BALLEROY

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune sont des Biardais, Biardaises ou Billards, Billardes

Juin 1866   -   Deux battues.   -   Deux battues sont autorisées dans la forêt Cerisy, pour la destruction de loups.

Nous remarquons dans l'arrêté préfectoral l'article suivant : Les hommes qui prendront part à ces battues devront être munis de permis de chasse, et leur nombre ne devra pas excéder celui de vingt-huit.

 

Décembre 1868   -   Un bureau télégraphique.   -   Un bureau télégraphique municipal vient d'être ouvert à Caumont et à Balleroy.   -   Un bureau télégraphique municipal vient d'être ouvert à Caumont et à Balleroy.  

 

Octobre 1869   -   Le chemin de fer.   -  Mercredi, sur l'initiative de l'administration municipale, une réunion de notables commerçants de la ville de Bayeux, où figuraient la plupart des membres du tribunal de commerce, a eu lieu à l'Hôtel-de-Ville, au sujet du chemin de fer de Bayeux à Caumont, par Balleroy, Noron, etc… 

L'assemblée a donné son adhésion au tracé par Noron, le Tronquay et Balleroy. Informée qu'une souscription ouverte à Balleroy et à Noron avait été généreusement accueillie, elle a manifesté son intention de répondre de la même manière à celle qu'on se proposait d'ouvrir à Bayeux. 

Cette souscription est en effet ouverte, et déjà M. le maire et MM. les adjoints de Bayeux s'y sont fait inscrire pour 500 fr.

 

Mai 1870   -   Fait divers.  -  Samedi dernier, les enfants des écoles ayant congé, un jeune garçon de Balleroy en profita pour aller dénicher des nids. Il tomba si malheureusement qu'il se cassa un bras et se fit une blessure très grave à la tête, on craint une congestion cérébrale qui pourrait avoir les plus graves conséquences.  

 

Juillet 1870   -  Un service.   -   Voici les formalités qu'ont à remplir les intéressés, pour obtenir la permission d'user de l'herbe qui existe dans les forêts de l'Etat.

Les demandes ne peuvent être accueillies que si elles sont formées par les communes riveraines des forêts, elles doivent être faites par le maire, au nom des communes, et adressées au conservateur des forêts.

L'enlèvement à dos d'homme est autorisé :

Dans les taillis au-dessus de quatre ans ; dans les semis au-dessus de dix ans ; dans les cantons de forêts en futaie, désignés, par les agents. MM. les conservateurs sont autorisés à permettre le pâturage dans les cantons défendables de forêts.

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.  La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Beny-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulé Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Octobre 1870   -  Fait divers.   -   Les habitants de Balleroy ont fourni des couvertures aux mobiles de la localité. Si toutes les communes suivaient cet exemple, tous les mobiles seraient pourvus, et ce sacrifice semblerait léger, ainsi réparti entre toutes les communes de France.  

 

Juin 1871   -  Fête et assemblée.   -   Commune de Balleroy.  -   Le public est prévenu que la louerie des domestiques, qui avait lieu jusqu'à ce jour le premier mardi de juillet, est fixée, à partir de cette année, au 1er dimanche du même mois.

Les domestiques des deux sexes sont spécialement prévenus, que de nombreuses primes leur seront accordées. A cette occasion, l'administration municipale désirant donner la plus grande solennité possible au rétablissement de la fête patronale St-Martin, qui a lieu le même jour, dimanche 2 juillet, organise des jeux et des divertissements de toute sorte, dont le programme va être détaillé dans des affiches spéciales, et inséré dans notre prochain numéro.

N. B. — Aucun droit de péage ne sera exigé ce jour-là des marchands forains et des directeurs de théâtres ambulants.  

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants,  depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  Chasse et récolte.   -  L’ouverture de la chasse aura lieu, dans notre département, vers les premiers jours de septembre, car la rentrée des récoltes ne pourra être terminée que tardivement cette année, en raison des nombreux blés couchés par les orages.

 

Août 1872   -  Loi sur les boissons.   -  Tout détenteur d'appareils propres à la distillation d'eaux-de-vie ou d'esprits est ténu d'en faire, au bureau de la régie, une déclaration énonçant le nombre et la capacité de ses appareils.

 

Août 1872   -  La fin du monde.   -  On sait que la fin du monde avait été prévue pour le 5 de ce mois, elle n'a pas eu lieu, parce qu'elle a été, paraît-il, remise au 12 août, selon les uns, et selon les autres, au 15 août, fête de l'ex-empereur.

 

Août 1872   -  Nécrologie.   -  M. le comte Albert de Balleroy, député et conseiller général du Calvados, âgé seulement de 43 ans et mort après plusieurs mois de lutte courageuse, contre les atteintes redoublées de la maladie et du chagrin.

 

Juillet 1875   -   Récoltes.  -  Malgré la persistance du mauvais temps, les nouvelles des récoltes en blé, reçues par le gouvernement, sont, en général, meilleures.

— En Normandie, la plupart des foins sont avariés, les regains ont très belle apparence. Les colzas, qui promettaient beaucoup, souffrent, ils sont coupés, mais il est difficile de les battre. Sous l'action de la pluie et du vent, ils s'égrènent et germent. Les pommiers promettent. 

 

Juillet 1875   -   Blessures accidentelles.  -  Lundi, vers 4 heures du soir, sur la route départementale n° 13, territoire de la commune de Balleroy, M. de Saint-Quentin, âgé de 58 ans, propriétaire au château de Bérigny (Manche), et sa fille Hélène, âgée de 8 ans, étaient montés avec plusieurs membres de leur famille dans une voiture à deux roues, dite pannier. Le cheval, conduit par M. de Saint-Quentin, s'est mis à ruer et a blessé légèrement ce dernier ainsi que sa petite fille.

 

Octobre 1875   -   La vie.  -  On a fait un curieux travail sur la longévité comparée de nos départements. Il en résulte que le nombre annuel de décès, à l'âge de 100 ans et au-dessus,  est en France de 148. Les départements qui se distinguent par la durée de la vie, sont les suivants : Calvados, Orne, Eure, Eure-et-Loir, Sarthe, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, lndre-et-Loire, Basses-Pyrénées, Maine-et-Loire, Ardennes, Gers, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.

 

Octobre 1875   -  Le mauvais temps.  -  Le mauvais temps continue, la neige a fait son apparition du côté de Grenoble, les montagnes sont toutes blanches. Par suite du mauvais état de la température, les communications télégraphiques ont été pendant plusieurs jours interrompues entre la France et l'Espagne.

L’hiver s'annonce dans nos contrées d'une façon par trop précoce, et nous fait redouter avant peu une saison des plus rigoureuses.

De tous côtés, on nous signale des passages d'oiseaux voyageurs tels que canards, grues et oies sauvages qui d'ordinaire ne visitent nos parages qu'à une époque plus reculée.

 

Octobre 1875   -  Un homme broyé.  -  Le 25 de ce mois, vers deux heures et demie du matin, le sieur Désiré René, âgé de 40 ans, garçon farinier au moulin de Balleroy, a passé sous un engrenage qui l'a horriblement mutilé. Cet infortuné est mort le même jour, vers huit heures du matin, après avoir enduré les plus cruelles souffrances.

 

Août 1876   -  Fait divers.  -  Mardi, à Balleroy, a eu lieu l'inhumation de M. Gustave Suzanne, décédé à l'âge de 28 ans. Une foule considérable, en tête de laquelle on remarquait le maire, le juge de paix et bon nombre de notabilités, avait tenu à manifester ses regrets et sa sympathie pour le défunt en l'accompagnant à sa dernière demeure.

Après la cérémonie religieuse et au moment où le cercueil venait d'être descendu, plusieurs assistants laissèrent tomber dans la fosse les cierges garnis d'immortelles dont ils étaient porteurs. D'autres personnes se disposaient à les imiter, lorsque M. le curé, intervenant, s'adressa au délégué de la famille Suzanne et lui dit d'un ton très vif : « Vous n'avez pas le droit de faire ce que vous faites, ces cierges m'appartiennent, et le sacristain va les ramasser. Retirez immédiatement les deux qui sont dans la fosse». La foule se retira sans bruit,  mais visiblement émue du pénible incident qui venait de se produire.

M le curé, se basant sur l'usage, était évidemment dans son droit en réclamant les cierges non brûlés, mais a-t-il été bien inspiré en faisant sa réclamation devant une tombe  entr'ouverte, en présence d'une famille dans les larmes ? Non, assurément.

 

Juin 1878   -  Les suites de l’orage.  -  Un orage très violent a éclaté dimanche dans l'après-midi et a parcouru une partie des arrondissements de Caen, de Bayeux, de Vire et de Falaise. La grêle, qui est tombée dans certains endroits, a causé des dommages assez sérieux aux récoltes.

Grand nombre de communes du canton de Balleroy ont eu beaucoup à souffrir de la grêle qui est tombée en grains d'une proportion énorme, beaucoup de récoltes sont perdues. M. Richomme, qui exploite la ferme d'Hommey, à Livry, a subi une perle de 10 000 fr., et M. Percy une de cinq.

La foudre est tombée à Littry chez M. Bagnollet, maréchal, le fluide est entré par une fenêtre en traversant un carreau, mais pour sortir il a renversé une fenêtre entière.

Du côte d'Ouilly, la grêle est tombée pendant vingt minutes avec une intensité effroyable, et a détruit une très grande partie des récoltes sur une longueur de quatre kilomètres et une largeur de trois kilomètres. La foudre est tombée en plusieurs endroits, mais n'a causé aucun accident.

A Pretreville, un incendie, allumé par la foudre, a détruit un corps de bâtiment à usage d'habitation, appartenant à M. Morin, de Lisieux. Perte du propriétaire, 18 000 fr., assurés. Perte du fermier, 500 f., non assurés.

Au Theil, la foudre a consumé trois mètres de la couverture en chaume de la maison du sieur Boutrois, cantonnier.

 

Février 1879   -  Les marâtres.  -   De Balleroy, on nous signale des mères qui, ne méritent pas ce nom, laissent croupir leurs pauvres petits enfants dans l'ordure la plus nauséabonde. Dernièrement on a parlé chez un médecin de la localité une petite fille âgée de 12 à 15 mois environ, et il a été constaté que cette chétive créature mourait de faim. 

Il nous semble que la loi sur les enfants du premier âge n'est pas appliquée. L'administration, devrait surveiller activement certaines maisons, véritables repaires et bouges de mauvaises femmes, sans caractère et sans cœur. 

Ceci nous rappelle un souvenir. Il y a quelques années, une enquête morale fut faite à Balleroy pour connaître les motifs de non présence de certains enfants pauvres à l'école. Dans  une maison, les délégués virent plusieurs enfants dont les habits étaient en lambeaux, un d'eux était complètement nu, debout auprès du feu pour se chauffer. « Prends garde de brûler ta chemise, » dit le père à son fils. Cette parole prouve suffisamment à quel point de dégradation morale en sont arrivés certains individus de ce pays.  

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage 1épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du tronc dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances.

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle.

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr.

A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge.

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus.

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée.

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant,  il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait.

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des pertes.

 

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Caisse d’épargne.  -  Le dimanche 2 janvier 1881, il sera ouvert à la mairie de Balleroy une succursale de la caisse d'épargne de la ville de Bayeux.

 

Février 1881  -  Incendie.  -  Dimanche 6 courant, à Balleroy, vers minuit, un violent incendie s'est subitement déclaré au hameau de Courtelle, près Balleroy, chez M. Chirée. Grâce à la prompte et bonne direction donnée aux secours, au dévouement des sapeurs-pompiers ainsi qu'à celui des habitants de Balleroy, on a pu, après un travail opiniâtre, se rendre maître du feu vers 1 heure du matin.  

 

Janvier 1884  -  Bibliothèque populaire.    Une bibliothèque populaire a été fondée à Balleroy par le conseil municipal. Elle comprend 700 volumes qui sont mis à la disposition des lecteurs.

 

Janvier 1884  -  Caisse des écoles.    Une quête faite à domicile par les membres de la caisse des écoles de Balleroy a produit 550 fr., qui, ajouté aux fonds votés par le conseil municipal et le département, permettront d’habiller et de nourrir pendant l’hiver, 40 enfants  pauvres des deux sexes fréquentant les écoles.  

 

Janvier 1884  -  L’ouragan.    L'ouragan de vendredi et de samedi a causé de sérieux ravages dans notre région.

A Caen, les tuiles et les tuyaux de cheminées pleuvaient dans les rues. Samedi soir, un passant, qui se trouvait petite place du Lycée, a été enlevé par un tourbillon de vent et jeté dans  la devanture de la boutique de M. Lubin, pâtissier, dont une glace a été brisée. Plusieurs vitraux de l'église Saint-Pierre ont été brisés. La violence de l'ouragan a renversé une des petites colonnettes de l’abside, dont la chute a causé de sérieuses avaries à la voûte d'une chapelle. Une toiture a été enlevée rue Sainte-Paix.

Dans les campagnes, des arbres ont été brisés. Les toitures en chaume ont été enlevées dans beaucoup d'endroits. Nombre de pommiers ont été déracinés dans le pays d'Auge.

A Luc, le casino a résisté, à Lion, le théâtre Hugot a été rasé. Le mauvais temps a retardé l'arrivée des trains.

La voiture de Balleroy a été poussée par le vent jusqu'au bord d'un fossé, au grand effroi des voyageurs qui, fort heureusement, en ont été quittes pour la peur.

A Beuvron-en-Auge, la tempête a déraciné plusieurs arbres et, découvert une partie de la filature de M. Gallet. Les travaux ont dû être suspendus pendant quelques jours. Cette filature occupe 50 ouvriers. 

 

Mai 1884  -  Accident de voiture.    Jeudi, à Balleroy, près du Pont, un cheval, attelé à une voiture, dans laquelle se trouvaient deux femmes et deux petites filles, se mit tout à coup à reculer et précipita la voiture dans un herbage situé à deux mètres en contre-bas de la route. M. Prudent, aidé de plusieurs autres personnes, s'empressa de porter secours aux voyageurs. Une des petites filles qui était sous la croupe du cheval a été retirée avec la face tuméfiée et les oreilles pleines de sang, son état inspire de sérieuses inquiétudes. Une des femmes en a été quitte pour quelques contusions à un bras et à la tête. Les autres ont pu être relevées saines et sauves.  

 

Juin 1884  -  Pauvre enfant !    Un enfant de 12 ans, du nom de Marie, avait acheté un certain nombre de pétards à l'occasion de la fête de M. Roberge, instituteur à Balleroy. Il avait mis ces pièces d'artifices dans les poches de son pantalon. Voulant faire partir un de ces pétards, il a frotté une allumette contre ses vêtements, le feu s'est communiqué aux pétards contenus dans les poches. Le pauvre enfant effrayé de la détonation et des flammèches, s'est mis à courir, affolé, et on n'a pu l'arrêter qu'a une certaine distance. Malheureusement, il était bien tard. Le ventre, les reins étaient affreusement brûlés, et il a été reconduit chez ses parents avec des douleurs atroces. On ne sait s'il pourra survivre à ses blessures, malgré les soins dévoués dont il est entouré par ses parents qui sont au désespoir.  

 

Octobre 1884  -  Question.  -  Pourquoi ne place-t-on pas des poteaux indicateurs aux carrefours des routes dans le bourg de Balleroy ? Pourquoi ne redresse-t-on pas les bordures de trottoirs qui sont en pente et dangereuses pour les piétons ? 

La commune paie des contingents assez élevés pour l'entretien des chemins de grande communication pour avoir le droit de savoir où conduisent les chemins, et pour pouvoir circuler sans danger sur les trottoirs.

 

Novembre 1884  -  Réponse.  -  Nous avons demandé, dans notre dernier numéro, pourquoi on ne plaçait pas de poteaux indicateurs aux carrefours des routes dans le bourg de Balleroy et pourquoi on ne redresse pas les bordures de trottoirs qui sont en pente et dangereuses.

On nous répond que Balleroy n’est pas assez important pour être servi le premier dans la distribution des poteaux indicateurs, et qu’en ce qui concerne les bordures de trottoirs elles  ne sont nullement dangereuses. Ce qui est plus dangereux, nous assure-t-on, ce sont les fosses d’aisances à ciel ouvert, qui existent, dans le jardin des écoles, et infectent le quartier.

 

Février 1885  -  Tempêtes.  Une tempête s'est fait sentir dans notre région. Dimanche dernier dans l’après-midi, vers 3 heures, une légère secousse, attribuée à un petit tremblement de terre, s'est fait sentir à Caen. L'oscillation n'a duré que deux ou trois secondes. Elle a été précédée d'un bruit assez semblable à celui que ferait une voiture lourdement chargée passant sur le pavé. 

A Balleroy et à Vaubabon, des secousses ont été également ressenties. A Littry, un sieur L..., demeurant sur le bord de la route de Balleroy, près la gare, a été secoué d'une façon telle qu'il a perdu l'équilibre et est tombé sur le plancher. 

Dimanche aussi, entre 4 heures 1/2 et 5 heures, et à 10 minutes d'intervalle, deux secousses de tremblement de terre ont été ressenties à Villers-Bocage. Un bruit souterrain, ressemblant à celui que produirait une charrette pesamment chargée et lancée au galop dans la rue, a été facilement perçu en même temps que les piles d'assiettes, et les fenêtres étaient ébranlées. 

Dans la nuit, la maison du sieur Charles Alexandre Lepetit, journalier à Mesnil-Auzouf, s'est effondrée sous la violence du vent. Le sieur Lepetit, fort heureusement, n'était pas chez lui.

 

Mai 1887  -  Subvention.  -  La commune de Balleroy a reçu les subventions suivantes pour l'aider a l'acquisition d'un nouveau matériel d'incendie : 1° de la Compagnie d'Assurances mutuelles du Calvados, de l'Orne et de la Manche, directeur M. Hettier, 100 fr. ; 2° de l'Ancienne Mutuelle, directeur M. Édouard Voinchet, 100 fr. ; 3° et de la Caennaise, directeur M. Belcour, 50 fr., plus 25 seaux.

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le  thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Juillet 1887  -  Incendie.  -  Un commencement d'incendie, causé par une pièce d'artifice, a éclaté le 14 de ce mois, à Balleroy, à dix heures du soir et a commencé de consumer une couverture en chaume de l'habitation de la nommée Clémence Dudouet, sans profession, demeurant à Balleroy.  La perte est évaluée à 50 fr.  

 

Novembre 1887  -  Caisse des écoles de Balleroy.  -  Le Comité de la Caisse des Écoles de la commune de Balleroy a distribué aux enfants des deux sexes indigents, qui fréquentent régulièrement les classes : 16 pantalons, 16 gilets, 16 blouses, 16 robes. 16 tabliers-blouses, 32 chemises, 32 paires de bas. 

Il a ensuite admis 15 garçons et 19 filles au réfectoire communal pour l'hiver 1888.  

 

Septembre 1890  -  Une petite fortune dans une commode.  -  Dernièrement, on vendait le mobilier d'un vieil usurier de village, bien connu entre Tilly et Balleroy. Les époux X…….... achetèrent une commode. Aussitôt à la maison, ils trouvèrent sous un tiroir une somme assez ronde qu'ils eurent l'imprudence de compter devant leur domestique. Celui-ci prévint l'héritier de l'usurier, et, après bien des difficultés, les époux X…….... ont rendu une partie de la somme. L'héritier a donné 50 fr. au domestique révélateur.   (Source B-N)

 

Avril 1891  -  Vol à la Poste.  -  Une femme de 50 ans environ, taille moyenne, cheveux noirs, coiffée d'un bonnet avec mouchoir en dessus, jupon grisâtre tirant sur le bleu, chaussée de gros sabots, est recherchée pour vol de 450 fr., commis au bureau de poste de Balleroy.   (Source B-N)

 

Mai 1891  -  Jeune fille brûlée.  -  Samedi matin, une jeune fille de dix ans, en traversant la place de la République, à Balleroy, s'est trouvée tout à coup entourée de flammes. Cette jeune fille, avant de sortir, avait déjeuné auprès du feu, et il est supposable qu'une étincelle aura jailli sur elle, laquelle, au contact de l'air, aura communiqué le feu à ses vêtements. 

Aux cris désespérés de cette malheureuse, un courageux ouvrier a retiré sa blouse et a enroulé l'enfant dedans, il a eu les deux mains brûlées. Le médecin, appelé pour donner ses soins à cette jeune personne, ne croit pas qu'elle puisse survivre à ses brûlures. Le feu a trouvé, dit-on, un aliment dans la tournure de cette pauvre enfant, tournure faite avec des papillotes de bois de sapin.  (Source B-N)

 

Novembre 1891  -  De gentils petiots.  -  Plainte a été portée par Jeanne Mélanie, 16 ans, servante chez Mme Vicq, à Balleroy, contre les jeunes Gustave Ygouf, 14 ans, domestique à la Bazoque ; Lucien Marci, 14 ans, écolier à Balleroy, et Alfred Jeanne, écolier à Planquery, qui ont poursuivi la fille Jeanne dans un herbage où elle allait traire, et ont essayé de la violenter.  (Source B-N) 

 

Décembre 1891  -  Trop curieuse.  -  L'autre dimanche, à Balleroy, la bonne de M. Thèzard, quincaillier, voulant examiner le mécanisme d'un revolver, un des coups partit, et une balle la blessa au bras sans trop de gravité.  (Source B-N)  

 

Mars 1892  -  Suicide ou crime.  -  La mort mystérieuse de M.Raould, ancien notaire à Balleroy, préoccupe toujours l'opinion publique, beaucoup plus que le parquet de Bayeux, car dans cette circonstance il ne s'est pas trop dérangé. La situation financière de M. Raould n'était pas aussi mauvaise qu'on le dit, il était, il est vrai, très ennuyé de son divorce. Mais est-ce là un motif suffisant pour se donner la mort ? 

Tracassier et d'un caractère très difficile, il n'était pas aimé du tout dans la contrée. Il avait été roide avec beaucoup de débiteurs, il n'était pas d'un caractère facile et a dû se faire de nombreux ennemis. Bref, dans le pays, on croit à un crime.  (Source B.N.)  

 

Avril 1892  -  Tramway de Balleroy.  -  Le conseil municipal de Caen avait voté une subvention de 13 000 fr. pour le tramway de Caen à Balleroy. Le nombre de communes intéressées ayant refusé toute subvention, on a demandé au conseil municipal de Caen de doubler la sienne. Ce chiffre de 26 000 fr. a fait réfléchir et, rapportant son vote précédent, il a décidé, sur la proposition de M. Toutain, de ne donner aucune subvention.   (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Accident de voitures.  -  Samedi soir, le sieur Amand Marie, 38 ans, garçon meunier à Balleroy, rentrait chez son maître, conduisant une voiture, attelée de plusieurs chevaux. Il était assis sur l'un des bras et se trouvait légèrement pris de boisson. Une secousse l'a fait tomber sous la roue, qui lui a brisé l'épaule en deux endroits ainsi que les deux jambes. Son étal inspire des inquiétudes. (Source B.N.)

 

Février 1900  -  Morte de froid. -  Le cadavre de la nommée Pauline Bachelot, âgée de 77 ans, journalière à Balleroy, a été découvert dans un petit Bosquet auprès de l'avenue du château de Balleroy. Cette malheureuse avait succombé à une congestion occasionnée par le froid.  

 

Février 1903  -  Le tramway.  -  La pose de la voie du tramway de la mine, à Balleroy, va commencer incessamment. Les traverses et les rails sont arrivés en gare du Molay et on travaille activement a leur transport. Tout fait donc espérer que l'été prochain nous pourrons traverser en tramway la magnifique forêt de Cerisy.  

 

Novembre 1909  -  Pauvre vieux !  -  La surdité dont il est atteint avait empêché le sieur Triquet, 70 ans, propriétaire à Balleroy, d'entendre la trompe de l'auto du docteur Quesnel, qui rentrait dans le bourg, où il habite. Atteint par la voiture, le vieillard a été contusionné. Ses blessures paraissent peu graves et il est soigné par le docteur, qui l'avait relevé et reconduit chez lui. (Source B.N.)

Avril 1912  -    Accident.  -  Le 8, Louis Maheust, 30 ans, domestique chez M.  Dubreuil, cultivateur à Ellen, a été renversée de sa bicyclette par une auto pilotée par un propriétaire de Paris. M. Maheust est grièvement blessé au bras gauche et à la tête. Sa bicyclette est réduite en miettes. L'auto a transporté le blessé chez son patron.

Novembre 1913  -  Élection. -  M. Edmond Marie vient d'être élu maire en remplacement de M. Jules Pinel, décédé.  

Janvier 1914  -  Mort d'un ancien maire.  -  On vient d'inhumer à Balleroy, en présence d'une foule nombreuse, M. Michel James, ancien maire de Balleroy, ancien pharmacien, vice-président de la délégation cantonale, membre du conseil d'hygiène, décédé à 80 ans.

Octobre 1916  -  Les braves.  -  La médaille militaire a été conférée à MM. Émile Morel, de Sept Frères ; Maurice Rose, de Mesnil-Germain ; Octave Angot, de Balleroy, mort au champ d'honneur ; Gustave Narcisse, de Caen, soldat au 74e ; Alphonse Cathrin, de Caen, soldat au 23e territorial ; Furon, de Tour-en-Bessin, caporal au 236e d'Infanterie.

 

Novembre 1916 -  Formalités !   -  Comment se fait-il donc que les familles des braves, morts pour la patrie, aient tant de peine à recouvrer les sommes trouvées dans les vêlements de leurs chers défunts ? Un de nos concitoyens, qui a perdu son fils au front, a toutes les peines du monde à se faire rendre les 329 francs que le pauvre garçon portait sur lui, restes d'une somme que son père lui avait remise en partant ? On a pourtant renvoyé ses autres effets.

Pourquoi aussi exige-t-on des familles de blessés frappés au champ de bataille, mais morts seulement plus tard, à l'hôpital, des droits de succession, alors qu'avec raison on en  dispense celles des tués pendant l'action ? Il y a là des mystères bureaucratiques à éclaircir.

 

Janvier 1917  -  Grave affaire à éclaircir.  -  Une femme Fleury, de Balleroy, ayant eu à s'absenter, avait confié la garde de sa fillette de 22 mois à une voisine, Mme Tillard, L'enfant s'étant trouvés souffrante, un médecin fut appelé. Le lendemain, la lemme Fleury, reprenait son enfant, qui mourut peu après. Des lettres anonymes adressées au parquet dénoncèrent  la femme Fleury comme ayant fait absorber de l'eau-de-vie à sa fillette. Une enquête fut ouverte. La mère nie énergiquement.

 

Mars 1917  -  histoire.  -  Cha r'est ci du coté d'Ballerey qu'y a z'eu eune affaire qu'no vient de m'conter. 

J'disiommes, y a quéque temps qu'les bouonhommes qui r'viennent des tranchies rapportent souvent d'la vermeine qu'ils donnent ès gens d’cheux ieux, eu v'naut en permission.

Mais, dans l'histouére en question, ch'est l'contraire qui s'a passe.

Y a moussieu Gratemort, dit Guigren, qu'est terjous apreux madame Pain, et qui n'la laquerait pas por un obus de soixante-quinze.

Faut vos dire itout que madame Pain est raide jatille d'aveuque li et que Gratemort n's'embète brin en sa compagnie.

Mais v'là t'y pas qu'l'aut' matin, c'te pouore femme c'menche à s'senti d'mangie ès jointures et qu'a s'met a s'gratter tant qu'a pouvait.

Çu chacri bougre d'Gratemort n'avait pas dit qu'il avait la gale et il l'avait baillie à sa bouonne amie.

Mais l'pus triste, ch'est que madame Pain a passé itout la maladie à s'n'homme quand il est v'nu en parmission, deux ou trois jouors apreux.

L'malheureux poilu est r'parti é.franchies en s'grattant jusqu'au sang, et il n'va pas manqui d'bailli l'ma à ses camarades.

Véyant cha, ceux-là n'ont qu'eune chose à faire : tachi d'passer leux gale és Prussiens d'en fache por qu'ils la donnent à d'autres.

Qui qu'no sait si, d'proche en proche, Guillaume n'unira pas par l'attraper itout ! Comme il est d'mauvais sang, il pourrait bien on querver, sav'ous bié !

Ch'est d'çu coup là qu'Gratemort pourrait s'vanter d'aver sauvé la France !

 

Septembre 1924  -  Foire d’octobre.  -  Le maire de Balleroy prévient le public que la grande Foire d’octobre, dite foire aux oignons, aura lieu le mardi 7 octobre 1924. La foire aux bestiaux, le marché au beurre, aux œufs, aux légumes, se tiendront aux emplacements habituels.

 

Novembre 1924  -  Bénédiction d’un calvaire.  -  Dimanche, dernier, sous la présidence de l'évêque de Baveux et Lisieux, a eu lieu, en présence d'une nombreuse assistance, la bénédiction d'un superbe calvaire, du au don généreux des châtelains du pays. M. le marquis et Mme la marquise de Balleroy.

Au pied du calvaire le R. P. Léon, des Premontrés, retraça la vie du Christ. La cérémonie prit fin après un salut un programme musical bien choisi fut exécuté par le baryton bayeusain P. Pouchain, toujours prêt a rendre service, et le ténor si apprécié M. P. Daniel, accompagnés par le dévoué maître de chapelle de la cathédrale, M. l'abbé Biffard.

 

Juillet 1926  -  Fête aux Château.  -  Dimanche dernier, 4 juillet, le Marquis et la Marquise de Balleroy ont donné une fête dans le parc de leur château. Le midi un magnifique banquet réunissait les jeunes gens et les jeunes filles du pays et les nombreux amis. A 17 heures, la fanfare « La Cécilienne » exécuta, sous la futaie les meilleurs morceaux de son répertoire. Pendant ce temps, de nombreuses gâteries étaient distribuées aux enfants.

Le soir le château et les jardins furent illuminés et un grand bal la jeunesse s'amusa beaucoup, fut donné.

Pour clore cette belle journée, un brillant feu d'artifice fut tiré derrière le château l'embrasement des bosquets fut particulièrement goûté des nombreux spectateurs.

Le temps ayant été favorable, ce fut une belle fête qu'animèrent les éclats de rire et les joyeux ébats de toute la jeunesse du pays.

 

Août 1926  -  Série d’accidents.  -  Vendredi dernier M. Émile Lenormand, propriétaire à Saint-Paul-du-Vernay descendait en voiture la rue des Forges à Balleroy. Vers le milieu de cette rue plusieurs véhicules stationnaient au moment une charrette de paille venait en sens inverse. A cet instant survint un automobiliste qui malgré l'encombrement voulut dépasser l'attelage de M. Lenormand, une collision ne put être évitée et ce dernier fut projeté hors de sa voiture et relevé avec de multiples contusions.
Mercredi soir, M. François James, de Littry, rentrait à bicyclette de son travail à la scierie de M. Ygouf à Balleroy, lorsque par suite d'un dérapage il fit une chute dont il fut relevé avec
une plaie assez sérieuse à la tête. Son état n'est pas très grave.

 

Août 1926  -  Accident.  -  Dimanche dernier le jeune André Poisson, demeurant au Tronquay, âgé de 4 ans, a été renversé par un cycliste, M. Carville, demeurant au même lieu qui suivait la course de Vaubadon. Transporté aussitôt chez M. James, pharmacien à Balleroy par M. Jean, cultivateur à Littry, il fut pansé de la coupure qu'il s'était faite sous l'œil en tombant. Son état n'est pas inquiétant.  

 

Septembre 1926  -  Arrêté municipal.  -   Il est interdit de laisser couler, de répandre ou de jeter sur la voie publique et dans les caniveaux des substances susceptibles de nuire la salubrité publique, telles que purin, trop plein des fosses d'aisances, déchets de distillation, eaux résiduelles ou polluées de toute nature.

 

Octobre 1926  -  Petit incident.  -  Lundi dernier, M. Georges Lelouault., demeurant chez Lhotellier, à Balleroy, descendait à bicyclette la rue des Forges à Balleroy. Ayant mal pris son tournant en s'engageant dans cette rue et son frein lui manquant, il vint buter dans le vélo d'un gendarme. Ce dernier ne l'ayant pas entendu venir, constata que la bicyclette de M. Lelouault était dépourvue de signal avertisseur, force lui fut de dresser un procès-verbal au cycliste en défaut.

Octobre 1926  -  Commencement d’incendie.  -   Lundi dernier, Mme Louise Lepleux, laveuse, demeurant à Balleroy, constat en entrant dans sa maison que celle-ci était remplie de fumée, elle crut d'abord que cela provenait du foyer, la cheminée tirant mal. Quelques instants plus tard, elle se dirigea vers le lit de ses deux petits enfants et remarqua que la fumée s'échappait du lit. Elle enleva la paillasse, une grande flamme s'échappa le feu était à l'intérieur. Elle jeta de l'eau sur le feu et arrêta ainsi le commencement du sinistre.

Les enfants se seraient amusés avec feu sans s'en apercevoir. C'est par miracle, qu'ils ont échappé aux flammes.

Décembre 1926  -  Un professionnel du vol.  -  Clément Tirard, 32 ans, domestique, sans domicile fixe a commis plusieurs vols dans les arrondissements de Bayeux et de Vire.

Le 7 septembre, à Balleroy, il s'est fait remettre quatre bons de pain, sous un faux nom. La veille, il avait soustrait, à St-Martin de Blagny, une paire de chaussures appartenant au sieur Noblet. Quelques jours auparavant il oublia de restituer une montre prêtée par Mme Deslandes, à Vire, et déroba une autre montre à Mme Coslier, dans la même ville.

Enfin, le 26 septembre, il empruntait un vêtement et s'empressait de disparaître. Ce dernier vol fut commis à Litteau.

Le prévenu est un repris de justice, habitué à vivre d'escroqueries. Il est condamné à 1 an de prison et 5 ans d'interdiction de séjour.

 

Décembre 1926  -  Un grand pas vers le « train 11 »  -   Nous croyons nous faire l'écho de l'opinion générale des habitants de Balleroy et de la région en protestant contre la façon dérisoire dans laquelle a été établi le nouvel horaire des chemins de fer du Calvados. Il est en effet impossible depuis ce changement fait, sous prétexte d'économies, de s'assurer une correspondance quelconque avec le réseau de l'État.

Nous nous demandons si cette façon d'agir n'est pas un acheminement vers la suppression totale de nos tramways au moment les charges imposées pour leur création aux contribuables du département vont se trouver étreintes. Nous doutons que cette suppression soit salutaire aux intérêts de toute une région dépourvue de moyens pratiques de transport, mais, ce dont nous ne doutons pas c'est de l'inconscience avec laquelle l'horaire actuel a été établi et des résultats déplorables qui ne manqueront pas de se manifester dans le budget départemental.

Si cette situation est maintenue, il ne restera plus aux habitants qu'à payer une fois de plus le déficit et a user comme leurs ancêtres du confortable « train 11 »  

 

Novembre 1928   -   Des gens pas contents.   -   Ce sont les habitants de Balleroy et des environs que le Conseil général vient de priver de chemin de fer. Il parait que le tronçon Balleroy-Grandcamp ne faisait pas ses affaires et grevait lourdement les finances du département.

Mais, les sacrifiés protestent laquelle énergiquement et une réunion des maires des cantons de Balleroy et de Caumont aura lieu mardi 20, à 5 heures, à la mairie de Balleroy, pour organiser la défense.

 

Août 1930   -   Enfants, prenez garde !   -   A Balleroy, une troupe de chevaux,  d'un cirque forain paissait en liberté sur un terrain communal quand, un enfant de 6 ans, le petit Guillemette, fils d'un épicier du bourg, s'approcha d'un poulain couché près d'une jument. L'animal se leva et s'éloigna. Le garçonnet le suivit et voulut le flatter. Soudain, la bête se  mit à ruer, atteignant en plein visage le bambin qui fut  sérieusement blessé.  

 

Octobre 1930   -   Un désespéré.   -   M. Maurice Marie, bourrelier à Balleroy, s'étant rendu chez son beau-père M. Eugène Dudouel, demeurant rue du Sapin, trouva fermée la porte de la maison. Il monta se hissant à l'aide d'une échelle jusqu'à la fenêtre de la chambre de son parent, il aperçut celui -ci pendu au dessus de son lit.

M. Dudouel, âgé de 44 ans, était taciturne depuis quelque temps. Le décès a été constaté par le docteur Quesnel.

 

Janvier 1940  -  Un bel acte de courage et de dévouement.  -  M. Marcel Desoulle, quincaillier à Balleroy, actuellement mobilisé à Rouen, passant sur le quai de Paris, entendit des appels, provenant d'un immeuble un incendie venait d'éclater. Sans hésiter, il se précipita dans la maison en flamme et réussit, grâce à son sang-froid et au prix des plus grandes difficultés à sauver trois enfants qui étaient restés enfermés pendant l'absence de leurs parents, les époux Jonche. Nous sommes particulièrement heureux de féliciter ici M. Desoulle pour cet acte de courage, au-dessus de tous éloges et qui l'a très justement appelé à l'attention de ses chefs.  

 

Janvier 1940  -  Le feu.  -  L'autre jour, vers 6 heures, le fils de M. Broult, sabotier, rue du sapin, à Balleroy, fut mis en éveil par des grésillements semblant provenir du plancher et une forte odeur de fumée. Il alerta la maison et l'on s'aperçut alors que des flammes s'échappaient d'un cabinet attenant à la cuisine. Bientôt tout le rez-de-chaussée était en flammes.

Les pompiers appelés sur les lieux se mirent à l’œuvre pour combattre le sinistre, après un peu plus d'une heure de travail, dirigé par le lieutenant Raoult et l'adjudant Marguerie, ils s'en étaient complètement rendus maîtres.

Les dégâts paraissent être importants car tout le rez-de-chaussée de la maison a beaucoup souffert. Les gendarmes de la brigade se sont rendus sur les lieux pour procéder aux constatations d'usage. Il semble hors de doute que l'incendie et dù  à un court circuit.

Février 1940  -  Mort  du doyen.  -  On apprend le décès de M. Désiré Ruel, â de 93 ans, dont ontait il y a quelques années les noces de diamant.

M. Ruel était très connu et estimé à Balleroy. Il était chantre à l'église de Balleroy depuis longtemps et remplissait encore ses fonctions, il y a deux mois toutes les cérémonies. 

 

Septembre 1943    -   Fait divers.   -  par suite d'un malencontreux mouvement, M. Marcel Passard, chauffeur de machine a battre chez M. Colleville entrepreneur de battage à Balleroy, s'est pris le bras dans un engrenage. L'avant-bras droit du malheureux a été broyé. Le blessé a été hospitalisé à Bayeux.

BALLEROY (Calvados)  -  La rue des Étangs

24.  BALLEROY

 L'Église

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