BEAUMAIS 

Canton de Morteaux-Coulibœuf

Les habitants de la commune de Beaumais sont des


Mars 1877   -  Révision.  -  Les opérations du conseil de révision pour la formation des contingents de la classe de 1876 auront lieu prochainement. L'administration rappelle que c'est aux familles et aux jeunes gens à se procurer les pièces qui doivent justifier devant le conseil de leurs droits à la dispense. Il peut être accordé des sursis d'appel aux jeunes gens qui, avant le tirage au sort, en auront fait la demande. Les jeunes gens doivent, à cet effet, établir que, soit pour les besoins de l'exploitation agricole, industrielle ou commerciale à laquelle ils se livrent pour leur compte ou pour celui de leurs parents, il est indispensable qu'ils ne soient pas enlevés immédiatement à leurs travaux.

 

Avril 1877   -  Pêche.  -  La pèche fluviale sera prohibée depuis le I5 avril courant jusqu'au 15 juin. Le saumon, l’ombre-chevalier et la truite pourront seuls être péchés.

 

Avril 1877   -  Sucre et foin.  -  Le prix élevé du sucre fait qu'on essaie d'en extraire un peu de tout. Un chimiste vient de découvrir un procédé pour faire du sucre avec du foin, cela n'a rien d'impossible, car chacun sait que le sucre existe en quantité plus ou moins grande dans tous les végétaux.

 

Avril 1877   -  Un enfant étouffé.  -  Voici encore un fatal exemple qui devrait enseigner la prudence aux mères qui, malgré de salutaires avertissement, croient pouvoir sans, danger coucher avec elles leurs enfants en bas-âge. Vendredi, la femme Bormel, de Beaumais, avait couché dans son lit auprès d'elle sa petite fille, âgée seulement de trente jours : le matin, la pauvre petite a été trouvée asphyxiée par suite de la pression exercée sur elle par sa mère, pendant son sommeil.

 

Août 1878   -  Secours.  -  Le Ministre de Instruction publique vient d'accorder les secours ci-après pour construction ou appropriation des bâtiments scolaires, savoir : Mittois, 3 200 Fr. ; Estry, 3 000 fr. ; Rocquancourt, 2 800 fr. ; Les Oubeaux, 2 700 fr. ; Feuguerolles-sur-Seulles, 1 200 fr. ; Fontaine-Etoupefour, 1 200 fr. ; Sannerville, 700 fr. ; Beaumais, 600 fr. ; St-Marc-d'Ouilly, 530 fr. ; Mondrainville, 400 fr. ; St-Aubin-d'Arquenay, 400 fr.

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Beaumais, 454 habitants, Mlle Fouquerel (Marie), 24 élèves payantes, 6 gratuites ; 450 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 75 fr.

 

Juillet 1880  -  Mort accidentelle.  -  Dimanche, le cadavre du nommé Louis Andrieux, âgé de 17 ans, sans profession, demeurant à Beaumais, a été trouvé dans la rivière la Dives. Cet accident est attribué à une attaque d'épilepsie.  

 

Septembre 1881  -  Des amateurs de gibelotte.  -  Le jour de la fête de Beaumais, un sieur Dupuy faisait tirer un lapin en loterie. Après bien des parties sans résultat, un heureux mortel gagne le lapin. Dupuy ouvre le panier dans lequel il l'avait mis. Plus de lapin, mais à sa place il y avait toute autre chose. Six polissons de Crocy avaient volé l'animal et fait ripaille avec. Mais cette mauvaise farce pouvait les mener loin et ils se sont empressés d'indemniser le sieur Dupuy pour qu'il ne portât pas plainte, et le lapin, qui valait 3 fr., leur en a coûté ainsi une quarantaine, Il faut bien aimer la gibelotte pour s'exposer à la payer ce prix-là !  

 

Novembre 1888  -  Découverte d’un cadavre.  -  Mercredi, à Beaumais, on a découvert, dans la Dives, le cadavre d'un enfant nouveau-né, du sexe masculin. Ce cadavre, qui paraît avoir séjourné quinze jours environ dans l'eau, a été déposé provisoirement à la mairie de Beaumais. L'enquête n'a fait naître aucun soupçon sur les filles ou femmes du pays, il est à supposer que le courant de la Dives a amené ce cadavre d'une commune peu éloignée.  

 

Décembre 1888  -  Vols dans les églises. -  Dans la nuit de lundi à mardi de la semaine dernière, deux voleurs se sont introduits dans les églises de Beaumais et de Crocy. A Beaumais, ils se sont empares d’ornements et de vases évalues a une centaine de francs. A Crocy ils ont enlevé la couronne de saine Joseph et celle de la Vierge, valant ensemble une vingtaine de francs. Ils ont pris le contenu d'un tronc renfermant 5 fr. ces malfaiteurs connaissent bien les habitudes des lieux, ou ils ont opéré. A Crocy, en effet, ils sont allés dénicher dans une haie ou elle était cachée l'échelle du fossoyeur et s'en sont servis pour pénétrer par une fenêtre. Les églises d'Ammeville et de Grand-Mesnil ont été également visitées par des individus qui, à l'aide d'escalade et d’effraction, ont dérobé dans chacune d'elles des objets estimés 900 fr.  

 

Juin 1891  -  Un enfant qui l’a échappé belle.  -  La fille Anastasie Duval, 18 ans, domestique au village de Beauvais, près Aunay, avait mis en nourrice sa petite fille de neuf mois. Comme elle ne payait pas la pension, l'enfant lui fut rapportée. M. Désiré Lepoil, chez lequel cette fille-mère travaillait, lui dit de porter son enfant chez ses parents. La servante quitta la maison, emportant son enfant. Qui fut bien surpris le lendemain matin ? Ce fut M. Désiré Lepoil, en trouvant couchée dans son écurie l'enfant de la fille Duval, presque sous les pieds d'un cheval où il avait été sans doute déposé dans l'espoir que le cheval écraserait la pauvre petite, mais il ne lui avait fait aucun mal.

 

Septembre 1912  -  Accident  -  Mme Rivière, cultivatrice à Baumais, était occupée à tasser des gerbes de blé sur la voiture attelée de trois chevaux. Le chargement était à peu près terminé, lorsque par suite  d'un faux mouvement, elle perdit l'équilibre et vint tomber la tête sur la roue de la voiture, se faisant de sérieuses contusions à la tête et aux épaules. Prévenu par télégramme, le docteur Cailloire ne tarda pas à arriver et après avoir donné les premiers soins à la blessée, lui prescrit un arrêt absolu de quinze à vingt jours.

 

Mars 1916  -  Une mauvaise mère.  -  L'autre jour, à Beaumais, décédait un bébé de cinquante jours, le petit Albert Durand. Le lendemain, sa sœur Amanda, 18 mois, mourait à son tour. Le parquet de Falaise, informé, ordonna l'autopsie. Cette opération démontra que ces deux enfants étaient morts faute de soins et de nourriture. Leur mère, la femme Durand, 30 ans, dont le mari est mobilisé, est d'une moralité déplorable, elle a été déjà condamnée pour attentat aux mœurs. Elle a trois autres enfants, dont l'aîné est âgé de 8 ans, dont elle ne s'occupe pas, et qui vagabondent. Déjà, à Crocy, où elle habitait précédemment, cette marâtre avait perdu deux enfants dans des circonstances analogues. 

 

Mai 1926  -  Festin interrompu.  -  Dimanche dernier, les époux Légalité demeurant à Vicques, fêtaient, chez leurs parents, le baptême de leur nouveau-né. Après le repas du midi et à la suite d'une discussion futile, une dispute éclata entre Joseph Légalité et son beau-frère Émile Mousset, demeurant à Japigny, des paroles aigres-douces on en vint aux coups. Enquête.

 

Juin 1927 -  Un enfant ébouillanté.  -  A Beaumais, pendant que les époux Anfrie étaient à Falaise, leur parente, Mme Dekeyrel, fit chauffer de l'eau, puis posa par terre le liquide bouillant. Au même instant, son petit garçon Daniel, 2 ans 1/2, qui jouait près d'elle trébucha et tomba dans le seau. Sa mère s'empressa de le retirer, mais, en dépit de tous les soins, le  pauvre enfant, horriblement brûlé, succombait peu après.

 

Avril 1928  -  Un drame conjugal.  -  Le mois dernier, lasse de vivre avec un mari paresseux, Mme Légalité, née Mousset, se retirait avec son enfant chez ses parents, à Beaumais, canton de Morteaux-Coulibœuf. Le mari, Fortuné Légalité, 26 ans, parut accepter la séparation, alla travailler à Nécy, où il laissa quelques dettes, et retourna à Beaumais.

Le 22 avril, venant de voter, il rencontra sa femme et, sur son refus de reprendre la vie commune, la menaça.

Le lendemain, comme Mme Légalité trayait les vaches dans l'étable de M. Salles, son patron, son mari survint, se précipita sur elle, lui lança un coup de poing à la mâchoire, lui brisant deux dents, la bâillonna, lui ligota le cou avec un cache-nez, tenta de l'étrangler et la piétina jusqu'à ce qu'il la crut morte.

Le drame n'avait eu aucun témoin et la jeune femme aurait sans doute expiré si la laine du cache-nez ne s'était pas détendue. Revenue à elle, la victime se traîna jusqu'à la porte de  l'étable où elle fut recueillie et soignée. Quant à Légalité, il avait été s'enfermer chez lui.

Lorsque les gendarmes s'y présentèrent, la porte de la maison était barricadée. Au moment où le brigadier Guillin allait entrer par une fenêtre, un bruit sec retentit, le criminel venait de se tirer un coup de carabine dans la tête. Quoique grièvement blessé, il essaya encore de décharger un revolver sur les gendarmes.

L'enquête a révélé que Légalité, qui avait longuement prémédité le meurtre, avaient cru avoir tué sa femme, sur la table, on trouva en effet une lettre dans laquelle il recommandait son enfant à ses parents. Le coupable va mieux et sa victime se s'en tirera également avec un long repos.  

 

Août 1928  -  Étrange disparition.  -  Depuis quelque temps, onze chats ont disparu de la ferme de M. Alfred Letellier, cultivateur. Un ouvrier agricole, Elmire Raymond, 27 ans, qui vendait quelquefois des peaux de chats, fut interrogé sur la disparition de ces animaux. Il affirma n'avoir jamais tiré sur les chats du cultivateur, mais qu'il avait tué des chats sauvages et aussi qu'il avait tiré sur un lapin de garenne. Il s'est vu dresser procès-verbal pour chasse au fusil en temps prohibé et sans permis. La saisie du fusil a été prononcée.

 

Juillet 1942   -   Fait divers.   -   Un violent incendie, dont les causes demeurent inconnues, a détruit une nuit, un vaste bâtiment agricole de 35 mètres de long, dépendant de la ferme de Mme Duval à Beaumais.  

En raison de l'importance du sinistre, on a dû faire appel aux pompiers de Caen qui, malgré de longs efforts, ne purent rien sauver de la bâtisse, ni de son contenu (matériel de battage, matériel agricole, etc.....).  

 

Février 1945  -  La circulation sur les ponts.  -  Les autorités britanniques ont décidé que les ponts Churchill et Monty’s seront désormais ouverts à la circulation civile.

 

Février 1945  -  Un château ravagé par le feu.  -  Un incendie a détruit l’aile droite du château de Beaumais, appartenant à Mlle de Postel. 500 000 francs de dégâts.  

 

Février 1945  -  Un drame a Beaumais.    On a découvert dans une maison de Beaumais, deux cadavres : celui de Mme Gauquelin, née Alida Dekerprel, 30 ans, journalière, qui avait succombé à l’absorption d’un breuvage abortif, et celui de son ami, M. Robert Groult, 36 ans, entrepreneur de battages qui, affolé par cette mort brutale, s’était pendu dans un grenier.

Avant de se suicider, M. Groult avait écrit trois lettres dans lesquelles il annonçait sa funeste détermination : l’une était adressée à sa fille, l’autre à son notaire, et la troisième à sa sœur.

 BEAUMAIS  -  Monument aux Morts  

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