BANVILLE 

Canton de Creully

Les habitants de la commune sont des Banvillais, Banvillaises


Juin 1866   -   Un incendie.   -   Le 11 juin, un incendie a détruit un corps de bâtiment, une grange et un hangar appartenant à M. Lepainteur, cultivateur à Banville, canton de Ryes. Ce sinistre et du croit-on, à l'imprudence de trois enfants qui ont été vus jouant, avec des allumettes chimiques, sous le hangar.  

 

Octobre 1868   -   Un suicide.   -   Samedi, à neuf heures du matin, la nommée Costy Rose, âgée de 67 ans, femme Jean Costy, maçon à Banville, s'est suicidée en se coupant la gorge avec un couteau.

Ce suicide est dû à un accès d'aliénation mentale.

Il y a quelques jours, la femme Costy avait tenté de se donner la mort en se jetant dans un puits, mais retirée presque aussitôt, elle en avait été quitte pour quelques contusions.  

 

Septembre 1873   -   Infanticide.   -   Le 25 août dernier, vers une heure du matin, un infanticide a été commis à Banville (Calvados), la femme Noémie-Augustine Lesage, veuve Foucher, âgée de 35 ans, employée au ménage audit lieu, est accusée de ce crime. L'enfant nouveau-né vient d'être retrouvé, il y aurait déjà des aveux. La justice informe.  

 

Avril 1874   -   Fécondité.  -   La semaine dernière, la vache d'un cultivateur de Banville-sur-Mer, canton de Ryes, a mis bas trois veaux... La mère et les enfants se portent à merveille.  

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Octobre 1874   -   Éclipse.   -  Le 10, il y aura une éclipse partielle de soleil, visible dans le Calvados.

 

Octobre 1874   -   Injures aux militaires.   -  Le sieur Frédéric Poussard, journalier, âgé de 40 ans, né et demeurant à Banville, a été mis à la disposition de l'autorité judiciaire, sous inculpation d'outrages et voies de fait envers les militaires du poste de la caserne, à Caen. 

 

Avril 1879  -  Maison d’école et mobiliers scolaires.  -  Est approuvé l'état de répartition du crédit de 25 000 fr. inscrit au budget pour secours aux communes en vue des dépenses d'acquisition, de construction, de réparation des maisons d'école et d'achat ou renouvellement des mobiliers scolaires, conformément aux propositions contenues dans le rapport de M. le Préfet.

Secours sur les fonds départementaux à la commune de Banville. Mobilier scolaire ... 200 fr.

 

Octobre 1887  -  Coups de cornes.  -  Le sieur Charles Lesage, 22 ans, cultivateur à Banville, canton de Creully, en voulant attacher un taureau dans sa cour, a été grièvement blessé par cet animal, qui lui a enfoncé une de ses cornes dans toute la largeur de la cuisse droite. La blessure est grave.  

 

Juillet 1890  -  Les récoltes.  -  Les pluies persistantes de ces derniers temps ont compromis les récoltes dont les apparences étaient des plus belles. La plupart des foins ne sont pas rentrés et l'eau a pénétré dans les meulons, Les blés et les avoines sont versés et, comme roulés, sur certains points. On craint aussi que l'humidité n'atteigne les pommes de terre. La récolte de pommes à cidre sera encore moindre que l'an dernier.

 

Juillet 1890  -  Excellente mesure.  -  Désormais, le service des petits paquets, jusqu'ici limité aux communes possédant des gares de chemin de fer, sera étendu à tout le territoire. L'administration se servira, à cet effet, des entrepreneurs de transports des dépêches, qui livreront les colis à domicile moyennant une rétribution ne dépassant pas 25 centimes.  (Source B.N.)

 

Août 1890  -  Vol.  -  A Banville, un veau de 15 mois a été volé la nuit dans un herbage au sieur Viger. (Source B.N.)

Août 1892  -  Chaleurs et orages.  -  A la suite des chaleurs tropicales que nous avons ressenties, de nouveaux orages se sont déchaînés sur le Calvados.

 - A Banville la foudre à mis le feu dans un bâtiment appartenant au sieur Doudeville. Pertes, 3 000 fr.

 - Incendie dû également à la foudre à la Ferrière-Hareng, dans un bâtiment exploité par le sieur Achille Groult, pertes considérables.

 - Un cheval, appartenant au, docteur Dietz, médecin à Villers-Bocage, a été tué dans un herbage.

 - A Osmanville, près Isigny, un veau a été tué chez le sieur Albert Lebouvier.

 - Un âne, appartenant à M. Achille. Lebouvier, cultivateur à Vouilly, a été foudroyé.

 - On annonce aussi qu'à Longueville, deux vaches ont été broyées par la foudre.

 - A Saint-Ouen-des-Besaces, un bœuf, placé à 150 mètres de l'endroit où la foudre était d'abord tombée, a été néanmoins tué par elle, un fil de fer lui ayant servi de conducteur. L'animal a été, assommé.

 - A Grandcamp, la foudre est tombée sur le bateau le « Robert », tous les hommes sont tombés sur le pont. Le bateau a de fortes avaries. Le mât a été brisé, le Pont labouré par la foudre. 

De nouveaux orages sont à craindre. Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes.

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.

Beaucoup de bestiaux sont morts, dans les wagons. A Paris, 120 porcs ont été retirés gonflés et pourris d'un wagon où ils étaient restés 12 heures. (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Encore la foudre.  -  Pendant l'orage de la semaine dernière, la foudre est tombée sur un bâtiment appartenant à M. Daudeville, propriétaire à Banville, et y a mis le feu. Perles : 3 000 francs.  (Source B.N.)

 

Mai 1924  -  Un cadavre dans l’Orne.  -  On a retiré de l'Orne, sur le territoire de la commune de Banville, le cadavre d'une femme paraissant avoir séjourné une huitaine de jours dans l'eau. M. le docteur Deslande, refusa le permis d'inhumer en raison d'une blessure suspecte à la base du crâne. Le Parquet de Caen s'est rendu sur les lieux et a commis le docteur Aumont pour pratiquer l'autopsie. Les conclusions du médecin-légiste établissent que la blessure a été faite après la mort par immersion, probablement par une des nombreuses racines qui tapissent le fond de la rivière.
L'enquête menée par les gendarmes a établi qu'on se trouve en présence d'une dame Victorine Boulon, native de Mondrainville.

 

Août 1927  -  Mystérieux assassinat.  -  Dimanche matin, vers 5 h. M. Lesage, cultivateur à Banville, se rendait à la gare de Courseulles, découvrait, étendu sur la route de Graye, un vieillard râlant, portant au visage une large blessure d'où le sang coulait encore. Aidé du petit valet de M. Lebreton, Marcel Lecomte, qui travaillait dans un champ voisin, M. Lesage s'empressa auprès du mourant en qui Marcel Lecomte reconnut un journalier de Reviers, le père Fontaine, dit « la Perdrix », 70 ans. Transporté chez lui, puis  à l'hôpital de Caen, le malheureux y expirait en arrivant sans avoir pu prononcer un mot. Sur lui, on ne trouva que 5 fr., Or, la veille, il avait touché sa semaine, une soixantaine de francs, chez son patron, M. Fossey, cultivateur à Graye. On crut d'abord que « la Perdrix » qui avait été vu dans les débits de Graye avec Ludovic Wilfrid, 67 ans, de Reviers, avait été frappé de congestion sur la route et, en tombant, il s'était blessé au visage.

Mais, à la suite de diverses déclarations, la gendarmerie poursuivit plus avant son enquête et finit par établir que, le dimanche, Wilfrid, manifestement inquiet et blessé au front, était passé chez les cabaretiers qui l'avaient servi la veille, dans le but évident de chercher un alibi.

De plus, contrairement aux déclarations de Wilfrid, qui prétendait que « la Perdrix » l'avait quitté vers 22 h. 15 à Graye, M. Heurteaux, maire de Graye, assurait avoir croisé les deux hommes, vers 22 h. 30, près du pont de Courseulles, non loin de l'endroit où, le lendemain, M. Lesage devait trouver le vieillard mourant. Enfin, l'autopsie, prescrite par le Parquet, établissait nettement que le malheureux avait été assommé à coups de gourdin ou de marteau.

En dépit de ses protestations Wilfrid a été arrêté et écroué à Caen. Il explique la blessure qu'il porte lui-même au front par un heurt sur une porte, alors qu’il était ivre. Une  perquisition faite à son domicile a fait découvrir un gourdin suspect. Si Wilfrid est l'assassin, pourquoi a-t-il tué ? Vol ou querelle ? C'est ce qu'il faut savoir.  

 

Juillet  1928  -  Coups.  -  Mme Lecordier, veuve Chirot, née Bisson, a porté plainte contre son fils Alexandre, qui, venant chez elle pour chercher des affaires lui appartenant, lui a porté des coups, a brisé des portes et emporté une cruche en cuivre ne lui appartenant pas.

 

Juin 1928   -   Un cycliste se jette sur une auto.   -   Un après-midi d'un de ces jours derniers, M. Charles Faudais, 23 ans, ouvrier agricole demeurant à Sainte-Croix-sur-Mer, qui se trouvait en état d'ivresse et roulait à bicyclette a vive allure sur la route de Bayeux à Bernières-sur-Mer, est allé dans le village de Banville, se jeter sur une auto qui venait en sens inverse et qui s'est arrêté aussitôt.

M. Faudais, grièvement blessé, et relevé sans connaissance sur le milieu de la chaussée, a reçu les soins du docteur Quiquemelle, de Bernières-sur-Mer.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Banville. — Mlle Lecourtois Mireille, âgée de 21 ans, est l'aînée d'une famille de 8 enfants dont 7 sont encore vivants. Le père est décédé, la mère est remariée. A sa sortie de l'école, l'intéressée a été placée chez divers patrons qui ont tous été satisfaits de ses services. D'excellents renseignements ont été recueillis sur la conduite et la moralité de Mlle Lecourtois. Elle a contracté mariage, le 25 octobre dernier, avec M. Lebrethon, ouvrier agricole.

 

Janvier 1940  -  Les troncs de l’église fracturés.  -  Des cambrioleurs poursuivant leurs vols dans les églises de la région, ont pénétré dans celle de Banville et ont fracturé cinq troncs. Le montant du vol n'a pu être évalué. Mais on estime qu'il est de peu d'importance.  Une enquête est ouverte.

 

Août 1945  -  Les réquisitions allemandes.  -  Les personnes qui, sur l’ordre des allemands, ont déposé des pneumatiques, batteries et armes, peuvent retirer à la mairie les imprimé nécessaires à la confection de leur dossier.    (Source B.L.)

Banville  -  Rue du Marché

N° 3 - BANVILLE (Calvados) -  Champ Romain

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