BÉNOUVILLE 

Canton de Ouistreham

Les habitants de la commune sont des Bénouvillais, Bénouvillaises


Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-aprés désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Bunel à Sannerville ; Eudes, à Moult ; James, à Amfréville ; Béziers a Putot-en-Auge ; Bonvoisin, à Villy-Bocage ; Lebourgeois à Bénouville ; Léger, à Lantheuil ; Patry, à Bretteville-sur-Odon ; Potdevin, à Rots. Mme Langlois à Sannerville .  

 

Avril 1869   -   La mer et les naufrages.   -   Dans la nuit de samedi à dimanche, un nouvel ouragan s'est déchaîné sur notre contrée. Vers onze heures, le vent, qui était au sud-ouest, a sauté brusquement au nord, et a soufflé en tempête jusqu'au lendemain.

C'est entre deux et trois heures du matin que l'ouragan a éclaté avec toute sa violence. Les maisons étaient ébranlées comme par un tremblement de terre, par moments, on eut dit, tant la rafale était bruyante, que les éclats de la foudre se mêlaient assez mugissements.

À Caen, aucun accident grave n'est arrivé. Sur le cour, quelques baraques seulement ont été renversées.

Sur les berges du canal, 12 à 15 arbres ont été rompus, principalement dans la vallée située entre Blainville et Bénouville.

Par suite du mauvais temps qu'il faisait dimanche, les steamers pour Caen et Trouville sont restés au port.

Cette tempête a produit également de nouveaux dégâts, non seulement aux toitures, dont elle a arraché des tuiles ou des ardoises en quantité, mais aussi dans les champs et les vergers où elle a couché sur le sol une grande quantité d'arbres à fruits.

De plus, elle a donné une crue considérable à la crétine qui envahit la prairie de Caen et la vallée de la Dives dans toute son étendue, de telle sorte que la route de Caen à Rouen, dans la traverse de Troarn à Saint-Samson, est complètement ensevelie sous l'eau, dont la hauteur atteint, en quelques endroits, plus de 50 centimètres.

Depuis dimanche dernier, l'administration des ponts et chaussées à organisé un service de Charette pour passer les piétons qui circulent sur la route de Troarn à Saint-Samson. De longtemps on avait vu une pareille crue.

Les départements de l'Orne, de la Manche, de l'Eure, de la Seine-Inférieure et de la Sarthe, ont également ressenti les effets de cette tempête.  

 

Novembre 1869   -   Fait divers.   -  Samedi, 13 de ce mois, vers onze heures du matin, le sieur Auguste, Lelièvre, âgé de 37 ans, propriétaire à Bénouville, faisant réparer la pompe de son  puits, voulut s'assurer de l'état des planchers qui existent à l'intérieur de ce dernier. Il descendit sur le premier, qui s'effondra sous lui, et tomba d’une hauteur de 4 mètres sur le deuxième, ce dernier, plus  solide, résista au choc, mais une brique détachée de l'étage supérieur tomba sur la tête du sieur Lelièvre, et lui fit une blessure de 10 centimètres de longueur, qui détermina une perle considérable de sang. 

M. Debled, médecin à Ouistreham, fut immédiatement appelé pour donner des soins au blessé qui, espère-t on, en sera quitte pour un repos de quelques jours. 

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Avril 1875   -   Vol.  -  Des marchands de peaux de lapins, qui avaient été vus dans la  contrée, ont soustrait deux bâches placées sous une charretière appartenant à M. Lelièvre, à Bénouville.  

 

Août 1875   -   Accident mortel.  -  Dimanche dernier, le domestique de M. Lelièvre, cultivateur à Bénouville, a été éventré et tué par un taureau en fureur. Le correspondant qui nous adresse cette nouvelle ajoute que les bœufs, vaches, etc, sont plus dangereux que les abeilles, auxquelles on interdit, sous prétexte de sécurité, le voisinage des habitations.  

 

Mai 1879   -  Découverte d’un cadavre.  -  Le cadavre d'une femme inconnue a été retiré du canal de Caen à la mer, à Bénouville.  

 

Avril 1880  -  Entre deux contraventions.  -  En ce moment on redresse et on élargit le chemin vicinal entre Sallenelles et le pont de Bénouville. Rien de mieux. Mais quand un voiturier arrive au pied de la rampe qui monte au plateau d'Amfreville, il trouve un avis portant qu'il doit se munir de chevaux de renfort, Il est obligé de laisser son chargement et, pendant qu'il cherche des chevaux pour éviter une contravention il est exposé à s'en voir faire une pour avoir abandonné sa voiture sur la route. Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen d'épargner aux voituriers tous ces embarras. Il suffirait pour cela, de mettre l'avis non pas seulement au pied de la rampe, mais aussi à plusieurs kilomètres en avant.  

 

Mai 1881  -  Le barrage du canal.  -  Le barrage du canal fait à Bénouville pour l'enlèvement de la roche du Maresquier est terminé depuis dimanche. Ce barrage, établi sur 60 mètres de longueur, au moyen de glaise et de sacs remplis de terre, a été exécuté sans désemparer de jour et de nuit. 

 

Juin 1881  -  La comète.  -  Une comète est en ce moment visible. Les superstitieux voient à tort dans l'apparition de cet astre un présage de calamité publique. Les comètes sont un monde en feu, comme l'a été autrefois la terre. La queue de la comète actuelle est de plusieurs millions de lieus. Elle est très éloignée de la terre, et sa marche est vertigineuse.

 

Juin 1881  -  Une bonne action.  -  Les ouvriers de la Compagnie Leborgne, entrepreneur des travaux du canal de Caen à la mer, émus à la vue de l’infortune des malheureux enfants et de la veuve de leur camarade Ginard, qui s'est noyé la semaine dernière à Bénouville, se sont cotisés et ont réuni la somme de 93 fr. 20 cent. On ne saurait trop publier de tels actes, qui honorent autant ceux qui les font que ceux qui en sont l'objet.

Juin 1881  -  Accident.  -  Un accident, qui aurait pu avoir beaucoup plus de gravité, est arrivé à Bénouville. Une partie du tablier du petit pont qui est sur la vieille rivière (route du Bac-du-Port à Troarn) a cédé sous le poids d'une voiture de charbon. Fort heureusement, personne n’a été blessé.

 

Septembre 1888  -  Grave accident de voiture.  -  Dimanche soir, la voiture publique, conduite par le sieur Désert fils, qui se rendait de Ouistreham à Caen, était au bas de la côte de Bénouville et se rangeait pour laisser passer une autre voiture publique, venant en sens inverse, quand un coupé attelé de deux chevaux, lancés, dit-on, à fond de train, et conduit par le sieur Lepargneux, propriétaire à Hérouville-St-Clair, voulut passer entre les deux voitures qui se croisaient. Une rencontre eut lieu entre la voiture publique du sieur Désert père et celle du sieur Lepargneux. La première a eu ses brancards brisés, le conducteur et un voyageur furent projetés sur le sol, où ils restèrent sans connaissance. Le sieur Lepargneux, violemment jeté à terre, roula sous les pieds des chevaux de la voiture du sieur Désert fils, et ce n'est qu'au sang-froid de ce dernier qui, au risque de verser, arrêta net ses chevaux, que le sieur Lepargneux doit de n'avoir pas été écrasé. Les blessures du sieur Désert père et du voyageur sont assez sérieuses. Le sieur Lepargneux, relevé sans connaissance, reprit vite ses sens et a pu continuer sa route. Il en sera quitte pour la peur, sa voiture est fortement endommagée.  

 

Juin 1892  -  Avis.  -  La circulation est interdite sur le pont de Bènouville, jusqu’au 15 juillet. Un radeau manœuvré par les pontiers est mis à la disposition des piétons qui voudront passer d'une rive à l'autre. La circulation des voitures est autorisée sur les chemins de halage des deux rives du canal, entre les ponts de Bénouville et de Blainville.  (Source B.N.) 

 

Août 1892  -  Tramway.  -  Le tramway Decauville de Dives, par Sallenelles , Bénouville et Ouistreham, marche jusqu'à Luc. Pour le moment, ce chemin de fer minuscule est peu suivi. Est-ce parce qu'il est encore inconnu, ou parce que les prix sont trop élevés, ou encore parce qu'on est sûr, en secondes et troisièmes, d'en revenir avec une fluxion de poitrine ?  

Est-ce que le sénateur Decauville aurait dans sa manche quelques médecins sans clients ?   (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Les fantaisies du Decauville.  -  L'autre dimanche, le tramway Decauville partant de Luc pour Dives, avec près de deux cents voyageurs s'est vu forcé d'attendre au pont de Bénouville le train qui devait partir de Cabourg-Dives pour correspondre avec lui et qui  n'avait pas été formé à défaut de voyageurs. Les voyageurs sont donc restés près de trois heures à contempler l'Orne et a regarder, comme sœur Anne, « s'ils ne voyaient rien venir de Sallenelles.

A bout de patience, le mécanicien prît enfin la voie de garage et mit la machine à l'arrière du train, afin de reprendre la direction de Luc, mais, fatalité ! à son arrivée, le train pour Caen était parti. Les voyageurs n'avaient pas lieu d'être satisfaits de celte promenade « rétrograde » et se sont vus obligés d'attendre le dernier train pour rentrer à Caen. (Source B.N.)  

 

Octobre 1892  -  Découverte d’un noyé.  -  Le corps d'un inconnu, qui parait avoir séjourné quinze jours dans l'eau, a été trouvé flottant près du pont de Bénouville. Le noyé parait âgé de 45 ans, son linge est marqué G. D. Il a le bras droit cassé près de j'épaule, on présume que cette fracture a été faite par l'hélice d'un vapeur. (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Morts subites.  -  M. Pierre Langlois, adjoint au maire de Benouville, ayant donné l'hospitalité à un malheureux rémouleur, l'a trouvé sans vie dans l'écurie où il s'était couché. Cet homme venait de temps à autre dans cette ferme et se plaignait de malaise. Mme Langlois le soignait et lui faisait donner du lait et du bouillon. C'est un nommé Jean Boue, de Nantes. Il est âgé d'une trentaine d'années. (Source B.N.)  

 

Juillet 1893  -  Tramway Decauville.  -  La ligne de Caen à Bénouville fonctionne. Ce tramway dessert, d'un côté : Caen, Calix, Hérouville, Blainville et Bénouville ; de l'autre : Ouistreham, Riva-Bella, Colleville, Bréche-d'Hermanville, Lion et le Haut-Lion. 

Enfin, de l'autre côté du Canal : Ranviile, Amfréville, Sallenelles, Merville, Le Home et Cabourg, avec correspondances avec les lignes de l'Ouest et de la Mer. Dimanche, il y a eu foule de voyageurs. (Source B.N.)  

 

Octobre 1893  -  Noyée dans un puits. -  Le sieur Leroux, travaillant à Caen, allait deux fois par semaine voir sa femme à Bénouville. Samedi dernier, il ne la trouva pas chez lui. L’ayant vainement cherchée dans la maison, et les voisins ne l'ayant pas vue depuis la veille, le sieur Leroux sonda un puits profond de sept mètres, ou il la découvrit. 

On suppose que cette malheureuse, qui souffrait depuis douze ans d'une maladie de cœur aura mis fin à ses jours dans un accès de fièvre. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Ne vous gênez pas.  -  Le Decauville est arrivé lundi soir avec une heure de retard. Il a attendu, parait-il, pendant 50 minutes, au pont de Bénouville, le passage d'un train qui portait l'une des lumières de la ligne. (Source B.N.)

 

Novembre 1900  -  Accident de chasse. -  Dimanche 11 novembre, M. Feller, sculpteur chez M. Bourbon, demeurant à Caen, s'était rendu à Ouistreham pour une partie de chasse en compagnie de deux individus.  

Le soir, vers 4 heures et demie, ils revenaient tous les trois à pied, par la route, lorsque arrivés a peu de distance de Bénouville, un des chasseurs qui tenait son fusil à la main, le bras allongé, et qui marchait derrière M. Feller, fit involontairement partir un des coups, chargé de plomb n° 10 qui, faisant balle, atteignit M. Feller à la hauteur de la fesse gauche, lui faisant une grave blessure.

 

Mars 1903  -  Tentative de déraillement.  -  Le 26 mars dernier, vers 6 heures du soir, deux ouvriers carriers, Lacour et Lefèvre, rentraient de leur travail, quand ils remarquèrent la présence de deux grosses pierres du poids d'environ 15 à 20 kilos placées sur les rails du tramway. Ces ouvriers enlevèrent les pierres pensant que c'étaient des gamins qui avaient fait  cela pour s'amuser ; mais 400 mètres plus loin ils trouvèrent à nouveau un gros arbre qui était placé au travers de la voie, ils la dégagèrent. Les auteurs de ces actes inqualifiables sont activement recherchés.

 

Février 1904  -  Incendie.  -  La ferme du Port, exploitée par le sieur Berhault, à Bénouville, a été détruite mercredi soir par un incendie. Le vent, qui soufflait avec rage, activait violemment  les flammes. Douze bestiaux ont été brûlés. Les dégâts qui ne sont pas encore évalués, sont considérables.  

 

Novembre 1906  -  Déraillement.  -  Le train n° 7 qui part de Caen pour Luc à 5 heures 10 du soir a déraillé, jeudi soir, à quelques mètres de la station de Bénouville.

La locomotive a été couchée sur le talus et tous les wagons ont subi une forte secousse. Aucun voyageur n'a été blessé. Le chauffeur et le mécanicien sont indemnes et les dégâts matériels peuvent être ainsi résumés : le tampon d'une voiture a été brisé.

Le service des voyageurs allant à Ouistreham et la côte a eu lieu par transbordement. Le train de Caen a subi un retard d'une heure environ. Les voyageurs se sont consolés au Buffet Duval ou le café et les consommations sont excellentes.

 

Janvier 1908  -  Accident mortel.  -  Un nommé Marie, charretier au service de Mme Lefèvre à Bénouville, passait mercredi soir, avec sa voiture chargée près du pont de Bénouville, lorsque par suite d'un mouvement produit par le poids excessif ou un faux pas du cheval vint à verser. Marie fut projeté dans le canal où il trouvera la mort. Le corps a été repêché jeudi  matin. Une enquête est ouverte.  

 

Février 1908 -  Tentative de cambriolage.  -   Dans la nuit de vendredi à samedi, des cambrioleurs ont essayé de pénétrer dans le presbytère de Bénouville en démolissant la maçonnerie qui bouche une ancienne porte communiquant avec le bois voisin. L'abbé François Colas, curé de la paroisse ayant entendu du bruit se leva. Les malfaiteurs prirent la fuite sans avoir pu rien dérober.

 

Mars 1912  -  Le patron parti les domestiques s'amusent.  -  M. Adrien Lamandé, cultivateur à Bénouville, s'était rendu l'autre jour à la foire de saint-lô. Deux de ses domestiques et un  journalier qui travaillait à la ferme profitèrent de son absence pour pénétrer, à l'aide d'une fausse clef, dans le caveau, et s'emparer de bouteilles de vin et d'eau-de-vie  qu'ils vidèrent immédiatement d'ailleurs pour la plupart ; quand le maître rentra, ils étaient encore ivres. M. Lamandé qui estime son préjudice à 29 francs, a porté plainte contre ces trois individus.

 

Avril 1912  -  L'accident de Bénouville  -  11  avril, l'accident arrivé sur les chemins de fer du Calvados entre Ouistreham et Bénouville a eu une suite tragique le mécanicien Campcros qui avait été très grièvement brûlé et qui avait eu une cuisse fracturée a succombé hier dans l'après-midi à ces terribles blessures à l'hôpital. Il laisse une veuve. Quant au chauffeur Ferrette on annonce que son état inspire de graves inquiétudes.

Septembre 1913  -  Le drame de Bénouville. -  Le 10 septembre 1913, vers 8 heures du soir, Joseph Hamard, 20 ans, ouvrier boulanger à Bénouville, offrit à son camarade Gillette une consommation, chez M. Laurent, débitant de boissons. Ils n'y restèrent que quelques minutes, n'eurent aucune discussion et en sortirent sans être pris de boisson. Peu de temps après, le sieur Very, jardinier au château de Bénouville, entendant le bruit d'une détonation, sorti de sa demeure et trouva sur la route de sieur Joseph Hamard, à qui il demanda ce qui se passait.  Hamard répondit : " j'ai fait un beau coup, j’ai tué un  homme ! Je vais me flanquer une balle dans la  tête ! ". Hamard avait la main dans sa poche droite de son veston. Il en retira un  revolver dont le barillet contenait encore deux cartouches et une douille vide. Sur le sol, était étendu que le corps de Léon Gillette, qui ne donnait plus signe de vie. Un médecin appelé  aussitôt constata le décès du sieur Gillette. 

Ce n'est que le 11 septembre, au commissariat que Hamard se décida à avouer qu'il avait volontairement tiré un coup de feu sur son camarade Gillette dans les circonstances suivantes :  Gillette et lui étaient montés tous deux sur la bicyclette pour aller à Caen ; ils avaient à peine franchi une distance de 40 mètres que Hamard reconnut l'impossibilité de continuer la route dans ces conditions. Il en fit l'observation à Gillette. Ce dernier se fâcha et lui porta un coup de poing. Une bagarre se produisit et, sans doute pour prévenir une nouvelle voie de fait,  Hamard prit son revolver, l'arma et tira un coup de feu dans la direction de Gillette, qui tomba et mourut quelques moments après. Hamard est condamné à 10 mois de prison.

 

Juillet 1914  -  Service téléphonique. - Le préfet du Calvados a l'honneur d'informer le public que la mise en service du téléphone à Douvres et des circuits téléphoniques ci-après : Bénouville - Ouistreham, Villers-sur-Mer - Blonville-sur-Mer, Deauville -Cabourg, Houlgate - Villers-sur-Mer a été fixée au 1er août 1914.

 

Juillet 1917  -  Noyade accidentelle.  -  Prise soudain d'une crise d'asthme en lavant son linge au lavoir communal, la veuve Goret, 63 ans, nourrice à Bénouville, près Caen, est tombée à l'eau et s'est noyée.

 

Septembre 1917   -  La nouvelle maternité.  -  Le conseil général vote l'achat du château de Bénouville, pour y créer une maternité départementale.

 

Octobre 1925  -  Un déraillement sur la ligne de chemin de fer du Calvados.  -  Hier, à 14 heures, un accident grave s'est produit sur la ligne de Caen à Luc-sur-Mer, à environ 200 mètres de la gare de Bénouville.

Le train, parti de Caen à 12 h 30, venait de quitter la station d'embranchement et avait repris sa vitesse normale, lorsque les voyageurs placés dans les dernières voitures crurent la sensation d'un choc violent provenant de l'avant du convoi.

Pris de frayeur, plusieurs d'entre eux s'étaient dès la première minute empressés de sauter sur la bordure de la voie. Un spectacle terrible s'offrit à leur vue la locomotive déraillée était en travers du chemin de halage. Deux wagons chevauchaient ces débris. On se précipita au secours des victimes. Aidé du chauffeur, d'un Gardien de la paix de Paris qui se trouvait dans le train et du mécanicien, le chef de train M. Landes organisa rapidement les secours.

Bientôt arrivèrent sur les lieux de la catastrophe : MM. Vasseur, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ; Laroche, directeur des chemins de fer du Calvados ; Morin, inspecteur ; Thomas, maire de Ouistreham les docteurs Poulain de Blainville et Meuvel, de Riva-Bella.

Quelques blessés, après avoir reçu des soins, purent regagner leur domicile. On transporta en automobile Mmes Loisler, demeurant rue de Vaucelles à Caen et Chaillet, demeurant à Riva-Bella, chalet Talosa les malheureuses avaient eu la jambe droite fracturée.

Un jeune élève du prytanée militaire de La Flèche, M. Breunstetter précipité au bord du canal, avait une plaie pénétrante la face.

L’enquête en cours n'a pu déterminer les causes de cet accident. Le choc initial fut si violent, des arbres longeant la voie a été abattu. L'un des rails de la ligne fut arraché et projeté à une  certaine distance.

 

Mars 1926  -  Double abus de confiance.  - Émile Devisas, demeurant à Sallenelles, était employé chez M. Doisy, entrepreneur à Bénouville. Avant-hier, il demandait 50 francs à son  patron, ayant a s'absenter,  dit-il, pour donner des soins à sa belle-mère qui s'était coupée à la jambe. Un apprenti du chantier, le jeune Hervieux, prêta sa bicyclette à l'ouvrier, qui devait rentrer une heure après. On apprit ensuite que Devisas n'avait pas été revu à son domicile. La gendarmerie enquête.

Avril 1926  -  Une affaire à éclaircir.  -  Avant-hier, M. Gervais, cultivateur à Bénouville, fut informé que son domestique Robert André, employé à la garde d'un troupeau de moutons sur la rive de l'Orne, avait été grièvement blessé d'un coup de pied de cheval en pénétrant dans un herbage.

M. le docteur Mével, appelé à donner ses soins au malheureux, ordonna son transfert à l'hôpital de Caen. M.Gervais aurait appris depuis que le berger fut en réalité victime des brutalités du gardien de l'herbage. La gendarmerie de Colombelles a ouvert une enquête.

 

Décembre 1926  -  Épidémie d’angine.  -  L'épidémie d'angine diphtérique qui sévissait sur Bénouville parmi la population enfantine s'est étendue aux communes voisines de Blainville et d’Hérouville.
Les écoles ont été momentanément fermées dans ces trois localités et des mesures immédiates ont été prises pour écarter le danger.
A Caen on signale de nombreux cas, dont quelques-uns mortels. L'inspection académique a faire évacuer plusieurs places, notamment celles de la rue Bicoquet, pour procéder à la désinfection des locaux. L'épidémie qui s'est propagée  avec une extrême rapidité, atteint même les jeunes gens de 15 à 20 ans et plusieurs malades ont être hospitalisés.

 

Octobre 1927  -  Une maternité à Bénouville.  -  On ne pourra pas reprocher à nos Conseillers généraux de manquer d'activité. À chacune de leurs sessions, ou presque, ils s'attaquent à quelque grand projet. Celui de ce semestre sera la création d'un établissement départemental de maternité. Le splendide château de Bénouville, le château aux trois cents fenêtres, comme on l'appelle, était à vendre, on allait le morceler, le défigurer peut-être.

Le Conseil général a une idée de l'acheter. sept cents mille francs, c'est une bagatelle ! et nos élus savent fort bien, par ailleurs, faire des économies. Avec tous les bouts de chandelle qu'ils réservent on pourrait faire un beau cierge.

Donc sur la proposition de M. Chéron, qui voit grand et juste, ces messieurs sont allés tenir séance, mercredi matin à Bénouville dans le féerique castel construit jadis par Claude Ledoux,  l'architecte de Louis XVI pour l'amiral Livry. Cette visite a achevé de les convaincre ils vont donner suite de projet.

L'aménagement du château, en pouponnière et en hospice pour jeunes mamans, coûtera pense-t-on, trois millions. On les trouvera, non dans le pas d'un cheval, mais en grande partie dans les profits du Pari-Mutuel. La recherche en sera moins pénible. Il restera sans doute bien des difficultés pécuniaires et autres à résoudre.

Qu'importe ! l’œuvre est belle, grandiose même, comme le château. Nous souhaitons ardemment le voir réussir.

 

Octobre 1927  -  Inauguration.  -  Le 27, Raymond Poincaré inaugure la maternité de Bénouville.

 

Novembre 1927  -  La maternité de Bénouville. -  L'acquisition du  magnifique château de Bénouville qui doit être transformé en un grand établissement de Maternité et de maison familiale, conçu d'après les formules modernes les plus perfectionnées, vient d'être déclarée d'utilité publique. On apprendra sans doute avec intérêt que la direction de cette importante entreprise a été confiée à notre concitoyen M. Charles Besnier.

À ses qualités de pharmacien d'expérience, M. Besnier joint, on le sait, celles d'organisateur actif et ingénieux. Le choix préfectoral semble donc fournir d'excellentes garanties. Pour commencer, le nouveau directeur compte se rendre dans les établissements similaires à celui qu'il doit organiser afin d'en étudier à loisir le fonctionnement.

Souhaitons-lui bonne réussite dans son entreprise et puisse, grâce à sa gestion, les sacrifices que s'impose le département ne pas demeurer stériles.

 

Septembre 1928   -   Mystérieux accident.   -   Entre Blainville et Bénouville, l'automotrice partant de Caen à 20 h. 21 à écrasé lundi soir un pontonnier de Bénouville, M. Joseph Noël, 40 ans, marié et père d'un enfant. On ne sait trop comment l'accident se produisit, ni pourquoi la victime se trouvait sur la voie où le wattman ne l'a point aperçue. Aprés le choc, celui -ci a  stoppé aussitôt et s'est porté au secours du malheureux qui avait au front une grave blessure et le pied droit broyé. Pourtant, on se demande si le pontonnier n'était pas déjà mort des suites d'un malaise, lorsqu'il fut bousculé et traîné par le convoi. En effet, d'après les déclarations du wattman Lavignini et du chef de train Guizeux, le corps de Noël allongé sur le rail et le talus, était froid comme si le décès remontait à plusieurs heures.

Pour éclairer ce mystère le directeur des chemins de fer du Calvados aurait demandé l'autopsie.

 

Avril 1929  -  En jouant des enfants incendient une Meule de paille.  -  En faisant partir des pétards dans un champ, (pétards que l'un d'eux avait achetés aprés avoir volé à sa mère une pièce de 2 francs)  deux enfants, les jeunes Le Corre, 9 ans, et Delaunay, 6 ans, ont accidentellement mis le feu à une meule de 1000 bottes de paille, appartenant à M. Adrien Samson, cultivateur à Bénouville. La meule a été entièrement la proie des flammes. M. Samson estime le préjudice qui lui est causé à 2.500 francs.  

 

Juillet 1930   -   Accident.   -   Un livreur de la maison Gadblet, de Caen, M. Picot, demeurant 61 rue de Vaucelles, était accompagné de M. Victor Paris, employé de la maison Gadblet, et de M. Henri Camus, de Jort. À Bénouville, il vit venir à sa rencontre une auto tenant sa gauche et dont le conducteur à son approche, ne fit rien pour redresser sa direction.

Afin d'éviter une collision, M. Picot donna un brusque coup de volant qui jeta la camionnette d'abord sur un poteau télégraphique, puis sur le mur du cimetière.

Le choc fut des plus violents. MM. Picot et Paris, furent légèrement blessés, tandis que M. Camus, plus sérieusement atteint, devait être transporté à l'hôpital de Caen. Après y avoir reçu les soins que nécessitait son état, il put regagner son domicile.

 

Novembre 1934  -  Un nouveau pont.  -  Le 16, essais du nouveau pont basculant de Bénouville, sur le canal, après un an de travaux. Construit un peu en aval du précédent, il permet le passage de cargos ayant un tirant d'eau de 7 m, contre 5,70 m auparavant.

 

Novembre 1936  -  Entrepôts de carburants.  -  La Société normande d'entrepôts de carburants, qui a été autorisée à constituer à Ouistreham un dépôt de 15.000 m3 d'hydrocarburants, se proposait d'y adjoindre une raffinerie de pétrole brut. Considérant qu'une telle installation, si elle était effectuée, constituerait pour les stations balnéaires de Ouistreham-Riva-Bella, Colleville-sur-Orne, Hermanville, Lion-sur-Mer, etc….., une cause de ruine, qu'en effet les évacuations de telles raffineries, polluant les eaux de l'Orne, du canal de Caen à la mer, et la mer  elle-même à proximité de l'embouchure, ainsi que les émanations toxiques qui, empoisonnant l'atmosphère, rendraient ces stations balnéaires intenables pour les baigneurs, que les mêmes causes nuiraient gravement à la Maison maternelle de Bénouville, pour laquelle le Département a effectué des dépenses très importantes.

Le Conseil général émet le vœu : Que l'installation d'une raffinerie de pétrole à proximité de Ouistreham et Bénouville ne soit pas autorisée par les pouvoirs publics.

 

Janvier 1940  -  Un charretier indélicat.  -  M Fernand Gorrais, cultivateur à Bénouville, s'apercevait depuis un certain temps que des vols étaient commis à son préjudice, principalement des vols d'avoine et de betteraves.

Soupçonnant son premier charretier, Jules Trolong, 49 ans, il exerça, une surveillance particulière à son sujet et put ainsi le surprendre au moment il emportait non pas de l'avoine ou des betteraves, mais un tonnelet contenant six litres de cidre. Interrogé, Jules Trolong a avoué être l'auteur des vols commis chez son patron.

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre  Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Juillet 1940  -  Attention aux explosifs du bois de Bénouville.  -  Des explosifs ont été découverts dans le bois du Château de Bénouville (Maternité) et le long du fossé existent entre le bois et la digue du canal.
La plus grande prudence est recommandés aux promeneurs et surtout aux enfants, qui ne devront sous aucun prétexte toucher à tout objet suspect, ni même s'en approcher.
Des mesures sont prises d'ores et déjà pour la recherche et l'enlèvement de ces explosifs.

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.  

 

Février 1941 - Avis à la population. - « Étant donné que, ces derniers temps, les cas de sabotage des câbles se multiplient dans le département d'une façon invraisemblable, le lieutenant-colonel Feldkommandant se voit, à son regret, dans l'obligation de décider pour l'avenir des mesures plus sévères.

L'autorité militaire allemande ordonnera donc désormais, en plus de la punition collective de la garde des câbles, le séjour en caserne pendant la nuit,  de tous les habitants masculins des localités intéressées de l'âge de 18 ans à 40 ans.

Cette dernière mesure a déjà été appliquée pour la première fois, le 11 février 1941, aux communes de Bénouville et de Saint-Aubin pour sabotage d'un câble militaire, dans les environs de ces localités ».. Signé : lieutenant-colonel Elster.

 

Avril 1941   -   L'alcool tue.   -   Le cadavre de la veuve Augustine B........., 37 ans, demeurant à Saint-Aubin-d'Arquenay, demeurant chez son gendre, M. Charles D....., a été découvert au pied d'une meule proche d'un chemin, au lieu-dit « la Holque », sur Bénouville. La mort, due à une congestion, remontait à deux jours.

De l'enquête, il résulte que la défunte avait été vue pour la dernière fois dans un débit de Bénouville, et qu'elle était prise de boisson.

 

Mai 1941   -   Démissionnaire d'office.   -   Par arrêté du 26 avril 1941, le préfet du Calvados a déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions de conseiller municipal de Bénouville, M. Quesnel Aimé, qui, lors d'une réunion de l'Assemblée communale, a tenu des propos inadmissibles à l'égard du maréchal Pétain, chef de l'État français.  

 

Février 1944    -   Fait divers.   -  En voulant monter à contre-voie dans le petit Decauville Caen à Luc, au départ de Bénouville, Mme Jeannine Legret, 20 ans, ouvrière d'usine à Caen, route d'Ifs, a heurté un arbre et est tombée sur la voie 5 wagons lui sont passés sur le corps. Très grièvement blessée à la tête, à la jambe et sur tout le corps, elle a été portée dans une clinique de Caen où elle a dû subir l’amputation de la jambe. Aux dernières nouvelles, Mme Legret, qui revenait de voir ses 3 enfants à Bénouville, va un peu mieux.

 

Mars 1945  -  De la mythologie à l’histoire.  -  Dans l’inoubliable nuit du 5 au 6 juin, alors que le grondement ininterrompu du canon annonçait l’arrivée des Alliés, des troupes britanniques  aéroportées atterrissaient à l’embouchure de  l’Orne et s’emparaient du pont de Bénouville auquel elles donnèrent par la suite l’appellation « Pégase », du nom de l’emblème mythologique des planeurs qui les avaient amenées.

A la demande du gouvernement calvadosien de l’Association France-Grande-Bretagne, c’est désormais sous ce terme que sera désigné officiellement l’ouvrage dont la possession fut l’un des facteurs décisifs du succès du débarquement.

La plaque qui donne au pont de Bénouville sa nouvelle identité a été inaugurée, dimanche après-midi, par MM. Daure, préfet du Calvados ; Léonard Gille, président du Comité Départemental de Libération et le Brigadier-Général Montgomery, entourés de nombreuses personnalités. (Source B.N)

 

Mai 1945  -  Des patriotes à l’honneur.  -  Le Comité Départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière, avec inscription au procès-verbal :

Pour sa belle conduite durant l’occupation, et pendant le débarquement : M. Lecarpentier, à Bénouville.  -  « A réussi à capturer en deux fois huit allemands dont deux officiers ».  Nous pouvons être fiers des ces vaillants compatriotes.  (Source B.L.)  

 

Juin 1945  -  Une Croix de guerre bien gagnée.  -  La croix de guerre avec étoile d’argent vient d’être décernée à Mme Léa Vion, directrice de la Maison Maternelle de Bénouville, dont le  rôle dans la Résistance fut magnifique. Cette distinction est accompagnée de la citation suivante : « Exemple de la femme française, animée du plus pur patriotisme. A dans la clandestinité, montré un cran admirable en cachant des aviateurs alliés abattus et en participant à leur évasion. A camouflé chez elle des dépôts d’armes. A soigné des blessés alliés pendant les combats de la libération ». Que Mme Vion veuille bien trouver ici nos bien sincères compliments. (Source B.L.)

 

Septembre 1945  -  Canal de Caen à la mer.  -  Les rives ont été endommagées par les bombes. Sur 7 ponts, mobiles, seuls fonctionnent encore ceux de Bénouville et de Blainville. Les autres sont détruits, ainsi que le pont tournant sur l'écluse faisant communiquer le Bassin St-Pierre avec l'Orne. Au total, 6 ponts tournants à reconstruire. Nous n'avons pu encore nous procurer l'acier nécessaire pour traiter l'un de ces ouvrages (Pont de la Fonderie).

 

Mai 1948  -  Une fermeture.  -  Le Conseil Général décide de fermer la maternité de Bénouville.

 

Décembre 1972  -  Accident sur le canal.  -  2 cargos, un grec et un allemand, naviguent en sens inverse sur le canal. Au pont de Bénouville, aucun ne veut laisser le passage à l'autre : le grec heurte et casse le mécanisme de Pégasus Bridge, qui restera immobilisé en position haute pendant près d'un mois.

BÉNOUVILLE (Calvados)   -  Le  Pont Pégasus Bridge

2  -  BÉNOUVILLE  -  Le Château

Maison Maternelle Départementale  -  BÉNOUVILLE (Calvados) Tél. 1  -  L'Entrée et l'Ambulance

517.  -  BÉNOUVILLE (Calvados)  -  Passage d'un remorqueur 

au Pont de Bénouville.  E.F.

BÉNOUVILLE (Calvados)  -  Le Pont

Maison Maternelle Départementale  -  BÉNOUVILLE (Calvados) Tél. 1  -  Les Pavillons et la pelouse vus du toit du Château

Maison Maternelle Départementale  -  BÉNOUVILLE (Calvados) Tél. 1  -  Chapelle et Balustrade

Maison Maternelle Départementale  -  BÉNOUVILLE (Calvados) Tél. 1  -  Chapelle

Maison Maternelle Départementale  -  BÉNOUVILLE (Calvados) Tél. 1  -  Les deux Pavillons-Pouponnières

589.  -  Château de BÉNOUVILLE (Calvados).  E.F.

511  -  BÉNOUVILLE  -  RESTAURANT DUVAL  -  Buffet du Tramway

6  -  BÉNOUVILLE (Calvados)  -  Le Pont sur le Canal de Caen à la Mer

Tramway venant de Cabourg

BÉNOUVILLE (Calvados)   -  Le  Pont Pégasus Bridge

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