BARBERY

Canton de Thury-Harcourt

Les habitants de la commune sont des Barberigeois, Barberigeoises


Janvier 1867   -  Découverte extraordinaire.   -  Ces jours derniers, dans la forêt de Cinglais, (Calvados), des bûcherons étant occupés à faire des abattis d'arbres ont trouvé, au milieu d'un buisson touffu et d'une épaisseur extraordinaire le squelette d'un cheval et de son cavalier, près duquel gisait une longue lance toute rongée de rouille.

À la structure de la bête et de l'homme, on a cru reconnaître (car les Cosaques ont occupé le pays) que c'était un Cosaque et sa monture, et il y a tout lieu de penser que, comme le buisson est situé au bas d'une élévation de terrain, ce cavalier aura été blessé en fuyant et qu'il sera tombé avec son cheval au milieu du buisson, duquel, dans sa course effrénée et vu l'élévation du terrain qui le masquait, il n'avait pu se préserver, et que tous les deux avaient trouvé la mort en cet endroit, ne pouvant en sortir, malgré les efforts du cheval.

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   Le 21 de ce mois, le nommé Pierre Découflet, âgé de 57 ans, propriétaire à Cauvicourt, a été trouvé pendu dans une boulangerie dépendant de la commune de Barbery. Cet homme avait déjà essayé de se suicider, et la cause est attribuée à une maladie noire, résultat d'une avarice sans borne.  

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juillet 1872   -  Incendie.   -  Le 9 de ce mois, vers une  heure du matin, un incendie a éclaté au hameau de Fontaine, commune de Barbery, canton de Bretteville-sur-Laize, et consumé une maison d'habitation, une grange à usage de cave, une charreterie et différents objets mobiliers, appartenant au sieur Pierre Chardine, propriétaire audit lieu. La cause de ce sinistre est complètement inconnue. Le bâtiment et le mobilier sont assurés. 

 

Novembre 1875   -  Suicide.  -  Mardi, le nommé Alphonse-Pierre Athanase, âgé de 48 ans, journalier à Barbery, s'est pendu à la suite d'un dérangement dans ses facultés intellectuelles. En rentrant de sa journée, il paraissait très surexcité, vers 8 heures du soir, il chercha querelle à sa femme. Il parait qu'il avait bu un peu plus que de mesure, il prit un rasoir, saisit sa petite fille par les épaules et voulut lui couper le cou, puis il s'arrêta. Sa femme lui ôta le rasoir de la main et l'enfant se sauva dans la cour. Il dit ensuite à son épouse qu'il allait  commencer par elle, mais elle s'enferma dans une chambre, et, une demi-heure après, on trouva le malheureux pendu dans son grenier.  

 

Décembre 1893  -  Château dévalisé.  -  Le joli château du Mesnil-au-Mont, que possède près de Barbery M. Monod, conseiller à la cour de cassation et parent de notre ancien préfet, a été, la nuit, mis au pillage par des cambrioleurs ou des rôdeurs. 

M. Monod et sa famille n'habitent le domaine du Mesnil-au-Mont que pendant la belle saison. Trompant la surveillance du garde, des malfaiteurs ont fracturé une fenêtre et pénétré dans l'intérieur du château. Ils ont fait main basse sur la literie particulièrement et sur les vêtements d'hiver. Avant de repartir, ils ont soigneusement refermé les portes en emportant les clefs qu'ils avaient trouvées à leur disposition dans la maison. (Source B.N.)

 

Janvier 1906  -  Déraillement.  -  Mardi, vers midi, un des trains faisant le service des mines de Saint-Germain-le-Vasson, a déraillé à Barbery, les freins n'ayant pas fonctionné dans une pente. La machine et trois wagons ont sauté hors des rails et sont tombés au bas du remblai. Les employés n'ont pas été blessés, mais les dégâts matériels sont importants.

 

Mars 1913  -  Une idée de géni...sses. Un nommé Joseph Lemarchand, depuis peu au service de M. Eury, cultivateur à Barbery, avait demandé à son patron la permission d'aller passer une journée dans la famille. Mais Lemarchand fila tout droit chez la dame Marescot, cultivatrice à Hérouville-Sainte-Clair, près Caen, sœur de M. Eury, et la pria de lui livrer deux génisses que son frère lui avait laissée en garde. La dame Marescot refusa, et elle fit bien, car il est probable que M. Eury n'aurait jamais revu ses génisses. On recherche Lemarchand qui, depuis, n'a pas reparu.

 

Mai 1915  -  Les Saints de Glace.  -  Connaissez vous Mamert, Pancrace et Servais ? Ce sont trois particuliers morts en odeur de sainteté et dont on commémore la fête les 12, 13 et 14 mai. On ne sait trop pourquoi ces vénérables personnages ont accoutumé de jeter un froid dans le calendrier et d'y signaler leur passage annuel par une recrudescence de gelées dangereuse pour les arbres à fruit. Servais, Pancrace et Mamert n'ont pas failli à leur mission, cette année non plus, et si nous en parlons après coup, c’est qu'ils ont trouvé des imitateurs dans leurs camarades des jours suivants. Il a blanc gelé un peu partout, mais il ne semble pas jusqu'ici que les arbres aient beaucoup souffert et la floraison se poursuit dans d'excellentes conditions.

 

Mai 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : MM.  Joseph Lemonnier, employé à la gare de Caen, sergent au 136e de ligne ; Abel Lebreton, de Saint-Gatien-des-Bois ; Paul Tirard du 36e, fils de M. Tirard, ancien instituteur à Barbery ; Victor Aubœuf, soldat au 128e, et Georges Leboucher, tous deux de Vire ; Albert Gabbano, de Lisieux, soldat au 154e

 

Juin 1915  -  La chaleur meurtrière.  -   Une vague de feu a déferlé sur nous pendant plusieurs jours. La chaleur était accablante et le soleil intolérable. Cette température presque  anormale a indisposé beaucoup de monde. Des accidents graves même se sont produits. Lundi, au cours d'une marche exécutée de Caen à Barbery par un détachement du 23e, plusieurs hommes ont été incommodés, et l'un d'eux, M. Sauvegrain, 39 ans, de Crouay, a succombé à l'insolation, malgré les soins éclairés du major et l'aide empressée de l'instituteur de Fontenay-le-Marmion. Son corps a été porté à la gare de cette commune et on s'est occupé de trouver une voiture pour le ramener à Caen. Le maire et l'adjoint, sollicités, ont refusé d'en prêter, nous assure-t-on. L'un n'avait pas le temps, l'autre fauchait du « vert » ! C'est une femme du pays, dont le mari est mobilisé, qui s'est dévouée à transporter elle-même le défunt dans sa voiture. En voilà une, au moins, qui a fait preuve d'humanité et de patriotisme. 

On dit aussi qu'un conseiller municipal fort riche n'aurait voulu recevoir ni un soldat, ni un officier. Décidément nos militaires ont trouvé un drôle d'accueil dans ce patelin-là !

 

Juillet 1916  -  Nos mines aux boches.  -  Le Tribunal de Falaise avait placé sous séquestre les mines de Barbery, dont les huit dixièmes des actions appartenaient à des Allemands. Une nouvelle ordonnance, corrigeant la première, ne retint que les intérêts allemands. A la demande du procureur de la République de la Seine, le siège de la Société des mines de Barbery se trouvant à Paris, le président Monier prit une ordonnance de mise sous séquestre de tous les biens de la Société. Celle-ci fit appel demandant que cette ordonnance fût rapportée. La Cour a donné raison au président, Monier et a confirmé son ordonnance.  

 

Avril 1917  -  Voul’ous vend vos caudières ?  -  L'État cherche à acheter du cuivre et, de préférence, en France. Aussi a-t-il fait savoir qu'on pourrait lui proposer les alambics devenus sans usage, depuis la loi sur l'alcool. Mais peut être nos bouilleurs auxquels, avec cruauté, on a leur crû ôté, aimeront-ils mieux les conserver quand même. On ne sait jamais ce qui peut arriver !

 

Avril 1917  -  Jour de deuil.  -  Gros émoi, ces jours-ci, parmi nos riches possesseurs d'autos. Malgré que plusieurs aient soigneusement caché leurs voitures, on les a dénichées et réquisitionnées. L'un d'eux a vu prendre la sienne qui lui avait coûté, assurait-il, 22 000 frs. Un autre, gros bonnet municipal, avait muchi son auto chez un ami et se servait d'un mauvais « taco ». On l'en a dépouillé aussi, pas du « taco », mais de la bonne voiture. Sa mauvaise humeur n'a pas émotionné le moins du monde l'officier acheteur. Pauvres gens ! faudra nous  coucher pour les plaindre !

 

Mai 1917  -  Un peu de surveillance, S.V.P. !  -  Le feu s'est déclaré, ces jours-ci, aux mines de fer de Barbery, à Saint-Germain-le-Vasson, actuellement sous séquestre, et a consumé environ un hectare de fougères et d'herbes sèches entourant les mines, ainsi que cinq bobines de câble électrique, déposées à cet endroit. Les pertes s'élèvent à une dizaine de mille francs. On ignore les causes du sinistre.  

 

Mai 1917  -  Le trac !  -  A Barbery, près Bretteville-sur-Laize, M. Théodore Levillain, 38 ans, s'est pendu dans son grenier. Quoique réformé pour infirmité du bras gauche, Il craignait d'être appelé sous les drapeaux.

 

Août 1917  -  Mine de Barbery.  -   Est rejetée la demande de la société des mines de fer de Barbery en extension de la concession des mines de fer du même nom, sur le territoire des communes de Barbery, Saint-Germain-le-Vasson, Fontaine-le-Pin et Grainville-Langannerie.

 

Septembre 1917  -  Vol d’objet sous séquestre.  -  En faisant sa tournée habituelle, M. Eugène Letellier garde-particulier de la Société des Mines de Barbery, constata que la porte d'un magasin avait été ouverte à l'aide de pesées de magasin, situé à Urville,  au lieu dit « Le Moulin Lepetit » renfermait quantité de matériel, dont il a disparu environ 45 kilos de carbure, des briquettes de charbon, trois lampes de mineurs et le contenu de deux caisses qui ont été déclouées.

La mine de Barbery est sous séquestre et on ne sait encore ce que contentaient ces caisses. La gendarmerie a ouvert une enquête.

 

Mai 1924  -  Ruade de cheval.  -  M. Chartes Maupas 23 ans, domestique chez M. Salle, revenait de la forge, conduisant un cheval à la main gauche, qui d’une ruade l’atteignit à l’épaule et à la main gauche. Quinze jours de repos prescrits par le docteur Lallier.

 

Juin 1924  -  Un vieux ménage.  -   Dans cette petite commune du canton de Bretteville-sur-Laize on signale l'existence d'un couple de braves gens âgés respectivement de 92 et 83 ans, comptant 64 années de mariage les époux Catherine, qui se sont mariés en 1860. Ils vivent bien pauvrement et oubliés, n'ayant pour subsides que 50 francs par mois de l'assistance aux vieillards.
Le père Catherine est ouvrier agricole, mais, depuis 40 ans, il est resté invalide par suite d'un accident, c'est sa brave épouse qui a pourvu aux besoins du ménage. Jusqu'au jour l'âge et les infirmités ont ralenti son ardeur. Ils ont eu deux enfants aujourd’hui décédée. 

 

Septembre 1924  -  Menaces de mort et violation de domicile.  -  Deux commis laitiers, les nommés Sevestre Camille et Lecourt Alfred, congédiés le 15 septembre de la fromagerie Bourdon à Barbery, se sont introduits le lendemain dans la cour de cette fromagerie, vers 22 h. 30, M. Bourdon essaya de les faire sortir de sa cour sans y réussir, Sevestre se jeta sur lui, mais ne put l'atteindre, grâce à la fille de M. Bourdon qui s'interposa. Sevestre aurait dit à M. Bourdon « Je me charge de ton affaire », et avec son complice, il aurait ajouté, voyant le patron partir chercher les gendarmes :  « Dommage de n'avoir pas de revolver, on le descendrait ».

Sevestre et Lecourt auraient également menacé de mort M. Charles Foucher, chef laitier.

Ils ont reconnu leurs menaces à l'égard de M. Bourdon, mais Lecourt déclare que c'étaient des paroles en l'air. C'est au chef laitier qu'ils en voulaient, mais ils n'ont pas voulu répondre aux questions qui leur ont été posées au sujet des menaces de mort à l'adresse de ce dernier.

 

Septembre 1926  -  Arrestation.  -  Les gendarmes de Bretteville-sur-Laize ont arrêté et écroué à la prison de Falaise le nom Gassion Louis-Désiré-Georges, 19 ans, qui avait été condamné à 8 jours de prison pour coups par le tribunal de Falaise.

 

Juin 1927 - La fin des maux. - Atteint de paralysie partielle qui le privait de la parole, M. Achille Anne, 51 ans, de Barbery, s'est suicidé pendant l'absence de sa femme, en se tirant un coups de fusil dans la gorge.

 

Juin 1927  -  Deux mineurs tués.  -  A Barbery, canton de Bretteville-sur-Laize, dans une galerie des mines de Saint-Germain-le-Vasson, travaillaient deux ouvriers, Frantiseck Domanick, 27 ans,  tchécoslovaque, et Manuel Garcia, 36 ans, espagnol. L'un tenait le burin et l'autre s'apprêtait à amorcer lorsque le bloc dans lequel la mine était forée se détacha et vint s'abattre sur les deux hommes, Garcia fut tué sur le coup, Domanick, la poitrine enfoncée, est mort en arrivant à l'hôpital de Caen.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Mort de la doyenne.  -  La doyenne du Calvados, Mme Vve Rose, qui habitait Barbery depuis de longues années, vient de mourir à l'âge de 102 ans et demi. Elle était née, en effet, le 8 décembre 1838.  

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -    La semaine dernière, M. Georges Lotat, 52 ans, ouvrier agricole chez, Mme Lucas, cultivatrice à Barbery, avait été chercher un taureau chez M. Lisage, maire de Moulines, pour l'amener dans un herbage de sa patronne. Mais en cours de route, l'animal fonça soudain sur le malheureux ouvrier et le tua.   

 

Février 1945  -  Il avait trouvé un trésor.  -  Rencontré par les gendarmes alors qu’il était ivre, Eugène Charles, Journalier à Barbery, était conduit à la chambre de sûreté. 

Fouillé avant d’être enfermé, il fut trouvé en possession d’une sommes de 250 000 francs.

La maréchaussée intriguée à bon droit, ouvrit une enquête sur la provenance de celle-ci et apprit que le fils du pochard, Fernand, âgé de 21 ans, maçon à Bourguébus, avait découvert dans les ruines de la maison qu’occupaient ses parents avant les évènements de juin-juillet, une boite renfermant 250 louis de 20 francs, qu’il avait changés, chez un bijoutier de la Charente en 250 000 francs de billets.  Les Charles père et fils seront poursuivis.

4.   BARBERY.  -  L'Église

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