il ne peut être maintenant question de l'eau de la ville qui avait déjà été analysée après les inondations de janvier et qui vient encore de l'être, à aucun moment on n'a trouvé de germe ni de bacille d'Eberth dans cette eau. Il faut songer maintenant à l'hypothèse d'épidémie amenée par l'ingestion de primeurs crus.

Les cas successifs paraissent calqués les uns sur les autres et sont plus nombreux dans la classe aisée. Tous les cas se sont aussi déclarés dans un espace de huit jours. Il semble bien qu'une même cause maintenant disparue les a amenés.

Le docteur Lacaine a immédiatement prescrit toutes les mesures prophylactiques nécessaires et recommandé la vaccination.

Plus de 200 personnes ont été ainsi vaccinées sans incident. Les écoles fonctionnent maintenant normalement et l'épidémie semble bien rentrer en régression.

 

Novembre 1926  -  Une femme écrasé par une auto.  -  Hier, vers 16 heures, un accident mortel s'est produit sur la place d'Aunay-sur-Odon.

M. Faucon, boucher à Villers-Bocage, traversait l'agglomération à une vitesse d'environ 50 kilomètres à l'heure. Étant ivre le commerçant n'aperçut pas une passante, Mme veuve Brunet, âgée de 77 ans, qui suivait la droite de la chaussée. M. Faucon appuya vivement de ce côté et renversa la malheureuse qui se trouva engagée sous le véhicule et fut traînée sur une distance d'environ 40 mètres. Gravement blessée à la tête et sur différentes parties du corps, la septuagénaire succomba trois quarts d'heure après.

Quant au conducteur, auteur de l’accident, interrogé par les gendarmes il ne put que prononcer des propos sans suite. On constata que l'homme était en état d'ébriété et n'avait pu se rendre compte de sa responsabilité.

Après avoir passé la nuit au violon il a été conduit au parquet de Caen et écroué.  

Décembre 1926  -  Broyé par un camion-citerne à essence. —  Jeudi, vers 19 h. 30, un accident terrible s'est produit sur la route d'Aunay-sur-Odon à Caen. M. Vautier, 36 ans, chauffeur au service de la maison « Eco », demeurant 15, rue Frémontel, avait effectué plusieurs livraisons d'essence chez des garagistes d'Aunay. Il reprit la route de Caen à 19 heures, avec son camion-essence.

A quelques kilomètres de la commune précitée, M. Vautier donna un coup de volant pour appuyer sur la droite, à l'apparition d’une automobile. Par suite d'une cause inexpliquée, le camion citerne s'engagea sur le  talus bordant la chaussée. Le conducteur freina vivement, mais une rupture s'étant produite dans la direction, le lourd véhicule rebondit contre le talus et l'escalada en culbutant de l'autre coté.

Projeté de son siège au moment du choc, M. Vautier était tombé en avant du camion. Il se trouva engagé entre le talus et l'une des roues. On s'empressa de lui porter secours, mais le malheureux qui avait le thorax enfoncé, expira quelques minutes après l'accident

 

Août 1927  -  Aunay en progrès.  -  Les gens actifs et débrouillards d'Aunay-sur-Odon ont transformé leur ancienne Halle. Ils en ont fait une jolie Salle des Fêtes contenant 600 places. L'architecte caennais, M. Mouillard, a réalisé avec art et ingéniosité cette tâche difficile. La scène du théâtre, très bien aménagée, comporte une brillante décoration et trois décors fort réussis, signés du peintre-décorateur Léo Touchet dont nous avons signalé les envois remarquables au Salon Bas-Normand.

On a inauguré tout cela dimanche dans une charmante soirée couronnant une journée de fêtes, cavalcade costumée, comice agricole, distribution de prix, etc...

Et il partait qu'Aunay ne va pas en rester là ! On refait la mairie et on va construire un hôpital, un million de travaux peut être. Bravo ! Voici de la bonne et intelligente initiative.  

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel  commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous  ayons un été suffisamment sec. 

 

Juillet 1929  -  Inauguration  de l'Hôpital-Hospice d'Aunay-sur-Odon.  -  Le dimanche 28 juillet aura lieu sous la présidence de M. Henry Chéron, Ministre des Finances, assisté de MM. les  Parlementaires du  département, de  M. le Préfet, de M. le Sous-Préfet, l'inauguration de l'hôpital-hospice, d'Aunay-sur-Odon. A 10 h. 30, réception de M. le Ministre des Finances, de MM. les Parlementaires et des notabilités ; formation du cortège. A 10 h. 45, départ de l'hôtel de ville ; salut solennel à l'église ; A 11 heures, départ de l'église. A 11 h. 15, cérémonie officielle d'inauguration ; bénédiction de l'hôpital-hospice. À midi banquet.

Après la cérémonie d'inauguration le cortège officiel visitera seul l'intérieur de l'hôpital-hospice. De 14 à 19 heures, le public pourra visiter à son tour.

Prix d'entrée au profit de l'hôpital-hospice : un franc par personne. À 15 heures, dans le clos de l'hôpital-hospice, kermesse et vente de charité au profit de l'établissement hospitalier.

L'entrée de la kermesse sera gratuite. Les comptoirs et la buvette seront ouvertes le samedi 27 juillet, de 14 à 19 heures et de 21 à 14 heures. Le soir, grande fête de nuit ; illuminations et feu d'artifice.  

Juillet 1929  -   Arrestation d'une empoisonneuse de bestiaux.  -  La femme Honorine Castel, femme Rebut, demeurant à Aunay-sur-Odon, a été surprise au moment où elle jetait le contenu d'un bidon de vitriol dans une cuve d'eau, situé dans l'herbage de son patron, M. Hamelin, où les bestiaux s'abreuvaient. Elle a été arrêtée par les gendarmes d'Aunay-sur-Odon.

 

Décembre 1929 - L'état des cultures. - L'état des cultures est le suivant dans le Calvados, d'après le Journal Officiel : Les semailles sont presque terminées. Les blés et avoines d'hiver ont une levée régulière et une bonne végétation. Ces cultures ont à  souffrir en divers points des dépréciations des corbeaux. Par suite de la douceur de la température, l'herbe continue à pousser dans les prairies. Les bas-fonds commencent à  être submergés par suite de l'abondance des pluies.

 

Décembre 1929 - Les méfaits du verglas.  -  Un grave accident qui a causé la mort d'un homme s' est produit sur la route de Caen à Aunay-sur-Odon, à 200 mètres du pont de Landes à  Aunay-sur-Odon. Un gros camion chargé de galets, provenant des carrières de Neuilly-le-Malherbe, conduit par M. Joseph Talbot, se diriger vers Lanodes. À côté du chauffeur avait pris place le  régisseur des exploitations des carrières, M. André Duwez, 32 ans.

Au moment où le camion abordait le léger virage qui précède le pont de Landes, l'arrière dérapa sur la chaussée glissante et, malgré les efforts du chauffeur qui ne put redresser sa  direction, le lourd véhicule culbuta dans le ravin qui longe la route et qui, à cet endroit atteint une profondeur de 4 mètres environ.   

M. Talbot en fut quitte pour de légères blessures, mais M. Duwez fut relevé sans connaissance. Le docteur Hautement appelé en toute hâte constata une fracture du crâne et le malheureux blessé expira dans d'horribles souffrances.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   L a Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Octobre 1941   -   Conseils municipaux dissous.  -   Ce sont ceux d'Aunay-sur-Odon (se désintéressait totalement de la gestion des affaires communales) et St-Pierre-du-Fresne (a publiquement protesté contre une condamnation du maire de cette commune pour outrages à agents de la force publique, manquant ainsi au respect du aux décisions de l'autorité judiciaire). Des commissions de gestion ont été désignées : pour Aunay-sur-Odon, MM. le Dr Lacaine, président, Y. Bodiou et L. Boscher ; pour St-Pierre-du-Fresne. MM F. Robin, président, L. Perette et L. Delaunay.  

 

Septembre 1942   -   Collecte des laines.   -   Les éleveurs des cantons d'Aunay-sur-Odon sont informés que la livraison obligatoire des laines de toison, en suint ou lavées, se fera à la  teinturerie d'Aunay-sur-Odon, chez M. Chaillon, le 17 septembre.

Canton Villers-Bocage et Caumont-l'Éventé, le 17 septembre à partir de 13 h. 30 à la gare des marchandises de Villers-Bocage. La laine filée sera distribuée, le jour de la réception, sur présentation d'un certificat du maire attestant le nombre des personnes vivant sous le même toit.  

 

Août 1944  -  Violents combats.  -  Pénétrant dans la brèche ouverte dans les lignes ennemies, les alliés progressent au sud-est d'avranches. La forêt de Saint-sever est débordée du nord et du sud. Les combats de rue continuent à Vire complètement encerclée.

Les britanniques rencontrent une vive résistance dans le secteur Villers-Bocage, Aunay-sur-Odon ou l'adversaire a reçu d'importants renforts en blindés.

Entre Vire et Villers-Bocage, les combats sont incertains. Hier, tard dans la soirée, un correspondant annonçait que les alliés étaient entrés à Villers-Bocage. Des avions alliés ont signalé des importantes colonnes de chars qui s'éloignaient de Villers-Bocage et d'Aunay-sur-Odon. Les troupes britanniques ont atteint Évrecy.  (source B-N)

 

Février 1945  -  Le renouvellement des cartes d’alimentation.  -  Les consommateurs qui n’auraient pas fait renouveler leur carte aux dates fixées pour leur secteur sont invités à le faire jusqu’au 19 février.  (source B-N)

Février 1945  -  Voici le sel !  -  Une distribution de 250 grammes de sel est prévue en faveur de tous les consommateurs du département contre remise du ticket DC de la feuille de denrées diverses de janvier.   (source B-N)

 

Février 1945  -  Ne conservez pas de matériel militaire.    Le public est averti de la nécessité pour l’armée de renter d’urgence en possession des appareils d’optique et surtout des appareils de pointage des pièces d’artillerie qui peuvent être encore actuellement détenus par des civils. Ces appareils sont indispensable pour doter l’armée française de l’artillerie qui lui manque.

Il importe que chacun fasse son devoir, en déposant d’urgence à la mairie le matériel d’optique qu’il détient.  (source B-N)

 

Avril 1945  -  Premiers pas vers la reconstruction.  -  Des projets de reconstruction et d’aménagement seront établis dans les communes dont les noms suivent : Aunay-sur-Odon, Caumont, Condé-sur-Noireau, Dozulé, Falaise, Isigny-sur-Mer, Lisieux, Ouistreham, Tilly-sur-Seulles, Troarn, Villers-Bocage, et Vire.

En ce qui concerne Caen, Les projets d’aménagement précédemment approuvés seront révisés en tant que de besoin. (source B-N)

AUNAY-sur-ODON  -  Hôtel-de-Ville

AUNAY-SUR-ODON  -  Rue de Vire

AUNAY-SUR-ODON (Calvados)  - Rue de Villers

AUNAY-SUR-ODON  -  Arrivée rue de Vire

AUNAY-SUR-ODON  -  La Place

AUNA   -   Place du Marché

AUNAY-sur-ODON (Calvados)   -  Rue d'Harcourt et le Marché

AUNAY-SUR-ODON  -  La Place

AUNAY-SUR-ODON  -  L'Ancienne Abbaye (cour)

AUNAY-SUR-ODON  -  Place de la Liberté

AUNAY-sur-ODON (Calvados)  -  La Halle

8.   -   AUNAY-sur-ODON (Calvados)  -  Rue de Caen

Aunay-sur-Odon  -  École des Filles

AUNAY-sur-ODON  -  La Halle

10  -  AUNAY-sur-ODON  -  École des Garçons

AUNAY-SUR-ODON  -  Vue Générale

AUNAY-sur-ODON  -  L'Abbaye (Ancien Moulin à Ter)

AUNAY-sur-ODON  -  Rue de Vire

Aunay-sur-Odon -  Rue de la Poste

Aunay-sur-Odon  -  Route de Falaise

Aunay-sur-Odon (Calvados)  -  Juin 1944

3.   -   AUNAY-SUR-ODON (Calvados)  -  Place du Marché

AUNAY-SUR-ODON  -  Hôtel de France, Rue de Villers

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