BARON s/ ODON

Canton de Évrecy

Les habitants de la commune sont des Baronnais, Baronnaises


Septembre 1867   -   Un accident.   -   La femme Baptiste Fougère, âgée de 72 ans, demeurant à Baron, conduisait aux champs de vaches qu'elle dirigeait à l'aide d'une corde passée autour de son bras. L'une des vaches s'étant emportée, la femme Fougère s'est trouvée entraînée et a fait une chute si malheureuse, qu'elle s'est cassé la jambe gauche.  

 

Juin 1868   -   Le feu.   -   Samedi, vers midi, le feu s'est déclaré dans une ferme appartenant à M. Lépée de Cot, propriétaire à Baron.

Malgré les secours empressés des habitants de Baron et des communes voisines, le feu a fait, en peu d'instants, des dégâts considérables, pouvant être évalués à environ 18 000 francs.

Au moment où l'incendie a éclaté, les gendarmes d'Évrecy étaient sur la propriété de M. Lépée de Cot, afin de faire une enquête relativement à une tentative de vol qui aurait été commise le dimanche précédent.

Le feu ayant été mis par une main criminelle, la justice s'est transportée lundi dernier, à Baron, et la fille Rosalie Coupet, cuisinière chez M. Lépée de Cot, a été mise en état d'arrestation.  

 

Septembre 1868   -   La foudre.   -   Pendant le dernier orage qui a éclaté sur Caen et ses environs, le fluide électrique a pénétré dans la maison du sieur Vernière, à Baron, et, tandis qu'il était couché, a fait près de lui l'office de Figaro et l'a rasé ou plutôt roussi des pieds à la tête, et cela, nous n'avons pas besoin de le dire, avec une rapidité foudroyante.  

 

Novembre 1874   -   Infanticide.  -  La justice s'est transportée mardi, à Baron, canton d'Évrecy, pour instruire une accusation d'infanticide portée contre une servante de ce pays, soupçonnée d'avoir empoisonné son enfant. Cette femme prétend que le petit être est mort de maladie naturelle, six jours après sa naissance. Le cadavre a été exhumé et les viscères recueillis pour être soumis à des expériences chimiques. 

Cette femme était déjà accouchée, il y a un peu plus d'un an, l'enfant avait disparu. Elle a déclaré qu'il était venu mort et qu'elle l'avait enterré dans un bois situé près d'Audrieu. La justice s'est rendue à l'endroit indiqué et n'a rien trouvé.

 

Mai 1891  -  Incendies.  -  A Ste-Marie-Outre-l'Eau, un incendie a détruit un bâtiment appartenant au sieur Raoult, menuisier. Pertes, 6 000 fr.

— Un incendie, dont la cause est inconnue, s'est déclaré dans les costils de Baron et a détruit une assez grande étendue de bois et bruyères.

— A Fervaques, incendie dans les bois de M. de Neuville. Pertes, 1 900 fr.

— Samedi à Livry, le feu a éclaté dans un bois. 3 hectares environ ont été détruits. Ce bois appartient à Mme la comtesse Ven-Den-Brul.

—incendie à Mosles chez François Guilbert, cultivateur. Perte 4 400 fr.

— Incendie, à Honfleur, quartier du Poudreux, au préjudice de MM. Niel, Pognon et Dejaek. Pertes, 6 000 fr.  

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Singulière manière de se venger.  -  Un individu de Baron, en voulant à un voisin, s'en est vengé en maltraitant son petit domestique, âgé de 13 ans et demi. Plainte a été portée à la gendarmerie, espérons, pour le calme du pays, que suite y sera donnée. (Source B.N.)

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados. -   Voici, d'après l'officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados : Allemagne-la-Basse (Fleury-sur-Orne) : Clocher de l'église ; Amblie : Portail occidental de l'église ; Anguerny : Clocher de l'église ; Asnières : Église ; Audrieu : Église ; Authie : Clocher et portail méridional de l'église ; Baron : Clocher de l'église ; Bayeux : Cathédrale Notre-Dame, chapelle du Séminaire, cheminée dite " Lanterne des Morts ", attenante à une maison place de la Cathédrale ; Bény-sur-mer : Clocher de l'église ; Bernières-sur-mer : Église ; Biéville-sur-Orne : Église ; Bougy : Église ; Boulon : Portail de l'église ; Brécy : Château ; parties classées : le portail formant entrée de la cour, les façades du corps de logis à l'exclusion des intérieurs, les dispositions architectoniques et décoratives du jardin ; Bricqueville : Église, etc...

Juillet 1924  -  Falsification de lait.  -  Le 2 juillet, un mandat de dépôt a été décerné par M. le Juge d'instruction de Falaise, contre le nom Gorhy Louis-Arthur, âgé de 26 ans. cultivateur à Baron. pour falsification de lait.

 

Octobre 1925  -  Adieux mes chers maîtres. -  Ces jours derniers, M. Vivien, cultivateur à Baron, s'absentait avec sa femme en laissant la garde de la ferme à un jeune domestique, Eugène Grière, 19 ans, enfant de l’Assistance publique. Lorsque le cultivateur rentra dans la soirée, il fut surpris de trouver la maison déserte.

On appela vainement le jeune Grière. Quelques moment après on couvrait le domestique pendu à une poutre dans l'écurie. Il avait cessé de vivre. La casquette du désespéré avait été déposée sur un lit, à l'entrée du local et un papier y avait été épinglé. Il portait ces mots : « Futé de la vie, je profite de votre absence pour me pendre. Adieux, mes chers maîtres ».

Rien ne laissait prévoir la fatale détermination du domestique qui était d'un naturel enjoué et n'avait jamais manifesté ses intentions de suicide.  

 

Septembre 1926  -  Pauvre petite.  -  Les gendarmes de Morteaux-Coulibœuf, étaient il y a quelques jours que les époux Lavalley, lui Robert, 32 ans,à la Ferté-Macé (Orne), et elle née Marie Lerond, 30 ans, originaire de Fresney-le-Puceaux, ne prenaient pas soin de leurs enfants.

Les gendarmes se rendirent à Baron dans les vieux bâtiments de la tuilerie ou logent les époux Lavalley. Les deux aînés des enfants âgés de 11 et 4 ans 1/2, étaient dans un champ voisin, ouverts de vermine, ils n'étaient vêtus que de haillons et ne portaient même pas de chemise, ils ouvrirent la porte de l'habitation aux gendarmes qui trouvèrent les deux autres petits couchés dans de vieilles harasses de boites de fromages parmi des chiffrons maculés d'excréments, le lait servant à la nourriture des pauvres gosses était contenu dans un vieux seau à confitures d'une saleté repoussante, des plumes et des détritus flottaient à la surface.

Les parents partaient le matin à 6 heures pour Vaudeloges ils travaillent, et n'en revenaient que le soir à 21 heures, laissant ainsi leurs enfants à l'abandon, ils affirment être dans la plus grande misère et la mère attend son cinquième enfant. On doit aider cette misère ou enlever les enfants si les parents sont incapables de les soigner.

 

Janvier 1928  -  Amateur de lait.    M. Victor Saillard, propriétaire à Vendeuvre, possède à Barou, un herbage clos de mur, dans lequel cinq vaches sont au pacage. Une servante allant les traire, constata que l'une avait été traite, le lait dérobé serait d'environ 6 litres. Une enquête est ouverte.

 

Septembre 1928  -  La sécheresse et les incendies près de Caen.  -  La nuit dernière le feu s'est déclaré dans les bois de Baron, dans la partie comprise dans le triangle formé par les communes de Baron, Fontaine-Henry et Verson, appartenant au marquis de Touchet et à divers propriétaires de la gion, attaquant taillis, bruyères et sapinières, ravageant même des frichements plantés dont l'herbe che s'est consumée comme les couverts.
Aussitôt l'alarme donnée, vers les 6 heures, hier matin, un détachement de 40 hommes du 129e d'infanterie s'est rendu sur les lieux en autobus, cependant que les pompiers de Caen partaient combattre le sinistre avec leurs deux auto-pompes, sous les ordres du capitaine Blanchard.

A leur arrivée, les bâtiments du Moulin de Baron ce trouvaient très menacés, ils réussirent à les préserver et à protéger ce coin de la forêt. Cependant un vent violent rendait impuissants leurs efforts à combattre l'ensemble de l'incendie, force fut donc de faire la part du feu et les hommes du s'employèrent à limiter les gâts en pratiquant des abatis et en ouvrant des tranchées.
M. le sous-préfet Maljean, chef de cabinet de M. le Préfet, s'est rendu à Baron pour inspecter les travaux de défense. La troupe est restée sur place pour parer à toute éventualité.
Jusqu'à présent 15 hectares de forêt ont été la proie des flammes.

 

Février 1930  -  Au feu !  -  Tandis que M. Le Bart, propriétaire et adjoint au maire de Baron, était à Caen avec sa femme, un incendie se déclarait dans la partie supérieure de son habitation. 

Les secours furent rapidement organisés mais, malgré les efforts des pompiers de Caen et d'Évrecy, la toiture, les combles et le deuxième étage furent complètement détruits ainsi qu'une partie du mobilier.

Les dégâts, très importants, sont assurés. Les causes paraissent être accidentelles.

 

Janvier 1940  -  Un carrier fait une chute mortelle.   -  M. Clémendot, ouvrier carrier demeurant à Baron, avait quitté son travail vendredi soir vers 17 heures et empruntait pour rentrer chez lui un sentier se trouvant à la sortie de la carrière. Il glissa sur le sentier gelé et tomba d'une hauteur de six mètres sur un tas de pierres où il se fracassa la tête.  

 

Septembre 1942   -   Pour prendre date.   -   La commune de Baron-sur-Odon prépare pour le 13 septembre, sa journée du prisonnier. Elle espère que tous ses amis lui rendront visite ce jour-là.

1285.   -   BARON (Calvados).   -   L'Eglise (XIIIe siècle)

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