BÉNY - BOCAGE

Canton du Bény-Bocage

Les habitants de la commune sont des Bény-Bocains, Bény-Bocaines

Mai 1867   -   Un accident.   -   Dimanche soir, a Bény-Bocage, la jeune Virginie Yvon, âgée de quatre ans, ayant trompé la vigilance de ses parents et voulant cueillir des fleurs sur le bord d'un puits non maçonné, est tombé dans l'eau.

Quand on a retiré le corps de la pauvre petite fille, elle ne donnait plus aucun signe de vie.  

 

Juin 1867   -   Réparation des édifices religieux.   -   Voici la liste des communes du Calvados auxquelles M. le ministre des cultes vient d'accorder des secours, pour aider aux réparations de leurs édifices religieux :

300 fr.à Tracy-sur-Mer ; 400 fr. à Saint-Sylvain ; 400 fr. à Soliers ; 300 fr. à Reviers ; 400 fr. à Putot-en-Bessin ; 400 fr. à Saint-Pierre-Azif ; 500 fr. à Saint-Ouen-le-Houx ; 300 fr. Orbois ; 500 fr. à Moulines ; 800 fr. à Saint-Martin-de-Fresnay ; 500 fr. à La Lande-sur-Drôme ; 300 fr. à Les Iles-Bardel ; 200 fr. à Grandcamp ; 1000 fr. à Croissanville ;400 fr. à Cairon ; 500 fr. à Bures ; 400 fr. à Beuvron ; 300 fr. à Bény-Bocage ; 500 fr. à Saint-André-d'Hébertot ; 300 fr. à Saint-Aignan-de-Cramesnil ; 200 fr. à Saint-Vaast ;500 fr. à Ver ; 4000 fr. à Saint-Pair et Saint-Laurent-du-Mont ; 5000 fr. à Touques.  

 

Mai 1868   -   Un incendie.   -   Le 13 de ce mois, un incendie dont les causes sont inconnues a consumé un corps de bâtiment à usage de maison d'habitation, cave et étable, appartenant au sieur Colinet Pierre, cultivateur au village ou hameau Vaumont, commune de Bény-Bocage. La perte approximative et de 800 francs.  

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   Samedi soir, veille de la première communion, la foudre est tombée sur l'église de Bény-Bocage, pendant que le curé de la paroisse confessait. Les dégâts sont considérables, mais heureusement personne n'a été blessé.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Evrecy, Troarn,  Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Mars 1871   -  Décoration.   -  Dans un précédent numéro, nous avons annoncé la nomination de M. Gaston de Lartunère au grade de chevalier de la Légion-d’Honneur. A ce nom nous devons ajouter ceux de MM. Jonio et Duchemin, de Vire et Deloué,

jeune soldat de Bény-Bocage, qui tous ont mérité la croix de la Légion-d'Honneur, et ont été décorés sur le champ de bataille.

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les maisons d’écoles.   -  Pour acquisition ou réparation de leurs maisons d'école, les communes ci-après ont reçu : Crouay, 1.200 fr. ; Saonnet et Saon, 490 fr ; Arromanches, 2.500 fr. ; Cauvicourt, 1.100 fr. ; les Loges-Saulces, 600 fr. ; Surville, 3.000 fr. ; Pennedepie, 3.000 fr. ; Hottot-en-Auge, 4.500 fr. ; Bény-Bocage, 6.000 fr. ; Plessis-Grimoult, 700 fr. ; La Roque, 2.000 fr. ; Truttemer-le-Grand, 6.000 fr.

 

Septembre 1873   -   Suicide.   -  Le 7 du courant, le nommé Paul Durand, âgé de 50 ans, maçon, demeurant à Bény-Bocage, a été trouvé pendu à un arbre, dans le bois du sieur Poret, propriétaire à Bény-Bocage. La mort remontait à environ trois semaines, elle est le résultat d'un dérangement d'esprit. Durand était veuf et père de quatre enfants.  

 

Février 1879   -  Maire et adjoint.  -  M. Jules Délouey a été nommé maire de Bény-Bocage, et M. Désiré Saucey adjoint de cette commune.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Bény-Bocage , travaux au presbytère. Montant de la dépense 3 300 fr. déficit : 1100 fr.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Bény-Bocage, travaux au presbytère, 200 fr.

Octobre 1881  -  Coups et blessures.  -  M. Victor Lagoutte, âgé de 45 ans, cultivateur à Bény-Bocage, voulant empêcher un terrassier du nom de Mesnil de passer dans son champ, celui-ci le frappa violemment, ainsi que le gendarme chargé de l'arrêter, auquel il a asséné un coup de bâton sur la tête.  

 

Décembre 1884  -  Homme sauvé, cheval noyé.  -  Jeudi, le fils Jaqueline était à emplir d'eau un tonneau dans l'étang de Bény-Bocage, lorsque le cheval s'avança et perdit pied. Le fils Jaqueline allait assurément se noyer, lorsque les sieurs Ernest Barbier, et Désiré Anne, qui venaient cependant de manger, se portèrent à son secours et le retirèrent de cette critique position. Le cheval a été noyé.

 

Septembre 1885  -  Avis aux conscrits.  -  Voici une note du Journal Officiel que feront bien de méditer les imbéciles qui se mutilent pour échapper au service militaire : Par jugement du tribunal de Vire en date du 31 juillet, le sieur Decaen, jeune soldat de la classe de 1881, du canton de Bény-Bocage, convaincu de s'être volontairement mutilé en vue d'échapper à ses obligations militaires, a été condamné à un mois de prison. A l'expiration de sa peine, le sieur Decaen a été dirigé sur la section de pionniers de discipline, section des mutilés, pour y faire le temps de service militaire qu'il doit à l'État.  

Juillet 1886  -  Tout le monde est content.  -  Dans une commune du canton de Bény-Bocage, savez-vous où le registre des délibérations du Conseil municipal est déposé : à l'auberge ! 

C'est là que les conseillers vont signer. Ils disent que c'est beaucoup plus commode pour eux, et l'aubergiste trouve que c'est on ne peut plus productif pour lui.  

 

Février 1888  -  Neige et froid, mort d’homme.  -  La neige couvre encore certains points de notre région. Pendant plusieurs jours, les communications ont été interrompues presque partout. A Falaise, sur la route de Trun, il y a, en certains endroits, un mètre et demi de neige. On a essayé de faire une tranchée, sans y réussir.

Non loin de Bény-Bocage, on a trouvé dans la neige le corps d'un inconnu mort de froid.

 

Avril 1888  -  Victimes du travail.  -  Vendredi, à Bény-Bocage, un éboulement de terre a eu lieu dans une carrière. Le sieur Jules Oblin, qui y travaillait, a eu les deux jambes fracturées.  

 

Mai 1888  -  Élections.  -  A Bény, le custos ayant été élu, il a fait sonner les trois cloches de la paroisse. C'est le cas de dire : beaucoup de bruit pour pas grand'chose.  

 

Décembre 1888  -  Chantage et guet-apens.  -  Dernièrement, le sieur G. Restout, propriétaire à Bèny-Bocage, rencontra, dans la campagne, une femme Louvel, qui lui dit qu'il avait l'air gelé et l'engagea avenir se chauffer chez elle. Il refusa d'abord, mais finit par consentir. Il était à peine au coin eu feu que la femme Louvel pousse les verrous de la porte et qu'un coup formidable de bâton lui arrive dans le dos. C'est Louvel, caché dans sa grange, dont la porte donne dans la maison, qui s'est tout à coup jeté sur lui et qui le tient maintenant sous son genou, lui serrant la gorge à l'étouffer, lui reprochant d'avoir mis sa femme enceinte et le menaçant de le tuer s'il ne signe un billet ainsi conçu : « Le sieur Gabriel Restout reconnaît devoir au sieur Louvel la somme de cinq mille francs, qu'il lui paiera le 28 décembre courant. » « Bény-Bocage, le 2 décembre 1888. » 

Le couteau sous la gorge, Restout lut à peine et signa. Sur un autre papier, Restout, à qui on aurait fait signer sa condamnation à mort, dut reconnaître qu'il était « adultère » c'est le mot même du billet. Ensuite on le laissa partir. Il alla immédiatement porter plainte. Les Louvel ont dû remettre les deux billets et auront sans doute à répondre devant la justice de leur tentative de chantage.  

 

Mars 1890  -  Chute de 10 mètres.  -  Le sieur Anne, 30 ans, domestique chez la dame veuve Pépin, cultivatrice au Tourneur, revenant de Reculey et suivant un petit chemin sur le sommet des bruyères de Bény-Bocage, pour retourner à la ferme, est tombé d'une hauteur de 10 mètres dans la carrière, laissée sans barrage, de MM. Follet, entrepreneurs du chemin de fer en construction dans la localité. Dans sa chute, Anne s'est fracturé la cuisse droite et les deux bras.  (Source B.N.)

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  Samedi, le sieur Hamel, maître d'hôtel à Bény-Bocage, en voulant déplacer une voiture que son domestique avait dételée dans sa cour, est tombé si malheureusement qu'il s'est fait à la tête une très grave blessure. Il n'a survécu que deux heures.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés chevaliers : M. Braissac, conseiller municipal à Bemiéres-sur-Mer ; Cochon-Labutte, maire de Livarot ; Bastard, éleveur à Fontaine-Henry ;  M. Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. M. Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. M. Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Jeune fille noyée dans une fontaine.  -  La veuve Guillemet, cantinière au chemin de fer, à Carville, près Bény-Bocage, avait laissé à son domicile, pendant qu'elle était allée à la messe, ses enfants. En rentrant chez elle, la veuve Guillemet, n'apercevant pas sa fille Marie, 17 ans, demanda à ses autres enfants où était leur sœur. Ils lui répondirent qu'elle était partie chercher de l'eau à la fontaine. Pressentant un malheur, la pauvre mère s'y rendit immédiatement et trouva son enfant tombée dans l'eau sur le côté gauche et la tête complètement immergée au fond de la fontaine. L'en ayant retirée, elle constata qu'elle s'était contusionné tout le corps et assommée en tombant sur des cailloux qui bordent la fontaine. 

Cette jeune fille était souvent prise d'attaques d'épilepsie et, parfois, elle avait plusieurs crises dans la même journée. (Source B.N.)  

Décembre 1893  -  Mort de conducteurs imprudents.  -   Le sieur Pierre Deschamps, cultivateur à Bény-Bocage, revenait debout en voiture. Ayant donné un coup de fouet à son cheval, celui-ci eut un élan qui renversa malheureusement son conducteur. Ce malheureux a eu l'épine dorsale brisée et est mort presque aussitôt. 

— Un jeune homme de 19 ans, originaire de Dampierre, canton d'Aunay, était allé porter un tonneau de cidre chez M. Piolain, entrepreneur à Torigny. En revenant, au lieu de s'asseoir paisiblement dans son chartil, il trouva meilleur genre de s'installer sur le brancard, puis il fouetta ses chevaux. Bientôt il perdit l'équilibre et passa sous sa voilure qui lui écrasa la tète. Il fut tué sur le coup. (Source B.N.)

 

Mars 1894  -  Un gamin qui promet.  -  Désiré Cottin, 13 ans, né à Honfleur, a été recueilli par le sieur Victor Bis, dit Dériot, tisserand à Bény-Bocage. Hèlas ! il a été bien mal récompense de sa bonne action car Cottin et un petit voleur, fieffé. Son truc consistait à aller de maison en maison mendier à boire et à manger et de profiter qu'on le servait pour voler. Il a été arrêté en flagrant délits. (Source B.N.)

 

Novembre 1900  -  Découverte d'un noyé.  - Le lundi 12 novembre, à 2 heures du soir, M. Tison, clerc de notaire chez M. Bourguignon, passant près de l'étang de Bény-Bocage, a aperçu un cadavre surnageant à la surface de l'eau.

Le noyé avait nom Léonce Pérrard, âgé de 35 ans, et était domestique chez M. Exupère Victor, cultivateur au Theil, canton de Vassy. On attribue ce suicide à des chagrins de famille.

 

Décembre 1905  -  Morte de froid.  -  Une journalière, Lebel, âgée de 75 ans, était restée samedi toute la journée à travailler sous la pluie, lorsqu'en rentrant chez elle le soir, elle s'affaissa. Des voisins la relevèrent aussitôt ; mais elle était déjà morte. La malheureuse avait succombé à une congestion occasionnée par le froid.

 

Novembre 1913  -  Cadavre identifié  -  Le cadavre que l'on a retrouvé il y a quelques jours sur la ligne de chemin de fer de Vire à Caen est celui du nommé Alphonse Pichard, maçon, demeurant au Tourneur. Le cadavre avait la partie supérieure crâne ouvert ; des débris osseux ont été trouvés à quatre mètres de l'endroit où Pichard a été atteint par le chasse pierre de la  locomotive.  

Mars 1914  -  Important incendie  -  le 28 mars, un incendie s'est déclaré dans une maison appartenant à M. Bachelot, propriétaire à Bény-Bocage et occupée par M. Legrix, cultivateur au Desert. En chauffant une lessive, le feu a pris par la cheminée et en peu de temps a gagné la toiture en paille. Des étincelles ont alors communiqué le feu à une maison contiguë appartenant  à M. d'Aigneaux et occupée par M. Salles son  fermier.

 

Février 1915  -  Révision de la classe 1916  -   Canton de Bény-Bocage : Bons, 51 ; Ajournés ; 23 ; Services auxiliaires, 4 ; Exempts, 4 ; Total 82.  

 

Décembre 1916  -  L’élevage à bon marché.   -  M. Beaussieux, marchand de bestiaux à Bény-Bocage, avait acheté, sur le marché de Vire, deux vaches à une femme disant habiter Beaumesnil, puis Campagnolles. En venant prendre livraison, M. Beaussieux trouva bien les deux vaches attachées, mais la vendeuse avait disparu. La gendarmerie fut prévenue, et on apprit que les deux vaches avaient été volées à la veuve Châtel, à Guilberville. On recherche la voleuse.  

 

Mai 1917  -  Le chagrin qui tue.  -  Mme Decaen, 48 ans, demeurant à Bény-Bocage, hameau des Trots-Maisons, n'avait pu surmonter le chagrin qu'elle avait éprouvé à la suite de la mort de ses deux enfants, survenue II y a quatre ans, et ses facultés mentales s'étaient sensiblement affaiblies. L'autre jour, on a trouvé son cadavre au fond d'un puits.

 

Avril 1918  -  Nécrologie.  -  L'inhumation de M. Eugène Degournay, a eu lieu le 2 avril, au milieu d'une assistance très nombreuse qui avait tenu a accompagner la dépouille mortelle du regretté maire de Bény-Bocages. Au cimetière, deux discours furent prononcés l'un par M. Lefoulon, adjoint l'autre, par M. Lacouge, conseiller général.

 

Mars 1919  -  Les secours aux régions libérées. -  La municipalité de Vire et les communes des cantons de Vire, Bény-Bocage et Saint-Sever. ont décidé de porter secours à une commune sinistrée du département du Nord. Neuville-Saint-Rémy. Plus de 2.500 francs de souscriptions ont été déjà recueillis.

 

Octobre 1922  -  Mort tragique d'un septuagénaire.  -  Dans la soirée du 16 courant, vers 19 heures. M. Voisin René âgé de 27 ans, cultivateur à Malloré, commune du Bény-Bocage,  revenait avec un chargement de pommes de terre sur lequel avait pris place M. Julienne Adolphe, âgé de 76 ans. L'attelage, qui appartenait à Mme veuve Legris, de Beaulieu, était conduit par le domestique de cette dernière, M. Madelaine. Lorsque en sortant du champ avait eu lieu la récolte, une des roues du véhicule monta sur le talus à tel point que la voiture se renversa, projetant sur le sol, la tête la première, M. Julienne. MM. Voisin et Madelaine se précipitèrent au secours du malheureux septuagénaire dont la mort avait été instantanée.

 

Janvier 1923  -  Une vieille femme brûlée vive.  -  M. Gauffier, cultivateur à Bény-Bocage, s'étant rendu lundi, vers 6 heures pour soigner ses bestiaux dans un plan où demeure Mme veuve Poret, âgée de 80 ans, fut surpris de ne pas entendre cette dernière répondre à ses appels. Il se décida donc d'entrer chez la pauvre vieille, mais à peine avait-il pénétré dans la maison qu'il fut suffoqué par une épaisse fumée et bientôt il trouvait dans la laiterie la cadavre de Mme Poret tout couvert de brûlures.

 

Septembre 1923  -  Acte de malveillance.  -  Pendant que le facteur M. Lepainteur triait des lettres dans le bureau de poste, un individu, en quête de mauvais coups, coupait, à l'aide d'un couteau, l'enveloppe de la chambre air de la roue motrice de sa bicyclette qu’il avait laissé à la porte du bureau de poste.

M. Lepainteur, qui ne se connaît pas d'ennemi ne s'explique pas cet acte de malveillance.

 

Février 1924  -  Triste individu.  -  Au mois de septembre un chiffonnier de Bény-Bocage, nommé Lucas se présentait à la ferme des époux Rivière, village de la Rivière, et n'y  trouvant que les enfants il leur tint des propos orduriers et se livra à des gestes immoraux.

Les parents, mis au courant de cette conduite se bornèrent à adresser au chiffonnier de vives remontrances. Cependant les gendarmes que la rumeur publique avait mis en éveil. viennent de  se livrer à une enquête et de dresser un procès-verbal pour attentat à la pudeur, contre le chiffonnier.

 

Décembre 1929 - Incendie occasionné par la foudre. - Au cours d'un orage, la foudre est tombée sur un bâtiment dépendant de la ferme exploitée par Mme Veuve Legris, à Bény-Bocage. La construction en partie couverte en chaume, a été la proie des flammes, malgré les efforts des voisins accourus. Un tombereau, une carriole et divers objets, ainsi que 2000 bottes de foin ont été détruits. Les pertes atteignent une vingtaine de mille francs.

 

Décembre 1929 - L'état des cultures. - L'état des cultures est le suivant dans le Calvados, d'après le Journal Officiel : Les semailles sont presque terminées. Les blés et avoines d'hiver ont une levée régulière et une bonne végétation. Ces cultures ont à souffrir en divers points des dépréciations des corbeaux.  Par suite de la douceur de la température, l'herbe continue à pousser dans les prairies. Les bas-fonds commencent à être submergés par suite de l'abondance des pluies.

 

Janvier 1940   -   Infraction aux lois d'hygiène.   -   Une amende de 25 fr. avec sursis est infligée à la dame veuve Leteinturier, née Fleury Louise, cultivatrice à Bény-Bocage, pour avoir enfoui le cadavre d'un veau à moins de 100 mètres d'une habitation.

 

Février 1940  -   Deux nouveaux sinistres à Bény-Bocage, Une main criminelle les aurait provoqués.  -  Nous relations dans notre numéro du 15 février, le grave incendie qui avait anéanti tout un bâtiment appartenant à M. Mousny, cultivateur à Bény-Bocage, village du Fresne. Les causes du sinistre, disions-nous, n'étaient pas encore établies mais conformément au résultat de l'enquête toute idée de malveillance semblait être étrangère à ce sinistre.
Mais voilà que les décombres du sinistre étant encore fumants, deux nouveaux désastres à deux jour d'intervalle viennent encore de troubler la quiétude de M. Mousny et de sa famille.

Samedi dernier, le feu a anéanti en quelques heures un immeuble situé environ à une quarantaine de tres de l'immeuble sinistré qui était à usage de cave, de grange, de grenier, qui renfermait des tonneaux cidre, des betteraves et divers éléments destinés au tail, du matériel aratoire tout ou à peu près a été détruit.
Hier matin, c'était la maison d'habitation qui a son tour était la proie des flammes. C'est à grand peine que les pompiers de la Graverie secondés par des personnes du voisinage ont pu sauver une partie du mobilier.
Une main criminelle aurait-elle mis le feu aux trois bâtiments ?

Malheureusement, en établissant entre ces trois sinistres un rapport sur l'origine du feu, tout laisse à penser que celui-ci n'est pas à une cause tout à fait fortuite, mais bien la malveillance ordonnée, soit par une basse et vile vengeance, soit encore pour assouvir une sournoise Jalousie.
Les pertes sont très élevées et l'enquête suit son cours. Nous tiendront nos lecteurs au courant.  

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandie.  -  Lors de la bataille de Normandie, Le Bény-Bocage est libéré le lendemain du coup d'éclat de la prise du pont, entre La Ferrière-Harang et Carville  (nommé depuis pont du Taureau) par la 11e division blindée britannique, 

 

Juillet 1944  -  Bataille de Normandie.  - le 31 juillet 1944, épisode de l'opération Bluecoat. Les deux unités de cette division qui procédèrent à la libération du bourg furent le 3e régiment royal de chars et le 4e bataillon du King's Shropshire Light Infantry. L'accueil de la population fut particulièrement chaleureux, chaleur à laquelle les troupes de la 11e DB, qui avaient participé précédemment aux combats de la plaine de Caen, n'étaient pas habituées.  L'objectif suivant fut la prise de position sur la nationale 177 à la Ferronnière et Cathéole.  

 

Mars 1945  -  Pas de chance.  -  En s’éclairant à l’aide d’une lampe-pigeon dans un bâtiment où étaient déposés des fagots, M. Marcel Renault, 44 ans, demeurant à Bény-Bocage, lieu dit « La Fontanerie », a mis le feu à celui-ci qui a entièrement brûlé.

En enquêtant sur le sinistre, les gendarmes ont découvert un matériel de distillerie clandestine appartenant à MM. Bertin et Doublet, ceux-ci seront poursuivis ainsi que M. Renault.

BÉNY-BOCAGE  -  La Poste

BÉNY-BOCAGE (Calvados)  -  La Gendarmerie

BÉNY-BOCAGE (Calvados)  -  Route de Montchamp

BÉNY-BOCAGE

La Place et Route de la Gare

N° 22  -  ENVIRONS DE BÉNY-BOCAGE  -  Moulin neuf

Bény-Bocage (Calvados)  -  L'Église

BÉNY-BOCAGE  -  La Place et Route de Montchamp

BÉNY-BOCAGE  -  Le Monument aux Morts

117   BÉNY-BOCAGE  -  Un coté de la Place

3.   BÉNY-BOCAGE  -  Place du Marché

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