BAVENT

Canton de Cabourg

Les habitants de la commune sont des Baventais, Baventaises


Mars 1866   -   Des enfants de chœur.   -   Il n'est que bruit, en la commune de Bavent et les environs d'une action sacrilège qui aurait été commise dans l'église de cette commune par deux enfants de chœur, dont l'un est âgé de dix ans et l'autre de douze.

Voici les fait tels qu'ils se sont passés : le mardi 6 de ce mois, le matin, M. le curé de Bavent ayant procédé à une inhumation devait, à son retour, porter le viatique à un malade en danger. Mais avant d'accomplir ce devoir, il eut besoin de se rendre à son presbytère éloigné de l'église d'un kilomètre environ, et laissa au temple deux enfants de chœur en leur recommandant de l'attendre et surtout d'être très sage. Profitant de l'absence du vénérable ecclésiastique, le plus âgé des deux enfants eut la coupable pensée de prendre la clé du tabernacle qui étaient cachés qui était cachée sous l'autel derrière un carton, et d'ouvrir ce lieu sacré. Il prit le saint ciboire dans lequel se trouvaient dix-huit hostiles consacrées et les fit manger à son camarade.

à son retour à l'église, M. le curé reconnut avec effroi le sacrilège de ces deux petits profanateur, en voyant éparpillé sur les marches de l'autel des fragments d'hostie qu'il s'empressa de recueillir.

M. le curé a été plusieurs jours sans pouvoir sacrifier à l'autel où la profanation s'est accomplie, il a dit la messe à une chapelle latérale.

 

Septembre 1866   -   Un marchand de peaux de lapin.   -   La semaine dernière, un marchand de peaux de lapin faisait sa tournée dans la commune de Bavent.

En sortant de la cour de Mme D....., il agaça le chien de garde, avec une des peaux qu'il venait d'acheter. L'animal, rendu furieux, se jeta sur la jambe de l'imprudent marchand et en quelques secondes il la réduisit en pièces.

On s'empressa de porter secours à la victime, mais ce ne fut pas sans peine que l'on parvint à la soustraire aux morsures de son adversaire.

Nous croyons devoir ajouter que la jambe du marchand de peaux de lapin était en bois.  

 

Décembre 1866   -   Mort de froid.   -   Le dimanche 30 décembre, la veuve Boutin est partie de Bavent, lieu de sa résidence, vers trois heures du soir, pour se rendre à Caen.

Le lendemain elle a été trouvée, vers sept heures du matin, par des ouvriers qui se rendaient à leur travail, gisant presque inanimée sur le bord de la route, vers l'endroit dit « la Butte-du-Mesnil ».

On ne sait s'il faut attribuer cet accident au froid ou à toute autre cause imputable à la victime. Transportée en toute hâte à son domicile, elle n'a pas tardé à y succomber.

 

Janvier 1867   -   Le froid.   -   la soirée et une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier ont été marquées par une température exceptionnelle.

Il est tombé, pendant plusieurs heures consécutives une sorte de pluie fine et glacée qui a converti nos rues et nos places publiques en une véritable mer de glace, sur laquelle les mieux aguerris ne parvenaient que fort difficilement à conserver l'équilibre. Aussi les chutes ont-elles été nombreuses. Plusieurs d'entre elles ont donné lieu à des accidents plus ou moins graves.

 

Juin 1867   -   La chasse.   -   Une chasse au blaireau a eu lieu ces jours derniers à Bavent. Une femme Le Désert, habitant cette commune, allait, vers six heures du matin, faire sa lessive au lavoir public, lorsqu'à moitié chemin elle fit la rencontre de l'un de ces animaux.

Le blaireau surpris n'avait pas encore eu le temps de s'enfuir, que déjà il tombait sous les coups du battoir que portait, comme toutes les lessivières, la femme Le Désert. C'est là une économie bien entendu et de poudre et de plomb.

 

Juillet 1867   -   Un orage.   -   On nous écrit de Bavent, qu'un violent orage a éclaté sur ce pays dans la nuit du 12 au 13 juillet. La foudre est tombée en plusieurs endroits.

À Bavent, elle a brisée un pommier et un peuplier ; à Bures, elle est tombée sur la cheminée du sieur Desloges, et en a détaché quelques pierres ; enfin sur le territoire de Basseneville, le tonnerre a réduit en cendres une meule de foin.

 

Mai 1868   -   La lune.   -   La lune rousse qui finit aujourd'hui vendredi, à 6 heures 45 du matin, pour faire place à la lune de mai, n'aura pas été par trop méchante. Elle nous a donné de beaux jours. Les biens de la terre, au dire de nombreux cultivateurs, ont un aspect magnifique.

 

Mai 1868   -   Des propos calomnieux.   -   La semaine dernière, Mme X...., de Bavent, avait tenu sur le compte de la dame Y.... des propos soi-disant calomnieux, rapportés à cette dernière par quelques méchantes langues de l'endroit, qui font métier de colporter les bonnes comme les mauvaises nouvelles, cette dame résolut de s'en venger. En effet, l'occasion se présenta d'elle-même deux ou trois jours après.

La dame X..... venant à passer devant la demeure de la femme Y....., celle -ci s'empara aussitôt de son manche à balai, et tomba sur sa délatrice à bras raccourcis.

Plainte ayant été portée de cette agression à la gendarmerie de Troarn, procès verbal a été rédigé contre la délinquante, qui aura à rendre compte à la justice de ce fait de brutalité.  

 

Juillet 1868   -   Un drame.   -   Un malheureux accident est arrivé à Bavent, le 19 de ce mois vers sept heures du soir.

Le fils Langlois venait d'être promu de prêtre et avait dit sa première messe. Pour célébrer cet événement la famille du nouvel ecclésiastique donnait un banquet aux jeunes gens de la commune, et selon un ancien usage qui a fait déjà bien des victimes, on tirait des coups de feu en réjouissance.

Un domestique âgé d'environ 18 ans, le nommé Désiré Brionne, se servait à cet effet d'un pistolet qu'il donna à décharger à la demoiselle Poupinel. Au moment où celles -ci appuyait sur la détente, le sieur Brionne eut l'imprudence de toucher au canon et de chercher à élever en l'air. Le coup partit au même instant et la charge de poudre alla se loger dans la main gauche du domestique.

La décharge a eu lieu à bout portant et à mutilé trois doigts. On craint que l'amputation ne devienne indispensable.  

 

Mars 1869   -  Un incendie.   -  Mardi, vers quatre heures et demie du matin, un incendie s'est déclaré dans une maison voisine de l'église et appartenant à Mme Veuve Guérard, au domicile de son locataire, le sieur Valentin Gadie, boulanger, à Bavent.

La plus grande partie du bâtiment et quelques meubles ont été la proie des flammes.

On estime la perte totale à 3 260 francs environ. La malveillance paraît être étrangère à ce sinistre.  

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Encore un de nos glorieux débris du premier empire qui vient de s'éteindre. Dans la nuit de vendredi à samedi, le capitaine Fortin, demeurant à Bavent, a succombé au mal qui le minait depuis quelque temps.

Le vieux capitaine s'est éteint paisiblement, entouré de l'estime de ses concitoyens,, avec un cœur toujours dévoué à son pays, mais dont le corps était, depuis longtemps, affaibli et usé par l'âge et les infirmités. Il est mort dans une pauvreté relative, sa richesse la plus précieuse consistait dans les glorieux souvenirs d'une vie remplie par le devoir accompli du vrai soldat et l'amour le plus ardent de la patrie.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  La poste, ne pouvant égaler la vitesse de la télégraphié, essaie au moins d'accroître la rapidité des correspondances.

Dans ce but, les facteurs ruraux vont être autorisés à prendre le chemin de fer toutes les fois qu'il conduira aux communes qu'ils ont à desservir, Nous applaudissons franchement à cette mesure, qui apportera une grande célérité dans la correspondance et qui améliorera la situation pénible des facteurs qui desservent la campagne.  

 

Mars 1870   -   Fait divers.   -   L'église de Bavent vient d'être pourvue d'un autel en harmonie avec la belle architecture de son chevet et du transept. Cet autel en bronze doré, dans le sentiment du style ogival des XIII et XIVe siècles, est l’œuvre de M. Philippe Vimont, de Vire, déjà connu par l'autel de Notre-Dame de Vire, également en bronze doré.  

 

Août 1870   -  Appel aux Paysans.   -   Paysans de France, debout ! De gré ou de force, debout !

Il ne sera pas dit que la population des villes aura supporté seule, avec notre héroïque armée, le poids de cette horrible invasion.

Cette patrie qu'on foule aux pieds et qu'on éventre est notre mère.

Debout donc, les jeunes, les vieux, tout le monde ! Sautez sur vos fusils !

Vous avez vraiment devant vous cette fois les ennemis de la famille et de la propriété. Mettez l'oreille à terre et vous les entendrez venir par centaines de mille.

Vos maisons, vos propriétés, vos femmes, vos filles, vos bêtes, tout ce qui faisait votre joie et votre espérance est en péril.

Ce n'est ni avec les larmes de la peur, ni avec la prière des désespérés qu'on sauve son pays, son village, sa chaumière, son argent, ses denrées, c'est avec de l'audace, c'est avec de la poudre et du plomb.

Maires et conseillers municipaux, à votre poste de combat !

Vous devez l'exemple des résolutions viriles. Pas de discours, pas d'hésitations, pas de stériles proclamations. Sonnez le tocsin, sonnez le jour et nuit, comme si vos maisons brûlaient. Que les cloches de vos vieilles églises parlent et se répondent.

Le tocsin, c'est le rappel lugubre des paysans, c'est le cri de guerre au temps où nous sommes, c'est le signal des grandes colères.

Petits-fils des géants de 92, levez-vous !

 

Août 1870   -   Enrôlements.   -   Les enrôlements volontaires se font en masse dans notre département.

Tous, jeunes ou vieux, veulent en tâter. A cet égard, on se plaint des longueurs de la bureaucratie, et que les bureaux administratifs sont trop tôt fermés le soir.

On nous assure que quelques jeunes gens du dehors sont venus se casser le nez contre certaines portes.

Il faut prendre garde. L'enthousiasme est, comme autre chose, susceptible de se refroidir, et dame, en administrateurs prévoyants, il faudrait savoir profiter.

Ce que nous répétons là, ce n'est qu'un « on dit », auquel nous n'accordons un peu d'attention, que parce qu'il nous tarde de voir se grossir le nombre des vainqueurs de la Prusse.

 

Août 1870   -  Une circulaire.   -   D'après une circulaire de M. le ministre de l'intérieur du 8 août 1870, les dons en nature, tels que le vin, l'eau-de-vie, les liqueurs, le tabac, le linge, les chevaux, le bétail, etc., seront reçus dans toutes les villes où réside un sous-intendant militaire ou un fonctionnaire qui en remplit les fonctions, c'est-à-dire dans tous les chefs-lieux d'arrondissement de l'Empire.

 

Août 1870   -  Les blessés.   -   Des blessés de l'armée sont attendus dans le Calvados. Un certain nombre de lits sont, dès à présent, disposés pour les recevoir dans les hospices. En outre, une foule de concitoyens dévoués se sont empressés de se faire inscrire pour recevoir chez eux un ou plusieurs convalescents, et leur offrir ainsi les soins et les ménagements qu'ils trouveraient dans leurs propres familles

 

Août 1870   -  Pour les blessés.   -   Ont mis à la disposition de l'Administration pour les blessés de l'armée :

M. Charlier, ingénieur, 1 lit ; M. de Druval, dans son château de Creully, 2 lits ; M. Ch. Paisant-Duclos, id., 4 lits ;

M. Lemarchand, vétérinaire à Mathieu, 1 lit ; MM. Bunel, Rubin et Lecointe, 2 lits ; Mme Buhour mère, à Mathieu, 8 lits ;

Mme la comtesse de Lamprelie, à Meslay, 6 lits ; Mme la comtesse de Germiny, à Bavent, 12 lits ;

MM. Collard, de la Rivière-Saint-Sauveur, 8 lits ; M. Repos, directeur du grand hôtel d'Asnelles, 50 lit,

M. le docteur de la Motte, de Pont-1'Evêque, et M. Besson, docteur à Caumont, offrent gratuitement leurs soins aux blessés envoyés dans leur rayon. M. Mulot, pharmacien à Caen, s'est offert à fournir gratuitement les médicaments pour les blessés qui seront reçus dans les maisons particulières de la paroisse St-Jean.  

 

Octobre 1872   -  Incendie.  -  Pendant la nuit du 8 au 9 de ce mois, un incendie s'est déclaré dans un corps de bâtiment à usage de maison de garde, non habitée, appartenant à M. Castillon. propriétaire à Troarn, et située dans un herbage dépendant du territoire de Bavent, près de la route de Troarn à Dives. Le feu a pris naissance dans un appartement rempli de fourrage. Les pompiers de Bavent se transportèrent, avec leur pompe, sur le lieu du sinistre, mais, a leur arrivée, tout le corps de bâtiment, qui était couvert en paille, était presque entièrement consumé. Dans le pays, on attribue cet incendie à la malveillance. Quant à nous, nous pensons que le domestique qui avait, dans la soirée, été chercher du foin avec de la chandelle, aura, en éteignant sa lumière, laissé tomber, sans s'en apercevoir, quelques flammèches sur des pailles auxquelles elles auront communiqué le feu.  

 

Mars 1875   -   Le printemps.  -  Si cela continue, le printemps sera inauguré par la gelée ou la neige. En Angleterre, des vents violents ont causé beaucoup de malheurs. Des maisons en construction ont été renversées et des ouvriers ont péri.

 

Mars 1875   -   Condamnation.  -  Ernest Hareng, journalier à Bavent, outrages et coups au garde champêtre, 1 mois de prison et 16 francs d'amende. 

 

Février 1877   -  Un malheur ne vient jamais seul.  -  La semaine dernière, le sieur Victor Langevin, à Bavent, se rendit en voiture à Caen, pour acheter de la marchandise,  Comme il retournait chez lui, une charrette attelée d’un cheval qui allait en sens inverse, vint donner dans le poitrail de son cheval, l’animal fut blessé si grièvement qu'il dut le laisser dans une écurie à Caen. Le lendemain, le sieur Langevin retournait à Caen avec une charrette attelée d'un cheval qu'il avait emprunté. Comme il se trouvait près d'Hérouvillette, le cheval qu'il conduisait tomba mort en route.  

 

Mai 1877   -  Une femme écrasée par un arbre.  -  Mardi, la dame Joseph Paul, demeurant à Bavent, alla porter à dîner à son mari qui était à abattre des chênes sur la ferme exploitée par M. Lemaître-Dupart. Pendant que son mari prenait son repas, la dame Paul voulut continuer sa besogne, mais, comme elle était baissée, un chêne se détacha du sol et lui tomba sur les reins. Elle fut reportée chez elle dans un état pitoyable et couverte de sang. Cette infortunée, qui était âgée de 24 ans, a succombé à ses blessures.

 

Août 1880  -  Orages.  -  Les orages de la semaine dernière ont causé dans le département plusieurs sinistres. A Trouville, plusieurs rues ont été inondées. Les marchandises contenues dans les caves ont été entièrement endommagées. Les pertes de ce chef dépassent 10 000 francs. La foudre est tombée à différentes reprises à Trouville et à Deauville. Près le Salon et la rue des Dunes, elle a coupé un arbre par le pied, sur le quai Joinville, sur le banc de sable près le Casino de Deauville, elle n'a fait aucun dégât.

A Bonneville-sur-Touques, elle est tombée sur une maison dont elle a dépavé la salle. Un boucher a eu deux de ses bœufs tués.  A Bavent, il y a eu plusieurs accidents, la foudre est tombée, notamment, sur un appartement à usage d'écurie, appartenant au sieur Giret. Une partie des tuiles de la toiture a été enlevée.

Dans le marais, Pierre Gady et sa femme, occupés à faner, ont été surpris par l'orage. Gady, atteint par le fluide, a dû être transporté chez lui sans connaissance. Sa vie n'est pas en danger. La femme a été renversée, ainsi que d'autres personnes qui se trouvaient dans le voisinage. A Robehomme3 la foudre est tombée en plusieurs endroits, mais sans occasionner de dégâts. Dans la commune de Meulles, la foudre est tombée sur un bâtiment à usage de cave et grange, appartenant à M. Gondouin. Le feu s'est communiqué sur toute l'étendue du bâtiment, et a consumé environ 1 000 bottes de foin. Les secours, apportés par les habitants du bourg, qui ont courageusement fait la part du feu, ont réussi à préserver les planchers et les murailles. Deux tonneaux de cidre ont pu être préservés de la destruction. La perte s'élève à 3 000 fr. environ. Un domestique de la maison, un nommé Thibout, qui se trouvait à 15 mètres du bâtiment, a été renversé par la foudre, mais sans qu'il en eût aucun mal, il a pu se relever et appeler du secours pour l'incendie.

 

Octobre 1881  -  Tentative de meurtre.  -  Samedi, à Bavent, entre 9 1/2 et 10 heures du soir, le nommé Charles Lepère, âgé de 21 ans, journalier, porteur d'un fusil chargé, voulut pénétrer de force dans une maison de la commune, habitée par le sieur Lavarde, 69 ans, journalier, et la fille Lahogue, âgée de 40 ans, sa concubine. Lepère, qui était en état d'ivresse, se présenta deux fois pour se faire ouvrir, et fut toujours repoussé, alors il défonça la porte à coups de crosse de fusil. Lavarde s'étant levé, reçut un coup de feu dans l'épaule droite et la poitrine, et tomba sur le sol. Ce malheureux vieillard a reçu quinze plombs dans la figure, dont quelques-uns ont atteint l'œil gauche, qu'il perdra. Il en a dans l'épaule droite et la poitrine.  

 

Avril 1883  -  Chasse. –  Depuis quelque temps, des sangliers ravageaient les environs des bois de Bavent. Une battue a eu lieu mardi sous la direction de M. E. Quérière. Un renard a été tué par M. Delarbre et un sanglier de 57 kilos a été abattu par M. A. Quérière. Déjà, l'an dernier, un sanglier de 69 kilos avait été abattu par ce même chasseur, dans les bois de Bavent.  

 

Février 1886  -  Mort de faim.  -  Le cadavre du nommé Édouard Panchy, 70 ans, toucheur de bestiaux, demeurant à Bavent, hameau de Benanville, a été trouvé dans sa demeure. La levée et les constatations du cadavre ont fait connaître que la mort, qui remonte à deux ou trois jours, est due au manque de nourriture.  

 

Avril 1890  -  Est-ce possible ?  -  Dernièrement, un sanglier était chassé dans les bois de Bavent. Soudain, l’animal disparaît au nez et à la barbe des chasseurs. Et si le dîner ne les avait remis, nous ne savons ce qu'il serait advenu de leur noir désespoir. Quant au sanglier, criblé de balles, il errait dans les marais de Varaville, lorsqu'il fut aperçu et abattu d'un coup de fusil par un gardien d'herbages. Il paraît qu'on menace de poursuivre le malheureux garde pour chasse sans permis. Est-ce possible ?  (source B-N)

 

Août 1891  -  Fête.  -  Dimanche 30 et lundi 31 août, fête St-Louis. Jeux divertissements, courses de vélocipèdes, tombola, bal, feu d'artifice. (source B-N)

 

Janvier 1892  -  Mauvaise mère.  -  Marie Noël, veuve Vimont, 42 ans, journalière à Bavent, a une conduite déplorable. Non contente de donner à sa  fille, à peine âgée de 15 ans, les plus déplorables exemples, elle la forçait à se livrer à la prostitution. La veuve Vimont a été condamnée à deux ans de prison.  (source B-N)  

 

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Un voiturier écrasé.  -  Vendredi, le sieur Cabouret, conducteur de la voiture de Bavent, a trouvé, sur le territoire de Colombelles, le corps encore chaud du nommé Louis Hubert, 53 ans, domestique chez M. Charles Complet, fabricant de tuiles à Bavent. Cet homme avait la tête et la main droite écrasées, il tenait encore son fouet dans cette main. Cet homme buvait, quelquefois, mais, cependant, son maître déclare qu'il n'était pas un ivrogne, il avait la mauvaise habitude de monter sur le côté de sa voiture. Il revenait de Caen avec deux voitures chargées de charbon et on peut supposer que c'est en regardant en arrière qu'il aura perdu l'équilibre. Hébert était marié et laisse trois enfants. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  Cour d'assises du Calvados.   -  Vol qualifié.  -   François Fouques, 35 ans, cultivateur à Ranville ; François Fremin, 31 ans, charron, Numa Breville, 49 ans, carrier ; Auguste Beaumont, 48 ans, domestique ; femme Breville, 56 ans, couturière, demeurant tous à Hérouvillette, et François Nemèse, dit Kroumir, journalier à Lingèvres, ont littéralement dévalisé les environs de Bavent. Ils ont été condamnés ; Fouques, à 5 ans de travaux forcés ; Fremin, Breville et Beaumont, à 4 ans de prison ; Nemèse à 3 ans. La femme Breville a été acquittée. (Source B.N.)

 

Mai 1908 - Drôle histoire.  - Pour augmenter son chiffre d'affaire, l'équarrisseur de Bavent tuait des bestiaux, la nuit, dans les herbages. Aidé par sa famille, il leur faisait absorber de l' acide sulfurique, les symptômes du charbon, et pour ne pas abîmer la peau, qu'il revendait cinq ou six fois son prix d'achat à un tanneur de Caen 40 à 50 bovins et chevaux ont péri  ainsi.

 

Mars 1912  -  Attaques sur la route. - Trois jeunes gens habitant Dives-sur-mer qui revenaient jeudi soir à bicyclette de Caen furent surpris et attaqués près de Bavent vers 9 heures du soir par des individus qui, après avoir brisé la bicyclette de l'un d'eux, maltraitèrent son propriétaire et mirent en fuite les deux autres cyclistes en les menaçant d'un revolver. La gendarmerie a ouvert une enquête.

 

Février 1913  -  Nouvelles brèves.  -  Pour se  soustraire aux mauvais traitements que lui faisait endurer son amant, Henri Desloges, 31 ans, journalier à Bavent, la femme Quesnent profita que ce qu'il était à l'hôpital pour se placer. À son retour, Desloges, furieux, menaça de mort son ex-maîtresse et brisa tout chez elle. Il sera poursuivi.

 

Mai 1914  - Délit de pêche. — Le 10 février, vers 6 heures du matin, le sieur Gaston Sage, 34 ans, marchand, fut surpris se livrant à la pêche de l'anguille à l'aide d'un engin prohibé. Il eut le tort de refuser de le livrer aux gendarmes : c'était, dit-il parce qu'il ne lui appartenait pas. Le tribunal le condamne à 30 fr. d'amende et 50 fr. d'amende. 

 

Mai 1914  -  Engins prohibés.  -  Au cours du mois dernier, M. Georges Thomas se livrait à la pêche à la truite à l'aide d'un engin prohibé. Surpris par les gendarmes, il refusa de remettre l'engin. Le tribunal le condamné à deux amendes : 16 et 25 francs. La contrainte par corps est fixée à 15 jours.

Avril 1916  -  Un vieillard carbonisé.  -  Un journalier de 70 ans, Albert Lepetit, domicilié à Bavent, a été retrouvé carbonisé sur le bord de sa cheminée où il avait du tomber en se  chauffant, par suite d’une attaque de paralysie, à laquelle il était prédisposé.  

 

Janvier 1924  -  Un drame sanglant entre propriétaires et locataires.  -  Le premier jour de l'année a été marqué par un événement tragique dans la petite commune de Bavent.
Le drame s'est déroulé non loin de la ferme des « Grandes-Bruyères », fut commis il y a trois ans un drame mystérieux sur lequel la Justice n'a pu faire la lumière. A deux kilomètres de ce hameau et sur la route de Gonneville se trouvent au milieu de prés submergés, une importante exploitation agricole et ses dépendances, la ferme du Moulin, propriété de Mme Mottais, qui gère ce bien de famille avec ses neveux et nièces, après avoir occupé un emploi à Paris pendant de nombreuses années.
 Il y a quelques mois, la cultivatrice louait un pavillon inhabité aux époux Félix, mariés récemment dans la commune. Le mari, couvreur, était au servie, de M. Briard, entrepreneur à Merville, lorsque le jeune ménage s'installa à la Saint-Michel dernière dans ce logement situé à proximité des bâtiments de la ferme. Les relations furent d'abord très cordiales entre propriétaires et locataires.

Des bavardages féminins devaient bientôt faire naître la guerre au village, et des querelles journalières mirent aux prises les voisins devenus ennemis irréconciliables. Le 25 novembre, Mme Mettais signifiait congé au couvreur par lettre recommandée, mais le bail n'était effectivement résiliable que dans six moins.
 M. Félix répondit à cette mise en demeure par un exploit d'huissier. Entre temps, des propos aigres-doux étaient échangés au passage et plusieurs fois les choses faillirent tourner au tragique.
Hier, à l'occasion du premier Janvier, il y eut réception dans les deux familles. A chaque foyer des agapes intimes terminaient la journée Mme Mettais avait reçu la visite de deux cousines parisiennes venues passer quelques jours à la ferme du Moulin. De leur coté, les époux Félix comptaient passer la soirée avec leurs beaux-parents, et dans les deux maisons on préparait un repas plantureux pour les hôtes du nouvel an. Pendant que l'oie grasse tournait à la broche sous la surveillance exercée des ménagères, les hommes savouraient dans leurs celliers le capiteux cidre normand. Ce gala villageois fut troublé par un incident imprévu.
Un mot futile mit le feu aux poudres. Le beau-père du couvreur Félix, M. Lechêne, entrait accompagné de son fils chez son gendre, lorsqu'il aperçut, sur la route, la propriétaire hostile. Narquois, le bonhomme proféra entre haut et bas : « Quel marécage, ici, on nage dans la boue, les forçats sont certainement mieux à Cayenne ». 
Mme Mettais et sa sœur Suzanne entendirent le propos.
« Si vous trouvez qu'on manque de confort chez moi, répliqua la fermière, commandez un plancher, vous serez plus à l'aise ».

La femme Félix, qui passait au même moment crut devoir invectiver la cultivatrice et la scène se termina par un crêpage de chignons.
Dans les deux camps, on appelait au secours. Aussitôt alertée, la famille Mettais, qui est nombreuse, arrivait devant le logement du couvreur. Gustave Mettais, un neveu et Georges Montagu, son cousin, apparurent, armés de matraques. Les deux hommes étaient suivis par le personnel des deux sexes. Avant leur arrivée, le couvreur s'était empressé de décrocher son fusil de chasse. Il frappa à coups de crosse la femme Mettais, qui tomba en poussant un cri. Le neveu de la victime. Gustave Mettais, voulut se précipiter sur l'agresseur. Félix, le mettant en joue, tira à bout portant et atteignit au ventre son adversaire qui s'écroula auprès d'une meule de foin. Entre les femmes, le carnage continuait. La compagne du couvreur tomba, terrassée sous les coups reçus de toute part.
On s'aperçut bientôt que l'état du malheureux Mettais était désespéré. Le blessé fut transporté à la ferme voisine et M. le docteur Chambon, de Cabourg, prévenu par les parents. arriva dans la soirée. Il ordonna le transfert de Gustave Mettais dans une clinique de Caen, mais l'infortuné succombe, dans le trajet et son cadavre dût être ramené à Bavent.
L'issue de ce drame avait fini par calmer la fureur des combattants. Devant la gravité son acte, le couvreur reprit conscience, il se rendit à bicyclette à la gendarmerie de Troarn et s'y constitua prisonnier, après avoir fait l'aveu de son crime.
L’inculpé, après ses premières déclarations, manifesta un abattement profond. Il prétend que le coup était parti dans la mêlée au moment il voulait se défendre avec la crosse de son arme mais ses explications sont contredites par les témoins de la scène.

Ce meurtre a vivement ému les habitants de la petite commune, la victime jouissait d'une grande considération.

 

Janvier 1924  -  Le drame de Bavent.  -  Le couvreur Félix qui tua d'un coup de fusil dans les circonstances que nous vous avons relatées, le neveu de la propriétaire, Gustave Maltais, a été interrogé hier par le juge d'instruction. Le meurtrier se défend d'avoir tiré sur la victime. Lorsqu'il aperçut les parents de la fermière armés de gourdins et proférant contre lui les pires menacés, Félix, pour écarter ses adversaires, aurait mis son arme en avant, un coup de bâton sur le canon du fusil aurait fait déclenché la détente.
Ajoutons que Gustave Mettais reçut le coup mortel dans l'enclos du locataire.
L'enquête de la gendarmerie contredit sur plusieurs points la version de l'accusé. Au moment ou éclata la scène tragique, Félix rentrait d'une partie de chasse et son fusil était désarmé. Au bruit de la dispute, il sortit avec son arme et en frappa Mme Mettais, mais l’alarme avait été donnée par la propriétaire, parents et domestiques accoururent au secours de
la cultivatrice. Félix, devant l'arrivée de ces troupes de réserve, devint furieux, il rentra, prit deux cartouches restées dans sa poche, et arma le fusil. Quelques secondes après, il se trouvait en présente de Gustave Mettais. «  est-il ?» s’écriaient les gens de la ferme, «  il faut qu’on l’assomme ». Deux détonations retentirent, et le neveu de Mme Mettais tomba foudroyé.

Comme nous l’avons dit, Félix passait dans le pays pour un ouvrier laborieux. Les dissentiments qui existaient entre les deux familles auraient eu, au dire du meurtrier, une origine assez délicate. Si les faits sont confirmés par l’enquête, ils atténueraient dans une certaine mesure le geste du couvreur.  

 

Décembre 1924  -  Pour se défendre un père tue son fils.  -  Dans l'après-midi de dimanche, un drame rapide et sanglant s'est déroulé au hameau de Béneauville, sur le territoire de la commune de Bavent. Un ouvrier agricole, M. Lamy, habite dans ce village, l'une des maisons qui sont situées à proximité du château de Béneauville, Age de 57 ans, il vit avec trois de ses enfants. L'aîné Jacques, 27 ans, est un grand mutilé de guerre.

Depuis quelque temps, ce dernier, avait contracté des habitudes d'intempérance, qui furent cause de scènes nombreuses au foyer paternel. Jacques Lamy terrorisait les siens, il s'était livré plusieurs fois des voies de fait regrettables sur la personne de ses parents. Ayant touché sa pension les Jours derniers, il fit de nombreuses visites dans les auberges du pays.

Dimanche soir, sous l'empire de la boisson, il proféra des menaces terribles contre son père, « Il faut que j'en zigouille un ce soir » disait-il dans un accès de fureur. Et l’énergumène était armé d'une chaise.

Craignant pour sa vie, M. Lamy saisit un fusil de chasse et tira à bout portant sur son fils qui se trouvait devant la maison. Jacques Lamv atteint au poignet et au sein gauche, tomba ensanglanté. Le père, effrayé de la gravité de son acte, s'empressa, de prévenir le docteur Lefillatre, qui, après avoir donné ses soins au blessé ordonna son transfert à l'hôpital de Caen, il a été opéré hier matin. Son état parait désespéré.

M. Brasseur, l'actif chef de la brigade de gendarmerie de Troarn, a procédé à l'arrestation de M. Lamy. II a exprimé le plus vif regret de son geste tragique, ajoutant, qu'il n'avait tiré que pour se défendre, lui et les siens.

 

Mars 1926  -  En famille.  - Mme veuve Frémont, 56 ans, demeurant depuis quelque temps chez son beau-frère, M. Victor Sanson, cultivateur au village de Drieure, commune de Bavent.

Ce dernier supportait avec peine la présence de sa belle-sœur. Mme Frémont était restée souffrante, il interdit aux voisins l'accès de sa chambre et laissa la malheureuse sans nourriture.

L'adjoint de la commune, M. Lemarinier, intervint pour rappeler à plus d'humanité, le cultivateur qui avait frappé Mme Frémont.

 

Mai 1927  -  Effets de printemps.  - L'autre nuit, Mme Devinast, 26 ans, ménagère à Bavent ayant entendu frapper et croyant que son mari rentrait, alla ouvrir. Elle se trouva en présence d'un garnement de 16 ans, Jules Lejeune, qui se jeta sur elle et essaya de la violenter. Pourtant, Mme Devinast parvint à le pousser dehors. Lejeune essaya de briser une fenêtre mais aux cris de la jeune femme, il s'éloigna.

Arrêté par les gendarmes de Troarn, il avoua avoir fait le même soir, de odieuses propositions à Mme Veuve Gallais qui dut le chasser.

 

Juillet 1927  -  Fin mystérieuse.  -  Pendant que sa mère était sortie, Mlle Germaine Guého, 22 ans, de Bavent, se rendait au jardin relever le linge qui y était tendu. Peu aprés, Mme Guého revenait et apercevait le corps de la jeune fille flottant dans une mare voisine. On croit que la malheureuse se sera noyée dans une crise d'épilepsie.

Mars 1929  -  Incendie.  -  Un incendie dont on ignore les causes a éclaté dans l'atelier de M. Albert Simon, charron à Bavent, et a détruit tout le bâtiment. Les machines et le bois qui  s'y trouvaient ont été la proie des flammes. Les dégâts sont évalués à 30 000 francs. La gendarmerie de Troarn a ouvert une enquête.

 

Février 1940  -  Un dangereux chauffeur.  -  En tournée dans la commune de Bavent, les gendarmes de Troarn, alors qu'ils se trouvaient sur la route de Caen à Cabourg, au lieu dit « L'arbre Martin » ont relevé deux infractions au Code de la route contre le conducteur d'une camionnette, nommé Alexandre Durand, 43 ans, boucher à Dives-sur-Mer, chez Mme Guilbert. Celui-ci qui était en état d'ivresse zigzaguait sur la route au point d'empêcher tout dépassement de voiture suiveuse et causait ainsi un danger sérieux pour la circulation.

C'est seulement après être monté à bord d'une voiture qui suivait la camionnette depuis plus de quatre kilomètres sans pouvoir la dépasser que les gendarmes réussirent à faire arrêter le chauffard. Ce dernier n'obtempéra pas au coup de sifflet qui lui indiquait de le faire.

 

Mars 1940  -  A propos de canards.  -  M. Raoul Brard, 42 ans, cultivateur au hameau de Rocheville, a porté plainte à la gendarmerie de Troarn pour destruction des canards dit « appelants ». Ce méfait aurait été commis par trois jeunes gens de 14 à 15 ans, de passage dans la localité. Une enquête est ouverte.  

 

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -   Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d)  Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.

 

Décembre 1944   -   Au Conseil Municipal.    -   Au cours de la dernière séance du Conseil Municipal, il a été précisé que le Ministère a donné l'assurance que les requis employés par les allemands seront payés. Il a été décidé que le tambour de la ville sera remplacé par le haut-parleur de M. Gillette pour les avis officiels, mais la publicité des particuliers pourra être faite par le tambour.  (source B-N)

 

Février 1945  -  La fin tragique d’un ouvrier.    Un ouvrier d’une entreprise d’Ivry-sur-Seine qui tentait d’enlever une mine déposée dans une maison sinistrée, rue du Commerce, à Bavent, a été déchiqueté par l’explosion de l’engin. (source B-N)

 

Février 1945  -  Huit mois après.    On a retrouvé près de la ferme de M. Lesage, à Bavent, le squelette de M. Levannier, 63 ans, journalier, disparu depuis juin 1944. Le sexagénaire avait été tué dans un bombardement.  (source B-N)

 

Mars 1945  -  Le C.L.L. de Bavent-Robehomme.  -  Le bureau du Comité local de Libération de Bavent-Robehomme a été ainsi constitué : Président, M. Fournier ; vice-président, MM. E. Dallaire et Héve ; secrétaire, M. Fournier ; trésorier, M. Léon Vimont. (source B-N)

 

Avril 1945  -  Les imprudences fatales.  -  Deux jeunes gens, Eugène Bures, 16 ans, et René Desrues, 15 ans, journaliers à Bavent, tentaient de dévisser un obus lorsque l’engin explosa. M. Bures a été tué et son camarade grièvement blessé. (source B-N)

BAVENT (Calvados)  -  Le Lavoir communal

BAVENT (Calvados)

Le Manoir du Prieuré

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