AVENAY 

Canton d'Évrecy

Les habitants de la commune d'Avenay se nomment les


Mai 1868   -   Le climat.   -   L'élévation de la température qui n'a cessé de régner pendant la majeure partie du mois qui se termine, est un événement assez rare dans nos climats, où la chaleur n'atteint son maximum que vers le mois de juillet.

Voici à cette occasion la nomenclature des plus fortes chaleurs observées depuis un siècle et demi :

En 1702, le thermomètre monta à 39 degrés centigrades au dessus de zéro.

En 1753 et 1793, à 38 degrés.

En 1825, à 37 degrés.

En 1800 et en 1830, à 36 degrés.

La moyenne de la chaleur des étés et de 30 degrés. Cette moyenne à presque été atteinte dans la dernière quinzaine de mai 1868.

 

Juin 1868   -   Une décision.   -   M. le ministre de la guerre a décidé qu'à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils, des militaires pourraient être mis, cette année, comme cela a eu lieu les années précédentes, à la disposition des cultivateurs qui en auraient besoin pour leurs travaux.

Les cultivateurs qui désireraient recevoir des travailleurs auxiliaires, auraient à adresser à l'Administration des demandes écrites par lesquelles ils s'engageraient à se charger des frais de transport, aller et retour, à loger et à nourrir convenablement les travailleurs, à leur fournir des effets de travail et à payer, pour chaque journée d'homme, une rémunération pécuniaire fixée à deux francs.  

 

Août 1869   -   Fait divers.   -  Un incendie accidentel a éclaté, le 31 août, à Avenay,  à neuf heures du matin. Il a détruit une étable, un hangar, un buret couvert en chaume, du bois débité et du bois de chauffage, appartenant à M. Pierre Leroux. 

 

Octobre 1869   -   Fait divers.   -   Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi, vers une heure du matin, à Avenay. Il a consumé deux corps de bâtiment couverts en chaume et quantité de mobilier et de récoltes appartenant à MM. Pierre Thomas, garde champêtre, Aimé Criquet, maçon, veuve Guillot, veuve Barassin, Simon, propriétaire, tous demeurant à Avenay.  

Janvier 1871   -  Fait divers.   -  Par arrêté préfectoral du 8 février courant, en congé, jusqu'aux vacances prochaines, est accordé, sur sa demande et pour cause de santé, à M. Heudier, instituteur public à Avenay.

M. Thomas, maire-adjoint à Luc, est nommé instituteur public à Avenay, en remplacement de M. Heudier.  

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  La Normandie a eu dimanche soir le spectacle d'une aurore boréale, ou pour dire plus exactement, d'une aurore polaire. A six heures, après avoir passé par leurs phases ordinaires de mobilité et d’éclat divers, deux colonnes éblouissantes, sillonnées de traits de feu jaune et pourpre, se sont réunies au zénith, pour y former une couronne, dont l’aspect a semblé donner raison à ceux qui soutiennent cette opinion, que ce météore est dû à la matière magnétique qui s’enflamme comme de la limaille de fer.

On eut dit qu'un obus gigantesque venait d’éclater à des espaces incommensurables, allait couvrir la terre de ses débris.

Puis les pluies du météore, obéissant au mouvement de rotation de l'atmosphère qui les entraînait prirent des nuances plus sombres, et finirent par disparaître, pour ne plus laisser dans le nord qu'un immense rideau de pourpre, qu'à minuit et demi, avait entièrement disparu.

Comme de juste, ce phénomène météorologue a donné lieu aux commentaires les  plus étranges, car une croyance populaire veut que le retour de ce, phénomène soit

l’annonce d'un événement important.

   -   C’est signe de mort, disaient les uns.

-   C'est signe de sang, c'est signe de revanche, disaient les autres.

A l'avenir de prononcer.

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  Aux vols nombreux commis aux environs de Feuguerolles-sur-Orne, que nous avons signalés, nous devons ajouter les suivants :

A Etavaux, en plein jour, dans une maison habitée, on a volé une grande quantité de bouteilles de vin, avec une petite voiture attelée d'un âne.

A St-Martin-de-Fontenay, différents objets.

A Avenay, des poules.

A Feuguerolles, pendant la messe, une tentative de vol avec escalade et effraction a, été commise dans une maison habitée, cette tentative a été précédée et suivie de vol d'outils dans les carrières de la même commune.

 

Novembre 1873   -   Accident.   -  Vendredi dernier, le sieur Eugène Pucel, âgé de 18 ans, cultivateur à Maizet, revenait de Caen avec un chargement de fumier, lorsque sur le chemin vicinal d'Amayé à Avenay, ce malheureux jeune homme est tombé sous la roue de sa voiture. La mort a été instantanée.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Avenay, 338 habitants, Mme Barbot (Anna), 21 élèves gratuites ; 500 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée 25 fr. Ecole entretenue au moyen d'un legs.

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage 1épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du tronc dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances.

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle.

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr.

A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge.

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus.

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée.

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant, il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait.

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des pertes.

 

Juillet 1880  -  Les suites des orages.  -  On ne connaît pas encore le chiffre exact des dégâts causés dans le département par les derniers orages. Il dépasse: certainement plusieurs millions. Dans une seule commune, Avenay, les pertes s'élèvent à 400 000 fr., cinquante hectares de blé, orge et colza, sont complètement détruits. Un seul propriétaire perd 40 000 fr. 

Sur la ferme, d'Athis, près Caen, les pertes dépassent 10 000 fr. Les communes de Ste-Honorine-du-Fay, Maltot, Vieux, Amayé, Feuguerolles et Bully ont été également fort maltraitées. De petits cultivateurs ont tout perdu. A Ifs, Cormelles, Allemagne, les pertes dépassent 25 000 fr., pour eux, c'est la ruine complète, car la plupart avaient négligé de se faire assurer. Il y a eu également beaucoup de mal dans l'arrondissement de Bayeux. 

Le ministre de l'intérieur en présence de ces sinistres, a comme nous l'avons dit, envoyé un premier secours de 10 000 fr., destiné à être réparti entre nos malheureux compatriotes éprouvés par l'orage.

Mercredi soir, à Caen, la foudre a tué une vache appartenant au sieur Bertin, près le cimetière Saint-Pierre. Le fluide électrique est tombé également dans le parc de l'Hôtel-Dieu, mais n'y a occasionné aucun accident. Cet orage a causé aussi de grands ravages dans presque toute la France, ainsi que le constatent les renseignements.  

 

Juin 1892  -  Immoralité.  -  Le sieur Gilles, domestique chez M. de Panthou, maire d'Évrecy, a été arrêté à Avenay pour avoir violenté une jeune fille de cette commune, qui s'est énergiquement défendue. (Source B.N.)   

 

Janvier 1893  - Le trésor d ‘Avenay.  -  Gustave Fleury, 47 ans, est ce maçon qui, en travaillant à un mur de soutènement de la propriété de M. Barassin, cultivateur à Avenay, trouvait 2 570 fr. en or enfermés dans une boite à poudre. Immédiatement, il prit la poudre d'escampette et se dirigea sur Caen, puis, après avoir bu plusieurs coups, il se rendit chez une dame Cardinal qui tient rue du Ham une maison numérotée, où l'on trouve galante société. Il paie à boire à tout le personnel, donne 37 fr. à l'une et 200 fr. à l'autre. Mme Cardinal regardait cela d'un oeil épaté, lorsqu'elle crut apercevoir sur les pièces d'or des taches de sang qui n'étaient autres que de la rouille. Fleury fut arrêté, il avait déjà dépensé 500 fr. S'il avait fait part de sa trouvaille, il lui en revenait la moitié, au lieu de cela, il a attrapé deux mois de prison. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -   Auguste Leriche, 29 ans, journalier à Avenay, bris de clôture aux époux Sauvage, coups et blessures à sa femme, vol de chemises, et de toile au sieur Ledot, à Avenay, et ivresse, 3 mois et 1 jour et 5 fr. d'amende. 

— Félix Potier, 38 ans, journalier à Hérouvillette, coups et blessures, à la fille Giffard et au sieur Lefoulon, 1 mois. 

—Louis Banville, 25 ans, journalier à Bully, vol d'un tricot, une veste, une blouse, etc….. au sieur Ledo, 2 mois. (Source B.N.)  

 

Août 1924  -  Acte de malveillance.  -  M. Lemonnier, cultivateur à Avenay, avait conduit sa machine à battre, à proximité d'une meule de gerbes. Le lendemain, après l'avoir mise en marche, il constata que des bouts de bois avaient été placés dans les hélices. Deux des appareils furent brisés. Il a porté plainte contre l'auteur de ce sabotage.  

 

Mai 1941   -   Triste fin.   -   Absent de son domicile depuis deux jours, M. Jules Pupin, 59 ans, couvreur à Avenay, a été trouvé mort un matin, par le jeune Auguste Durand, domestique chez M. Lecorsu, dans un herbage en bordure du chemin d'Avenay à Vieux. Le décès serait dû à une embolie.  

 

Septembre 1942   -   Fait divers.   -   Rentrant des champs en conduisant une charretée de céréales attelée de trois chevaux en flèche, M. Pierre Lemoine, 36 ans, cultivateur à Avenay, a été victime d'un accident mortel.

Comme il pénétrait dans la cour de sa ferme, l'extrémité du brancard, pour une cause qui n'a pu être déterminée, est venu le heurter à la gorge, lui faisant une horrible plaie. On se précipita à son secours mais le malheureux perdait son sang en abondance, avait déjà cessé de vivre.

EN NORMANDIE  -  Distillerie de Cidre

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