BEAUMONT - en - AUGE

Canton de Pont-l'évêque

Les habitants de la commune sont des Beaumontais, Beaumontaises


Mars 1866   -   Un bonhomme d'avare.   -    Il y en a encore parmi nos paysans, c'était jeudi dernier à Beaumont-en-Auge, pour livrer un sac de pois gris qu'il avait vendu à un grainetier de l'endroit. Sa livraison faite, le brave homme s'éloigne et va retrouver au cabaret un ami, pour prendre l'indispensable demi qui devait, avec un pain d'un sou, lui servir de déjeuner. Au milieu de son repas et au plus fort de la conversation engagée entre lui et sa connaissance, le vieillard fait un bond sur sa chaise, manque de renverser la table, traverse la foule et s'éloigne la bouche pleine, en courant comme un homme qui a perdu la raison.

Surpris, effrayé, ne sachant à quoi attribuer ce coup de tête, l'ami de l'avare se lève, sort, et va à la poursuite de ce dernier qu'il aperçoit à l'extrémité du bourg, courant toujours en entrant chez le grainetier.

Or, voici ce qui était arrivé : le bonhomme thésaurise, il cache son argent, il avait, quelques mois auparavant, arrière de sa femme, mis dans les pois gris une somme de 800 francs qu'il voulait pas exposer aux regards scrutateurs de sa moitié. Il avait comblé, lié et livré son sac sans penser à son trésor. Ce ne fut qu'au cabaret, en voyant compter près de lui une somme d'argent, qu'il pensa à sa cachette, à la sottise qu'il venait de faire. De la l'empressement qu'il mettait à se transporter chez le grainetier afin de lui réclamer son or.

Disons-le tout de suite, grande fut sa joie en apercevant dans la boutique de son acheteur, son sac tel qu'il le lui avait livré, mais plus grande encore plus sa colère lorsque le marchand, mis en quelques mots au courant de ce qui se passait, refuse de lui restituer sa somme, prétendant en être le seul propriétaire, et entendant la conserver comme chose légitimement acquise.

Après bien des explications, après bien des larmes répondues par l'avare, le grainetier, qui n'a voulu que plaisanter, se décide à détourner le sac et à rendre les 800 francs.

Le bonhomme satisfait mais ému, rentre en possession de ses Napoléons, les compte, pour voir s'ils sont tous revenus, les remet dans le pied de bas qui les abrite, s'éloigne, et retourne avec son ami achever son repas, vivement et très utilement interrompu.

 

Décembre 1869   -   Nomination.   -  M. Laîné, nouveau prêtre, est nommé vicaire de Beaumont.  

 

Décembre 1870   -  Nécrologie.   -  M. l'abbé Pierre-Frauçois-Louis Lainé, vicaire de Beaumont-en-Auge, est décédé le 24 décembre, à l'âge de 26 ans. M. l'abbé Allais, ancien professeur au collège de Lisieux, vient de mourir à Hennequeville.  

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Mercredi dernier, le typhus a été constaté dans une bande de bestiaux parqués dans un herbage tenu à ferme par M. Léger, marchand de bestiaux à Beaumont-en-Auge.

M. Lemarchand, vétérinaire à Pont-1'Evéque, avait visité cette bande de bœufs la semaine dernière, et contrairement à l'opinion d'une Commission venue de Caen pour étudier la question, avait pensé que la mort d'un premier animal provenant de cette bande, avait été causée par le typhus. Deux nouveaux cas de mort s'étant produits mardi l'autopsie d'un des animaux a été faite par M. Lemarchand, en présence de M. le Sous-Préfet, de plusieurs membres de la Société d'Agriculture et des Autorités communales. Les caractères de la maladie ont été reconnus.

L'abattage des animaux composant la bande de bestiaux, a été fait immédiatement.  

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Plusieurs herbagers de Beaumont-en-Auge et des environs, ont abattu leurs bestiaux sur place et fait vendre samedi dernier et lundi leur viande à la criée. La population ouvrière a largement profité de cet avantage, qui lui a procuré l'occasion de payer cette viande 35 c. en moyenne le 1/2 kilo.  

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -  Dans la nuit du 2 au 3 courant, à Beaumont-en-Auge, un incendie dont la cause est restée inconnue, s'est déclaré dans une maison habitée par le nommé Amand Bournon, journalier, et appartenant au sieur Louis Picard, aussi journalier au même lieu, et s'est communiqué à une maison non habitée, contiguë à la précédente, appartenant an sieur Davieux, berger en la même commune. La perte est d'environ 2.000 francs, dont une partie seulement couverte par une assurance.  

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   La triste nouvelle que nous ayons donnée la semaine dernière, relativement au typhus, se confirme malheureusement de plus en plus.

A Saint-Etienne-la-Thillaye, deux bœufs appartenant à M. Beaudet ont été abattus et enfouis sur place; cinq autres ont été tués et leur viande dépecée. Cinq bœufs étant la propriété de M. Brocquehaye ont été enfouis; dix-sept autres bœufs appartenant également à ce dernier ont été tués par précaution, et la viande en a été expédiée sur Paris.

Mais là ne se son pas bornées les atteintes du fléau : Dix animaux de la race bovine ont été abattus à Clarbec, sur la propriété de M, Pilate où un bœuf était mort précédemment ; sept autres animaux appartenant à M. Hardrey, fermier de M. Gisiet, ont aussi été tués et enfouis immédiatement par ordre.

Jeudi, à Beaumont, M. le sous-préfet et M. le substitut ont fait dresser une vingtaine de procès-verbaux contre les vendeurs qui ne s'étaient pas mis en règle.  

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Novembre 1876  -  La neige.  -  La neige a fait son apparition dans notre ville, il en est tombé mercredi soir et jeudi dans la nuit. Hier, les toits étaient entièrement couverts, et le froid persistant l'a maintenue sur la terre. Aujourd'hui, le thermomètre est descendu à 6 degrés au-dessous de zéro.

 

Mars 1880  -  Incendie.  -  Jeudi, la cabane servant d'habitation aux époux Guillaume, casseur de cailloux à Beaumont-en-Auge, à été incendié. Le feu a été communiqué à la toiture par un tuyau de poêle qui la traversait.  

Septembre 1881  -  Aptitudes et références.  -  II y a quelques jours, un cultivateur d'une petite commune voisine de Beaumont se voyait offrir une place avantageuse, mais il lui fallait un certificat du maire faisant connaître ses aptitudes et ses références. Il va trouver le maire qui lui dit : « Je ne peux pas bailli ce certificat-là. Je ne sais pas ce que ça veut dire : aptitudes et références. P't'être que l'adjoint le sera, ly ». Le cultivateur se rend chez l'adjoint, celui-ci dit d'abord qu'il ne sait pas non plus ce qu'on lui demande. Puis il se décide à donner un certificat qui ne signifie absolument rien, mais il refuse de le signer, en répétant toujours : «Je ne sais pas ce que c'est que l'aptitude ». L'aptitude, étonnant adjoint, c'est précisément ce qui vous manque, ainsi qu'à monsieur votre maire, pour bien remplir vos fonctions.

 

Août 1883  -  Une femme vindicative.    Ces jours-ci, la voiture du sieur Pierre Halin, cafetier à Beaumont-en-Auge, a fait la bascule, M. Halin s'est fait, des blessures qui mettent ses jours en danger. Une femme du pays, qui en veut au sieur Halin à la suite d'un mariage manqué, dit partout que, si elle avait voulu, elle eût pu empêcher l'accident. Elle ferait bien mieux de se taire.  

 

Mars 1885  -  Distinctions.  -   dailles d'argent à M. Guillaume Vesque, sous-lieutenant des sapeurs-pompiers de Bonnebosq, et Constant Trolong, sergent de pompiers à Beaumont-en-Auge.  Médaille honorable à M. Célestin Sophie, à Crépon, qui a arraché à une mort certaine un enfant aux prises avec un chien de forte taille.  

 

Août 1885  -  Statue et eau.  -  Dimanche prochain, à Beaumont-en-Auge, érection de la statue du colonel Langlois, le créateur des panoramas militaires, un des braves qui commandaient le carré de la vieille garde, à Waterloo. A ce sujet, nous rappellerons que c'est la nièce du colonel qui vient de doter le bourg de Beaurnont de fontaines procurant à la population l'eau en abondance. Voilà un exemple que M. Albert Mériel devrait suivre pour rafraîchir quelque peu sa bonne ville de Caen, dont les habitants voient, de jour en jour, diminuer leur ration d'eau.  

 

Avril 1890  -  La collection Langlois.  -  La rez-de-chaussée et le premier étage du Pavillon, à Caen, ont été transformés en une charmante salle de Musée renfermant une partie de la collection Langlois. C'est Mme Serrand-Langlois, propriétaire à Beaumont-en-Auge, qui a donné à la ville de Caen ces tableaux, œuvre de son oncle le colonel, et c'est elle aussi qui a fait disposer la salle à ses frais. Prochainement l’ouverture.

 

Juin 1890  -  Chenilles, criquets et grenouilles.  -  Dans notre région, les chenilles ont dévasté une grande partie des pommiers. — En Algérie, les criquets ont fait leur réapparition. Les dégâts sont considérables. — A Yvetot (Seine-Inférieure), une pluie de grenouilles s'est abattue sur une partis de la ville. C'est par milliers que l'on comptait ces batraciens sur les chemins.

 

Juin 1890  -  Marché au beurre.  -  Le maire de Beaumont-en-Auge prévient les cultivateurs et propriétaires qu'à partir du jeudi 19 juin, ils trouveront, sous la halle, acheteurs de beurre en mottes.  

 

Octobre 1890  -  Les pommes.  -  Dans le Calvados, le pays-d'Auge surtout, n'a pas de pommes, on parle de 4 et 5 fr. la barretée. Dans la Manche, il y en a davantage, les prix varient entre 3 et 3 fr. 50. La Bretagne est plus favorisée, on en trouva en gare à 2 fr. 25 et 2 fr. 50. Sur certains points on les vend au poids.

 

Octobre 1890  -  C’est à ne pas croire.  -  Il s'est trouvé, dans le canton de Beaumont, des gens assez idiots pour prétendre qu'une femme de ce canton était accouchée de trois petits chiens, et d'autres, plus idiots encore, pour le croire. Bien plus, aux derniers marchés de Beaumont et de Pont-l'Evèque, cette malheureuse a été suivie par une douzaine d'imbéciles qui l'ont huée. Est-ce assez bête ?

 

Octobre 1891  -  Incendie.  -  Un incendie accidentel a consumé, un pressoir, situé à Beaumont-en-Auge, appartenant au sieur Jules Heuzey, propriétaire à St-Pierre-Azif, et loué au sieur Chapron. Pertes, 6 000 fr.  (Source B-N)  

 

Février 1892  -  Incendiaire.  -  Le sieur Mesnil, journalier à Beaumont-en-Auge, avait été arrêté, il y a quelques jours, sous l'inculpation de vols. Dans la nuit de mercredi, le feu a pris à son domicile. La femme Mesnil et ses quatre enfants auraient infailliblement péri dans les flammes sans le secours des voisins qui s'étaient aperçus de l'incendie On croit que le feu a été mis par une main criminelle.

Les sinistres de ce genre sont, parait-il, nombreux depuis quelque temps à Beaumont et dans les environs.   (Source B-N)  

 

Mai 1892  -  Incendies et vols.  -  Au cours du mois d'août 1891, on avait affiché, dans les communes de Beaumont-en-Auge et de Drubec, des placards menaçant d'incendie les propriétaires et cultivateurs qui employaient aux travaux de la moisson, des ouvriers étrangers au pays. Ces menaces ne tardèrent-pas à être mises à exécution. Mais elles avaient surtout pour but de faire disparaître les traces des vols commis par une véritable bande composée de : Charles Mesnil, 34 ans ; Louis Toutain, 32 ans ; Alexandre Toutain, 28 ans ; Célestin Levieux, 35 ans ; Alexandre Levieux, 27 ans, et Achille Vincent, 28 ans, journaliers à Beaumont-en-Auge. C'est de cette commune qu'ils partaient pour leurs expéditions, incendies et vols. Ils ont été condamnés : Mesnil, à 15 ans de travaux forcés ; Victor Toutain, à 8 ans de réclusion ; Alexandre Toutain, à 15 ans de travaux forcés ; Alexandre Levieux, à 5 ans de réclusion ; Célestin Levieux, à 20 ans de travaux forcés, et Vincent, à 2 ans avec application de la loi Bérenger. (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Exhumation.  -  Le parquet de Pont-l'Evêque s'est rendu à Beaumont-en-Auge pour exhumer le cadavre du nommé Jean Bride, 77 ans, sans profession, récemment décédé. D'après la rumeur publique, la mort aurait été occasionnée par les mauvais traitements que ce vieillard aurait subis d'un de ses enfants.  (Source B.N.)

 

Juin 1899  -  La foudre.  -  Mardi soir, pendant un orage, la foudre a tué une vache appartenant à M. Armand Fossey, propriétaire à Beaumont-en-Auge.

 

Septembre 1912  -  Un Monument à Laplace.  -  On sait que le grand savant mathématicien Pierre-Simon Laplace est né en 1749 à Beaumont-sur-Auge, petite ville de l'arrondissement de Pont-l'évêque, qui domine un immense horizon de mer et de collines verdoyantes.  Une commission s'était constituée à Beaumont sous la présidence effective du maire, et sous la présidence d'honneur de l'illustre mathématicien Henri Poincaré, récemment décédé, à l'effet d'ouvrir une souscription pour l'élévation d'un monument à Laplace.

De tous les points du monde des envois sont venus, et la souscription atteint actuellement 6000 francs. Il ne manque plus qu'une faible somme pour laquelle la commission adresse un pressant appel aux admirateurs du grand normand, particulièrement aux ingénieurs, géomètres, astronomes, etc...

 

Août 1913  -  Brûlée vive  -  Une jeune fille de 14 ans, Mlle Duros, habitant route de Caen, prise d'une attaque d'épilepsie, est tombée dans le foyer. Le feu a pris à ses vêtements, et la malheureuse, atrocement brûlée, est morte peu après dans d'horribles souffrances.

 

Juillet 1914  -  Mort du Maire. - M. Albert Dossin, maire de Beaumont-en-Auge depuis plus de 30 ans, vient  de mourir dans sa 70e année.

 

Mai 1915  -  Mort glorieuse.  -  Est mort pour la patrie : M. Henri Allain, de Beaumont-en-Auge, instituteur-adjoint à Deauville.  

 

Mars 1916  -  Enfant noyé dans une citerne.  -  Mme Fontaine, cultivatrice a Beaumont-en-Auge près Pont-l'Evèque, ayant à s'absenter, avait confié son petit garçon de 2 ans et demi à la garde d'une femme de journée. Trompant la surveillance de cette dernière, le bébé pénétra dans le jardin et tomba dans une citerne profonde de deux mètres. Il respirait encore lorsqu'on le retira, mais, malgré les meilleurs soins, on ne put le sauver.  

 

Février 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Ces jours derniers, le froid a été un peu moins rude. Le thermomètre a remonté et le baromètre a descendu. Puis ils sont repartis en sens inverse. C'est tout de même le dégel, espérons-le. Mais un dégel sans pluie n'est jamais bien sincère. Il est donc dit que les hivers de guerre sont forcément des hivers froids. On n'a pas oublié celui si terrible de 1870 –71 ! L'hiver de 1917 aurait pu lui faire concurrence s'il avait commencé quelques semaines plus tôt. A présent, nous marchons vers le Printemps, les jours ont déjà rallongé pas mal et dans  l’après-midi le soleil commence à chauffer. Mais, c'est égal, cette année le proverbe pourrait bien mentir qui assure que « Jamais février n'a passé sans voir groseillier feuillé ». 

 

Février 1917  -  Allô ! allô !.  -  Si vous désirez téléphoner avec les départements limitrophes, l'administration des postes vous fait signer un papier dans lequel vous vous engagez à ne fournir aucun renseignement concernant la défense nationale. Dans le cas où vous violeriez cette clause, on vous couperait... devinez quoi ? Pas la tête, ce que vous mériteriez pourtant, mais simplement la communication. A la bonne heure ! voila, un régime vraiment paternel !

 

Février 1917  -  Plus d’asile !  -  Pendant que la veuve Deslandre, journalière à Beaumont-en-Auge, était à chercher du bois, le feu a pris dans sa maison, où étaient restés ses cinq enfants, dont l'aîné, Francis. est âgé de 11 ans et demi. Le jeune Francis eut la présence d'esprit de faire aussitôt sortir ses frères et sœurs, et les conduisit chez un voisin. L'immeuble a été détruit, ainsi que le mobilier de la pauvre femme, qui, n'étant pas assurée, se trouve sans asile et sans ressources.

 

Février 1917  -  Le feu.  -  Jeudi dernier, le feu s'est déclaré dans une maison appartenant à Mme Blatharance, propriétaire a Orbec, et louée à Mme Deslandre. Le bâtiment entier a été brûlé. Les pompiers, accourus en toute hâte, n'ont pu que préserver les maisons voisines. L'immeuble est assuré.

 

Juillet 1918  -  Une audacieuse agression.  -  Le bourg de Beaumont-en-Auge, près de Pont-l'Evèque, a été mis en émoi samedi soir par une agression dont a été victime Mme veuve Allain, qui tient un débit près des Écoles et à proximité de l'intersection des routes de Roncheville et Saint-Etienne-la-Thillaye. Trois militaires, qui avaient pénétré dans l'établissement vers 18 heures pour consommer, se jetèrent sur la débitante, essayèrent de la bâillonner, la terrassèrent et la frappèrent avec grande violence. Aux cris de la victime, les voisins accoururent et les agresseurs prirent la fuite sans être rejoints.

Mme Allain, qui portait de nombreuses et graves blessures, reçut immédiatement des soins empressés. On espère la sauver.

Cette débitante, dont le mari est décédé et qui a eu la douleur de perdre son fils unique à la guerre, habite seule, et l'on suppose que le vol fut le mobile de cette agression commise en plein jour dans des conditions particulièrement audacieuses. Les recherches ont été organisées dimanche dans toute la région pour retrouver les malfaiteurs, dont le signalement est connu. L'enquête se poursuit, spécialement aux enviions de Touques et Trouville les intéressés ont se réfugier.

 

Novembre 1921  -  Les excès d’un amoureux évincé. —  Georges lzambard, 43 ans, né à Rouen, ouvrier boulanger à Beaumout-en-Auge, qui avait commis récemment un bris de clôture chez son ancienne amie, la femme Coulon, couturière, vient de récidiver. Avec un croc à botteler, il a d'abord arraché les grilles de la fenêtre de l'arrière-cuisine ; puis, s'armant d'une fourche, il a brisé la devanture de la maison. Il fallut l'intervention du garde-champêtre, M. Coudray, pour lui faire cesser ces déprédations La nuit suivante il a pénétré au domicile de la femme Coulon, qui avait eu la précaution de se réfugier chez une voisine et il a emporté un objet mobilier à sa convenance. 

 

Août 1922  -  Inauguration de l’électricité.  -  Le dimanche 13 août aura lieu à Beaumont la fête patronale et l'inauguration de l'électricité, sous la présidence de M. Bussière, sous-préfet de Pont-l’Evêque.

 

Février 1926  -  Conseil municipal.  -  Dans une réunion de février, le Conseil Municipal de Beaumont, il a été décidé de faire construire une salle des fêtes pour les soirées récréatives de l'Union Beaumontaise. Il a agréé Constant Desfresnes comme cantonnier communal et fossoyeur.  

 

Février 1926  -  Un succès.  -  M. Komiakoff, propriétaire à Beaumont-en-Auge, vient d'obtenir un premier et deux deuxièmes prix pour les volailles qu'il a présentées à l'Exposition internationale d'Aviculture de Paris. Il a en outre reçu la médaille de la ville de Toulouse réservée au plus beau sujet oie de Toulouse, sans bavette.

 

Août 1927  -   Les ravages de la foudre.  -  Au d'un des derniers orages, la foudre est tombée dans un pré à M. Gustave Durand, cultivateur à Beaumont-en-Auge, et a consumé une meule de foin de 150 bottes. Au cours du même orage, le fluide est tombé à Pont-l'Evêque, rue de Launay sur les fils téléphoniques, les dégâts ont été insignifiants, en dépit d'une terrible déflagration.  

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la  déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

Août 1940   -   Interdiction des battages.   -   La Feldkommandantur du Calvados a changé la direction des services agricoles de faire connaître que l'autorité militaire allemande a décrété une interdiction générale des battages.

Les battages de la récolte de cette année ne commenceront qu'après un ordre formel des autorités militaires allemandes. Il est seulement permis actuellement de battre l'avoine nécessaire aux troupes d'occupation.

Septembre 1940   -   Noces d'or.   -   Dernièrement, a été fêté le 50e anniversaire du mariage de M. et Mme Lemarchand dont la coquette Église de Beaumont-en-Auge, où avait été célébré leur union en 1890.

à cette occasion, les vénérés jubilaires, que la bonne santé n'a point abandonné, ont reçu les félicitations de nombreux parents et amis.

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados)

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  L'Église

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue aux Juifs.

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Place de l'Abbaye

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  L'Église, vue des Jardins du Prieuré

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados)

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue aux Juifs

BEAUMONT-en-AUGE   -  Le Musée et les Postes et Télégraphes

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  La Place  -  Le Musée

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue de la Mairie

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  La Place

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  Rue de la Fontaine

BEAUMONT-en-AUGE  (Calvados) -  La Rue aux Juifs

Vue générale de Beaumont-en-Auge (Calvados)

BEAUMONT-en-AUGE  -  La Mairie

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