UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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BÉNY - BOCAGE

Canton du Bény-Bocage

Les habitants de la commune sont des Bény-Bocains, Bény-Bocaines

Décembre 1839   -   Nouvelles Locales.   -   Les loups ravagent les cantons d'Aunay et de Bény en plein midi. On en a vu deux traverser le bourg de la Fèrrière-au-Doyen. ( Source : Le Haro, National Normand )

 

Mai 1867   -   Un accident.   -   Dimanche soir, a Bény-Bocage, la jeune Virginie Yvon, âgée de quatre ans, ayant trompé la vigilance de ses parents et voulant cueillir des fleurs sur le bord d'un puits non maçonné, est tombé dans l'eau.

Quand on a retiré le corps de la pauvre petite fille, elle ne donnait plus aucun signe de vie.  

 

Juin 1867   -   Réparation des édifices religieux.   -   Voici la liste des communes du Calvados auxquelles M. le ministre des cultes vient d'accorder des secours, pour aider aux réparations de leurs édifices religieux :

300 fr.à Tracy-sur-Mer ; 400 fr. à Saint-Sylvain ; 400 fr. à Soliers ; 300 fr. à Reviers ; 400 fr. à Putot-en-Bessin ; 400 fr. à Saint-Pierre-Azif ; 500 fr. à Saint-Ouen-le-Houx ; 300 fr. Orbois ; 500 fr. à Moulines ; 800 fr. à Saint-Martin-de-Fresnay ; 500 fr. à La Lande-sur-Drôme ; 300 fr. à Les Iles-Bardel ; 200 fr. à Grandcamp ; 1000 fr. à Croissanville ;400 fr. à Cairon ; 500 fr. à Bures ; 400 fr. à Beuvron ; 300 fr. à Bény-Bocage ; 500 fr. à Saint-André-d'Hébertot ; 300 fr. à Saint-Aignan-de-Cramesnil ; 200 fr. à Saint-Vaast ;500 fr. à Ver ; 4000 fr. à Saint-Pair et Saint-Laurent-du-Mont ; 5000 fr. à Touques.  

 

Mai 1868   -   Un incendie.   -   Le 13 de ce mois, un incendie dont les causes sont inconnues a consumé un corps de bâtiment à usage de maison d'habitation, cave et étable, appartenant au sieur Colinet Pierre, cultivateur au village ou hameau Vaumont, commune de Bény-Bocage. La perte approximative et de 800 francs.  

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   Samedi soir, veille de la première communion, la foudre est tombée sur l'église de Bény-Bocage, pendant que le curé de la paroisse confessait. Les dégâts sont considérables, mais heureusement personne n'a été blessé.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons  de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Evrecy, Troarn,  Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Mars 1871   -  Décoration.   -  Dans un précédent numéro, nous avons annoncé la nomination de M. Gaston de Lartunère au grade de chevalier de la Légion-d’Honneur. A ce nom nous devons ajouter ceux de MM. Jonio et Duchemin, de Vire et Deloué,

jeune soldat de Bény-Bocage, qui tous ont mérité la croix de la Légion-d'Honneur, et ont été décorés sur le champ de bataille.

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les maisons d’écoles.   -  Pour acquisition ou réparation de leurs maisons d'école, les communes ci-après ont reçu : Crouay, 1.200 fr. ; Saonnet et Saon, 490 fr ; Arromanches, 2.500 fr. ; Cauvicourt, 1.100 fr. ; les Loges-Saulces, 600 fr. ; Surville, 3.000 fr. ; Pennedepie, 3.000 fr. ; Hottot-en-Auge, 4.500 fr. ; Bény-Bocage, 6.000 fr. ; Plessis-Grimoult, 700 fr. ; La Roque, 2.000 fr. ; Truttemer-le-Grand, 6.000 fr.

 

Septembre 1873   -   Suicide.   -  Le 7 du courant, le nommé Paul Durand, âgé de 50 ans, maçon, demeurant à Bény-Bocage, a été trouvé pendu à un arbre, dans le bois du sieur Poret, propriétaire à Bény-Bocage. La mort remontait à environ trois semaines, elle est le résultat d'un dérangement d'esprit. Durand était veuf et père de quatre enfants.  

 

Février 1879   -  Maire et adjoint.  -  M. Jules Délouey a été nommé maire de Bény-Bocage, et M. Désiré Saucey adjoint de cette commune.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Bény-Bocage , travaux au presbytère. Montant de la dépense 3 300 fr. déficit : 1100 fr.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Bény-Bocage, travaux au presbytère, 200 fr.

Octobre 1881  -  Coups et blessures.  -  M. Victor Lagoutte, âgé de 45 ans, cultivateur à Bény-Bocage, voulant empêcher un terrassier du nom de Mesnil de passer dans son champ, celui-ci le frappa violemment, ainsi que le gendarme chargé de l'arrêter, auquel il a asséné un coup de bâton sur la tête.  

Décembre 1884  -  Homme sauvé, cheval noyé.  -  Jeudi, le fils Jaqueline était à emplir d'eau un tonneau dans l'étang de Bény-Bocage, lorsque le cheval s'avança et perdit pied. Le fils Jaqueline allait assurément se noyer, lorsque les sieurs Ernest Barbier, et Désiré Anne, qui venaient cependant de manger, se portèrent à son secours et le retirèrent de cette critique position. Le cheval a été noyé.

 

Septembre 1885  -  Avis aux conscrits.  -  Voici une note du Journal Officiel que feront bien de méditer les imbéciles qui se mutilent pour échapper au service militaire : Par jugement du tribunal de Vire en date du 31 juillet, le sieur Decaen, jeune soldat de la classe de 1881, du canton de Bény-Bocage, convaincu de s'être volontairement mutilé en vue d'échapper à ses obligations militaires, a été condamné à un mois de prison. A l'expiration de sa peine, le sieur Decaen a été dirigé sur la section de pionniers de discipline, section des mutilés, pour y faire le temps de service militaire qu'il doit à l'État.  

 

Juillet 1886  -  Tout le monde est content.  -  Dans une commune du canton de Bény-Bocage, savez-vous où le registre des délibérations du Conseil municipal est déposé : à l'auberge ! 

C'est là que les conseillers vont signer. Ils disent que c'est beaucoup plus commode pour eux, et l'aubergiste trouve que c'est on ne peut plus productif pour lui.  

 

Février 1888  -  Neige et froid, mort d’homme.  -  La neige couvre encore certains points de notre région. Pendant plusieurs jours, les communications ont été interrompues presque partout. A Falaise, sur la route de Trun, il y a, en certains endroits, un mètre et demi de neige. On a essayé de faire une tranchée, sans y réussir.

Non loin de Bény-Bocage, on a trouvé dans la neige le corps d'un inconnu mort de froid.

 

Avril 1888  -  Victimes du travail.  -  Vendredi, à Bény-Bocage, un éboulement de terre a eu lieu dans une carrière. Le sieur Jules Oblin, qui y travaillait, a eu les deux jambes fracturées.  

 

Mai 1888  -  Élections.  -  A Bény, le custos ayant été élu, il a fait sonner les trois cloches de la paroisse. C'est le cas de dire : beaucoup de bruit pour pas grand'chose.  

 

Décembre 1888  -  Chantage et guet-apens.  -  Dernièrement, le sieur G. Restout, propriétaire à Bèny-Bocage, rencontra, dans la campagne, une femme Louvel, qui lui dit qu'il avait l'air gelé et l'engagea avenir se chauffer chez elle. Il refusa d'abord, mais finit par consentir. Il était à peine au coin eu feu que la femme Louvel pousse les verrous de la porte et qu'un coup formidable de bâton lui arrive dans le dos. C'est Louvel, caché dans sa grange, dont la porte donne dans la maison, qui s'est tout à coup jeté sur lui et qui le tient maintenant sous son genou, lui serrant la gorge à l'étouffer, lui reprochant d'avoir mis sa femme enceinte et le menaçant de le tuer s'il ne signe un billet ainsi conçu : « Le sieur Gabriel Restout reconnaît devoir au sieur Louvel la somme de cinq mille francs, qu'il lui paiera le 28 décembre courant. » « Bény-Bocage, le 2 décembre 1888. » 

Le couteau sous la gorge, Restout lut à peine et signa. Sur un autre papier, Restout, à qui on aurait fait signer sa condamnation à mort, dut reconnaître qu'il était « adultère » c'est le mot même du billet. Ensuite on le laissa partir. Il alla immédiatement porter plainte. Les Louvel ont dû remettre les deux billets et auront sans doute à répondre devant la justice de leur tentative  de chantage.  

 

Août 1889  -  Conseil Général.  -  Tous les projets concernant la ligne de chemin de fer sont approuvés. Pour la première section comprise entre Vire et le point 13 km 200, près de Bény-Bocage, les travaux d’infrastructure sont terminés ainsi que ceux des passages à niveau et des stations. Toute la voie est posée, les deux couches de ballast sont en places pour la plus grande partie de leur cube total. (Source : Conseil Général du Calvados)

 

Mars 1890  -  Chute de 10 mètres.  -  Le sieur Anne, 30 ans, domestique chez la dame veuve Pépin, cultivatrice au Tourneur, revenant de Reculey et suivant un petit chemin sur le sommet des bruyères de Bény-Bocage, pour retourner à la ferme, est tombé d'une hauteur de 10 mètres dans la carrière, laissée sans barrage, de MM. Follet, entrepreneurs du chemin de fer en construction dans la localité. Dans sa chute, Anne s'est fracturé la cuisse droite et les deux bras. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  Samedi, le sieur Hamel, maître d'hôtel à Bény-Bocage, en voulant déplacer une voiture que son domestique avait dételée dans sa cour, est tombé si malheureusement qu'il s'est fait à la tête une très grave blessure. Il n'a survécu que deux heures. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés chevaliers : M. Braissac, conseiller municipal à Bemiéres-sur-Mer ; Cochon-Labutte, maire de Livarot ; Bastard, éleveur à Fontaine-Henry ;  M. Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. M. Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. M. Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1893  -  Jeune fille noyée dans une fontaine.  -  La veuve Guillemet, cantinière au chemin de fer, à Carville, près Bény-Bocage, avait laissé à son domicile, pendant qu'elle était allée à la messe, ses enfants. En rentrant chez elle, la veuve Guillemet, n'apercevant pas sa fille Marie, 17 ans, demanda à ses autres enfants où était leur sœur. Ils lui répondirent qu'elle était  partie chercher de l'eau à la fontaine. Pressentant un malheur, la pauvre mère s'y rendit immédiatement et trouva son enfant tombée dans l'eau sur le côté gauche et la tête complètement immergée au fond de la fontaine. L'en ayant retirée, elle constata qu'elle s'était contusionné tout le corps et assommée en tombant sur des cailloux qui bordent la fontaine. 

Cette jeune fille était souvent prise d'attaques d'épilepsie et, parfois, elle avait plusieurs crises dans la même journée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1893  -  Mort de conducteurs imprudents.  -   Le sieur Pierre Deschamps, cultivateur à Bény-Bocage, revenait debout en voiture. Ayant donné un coup de fouet à son cheval, celui-ci eut un élan qui renversa malheureusement son conducteur. Ce malheureux a eu l'épine dorsale brisée et est mort presque aussitôt. 

— Un jeune homme de 19 ans, originaire de Dampierre, canton d'Aunay, était allé porter un tonneau de cidre chez M. Piolain, entrepreneur à Torigny. En revenant, au lieu de s'asseoir paisiblement dans son chartil, il trouva meilleur genre de s'installer sur le brancard, puis il fouetta ses chevaux. Bientôt il perdit l'équilibre et passa sous sa voilure qui lui écrasa la tète. Il fut tué sur le coup. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1894  -  Un gamin qui promet.  -  Désiré Cottin, 13 ans, né à Honfleur, a été recueilli par le sieur Victor Bis, dit Dériot, tisserand à Bény-Bocage. Hèlas ! il a été bien mal récompense de sa bonne action car Cottin et un petit voleur, fieffé. Son truc consistait à aller de maison en maison mendier à boire et à manger et de profiter qu'on le servait pour voler. Il a été arrêté en flagrant délits. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1894  -  Ce qu’il en coûte de vouloir connaître certains dessous.   -  M. Dorenlot père est un ancien greffier de la justice de paix de Bény-Bocage, s'occupant beaucoup d'affaires, d'où il tire un très beau revenu. Il a cédé son greffe à son fils. Tout allait bien lorsqu'il fit la connaissance d'une femme Gervais, qui n'a jamais eu, sans doute, rien de caché pour les galantins du pays, puisqu'ils la désignent sous le nom subjectif de Belle-en-Cuisse. Dorenlot père, voulant en tâter, invita la dame Belle-en-Cuisse à venir habiter, avec son mari, une maison qu'il possède à la Graverie et dans laquelle il se réserva, pour ses besoins personnels, une chambre confortablement meublée. 

Ce ménage à trois alla assez bien au début. Dorenlot et la femme Gervais allaient même faire aux alentours des petits voyages d'agrément, laissant le mari à la maison. Puis il y eut brouille. Dorenlot voulut expulser les Gervais, ils résistèrent. Dorenlot et son fils se rendirent chez les Gervais, il y eut bousculade et la Belle-en-Cuisse fut légèrement ecchymosée. Il s'ensuivit une  double plainte : pour coups et blessures de la part de la dame Gervais, et d'autre par Dorenlot père accusèrent la dame Gervais de lui avoir dérobé un tas de choses. 

Le tribunal de Vire, qui paraît avoir un faible pour les Belle-en-Cuisse acquitta la femme Gervais, et condamna Dorenlot père à 50 fr. d'amende ; le fils à un mois de prison et 50 fr. d'amende, avec loi Bérenger. 

Les Dorenlot ont porté appel. La cour, estimant sans doute que la femme Gervais n'avait fait que se payer des services rendus à Dorenlot, l'a acquittée du chef de vol. Quant aux Dorenlot, défendus par Me Laguerre,  de boulangiste mémoire, ils ont été, le père, acquitté, le fils, condamné à 25 fr. d'amende avec loi Bérenger. Qu'est-ce qui fait un nez aujourd’hui, ce sont les admirateurs et les souteneurs de Belle-en-Cuisse, parmi lesquels, au dire de Me Laguerre, on compte jusqu'à des huissiers. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1895  -  Morts par de froid.   -   Dernièrement, le sieur Prosper Debieu, propriétaire à Bény-Bocage, donnait l'hospitalité à une femme étrangère au pays, paraissant âgée de 55 à 60 ans, et la mettait à passer la nuit dans une étable. Dans la soirée, s'étant rendu dans l'appartement où reposait la mendiante, Debieu s'aperçut qu'elle ne donnait plus signe de vie. Aucun papier n'a été trouvé sur cette femme, dont la mort parait avoir été occasionnée par le froid. 

— La demoiselle Marie Lepetit, 76 ans, de Saint-Germain-Langot, a été trouvée morte de froid sous un pommier, à peu de distance de sa maison. 

— La femme Chéron, née Gasanas, 66 ans, originaire de St-Martin-de-Pierrefitte (Calvados), est morte de froid près de Ferrières-la-Verrerie.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1895  -  Broyée par un train.  -  Entre les stations de Bény-Bocage et la Graverie, un train de marchandises a renversé une femme qui voulait traverser la voie. Le tamponnement avec la machine lui enleva la partie supérieure du crâne et envoya le corps, rouler inanimé dans la rigole. Des observations fréquentes avaient été faites à cette femme qui, riveraine du chemin de fer, traversait fréquemment la voie au moyen d'un passage particulier établi pour faciliter l'exploitation de sa propriété. Mais, à l'endroit où elle a trouvé la mort, la voie décrit une courbe accentuée et il est impossible d'apercevoir le train venant de Bény à plus de 100 mètres. La malheureuse, présumant trop de ses forces et habituée au danger, a été victime de son imprudence.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1895  -  Les alouettes.  -  Par décision ministérielle, les préfets sont invités à introduire dans leur arrêté une disposition autorisant, sans aucune restriction, la capture des alouettes dont l'utilité, quoique l'on en dise, n'est pas suffisamment prouvée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1895  -  Découverte d’un cadavre.  -  Le cadavre du sieur François Deschamps, 65 ans, rentier à Carville, a été trouvé dans une pièce de terre de Bény-Bocage. La mort, qui remontait à quelques heures seulement, est due à une hémorragie cérébrale. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1897  -  Saut mortel d’un enfant.  -  En s'amusant à sauter par-dessus un tas de débris végétaux brûlant en plein air, le jeune Sicot, 10 ans, demeurant chez ses parents à Bény-Bocage, est tombé à la renverse. On a relevé le pauvre enfant inanimé, avec fracture de la base du crâne, qui a déterminé la mort. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Mai 1898  -  A propos de Saints.  -   Les saints de glace, la terreur des horticulteurs, figurant au calendrier les 11, 12 et 13 mars, ne paraissent vouloir faire parler d'eux. Fin de la lune rousse, le 20 mai. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Réservistes et territoriaux.    Les réservistes et territoriaux d'infanterie, convoqués pour accomplir une période d'instruction en 1898, sont invités à retirer dans la première quinzaine de juin leurs ordres d'appel qui sont déposés à la gendarmerie de leur résidence. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1898  -  Vol d’une génisse. -  On a volé, la nuit, dans un herbage, à Bény-Bocage, une génisse de 300 fr. au sieur Degournay, cultivateur.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Tentative de déraillement.     Un poseur au chemin de fer, en faisant sa ronde, le matin,, sur la ligne de Caen à Vire, a trouvé en travers de la voie, entre les stations de Bény-Bocage et la Ferrière-Harang, trois poteaux hectométriques dont deux avaient été calés avec des pierres du ballast. Cet acte coupable parait être l’œuvre d'un individu en état d'ébriété, qui l'aura commis plutôt par bêtise que par méchanceté. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Octobre 1898  -  Gare aux chiens.   -   Deux chiens, dont les propriétaires sont malheureusement inconnus, ont tué deux chèvres en pâturage dans un champ et appartenant aux époux Soinard, de Bény-Bocage. L'une d'elles avait été éventrée et les intestins lui sortaient, l'autre, mordue, à la poitrine et aux jarrets, ne pouvait plus remuer. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1899  -  Conseil d’arrondissement.   -   Canton de Douvres : M. de Lamolère, maire de Langrune, est passé au premier tour.

— Canton de Bény-Bocage : M, Lagouge, 1 115 voix : M. Thomas, 814 ; M. Savey, 611. Ballottage. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899   -  Blessures accidentelles.   -   Le sieur Auguste Lepesant, 20 ans, cultivateur à Bény-Bocage, accompagnait en voiture, à la gare, le sieur Victor Ruelle. A un moment donné, il voulut descendre du véhicule, arrêté devant un magasin, mais, pris d'un étourdissement, il tomba à la renverse sur le trottoir. 

Relevé sans connaissance, l'infortuné s'était fait, de graves blessures à la tête. Il répandait abondamment le sang par une oreille. Lepesant, sans être ivre, avait cependant absorbé pas mal de sous de café. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1900 - Enfants noyés. - Pendant une absence des époux Lenourrichel, demeurant à Lingèvres, près Tilly-sur-Seulles, leur petite fille de 20 mois est sortie pour jouer, à l'insu de sa sœur âgée de 10 ans, à laquelle elle avait été confiée. Elle est tombée dans un lavoir et s'y est noyée.

— Le jeune Almyre Duval, 2 ans, trompant la surveillance de ses parents, demeurant à Bény-Bocage, est tombé dans un puits et s'y est noyé. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1900   -   Voleurs de bestiaux.  -   On a volé, la nuit, dans un herbage, à Campagnolles, près Vire, une génisse aux époux Armand, cultivateurs à Vaudry, et une autre à la dame Degournay, cultivatrice à Bény-Bocage. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Juillet 1900   -   La chaleur.  -   La chaleur accablante que nous avons eue lundi et qui s'est élevée à 35° degrés à l'ombre s'est fait sentir partout ; à Paris et en Angleterre, il y a eu des cas d'insolation mortels. 

Par place, il y a eu des orages ; à Rouen, la foudre est tombée dans un café et a traversé la salle sans faire de dégâts.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900  -  Découverte d'un noyé.  - Le lundi 12 novembre, à 2 heures du soir, M. Tison, clerc de notaire chez M. Bourguignon, passant près de l'étang de Bény-Bocage, a aperçu un  cadavre surnageant à la surface de l'eau.

Le noyé avait nom Léonce Pérrard, âgé de 35 ans, et était domestique chez M. Exupère Victor, cultivateur au Theil, canton de Vassy. On attribue ce suicide à des chagrins de famille.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Suicides.  -  Le sieur Arsène Cafey, 67 ans, journalier à Bény-Bocage, ne trouvait plus à s'occuper. Ne voulant pas rester à charge à sa famille, il s'est donné la mort en se pendant dans un appartement lui servant à remiser du bois.

— Le sieur François Mesnil, 70 ans, messager à Vimoutiers, faisant le service entre cette dernière ville et Honfleur, était disparu depuis trois semaines. Son cadavre a été trouvé dimanche, dans la rivière, à Ouilly-le-Vicomte. C'est la gêne, qui aura poussé le malheureux au suicide. Il avait abandonné dans un hôtel, à Lisieux, son cheval, sa voiture et son chien. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1901   -   Mutilation d'arbres.   -   Un individu resté inconnu a coupé 300 jeunes pommiers, à environ 80 centimètres du sol, dans une pépinière appartenant au sieur Alexandre Murie, propriétaire à Bèny-Bocage. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1901   -   Enfant noyé.  -   Le petit Hervieu, 7 ans demeurant chez ses parents, meuniers à Bény-Bocage, s'est noyé dans l’écluse en jouant avec un petit bidon qu'il remplissait d’eau. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1901   -   Triste lendemain de fête.  -  Le lendemain du concours agricole de Bény-Bocage, les sieurs Aimable Lehaguais, 25 ans, cordier à Vaudry, et Joseph Tison, 21 ans, clerc de notaire, étaient allés, pour faire un carton, à la cible du tir installé dans le jardin du sieur Thouroude, maître hôtel.

Le sieur Tison avait à peine introduit la première cartouche dans la carabine que le coup partait et atteignait au ventre la demoiselle Albertine Vaullégeard, âgée de 17 ans, qui se trouvait devant eux à un mètre sur la gauche. La balle a dû perforer l'intestin, elle n'a pas encore pu être extraite.

Un commencement de péritonite s'est déclaré. L'état de la victime est très grave. Lehaguais et la demoiselle Vaullégeard n'étaient au service du sieur Thouroude que pour la durée des fêtes du concours. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1901    -   Mort subite.  -   M. Decaen, instituteur honoraire à Bény-Bocage, dont il avait dirigé l'école pendant trente ans, est décédé subitement. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1901    -   Voleurs de vaches arrêtés.  -  Un individu était venu vendre une vache à Bény-Bocage. Les gendarmes lui trouvèrent des allures si louches qu'ils l'interrogèrent. Il déclara se nommer Eugène Lesage, 21 ans, et demeurer à Gourfaleur (Manche). Mais, questionné au sujet de la vache, il fit des réponses tellement embarrassées que les gendarmes l'arrêtèrent, et firent bien, car la vache appartenait à un cultivateur des environs de Saint-Lô, chez lequel Lesage l'avait volée.

— Dans la nuit de dimanche, une vache avait été volée au sieur Drouet, propriétaire à Mesnil-Guillaume. Se doutant que le voleur pourrait bien aller vendre la vache à la foire de Livarot, le sieur Drouet s'y rendit et trouva la vache qui lui avait été volée. Le voleur était l'un de ses voisins, nommé Bruneau, qui a été arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1903    -   Accidents mortels.  -   Le sieur Louis  Leconte 60 ans, cultivateur Castillon-en-Auge, canton de Mézidon, travaillait à faire des bourrées, lorsqu'il fut dérangé par des bestiaux qui venaient gambader autour de lui. En courant après eux pour les chasser, il marcha sur une taupinière et tomba si malheureusement qu'il s'enfonça plusieurs côtes. Le blessé fut transporté à Argences où il reçut les soins d'un spécialiste.

— Le sieur Édouard Lebonnois, 55 ans, a été trouvé mort dans l'aire de la grange du sieur Bédard, propriétaire à Bény-Bocage, chez lequel il était domestique depuis plusieurs années. On suppose que c'est en jetant du foin du grenier, élevé de sept mètres, qu'il a perdu l'équilibre et est tombé sur la tête. La partie supérieure du crâne était aplatie complètement. Lebonnois était veuf sans enfants et était très estime de son patron. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1905  -  Morte de froid.  -  Une journalière, Lebel, âgée de 75 ans, était restée samedi toute la journée à travailler sous la pluie, lorsqu'en rentrant chez elle le soir, elle s'affaissa. Des voisins la relevèrent aussitôt ; mais elle était déjà morte. La malheureuse avait succombé à une congestion occasionnée par le froid.

 

Novembre 1913  -  Cadavre identifié  -  Le cadavre que l'on a retrouvé il y a quelques jours sur la ligne de chemin de fer de Vire à Caen est celui du nommé Alphonse Pichard, maçon, demeurant au Tourneur. Le cadavre avait la partie supérieure crâne ouvert ; des débris osseux ont été trouvés à quatre mètres de l'endroit où Pichard a été atteint par le chasse pierre de la  locomotive.  

 

Mars 1914  -  Important incendie  -  le 28 mars, un incendie s'est déclaré dans une maison appartenant à M. Bachelot, propriétaire à Bény-Bocage et occupée par M. Legrix, cultivateur au Desert. En chauffant une lessive, le feu a pris par la cheminée et en peu de temps a gagné la toiture en paille. Des étincelles ont alors communiqué le feu à une maison contiguë  appartenant  à M. d'Aigneaux et occupée par M. Salles son  fermier.

 

Février 1915  -  Révision de la classe 1916  -   Canton de Bény-Bocage : Bons, 51 ; Ajournés ; 23 ; Services auxiliaires, 4 ; Exempts, 4 ; Total 82.  

 

Décembre 1916  -  L’élevage à bon marché.   -  M. Beaussieux, marchand de bestiaux à Bény-Bocage, avait acheté, sur le marché de Vire, deux vaches à une femme disant habiter Beaumesnil, puis Campagnolles. En venant prendre livraison, M. Beaussieux trouva bien les deux vaches attachées, mais la vendeuse avait disparu. La gendarmerie fut prévenue, et on apprit que les deux vaches avaient été volées à la veuve Châtel, à Guilberville. On recherche la voleuse.  

 

Mai 1917  -  Le chagrin qui tue.  -  Mme Decaen, 48 ans, demeurant à Bény-Bocage, hameau des Trots-Maisons, n'avait pu surmonter le chagrin qu'elle avait éprouvé à la suite de la mort de ses deux enfants, survenue II y a quatre ans, et ses facultés mentales s'étaient sensiblement affaiblies. L'autre jour, on a trouvé son cadavre au fond d'un puits.

 

Avril 1918  -  Nécrologie.  -  L'inhumation de M. Eugène Degournay, a eu lieu le 2 avril, au milieu d'une assistance très nombreuse qui avait tenu a accompagner la dépouille mortelle du regretté maire de Bény-Bocage. Au cimetière, deux discours furent prononcés l'un par M. Lefoulon, adjoint l'autre, par M. Lacouge, conseiller général.

 

Mars 1919  -  Les secours aux régions libérées. -  La municipalité de Vire et les communes des cantons de Vire, Bény-Bocage et Saint-Sever. ont décidé de porter secours à une commune sinistrée du département du Nord. Neuville-Saint-Rémy. Plus de 2.500 francs de souscriptions ont été déjà recueillis.

 

Mars  1919    -     Incendie.   -   Un commencement d'incendie s'est déclaré au domicile de M. Eugène Lefoulon, 59 ans, propriétaire.

Le feu, qui s'était déclaré dans un escalier conduisant à une mansarde, fut aperçu par des voisins et rapidement éteint.

Les dégâts, évalués à 1 500 fr. sont couverts par une assurance. On suppose que cet incendie est dû a une imprudence. ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Octobre 1922  -  Mort tragique d'un septuagénaire.  -  Dans la soirée du 16 courant, vers 19 heures. M. Voisin René âgé de 27 ans, cultivateur à Malloré, commune du Bény-Bocage,  revenait avec un chargement de pommes de terre sur lequel avait pris place M. Julienne Adolphe, âgé de 76 ans. L'attelage, qui appartenait à Mme veuve Legris, de Beaulieu, était conduit par le domestique de cette dernière, M. Madelaine. Lorsque en sortant du champ avait eu lieu la récolte, une des roues du véhicule monta sur le talus à tel point que la voiture se renversa, projetant sur le sol, la tête la première, M. Julienne. MM. Voisin et Madelaine se précipitèrent au secours du malheureux septuagénaire dont la mort avait été instantanée.

 

Janvier 1923  -  Une vieille femme brûlée vive.  -  M. Gauffier, cultivateur à Bény-Bocage, s'étant rendu lundi, vers 6 heures pour soigner ses bestiaux dans un plan où demeure Mme veuve Poret, âgée de 80 ans, fut surpris de ne pas entendre cette dernière répondre à ses appels. Il se décida donc d'entrer chez la pauvre vieille, mais à peine avait-il pénétré dans la maison qu'il fut suffoqué par une épaisse fumée et bientôt il trouvait dans la laiterie la cadavre de Mme Poret tout couvert de brûlures.

 

Septembre 1923  -  Acte de malveillance.  -  Pendant que le facteur M. Lepainteur triait des lettres dans le bureau de poste, un individu, en quête de mauvais coups, coupait, à l'aide d'un couteau, l'enveloppe de la chambre air de la roue motrice de sa bicyclette qu’il avait laissé à la porte du bureau de poste.

M. Lepainteur, qui ne se connaît pas d'ennemi ne s'explique pas cet acte de malveillance.

 

Février 1924  -  Triste individu.  -  Au mois de septembre un chiffonnier de Bény-Bocage, nommé Lucas se présentait à la ferme des époux Rivière, village de la Rivière, et n'y  trouvant que les enfants il leur tint des propos orduriers et se livra à des gestes immoraux.

Les parents, mis au courant de cette conduite se bornèrent à adresser au chiffonnier de vives remontrances. Cependant les gendarmes que la rumeur publique avait mis en éveil. viennent de  se livrer à une enquête et de dresser un procès-verbal pour attentat à la pudeur, contre le chiffonnier.

 

Décembre 1929 - Incendie occasionné par la foudre. - Au cours d'un orage, la foudre est tombée sur un bâtiment dépendant de la ferme exploitée par Mme Veuve Legris, à Bény-Bocage. La construction en partie couverte en chaume, a été la proie des flammes, malgré les efforts des voisins accourus. Un tombereau, une carriole et divers objets, ainsi que 2000 bottes de foin ont été détruits. Les pertes atteignent une vingtaine de mille francs.

 

Décembre 1929 - L'état des cultures. - L'état des cultures est le suivant dans le Calvados, d'après le Journal Officiel : Les semailles sont presque terminées. Les blés et avoines d'hiver ont  une levée régulière et une bonne végétation. Ces cultures ont à souffrir en divers points des dépréciations des corbeaux.  Par suite de la douceur de la température, l'herbe continue à pousser dans les prairies. Les bas-fonds commencent à être submergés par suite de l'abondance des pluies.

 

Décembre 1937  -  Le car Caen-Rennes se renverse à Bény-Bocage.  -  Le car Caen-Rennes, qui arrive à Vire à 19 heures, se dirigeait vers Caen et il était conduit par M. Marion, ayant à ses côtés MM. Leprovost et Fourre, de la compagnie des transports départementaux. Le car abordait le virage de la « Dépique », commune de Bény-Bocage, quand il s'engagea sur la berne droite de la route et alla se jeter sur le talus bordant un champ en contre-bas, évitant de justesse un grave accident. Parmi les quelques blessés légers, se trouve Mlle Montagne, institutrice à Eterville. Une enquête est ouverte. (Source : Le Moniteur du Calvados) 

 

Février 1938  -    Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.      Baromètre : Le 11 Février, à 7 h. du matin : 777.  Le 12 Février, à 7 h. du matin : 772.

Thermomètre : Maximum : 6° 7.     Minimum :  0° 2.

Le temps du 12.   Nuageux avec éclaircies.

Temps probable pour le 13.   Vents des régions Nord et Nord-Ouest assez forts se modérant ; temps nuageux avec éclaircie ; quelques ondées. Température stationnaire.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1939   -   La neige.   -   La neige est tombée cette nuit en abondance dans le sud du département, il y en avait ce matin une épaisse couche dans la région de Falaise et de Villers-Bocage. A Caen, où elle est tombée en moindre quantité, la neige n’a laissé aucune trace. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Trop d’importations agricoles en 1938.   -   nous avons acheté à l'étranger pour 12 498 millions d'objets d'alimentation.

Nous en avons exporté pour 4 milliards 396 millions. Déficit de notre balance commerciale agricole : 8 milliards 100 millions, qu'il faudra payer en or.

L'harmonisation des productions agricoles de la métropole et de nos colonies réduirait ce déficit à deux ou trois milliards tout au plus.

Mais le décret-loi qui instituait cette réforme n'a pas paru. Le déficit continuera à courir et l'or à s'en aller.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Mortel accident dans une carrière.   -   Lundi après-midi, M. Cheux, 49 ans, entrepreneur de carrière, à Bény-Bocage, était occupé à extraire des cailloux, quand, par suite d'un éboulement, un bloc de pierre vint lui broyer la jambe gauche, coupant une artère.

Transporté d'urgence à l'hôpital, il y est décédé. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940   -   Infraction aux lois d'hygiène.   -   Une amende de 25 fr. avec sursis est infligée à la dame veuve Leteinturier, née Fleury Louise, cultivatrice à Bény-Bocage, pour avoir enfoui le cadavre d'un veau à moins de 100 mètres d'une habitation.

 

Février 1940  -   Deux nouveaux sinistres à Bény-Bocage, Une main criminelle les aurait provoqués.  -  Nous relations dans notre numéro du 15 février, le grave incendie qui avait anéanti tout un bâtiment appartenant à M. Mousny, cultivateur à Bény-Bocage, village du Fresne. Les causes du sinistre, disions-nous, n'étaient pas encore établies mais conformément au résultat de l'enquête toute idée de malveillance semblait être étrangère à ce sinistre.
Mais voilà que les décombres du sinistre étant encore fumants, deux nouveaux désastres à deux jour d'intervalle viennent encore de troubler la quiétude de M. Mousny et de sa famille.

  Samedi dernier, le feu a anéanti en quelques heures un immeuble situé environ à une quarantaine de tres de l'immeuble sinistré qui était à usage de cave, de grange, de grenier, qui renfermait des tonneaux cidre, des betteraves et divers éléments destinés au tail, du matériel aratoire tout ou à peu près a été détruit.
Hier matin, c'était la maison d'habitation qui a son tour était la proie des flammes. C'est à grand peine que les pompiers de la Graverie secondés par des personnes du voisinage ont pu sauver une partie du mobilier.
Une main criminelle aurait-elle mis le feu aux trois bâtiments ?

Malheureusement, en établissant entre ces trois sinistres un rapport sur l'origine du feu, tout laisse à penser que celui-ci n'est pas à une cause tout à fait fortuite, mais bien la malveillance ordonnée, soit par une basse et vile vengeance, soit encore pour assouvir une sournoise Jalousie.
Les pertes sont très élevées et l'enquête suit son cours. Nous tiendront nos lecteurs au courant.  

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandie.  -  Lors de la bataille de Normandie, Le Bény-Bocage est libéré le lendemain du coup d'éclat de la prise du pont, entre La Ferrière-Harang et Carville  (nommé depuis pont du Taureau) par la 11e division blindée britannique, 

 

Juillet 1944  -  Bataille de Normandie.  - le 31 juillet 1944, épisode de l'opération Bluecoat. Les deux unités de cette division qui procédèrent à la libération du bourg furent le 3e régiment royal de chars et le 4e bataillon du King's Shropshire Light Infantry. L'accueil de la population fut particulièrement chaleureux, chaleur à laquelle les troupes de la 11e DB, qui avaient participé précédemment aux combats de la plaine de Caen, n'étaient pas habituées.  L'objectif suivant fut la prise de position sur la nationale 177 à la Ferronnière et Cathéole.  

 

Mars 1945  -  Pas de chance.  -  En s’éclairant à l’aide d’une lampe-pigeon dans un bâtiment où étaient déposés des fagots, M. Marcel Renault, 44 ans, demeurant à Bény-Bocage, lieu dit « La Fontanerie », a mis le feu à celui-ci qui a entièrement brûlé.

En enquêtant sur le sinistre, les gendarmes ont découvert un matériel de distillerie clandestine appartenant à MM. Bertin et Doublet, ceux-ci seront poursuivis ainsi que M. Renault.   (Source :  Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1945  -  Dénonciateurs et collaborateurs devant la justice.   -  Au cours de sa dernière audience la Cours de Justice a prononcé les condamnations suivants : 20 ans de travaux  forcés à Madeleine L…….., femme B….., 34 ans, de Bény-Bocage pour dénonciation.

-  5 ans de travaux forcés à la fille Madeleine M………., cultivatrice à Saint-Charles-de-Percy, pour dénonciation et collaboration, sa sœur Jacqueline s’est vue infliger la dégradation nationale  perpétuelle et la confiscation totale de ses biens.

-   5 ans de réclusion et 10 ans d’interdiction de séjour à Raymond F……., 57 ans, de Saint-Gatien-des-Bois et à Lydia G……, 30 ans, de Vire, pour mouchardage.

-   5 ans  de réclusion et la dégradation nationale perpétuelle à Marguerite L…., femme L……, 21 ans, en résidence à St-Sylvain ; 2 ans de prison à sa mère Argentine R…….., 50 ans ménagère  à Cerqueux, même inculpation. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1946  -  Une réunion du Syndicat d’Électrification de Bény-Bocage.  -   L’assemblée générale du Syndicat intercommunal d’électrification aura lieu lundi prochain à 10 heures, à la mairie de Bény-Bocage.

M. Hellé, directeur de la Société d’électricité de Caen, fera un exposé sur la reprise des travaux d’électrification des écarts. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1947  -    6 juin, férié.    Le 6 juin a été officiellement déclaré jour férié pour les administrations publiques et les écoles du Calvados. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1947  -    A l’honneur.    La médaille de la Reconnaissance Française a été décernée à Mme Violette Quesnot, professeur au Lycée de jeunes filles de Caen, pour sa courageuse conduite durant l’occupation. Incarcérée à la maison d’Arrêt, c’est en vain que les tortionnaires nazis tentèrent d’obtenir d’elle les renseignements qu’elle possédait sur l’activité clandestine dans l’Enseignement. Un hasard providentiel lui épargna une mort tragique.

Des récompenses semblables ont été accordées à : Mme France Chatel, du Bény-Bocage ; MM. Jean Mirey, de Caen, et Gustave Dubos, typographe, à Trouville. A toutes et à tous, nos vives félicitations. (Source : Le Bonhomme Libre)

BÉNY-BOCAGE  -  Sur la Route du Viaduc

Le Village de la Guérinière

BÉNY-BOCAGE  -  La Place et Route de Montchamp

BÉNY-BOCAGE  -  La Gendarmerie

117   BÉNY-BOCAGE  -  Un coté de la Place

3.   BÉNY-BOCAGE  -  Place du Marché

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