LA BAZOQUE 

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune sont des Bazocains, Bazocaines


Mai 1868   -   Le climat.   -   L'élévation de la température qui n'a cessé de régner pendant la majeure partie du mois qui se termine, est un événement assez rare dans nos climats, où la chaleur n'atteint son maximum que vers le mois de juillet.

Voici à cette occasion la nomenclature des plus fortes chaleurs observées depuis un siècle et demi :

En 1702, le thermomètre monta à 39 degrés centigrades au dessus de zéro.

En 1753 et 1793, à 38 degrés.

En 1825, à 37 degrés.

En 1800 et en 1830, à 36 degrés.

La moyenne de la chaleur des étés et de 30 degrés. Cette moyenne à presque été atteinte dans la dernière quinzaine de mai 1868.  

 

Décembre 1875   -  Mort accidentelle.  -  Dimanche, vers trois heures et demie du soir, M. Jean-Jacques-François Lebarbey, âgé de 58 ans, cultivateur à Bazoque, est tombé accidentellement dans une mare d'eau située dans la cour de sa maison. Retiré aussitôt et transporté dans son lit on s'aperçut que le malheureux Lebarbey avait cessé de vivre.

 

Décembre 1875   -  La neige.  -  Le froid est rigoureux partout, en France c'est la région du Midi qui est la plus éprouvée. Marseille, Agen, Nimes, Montpellier, Limoges sont sous la neige.

Dans le Calvados, du côté de Bayeux, la neige a atteint dimanche, une épaisseur de 55 centimètres, région de Caen, 20 centimètres ; de Lisieux, 8 centimètres. Plus on avance vers Paris, plus la couche diminue, à partir de Serquigny, elle couvre à peine le sol. 

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -   Arrondissement de Bayeux : Tracy, école de garçons ; Vaux-sur-Aure, école mixte ; La Bazoque, école mixte ; Graye, école de garçons ; Vaucelles, école mixte ; Ranchy, école mixte ; Castilly, école de garçons ; Saint-Germain-du-Pert, école mixte ; Crépon, les deux écoles.

 

Juin 1883  -  La foudre. –  Les derniers orages ont causé plusieurs accidents dans notre région.

Vendredi, la foudre est tombée sur la ferme de Lessard, à la Villette, et a mis le feu à une partie des bâtiments. La perte est de 14 000 fr. en partie assurés.

Au fort de cet orage, trois passants réfugiés dans une maisonnette du chemin de fer, près du village de la Hingrie, au sud du mont de Cerisi, ont ressenti une violente commotion dans les membres inférieurs et aperçu une étincelle électrique traversant l'appartement.

A Montigny, la foudre, en tombant sur un bâtiment couvert en paillé, appartenant à M. Delivet, a occasionné un incendie qui a pu être rapidement éteint.

Lundi, à La Bazoque, près Balleroy, le tonnerre est tombé sur la forge d'un sieur Gassion, maréchal, occupé à ferrer un cheval. Le maréchal et deux hommes, ainsi que le cheval, ont été renversés. Heureusement, ils en ont été quittes pour la peur et une violente secousse.

Le tonnerre est tombé aussi, le même jour, dans le parc du château de Balleroy, mais il n'a causé aucuns dégâts.

Près les abattoirs de Lisieux, la foudre a percé le toit de la maison de Mme Langlois, aux Rouges-Fontaines, elle a dépouillé un arbre de son écorce, sur la route de Livarot, elle a frappé à sa base la cheminée de l'établissement de M. Bertre.

A Roques, et dans quelques autres endroits, elle a laissé des traces de son passage sans causer de sérieux dégâts. Le canot « Pisse-Partout », de Trouville a disparu, on craint que surpris par l'orage, il n'ait été englouti avec le patron Breton, qui le dirigeait.

 

Septembre 1892  -  Vols d’animaux.  -  Deux juments appartenant au sieur Jean-Baptiste Derenne, cocher à Deauville, ont été volées. 

— Une vache, estimée 350 fr., a été volée au préjudice du sieur Gustave Thomine, propriétaire à la Bazoque

— Le nommé Philippe Altève, 25 ans, journalier à Montviette, amenait samedi une vache au marché de Lisieux. Questionné sur la provenance de cette vache, Altève a répondu qu'il l'avait volée à son père. Cet homme, qui a été déjà condamné, a été écroué à la prison de Lisieux.  (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  - Chronique judiciaire.  -  Édouard Commensal, 44 ans, journalier à Surrain, 25 fr. son chien ayant mordu un jeune domestique.  

— Jules Duquesne, 30 ans, cultivateur à la Bazoque, 16 fr., chasse. (Source B.N.)  

 

Avril 1907  -  Accident de voiture.  -  Hier, mardi, M. Papillon, cultivateur à la Bazoque, se rendait en voiture, accompagné de deux jeunes filles et de leur mère, habitant La Bazoque, au marché de Balleroy, lorsque arrivés au haut de la côte dite Tivoly, le cheval s'emballa. L'équipage descendit à une vitesse vertigineuse la côte très rapide, et le conducteur perdant son sang froid, vint heurter un camion lourdement chargé.

Les quatre voyageurs furent projetés a dix mètres en avant. Les deux jeunes filles ont été légèrement contusionnées mais l'état de leur mère est plus grave. M. Papillon s’en est tiré avec quelques éraflures. (source M. du C.)

 

Juillet 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques jours d'un froid bien anormal en cette saison, la température s'est élevée à nouveau. Cette hausse subite a causé des orages violents et de grands abats-d’eau. Un peu partout des bestiaux ont été foudroyés dans les champs. Les rivières sont en pleine crue, on se croirait à l'automne, et la fenaison va devenir difficile si ces désordres atmosphériques continuent. Hier soir, une éclipse totale de lune avait lieu. Elle s'est passée derrière les nuages.

 

Juillet 1917  -  Un mauvais fils.  -  Un nommé Désiré Fabius, de La Bazoque, près Balleroy, maltraite et frappe sa mère, âgée de 78 ans. Il a été déjà condamné pour cela. Il sera de nouveau poursuivi.

 

Août 1917  -  La dernière permission. -  Le soldat Martin, qui n'a plus de famille, venait passer chaque permission chez M. Marion, cultivateur à La Bazoque, près Balleroy. L'autre jour, en conduisant un tombereau, il fut renversé par le cheval et roula sous la voiture dont une roue lui passa sur le dos. On le soigna chez M. Marion, mais sa permission expirant, on dut l'amener à l'hôpital de Bayeux où il est encore en traitement.  

 

Mars 1936  -  Un motocycliste tué dans une collision.   -  Mardi soir, sur la route de Bernay à Pont-Audemer, à 200 mètres au de là du pont du Favril, vers Lieurey, une collision s'est produite entre la moto de M. Maurice Marcelle, 30 ans, journalier à Bazoques et une camionnette conduite par M. Albert Fettu, cultivateur à Villerville, qui était accompagné de M. Louis Ollivier, cultivateur à Touques. 

M. Fettu avait fait l'impossible pour éviter la collision. Le motocycliste a été tué sur le coup. 

Le réservoir de la moto ayant pris feu, les vêtements du motocycliste s'enflammèrent et le feu se communiqua à la camionnette, dont les occupants n’eurent que le temps de se dégager. Tous deux furent brûlés aux mains et à la tête, mais sans gravité. (source M. C.)  

 

Mars 1936  L'odieuse conduite d'un journalier.   -  Sur une dénonciation anonyme, les gendarmes de Balleroy ont ouvert une enquête sur les agissements, à La Bazoque, du nommé Georges Ménard, 26 ans, journalier au même  lieu, envers les deux enfants de sa femme, âgés de 6 et 4 ans, ces deux, enfants sont très chétifs. Ménard les brutalisé fréquemment, notamment le plus jeune, le petit Pierre. Il y a deux mois, cet enfant ayant fait plus de 10 km. à pied, Ménard le frappa à coups de pied parce qu'il ne marchait pas assez vite, le bambin étant tombé de fatigue, Ménard le traîna sur la route, le blessant profondément aux genoux. Le 1er mars, parce qu'il se servait de sa main gauche pour manger, !e journalier lui porta au visage un violent coup de poing qui le projeta contre la muraille. Huit jours plus tard, pour le même motif, Ménard lui attacha la main gauche, à l'aide d'une corde au dossier d'une chaise et le roua de coups. Quand les gendarmes se sont présentés pour interroger Ménard, celui-ci était occupé à répandre du fumier dans un herbage, les deux pauvres petits étaient non loin de là, grelottant de froid et trempés par la pluie qui était tombée tout l'après-midi. Ménard prétend que les faits signalés aux gendarmes sont dictés par la vengeance. (source M. C.)

 

Juillet 1940  -  Une plainte pour rien.  -  Mlle Aimée James, 62 ans, cultivatrice à La Bazogue, avait vendu une poule noire à une réfugiée de Balleroy moyennant le prix excessif 40 fr.
Le mari, M. Pierre Voisin, serrurier au Havre, se trouvant « estampé » retourna à La Bazogue pour restituer la poule qui pesait à peine un kilo et rentrer dans son argent.
Mlle James étant absente, il fit franchir une clôture à son fils et lui fit s'emparer d'une poule blanche qu'il emporta avec la noire.
Mlle James l'accusa de vol. Mais e
lle est venue à Balleroy, lui a remis 10 fr. sur le prix de la poule noire (mea culpa ) et a repris possession de la poule blanche. Tout est bien qui finit bien.

Chaumière Normande

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