UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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BÉNOUVILLE 

Canton de Ouistreham

Les habitants de la commune sont des Bénouvillais, Bénouvillaises


Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-après désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Bunel à Sannerville ; Eudes, à Moult ; James, à Amfréville ; Béziers a Putot-en-Auge ; Bonvoisin, à Villy-Bocage ; Lebourgeois à Bénouville ; Léger, à Lantheuil ; Patry, à Bretteville-sur-Odon ; Potdevin, à Rots. Mme Langlois à Sannerville .  

 

Avril 1869   -   La mer et les naufrages.   -   Dans la nuit de samedi à dimanche, un nouvel ouragan s'est déchaîné sur notre contrée. Vers onze heures, le vent, qui était au sud-ouest, a sauté brusquement au nord, et a soufflé en tempête jusqu'au lendemain.

C'est entre deux et trois heures du matin que l'ouragan a éclaté avec toute sa violence. Les maisons étaient ébranlées comme par un tremblement de terre, par moments, on eut dit, tant la rafale était bruyante, que les éclats de la foudre se mêlaient assez mugissements.

À Caen, aucun accident grave n'est arrivé. Sur le cour, quelques baraques seulement ont été renversées.

Sur les berges du canal, 12 à 15 arbres ont été rompus, principalement dans la vallée située entre Blainville et Bénouville.

Par suite du mauvais temps qu'il faisait dimanche, les steamers pour Caen et Trouville sont restés au port.

Cette tempête a produit également de nouveaux dégâts, non seulement aux toitures, dont elle a arraché des tuiles ou des ardoises en quantité, mais aussi dans les champs et les vergers où elle a couché sur le sol une grande quantité d'arbres à fruits.

De plus, elle a donné une crue considérable à la crétine qui envahit la prairie de Caen et la vallée de la Dives dans toute son étendue, de telle sorte que la route de Caen à Rouen, dans la traverse de Troarn à Saint-Samson, est complètement ensevelie sous l'eau, dont la hauteur atteint, en quelques endroits, plus de 50 centimètres.

Depuis dimanche dernier, l'administration des ponts et chaussées à organisé un service de Charette pour passer les piétons qui circulent sur la route de Troarn à Saint-Samson. De longtemps on avait vu une pareille crue.

Les départements de l'Orne, de la Manche, de l'Eure, de la Seine-Inférieure et de la Sarthe, ont également ressenti les effets de cette tempête.  

 

Novembre 1869   -   Fait divers.   -  Samedi, 13 de ce mois, vers onze heures du matin, le sieur Auguste, Lelièvre, âgé de 37 ans, propriétaire à Bénouville, faisant réparer la pompe de son  puits, voulut s'assurer de l'état des planchers qui existent à l'intérieur de ce dernier. Il descendit sur le premier, qui s'effondra sous lui, et tomba d’une hauteur de 4 mètres sur le deuxième, ce dernier, plus  solide, résista au choc, mais une brique détachée de l'étage supérieur tomba sur la tête du sieur Lelièvre, et lui fit une blessure de 10 centimètres de longueur, qui détermina une perle considérable de sang. 

M. Debled, médecin à Ouistreham, fut immédiatement appelé pour donner des soins au blessé qui, espère-t on, en sera quitte pour un repos de quelques jours. 

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Avril 1875   -   Vol.  -  Des marchands de peaux de lapins, qui avaient été vus dans la  contrée, ont soustrait deux bâches placées sous une charretière appartenant à M. Lelièvre, à Bénouville.  

 

Août 1875   -   Accident mortel.  -  Dimanche dernier, le domestique de M. Lelièvre, cultivateur à Bénouville, a été éventré et tué par un taureau en fureur. Le correspondant qui nous adresse cette nouvelle ajoute que les bœufs, vaches, etc, sont plus dangereux que les abeilles, auxquelles on interdit, sous prétexte de sécurité, le voisinage des habitations.  

 

Mai 1879   -  Découverte d’un cadavre.  -  Le cadavre d'une femme inconnue a été retiré du canal de Caen à la mer, à Bénouville.  

 

Avril 1880  -  Entre deux contraventions.  -  En ce moment on redresse et on élargit le chemin vicinal entre Sallenelles et le pont de Bénouville. Rien de mieux. Mais quand un voiturier arrive au pied de la rampe qui monte au plateau d'Amfreville, il trouve un avis portant qu'il doit se munir de chevaux de renfort, Il est obligé de laisser son chargement et, pendant qu'il cherche des chevaux pour éviter une contravention il est exposé à s'en voir faire une pour avoir abandonné sa voiture sur la route. Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen d'épargner aux voituriers tous ces embarras. Il suffirait pour cela, de mettre l'avis non pas seulement au pied de la rampe, mais aussi à plusieurs kilomètres en avant.  

 

Mai 1881  -  Le barrage du canal.  -  Le barrage du canal fait à Bénouville pour l'enlèvement de la roche du Maresquier est terminé depuis dimanche. Ce barrage, établi sur 60 mètres de longueur, au moyen de glaise et de sacs remplis de terre, a été exécuté sans désemparer de jour et de nuit. 

 

Juin 1881  -  La comète.  -  Une comète est en ce moment visible. Les superstitieux voient à tort dans l'apparition de cet astre un présage de calamité publique. Les comètes sont un monde en feu, comme l'a été autrefois la terre. La queue de la comète actuelle est de plusieurs millions de lieus. Elle est très éloignée de la terre, et sa marche est vertigineuse.

 

Juin 1881  -  Une bonne action.  -  Les ouvriers de la Compagnie Leborgne, entrepreneur des travaux du canal de Caen à la mer, émus à la vue de l’infortune des malheureux enfants et de la veuve de leur camarade Ginard, qui s'est noyé la semaine dernière à Bénouville, se sont cotisés et ont réuni la somme de 93 fr. 20 cent. On ne saurait trop publier de tels actes, qui honorent autant ceux qui les font que ceux qui en sont l'objet.

 

Juin 1881  -  Accident.  -  Un accident, qui aurait pu avoir beaucoup plus de gravité, est arrivé à Bénouville. Une partie du tablier du petit pont qui est sur la vieille rivière (route du Bac-du-Port à Troarn) a cédé sous le poids d'une voiture de charbon. Fort heureusement, personne n’a été blessé.

 

Septembre 1888  -  Grave accident de voiture.  -  Dimanche soir, la voiture publique, conduite par le sieur Désert fils, qui se rendait de Ouistreham à Caen, était au bas de la côte de Bénouville et se rangeait pour laisser passer une autre voiture publique, venant en sens inverse, quand un coupé attelé de deux chevaux, lancés, dit-on, à fond de train, et conduit par le sieur Lepargneux, propriétaire à Hérouville-St-Clair, voulut passer entre les deux voitures qui se croisaient. Une rencontre eut lieu entre la voiture publique du sieur Désert père et celle du sieur Lepargneux. La première a eu ses brancards brisés, le conducteur et un voyageur furent projetés sur le sol, où ils restèrent sans connaissance. Le sieur Lepargneux, violemment jeté à terre, roula sous les pieds des chevaux de la voiture du sieur Désert fils, et ce n'est qu'au sang-froid de ce dernier qui, au risque de verser, arrêta net ses chevaux, que le sieur Lepargneux doit de n'avoir pas été écrasé. Les blessures du sieur Désert père et du voyageur sont assez sérieuses. Le sieur Lepargneux, relevé sans connaissance, reprit vite ses sens et a pu continuer sa route. Il en sera quitte pour la peur, sa voiture est fortement endommagée.  

 

Juin 1892  -  Avis.  -  La circulation est interdite sur le pont de Bènouville, jusqu’au 15 juillet. Un radeau manœuvré par les pontiers est mis à la disposition des piétons qui voudront passer d'une rive à l'autre. La circulation des voitures est autorisée sur les chemins de halage des deux rives du canal, entre les ponts de Bénouville et de Blainville.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1892  -  Tramway.  -  Le tramway Decauville de Dives, par Sallenelles , Bénouville et Ouistreham, marche jusqu'à Luc. Pour le moment, ce chemin de fer minuscule est peu suivi. Est-ce parce qu'il est encore inconnu, ou parce que les prix sont trop élevés, ou encore parce qu'on est sûr, en secondes et troisièmes, d'en revenir avec une fluxion de poitrine ?  

Est-ce que le sénateur Decauville aurait dans sa manche quelques médecins sans clients ?   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1892  -  Les fantaisies du Decauville.  -  L'autre dimanche, le tramway Decauville partant de Luc pour Dives, avec près de deux cents voyageurs s'est vu forcé d'attendre au pont de Bénouville le train qui devait partir de Cabourg-Dives pour correspondre avec lui et qui  n'avait pas été formé à défaut de voyageurs. Les voyageurs sont donc restés près de trois heures à contempler l'Orne et a regarder, comme sœur Anne, « s'ils ne voyaient rien venir de Sallenelles.

A bout de patience, le mécanicien prît enfin la voie de garage et mit la machine à l'arrière du train, afin de reprendre la direction de Luc, mais, fatalité ! à son arrivée, le train pour Caen était parti. Les voyageurs n'avaient pas lieu d'être satisfaits de celte promenade « rétrograde » et se sont vus obligés d'attendre le dernier train pour rentrer à Caen. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1892  -  Découverte d’un noyé.  -  Le corps d'un inconnu, qui parait avoir séjourné quinze jours dans l'eau, a été trouvé flottant près du pont de Bénouville. Le noyé parait âgé de 45 ans, son linge est marqué G. D. Il a le bras droit cassé près de j'épaule, on présume que cette fracture a été faite par l'hélice d'un vapeur. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Morts subites.  -  M. Pierre Langlois, adjoint au maire de Benouville, ayant donné l'hospitalité à un malheureux rémouleur, l'a trouvé sans vie dans l'écurie où il s'était couché. Cet homme venait de temps à autre dans cette ferme et se plaignait de malaise. Mme Langlois le soignait et lui faisait donner du lait et du bouillon. C'est un nommé Jean Boue, de Nantes. Il est âgé d'une trentaine d'années. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1893  -  Tramway Decauville.  -  La ligne de Caen à Bénouville fonctionne. Ce tramway dessert, d'un côté : Caen, Calix, Hérouville, Blainville et Bénouville ; de l'autre : Ouistreham, Riva-Bella, Colleville, Bréche-d'Hermanville, Lion et le Haut-Lion. 

Enfin, de l'autre côté du Canal : Ranviile, Amfréville, Sallenelles, Merville, Le Home et Cabourg, avec correspondances avec les lignes de l'Ouest et de la Mer. Dimanche, il y a eu foule de voyageurs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  Noyée dans un puits.  -  Le sieur Leroux, travaillant à Caen, allait deux fois par semaine voir sa femme à Bénouville. Samedi dernier, il ne la trouva pas chez lui. L’ayant vainement cherchée dans la maison, et les voisins ne l'ayant pas vue depuis la veille, le sieur Leroux sonda un puits profond de sept mètres, ou il la découvrit. 

On suppose que cette malheureuse, qui souffrait depuis douze ans d'une maladie de cœur aura mis fin à ses jours dans un accès de fièvre. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1893  -  Ne vous gênez pas.  -  Le Decauville est arrivé lundi soir avec une heure de retard. Il a attendu, parait-il, pendant 50 minutes, au pont de Bénouville, le passage d'un train qui portait l'une des lumières de la ligne. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1894  -  Mort en se baignant.   -   Le jeune Charles Lacour, 11 ans, demeurant chez ses parents, à Bénouville, s'est noyé en se baignant dans la vieille rivière l'Orne. Le cadavre a été découvert par l'un de ses jeunes camarades qui venait aussi pour prendre un bain, mais qui s'est enfui à la vue du corps. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1894  -  Voyageurs à pied.   -   Que les trains aient du retard et restent en panne, cela n'a rien d'extraordinaire à cette saison, où le wagon et la bicyclette sont toujours en l'air. Mais forcer des femmes, des enfants et des vieillards à faire plusieurs kilomètres à pied pour regagner leur logis, c'est trop fort. 

Cela s'est produit cependant sur le tramway de la mer, au dernier train de dimanche. A Bénouville, pas de place pour les voyageurs venant de Dives. Après une heure d'hésitation et de discussion, on accrocha des wagons remplis d'eau, non éclairés... À Colombelles, on crie : «  Calix !... »  Et, à Calix, on crie : «  Caen !... tout le monde descend ». La machine ne pouvait plus marcher. Les voyageurs, ont donc dû revenir de Calix à Caen à pied, ce qui n'a rien d'agréable après une journée de fatigue. Mauvais début pour la société caennaise. Heureusement que cet accroc ne s'est pas produit au train de plaisir, qui contenait près de 500 voyageurs. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1895  -  Fêtes.  -  Dimanche de Quasimodo, tir aux coqs au fusil de chasse, chez Jouenne, restaurateur au pont de Bénouville. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1895  -  Ne confondez pas.  -  Ne pas confondre Auguste Chesnel, 57 ans, menuisier et débitant à Bénouville, avec Auguste-François Chesnel, 47 ans, charpentier, même commune, qui vient d'être condamné par le tribunal de Caen à vingt jours de prison pour vol d'un litre de rhum chez une femme avec laquelle il entretenait de tendres relations. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1895  -  Déraillement du tramway du Calvados.  -  Samedi, le tramway partant de Bénouville à 2 h. 47 du soir, à destination de Dives, a déraillé en arrivant en gare de Ranville, au passage de l'aiguille de la voie de garage. Il n'y a eu aucun accident de personnes. Ce déraillement, dû à la malveillance, est attribué à l'enlèvement du boulon servant à fixer la pointe de l'aiguille au rail. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1895  -  Les années bissextiles.  -  Tout le monde sait que l'année prochaine sera bissextile, son millésime étant divisible par quatre. Mais ce que l'on sait peut-être moins généralement, c'est que ce sera la dernière bissextile du siècle, l'année séculaire, celle qui clôturera le dix-neuvième siècle, l'année 1900, ne le sera pas, et nous devrons attendre huit ans pour revoir un mois de février ayant 29 jours. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Mars 1896  -  Regrets tardifs.  -  Le 14 mars, François Piéplu, 30 ans, journalier à Bénouville, était renvoyé de chez sa patronne, la veuve Côme. Comme il quittait la maison pour se rendre au jardin, il rencontra sa mère qui était, paraît-il, la cause de son renvoi. Dans un accès de colère, il la frappa si violemment avec une fourche qu'elle tomba évanouie. En la voyant à terre, la colère de Piéplu fit place au plus violent désespoir. 

II revint à la maison, dont il venait d'être renvoyé, et, prenant une brouette, il y chargea sa mère qu'il conduisit à sa demeure et lui prodigua les soins que nécessitait son état. Malgré cela, Piéplu a été mis en état d'arrestation. Quant à la malheureuse mère, elle a été conduite à l'hôtel-Dieu. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1897  -  Noyé accidentellement.  -  Le sieur Ernest Macé, 19 ans, tailleur de pierres aux carrières de Ranville, domicilié à Benouville, s'est noyé en se baignant dans l'Orne, à 1 500 mètres en amont, du pont de Ranville. On suppose que l’infortuné a été pris d’une crampe. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1897  -  Écrasé.  -  Le sieur Félix Harel, 45 ans, journalier à Bénouville, conduisait une voiture chargée de gerbes d'avoine pour le compte du sieur Hunger, boucher à Ouistreham. Soudain, les chevaux prenant une allure plus rapide, le malheureux fut renversé et les roues du véhicule lui passèrent sur le dos et la tête. Harel est mort sur le coup. Il laisse une veuve avec six enfants. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1897  -  Tamponné.  -  Tamponné par une machine du chemin dé fer du Calvados, en gare de Bénouville, le sieur Marie Onfroy, tailleur de pierres, demeurant à Epernon (Eure-et-Loir), qui travaillait aux chantiers sur le littoral. Quoique gravement atteint, Onfroy n'est heureusement pas en danger. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1898  -  Laïcisation.   -   C'est en vertu d'un arrêté ministériel du mois de septembre que toutes les écoles communales en faveur desquelles il n'y a pas de fondations ont été laïcisées à partir du 1er novembre. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Grave accident.   -   La jeune Georgette Luchessi, 10 ans, à Bénouville, s'était cachée, en jouant, sur le terre-plein de la culée du pont, sans que personne l'ait aperçue. Au moment où on le refermait, elle a été prise entre le pont et le mur de cette culée et a eu le coté droit presque complètement broyé. Son état est très grave. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1900   -   La tempête.    Mardi la nuit et mercredi matin, une tempête de vent et de pluie s'est abattue sur notre région.

Le service des tramways de Caen à Luc et à Cabourg a été suspendu le matin, la voie ayant été obstruée par des arbres renversés par le vent entre Bénouville et Ouistreham. Les communications téléphoniques avec Paris ont été interrompues.

Du reste, par suite de cette tempête, les communications télégraphiques et téléphoniques ont subi de grandes perturbations en France. Cent cinquante bureaux télégraphiques ont eu leurs communications interrompues ainsi que deux cents bureaux téléphoniques. Toutes les lignes reliant Paris à l'étranger ont été coupées, sauf celles de Bruxelles et Berlin.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1900   -   Mort accidentelle.  -  Le sieur Désiré Panel, 39 ans, domestique à Grangues, près Dozulè, qui conduisait une voiture attelée de deux chevaux et chargée de foin, est tombé, en passant à Bénouville, sous les roues de sa voiture. On le releva aussitôt, mais il ne donnait déjà plus signe de vie.

La voiture portait sur la plaque l'inscription suivante : Eugène Baland, cultivateur à Beuzeval. Le corps de Panel a été transporté à son domicile. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900  -  Accident de chasse. -  Dimanche 11 novembre, M. Feller, sculpteur chez M. Bourbon, demeurant à Caen, s'était rendu à Ouistreham pour une partie de chasse en  compagnie de deux individus.  

Le soir, vers 4 heures et demie, ils revenaient tous les trois à pied, par la route, lorsque arrivés a peu de distance de Bénouville, un des chasseurs qui tenait son fusil à la main, le bras  allongé, et qui marchait derrière M. Feller, fit involontairement partir un des coups, chargé de plomb n° 10 qui, faisant balle, atteignit M. Feller à la hauteur de la fesse gauche, lui faisant une grave blessure.

 

Décembre 1900   -   Récompenses honorifiques.  -   Des diplômes d'honneur et des médailles ont été accordés pour belle conduite dans les incendies à un grand nombre de sapeurs-pompiers du département du Calvados,

— Des mentions honorables pour actes de courage et de dévouement ont été décernées à MM. Marquer, gendarme à la compagnie, du Calvados ; Palfresne, éclusier à  Bénouville et Godrel, menuisier à Barneville. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1901   -   Un train qui déraille.  -   Un train des chemins de fer du Calvados, venant de Cabourg, a écrasé, dans la descente de Bénouville, une jument, attachée en queue d'une voiture, qui, effrayée par le train, s'était mise en travers de la voie. La locomotive dérailla ainsi qu'un wagon de marchandises. Il n'y a eu aucun accident de personnes.

La jument appartenait au sieur Lévesque, propriétaire, demeurant rue d'Auge, à Caen. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1901   -   Tout n’est pas profit pour les fraudeurs.     Nous avons dit que Joseph Maizeret, 39 ans, cocher, avait été pris en flagrant délit de fraude. Il passait sur le pont de Bénouville, lorsque deux douaniers lui intimèrent l'ordre de s'arrêter. Maizeret essaya de fuir, mais il fut rejoint par les douaniers qui trouvèrent dans sa voiture six petits barils d'eau-de-vie et dans son coffre huit bouteilles. Le tout a été saisi.

Maizeret a transigé pour un billet de mille francs, mais il a été quand même poursuivi devant la justice correctionnelle et condamné à 25 fr. d'amende pour refus de s'arrêter.

— Deux commis de la régie, faisant une tournée d'inspection en voiture, surprirent, sur la route de Magny, Georges Courville, représentant en liquides à St-Pierre-sur-Dives, qui, dans une voiture couverte d'une bâche, transportait, sans le papier obligatoire, 140 litres d'eau-de-vie. Le fraudeur détala au grand galop de son cheval, les commis se mirent à sa poursuite et, après maints détours, ils le rattrapèrent.

Georges Courville a été condamné à 2 500 fr. d'amende et à la confiscation du liquide avec maximum de la contrainte par corps.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1901   -   Coups à son père.  -  Gustave Désert, 17 ans, garçon boucher à Bénouville, près Caen, avait été condamné à un an de prison pour coups à ses père et mère et menaces de mort à cette dernière en lui disant : « Donne-moi trois petits pots d'eau-de-vie ou je te tue ».

Le tribunal lui avait accordé la loi Bérenger. Indulgence mal placée, car Désert est de nouveau poursuivi pour coups à son père. Cette fois, il n'est condamné qu'à un mois, mais il fera treize mois, car cette nouvelle condamnation fait tomber le bénéfice de la loi de sursis. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1901   -   Les petits profits de la fraude.  -  Louis Prevel, 28 ans, domestique à Caen, rue des Teinturiers, est cet individu surpris à Caen au moment où il passait en fraude 17 litres d'eau-de-vie de cidre renfermés dans deux vessies dissimulées dans un filet.

En mars dernier, Prevel avait déjà été condamné à l'amende pour fraude. Cette fois, il attrape un mois de prison et 1 200 fr. d'amende, soit, avec les décimes et les frais, près de 1 600 fr. à verser au Trésor. Or, comme Prevel n'a pas le sou, il devra, pour liquider son dû, faire en prison huit mois de contrainte par corps.

Les douaniers ont arrêté, au pont de Bénouville, le sieur Basile, cultivateur au Fournet, près Cambremer, qui transportait en fraude, dans sa voiture, six barils contenant 354 litres d'eau-de-vie de cidre, d'une valeur d'environ 500 fr.

Basile et son domestique qui l'accompagnait ont fait rébellion aux douaniers qui ont fini par les arrêter et les conduire à Caen, ils y ont transigé avec la régie pour 2 500 fr. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1901   -   Les cambrioleurs d’églises.   -   Les malfaiteurs, qui opèrent pour ainsi dire chaque nuit dans notre région, ont pénétré, par effraction, dans l’église de Bénouville, près Caen. Après avoir d'abord fracturé la porte de la sacristie, dans laquelle ils ont tout bouleversé, les voleurs ont ouvert un coffre avec une fausse clef, ont pris les hosties qui s'y trouvaient et bu du vin blanc, ils ont ensuite ouvert le tabernacle, mais n'ont pas touché au saint-ciboire. Deux troncs de saint Antoine, pouvant contenir 3 à 4 fr., ont été également fracturés.

 A Ouistreham, les malfaiteurs ont pénétré dans l'église en fracturant une petite porte donnant accès dans le chœur. Le tabernacle a été ouvert avec la clef qu'ils avaient trouvée dans la sacristie, où ils ont tout mis sens, dessus dessous, mais aucun objet n'a été pris. Cinq troncs, pouvant contenir 2 fr., ont été fracturés ainsi que le tronc des pauvres. Un petit placard, dissimulé dans la boiserie et contenant environ 100 fr., n'a pas été découvert par les voleurs.

 A Lion-sur-Mer, les bandits sont entrés dans l'église par une petite porte donnant sur Ie cimetière et qu'ils avaient fracturée. Ils ont ensuite ouvert la porte de la sacristie et ont emporté deux bouteilles de vin blanc. Six troncs ont été défoncés inutilement, ils avaient été vidés la veille.  (Source : Le Bonhomme Normand).

 

Octobre 1901   -   Une fillette qui n’a pas froid aux yeux.   -   Le sieur Poupelin, mécanicien à la drague du Canal de Caen à la Mer, avait laissé sa bicyclette derrière une haie, non loin du pont de Bénouville. Après son travail, lorsqu'il voulut la reprendre, elle avait disparu.

Heureusement qu'une jeune marchande de journaux, de 15 ans, Marie Varin, qui avait reconnu, entre les jambes d'un inconnu, la bécane du sieur Poupelin, se mit en travers du chemin et empêcha le voleur de passer. En présence de cet obstacle vivant et à la vue d'un cantonnier de la ligne qui accourait, l'inconnu descendit de bicyclette et, prenant ses jambes à son cou, se sauva par les prés. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1903  -  Tentative de déraillement.  -  Le 26 mars dernier, vers 6 heures du soir, deux ouvriers carriers, Lacour et Lefèvre, rentraient de leur travail, quand ils remarquèrent la présence de deux grosses pierres du poids d'environ 15 à 20 kilos placées sur les rails du tramway. Ces ouvriers enlevèrent les pierres pensant que c'étaient des gamins qui avaient fait  cela pour s'amuser ; mais 400 mètres plus loin ils trouvèrent à nouveau un gros arbre qui était placé au travers de la voie, ils la dégagèrent. Les auteurs de ces actes inqualifiables sont activement recherchés.

 

Avril 1903  -  Une locomotive dans le Canal.   -  Le tramway de Caen à Ouistreham traverse une période de malchance. La semaine dernière, une locomotive culbutait à Hérouville. Lundi matin, vers sept heures, la locomotive « la Falaise » (nom de mauvais présage) allait chercher du ballast à Amfréville. Elle était montée par le mécanicien Foucher, 36 ans, le chauffeur Loison, 39 ans, et le conducteur Berthelemy, même âge. Quand ils approchèrent près du pont de Bénouville, celui-ci était levé, mais la chaîne qui arrête la circulation en pareil cas n'était pas placée. Aucun des trois hommes ne s’aperçut de rien. Ce fut seulement en arrivant près de la culée du pont qu'ils virent le danger. Le mécanicien renversa aussitôt la vapeur et sauta  sur la voie. Le chauffeur en fit autant, mais le conducteur tomba avec la locomotive au milieu du canal. Il fut retiré par les pontiers, Marie et Pelfresne. Son état, un moment grave, ne donne plus d'inquiétudes. La machine, qui pèse 12 000 kilos, est tombée sur le côté, à 6 mètres de profondeur. Elle a empêché la circulation des navires de gros tonnages. Les vapeurs du Havre ont pu passer. La machine a été enfin retirée mercredi matin. 

Un accident analogue a failli avoir lieu il y a quelques années. Un train de voyageurs venait de Cabourg. Ce fut seulement à quelques mètres du pont que le mécanicien vit qu'il était ouvert  et put arrêter la locomotive. Ne serait-il pas nécessaire, quand on ouvre le pont, de hisser un signal qui pourrait être aperçu d'assez loin pour permettre aux trains de stopper. Un drapeau  rouge par exemple. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1903  -  Pendant qu’elle valsait.   -   La demoiselle Marie Renoult, 32 ans, couturière à Bénouville, près Caen, était allée, l'autre dimanche, aux fêtes dé Mézidon. Pour mieux voir les danses et y prendre part elle-même, elle eut le tort de déposer à terre un sac de voyage contenant environ 170 fr. d'effets d’habillement. La polka, terminée elle voulut reprendre son sac, lui aussi avait valsé.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1903  -  Noyé.   -   On a retiré lundi du canal, à Bénouville, le cadavre du sieur Catherine, 25 ans, facteur à Dives. Il était disparu depuis jeudi de la semaine dernière.

Sur le point de se marier, il se rendait à bicyclette voir sa fiancée, lorsque son service le lui permettait. C'est à son retour que, trompé par l'obscurité, il manqua l'entrée du pont, tomba dans le canal et se noya. Sa bicyclette a été repêchée au fond de l'eau, près du pont. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1904  -  Incendie.  -  La ferme du Port, exploitée par le sieur Berhault, à Bénouville, a été détruite mercredi soir par un incendie. Le vent, qui soufflait avec rage, activait violemment  les flammes. Douze bestiaux ont été brûlés. Les dégâts qui ne sont pas encore évalués, sont considérables.  

 

Février 1904  -   L’incendie de Bénouville.   -   Mercredi soir, un incendie qui, à cause de la tempête, a pris des proportions considérables, a détruit les bâtiments de la ferme du Port, exploitée par le sieur Berhault, à Bénouville.

Onze vaches et un veau ont été brûlés. Les dégâts sont importants. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1904  -   Drôle de matériel.   -   Dimanche dernier, le train de Caen à Ouistreham est resté en détresse pendant une heure et demie, à Hérouville, par suite de la rupture d'un tube. Les voyageurs ont dû attendre le train de secours ou filer à pied, ce qui était le plus pratique. Il est heureux que la rupture ne se soit pas produite du côté du chauffeur, qui aurait pu subir le sort du malheureux brûlé à Caen. 

Le lendemain, le train de Dives est arrivé à Bénouville avec un retard considérable, dû au même accident, dit-on.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1904  -   Pincés.    -    Un nommé Hippolyte Rivallant, dit Deverbois, 35 ans, maquignon, sans domicile fixe, a été arrêté sur le marché Saint-Martin, à Caen, en vertu d'un mandat du parquet de Bayeux, sous l'inculpation de vol de deux chevaux. 

 Un garçon boucher de Bénouville, Gustave Désert, 20 ans, a été arrêté pour vol de deux bicyclettes valant 290 fr. au sieur Poignant, marchand de cycles, boulevard St-Pierre. 

 A été arrêtée également à Caen, Gilberte Lepetit, 18 ans, artiste, à Cabourg, pour vols de deux jupons valant 35 fr. à la dlle David, dentellière. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1906  -  Déraillement.  -  Le train n° 7 qui part de Caen pour Luc à 5 heures 10 du soir a déraillé, jeudi soir, à quelques mètres de la station de Bénouville.

La locomotive a été couchée sur le talus et tous les wagons ont subi une forte secousse. Aucun voyageur n'a été blessé. Le chauffeur et le mécanicien sont indemnes et les dégâts  matériels peuvent être ainsi résumés : le tampon d'une voiture a été brisé.

Le service des voyageurs allant à Ouistreham et la côte a eu lieu par transbordement. Le train de Caen a subi un retard d'une heure environ. Les voyageurs se sont consolés au Buffet Duval ou le café et les consommations sont excellentes.

 

Février 1907  -  Mal embouchée.  -  Le 26 courant, vers onze heures du soir, les gendarmes gardaient à vue la maison des époux Philippe pour procéder à l’heure légale, à l’arrestation de   leur gendre le nommé Lepaulmier.

Cette faction nocturne eut le don d'agacer la femme Philippe qui, ouvrant sa fenêtre, s'écria : « Qu'est-ce que vous f….. là, tas de fainéants, voleurs, v..., s.. Si vous avez le toupet d'approcher de la porte, je vous jetterai quelque chose sur la tête ».

Et ladite dame de continuer à débiter pendant une demi-heure, aux représentants de l'autorité, des noms d'oiseaux. Les gendarmes, stoïques, subirent l'avalanche sans mot dire, mais, dès le lendemain matin, ils dressèrent procès-verbal à la douce dame. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1908  -  Accident mortel.  -  Un nommé Marie, charretier au service de Mme Lefèvre à Bénouville, passait mercredi soir, avec sa voiture chargée près du pont de Bénouville,  lorsque par suite d'un mouvement produit par le poids excessif ou un faux pas du cheval vint à verser. Marie fut projeté dans le canal où il trouvera la mort. Le corps a été repêché jeudi  matin. Une enquête est ouverte.  

 

Février 1908 -  Tentative de cambriolage.  -   Dans la nuit de vendredi à samedi, des cambrioleurs ont essayé de pénétrer dans le presbytère de Bénouville en démolissant la maçonnerie  qui bouche une ancienne porte communiquant avec le bois voisin. L'abbé François Colas, curé de la paroisse ayant entendu du bruit se leva. Les malfaiteurs prirent la fuite sans avoir pu rien dérober.

 

Mars 1912  -  Le patron parti les domestiques s'amusent.  -  M. Adrien Lamandé, cultivateur à Bénouville, s'était rendu l'autre jour à la foire de saint-lô. Deux de ses domestiques et un  journalier qui travaillait à la ferme profitèrent de son absence pour pénétrer, à l'aide d'une fausse clef, dans le caveau, et s'emparer de bouteilles de vin et d'eau-de-vie  qu'ils vidèrent  immédiatement d'ailleurs pour la plupart ;  quand le maître rentra, ils étaient encore ivres. M. Lamandé qui estime son préjudice à 29 francs, a porté plainte contre ces trois individus.

 

 Avril 1912  -  L'accident de Bénouville  -  11  avril, l'accident arrivé sur les chemins de fer du Calvados entre Ouistreham et Bénouville a eu une suite tragique le mécanicien Campcros qui  avait été très grièvement brûlé et qui avait eu une cuisse fracturée a succombé hier dans l'après-midi à ces terribles blessures à l'hôpital. Il laisse une veuve. Quant au chauffeur Ferrette  on annonce que son état inspire de graves inquiétudes.

 

Septembre 1913  -  Le drame de Bénouville. -  Le 10 septembre 1913, vers 8 heures du soir, Joseph Hamard, 20 ans, ouvrier boulanger à Bénouville, offrit à son camarade Gillette une consommation, chez M. Laurent, débitant de boissons. Ils n'y restèrent que quelques minutes, n'eurent aucune discussion et en sortirent sans être pris de boisson. Peu de temps après, le sieur Very, jardinier au château de Bénouville, entendant le bruit d'une détonation, sorti de sa demeure et trouva sur la route de sieur Joseph Hamard, à qui il demanda ce qui se passait.  Hamard répondit : " j'ai fait un beau coup, j’ai tué un  homme ! Je vais me flanquer une balle dans la  tête ! ". Hamard avait la main dans sa poche droite de son veston. Il en retira un  revolver dont le barillet contenait encore deux cartouches et une douille vide. Sur le sol, était étendu que le corps de Léon Gillette, qui ne donnait plus signe de vie. Un médecin appelé  aussitôt constata le décès du sieur Gillette. 

Ce n'est que le 11 septembre, au commissariat que Hamard se décida à avouer qu'il avait volontairement tiré un coup de feu sur son camarade Gillette dans les circonstances suivantes :  Gillette et lui étaient montés tous deux sur la bicyclette pour aller à Caen ; ils avaient à peine franchi une distance de 40 mètres que Hamard reconnut l'impossibilité de continuer la route  dans ces conditions. Il en fit l'observation à Gillette. Ce dernier se fâcha et lui porta un coup de poing. Une bagarre se produisit et, sans doute pour prévenir une nouvelle voie de fait,  Hamard prit son revolver, l'arma et tira un coup de feu dans la direction de Gillette, qui tomba et mourut quelques moments après. Hamard est condamné à 10 mois de prison.

 

Juillet 1914  -  Service téléphonique. - Le préfet du Calvados a l'honneur d'informer le public que la mise en service du téléphone à Douvres et des circuits téléphoniques ci-après : Bénouville - Ouistreham, Villers-sur-Mer - Blonville-sur-Mer, Deauville -Cabourg, Houlgate - Villers-sur-Mer a été fixée au 1er août 1914.

 

 Juillet 1917  -  Noyade accidentelle.  -   Prise soudain d'une crise d'asthme en lavant son linge au lavoir communal, la veuve Goret, 63 ans, nourrice à Bénouville, près Caen, est tombée à l'eau et s'est noyée.

 

 Septembre 1917   -  La nouvelle maternité.  -  Le conseil général vote l'achat du château de Bénouville, pour y créer une maternité départementale.

 

Octobre 1925  -  Un déraillement sur la ligne de chemin de fer du Calvados.  -  Hier, à 14 heures, un accident grave s'est produit sur la ligne de Caen à Luc-sur-Mer, à environ 200 mètres de la gare de Bénouville.

Le train, parti de Caen à 12 h 30, venait de quitter la station d'embranchement et avait repris sa vitesse normale, lorsque les voyageurs placés dans les dernières voitures crurent la sensation d'un choc violent provenant de l'avant du convoi.

Pris de frayeur, plusieurs d'entre eux s'étaient dès la première minute empressés de sauter sur la bordure de la voie. Un spectacle terrible s'offrit à leur vue la locomotive déraillée était en travers du chemin de halage. Deux wagons chevauchaient ces débris. On se précipita au secours des victimes. Aidé du chauffeur, d'un Gardien de la paix de Paris qui se trouvait dans le train et du mécanicien, le chef de train M. Landes organisa rapidement les secours.

Bientôt arrivèrent sur les lieux de la catastrophe : MM. Vasseur, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ; Laroche, directeur des chemins de fer du Calvados ; Morin, inspecteur ; Thomas, maire de Ouistreham les docteurs Poulain de Blainville et Meuvel, de Riva-Bella.

Quelques blessés, après avoir reçu des soins, purent regagner leur domicile. On transporta en automobile Mmes Loisler, demeurant rue de Vaucelles à Caen et Chaillet, demeurant à Riva-Bella, chalet Talosa les malheureuses avaient eu la jambe droite fracturée.

Un jeune élève du prytanée militaire de La Flèche, M. Breunstetter précipité au bord du canal, avait une plaie pénétrante la face.

L’enquête en cours n'a pu déterminer les causes de cet accident. Le choc initial fut si violent, des arbres longeant la voie a été abattu. L'un des rails de la ligne fut arraché et projeté à une  certaine distance.

 

Mars 1926  -  Double abus de confiance.  - Émile Devisas, demeurant à Sallenelles, était employé chez M. Doisy, entrepreneur à Bénouville. Avant-hier, il demandait 50 francs à son  patron, ayant a s'absenter,  dit-il, pour donner des soins à sa belle-mère qui s'était coupée à la jambe. Un apprenti du chantier, le jeune Hervieux, prêta sa bicyclette à l'ouvrier, qui devait rentrer une heure  après. On apprit ensuite que Devisas n'avait pas été revu à son domicile. La gendarmerie enquête.

 

Avril 1926  -  Une affaire à éclaircir.  -  Avant-hier, M. Gervais, cultivateur à Bénouville, fut informé que son domestique Robert André, employé à la garde d'un troupeau de moutons sur la rive de l'Orne, avait été grièvement blessé d'un coup de pied de cheval en pénétrant dans un herbage.

M. le docteur Mével, appelé à donner ses soins au malheureux, ordonna son transfert à l'hôpital de Caen. M. Gervais aurait appris depuis que le berger fut en réalité victime des brutalités du gardien de l'herbage. La gendarmerie de Colombelles a ouvert une enquête.

 

Décembre 1926  -  Épidémie d’angine.  -  L'épidémie d'angine diphtérique qui sévissait sur Bénouville parmi la population enfantine s'est étendue aux communes voisines de Blainville et d’Hérouville.
Les écoles ont été momentanément fermées dans ces trois localités et des mesures immédiates ont été prises pour écarter le danger.
A Caen on signale de nombreux cas, dont quelques-uns mortels. L'inspection académique a faire évacuer plusieurs places, notamment celles de la rue Bicoquet, pour procéder à la désinfection des locaux. L'épidémie qui s'est propagée  avec une extrême rapidité, atteint même les jeunes gens de 15 à 20 ans et plusieurs malades ont être hospitalisés.

 

Octobre 1927  -  Une maternité à Bénouville.  -  On ne pourra pas reprocher à nos Conseillers généraux de manquer d'activité. À chacune de leurs sessions, ou presque, ils s'attaquent à quelque grand projet. Celui de ce semestre sera la création d'un établissement départemental de maternité. Le splendide château de Bénouville, le château aux trois cents fenêtres, comme on l'appelle, était à vendre, on allait le morceler, le défigurer peut-être.

Le Conseil général a une idée de l'acheter. sept cents mille francs, c'est une bagatelle ! et nos élus savent fort bien, par ailleurs, faire des économies. Avec tous les bouts de chandelle  qu'ils réservent on pourrait faire un beau cierge.

Donc sur la proposition de M. Chéron, qui voit grand et juste, ces messieurs sont allés tenir séance, mercredi matin à Bénouville dans le féerique castel construit jadis par Claude Ledoux,  l'architecte de Louis XVI pour l'amiral Livry. Cette visite a achevé de les convaincre ils vont donner suite de projet.

L'aménagement du château, en pouponnière et en hospice pour jeunes mamans, coûtera pense-t-on, trois millions. On les trouvera, non dans le pas d'un cheval, mais en grande partie  dans  les profits du Pari-Mutuel. La recherche en sera moins pénible. Il restera sans doute bien des difficultés pécuniaires et autres à résoudre.

Qu'importe ! l’œuvre est belle, grandiose même, comme le château. Nous souhaitons ardemment le voir réussir.

 

Octobre 1927  -  Inauguration.  -  Le 27, Raymond Poincaré inaugure la maternité de Bénouville.

 

Novembre 1927  -  La maternité de Bénouville. -  L'acquisition du  magnifique château de Bénouville qui doit être transformé en un grand établissement de Maternité et de maison  familiale, conçu d'après les formules modernes les plus perfectionnées, vient d'être déclarée d'utilité publique. On apprendra sans doute avec intérêt que la direction de cette importante entreprise a été confiée à notre concitoyen M. Charles Besnier.

À ses qualités de pharmacien d'expérience, M. Besnier joint, on le sait, celles d'organisateur actif et ingénieux. Le choix préfectoral semble donc fournir d'excellentes garanties. Pour commencer, le nouveau directeur compte se rendre dans les établissements similaires à celui qu'il doit organiser afin d'en étudier à loisir le fonctionnement.

Souhaitons-lui bonne réussite dans son entreprise et puisse, grâce à sa gestion, les sacrifices que s'impose le département ne pas demeurer stériles.

 

Septembre 1928   -   Mystérieux accident.   -   Entre Blainville et Bénouville, l'automotrice partant de Caen à 20 h. 21 à écrasé lundi soir un pontonnier de Bénouville, M. Joseph Noël, 40 ans, marié et père d'un enfant. On ne sait trop comment l'accident se produisit, ni pourquoi la victime se trouvait sur la voie où le wattman ne l'a point aperçue. Après le choc, celui -ci a  stoppé aussitôt et s'est porté au secours du malheureux qui avait au front une grave blessure et le pied droit broyé. Pourtant, on se demande si le pontonnier n'était pas déjà mort des suites d'un malaise, lorsqu'il fut bousculé et traîné par le convoi. En effet, d'après les déclarations du wattman Lavignini et du chef de train Guizeux, le corps de Noël allongé sur le rail et le talus, était froid comme si le décès remontait à plusieurs heures.

Pour éclairer ce mystère le directeur des chemins de fer du Calvados aurait demandé l'autopsie.

 

Avril 1929  -  En jouant des enfants incendient une Meule de paille.  -  En faisant partir des pétards dans un champ, (pétards que l'un d'eux avait achetés aprés avoir volé à sa mère une  pièce de 2 francs)  deux enfants, les jeunes Le Corre, 9 ans, et Delaunay, 6 ans, ont accidentellement mis le feu à une meule de 1000 bottes de paille, appartenant à M. Adrien Samson, cultivateur à Bénouville. La meule a été entièrement la proie des flammes. M. Samson estime le préjudice qui lui est causé à 2.500 francs.  

 

Juillet 1930   -   Accident.   -   Un livreur de la maison Gadblet, de Caen, M. Picot, demeurant 61 rue de Vaucelles, était accompagné de M. Victor Paris, employé de la maison Gadblet, et  de  M. Henri Camus, de Jort. À Bénouville, il vit venir à sa rencontre une auto tenant sa gauche et dont le conducteur à son approche, ne fit rien pour redresser sa direction.

Afin d'éviter une collision, M. Picot donna un brusque coup de volant qui jeta la camionnette d'abord sur un poteau télégraphique, puis sur le mur du cimetière.

Le choc fut des plus violents. MM. Picot et Paris, furent légèrement blessés, tandis que M. Camus, plus sérieusement atteint, devait être transporté à l'hôpital de Caen. Après y avoir reçu  les soins que nécessitait son état, il put regagner son domicile.

 

Novembre 1934  -  Un nouveau pont.  -  Le 16, essais du nouveau pont basculant de Bénouville, sur le canal, après un an de travaux. Construit un peu en aval du précédent, il permet le passage de cargos ayant un tirant d'eau de 7 m, contre 5,70 m auparavant.

 

Février 1936  -  Suppression de la ligne Caen-Dives.  -   La Cie des Chemins de fer du Calvados a l'honneur d'informer le public que les services voyageurs et marchandises de la ligne Caen-Dives, seront supprimés à dater du 1er mars prochain. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1936  -  Entrepôts de carburants.  -  La Société normande d'entrepôts de carburants, qui a été autorisée à constituer à Ouistreham un dépôt de 15.000 m3 d'hydrocarburants,  se proposait d'y adjoindre une raffinerie de pétrole brut. Considérant qu'une telle installation, si elle était effectuée, constituerait pour les stations balnéaires de Ouistreham-Riva-Bella,  Colleville-sur-Orne, Hermanville, Lion-sur-Mer, etc….., une cause de ruine, qu'en effet les évacuations de telles raffineries, polluant les eaux de l'Orne, du canal de Caen à la mer, et la mer  elle-même à proximité de l'embouchure, ainsi que les émanations toxiques qui, empoisonnant l'atmosphère, rendraient ces stations balnéaires intenables pour les baigneurs, que les mêmes causes nuiraient gravement à la Maison maternelle de Bénouville, pour laquelle le Département a effectué des dépenses très importantes.

Le Conseil général émet le vœu : Que l'installation d'une raffinerie de pétrole à proximité de Ouistreham et Bénouville ne soit pas autorisée par les pouvoirs publics.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1937  -  Les municipalités du littoral demandent le maintien de l'exploitation du rail.  -  Sur l'initiative de M. E. Berlin, maire de Lion-sur-Mer et président de l'Union des S. I. de  la Côte de Nacre. Messieurs les maires de Bénouville, Colleville, Hermanville, Lion-sur-Mer et Ouistreham-Riva-Bella se sont réunis à la mairie de Ouistreham le 25 février pour examiner la situation en ce qui concerne la suppression envisagée des C. F. C.. Ils ont décidé de prier M. le Préfet du Calvados et M. le Président du Conseil Général de vouloir bien les recevoir ainsi que ceux de leurs collègues des autres communes desservies qui voudraient bien se joindre à eux avant qu'aucune décision soit prise par le Conseil général. 

Comme dans le cas qui les préoccupe, il est matériellement impossible de remplacer le rail par la route, nous demandons respectueusement au Conseil Général que dans la décision à intervenir, il soit imposé au concessionnaire du « quadrilatère » quel qu'il soit, d'exploiter rationnellement le rail pendant la saison balnéaire. 

Ont signé : Messieurs les Maires: Bellin (Lion) : Piéplu (Bénouville) ; Lénault (Colleville) : Lemarchand (Hermanville) ; Thomas (Ouistreham-Riva-Bella). (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1937  -  Abaissement du plan d’eau de l’Orne.  -  Les habitants des communes de Ouistreham, Sallenelles, Ranville, Bénouville, Blainville, Hérouville, Colombelles, Mondeville, Caen, Venoix, Fleury-sur-Ome, Louvigny, Maltot, St-André-sur-Orne, Feuguerolles-sur-Orne, Bully, May-sur Orne, sont informés qu'un abaissement du plan d'eau de l'Orne aura lieu du 25 mars inclus au 27 mars inclus pour permettre aux riverains d'exécuter les travaux nécessaires à leurs ouvrages établis en bordure de cette rivière. 

Si cette opération ne peut être effectuée par suite des circonstances atmosphériques elle sera reportée à la période s’étendant du 12 avril inclus au 14 avril inclus. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1937  -  La Maison Maternelle Départementale de Bènouville.  -  M. le docteur Lacaine a donné connaissance à ses collègues d'un rapport sur le fonctionnement de la Maison maternelle de Bénouville pendant l'année 1936. Ce document fait apparaître que le nombre d'entrées des mères a été inférieur de 70 à celui de l'année écoulée, savoir : 399 en 1936, au lieu de 478 en 1935. Les journées de présence ont également diminué et n'ont été que de 10 528, au lieu de 11 329. La diminution de 79 entrées de mères affecte pour 66 les  pensionnaires  de l'Assistance médicale gratuite et pour 13 celles de 1er et de 2e  catégorie, c'est-à-dire les personnes de condition modeste. 

Par contre, 372 enfants ont été traités à la Pépinière en 1936, contre 292 en 1935 ; le nombre des journées de présence est passé de 40 902 en 1935 à 48 201 en 1936. Cette augmentation provient des enfants reçus au compte de l'Assistance publique, soit 218 en 1935, représentant 30 031 journées et 302 en 1936 pour 38 991 journées.

Quant aux résultats financiers d'exploitation de l'établissement pour l'année 1936, ils se présentent comme suit : 

Les recettes se sont élevées à la somme totale de 871 515 fr. 90, non comprise la participation départementale, alors que les dépenses ont été de 968 188 fr. 20. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1937  -  Tragique accident à Bénouville.  -  Vers 8 heures, alors qu'une vachère conduite par M. Honoré Larigot, 44 ans, au service de M. Gervais, cultivateur à Bénouville, coupait la route de Caen à Ouistreham pour pénétrer dans la Maison Maternelle Départementale, un Caennais, M. Oliveira Pereira, 32 ans, demeurant rue du Vaugueux, 29, venant de Caen, circulait en vélomoteur, s'est jeté contre la  voiture et le cheval d'attelage. Sous le choc, ce dernier tomba sur M. Pereira.

Dégagé inanimé et portant plusieurs blessures à la tête, M. Pereira, après avoir reçu les premiers soins à la Maison Maternelle, fut transporté d'urgence à l'Hôpital de Caen où il est décédé. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  Le télégramme à bon marché.  -  L'Administration des P.T.T. rappelle que, désireuse de diffuser de plus en plus l'usage du télégraphe en France, elle a maintenu le télégramme à bon marché jusqu'à quinze mots au maximum. Profitez-en. 

Pour 3 fr. 50, dans le département d'origine et les départements limitrophes, ou 4 francs, pour les autres destinations, télégraphier en toutes circonstances : relations d'affaires, de famille, de courtoisie, d'amitié, etc...

Télégraphiez, pendant vos vacances. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  On retire du canal de Caen à la Mer le cadavre d’un noyé.  -  On a retiré du canal de Caen à la Mer, à une centaine de mètres du pont de Bénouville, le cadavre d'un homme âgé d'une soixantaine d'années, vêtu d'une chemise à rayures blanches et violettes, d'un caleçon à côtes kaki, d'un pantalon et d'un veston de coutil, le tout à l'état de neuf. 

Le noyé était pieds nus. Nul papier d'identité n'a été trouvé sur le corps, mais seulement un mouchoir portant les initiales J. B., un porte-monnaie contenant 23 fr. 90, une petite serviette à rayures rouges, un couteau de poche, trois pièces de 10 fr. enveloppées dans une coupure d’un journal régional relatant le compte rendu d'une audience correctionnelle au tribunal de CouTances. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1937  -   Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.  Baromètre :  Le 18 octobre à 7 h. du matin : 775.

Thermomètre :  Maximum : 18° 2. -  Minimum : 1° 4.

Temps probable pour le 20 : Vents des régions Est et Sud modérés, temps nuageux, brumeux, avec éclaircies. Température sans grand changement, plutôt en hausse. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1937  -   Un retraité des chemins de fer se pend à Bénouville.     On a découvert pendu à la rampe de l'escalier de son habitation, M. Vital Betton, 56 ans, retraité des Chemins de fer de l'État. M. Betton était atteint de neurasthénie. Dans le tiroir d'un meuble de la cuisine, le désespéré avait laissé une lettre adressée à ses deux fils Raymond et Pierre, l'un habitant à Écouché (Orne), l'autre élève à l'École Primaire Supérieure de Caen. Cette lettre était ainsi conçue : « Raymond et Pierre, je vous demande bien pardon pour tous les ennuis que je vous donne. La vie n'est plus possible pour moi, mon caractère s'est aigri et devenu difficile. Malgré cela, je suis resté honnête, Adieu ». (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1938  -    Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.      Baromètre : Le 10 Février, à 7 h. du matin : 771.  Le 11 Février, à 7 h. du matin : 777.

Thermomètre : Maximum : 13° 3.     Minimum :  3° 0.

Pluie dans les 24 heures : 0 m/m 1.

Le temps du 11.   Beau.

Temps probable pour le 12. — Vent des régions Nord modéré ; temps généralement beau ou peu nuageux. Température en baisse avec gelée nocturne.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   De nouveaux monuments historiques.   -   Des monuments viennent d'être classés dans diverses communes du Calvados. Ce sont, à Bernières-sur-Mer, les pavillons du XVIIe  siècle du château ; à Saint-André-sur-Orne, le chœur de l'église ; à Sept-Vents, dans l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Laurent, le rétable de l'ancienne chapelle et une statue  au-dessus de la porte d'entrée ; à Tierceville, dans l'église paroissiale, les fonts baptismaux ; à Longues-sur-Mer, dans l'église, une statue du XVIe siècle ; à Ver-sur-Mer, dans l'église, un bas-relief du XIVe siècle; à Fierville-les-Parcs, dans l'église, un retable et deux bois sculptés ; à Blainville, dans l'église, un retable et deux statues ; à Bénouville, dans l'église, le tabernacle ; à Vaux-sur-Seulles, dans l'église, une toile de Jean Restout.   (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Trop impressionnable une cycliste fait une chute grave.   -   Mme Augustine Cabieu, de Bénouville, circulait à bicyclette sur la route de Caen à Ouistreham en compagnie de sa fille, lorsqu’à hauteur du château de Beauregard, propriété de M. de Mannonvillers, elle se trouva quelque peu impressionnée par un croisement un peu serré avec un cycliste inconnu. 

Par suite de son émotion. Mme Cabieu perdit le contrôle de sa bicyclette et la roue avant de sa machine alla heurter la roue arrière de celle de sa fille. Par suite de ce choc, cependant peu violent, Mme Cabieu ne put conserver son équilibre et tomba sur la chaussée. Sa chute fut si malencontreuse qu'elle se brisa le poignet droit en trois endroits. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Octobre 1938   -   Une auto dérape et fauche deux poteaux.   -   Un grave accident de la circulation s'est produit à Bénouville dans des circonstances assez inexplicables.

Le chauffeur d'un autocar des Courriers Normands, se rendant de Caen à Ouistreham, aperçut en arrivant dans la côte de Bénouville, une auto les quatre roues en l'air.

Une voyageuse reconnut le véhicule pour être celui de son frère, M. Marcel Lefèvre, âgé de 26 ans, couvreur à Ouistreham. Elle descendit du car et découvrit dans les débris de la voiture  son frère gravement blessé à l'arrière de la tête, ainsi que Mme Ferdinand Duval, demeurant à Ouistreham, qui, elle, portait une coupure à l'arcade sourcilière droite.

La sœur de M. Lefèvre fit transporter les deux blessés à l'hôpital de Caen où ils ont été admis d'urgence.

On suppose que M. Lefèvre revenait de Caen et qu'il a dérapé, sa voiture a heurté deux poteaux jumelés en ciment qui ont été brisés. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Novembre 1938   -  Amélioration de la route de Cabourg à Bayeux.   -   Dans sa dernière session, le Conseil général avait émis le vœu que l'attention du Ministre des Travaux publics soit attirée sur l'état de la route nationale 814, entre Cabourg et Bénouville, qui ne répond plus aux conditions de circulation intense durant la saison d'été. 

En raison des difficultés financières, aucune suite n'a encore été donnée à ce vœu par l'administration supérieure. Le Conseil général, étant donné l'urgence de ces travaux, renouvelle son vœu. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1939   -   Mortel accident prés de Bénouville.   -   Hier soir, vers 19 h., une collision s'est produite, sur la route de Caen à Ouistreham, entre une automobile conduite par M. Léon Marlière, 40 ans, chauffeur au service de M. Pailhé, de Bois-Colombes (Seine), et un motocycliste, M. Léonard Kestemont, 45 ans, mécanicien à Ouistreham.

Relevé inanimé et transporté à l'hôpital de Caen. M. Kestemont y est décédé au cours de la nuit. L'accident s'est produit en ligne droite et on ignore comment il a été provoqué. (Source  :  Le Moniteur du Calvados)  

 

Mai 1939   -   Un cycliste se jette contre une auto.   -   Entre la Maternité et la Mairie, de Bénouville, un cycliste, le jeune Georges Jeanne, 14 ans, employé de culture, demeurant à Bénouville, qui, circulant tête baissée et à bonne allure, débouchait d'un chemin de terre sur la route de Caen à Ouistreham, s'est jeté contre une automobile pilotée par M. Jean Baudrier, 40 ans, agent de Contentieux à Cormeilles-en-Parisis, et a été sérieusement blessé à la tête, aux reins, et au côté gauche.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juillet 1939  -  Tribunal correctionnel.  -  Surpris en action de chasse, avant l'ouverture, le 28 août 1938, à Beuville, Picplu Paul, 28 ans et Marie Alphonse, 21 ans, journaliers à Saint-Aubin-d'Arquenay ont outragé le garde champêtre, ils ont été condamnés chacun à 100 francs d'amende avec suivis. Défenseur Me  Souron. 

— Sur opposition au jugement par défaut qui l'avait  condamné, le 4 avril 1939, à 1 mois d'emprisonnement pour coups, Tempère Hector, 27 ans, terrassier, actuellement à Bénouville a obtenu le sursis. Défenseur Me  Jouanne.   (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juillet 1939  -  La fatale imprudence d’un enfant.  -  Hier, vers 12 heures 30, M. Paul Collin, clerc de notaire, demeurant à l'Hôtel Malherbe, à Caen, suivait en automobile la route de Ouistreham, quand à hauteur de l'entrée de la Maison Maternelle de Bénouville, un enfant traversant brusquement la chaussée, vint se jeter contre la voiture. Violemment renversé, le pauvre petit, Pierre Jouvin, 3 ans et demi, fils d'un ménage de journaliers, eut le crâne fracturé et fut tué sur le coup. 

En essayant d'éviter l'accident, M. Jouvin, écrasa son auto contre le mur du parc de la Maternité, la voiture est hors d'usage. 

Détail navrant : la mère de la petite victime gravement malade, est actuellement en traitement à l'hôpital de Caen. Le père était parti à son chevet, au moment de l'accident. 

Le capitaine Gaubert, commandant les brigades de gendarmerie de l'arrondissement de Caen, et le Parquet de Caen, se sont rendus sur les lieux.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1939  -  Deux autos entrent en colisionà Bénouville.    Hier, vers 14 heures, une voiture conduite par M. Jean Boitet, chirurgien-dentiste à Saint-Lô, venant de Riva-Bella, allait s'engager dans le village de Bénouville, roulant à une allure moyenne, lorsqu'elle se trouva en face de la voiture de M. Cartonné, docteur à Paris, qui croisait une autre voiture.

M. Cartonné donna un coup de frein mais, par suite de la chaussée rendue glissante par la pluie, sa voiture alla se jeter sur celle de M. Bouet. Celui-ci a été légèrement blessé.

Les dégâts matériels sont importants. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Un charretier indélicat.  -  M Fernand Gorrais, cultivateur à Bénouville, s'apercevait depuis un certain temps que des vols étaient commis à son préjudice, principalement des vols d'avoine et de betteraves.

Soupçonnant son premier charretier, Jules Trolong, 49 ans, il exerça, une surveillance particulière à son sujet et put ainsi le surprendre au moment il emportait non pas de l'avoine ou des betteraves, mais un tonnelet contenant six litres de cidre. Interrogé, Jules Trolong a avoué être l'auteur des vols commis chez son patron.

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des  communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et  non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart  d'une heure entre  Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en  cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Juillet 1940  -  Attention aux explosifs du bois de Bénouville.  -  Des explosifs ont été découverts dans le bois du Château de Bénouville (Maternité) et le long du fossé existent entre le bois et la digue du canal.
La plus grande prudence est recommandés aux promeneurs et surtout aux enfants, qui ne devront sous aucun prétexte toucher à tout objet suspect, ni même s'en approcher.
Des mesures sont prises d'ores et déjà pour la recherche et l'enlèvement de ces explosifs.

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en  faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.  

 

Février 1941 - Avis à la population. - « Étant donné que, ces derniers temps, les cas de sabotage des câbles se multiplient dans le département d'une façon invraisemblable, le  lieutenant-colonel Feldkommandant se voit, à son regret, dans l'obligation de décider pour l'avenir des mesures plus sévères.

L'autorité militaire allemande ordonnera donc désormais, en plus de la punition collective de la garde des câbles, le séjour en caserne pendant la nuit,  de tous les habitants masculins des  localités intéressées de l'âge de 18 ans à 40 ans.

Cette dernière mesure a déjà été appliquée pour la première fois, le 11 février 1941, aux communes de Bénouville et de Saint-Aubin pour sabotage d'un câble militaire, dans les environs de  ces localités ».. Signé : lieutenant-colonel Elster.

 

 Avril 1941   -   L'alcool tue.   -   Le cadavre de la veuve Augustine B........., 37 ans, demeurant à Saint-Aubin-d'Arquenay, demeurant chez son gendre, M. Charles D....., a été découvert au  pied d'une meule proche d'un chemin, au lieu-dit « la Holque », sur Bénouville. La mort, due à une congestion, remontait à deux jours.

De l'enquête, il résulte que la défunte avait été vue pour la dernière fois dans un débit de Bénouville, et qu'elle était prise de boisson.

 

Mai 1941   -   Démissionnaire d'office.   -   Par arrêté du 26 avril 1941, le préfet du Calvados a déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions de conseiller municipal de Bénouville, M.  Quesnel Aimé, qui, lors d'une réunion de l'Assemblée communale, a tenu des propos inadmissibles à l'égard du maréchal Pétain, chef de l'État français.  

 

 Février 1944    -   Fait divers.   -  En voulant monter à contre-voie dans le petit Decauville Caen à Luc, au départ de Bénouville, Mme Jeannine Legret, 20 ans, ouvrière d'usine à Caen, route d'Ifs, a heurté un arbre et est tombée sur la voie 5 wagons lui sont passés sur le corps. Très grièvement blessée à la tête, à la jambe et sur tout le corps, elle a été portée dans une clinique de Caen où elle a dû subir l’amputation de la jambe. Aux dernières nouvelles, Mme Legret, qui revenait de voir ses 3 enfants à Bénouville, va un peu mieux.

 

Juin 1944   -  Le communiqué officiel allemand du 7 juin.   -   Grand Quartier Général du Führer.

— Le Haut Commandement des forces armées allemandes communique : L'opération de débarquement effectuée par l'ennemi sur la côte septentrionale de la Normandie, entre Le Havre et Cherbourg a été soutenue, durant toute la journée par de puissantes forces navales.

De nombreuses formations de troupes aéroportées déposées dans les arrières de nos fortifications côtières, devaient faciliter le débarquement et empêcher l'intervention des réserves.

Ces formations ont été anéanties en grande partie après un bref mais dur combat. Après avoir, déjà, essuyé de lourdes pertes en hommes dans leur atterrissage, du fait de notre D. C. A. l'ennemi qui attaquait par mer, est parvenu à prendre pied en plusieurs endroits. La plus grande partie de ces têtes de pont a été nettoyée par nos contre-attaques.

De nombreux bateaux de débarquement gisent devant les côtes.

Des deux côtés de l'embouchure de l'Orne et au nord de Carentan, de violents combats sont en cours avec un adversaire relativement puissant qui jusqu'à présent est parvenu à conserver ses têtes de pont au prix de lourdes pertes.

Des torpilleurs allemands ont dans les premières heures de la matinée du 6 juin, attaqué avec de bons résultats, dans la baie de la Seine, une formation de cuirassés ennemis qui protégeaient la flotte de débarquement en coopération avec les croiseurs et contre-torpilleurs.

Dans la nuit du 6 au 7 juin, des unités légères de la marine de guerre allemande ont poussé à l'ouest du Havre une attaque contre une formation de contre-torpilleurs britanniques et  obtenu plusieurs coups au but avec des torpilles. Un contre-torpilleur est resté sur place en flammes.

Au cours d'un violent duel d'artillerie, les batteries côtières de la marine de guerre ont infligé de grands dommages à des cuirassés et à des contre-torpilleurs. Plusieurs unités ennemies ont coulé sur des mines.

L'activité aérienne a été hier, fortement entravée de part et d'autre, par les conditions atmosphériques.

D'après le rapport, 104 appareils ont été abattus par les différentes armes de la défense aérienne.

L'effet de surprise a été manqué.   -   Quarante-huit heures après le ' déclenchement des opérations militaires sur les côtes françaises, il semble établi que les Anglo-américains n'ont pas obtenu l'effet de surprise qu'ils espéraient.

Dans la région de Cherbourg.  -  Dans les îles de Jersey et de Guernesey, la lutte a cessé. Plus un seul soldat anglo-américain ne se trouve sur les îles anglo-normandes.

Dans la région de Cherbourg, les combats continuent encore contre des unités de parachutistes qui sont successivement anéanties.

Entre Carentan et Valognes, un autre groupe de parachutistes a réussi à créer un hérisson à cheval sur la route entre tes deux villes. Ce groupe a reçu des renforts.

Le groupe de Valognes a été enserre dans un espace très étroit qui se resserre d'heure en heure.

Jusqu'à présent, la D. C. A. a abattu dans cette région 32 avions assaillants. 

Dans le Calvados.  -  Entre les embouchures de la Vire et de l'Orne, deux têtes de ponts ont été créées par les forces anglo-américaines qui ont établi une base navale près de Ouistreham. Ces forces ont vainement cherché à faire leur jonction. Un groupe ennemi qui marchait vers Bayeux a été anéanti. Cependant les troupes débarquées reçoivent de nouveaux renforts. Enfin, les troupes aéroportées qui avaient débarqué dans la région de Deauville-Trouville sont presque entièrement anéanties.

Le centre de gravité des combats se situe de part et d'autre de l'embouchure de l'Orne, au nord d'Alençon.

L'échec de Barfleur.  -  Entre Barfleur et Saint-Vaast, les troupes débarquées ont dû regagner leurs bateaux.

L'activité de l'aviation allemande.  -  L'aviation allemande a violemment attaqué l'escadre britannique qui croise au large de Cherbourg, à l'ouest du Havre et au nord de Caen. La Luftwaffe a déjà incendié une trentaine de bateaux. Plus de 104 avions anglo-américains ont été abattus.

Échec d'une attaque contre Caen  -  L'escadre alliée est intervenue hier dans les combats qui se déroulent entre Bayeux et Caen. Six navires de bataille, quinze croiseurs et d'autres unités ont appuyé le combat en direction de Caen. L'attaque a échoué malgré les renforts reçus par les troupes aéroportées.

Hier soir, au large du Havre, les navires anglo-américains ont été attaqués par les unités allemandes. Deux navires ont été touchés. Un a pris feu.

Durs combats dans la région de Sainte-Mère-Église.  -  De durs combats sont en cours dans la région de Sainte-Mère-Église, où ont été parachutées les 82e et 101e divisions américaines, qui communiquent avec la côte par un étroit couloir. Il semble que le but de ces troupes est de traverser la presqu'île à sa base. De nombreux prisonniers anglo-américains ont été dirigés vers Rouen. Des troupes de l'armée de terre allemande et de Waffen-S.S. mènent des combats acharnés.

Des navires de guerre anglais repoussés. -  Dans la journée d'hier, deux croiseurs britanniques qui s'apprêtaient à s'approcher de la côte ont dû s'éloigner, après un violent duel d'artillerie. Parmi les croiseurs qui ont bombardé la côte, près de Caen, on cite les navires de bataille britanniques «Nelson» et « Rodney», munis de la plus puissante artillerie navale.

Un convoi britannique canonné  -  Les batteries allemandes installées sur les côtes du Pas-deCalais ont ouvert le feu sur un convoi britannique qui tentait de s'approcher des côtes et qui a dû s'éloigner, sous le couvert d'un rideau de fumée.

La population a gardé son attitude correcte. -  Dans tous les secteurs où les opérations militaires sont en cours, la population a garde une attitude digne d'éloges et a conservé le plus  grand calme. (Source  : Cherbourg-Éclair)

 

Mars 1945  -  De la mythologie à l’histoire.  -  Dans l’inoubliable nuit du 5 au 6 juin, alors que le grondement ininterrompu du canon annonçait l’arrivée des Alliés, des troupes britanniques  aéroportées atterrissaient à l’embouchure de  l’Orne et s’emparaient du pont de Bénouville auquel elles donnèrent par la suite l’appellation « Pégase », du nom de l’emblème  mythologique des planeurs qui les avaient amenées.

A la demande du gouvernement calvadosien de l’Association France-Grande-Bretagne, c’est désormais sous ce terme que sera désigné officiellement l’ouvrage dont la possession fut l’un  des facteurs décisifs du succès  du débarquement.

La plaque qui donne au pont de Bénouville sa nouvelle identité a été inaugurée, dimanche après-midi, par MM. Daure, préfet du Calvados ; Léonard Gille, président du Comité Départemental de Libération et le Brigadier-Général Montgomery, entourés de nombreuses personnalités. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1945  -  Des patriotes à l’honneur.  -  Le Comité Départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière, avec inscription au procès-verbal :

Pour sa belle conduite durant l’occupation, et pendant le débarquement : M. Lecarpentier, à Bénouville.  -  « A réussi à capturer en deux fois huit allemands dont deux officiers ».  Nous  pouvons être fiers des ces vaillants compatriotes.  (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1945  -  Une Croix de guerre bien gagnée.  -  La croix de guerre avec étoile d’argent vient d’être décernée à Mme Léa Vion, directrice de la Maison Maternelle de Bénouville, dont le  rôle dans la Résistance fut magnifique. Cette distinction est accompagnée de la citation suivante : « Exemple de la femme française, animée du plus pur patriotisme. A dans la  clandestinité, montré un cran admirable en cachant des aviateurs alliés abattus et en participant à leur évasion. A camouflé chez elle des dépôts d’armes. A soigné des blessés alliés  pendant les combats de la libération ». Que Mme Vion veuille bien trouver ici nos bien sincères compliments. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1945  -  Canal de Caen à la mer.  -  Les rives ont été endommagées par les bombes. Sur 7 ponts, mobiles, seuls fonctionnent encore ceux de Bénouville et de Blainville. Les autres sont détruits, ainsi que le pont tournant sur l'écluse faisant communiquer le Bassin St-Pierre avec l'Orne. Au total, 6 ponts tournants à reconstruire. Nous n'avons pu encore nous procurer l'acier nécessaire pour traiter l'un de ces ouvrages (Pont de la Fonderie).  

 

Décembre 1946  -  Tragique partie de chasse.  -   M. Aimé Verhaest, 33 ans, demeurant à Bénouville, chassait en compagnie d’un ami dans les bois de Grimbosq, lorsque, se penchant pour ramasser un furet, il accrocha avec son fusil quelques branches qui firent pression sur la gâchette.

Le coup partit, atteignant le chasseur au-dessus du genou droit et sectionnant l’artère fémorale. M. Verhaest reçut les premiers soins de son compagnon, M. Verbacke, qui, après avoir placé un garrot, le transport dans une clinique de Caen. M. Verhaest ne devait pas survivre à sa grave blessure. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  En attendant le Tour.     D’après les premiers renseignements, voici l’itinéraire qui serait suivi par le Tour de France dans la traversée du département : Vire, Vassy, Condé-sur-Noireau, Thury-Harcourt, Caen (étape).

Le lendemain, les coureurs gagneront Paris par Blainville, Bénouville, Amfréville, Sallenelles et les plages de la Côte jusqu’à Deauville, Touques, Pont-l’Evêque, Lisieux et L’Hôtellerie. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  Le château de Bénouville abritera-t-il nos normalien ?     Chassée de ses locaux actuellement occupés par l’Université, l’Ecole Normale de Garçons connaît des jours difficiles dans l’abri qui lui a été concédé au Lycée Malherbe. 

Les inconvénients qui résultent de cette installation de fortune auraient incité les autorités à envisager son transfert dans un autre établissement. Il serait question d’installer nos  normaliens à la place de la Maternité de Bénouville. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1947  -  Les renards.    La maréchaussée d’Ouistreham recherche des individus qui ont raflé 25 lapins dans le clapier de M. Albert Verhaest, cultivateur à Bénouville. Le préjudice  s’élève à 10 000 fr. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1947  -    Un cheval se jette contre une auto.    Un cheval appartenant à M. Piéplu, cultivateur à Bénouville, était au piquet dans un herbage à proximité de Ouistreham. L’animal ayant brisé sa chaîne a barré la route à l’automobile de M. Nilson, peintre à Caen qui s’est renversé. Les occupants du véhicule s’en sont tirés avec des contusions. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1947  -    Un camion prend feu sur la route.     Un incendie s’est déclaré, prés de la Maternité de Bénouville, à bord d’un camion porte-chars appartenant à la Cartoucherie de Mondeville. Malgré l’intervention des pompiers de Ouistreham et de Caen, le véhicule a été entièrement détruit. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1947  -    La poudre d’escampette.    Durant la nuit, deux prisonniers boches du commando de Bénouville ont brûlé la politesse à leurs gardiens. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1947  -    La route rouge.  -  En traversant l’agglomération de Bénouville, une auto conduite par M. François Brousse, entrepreneur de menuiserie à Ouistreham, a heurté la  jeune Nicole Schires, 8 ans, qui circulait à bicyclette. La fillette a été blessée à la tête et au genou. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1948   -   Des munitions explosent à Ranville.  -   Pour la 3e  fois une violente déflagration c’est produite provoquée par l’explosion d’un engin de guerre pesant une tonne dans le dépôt de munitions installer au carrière de Longueval.

Les pompiers de Caen sont intervenus. Un ouvrier qui travaillait à la réfection du pont de Bénouville a été blessé à une main par un éclat du projectile. Dans de nombreuses habitations, les  vitres volerent en éclats.

Le préfet s’est rendu à la Maternité Départementale où tous les carreaux ont été brisés et des fenêtres enfoncées. Deux vitres de 85 cm sont tombées sur des berceaux sans heureusement atteindre les bébés. (Source : Le Bonhomme Libre)  

 

Janvier 1948  -  Procès-verbal à été dressé.  -  Contre Roger G…., pêcheur à Lion, Joseph P….. et Bernard B…., même lieu, surpris en flagrant délit de braconnage dans le bois de Douvres.

Contre Maurice R……, manœuvre à la sucrerie de Courseulles pour vol de deux toiles neuves et deux bouteilles de sirop de sucre au préjudice de son employeur.

Contre le jeune C…. P…., 13 ans, à Riva, pour vol d’une bicyclette appartenant à M. Ruffin, restaurateur, même lieu.

Contre André M……, ouvrier agricole, à Maizet, pour vol d’un réservoir en cuivre.

Contre Roger B…….., manœuvre à Cresserons, pour avoir fumé dans une salle de spectacle à Ouistreham.

Contre un prisonnier boche transformé, Martin Muller, au service d’un cultivateur de Bénouvlle, surpris en flagrant délit de vol de légumes dans un champ appartenant à M. Gouin, maraîcher, à Ouistreham. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1948  -  Une fermeture.  -  Le Conseil Général décide de fermer la maternité de Bénouville.

 

Décembre 1972  -  Accident sur le canal.  -  2 cargos, un grec et un allemand, naviguent en sens inverse sur le canal. Au pont de Bénouville, aucun ne veut laisser le passage à l'autre : le grec heurte et casse le mécanisme de Pégasus Bridge, qui restera immobilisé en position haute pendant près d'un mois.

BÉNOUVILLE (Calvados)   -  Le  Pont Pégasus Bridge

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