BASLY

Canton de Creully 

Les habitants de la commune sont des Basliens, Basliennes


Février 1866   -   Des vols.   -   Chaque année à l'époque des jours gras, on constate une grande quantité de vol de lapins, de poules, de coqs, de pigeons, en un mot de tout ce qui peut servir à garnir la table en ces jours de gala universel.

Plusieurs de nos correspondants nous informent que des vols de cette nature ont été commis à Basly, à Troismonts, à Bény-sur-Mer, etc ..., sans que l'on puisse mettre la main sur les voleurs.

à Montigny, on a été plus heureux, on a arrêté le nommé Lecire au moment où il allait faire main-basse sur diverses volailles appartenant au maire de la commune.

Cet individu est également accusé d'avoir volé du foin.

 

Août 1873   -   Glanage.   -   Au moment des récoltes, il est utile de rappeler un arrêt de la Cour de cassation qui concerne le droit de glanage. Les propriétaires et fermiers pensent faire un acte de générosité en laissant les pauvres de la commune qu'ils habitent râteler et grappiller après l'achèvement de la récolte. 

C’est une erreur, il résulte de la jurisprudence de la cour suprême que ce n'est pas un acte de philanthropie qu'ils exercent, mais un devoir qu'ils accomplissent. 

 

Août 1873   -   Condamnation.   -  Henriette Aubraye, femme Folliard, 38 ans, épicière à Basly, faisait le métier de vendre du pain à ses pratiques, qu'elle achetait chez un boulanger de Caen, mais ce pain n'avait pas toujours le poids voulu, puisque sur 3 kilos on trouvait environ 280 grammes de moins, et sur les autres pains, il y avait par kilogramme une différence de 70 à 80grammes. La femme Folliard a été condamnée à 3 jours de prison et 50 fr. d'amende.

 

Mars 1877   -  Révision.  -  Les opérations du conseil de révision pour la formation des contingents de la classe de 1876 auront lieu prochainement. L'administration rappelle que c'est aux familles et aux jeunes gens à se procurer les pièces qui doivent justifier devant le conseil de leurs droits à la dispense. Il peut être accordé des sursis d'appel aux jeunes gens qui, avant le tirage au sort, en auront fait la demande. Les jeunes gens doivent, à cet effet, établir que, soit pour les besoins de l'exploitation agricole, industrielle ou commerciale à laquelle ils se livrent pour leur compte ou pour celui de leurs parents, il est indispensable qu'ils ne soient pas enlevés immédiatement à leurs travaux.

 

Avril 1877   -  Pêche.  -  La pèche fluviale sera prohibée depuis le I5 avril courant jusqu'au 15 juin. Le saumon, l’ombre-chevalier et la truite pourront seuls être péchés.

 

Avril 1877   -  Sucre et foin.  -  Le prix élevé du sucre fait qu'on essaie d'en extraire un peu de tout. Un chimiste vient de découvrir un procédé pour faire du sucre avec du foin, cela n'a rien d'impossible, car chacun sait que le sucre existe en quantité plus ou moins grande dans tous les végétaux.

 

Avril 1877   -  Infanticide.  -  Un infanticide a été commis à Basly, le 8 avril courant, par la fille Renouf, âgée de 27 ans, domestique chez Mme veuve Lucas, propriétaire à Basly. Après être accouchée clandestinement, cette fille a jeté son enfant dans une mare de la ferme, profonde de trois mètres. Cette fille a déjà eu un enfant, élevé par ses parents qui habitent le hameau de Saint-Contest.  

 

Février 1878   -  Instruction.  -  Le Ministre de l'Instruction Publique vient d’accorder 800 fr., pour travaux à l’école des filles de Basly.  1 200 fr., pour l'école des garçons de Beuzeval. 4 000 f., pour la construction d'une école, à Fumichon.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Basly, 389 habitants, Mme Marie (Henriette), 34 élèves gratuites ; 464 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée. 75fr.

 

Avril 1879  -  Maison d’école et mobiliers scolaires.  -  Est approuvé l'état de répartition du crédit de 25 000 fr. inscrit au budget pour secours aux communes en vue des dépenses d'acquisition, de construction, de réparation des maisons d'école et d'achat ou renouvellement des mobiliers scolaires, conformément aux propositions contenues dans le rapport de M. le Préfet.

Secours sur les fonds départementaux à la commune de Basly. — Travaux à l'école des filles 200 fr.

 

Mai 1879   -  Incendie.  -  Jeudi, dans la journée, le feu a pris accidentellement, par suite d'un vice de construction, dans une maison de Basly, habitée par la veuve Lecomte, âgée et infirme. A l'appel du tocsin, les pompes sont arrivées, celle de Bény la première, et grâce aux secours venus de toutes parts, on a pu prévenir de grands malheurs. Trois maisons et une étable ont été la proie des flammes. Les immeubles seuls étaient assurés.

 

Juin 1879   -  Les récoltes.  -  A l'exception des foins, toutes les récoltes ont la plus belle apparence, les pommiers surtout, sont magnifiques de promesses, et font venir le cidre à la bouche des amis de cette boisson.  

 

Février 1881  -  Encore les élections.  -  Aux élections municipales annulées par le conseil de préfecture, il faut ajouter celles de Thièville et de Basly

A Thièville, le maire avait composé à l'avance le bureau électoral, et refusé de désigner comme secrétaire le plus jeune des électeurs présents à l'ouverture des opérations. 

A Basly, les causes d'annulation visées par le conseil de préfecture dans son arrêté sont les manœuvres déloyales employées par les candidats élus, et notamment par les sieurs Paisant père et fils, qui auraient, entre les deux tours de scrutin, payé à boire aux électeurs.  

 

Mai 1883  -  Plus de cachot. –  Le ministre de l'instruction publique vient d'adresser aux recteurs d'académie une circulaire, dans laquelle il les informe que l'usage du séquestre dans  les lycées et collèges doit être abandonné partout.

 

Juin 1883  -  Orage et foudre.    Vendredi, soir, un orage épouvantable s'est déchaîné, sur notre département. La foudre a éclaté sur plusieurs points est la pluie et tombée avec abondance. 

Le tonnerre a fait une victime à Vaudry, près Vire, en tombant sur la maison de la famille Lecoq, blanchisseur.  La femme Lecoq, âgée de 32 ans, qui s'occupait des soins du ménage, a été tuée par la foudre. La mort a été instantanée.

A Biéville, canton de Douvres, la foudre est tombée sur la ferme du Londel, appartenant à M. le vicomte de Savignac, exploitée par M. Lelièvre. Elle a incendiée un bâtiment de 30 mètres de long, contenant 600 bottes; de foin, 270 hectolitres de blé et toute la provision de cidre du fermier. La cave a pu être protégée, grâce a l’arrivée de la pompe à incendie.

A la même heure la foudre est tombée à Basly, dans la ferme de M. de Colomby, exploitée par M. Maillard. Elle est passée par la cheminée a enlevée plusieurs pierres, puis est ressortie par la croisée, dont elle a brisée les carreaux et les châssis.

 

Mai 1890  -  Abeilles.  -  Dans le Calvados, les ruches d'abeilles devront être éloignées d'au moins dix mètres de la voie publique ou des héritages voisins, et en être séparées par une clôture haute de deux mètres au moins. Dans les champs, elles-devront être à cent mètres au moins de tout chemin ou de toute maison. Les ruches ne pourront être transportées dans les landes, bruyères ou bois, qu'avec une autorisation spéciale du préfet, délivrée sur un avis du conseil municipal. 

 

Mai 1890  -  Le voleur de crins de cheval.  -  Pierre Thorigay, 16 ans, se disant domestique, demeurant à Caen, s'en allait le soir dans les champs et coupait le crin de la queue des chevaux mis au piquet. Ce vol était pour Thorigay d'un très petit produit, mais dépréciait considérablement la valeur des chevaux ainsi privés de leur plus bel ornement. Les sieurs Friand, de Rots, Duhomme, de Basly et Grenier ont été les victimes de ce misérable. Le tribunal l'a condamné à trois mois de prison.  

 

Janvier 1891  -  Vols importants.  -  Mme veuve Boutron, propriétaire à Garnetot, a été, cette semaine, victime d'un vol de 800 fr. Auteurs inconnus.

En l'absence du sieur Albert Dalé, cultivateur à Grandmesnil, des malfaiteurs lui ont enlevé avec effraction une somme de 1 000 fr.

Pendant la messe, des voleurs se sont introduits chez le sieur Vieil cultivateur à Basly, et ont enlevé une somme de 5 000 fr. 

 

Janvier 1893  -  Correction bien méritées.  -  Victor Gast, 20 ans, journalier à Basly, passait, il y a quelques jours, à travers champs avec son fusil. Il aperçut M. Perrette monté sur l'une de ses meules de paille. Gast ajusta Perrette et le menaça de le tuer s'il ne descendait pas. Perrette descendit. Mais, une fois à terre, il s'empara du fusil de Gast et lui administra une de ces volées qui lui ont laissé de cuisants souvenirs. Le tribunal, estimant que la correction était suffisante, a acquitté Gast, qui a bien juré de ne pas recommencer. (Source B.N.)

 

Mars 1926  -  Un vol de 6.600 fr.  -  Mme Vve Turpin, 70 ans, dentellière à Basly, ayant ouvert son armoire, a constaté la disparition d'une somme de 6.600 francs en bons de la Défense Nationale. Ces bons  avaient été placés par elle dans une boite en fer. Mme Turpin ne soupçonne personne dans le voisinage. Elle s'absentait rarement. On n'a relevé de traces d'effraction ni sur l'armoire, ni sur la porte de la chambre.  

 

Novembre 1936  -   Une collision à Basly.  -  Dans le bourg de Basly, par suite de l'insuffisance de la largeur de la route, une automobile conduite par M. Raymond Delage, 45 ans, directeur de la Sucrerie de Courseulles, et un camion de l'entreprise Lemaitre, rue des Carmes, à Caen, piloté par le chauffeur Guillaume Audrain, 34 ans, sont entrés en collision. Dégâts matériels. (source M. du C.)  

 

Janvier 1937  -   Les cambrioleurs de la région de Douvres devant les jurés.  -  Hodel André, 28 ans, né à Paris, menuisier à Basly, et Darry Georges, 29 ans, né à Criquiers (S.-I.), ouvrier boulanger à Saint-Etienne-du-Rouvray, accusés de vols qualifiés.

Bageot Marie, femme Hodel, 24 ans, née à Launay (Eure), ménagère à Basly, et Fruitier Alice, femme Darry, 23 ans, née à Bosc-Roger-sur-Buchy (S.I.), ménagère à Saint-Etieune-du-Rouvray, accusées de recel.

De novembre 1934 à avril 1936, Hodel a commis dans la région de Basly où il résidait, un certain nombre de cambriolages, en compagnie, pour la plus grande partie, du nommé Darry, à ce moment ouvrier boulanger à Douvres.

Le 23 décembre 1934, vers 8 heures du soir, Darry entrait dans le magasin de la veuve Quéruel, commerçante à Basly, sous le prétexte d'acheter une paire de chaussettes. Au moment où Mme Quéruel lui tournait le dos pour le servir, il se jetait sur elle et lui mettait la main sur la bouche pour étouffer ses cris. Hodel, voisin de Mme Quéruel qui était resté dans la rue pour ne pas être reconnu, pénétra dans le magasin, ferma le compteur électrique et plaça sur le visage de Mme Quéruel un bandeau noir qu'il noua par derrière. Les deux malfaiteurs ligotèrent ensuite la pauvre femme et la portèrent dans la cuisine. Darry surveilla la victime et Hodel visita la maison après avoir au préalable pris une clef qui était pendue à la ceinture de la commerçante. Il fouilla le tiroir-caisse où il trouva 50 francs dont il s'empara. Il demanda ensuite à Mme Quéruel où se trouvait son argent, la menaçant de la tuer si elle ne répondait pas. Sur les indications de celle-ci, Hodel trouva une somme de 7 ou 800 francs dans une boîte dissimulée dans l'arrière-cuisine. Il déroba ensuite un revolver, divers autres objets et de l'épicerie.

Les deux voleurs quittèrent les lieux laissant Mme Quéruel ligotée, la commerçante ne parvint à se dégager que dans le courant de la nuit, en proie à une violente commotion nerveuse, elle ne prévint ses voisins que le lendemain matin.

Dans le courant de janvier ou février 1935, Hodel proposait à Darry de cambrioler le préventorium de St-Aubin. Vers 1 heure du matin, ils escaladèrent le mur. Hodel pénétra dans l'établissement tandis que Darry faisait le guet dans le jardin. Il trouva 80 francs dans un tiroir et partagea cette somme avec Darry.

Le 13 février de la même année, les malfaiteurs se rendirent au bureau de poste de Douvres dans l'intention de le cambrioler. Hodel avait emporté tous les instruments qui pouvaient lui être nécessaires pour cette opération. Vers minuit, ils arrivèrent devant le bureau de poste. La porte du jardin n'étant pas fermée à clef, ils le traversèrent et Hodel ouvrit la porte de la cuisine. Ils y entrèrent, mangèrent des confitures et s'emparèrent de divers objets. Ils pénétrèrent ensuite dans le bureau de poste et visitèrent tous les tiroirs qui n'étaient pas fermés à clef, et qui contenaient une centaine de francs. Ils s'attaquèrent ensuite au coffre-fort sans parvenir toute fois à l'ouvrir. La receveuse qui couchait au deuxième étage n'entendit rien et ne s'aperçut du cambriolage que le lendemain.

Vers 2 heures, ils regagnèrent le domicile de Darry où ils se partagèrent le butin.

Le 26 février, ce fut la maison de M. Ameline, boulanger à Luc-sur-Mer qui reçut la visite des cambrioleurs. Darry, qui travaillait depuis quelques jours chez M. Ameline. indiqua à Hodel qu'il était facile de voler un coffret dans le quel M. Ameline mettait son argent, Hodel devait opérer seul tandis que Darry ferait fonctionner le pétrin mécanique pour étouffer le bruit qu'il pourrait faire. Il fut décidé également qu'Hodel cambriolerait ensuite l'épicerie Villette, située à peu de distance de la boulangerie pour détourner les soupçons qui auraient pu peser sur Darry.

Vers 2 heures du matin, Darry prit son travail à la boulangerie, il alluma l'électricité et éclaira de cette façon la porte de la salle à manger qu'Hodel devait ouvrir. Ce dernier démastiqua une partie d'un carreau et le coupa ensuite ce qui lui permit d'entrer dans la salle à manger et de prendre le coffret qu'il plaça dans sa musette. Il se rendit ensuite à l'épicerie Villette dont il ouvrit la porte vitrée de la même façon que chez M. Ameline. Il s'empara de la somme de 80 francs qui se trouvait dans le tiroir-caisse et dérobe pour 6 à 700 francs de marchandises. En rentrant chez lui, Hodel ouvrit le coffret qui contenait une somme de 6 700 francs et divers papiers, Deux jours plus tard, le partage de l'argent et des marchandises fut fait chez Hodel.

Par la suite, Darry ne participa plus aux vols commis par Hodel qui continua ses méfaits.

Dans la nuit du 27 au 28 février 1936, Hodel rendit visite au poulailler de M. Trendle en escaladant une clôture en fil de fer barbelé et déroba 4 poules et un arrosoir.

Dans la nuit du 5 au 6 mars, il s'introduisit dans le jardin de M. Marie, chef de gare de St-Aubin-sur-Mer, fractura la porte de la volière et déroba 5 poules et 4 pigeons.

Dans la soirée du 29 mars, Hodel pénétra par escalade vers 22 heures dans le jardin du préventorium de St-Aubin. Il découpa une vitre de la porte du réfectoire et déroba une certaine quantité de marchandises qu'il rapporta chez lui.

Le 12 avril, au cours d'une promenade avec sa femme et ses enfants, il pénétra dans un enclos appartenant à Mme Houel, à Tailleville, il enfuma des ruches et prit plusieurs pains de miel.

Les femmes Hodel et Darry ont toujours été au courant des vols commis par leurs maris et en ont utilisé les produits aux besoins de leurs ménages.

Les époux Hodel et Darry n'ont jamais été condamnés. (source le M. du C.)

Janvier 1940  -  Une maison est mise au pillage.  -   M. Léon Philippine, habitant à Basly une maison de quatre pièces édifiée en bordure de la route de Fontaine-Henry, quitta la localité il y a environ deux ans pour aller résider au Havre, rue de l'Abbaye. Il laissait sa maison entièrement meublée.
Ces jours derniers, les gendarmes de la Délivrande étaient prévenus que
cette maison était mise au pillage. Une rapide enquête leur permit de contrôler l'exactitude des faite.

Dans une Habitation coquette et amplement garnie, les pillards avaient fait table rase. Les portes et les fenêtres avaient disparu, ainsi que les meubles, la literie, le linge, etc., etc. Il ne restait rien, absolument rien que ce qui ne pouvait être enlevé. C'est ainsi que le fourneau de cuisine était resté sur place, mais toute la tuyauterie avait été enlevée.

Au cours de leurs recherches les gendarmes devaient réussir à identifier les auteurs de ces méfaits. Il s'agit des membres de la famille Pincal, ouvriers agricoles à Basly, le père, Maurice Pincal, 40 ans, la mère, née Juliette Martin, 44 ans, le fils Georges, 17 ans.

Au domicile de ces peu intéressants personnages, les gendarmes ont retrouvé une petite partie des objets volés. Les coupables ont passé des aveux.

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Mars 1940  -  Mort pour la France.  -   On a été officiellement informé du décès de M. Lucien Blanlot, originaire de Basly, mort pour la France le 10 février.

M. Lucien Blanlot était cordonnier à Luc-sur-Mer.  

 

Décembre 1946  -  Un démineur grièvement blessé au camp de Basly.  -   M. Laplace, contrôleur au déminage, qui manipulait un détonateur, a été grièvement blessé par l’explosion de l’engin. M. Laplace, qui a eu une main arrachée, a été également atteint au visage et serait menacé de cécité.  (Source B.-L.)

BASLY (Calvados)   -  Érection du Calvaire, 3 juillet 1927

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