BERNESQ

Canton de Trevières

Les habitants de la commune de Bernesq sont des Bernesquois, Bernesquoises


Mars 1866   -   Un maire à l'honneur.   -   A l'occasion de l'anniversaire de la naissance du Prince Impérial, Sa Majesté a daigné, comme les années précédentes, autoriser le ministre de l'intérieur à lui désigner un certain nombre de maires que recommandent, à la fois, la longue durée de leur administration, leur dévouement au bien public et l'estime dont ils sont entourés.

Dans cette liste, qui comprend 86 noms, nous remarquons, pour le Calvados, celui de M. Dorléans, maire de Bernesq.

M. Dorléans est âgé de 78 ans. Il administre la commune de Bernesq depuis 1842. Il a passé un an sous les drapeaux en 1807, dans le 28e régiment de ligne, qui faisait partie, à cette époque, du camp de Boulogne.

En quittant l'armée, M. Dorléans est entré au ministère de l'intérieur, où il est resté pendant 24 ans. Il en est sorti, en 1833, avec sa retraite et le titre de rédacteur. Il compte donc 45 ans de services administratifs.  

 

Novembre 1866   -   Un incendie.   -   Le 24 novembre courant, de six à huit heures du matin, un incendie a détruit la toiture de l'habitation et dépendances composant la demeure du sieur Vallée, ancien marchand de bois à Bernesq, canton de Trévières.

Les fourrages étant dans le grenier ont été consumés, le mobilier a peu souffert. Tous les habitants, dirigés par M. le maire, se sont empressés de porter secours.

Les dégâts se bornent à la perte de la couverture et du fourrage. Le feu s'est communiqué au foin par une cheminée où l'on avait chauffé la lessive.

Heureusement le temps était calme, car, si le vent eut soufflé, plusieurs autres habitations auraient pu être incendiées.

 

Octobre 1867   -   Une décision.   -   Par décision du 19 octobre, M. le ministre des finances a rétabli à Bernesq le chef-lieu de la perception de Colombières.  

 

Mai 1871   -  Nécrologie.   -   M. l'abbé Duret, curé de Tourville, est nommé curé de Saint-Julien-le-Faucon.

On annonce la mort de M. l'abbé Nicolle, vicaire de Bernesq.

M. l'abbé Lecesne, curé de Fourneville qui était enfant de Honfleur, est mort dimanche matin, après une courte maladie.  

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Octobre 1874   -   Éclipse.   -  Le 10, il y aura une éclipse partielle de soleil, visible dans le Calvados.

 

Octobre 1874   -   Vol.   -  Le sieur Lemarenit, cultivateur à Bernesq, avait caché une somme de 400 fr. sur une planchette placée dans ses lieux d'aisances. Il s'est aperçu ces jours derniers que tout avait disparu. On a tout lieu de croire que le vol a été commis en deux fois, par deux personnes différentes.

 

Avril 1879   -  Secours.  -  Le Gouvernement a bien voulu accorder des secours aux communes ci-après : Guéron, pour établissement d'une école mixte, 1 500 francs ; Bernesq, pour construction d'école, 1 300 francs ; la Ferrière-au-Doyen, pour construction d'une école mixte, 9 800 francs ; Montviette, travaux aux écoles, 1 600 francs. A la fabrique de l'église de Luc-sur-Mer, 260 francs ; à la fabrique de l'église d'Ammeville, 300 fr., pour achat d'objets mobiliers.  

 

Novembre 1880  -  Incendie.  -  Samedi à Bernesq, un incendie s'est déclaré dans un bâtiment à usage d'étable et cellier, appartenant à M. Alfred Vallé, propriétaire. L'incendie s'est manifesté avec une telle violence que 3 vaches et 5 veaux n'ont pu être retirés des flammes. 20 000 bottes de foin et divers instruments d'agriculture ont été également brûlés. On attribue ce sinistre à l'imprudence de la servante.

 

Février 1884  -  Capture importante.    Mercredi, on a arrêté à Bernesq, H. Plandières, 40 ans, qui avait tenté la veille de voler 8 000 fr. dans une maison mais n'avait trouvé que des couverts et du linge. Lorsque les gendarmes se sont présentés chez lui pour l'arrêter, sa femme les prévint qu'il était couché, et avait un revolver à six coups chargé à portée de sa main, et ferait feu sur ceux qui viendraient pour le prendre. Mis sur leurs gardes, les gendarmes pénétrèrent dans la chambre sans faire de bruit et s'élancèrent d'un bond sur le malfaiteur qu'ils empêchèrent ainsi de faire usage de son arme.  

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer.

On demande un peu d'eau.

 

Juillet 1887  -  Une cloche.  -  L'église de Bernesq possédait une curieuse cloche portant la date de 1412. Cette cloche était brisée et devait être remplacée.

Nous apprenons avec plaisir, qu'elle a été achetée par M. l'abbé Reverony, vicaire général du diocèse, et qu'elle sera conservée comme objet d'antiquité.  

Juillet 1892  -  Tribunal de Bayeux.  -  Femme Lefèvre, débitante à Caumont, et sa servante Marie Pezant, 17 ans, accusées de s'être introduites chez la veuve Hue et de lui avoir dérobé un billet de 1 000 fr., souscrit par les époux Lefèvre, ont été acquittées. 

-  Veuve Léocadie Levéel, 43 ans, propriétaire à Bernesq, vol de bois pour faire des balais, 2 francs. 

-  Adolphe Leboeuf, 57 ans, journalier à Littry, propriétaire d'un veau méchant ayant renversé plusieurs personnes, 25 f. (Source B.N.)

 

Juillet 1901 -  Arrestation d'un notaire.  -  M. Lecerf, notaire à Bernesq, a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt du juge d'instruction et écroué à la prison de Bayeux. Le passif s'élèverait à 50 000 francs.

 

Mai 1902  -  Le notaire devant les Assises  -  Le notaire devant la cour d'Assises :  137 chefs d'accusation, dont 4 pour faux, 99 témoins cités, trois jours d'audience. Installé le 27 janvier 1897, son premier détournement date du 3 mars de la même année... Au 1er juillet 1901, date de son inculpation, les détournements se chiffraient à 90 000 francs, plus un passif de 171 000 francs. Soit au total plus de 7.75 millions d'euros, en quatre ans et demi d'exercice. il est condamné à six ans de réclusion... et à 100 francs d'amende.

 

Février 1913  -  Mort du maire  -  On annonce la mort de M. Arthur Morguerite, décédé a 58 ans. Il était maire de Bernesq depuis 10 ans.

 

Mars 1913  -  Le nouveau Maire.  -  Le Conseil municipal vient d'élire M. Marc Seine, notaire, maire de Bernesq, en remplacement de M. Marguerite, décédé.

 

Juillet 1917  -  Les braves.  -  La médaille militaire à été conférée à MM. Auguste Lemale, de St-Ouen-des-Besaces ; Georges Vaultier, de Bernesq, caporal d'infanterie ; Sylvain Botté, de Lisieux, sergent au 228e.

 

Août 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques journées d'une chaleur excessive, des orages ont éclaté un peu partout, dans notre région, retardant la récolte du foin qui, jusqu'ici, s'opérait sans encombre. Pour quelques jours le temps est redevenu maussade, pluvieux et froid. Espérons que ça n'est qu'une mauvaise passe.

 

Août 1917  -  Noyée dans un puits.  -  En rentrant de son travail, le soir, M. Madeleine, journalier à Bernesq, canton de Trévières, perçut des gémissements paraissant provenir de son puits. Il appela et reconnut la voix de la demoiselle Paris, 41 ans. On tenta de la sauver en lui jetant la chaîne, mais le moulinet cassa sous son poids. Comme il etait impossible étant couvert, de passer une échelle force fut d abandonner le sauvetage et ce n’est que le lendemain matin qu'on put remonter la cadavre. On croit que la demoiselle Paris, surprise par la pluie, se sera réfugiée sous l’abri du puits et aura perdu l’équilibre.

 

Mars 1926  -  Vol à l’église.  -  Un ou des cambrioleurs ont fracturé un tronc dans l'église de Bernesq et se sont, en outre, emparé de plusieurs tuyaux d'orgues qui se trouvaient dans la tour.

 

Novembre 1930   -   Un ouvrier tué par un éboulement.  -   M. Jules Lecoq, 30 ans, maçon, à Colombières, travaillait à extraire du sable dans une carrière à Bernesq, lorsqu'un éboulement se produisit sur une longueur de 13 mètres et l'ensevelit. Ses camarades se portèrent aussitôt à son secours. La tête fut dégagée en moins de 5 minutes, mais il fallut près d'un quart d'heure d'efforts pour dégager le corps. M. Lecoq fut transporté à son domicile où il reçut les soins du docteur Brée, mais il ne tarda pas a expirer.

 

Janvier 1940  -  Une septuagénaire est retrouvée morte chez elle.  -  En allant de comme chaque matin, vers 9 heures, porter du lait à Mlle Berthe Le Dunois, âgé de 78 ans, demeurant à Bernesq, Mlle Le Masle la trouva allongée par terre, dans sa cuisine et ne donnant plus signe de vie.

Elle fit part de sa macabre découverte à un voisin qui, à son tour, prévint M. Marie, adjoint au maire de la commune. La doctoresse Feutry, de Trévières, appelée au chevet de la vieille demoiselle, ne put que constater le décès et conclure à une mort naturelle.   

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt ! 

 

Juin 1940   -   Éventré par un taureau.  -   Tandis que M. Camille Chappedelaine, ouvrier agricole chez M. Bernard à Bernesq, près de Trévières, soignait un taureau dans un pré, la bête, soudain furieuse, se rua sur le malheureux ouvrier et, d'un coup de corne, puis fit une grave blessure au côté. Le malheureux est mort peu après.  

 

Novembre 1943    -   Fait divers.  -  Un très violent incendie, qui semble ne pas être dû à la malveillance, a entièrement détruit à Bernesq, l'écurie-grange (34 m. sur 6 m. 50) de la ferme Bernard, ainsi que son contenu : 20.000 kilos de foin et 15.000 de paille. Le contenu de la cave a pu être sauvé et préservée la maison d'habitation contiguë,

BERNESQ  -  Rue du Lavoir

BERNESQ  -  Rue du Moulin

35.    BERNESQ  -  Rue de la Poste

BERNESQ (Calvados)  -  Le Château (XVIe siècle)

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