BÉNY  s/ MER 

Canton de Douvres-la-Délivrande

Les habitants de Bény-sur-Mer sont nommés les Bénitiens et les Bénitiennes.

Février 1866   -   Des vols.   -   Chaque année à l'époque des jours gras, on constate une grande quantité de vol de lapins, de poules, de coqs, de pigeons, en un mot de tout ce qui peut servir à garnir la table en ces jours de gala universel.

Plusieurs de nos correspondants nous informent que des vols de cette nature ont été commis à Basly, à Troismonts, à Bény-sur-Mer, etc ..., sans que l'on puisse mettre la main sur les voleurs.

à Montigny, on a été plus heureux, on a arrêté le nommé Lecire au moment où il allait faire main-basse sur diverses volailles appartenant au maire de la commune.  Cet individu est également accusé d'avoir volé du foin. 

 

Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons. On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Janvier 1867   -   Mort de froid.   -   Un jeune homme de 16 ans, domestique a Bény-sur-Mer, voulut, le 3 janvier, aller rendre visite à ses parents qui restent à une ou deux lieues de distance. Il partit de grands matin afin d'être de retour pour l'heure du travail.

Ce malheureux, qui est d'une faible complexion, a été saisi par le froid, sur le chemin qui conduit à Tailleville. On l'a retrouvé mort dans la journée.

 

Octobre 1867   -   L'orage du 3 octobre.   -   Vers 10 heures du soir, la foudre est tombée sur une grange de Bény-sur-Mer, appartenant à M. Le Neveu, et dans laquelle ce propriétaire avait mis ses moutons gras, cinquante-trois de ces moutons ont été brûlés, quatre seulement ont pu être sauvés, les pertes sont évaluées à 3000 francs.

Dans cette grange, le feu s'est communiqué à un hangar appartenant à M. Querrière, entrepreneur à Bény, ce bâtiment, qui contenait une assez grande quantité de bois, a été également brûlé. Les dégâts approximatifs est de 1000 francs.

Les bâtiments atteints par la foudre étaient heureusement isolés de toute autre construction, car, avec le vent qu'il faisait, les dégâts eussent été autrement considérables.

Les habitants des communes voisines et entre autres ceux de Bény, Fontaine-Henry,Basly, Reviers, Douvres et Courseulles, étaient venus prêter secours aux victimes de l'incendie, cinq pompes ont fonctionné jusqu'à l'extinction du feu qui n'a pu être complètement éteint qu'à deux heures du matin.  

 

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Dimanche dernier, vers cinq heures et demie du matin, sur la route de grande communication de Caen à Courseulles, à la hauteur de la commune de Bény, le sieur Eugène Costil, âgé de 40 ans, voiturier, a été trouvé mort. Le corps pendait entre la roue gauche et le brancard de sa voiture. La pression lui avait tourné les jambes en l'air et la tête ne touchait pas à terre. On a été obligé d'enlever la roue pour dégager le cadavre de ce malheureux. On attribue sa mort à l'ivresse.  

 

Septembre 1870   -  Les quêtes.   -   Deux jeunes gens de notre ville ont eu la bonne pensée de profiter de la journée de dimanche pour faire une quête dans les communes de Bény-sur-Mer et de Courseulles, au profit des blessés militaires de Seine-et-Oise. Ils ont été parfaitement accueillis par les populations et ils ont rapporté ici une somme de 840 fr. qui a été déposée immédiatement à la mairie. Bény-sur-Mer, a fourni 56 fr. 50 ; Courseulles 783 fr. 50.

Dans cette dernière commune, les quêteurs, MM. Yon et Liais, ont eu beaucoup à se louer du concours dévoué que leur ont prêté, MM. Robert frères.

 

Juin 1871   -  Annonce du jour.   -   Une épicière de Bény, à la suite d'un combat, dans lequel celle-ci a joué un rôle actif, a perdu son filet. Les personnes qui l'auraient trouvé, sont priées de le rapporter chez son défenseur, le custos de la paroisse.  

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   L'épidémie variolique vient de faire sa troisième victime à Bény-sur-Mer, la semaine dernière, le sieur Louis François, journalier, est décédé de la petite vérole. Le jour de l'inhumation, par crainte de la contagion, personne n'ayant voulu porter le cercueil, le neveu du défunt le plaça sur un camion, mais, indigné, le prêtre chargé de la levée du corps allait lui-même, avec les chantres, porter le cadavre, quand une femme et deux jeunes filles de la commune se dévouèrent, et aidées du neveu du défunt, se chargèrent de transporter à l'église le lugubre fardeau. Voici un fait qui n'a pas besoin de commentaires.

 

Décembre 1884  -  Les victimes du travail.  -  Samedi, dans l'après-midi, à Bény-sur-Mer, deux ouvriers ont été tués dans une carrière exploitée par M, Paysant, de Basly, ils venaient de dégager un bloc de pierre, lorsqu'un second bloc est tombé sur eux.  

 

Août 1891  -  Fête.  -  Bény-sur-Mer. Fête patronale du 15 août. Jeux et divertissements, jeux pour les jeunes filles, lâcher de pigeons, illuminations, retraite aux flambeaux et feu d'artifice. Le 10, continuation de la fête et bal champêtre par le café de la Gaité.  (Source B.N.)

 

Mars 1892  -  Mort accidentelle.  -  Le domestique de Mme Mouillard, de Bény-sur-Mer, est tombé sous sa voiture chargée de sable et a été écrasé. (Source B.N.)  

 

Août 1892  -  Chaleurs et orages.  -  A la suite des chaleurs tropicales que nous avons ressenties, de nouveaux orages se sont déchaînés sur le Calvados.

- On annonce aussi qu'à Longueville, deux vaches ont été broyées par la foudre.

- A Grandcamp, la foudre est tombée sur le bateau le « Robert », tous les hommes sont tombés sur le pont. Le bateau a de fortes avaries. Le mât a été brisé, le Pont labouré par la foudre.

 - A Venoix, elle est tombée sur la cheminée d'une maison et a brisé une glace dont les morceaux sont restés incrustés dans le mur.

 - A Fresnay-Ie-Puceux, le calvaire de cette commune a été atteint, les deux bras de la croix et la moitié du montant ont été pulvérisés.

 - A Bayeux, le tonnerre est tombé sur la maison de M. Talvest, limonadier, rue St-Malo, et a causé quelques dégâts à la toiture.

 - A Vire, la foudre est tombée sur un pommier du séminaire et l'a littéralement haché.

 - Dans les monts de Vaudry, près de la chapelle Saint-Roch, elle a enfoncé en terre une barre de fer qui se trouvait sur le sol.

 - A Bény-sur-Mer, la foudre est tombée sur la maison du sieur Jules Lacouve et l'a endommagée.

 - A Préaux, près Rouen, deux hommes ont été tués par la foudre.

De nouveaux orages sont à craindre. Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes.

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.

Beaucoup de bestiaux sont morts, dans les wagons. A Paris, 120 porcs ont été retirés gonflés et pourris d'un wagon où ils étaient restés 12 heures. (Source B.N.)

 

Avril 1914 Un journalier assommé à coups de bâton.  -  Le 13 avril, vers 6 heures du soir le sieur Louis Virgile, 37 ans, passait devant la demeure des époux Esnault et jetait un caillou dans la fenêtre en criant : " P... Il faut que je te tue ! "  Mme Esnault, qui était dans sa chambre, avertit son mari que la pierre venait de tomber près d'elle. Virgile s'éloignait. Mais Émile Esnault, 23 ans, fils des voisins de Virgile, se mit à sa poursuite. Il le rejoignit rue de Mézières, a peu de distance de son domicile et au moment où celui -ci allait rentrer dans sa cour. Les deux adversaires étaient armés de bâtons et ils commencèrent à se jeter des pierres. 

À ce moment survint Adolphe Sauvage, 38 ans, Virgile s'en prit à ce nouvel arrivant, qu'il croyait hostile et lui porta des coups de bâton. M. Sauvage pu arracher le bâton des mains de son agresseur. M. Esnault, voyant alors son adversaire désarmé, s'avança et frappa à coups redoublés Virgile, tandis que M. Sauvage lui prêtait main forte. Virgile resta à terre, appelant à grands cris son père qui était couché. Ce dernier se leva, ouvrit la fenêtre : les sieurs Esnault et Sauvage prirent la fuite. Le journalier roué de coups, eut juste la force de se traîner chez lui. Il portait à la tête de profondes déchirures du cuir chevelu ; son dos, surtout aux omoplates, était douloureusement meurtri. Ses vêtements étaient ensanglantés. 

 Deux carreaux d'une fenêtre de sa cuisine avaient été brisés à coups de pierre. Cependant, des versions très diverses sont fournies par les parties en cause : en présence de la divergence des témoignages, procès-verbal a été dressé contre Tous les combattants, et Virgile, qui est à l'hôtel-dieu depuis le 16 avril, a été l'objet d'un mandat de comparution pour le 14 avril.

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados. -   Voici, d'après l'officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados : Allemagne-la-Basse (Fleury-sur-Orne) : Clocher de l'église ; Amblie : Portail occidental de l'église ; Anguerny : Clocher de l'église ; Asnières : Église ; Audrieu : Église ; Authie : Clocher et portail méridional de l'église ; Baron : Clocher de l'église ; Bayeux : Cathédrale Notre-Dame, chapelle du Séminaire, cheminée dite " Lanterne des Morts ", attenante à une maison place de la Cathédrale ; Bény-sur-mer : Clocher de l'église ; Bernières-sur-mer : Église ; Biéville-sur-Orne : Église ; Bougy : Église ; Boulon : Portail de l'église ; Brécy : Château ; parties  classées : le portail formant entrée de la cour, les façades du corps de logis à l'exclusion des intérieurs, les dispositions architectoniques et décoratives du jardin ; Bricqueville : Église, etc...

 

Août 1915  -  Mauvais instincts.  -  Pour se venger de M. Peugnet, cultivateur à Bény-sur-Mer, près Douvres, qui lui avait interdit l'accès de sa maison, le jeune Albert Calard, 12 ans et demi, pupille de l'Assistance publique, domestique chez M. Leboucher, cultivateur, même commune, a blessé grièvement d'un coup de faucille une vache que M. Peugnet avait au pacage dans un de ses herbages.  

 

Septembre 1916  -  Les écoliers aux champs.  -  Le gouvernement fait appel au concours des écoliers pendant les vacances, pour les travaux de la moisson. Le transport vers les exploitations agricoles de la jeunesse scolaire des agglomérations urbaines sera fait, gratuitement, par réquisition, aux frais de l'Etat. D'autre part, toutes les mesures seront prises pour protéger moralement et matériellement les Jeunes gens des écoles qui auront à cœur de consacrer leurs vacances aux travaux des champs. Les élèves disposés à répondre a cet appel devront se faire inscrire soit à la mairie de leur commune, soit à la Préfecture, office départemental de placement, qui fournira tous les renseignements utiles.

 

Septembre 1916  -  Un désespéré.  -  Un sieur Maximilien Louis, 60 ans, journalier, s'est pendu dans la Bruyère de Bény-sur-Mer, près La Délivrande. On ignore les motifs de ce suicide.

 

Décembre 1917  -  Les braves.  -  Ont été cités à l'ordre du jour : MM Gaston Leboucher, de Bény-sur-Mer, soldat au 120e d'artillerie (4 citations) ; le 2e bataillon du 23e territorial ; Émile Debasly, de La Folie, près Caen, conducteur d'auto ; Albert Cadorin d'Ellon, soldat au 110e ; Raoul Henry, de Caen, canonnier au 43e d'artillerie ; Louis Dewilde, de Caen, sergent au 163e ; Constant Lemarchand, de Caen, sergent au 235e.

 

Juin 1926  -  Une fête du Souvenir français.  -  Dimanche dernier, une manifestation patriotique et religieuse s'est roulée dans la coquette bourgade de Bény-sur-Mer. Les rues avaient reçu pour la circonstance une décoration superbe. Le matin, une foule nombreuse s'était donné rendez-vous dans la cour du Presbytère pour la réception de Mgr Mério; de MM. Henry Chéron, sénateur; Engerand, député comte d'Oilliamson, conseiller général. La municipalité toute entière était là, avec son maire dévoué, M. de Tournebu; la subdivision des Sapeurs-Pompiers et les Sociétés locales.

M. l'abbé Trillest, curé de Beny-sur-Mer, salua en termes choisis Mgr Mério. Quelques instants après, un long défilé prenait la direction de l'église.

Devant le portail, M. le Curé complimenta avec un rare bonheur d'expressions, M. Henry Chéron, qui avait tenu a assister à cette cérémonie.

Le sénateur du Calvados répondit avec cette éloquence familière, si goûtée de ses auditeurs. Après les bénédictions liturgiques, eut lieu ensuite la remise aux Anciens Combattants du riche drapeau offert à la section locale du Souvenir Français.

Dans l'église, décorée avec un goût parfait et brillamment illuminée, se déroulèrent alors les rites de la messe pontificale, au cour, de laquelle M. l'abbé Jeanne, directeur du pèlerinage de N.-O. de la Délivrande, prononça une allocution des plus touchantes.

A de la cérémonie, devant le monument commémorant les morts de la guerre, dressé au centre du Cimetière, MM. Engerand et Henry Chéron prirent successivement la parole, heureux l'un et l'autre de pouvoir rendre hommage à la parfaite union qui règne à Beny-sur-Mer.

A midi, M. le Curé réunit à sa table les notabilités présentes. Des toasts furent portés par lui-même, par Mgr Mério et par M. Henry Chéron.
La soirée avait été réservée à la fête de la Sainte-Enfance. Elle s'ouvrit par un gracieux défilé des petits garçons et petits filles, habillés de costumes exotiques, ressemblant à ceux qui sont portés par les enfants des pays infidèles.

Durant les vêpres pontificales Mgr Mério, sans compter avec la fatigue, prononça une allocution émouvante. Une longue procession se déroula ensuite dans l'église. La cérémonie s'acheva par un salut en musique. Ajoutons que, matin et soir, se fit entendre, avec son talent de véritable virtuose, Mme Palaiseau, la grande cantatrice Caennaise, qu'accompagnait à l'orgue Mlle Prudhomme, de l'école d'orgue de Caen.
En résumé, belle et bonne journée, dont les habitants de Beny-sur-Mer garderont longtemps le souvenir.

 

Janvier 1932   -   Vols sacrilèges.   -    Quatre églises de la région ont reçu la visite de cambrioleurs au cours des fêles de Noël : A Mathieu, pour la troisième fois cette année, un tronc a été fracturé, un autre a subi des pesées. M. l'abbé Boisne estime son préjudice à 50 fr.   -   A Anisy, M. l'abbé Trillest, de Bény-sur-Mer, qui dessert la paroisse, a été avisé par M. de Morel, que les troncs de l'église, pouvant contenir 250 fr. environ, avaient été vidés de leur contenu.  -   A la Délivrande, le jeune André Forget, 14 ans, a trouvé dans un champ le tronc, dit des journaux, dont le R. P. Bottin, missionnaire à la Basilique, avait constaté la disparition. Bien entendu, le tronc était vide.    -  A Luc-sur-Mer, la chapelle des Pèlerins a aussi reçu la visite des malfaiteurs.  -  Enfin, à Hérouville-St- Clair, M. l'abbé Alix a constaté que les troncs de l'église avaient été fracturés et vidés. Le voleur, un gamin de 15 ans, élève de l'Ecole pratique industrielle de Douvres, en vacances chez Mme Davet, à Hérouville-Saint-Clair, a avoué. 

Enfin, les troncs de l'église de Thaon ont été fracturés et délestés de leur contenu : 250 fr. environ. Le coupable serait ce même gamin de 15 ans, pupille de l'Assistance publique, arrêté à  Hérouville-Saint-Clair pour faits identiques. Quatre de ses camarades qui l'accompagnaient ont déclaré avoir visité le clocher et que, pendant ce temps, leur ami s'était absenté, mais ils ignoraient ce qu'il  avait fait.

 

Avril 1940  -  Un grave accident d'auto fait six blessés.  -  Dimanche après-midi, une collision d'automobiles s'est produits au carrefour que forment les routes de Caen à Courseulles et de Bayeux à la Délivrande.

Dans une première voiture, qui se dirigeait vers Banville, se trouvaient M. Marie Ollivier, 41 ans, demeurant à Mondeville, rue Émile Zola ; Mlle Roussel, de la Délivrande, et les deux enfants Marie, âgés de 6 et 9 ans. Dans l'autre automobile, avaient pris place M. Soulas Auguste, de Paris, actuellement à Courseulles, et sa femme ; Mlle Gimenez Fabienne, et les époux Feuillàtre, de Courseulles.

Les deux véhicules sont violemment entrés en contact dans le carrefour et ont été rejetés sur le côté de la route. La voiture de M. Marie s'est retournée complètement dans le fossé, tandis que celle conduite par M. Soulas opérait un tête-à-queue et restait dans le fossé vis-à-vis.

Les occupants de la première auto s'en sont tirés sans trop de douleurs. Seule Mlle Roussel est blessée au nez. Cependant tous ceux qui avaient pris place dans la seconde voiture étaient blessés. M. Soulas se plaignait de la tête ; sa femme à une fracture de la cuisse ; Mlle Gimenez souffre de plaies multiples aux jambes. Ces trois personnes ont été hospitalisées à Douvres. Mme Feuillàtre est atteinte d'une fracture du bassin et du bras droit ; elle a été conduite à la clinique Saint-Martin de Caen. M. Feuillàtre, dont l'état est satisfaisant, a pu fournir d'utiles renseignements aux enquêteurs après s'être fait panser.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Mai 1941   -  Un « faiseur d'anges ».  -   En traitement à l'hôpital de Caen, une femme Simonne L……, 30 ans, de Bény-sur-Mer, dont le mari est prisonnier de guerre, dut faire des aveux d'avortement. La Police mobile ne devait pas tarder à découvrir l'avorteur qui, confondu par des charges écrasantes, fut obligé de reconnaître les faits.

Il s'agit d'un nommé Alexandre B……….., 30 ans, employé de chemin de fer, domicilié rue des L………, à Caen.

Les enquêteurs devaient apprendre par la suite qu'une jeune femme de St-Jacques-de-Lisieux, âgée du 18 ans, avait eu recours aussi aux « bons offices » de B……... Elle avait été mise, en rapport avec celui-ci par son amant, employé lui aussi à la S. N. C. F., et demeurant à Caen.

Après aveux, ces deux derniers ont été laissés en liberté provisoire, mais B…….. a été écroué. L'enquête, qui se poursuit, pourrait bien amener de nouvelles inculpations.  

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandie.  -  Bény-sur-Mer est libérée le par les Canadiens francophones du régiment de la Chaudière débarqués le jour même sur la plage de Juno Beach, 3,5 km plus au nord. La Royal Canadian Air Force aménagea sur le territoire communal un aérodrome qui fonctionna du 18 juin au 7 août 1944.

 

Avril 1945  -  L’adjoint de Saint-Aubin mortellement blessé.  -  Une voiture hippomobile conduite par Mlle Thérèse Marie, cultivatrice à Bény-sur-Mer, a renversé M. Louis Quiquemelle, 74 ans, adjoint au maire de Saint-Aubin. La cage thoracique défoncée, M. Quiquemelle est décédé après deux jours de souffrance.   (Source B-N)

 BÉNY-SUR-MER   -   L'Église 

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