BELLENGREVILLE 

Canton de Bourguébus

Les habitants de la commune sont des Bellengrevillais, Bellengrevillaises


Mars 1866   -   Vol à l'église.   -   Dans la nuit du 7 au 8 de ce mois, un individu a escaladé une des barrières du cimetière de Bellengreville, et après un travail qui n'a pas pu durer moins d'une heure pour pratiquer, à l'aide d'une vrille et d'une scie très fine dite passe-partout, une ouverture d'à peu prés un décimètre carré dans la grande porte en chêne du portail, il a pu pénétrer dans l'église en soulevant une forte barre transversale qui sert de fermeture à cette porte.  -   Dans la nuit du 7 au 8 de ce mois, un individu a escaladé une des barrières du cimetière de Bellengreville, et après un travail qui n'a pas pu durer moins d'une heure pour pratiquer, à l'aide d'une vrille et d'une scie très fine dite passe-partout, une ouverture d'à peu prés un décimètre carré dans la grande porte en chêne du portail, il a pu pénétrer dans l'église en soulevant une forte barre transversale qui sert de fermeture à cette porte.  -   Dans la nuit du 7 au 8 de ce mois, un individu a escaladé une des barrières du cimetière de Bellengreville, et après un travail qui n'a pas pu durer moins d'une heure pour pratiquer, à l'aide d'une vrille et d'une scie très fine dite passe-partout, une ouverture d'à peu prés un décimètre carré dans la grande porte en chêne du portail, il a pu pénétrer dans l'église en soulevant une forte barre transversale qui sert de fermeture à cette porte.  -   Dans la nuit du 7 au 8 de ce mois, un individu a escaladé une des barrières du cimetière de Bellengreville, et après un travail qui n'a pas pu durer moins d'une heure pour pratiquer, à l'aide d'une vrille et d'une scie très fine dite passe-partout, une ouverture d'à peu prés un décimètre carré dans la grande porte en chêne du portail, il a pu pénétrer dans l'église en soulevant une forte barre transversale qui sert de fermeture à cette porte.

Le voleur n'a rien dérangé dans l'église, mais dans la sacristie il a ouvert toutes les armoires, et dans un des compartiments du chapier, après en avoir forcé la serrure, il s'est emparé de la faible somme de 25 centimes en pièces de 1 et 2 centimes. Puis, découragé d'avoir tant travaillé pour une si petite aubaine.... il a bu le reste d'une bouteille de vin, et s'est retiré sans avoir touché aux ornements ni aux vases sacrés d'une assez grande valeur relative.

La gendarmerie, informée du fait par M. le maire, a commencé une enquête.

 

Mars 1867   -   Le printemps en avance.   -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.  -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.

L'herbe pousse...... Les gros bœufs reparaissent...... Les dindes s'en vont avec les gras jours.

 

Mars 1867   -   Un incendie.   -   Dans la journée du samedi 2 mars, vers deux heures du soir, un violent incendie, dont les flammes étaient excitées par un vent du nord-est, a réduit en cendres quatre  habitations avec leurs dépendances, au lieu-dit le hameau de Franqueville, dépendant de Bellengreville, et composé d'une quarantaine de maisons, la plupart couvertes en chaume.  -   Dans la journée du samedi 2 mars, vers deux heures du soir, un violent incendie, dont les flammes étaient excitées par un vent du nord-est, a réduit en cendres quatre habitations avec leurs dépendances, au lieu-dit le hameau de Franqueville, dépendant de Bellengreville, et composé d'une quarantaine de maisons, la plupart couvertes en chaume.

Les pompiers de la commune accourus en toute hâte, et ayant à leur tête M. Ducellier, sous-lieutenant, disposèrent très bien leur compte et attaquèrent vigoureusement le feu, qui, après une demi-heure de travail se trouva circonscrit. Bientôt les pompiers de Cagny vinrent joindre leurs généreux efforts à ceux des pompiers de Bellengreville, et à six heures du soir, le feu était à peu près éteint.

à partir de ce moment, il n'y eut plus qu'à surveiller le feu, et à achever d'éteindre les bois de charpente. A huit heures du soir, la gendarmerie de Croissanville, de concert avec M. le maire de Bellengreville, ouvrait une enquête sur les causes du sinistre, qui sont restées inconnues.  

 

Juillet 1868   -   Une escroquerie.    -   Dans le courant de la semaine dernière, M. Lerat, boucher à Bellengreville, a été victime d'un vol audacieux, accompli suivantes :

Un inconnu se présenta chez lui muni d'une lettre émanant, disait-il du sieur Fontaine, cultivateur à Janville, avec lequel ledit sieur Lerat est en relations d'affaires.

Dans cette lettre, M. Lerat était prié d'envoyer une somme de 100 francs par le porteur. M. Lerat, en voyant la signature du sieur Fontaine au bas de la lettre, remit la somme demandée sans difficulté. Ce ne fut que quelques jours aprés qu'il appris qu'il avait été dupé d'un adroit filou.

Un vol d'une somme de 100 francs a été dernièrement accompli dans des circonstances à peu prés identiques chez une personne de Ouistreham. On pense que c'est le même individu qui en est l'auteur.  

 

Mai 1873  -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Mai 1873  -  Vol avec effraction.   -   Dernièrement, des malfaiteurs se sont introduits de nuit dans l'église de Bellengreville, canton de Bourguébus, en brisant une croisée. Ils sont sortis par la porte principale, après en avoir forcé la serrure, et ou n'a remarqué dans l'église que la disparition de la bougie de la lampe. Les auteurs de cet acte sacrilège sont inconnus.

 

Novembre 1874   -   Condamnation.  -  licien Cordray, 33 ans, journalier à Bellengreville, pour outrage à un garde champêtre et ivresse manifesta, à 10 jours de prison et 30 fr. d'amende pour le délit et la contravention.

 

Décembre 1874   -   Recensement.  -  Les maires vont commencer dans toutes les communes le recensement des chevaux, juments et mulets susceptibles d'être utilisés pour les besoins de l'armée. Cette réquisition n'aura jamais lieu que moyennant le paiement d'une indemnité de 900 à 1 600 fr.

 

Janvier 1879   -  Neige et tempête.  -  La neige et l'ouragan que nous subissons depuis mardi nous étaient annoncés par le bureau météorologique du New-York-Hérald. Sur certains points de notre département il y a tant de neige que la circulation en a été interrompue, sur la ligne de Courseulles, les trains ont été arrêtes par les neiges, ceux de la ligne de l'Ouest ont éprouvé de long retards. Avec la fonte des neiges, les inondations sont à redouter.

 

Janvier 1879   -  Distinctions.  -  M. Brouard, maire de Bellengreville, a été nommé officier d'académie,  

 

Juillet 1881  -  Une habitude dangereuse.  -  Encore un accident causé par une coutume contre laquelle on ne cesse cependant de mettre en garde tous ceux qui soignent les bestiaux. La semaine dernière, vers 7 heures du soir, sur le bord de la route nationale, la nommée Louise Le Boulanger, 14 ans, gardait la vache de sa maîtresse, la femme Druault, domiciliée à Bellengreville. Cette petite fille eut la malheureuse idée de rouler la, corde autour de son bras pour maintenir la bête et se mit à tricoter. La vache voulut s'enfuir, renversa la petite-fille sous ses pieds et la traîna plusieurs mètres. Fort heureusement que le sieur Auguste Vallée, facteur rural à Bellengreville, se trouvant dans son jardin, entendit les cris de l'enfant. Il saisit la vache qui était devenue furieuse, la renversa et débarrassa l'enfant qui est restée malade, se plaignant de vives douleurs.   

 

Octobre 1883  -  Danger des armes à feu.    Vendredi, le nommé René Houard, âgé de 17 ans, demeurant à Bellengreville avait, dans un but qu'il est facile de deviner, mis son fusil dans le tombereau qu'il conduisait. Voulant se servir de cette arme, il la saisit par le bout du canon. Tout à coup le chien s'abattit sur la capsule et fit partir le coup qui, ayant fait balle, atteignit Houard en pleine poitrine. La mort a été instantanée.  

 

Avril 1888  -  Le crime de Bellengreville.  -  Mlle Lair, propriétaire à Caen, rue du Pont-St-Jacques y possède à Bellengreville une propriété avec chasse fort giboyeuse qu'elle loue quelquefois. Elle avait pour garde particulier le sieur Sorel, 45 ans, marié, père de cinq enfants dont quatre seulement avec lui, l'aîné, est confié à, un oncle curé dans la Manche Sorel, d'après ce qu'a dit sa femme, sortit dans la nuit de mercredi à jeudi, vers trois heures, pour faire une tournée de surveillance. A midi, il n'était pas encore rentré, sa femme, fort anxieuse, prévint ses voisins, et on commença les recherches. Vers quatre heures, on aperçut le malheureux garde étendu sans mouvement le long d’une haie, servant clôture à une pièce plantée appelée la Pièce-du-Parc. Sorel avait encore les deux mains dans ses poches et sa canne sous le bras, ce qui prouve qu'il avait été surpris par  l'assassin qu'il n'avait certainement pas aperçu. Il avait reçu deux coups de fusil, l'un derrière la tête à bout portant, l'os était, perforé et la charge tout entière avait pénétré dans le cerveau. La mort a été immédiate. L'autre au-dessus de l'oreille gauche, qui a dû être donné quand Sorel. était déjà tombé. 

L'enquête a, dès le début, fait peser de graves soupçons sur un nommé Jules Corbet, 28 ans, journalier à Bellengreville, que Sorel avait amené de la Manche. Il prenait ses repas chez le garde et, depuis quelque temps, il était devenu l'amant de la femme Sorel. La nuit du crime, il avait, parait-il, soupé chez le garde, vers neuf heures du soir. On avait mangé un corbeau tué par Sorel. Après, souper, les deux hommes sortirent et on les aurait vus ensemble vers dix heures. Vers onze heures, un marchand de cidre passant sur la route de Paris a entendu deux coups de feu. Or, le cadavre de Sorel a été trouvé à 150 mètres de la route et l'autopsie a montré qu'il à dû être tué deux heures au plus après son repas. Il ne serait donc pas sorti à trois heures du matin comme l'a prétendu sa femme. Autre détail important : on a retrouvé dans la plaie une bourre de fusil Lefaucheux, et Sorel était le seul qui en eût un à Bellengreville. Il aurait donc été tué avec son propre fusil, prêté par lui, pour quelques, instants à un ami. En examinant ce fusil, on a reconnu qu'un des canons était propre et l'autre  encrassé, comme si on  s'en était récemment servi. Doit-on supposer que l'assassin a nettoyé un des canons pour faire croire que Sorel, ayant été tué de deux coups de feu, ce n'est pas ce fusil qui a servi.  

Corbet a aidé à rechercher le cadavre. Il a assisté à l'autopsie, a été de ceux qui ont placé le corps dans le cercueil et lors de l'inhumation il était un des porteurs quand la justice le fit remplacer pour l'arrêter. Il a nié énergiquement, ne s'est pas troublé un seul instant. Les charges qui pèsent sur lui et la femme Sorel sont des plus graves. Cette dernière a été également arrêtée.  

 

Avril 1888  -  Le crime de Bellengreville.  -  Corbet continue à nier être l'assassin du malheureux Sorel, le garde de Mlle Lair. Néanmoins il a avoué ses relations avec la femme Sorel, dont il était l'amant depuis sept ans. Celle-ci nie également avoir poussé Corbet à tuer son mari. Mais il est établi que toutes ses déclarations à l'enquête, avant son arrestation, étaient mensongères. Sorel est sorti à dix heures du soir avec Corbet la nuit du crime, et la femme Sorel avait déclaré qu'il était sorti à deux heures du matin. Ces fausses déclarations sont des charges accablantes.  

 

Novembre 1888  -  Grave accident.  -  Dimanche midi, le sieur Martin, 70 ans, cantonnier à Bellengreville, était occupé à faire bouillir son pot-au-feu, lorsque, pris de vertige, il tomba tout à coup, dans le feu. Dans sa chute, la marmite, fut renversée toute bouillante et son contenu se répandit sur le malheureux Martin. Quand on vint à son secoure, il avait les deux jambes affreusement brûlées et le bras droit carbonisé.  

 

Janvier 1893  -  Acquittement.  -  Au mois d'octobre dernier, le sieur Lucas, maire de Bellengreville, était condamné par le tribunal de police correctionnelle de Caen, à 150 francs d'amende, pour vente à la halle d'Argences de sacs de blé contenant moins que la mesure. Il a porté appel et la cour de Caen vient de l'acquitter.  (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Un coq à 200 francs.  -  Le sieur Bunel, ancien maire de Bellengreville, s'apercevait depuis longtemps que des volailles disparaissaient de sa basse-cour. Il s'en prenait aux renards. Mais dernièrement ce fut un superbe coq qui disparut. 

Le sieur Bunel songea qu'on pouvait bien l'avoir volé. Il se rendit au marché d'Argences et y retrouva son coq, que la dame Lucas, femme du maire actuel de Bellengreville, mettait en vente. Il fit dresser procès-verbal et la dame Lucas vient d'être condamnée par le tribunal de Caen à 200 fr. d'amende. M. Lucas avait été dernièrement poursuivi et condamné en police correctionnelle pour tromperie sur la chose vendue, puis acquitté sur appel. (Source B.N.)

 

Janvier 1899  -  Crime ou accident.  -  Mardi, vers 6 h. du matin, on a découvert sur la route nationale de Paris à Cherbourg, territoire de Bellengreville, marais des Marquettes, le corps d'un inconnu, âgé de 25 à 30 ans, vêtu  comme un ouvrier. On a constaté sur le corps de nombreuses traces de violences ; il avait la poitrine complètement défoncée et le cou avait été  fortement serré. Il était vêtu d'un veston gris, d'un pantalon de velours et chaussé de souliers brodequins ferrés, Cheveux noirs et moustache coupée en brosse. Taille : 1 mètre 75. On a trouvé dans ses poches un porte-monnaie vide.

Le cadavre a été transporté, par les soins de M. le maire et de la brigade de gendarmerie de Moult, dans un local de la pompe à incendie. On croit, nous affirme-t-on, que c'est un ouvrier du quartier de Vaucelles à Caen. Le parquet s'est rendu sur les lieux pour procéder aux constatations d'usage. On ignore s'il s'agit d'un crime ou d'un accident.

 

Février 1902  -  Un agriculteur avait bâti dans sa cour de ferme un gabion en bottes de paille, pour tirer sur les corneilles qui dévastaient ses semis. Il avait confié cette tâche à un valet,  qui s'en va en oubliant son fusil chargé. Son fils, 12 ans, entre dans le gabion, trouve le fusil, tue par accident un enfant de 4 ans qui l'accompagnait. 

 

Juin 1906  -  Disparition.  -  Depuis quelques jours, Mme Françoise Perrine, femme Prempain, 32 ans, ménagère à Bellengreville, a quitté le domicile conjugal, laissant son mari avec ses cinq enfants en bas âge ; elle n'a pas reparu depuis. On ignore ce qu'elle est devenue.

 

Octobre 1906  -  Élections.  -  Dimanche, M. Guérin, ancien adjoint au maire de Caen, et propriétaire à Bellengreville, a été élu conseiller municipal de cette commune, par 67 voix sur 74 votants, en remplacement du regretté Maire, M. Courtois.

 

Février 1908  -  Amélioration de l'état de santé de M. Guérin.  -   M. Guérin conseiller général et maire de Bellengreville, se rendait samedi soir en automobile dans cette commune, lorsqu'en arrivant à l'extrémité de la rue d'Auge il fut pris d'un étourdissement qui le fit tromper de route. Mme Guérin, qui l'accompagnait, lui signala son erreur, qui se renouvela plus loin ; alors, sans perdre absolument connaissance, il dut abandonner au chauffeur la direction de sa voiture. Arrivé chez lui, M. Guerin du s'aliter et M. le docteur Nourry, appelé en toute hâte, trouva la situation si grave que jusqu'à dimanche matin, il ne put se prononcer.

M. Guerin avait été frappé de congestion sans doute à la suite d'un refroidissement brusque causé par la vitesse : l'automobile était ouverte, en effet. Cet accident n'a rien de  surprenant, en raison de la température très froide qu'il avait dû subir à la sortie d'un appartement surchauffé.

Depuis, une amélioration notable s'est produite et le docteur Nourry qui, jeudi soir, à sept heures, revenait de rendre visite au conseiller général, maire de Bellengreville, déclarait qu'il le considérait comme absolument hors de danger.  

 

Septembre 1912  -  Nouveau maire.  -  M. Henri Drouet vient d'être élu  maire de Bellengreville à l'unanimité des voix, moins une.

 

Mars 1916  -  L’alcool qui tue.  -  En l'absence de sa femme, partie chercher des provisions, le sieur Alphonse Poplu, 67 ans, journalier à Bellengreville, canton de Bourguébus, s'est pendu dans sa cave. Poplu ne travaillait plus que pour boire. Il avait souvent manifesté son intention d'en finir.

 

Novembre 1925  -  Comment le mutilé trouva un second logis.  -  Un réformé de guerre, M. J.-B. Laffont, qui est père de cinq enfants, habitait avec sa nombreuse famille à Bellengreville, une maison ne tenant plus du toit la base. Il avait inutilement voulu obliger à des parations urgentes sa propriétaire, Mme Dumont, concierge de l'Ecole Normale d'Instituteurs, qui estimait que la masure ne valait pas les frais d'une remise en état.

Ces jours derniers, une bourrasque emporta la moitié de la toiture et un mur s'écroula. Les malheureux locataires réussirent à déménager sans trop de mal, mais ils restaient sans abri.

A côté de l'immeuble effondré, se trouvait une autre maison appartenant au même propriétaire et actuellement inoccupée. M. Laffont, qui n'avait pas cru devoir accepter un local trop exigu offerte par la mairie de Bellengreville, s'installa sans autres formalités dans la seconde maison de Mme Dumont. Les gendarmes, requis par le maire, ont dressé procès-verbal pour violation de domicile.

C'était peut-être une mesure bien vère et il aurait paru plus humain d'user d'indulgence envers le pauvre mutilé.

 

Février 1926  -  Incendie Bellengreville.  -   Un incendie important s'est décla dans la soirée à Bellengreville, à peu de distance du passage à niveau, dans une ferme appartenant à M. Busnel. Les dépendances de l'exploitation agricole ont été en grande partie détruite par le feu.

L'alarme fut donnée par un domestique. On commença l'organisation des secours, grâce au zèle de M. Lemarchand, adjoint au maire et lieutenant de pompiers, on put circonscrire rapidement les ravages du feu. Les dégâts sont très importants, ils atteignent la somme de 30.000 francs.

On ignore les causes du sinistre. M. Serre, chef de la brigade de gendarmerie de Moult, a ouvert une enquête.

 

Février 1926  -  L’incendie de Bellengreville causé par l'imprudence d'un domestique.
-  Nous avons relaté l’incendie important qui éclata la semaine dernière dans les bâtiments de la ferme de M. Bunel, propriétaire à Bellengreville.

La gendarmerie avait ouvert une enquête sur les causes de ce sinistre. Elle apprit qu'un petit valet, le jeune Ernest Massias, 13 ans, avait, été le premier à donner l'alarme. Il reconnut qu'en entrant dans une grange pour prendre de la paille, il avait pour s'éclairer fait craquer une allumette sur une pierre. Cette allumette étant tombée sur une gerbe communiqua aussitôt, le feu.

Effrayé, le gamin, sans chercher à éteindre les flammes, sortit précipitamment en appelant au secours. Mais l'incendie s'était propagé avec une rapidité foudroyante au fourrage entassé dans la grange et les bâtiments furent entièrement la proie des flammes.

 

Avril 1926  -  Une vache blessée par une automobile.  -  Une cultivatrice de Bellengreville, Mme Lemoine, rentrait un troupeau de vaches. La dernière des bêtes fut atteinte par une automobile que conduisait M. Louis Charles, demeurant Paris. rue de Capri. Mme Lemoine subit, de ce fait, un préjudice de 3.000 francs.  -  Une cultivatrice de Bellengreville, Mme Lemoine, rentrait un troupeau de vaches. La dernière des bêtes fut atteinte par une automobile que conduisait M. Louis Charles, demeurant Paris. rue de Capri. Mme Lemoine subit, de ce fait, un préjudice de 3.000 francs.

 

Mai 1927  -  Au feu !  -  Une cave, appartenant à M. Prodhomme et louée à M. Henri Chapron, à Bellengreville, canton de Bourguébus, a été détruite en partie par un incendie. Les dégâts s'élèvent à 4.000 francs. On croit que le feu a été mis par le foyer mal éteint d'une lessiveuse.

 

Juillet 1931   -   Une automobile dérape et se jette dans le fossé.   -   Vers 7 heures, hier matin, une auto pilotée par M. Maisonneuve, 18 ans, employé de banque, demeurant à Paris
53, rue Nollet, et dans laquelle avaient pris place le propriétaire du véhicule, M. Delmas, frère de l'adjoint au maire de Bayeux, demeurant également à Paris, 26, rue de Varenne, ainsi que deux jeunes Bayeusais, MM. Vendens, suivait la route nationale 13.

Entre Cagny et Bellengreville, alors que la voiture roulait à une allure d'environ 60 kilomètres à l'heure, le conducteur voulut doubler une auto précédant la sienne. Vraisemblablement, par suite de la présence d'une saignée sur la berge de la chaussée.
M. Maisonneuve perdit la direction de son véhicule, qui fit plusieurs tours sur lui-même pour, finalement, se jeter dans le fossé.
Trois des occupants se tirèrent indemnes de dessous la voiture. Mais M. Bertrand Issa Verdens, 17 ans, resta inanimé avec une grave blessure à la tête. Il a été transporté à la clinique des Oblates, à Caen, il a reçu les soins du docteur Monie. Il présente une fracture du crâne. Son état est très grave.  

 

Septembre 1942  -  Pour les prisonniers.  -  A Bellengreville, fête au profit des prisonniers, le 27 septembre. A 10 h., Messe en musique avec le concours des musiciens de la Fraternelle de Caen. A 13 h. 45, matches de football (tournoi à 11). Kermesse avec nombreux comptoirs (loteries, lapinodrome, balançoires, buvette, pâtisserie, galettes, frites, etc.....). Vente aux enchères : bicyclettes, nombreux objets rares. Disons que, pour les cyclistes, Bellengreville n'est qu'à 10 kilomètres de Caen.

 

Novembre 1943    -   Fait divers.  -  L'express Cherbourg-Paris étant en retard un matin, les conducteurs de véhicules se trouvant de part et d'autre de la barrière du passage à niveau de Bellengreville, en demandèrent l'ouverture. Le brouillard étant très épais, la garde-barrière ne vit pas venir le convoi et ouvrit. Fait divers.  -  L'express Cherbourg-Paris étant en retard un matin, les conducteurs de véhicules se trouvant de part et d'autre de la barrière du passage à niveau de Bellengreville, en demandèrent l'ouverture. Le brouillard étant très épais, la garde-barrière ne vit pas venir le convoi et ouvrit.

Au moment ou l'attelage de M. Bunel, propriétaire à Bellengreville, s'engageait sur la voie, le cheval de flèche fut tamponné par la locomotive et tué sur le coup. Le propriétaire de l'animal est assuré, mais il a dû avoir chaud !

  

Mars 1944  -  Les deux sacs d’avoine.  -  M. Victor Chautard, 46 ans, négociant en grains à Bellengreville, a porté plainte pour vol à la gendarmerie de Moult contre un cultivateur de Billy qui s'était emparé de deux sacs d'avoine sous le hall de la gare.

Le cultivateur, interrogé, a déclaré ne pas avoir eu l'intention de voler l'avoine il en a d'ailleurs rapporté deux sacs au plaignant. Une enquête est en cours.

 

Juin 1944  -  Une série de mitraillages.  -  Vendredi, vers 17 h. 10, deux personnes qui circulaient en voiture hippomobile sur la route de Paris, ont été mitraillées à proximité de Cagny. Elles ont été gravement blessées. 

A Bellengreville, un enfant de 6 ans a été sérieusement touché par une balle, lors de l'attaque d'un train de marchandises qui passait à quelque distance et dont le mécanicien a été tué.
Entre Moult et Mézidon, un train a été attaqué. Le chauffeur, M. Valogne, demeurant à Lisieux, rue Jeanne-Deslandes, a été tué, et neuf personnes blessées.
A Lécaude, un train de marchandises a été mitraillé, samedi, vers 14 h. 15. Le chauffeur, Paul Jules, 33 ans, demeurant à Lisieux, a été atteint d'une balle à la cuisse et d'une autre dans les reins. Il a été transporté à l'hôpital de Lisieux.
Une auto dans laquelle avait pris place M. Béchetoille, ancien directeur de l'usine à gaz de Lisieux et directeur actuel de l'usine à gaz de Trouville-Deauville, a été mitraillée, sur la route de Troarn. M. Béchetoille, atteint de trois balles à la cuisse, a été transporté dans une clinique.
Vendredi soir, une localité de la côte a été bombardée par les avions anglo-américains. Mme
Mezel, 54 ans, ouvrière agricole, a été tuée, et une jeune fille de 13 ans, la jeune Thonnard, grièvement blessée. est décédée à l'hôpital de Bayeux.

BELLENGREVILLE (Calvados)

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