UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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BEAUMONT - en - AUGE

Canton de Pont-l'Evêque

Les habitants de la commune sont des Beaumontais, Beaumontaises


Juillet 1845   -   Nouvelle local.  -    Le nombre des conscrits de ia classe de 1844 fournis par le département du Calvados est de 533, dont 505 pour l'armée de terre et 28 pour l'armée de mer.

Le départ des premiers aura lieu du 21 au 25 juillet. L'époque du départ des 28 destinés à l'armée de mer n'est pas encore fixé. (Source  : Le Journal de Honfleur)

 

Juillet 1845   -   Nouvelle local.  -    Le tirage des jurés pour le 3e trimestre des assises du Calvados qui ouvriront le 1er août, a eu lieu.

L'arrondissement de Pont-l’Evêque n'a fourni que les noms de MM. Briand à Beaumont, Bériard, médecin à Cambremer, Letellier, pharmacien à Beaumont, Rabel, maire à Saint-André-d'Hébertot, Dauge, imprimeur à Pont-l'Evêque, Berrurier fils, propriétaire à Honfleur. (Source  : Le Journal de Honfleur)

 

Mars 1866   -   Un bonhomme d'avare.   -    Il y en a encore parmi nos paysans, c'était jeudi dernier à Beaumont-en-Auge, pour livrer un sac de pois gris qu'il avait vendu à un grainetier de l'endroit. Sa livraison faite, le brave homme s'éloigne et va retrouver au cabaret un ami, pour prendre l'indispensable demi qui devait, avec un pain d'un sou, lui servir de déjeuner. Au milieu de son repas et au plus fort de la conversation engagée entre lui et sa connaissance, le vieillard fait un bond sur sa chaise, manque de renverser la table, traverse la foule et s'éloigne la bouche pleine, en courant comme un homme qui a perdu la raison.

Surpris, effrayé, ne sachant à quoi attribuer ce coup de tête, l'ami de l'avare se lève, sort, et va à la poursuite de ce dernier qu'il aperçoit à l'extrémité du bourg, courant toujours en entrant chez le grainetier.

Or, voici ce qui était arrivé : le bonhomme thésaurise, il cache son argent, il avait, quelques mois auparavant, arrière de sa femme, mis dans les pois gris une somme de 800 francs qu'il voulait pas exposer aux regards scrutateurs de sa moitié. Il avait comblé, lié et livré son sac sans penser à son trésor. Ce ne fut qu'au cabaret, en voyant compter près de lui une somme d'argent, qu'il pensa à sa cachette, à la sottise qu'il venait de faire. De la l'empressement qu'il mettait à se transporter chez le grainetier afin de lui réclamer son or.

Disons-le tout de suite, grande fut sa joie en apercevant dans la boutique de son acheteur, son sac tel qu'il le lui avait livré, mais plus grande encore plus sa colère lorsque le marchand, mis en quelques mots au courant de ce qui se passait, refuse de lui restituer sa somme, prétendant en être le seul propriétaire, et entendant la conserver comme chose légitimement acquise.

Après bien des explications, après bien des larmes répondues par l'avare, le grainetier, qui n'a voulu que plaisanter, se décide à détourner le sac et à rendre les 800 francs.

Le bonhomme satisfait mais ému, rentre en possession de ses Napoléons, les compte, pour voir s'ils sont tous revenus, les remet dans le pied de bas qui les abrite, s'éloigne, et retourne avec son ami achever son repas, vivement et très utilement interrompu.

 

Décembre 1869   -   Nomination.   -  M. Laîné, nouveau prêtre, est nommé vicaire de Beaumont.  

 

Décembre 1870   -  Nécrologie.   -  M. l'abbé Pierre-Frauçois-Louis Lainé, vicaire de Beaumont-en-Auge, est décédé le 24 décembre, à l'âge de 26 ans. M. l'abbé Allais, ancien  professeur au  collège de Lisieux, vient de mourir à Hennequeville.  

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Mercredi dernier, le typhus a été constaté dans une bande de bestiaux parqués dans un herbage tenu à ferme par M. Léger, marchand de bestiaux à Beaumont-en-Auge.

M. Lemarchand, vétérinaire à Pont-1'Evéque, avait visité cette bande de bœufs la semaine dernière, et contrairement à l'opinion d'une Commission venue de Caen pour étudier la question, avait pensé que la mort d'un premier animal provenant de cette bande, avait été causée par le typhus. Deux nouveaux cas de mort s'étant produits mardi l'autopsie d'un des animaux a été faite par M. Lemarchand, en présence de M. le Sous-Préfet, de plusieurs membres de la Société d'Agriculture et des Autorités communales. Les caractères de la maladie ont été reconnus.

L'abattage des animaux composant la bande de bestiaux, a été fait immédiatement.  

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Plusieurs herbagers de Beaumont-en-Auge et des environs, ont abattu leurs bestiaux sur place et fait vendre samedi dernier et lundi leur viande à la criée. La population ouvrière a largement profité de cet avantage, qui lui a procuré l'occasion de payer cette viande 35 c. en moyenne le 1/2 kilo.  

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -  Dans la nuit du 2 au 3 courant, à Beaumont-en-Auge, un incendie dont la cause est restée inconnue, s'est déclaré dans une maison habitée par le nommé Amand Bournon, journalier, et appartenant au sieur Louis Picard, aussi journalier au même lieu, et s'est communiqué à une maison non habitée, contiguë à la précédente, appartenant an sieur Davieux, berger en la même commune. La perte est d'environ 2.000 francs, dont une partie seulement couverte par une assurance.  

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   La triste nouvelle que nous ayons donnée la semaine dernière, relativement au typhus, se confirme malheureusement de plus en plus.

A Saint-Etienne-la-Thillaye, deux bœufs appartenant à M. Beaudet ont été abattus et enfouis sur place; cinq autres ont été tués et leur viande dépecée. Cinq bœufs étant la propriété de M. Brocquehaye ont été enfouis; dix-sept autres bœufs appartenant également à ce dernier ont été tués par précaution, et la viande en a été expédiée sur Paris.

Mais là ne se son pas bornées les atteintes du fléau : Dix animaux de la race bovine ont été abattus à Clarbec, sur la propriété de M, Pilate où un bœuf était mort précédemment ; sept  autres animaux appartenant à M. Hardrey, fermier de M. Gisiet, ont aussi été tués et enfouis immédiatement par ordre.

Jeudi, à Beaumont, M. le sous-préfet et M. le substitut ont fait dresser une vingtaine de procès-verbaux contre les vendeurs qui ne s'étaient pas mis en règle.  

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Novembre 1876  -  La neige.  -  La neige a fait son apparition dans notre ville, il en est tombé mercredi soir et jeudi dans la nuit. Hier, les toits étaient entièrement couverts, et le froid persistant l'a maintenue sur la terre. Aujourd'hui, le thermomètre est descendu à 6 degrés au-dessous de zéro.

 

Mars 1880  -  Incendie.  -  Jeudi, la cabane servant d'habitation aux époux Guillaume, casseur de cailloux à Beaumont-en-Auge, à été incendié. Le feu a été communiqué à la toiture par un tuyau de poêle qui la traversait.  

 

Septembre 1881  -  Aptitudes et références.  -  II y a quelques jours, un cultivateur d'une petite commune voisine de Beaumont se voyait offrir une place avantageuse, mais il lui fallait un certificat du maire faisant connaître ses aptitudes et ses références. Il va trouver le maire qui lui dit : « Je ne peux pas bailli ce certificat-là. Je ne sais pas ce que ça veut dire : aptitudes et références. P't'être que l'adjoint le sera, ly ». Le cultivateur se rend chez l'adjoint, celui-ci dit d'abord qu'il ne sait pas non plus ce qu'on lui demande. Puis il se décide à donner un certificat qui ne signifie absolument rien, mais il refuse de le signer, en répétant toujours : «Je ne sais pas ce que c'est que l'aptitude ». L'aptitude, étonnant adjoint, c'est précisément ce qui vous manque, ainsi qu'à monsieur votre maire, pour bien remplir vos fonctions.

 

Août 1883  -  Une femme vindicative.    Ces jours-ci, la voiture du sieur Pierre Halin, cafetier à Beaumont-en-Auge, a fait la bascule, M. Halin s'est fait, des blessures qui mettent ses jours en danger. Une femme du pays, qui en veut au sieur Halin à la suite d'un mariage manqué, dit partout que, si elle avait voulu, elle eût pu empêcher l'accident. Elle ferait bien mieux de se taire.  

 

Mars 1885  -  Distinctions.  -   dailles d'argent à M. Guillaume Vesque, sous-lieutenant des sapeurs-pompiers de Bonnebosq, et Constant Trolong, sergent de pompiers à Beaumont-en-Auge.  Médaille honorable à M. Célestin Sophie, à Crépon, qui a arraché à une mort certaine un enfant aux prises avec un chien de forte taille.  

 

Août 1885  -  Statue et eau.  -  Dimanche prochain, à Beaumont-en-Auge, érection de la statue du colonel Langlois, le créateur des panoramas militaires, un des braves qui commandaient le carré de la vieille garde, à Waterloo. A ce sujet, nous rappellerons que c'est la nièce du colonel qui vient de doter le bourg de Beaurnont de fontaines procurant à la population l'eau en abondance. Voilà un exemple que M. Albert Mériel devrait suivre pour rafraîchir quelque peu sa bonne ville de Caen, dont les habitants voient, de jour en jour, diminuer leur ration d'eau.  

 

Avril 1890  -  La collection Langlois.  -  La rez-de-chaussée et le premier étage du Pavillon, à Caen, ont été transformés en une charmante salle de Musée renfermant une partie de la collection Langlois. C'est Mme Serrand-Langlois, propriétaire à Beaumont-en-Auge, qui a donné à la ville de Caen ces tableaux, œuvre de son oncle le colonel, et c'est elle aussi qui a fait  disposer la salle à ses frais. Prochainement l’ouverture.

 

Juin 1890  -  Chenilles, criquets et grenouilles.  -  Dans notre région, les chenilles ont dévasté une grande partie des pommiers. — En Algérie, les criquets ont fait leur réapparition. Les dégâts sont considérables. — A Yvetot (Seine-Inférieure), une pluie de grenouilles s'est abattue sur une partis de la ville. C'est par milliers que l'on comptait ces batraciens sur les  chemins.

 

Juin 1890  -  Marché au beurre.  -  Le maire de Beaumont-en-Auge prévient les cultivateurs et propriétaires qu'à partir du jeudi 19 juin, ils trouveront, sous la halle, acheteurs de beurre en mottes.  

 

Octobre 1890  -  Les pommes.  -  Dans le Calvados, le pays-d'Auge surtout, n'a pas de pommes, on parle de 4 et 5 fr. la barretée. Dans la Manche, il y en a davantage, les prix varient entre 3 et 3 fr. 50. La Bretagne est plus favorisée, on en trouva en gare à 2 fr. 25 et 2 fr. 50. Sur certains points on les vend au poids.

 

Octobre 1890  -  C’est à ne pas croire.  -  Il s'est trouvé, dans le canton de Beaumont, des gens assez idiots pour prétendre qu'une femme de ce canton était accouchée de trois petits chiens, et d'autres, plus idiots encore, pour le croire. Bien plus, aux derniers marchés de Beaumont et de Pont-l'Evèque, cette malheureuse a été suivie par une douzaine d'imbéciles qui l'ont huée. Est-ce assez bête ?

 

Octobre 1891  -  Incendie.  -  Un incendie accidentel a consumé, un pressoir, situé à Beaumont-en-Auge, appartenant au sieur Jules Heuzey, propriétaire à St-Pierre-Azif, et loué au sieur Chapron. Pertes, 6 000 fr.  (source le Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  Incendiaire.  -  Le sieur Mesnil, journalier à Beaumont-en-Auge, avait été arrêté, il y a quelques jours, sous l'inculpation de vols. Dans la nuit de mercredi, le feu a pris à son  domicile. La femme Mesnil et ses quatre enfants auraient infailliblement péri dans les flammes sans le secours des voisins qui s'étaient aperçus de l'incendie On croit que le feu a été mis par une main criminelle.

Les sinistres de ce genre sont, parait-il, nombreux depuis quelque temps à Beaumont et dans les environs.   (source le Bonhomme Normand)

 

Mai 1892  -  Incendies et vols.  -  Au cours du mois d'août 1891, on avait affiché, dans les communes de Beaumont-en-Auge et de Drubec, des placards menaçant d'incendie les propriétaires et cultivateurs qui employaient aux travaux de la moisson, des ouvriers étrangers au pays. Ces menaces ne tardèrent-pas à être mises à exécution. Mais elles avaient surtout pour but de faire disparaître les traces des vols commis par une véritable bande composée de : Charles Mesnil, 34 ans ; Louis Toutain, 32 ans ; Alexandre Toutain, 28 ans ; Célestin Levieux, 35 ans ; Alexandre Levieux, 27 ans, et Achille Vincent, 28 ans, journaliers à Beaumont-en-Auge. C'est de cette commune qu'ils partaient pour leurs expéditions, incendies et vols. Ils ont été condamnés : Mesnil, à 15 ans de travaux forcés ; Victor Toutain, à 8 ans de réclusion ; Alexandre Toutain, à 15 ans de travaux forcés ; Alexandre Levieux, à 5 ans de réclusion ; Célestin Levieux, à 20 ans de travaux forcés, et Vincent, à 2 ans avec application de la loi Bérenger. (source le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Exhumation.  -  Le parquet de Pont-l'Evêque s'est rendu à Beaumont-en-Auge pour exhumer le cadavre du nommé Jean Bride, 77 ans, sans profession, récemment décédé. D'après la rumeur publique, la mort aurait été occasionnée par les mauvais traitements que ce vieillard aurait subis d'un de ses enfants.  (source le Bonhomme Normand))  

 

Mai 1894  -  Incendies.   -  Le sieur Lebu, demeurant à Saint-Pierre-Tarentaine, ayant eu l'imprudence de placer une mine dans un tronc d'arbre, place trop près d'une habitation, le feu a été communiqué à des bâtiments appartenant à quatre personnes. Les pertes, pour le propriétaire, s'élèvent à 17 000 fr., assurées, pour les locataires, à 9 500 fr., sauf un, tous étaient assurés. 

— Dans la nuit, un incendie a détruit, à Beaumont-en-Auge, deux corps de bâtiments appartenant à Mme veuve Laplace. Pertes, 10 000 fr. On croit à la malveillance. (source le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1895  -   Incendies.  -  Le feu a détruit un bâtiment situé à Coulonces, appartenant à M. Léon Bécherel, propriétaire à Vire. La maison incendiée n'était plus habitée depuis la Saint-Michel dernière et aucun meuble ne se trouvait à l'intérieur, mais dans le hangar et la grange étaient renfermées environ huit charretées de paille et de foin. La plupart des habitants de ce village se trouvaient, au moment du sinistre, au marché de Vire, par suite, aucun secours n'a pu être apporté et tout a été détruit. Les causes de ce sinistre sont inconnues. 

— A Léaupartie, une maison inhabitée appartenant à M. Becquemont a été brûlée, cause inconnue. 

— A Dozulé, incendie d'une écurie appartenant à M. Bertron, cause inconnue. Pertes 350 fr. 

— A Beaumont-en-Auge, incendie dans la maison de M. Émile Léon. Pertes, 950 fr. 

— Un soir, la dame Pierre Lemagnan, propriétaire à Saint-Georges-d'Aunay, fut réveillée par les beuglements d'une de ses vaches renfermées dans l'étable. M. Lemagnan, s'étant levé, aperçut le feu qui était à la toiture de l'étable. Son premier soin fut d'arracher aux flammes les bestiaux. Les pertes s'élèvent à 4 900 fr. (source le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Suicides.  -  Yves Lecalvez, 17 ans, domestique, s'est pendu à une poutre dans l'écurie de son maître, Auguste Duval, à Jurques. Ce jeune homme était d'une humeur charmante quelques instants avant de se suicider, il n'avait jamais manifesté la moindre idée à ce sujet. C'était un excellent garçon, il contribuait à faire vivre sa mère. 

— Le sieur Victor Leprieur, 45 ans, propriétaire à Beaumont-en-Auge, a été trouvé pendu dans son pressoir. Cause inconnue. (source le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Encore des transfuges.  -  Deux enfants, Constant Baillet, 10 ans, et Ernest Villain, 12 ans, avaient été confiés à un blanchisseur de Beaumont-en-Auge, l'un par l'hospice de Caen, l'autre par l'hospice de Honfleur. Or, ces jours derniers, les deux gamins, qui probablement s'ennuyaient, débarquaient à Pont-l'Evêque où, trouvés errants dans les rues et dénués de ressources, ils furent interrogés par le commissaire de police. Celui-ci les fit héberger jusqu'à l'arrivée du blanchisseur qui, prévenu, vint immédiatement les réclamer. (source le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1898  -  Arrestation d’une voleuse.  -   Le sieur Théodule Patin, épicier à Beaumont-en-Auge, employait, deux ou trois jours par semaine, la femme Anna Becquemont, 41 ans, ménagère. Or, il y a quelques jours, une somme de cent cinquante francs était trouvée éparpillée sur la route, non loin du domicile de cette dernière. Soupçonnant un vol à son préjudice, le sieur Patin, après surveillance, aperçut que ses recettes diminuaient étonnamment en même temps que la femme Becquemont dépensait au delà de ses ressources. Une perquisition fut faite chez celle-ci et on découvrit dans une armoire tout un attirail de draps, de chemises, de foulards et d'objets de toilette, une somme de 1 200 fr., plus un livret de caisse l'épargne de 1 500 fr. 

La femme Becquemont, arrêtée , a avoué qu'elle volait de 30 à 60 fr. chaque fois qu'elle travaillait chez le sieur Patin. Ce dernier estime le préjudice à lui causé à 8 000 f. environ. (source le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Suicides.    Le sieur Emile Gautier, entrepreneur de bâtiments à Littry, qui se rendait à Cairon, s'est coupé la gorge avec son couteau dans un herbage, à Carcagny. Cet acte désespéré est attribué à une maladie noire dont le malheureux était atteint depuis environ trente ans. Il avait déjà, plusieurs fois, tenté de se donner la mort. 

— Le sieur Paul Aubraye, propriétaire à Saon, près Trévières, dans un accès subit de fièvre chaude, s'est suicidé en se tirant un coup de fusil, pendant que sa femme était partie lui cueillir des fraises pour son dessert. 

— Le sieur Gustave Halley, 31 ans, domicilié à Beaumont-en-Auge, s'est pendu à l'aide d'une ceinture à un sapin contigu au cimetière. Il souffrait de veines varices. (source le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Outrages à la pudeur.    Dans sa dernière audience, le tribunal correctionnel de Pont-l’Evêque en a entendu de drôles : la série a commencé par Marie Eveillard, femme Leclercq, 30 ans, demeurant à Honfleur, rue Bourdet. Cette gaillarde ne se gène pas, elle en prend à son aise et se pose n'importe où pour converser intimement avec les hommes qui veulent bien écouter ses propositions. Comme elle a été déjà plusieurs fois pincée pour le même fait, elle est condamnée à un an de prison et à 16 fr. d'amende. 

— Ensuite, est venu Othon Parfait, 66 ans, fermier à Barneville-la-Bertrand, il est prévenu d'être descendu dans sa cour et de s'être mis tout nu afin de faire voir aux hommes et aux femmes présents à cette exhibition qu'il était, pour son âge, aussi bien conformé qu'Adam au moment du péché. Comme excuse, Othon Parfait avoue qu'il était, ce jour-là, un peu parti pour la gloire. Le tribunal l'a condamné à un an de prison, mais avec la loi Bérenger. 

— C'est aussi pour un outrage public à la pudeur que Juste Fresnel, 65 ans, né à Touques, a été condamné à trois mois de prison, également avec la loi Bérenger. 

— La jeune Louise Lemasson, 15 ans, ayant voulu démontrer comment se produisait une éclipse de lune, a montré la sienne à certains citadins honfleurais qui n'ont pas pris cette leçon d'astronomie du bon coté et ont porté plainte. Mais l'affaire a été renvoyée devant, un autre tribunal, celui de Pont-l’Evêque ne pouvant la juger. 

— Le nommé Baron et la femme Richard s'étaient réfugiés dans un fossé de Beaumont-en-Auge d'ou ils ont été dénichés par le garde champêtre qui n'a voulu dire qu'à huis clos ce qu'il avait vu. Le jugement de cette affaire a été renvoyé à plus tard. (source le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1898  -  Deux femmes pour un homme.   -   Maître Eugène Dumoulin a 28 ans, il est cultivateur à Beaumont-en-Auge. Il y a quelques années, il épousait sa servante. Depuis, il en a pris une autre qui la remplace, sous prétexte que l'autre, la légitime, fréquenterait d'anciens amis... Mais, comme cela n'est pas prouvé, n'insistons pas.

Si la seconde servante, devenue plus maîtresse que l'autre, s'était contentée de prendre sa place, rien à dire. Mais, un jour, trouvant que la légitime lui avait manqué « de respect », elle lui dit qu'elle allait lui faire flanquer « une tournée » par son mari. En effet, Dumoulin n'y alla pas de main morte et madame son épouse porte encore aujourd'hui les marques des attouchements de son mari.

Cela ne l'empêche pas de demander grâce pour le coupable, que le tribunal a condamné à un mois de prison, mais avec la loi Bérenger, afin de ne pas faire deux veuves d'un coup. (source le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1898  -  Femme assassinée par son mari.   -   Alfred Thillaye, 42 ans, journalier à Beaumont-en-Auge, vit depuis sept ans séparé de sa femme, qui habite route de Caen, à Pont-l'Evêque. A différentes reprises, Thillaye avait tenté de reprendre la vie commune avec sa femme. Celle-ci avait toujours refusé en se moquant de lui. Thillaye en éprouva un vif ressentiment et résolut de se venger. Jeudi soir, armé d'un fusil, il se rendit, à travers champs, près de la demeure de sa femme et se cacha derrière une haie. Au moment où la femme Thulaye se disposait à rentrer chez elle, son mari apparut et lui demanda « s'il y avait moyen d'entrer chez elle ». La femme refusa. Thillaye épaula son fusil et en disant à sa femme « qu'il allait l'éclairer » il lui tira à bout portant un coup de fusil qui l'atteignit au côté. La malheureuse tomba sur le trottoir en appelant du secours. Transportée chez elle, elle mourut quelques heures après, en pleine connaissance. 

Thillaye, son crime commis, se dirigea par derrière les maisons pour aller se constituer prisonnier. Mais apercevant les gendarmes qui accouraient, il leur cria « N’allez pas plus loin, mé voilà, je suis Thillaye, je viens de tuer ma femme ».  Arrêté aussitôt, ayant encore son fusil à la main, Thillaye passa des aveux complets, et ajouta :  « J'ai chargé mon fusil avant de partir de Beaumont, car je ne voulais pas rater le coup ». Sa femme, prétend-il, le narguait quand elle le rencontrait, et c'est pour se venger qu'il avait résolu de la tuer. Thillaye a déjà été condamné à deux mois de prison pour avoir menacé de son fusil un maréchal du pays. On dit qu'il est à moitié fou, ce qu'il y a de certain, c'est qu'il est alcoolique. Devant le cadavre de sa femme, il n'a manifesté aucun regret. (source le Bonhomme Normand) 

 

Décembre 1898  -  Voleur de vaches en récidive.   -   Au dernier marché de Beaumont-en- Auge, Désiré Mellion, 30 ans, né à Saint-Martin-de-Fresnay, offrait à un marchand une vache pour le prix de 300 fr. Celui-ci en offrit 220 que le vendeur accepta aussitôt. Cet empressement fit supposer que c'était un voleur et l'acheteur, prétextant une course dans le bourg, revint avec le garde champêtre. 

Mellion, se voyant découvert, essaya de se sauver, mais il fut arrêté après s'être démis une jambe en voulant sauter un fossé pour fuir à travers les herbages. Mellion était sorti dernièrement de la prison de Gaillon, où il a fait cinq ans, également pour vol d'une vache. Celle qu'il voulait vendre sur le marché de Beaumont avait été volée à la dame Guérin, de Quetiéville, près Mézidon.  (source le Bonhomme Normand)

 

Juin 1899  -  Vaches tuées par la foudre.   -   Pendant l'orage de la semaine dernière deux vaches appartenant, l'une au sieur Fossey, propriétaire à Beaumont-en-Auge, et l’autre de 400 fr., au sieur Domnesque, marchand de fromages à Moyaux, ont été tuées par la foudre.  (source le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1899  -  Ce qu’il en coûte de ne pas déclarer ses bêtes malades.   -  Le sieur Constant Raphaël, 44 ans, maréchal à Dozulé, a loué à Pûtot, un herbage dans lequel il met de nombreuses bêtes à cornes. 

Elles se trouvèrent atteintes de la fièvre aphteuse, ce qui n'empêcha pas le sieur Raphaël de mettre une de ces vaches en vente au marché de Beaumont-en-Auge. Un vétérinaire le constata et dressa procès-verbal. Le sieur Raphaël, poursuivi pour avoir omis de déclarer la maladie de ses bestiaux et pour mise en vente d'une vache atteinte de la cocotte, a été condamné à deux amendes s'élevant à 116 francs. (source le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1899   -   Affaires de femmes.   -   Guillaume Gervais, dit Couture, 49 ans, et la femme Amélie Guillaumin, 46 ans, habitent Beaumont-en-Auge, où ils font, surtout la nuit, un vacarme qui empêche les voisins de dormir. 

Un soir, le garde champêtre intervint pour les engager au calme. Ils se révoltèrent et injurièrent le garde. 

C'est pour cela qu'ils ont été cités en police correctionnelle. Ils s'en seraient peut être tirés avec une légère amende, si la femme Guillaumin ne l'avait pas pris de haut et n'avait pas mêlé à cette affaire une fille du pays avec laquelle le garde serait au mieux. Où est le mal ? 

Gervais avait beau dire à sa complice : « Tais-té, mais tais-té donc, bougresse, » elle n'en criait que plus fort, jusqu'au moment où elle s'est entendu condamner, ainsi que son coprévenu, à huit jours chacun.  (source le Bonhomme Normand)

 

Février 1900   -   Incendies.  -   D'un bâtiment à usage de caves et greniers au sieur Bertheaume, à Saint-Martin-de-Fresnay. Pertes, 5 000 fr.

— Chez le sieur Forest, menuisier à Moyaux. Pertes, 300 fr. Assuré.

— D'une écurie et d'un hangar long de 10 mètres au sieur Samson, à Beaumont-Auge. Deux chevaux ont été brûlés. Pertes, 4 000. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1900  -  Incendies.  -  D'une maison d'habitation au sieur Leconte et d'une autre au sieur Dupont, à St-Marc-d'Ouilly. Pertes pour le sieur Leconte, 2 600 fr. ; pour le sieur Dupont, 3 000 francs.

— D'un bâtiment au sieur Gilet, à Livarot. Pertes, 1000 fr. Assuré.

— D'un bâtiment à usage de boulangerie et bouillerie exploité par les époux Chrétien, à Beaumont-en-Auge. Pertes pour ce dernier, 500 fr. ; pour le propriétaire, 800 fr. Assurés.

— A Valsemé, d'un bâtiment d'exploitation occupé précédemment par le sieur Hérout, à Aunebault.

— D'un bâtiment au sieur Lair, du Mesnil-Simon. Assuré. -

— De 25 ares de bois à la dame Cousssin, à Saint-Germain-le-Vasson.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1900   -   Tentative de viol.  -  La veuve Jehanne, demeurant à Beaumont-en-Auge, a été victime d'une tentative dé viol par un individu resté inconnu. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1912  -  Un Monument à Laplace.  -  On sait que le grand savant mathématicien Pierre-Simon Laplace est né en 1749 à Beaumont-sur-Auge, petite ville de l'arrondissement de Pont-l'évêque, qui domine un immense horizon de mer et de collines verdoyantes.  Une commission s'était constituée à Beaumont sous la présidence effective du maire, et sous la présidence d'honneur de l'illustre mathématicien Henri Poincaré, récemment décédé, à l'effet d'ouvrir une souscription pour l'élévation d'un monument à Laplace.

De tous les points du monde des envois sont venus, et la souscription atteint actuellement 6000 francs. Il ne manque plus qu'une faible somme pour laquelle la commission adresse un  pressant appel aux admirateurs du grand normand, particulièrement aux ingénieurs, géomètres, astronomes, etc...

 

Août 1913  -  Brûlée vive  -  Une jeune fille de 14 ans, Mlle Duros, habitant route de Caen, prise d'une attaque d'épilepsie, est tombée dans le foyer. Le feu a pris à ses vêtements, et la malheureuse, atrocement brûlée, est morte peu après dans d'horribles souffrances.

 

Juillet 1914  -  Mort du Maire. - M. Albert Dossin, maire de Beaumont-en-Auge depuis plus de 30 ans, vient  de mourir dans sa 70e année.

 

Mai 1915  -  Mort glorieuse.  -  Est mort pour la patrie : M. Henri Allain, de Beaumont-en-Auge, instituteur-adjoint à Deauville.  

 

Mars 1916  -  Enfant noyé dans une citerne.  -  Mme Fontaine, cultivatrice a Beaumont-en-Auge près Pont-l'Evèque, ayant à s'absenter, avait confié son petit garçon de 2 ans et demi à la garde d'une femme de journée. Trompant la surveillance de cette dernière, le bébé pénétra dans le jardin et tomba dans une citerne profonde de deux mètres. Il respirait encore lorsqu'on le retira, mais, malgré les meilleurs soins, on ne put le sauver.  

 

Février 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Ces jours derniers, le froid a été un peu moins rude. Le thermomètre a remonté et le baromètre a descendu. Puis ils sont repartis en sens inverse. C'est tout de même le dégel, espérons-le. Mais un dégel sans pluie n'est jamais bien sincère. Il est donc dit que les hivers de guerre sont forcément des hivers froids. On n'a pas oublié celui si terrible de 1870 –71 ! L'hiver de 1917 aurait pu lui faire concurrence s'il avait commencé quelques semaines plus tôt. A présent, nous marchons vers le Printemps, les jours ont déjà rallongé pas mal et dans  l’après-midi le soleil commence à chauffer. Mais, c'est égal, cette année le proverbe pourrait bien mentir qui assure que « Jamais février n'a passé sans voir groseillier feuillé ». 

 

Février 1917  -  Allô ! allô !.  -  Si vous désirez téléphoner avec les départements limitrophes, l'administration des postes vous fait signer un papier dans lequel vous vous engagez à ne fournir aucun renseignement concernant la défense nationale. Dans le cas où vous violeriez cette clause, on vous couperait... devinez quoi ? Pas la tête, ce que vous mériteriez pourtant, mais  simplement la communication. A la bonne heure ! voila, un régime vraiment paternel !

 

Février 1917  -  Plus d’asile !  -  Pendant que la veuve Deslandre, journalière à Beaumont-en-Auge, était à chercher du bois, le feu a pris dans sa maison, où étaient restés ses cinq enfants, dont l'aîné, Francis. est âgé de 11 ans et demi. Le jeune Francis eut la présence d'esprit de faire aussitôt sortir ses frères et sœurs, et les conduisit chez un voisin. L'immeuble a été détruit, ainsi que le mobilier de la pauvre femme, qui, n'étant pas assurée, se trouve sans asile et sans ressources.

 

Février 1917  -  Le feu.  -  Jeudi dernier, le feu s'est déclaré dans une maison appartenant à Mme Blatharance, propriétaire a Orbec, et louée à Mme Deslandre. Le bâtiment entier a été brûlé. Les pompiers, accourus en toute hâte, n'ont pu que préserver les maisons voisines. L'immeuble est assuré.

 

Juillet 1918  -  Une audacieuse agression.  -  Le bourg de Beaumont-en-Auge, près de Pont-l'Evèque, a été mis en émoi samedi soir par une agression dont a été victime Mme veuve Allain, qui tient un débit près des Écoles et à proximité de l'intersection des routes de Roncheville et Saint-Etienne-la-Thillaye. Trois militaires, qui avaient pénétré dans l'établissement vers 18 heures pour consommer, se jetèrent sur la débitante, essayèrent de la bâillonner, la terrassèrent et la frappèrent avec grande violence. Aux cris de la victime, les voisins accoururent et les agresseurs prirent la fuite sans être rejoints.

Mme Allain, qui portait de nombreuses et graves blessures, reçut immédiatement des soins empressés. On espère la sauver.

Cette débitante, dont le mari est décédé et qui a eu la douleur de perdre son fils unique à la guerre, habite seule, et l'on suppose que le vol fut le mobile de cette agression commise en plein jour dans des conditions particulièrement audacieuses. Les recherches ont été organisées dimanche dans toute la région pour retrouver les malfaiteurs, dont le signalement est connu. L'enquête se poursuit, spécialement aux enviions de Touques et Trouville les intéressés ont se réfugier.

 

Novembre 1921  -  Les excès d’un amoureux évincé. —  Georges lzambard, 43 ans, né à Rouen, ouvrier boulanger à Beaumout-en-Auge, qui avait commis récemment un bris de clôture chez son ancienne amie, la femme Coulon, couturière, vient de récidiver. Avec un croc à botteler, il a d'abord arraché les grilles de la fenêtre de l'arrière-cuisine ; puis, s'armant d'une fourche, il a  brisé la devanture de la maison. Il fallut l'intervention du garde-champêtre, M. Coudray, pour lui faire cesser ces déprédations La nuit suivante il a pénétré au domicile de la femme Coulon, qui avait eu la précaution de se réfugier chez une voisine et il a emporté un objet mobilier à sa convenance. 

 

Août 1922  -  Inauguration de l’électricité.  -  Le dimanche 13 août aura lieu à Beaumont la fête patronale et l'inauguration de l'électricité, sous la présidence de M. Bussière,  sous-préfet de Pont-l’Evêque.

 

Février 1926  -  Conseil municipal.  -  Dans une réunion de février, le Conseil Municipal de Beaumont, il a été décidé de faire construire une salle des fêtes pour les soirées récréatives de l'Union Beaumontaise. Il a agréé Constant Desfresnes comme cantonnier communal et fossoyeur.  

 

Février 1926  -  Un succès.  -  M. Komiakoff, propriétaire à Beaumont-en-Auge, vient d'obtenir un premier et deux deuxièmes prix pour les volailles qu'il a présentées à l'Exposition internationale d'Aviculture de Paris. Il a en outre reçu la médaille de la ville de Toulouse réservée au plus beau sujet oie de Toulouse, sans bavette.

 

Août 1927  -   Les ravages de la foudre.  -  Au d'un des derniers orages, la foudre est tombée dans un pré à M. Gustave Durand, cultivateur à Beaumont-en-Auge, et a consumé une meule de foin de 150 bottes. Au cours du même orage, le fluide est tombé à Pont-l'Evêque, rue de Launay sur les fils téléphoniques, les dégâts ont été insignifiants, en dépit d'une  terrible déflagration.  

 

Août 1936  -  Les médailles d’or de la famille française.  -  « Officiel ». - La médaille de la famille française à été décernée aux mères de famille dont les noms suivent :

Médailles d'or : Mmes Bode, à Condé-sur-Noireau, 10 enfants ; Frémin, à Beaumont-en-Auge, 10 enfants ; Guilard à Saint-Hymer, 13 enfants ; Jeanne, à Placy, 10 enfants ; Loit, à Lisieux, 11 enfants ; Millet, à Saint-Philbert-des-Champs, 11 enfants ; Seillery, à Dives-sur-Mer, 10 enfants ; Urbain, à Sainte-Marie-Laumont, 10 enfants ; Varin, à Saint-Martin-de-la-Lieue, 10 enfants.

Suivent huit médailles d'argent et vingt-six médailles de bronze. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1937  -   Un père indigne.  -  L'unique affaire de cette audience est consacrée aux agissements coupables de Jean Paris, âgé de 51 ans, journalier à Beaumont-en-Auge, accusé d'attentats, à la pudeur sur une fillette âgée de moins de 13 ans. 

La Cour a condamné Jean Paris à un an de prison. 

La fillette qui, pendant l'instruction, avait été Confiée à l'Assistance publique, a été rendue à sa mère. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1937  -   Un père indigne.  -  L'unique affaire de cette audience est consacrée aux agissements coupables de Jean Paris, âgé de 51 ans, journalier à Beaumont-en-Auge, accusé d'attentats, à la pudeur sur une fillette âgée de moins de 13 ans.

La Cour a condamné Jean Paris à un an de prison. 

La fillette qui, pendant l'instruction, avait été confiée à l'Assistance publique, a été rendue à sa mère. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1937  -  Un charretier périt écrasé par un attelage.  -  Conduisant un chargement de bois pour le compte de son patron, M. Paul, propriétaire à Saint-Etienne-la-Thillaye, M. Elie Boudin, 28 ans, se disposait à faire pénétrer la voiture dans la cour de la charronnerie Drouet, à Beaumont-en-Auge, où il devait effectuer sa livraison, lorsqu'on essayant de redresser le cheval de flèche qui s'engageait dans une mauvaise direction, il fut coincé entre le véhicule et un mur. Dégagé inanimé, M. Boudin fut transporté à l'Hôpital de Pont-l'Evêque où il est décédé. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1937  -  La fièvre aphteuse dans le Calvados.  -    La fièvre aphteuse sévit actuellement dans le Calvados, dans un certain nombre de communes des cantons de Cambremer, de Dozulé, de Pont-l'Evêque, de Troarn, ainsi que dans la commune de Tourville-sur-Odon, canton d'Évrecy.

La maladie marque une tendance particulière à l'extension. Les marchés et foires sont supprimés à Beaumont-en-Auge, Bonnebosq et Pont-l'Evêque. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1938  -    Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.      Baromètre : Le 2 Février, à 7 h. du matin : 765.  Le 3 Février, à 7 h. du matin : 775.

Thermomètre : Maximum : 8° 9.     Minimum :  4° 3.

Pluie dans les 24 h. : 0 m/m 2.

Le temps du 3. — Nuageux.

Temps probable pour le 4, Vent des régions Nord-Ouest modéré, passant au variable faible ; temps nuageux avec éclaircies, généralement assez beau. Température sans changement.   (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   Un accident d’automobile, fait six blessés.   -   Dimanche dernier, vers 19 heures, une voiture cabriolet, conduite par son propriétaire, M. René Morel, de Paris, en vacances à Tourgéville, se dirigeait sur la route de Villers-sur-Mer à Pont-l'Evêque, en direction de Beaumont-en-Auge, un peu avant cette dernière localité, la route est sinueuse et particulièrement dangereuse. L'automobile aborda l'un des virages à vive allure et capota.

Blessés, les six occupants ont été transportés immédiatement à l'hôpital de Trouville, où ils ont reçu les premiers soins. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un  écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été !  Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la  déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

Août 1940   -   Interdiction des battages.   -   La Feldkommandantur du Calvados a changé la direction des services agricoles de faire connaître que l'autorité militaire allemande a décrété une interdiction générale des battages.

Les battages de la récolte de cette année ne commenceront qu'après un ordre formel des autorités militaires allemandes. Il est seulement permis actuellement de battre l'avoine nécessaire aux troupes d'occupation.

Septembre 1940   -   Noces d'or.   -   Dernièrement, a été fêté le 50e anniversaire du mariage de M. et Mme Lemarchand dont la coquette Église de Beaumont-en-Auge, où avait été célébré leur union en 1890.

à cette occasion, les vénérés jubilaires, que la bonne santé n'a point abandonné, ont reçu les félicitations de nombreux parents et amis.

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados)

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue aux Juifs

BEAUMONT-en-AUGE   -  Le Musée et les Postes et Télégraphes

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  La Place  -  Le Musée

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue de la Mairie

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  La Place

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue de la Fontaine

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  La Rue aux Juifs

Vue générale de Beaumont-en-Auge (Calvados)

BEAUMONT-en-AUGE  -  La Mairie

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