BERNIÈRES - le - PATRY 

Canton de Vassy

Les habitants de la commune de Bernières-le-Patry sont des Berniérais, Berniéraises.

Novembre 1791  -  Un mémoire.  -  Un mémoire de la municipalité de Bernières-le-Patry, ayant pour objet de prier le Conseil, d’interposer la médiation auprès du département de l’Orne, à effet que la route précédemment arrêté entre Vassy et Tinchebray, faite en grande partie, soit achevée, et que les fonds accordés pour cet objet à la commune de Tinchebray, soient employés à leur destination.

On a renvoyé ce mémoire au bureau des Travaux publics pour en faire incessamment son rapport, après lequel, il sera écrit au département de l’Orne.

MM. du bureau des Travaux publics ont annoncé qu’ils étaient prêts à faire le rapport de la demande de la municipalité de Bernières-le-Patry, l’assemblée a décidé de les entendre.

Le résultat de la délibération sur cet objet, a été qu’il sera écrit au département de l’Orne, pour se concerter avec lui sur l’exécution des arrêté pris précédemment, relativement à la route de Vassy à Tinchebray, lui remontrer les inconvénients qu’entraînerait une direction nouvelle, et la nécessité de maintenir les premières dispositions convenus à ce sujet entre les deux administrations.  (Source rapport du C.G.)

 

Juin 1867   -   Un tentative d'assassinat.   -  Le 3 de ce mois, vers 6 heures du soir, une tentative d'assassinat a été commise sur le nommé Leconte Auguste, meunier à Bernières-le-Patry. Voici dans quelles circonstances.

Le nommé Loret Julien, terrassier domicilié à Hercé (Mayenne), travaillait depuis quelque temps aux chemins de fer en construction à Bernière-le-Patry, et prenait pensions chez le sieur Leconte. Le 3 au soir, celui -ci réclama à Loret une somme de 75 c. qu'il lui devait, une querelle s'éleva entre eux. Loret tira son couteau de sa poche et en porta deux coups à Leconte, un à la partie latérale gauche de la gorge, et l'autre à la partie interne de la main gauche. Loret a été arrêté et mis à la disposition de la justice.  

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Il y a parmi les voleurs des gens qui s'accommodent de tout. Il paraît que des voleurs s'étant introduits chez un sieur Levoisvenel, à Bernières-le-Patry, canton de Vassy, ont soustrait onze pains de 6 kilogr., six francs en monnaie de billon, et enfin... un livre d'église, ceux-là, bien sûr, ont médité le passage de l'Évangile où il est dit : « L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ! »

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   La lune rousse.   -  La lune rousse a été précédée de gelées blanches qui ont particulièrement atteint les pays vignobles, aussi une hausse sensible est-elle signalée sur les vins de toute espèce. Dans nos contrées, les abricotiers, les pêchers et les pruniers ont fort souffert, les poiriers ont également été atteints, les pommiers, ne paraissent pas avoir; trop souffert. Les touffes de pommes de terre sont noircies et se flétrissent, la{récolte sera, donc retardée et diminuée, les petits pois, sont détruits en bien des endroits. Dans la grande culture sauf les colzas, rien n'a été sérieusement atteint.

 

Avril 1873   -   Incendie.   -  Un incendie dont la cause est inconnue a éclaté à Bernières-le-Patry, canton de Vassy, vers une heure du matin, et a consumé, une maison d'habitation appartenant au sieur Jules Besnier, propriétaire, ainsi que divers objets appartenant aux locataires de cet immeuble.

 

Février 1877   -  Secours aux communes.  -  Le Ministre de la justice vient d'accorder à la commune de Caumont-l’Eventé, 6 000 fr., et à celle de Bernières-le-Patry, 5 000 fr., pour les aider à payer la dépense d'achèvement de leur église. Canchy, 3 000 fr. pour les réparations de son église et de son presbytère. Aux Loges, 6 000 fr. pour le même objet.  

 

Avril 1879  -  Maison d’école et mobiliers scolaires.  -  Est approuvé l'état de répartition du crédit de 25 000 fr. inscrit au budget pour secours aux communes en vue des dépenses d'acquisition, de construction, de réparation des maisons d'école et d'achat ou renouvellement des mobiliers scolaires, conformément aux propositions contenues dans le rapport de M. le Préfet.  

Secours sur les fonds départementaux à la commune de Bernières-le-Patry. Construction d'une école de garçons. . . . . 1 500 fr.

 

Novembre 1879  -  Dons et subventions.  -  Les secours suivants ont été accordés aux communes ci-après : Ryes, mobilier d'église, 300 fr.  -  Saint-Aubin-d'Arquenay, école mixte, 1 380 fr.  -  Courseulles, restauration de l'église, 1 000 fr.  -  Saint-Aubin-sur-Mer, école de garçons, 3 900 fr.  -  Fontaine-Etoupefour, école des filles, 1 000 fr.  -  Bernières-le-Patry , école de garçons, 8 300 fr.  -  Courson, logement pour l'institutrice, 1 100 fr.  -  Saint-Martin-de-Tallevende, école mixte, 630 fr.  -  Neuville, école de garçons, 3 000 fr.  -   Mesnil-Caussois, mobilier d'église, 300 fr.  -  Rully, école de garçons, 600 fr.  -  Viessoix, école de garçons, 10 000 fr.  

 

Août 1881  -  Broyé.  -  Un affreux accident est arrivé dimanche, au passage à niveau du village de la Pillière, commune de Bernières-le-Patry, entre les gares de Montsecret et de Viessoix. Le sieur Jean Leroy, journalier, âgé de 80 ans environ, se trouvant en retard pour la messe, voulut traverser la voie au moment du passage du train express de Granville à Paris. Atteint par la machine qui marchait à toute vapeur, le sieur Leroy a été précipité sur les rails et tué sur le coup. Il a été constaté que la garde-barrière était à son poste au moment où le malheureux est arrivé, et qu'elle s'était vivement opposée au passage du sieur Leroy.  

 

Février 1882  -  Morts subites.  -  Samedi dernier, M. Adrien-Constant Fontaine, maire de Mathieu, a été frappé de mort subite dans l'après-midi, vers 2 heures. Il était âgé de 69 ans.

Alcide Guillouet, âgé de quarante et quelques années, tisserand à Bernières-le-Patry, après avoir travaillé toute la journée chez un de ses voisins, retourna à son domicile en  disant qu'il était souffrant, et se coucha. Quelques instants après s'être mis au lit, sa femme l’entendit se plaindre et lui demanda ce qui en était la cause. N'obtenant pas de réponse, elle se  leva, alluma une chandelle et revint vers son mari. Il était mort, succombant à une maladie de cœur, dont il avait ressenti déjà les atteintes.  

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Incendie.  -  La semaine dernière, un incendie a consumé un bâtiment à usage d’habitation, appartenant à M. Rendu, fabricant de galoches à Bernières-le-Patry. Pertes 1 955 fr.  

 

Février 1883  -  Explosion d’arme à feu. –  L'autre dimanche, à Bernières-le-Patry, on tirait à la cible. Un sieur Durand, voulant augmenter ses chances, mit une triple charge dans son fusil qui éclata et lui enleva le pouce.

 

Juillet 1891  -  Une bataille.  -  C'est une bataille qui s'est produite l'autre jour à Bernières-le-Patry, entre trois hommes et une femme, tous de cette commune, les sieurs  Jean Cailly, 76 ans, et son fils Gustave, 38 ans, cultivateurs, d'une part, et le nommé Victor Renault, 39 ans, et sa femme, 38 ans, journaliers, d'autre part. Ceux-ci ont été défaits et leurs vainqueurs ont, parait-il, trop abusé de leur victoire. Procès-verbal a été rédigé contre Cailly et fils.   (Source B-N)

 

Novembre 1891  -  Adultères.  -  Armandine Halteville, femme Dumont, 29 ans, demeurant à Bernières-le-Patry, et Léon Cailly, 40 ans, journalier au même lieu, ayant été, sur la plainte du mari, surpris en flagrant délit d'adultère, ont été condamnés : la femme Dumont, à un mois de prison ; son complice, à 50 fr. d'amende seulement.  (Source B-N)  

 

Avril 1893  -  Tentative de suicide.  -  Le sieur Jean Dumont, 39 ans, cantonnier à Bernières-le-Patry, célèbre par ses malheurs conjugaux, a tenté de se suicider. Armé d'un mauvais couteau avec lequel on aurait pu à peine enlever la pelure d'une pomme, il s'est porté 26 coups de cette arme, savoir : 21 sous le sein gauche et 5 au bras gauche. Un médecin fut appelé en toute hâte et constata qu'aucune blessure ne mettait en danger les jours de maître Jean. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Tentative de suicide.  -  Une tentative de suicide avait été commise au commencement de l'année par un sieur Dumont, cantonnier et aubergiste au bourg de Bernières-le-Patry. Ces jours derniers, il a renouvelé cette tentative et s'est tiré un coup de revolver à la tète, mais il n'a réussi qu'à s'enlever une oreille. 

(Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Tamponné.  -  Sur la ligne du chemin de fer, entre Viessoix et Bernières-le-Patry, le sieur Lechevallier, chef d'équipe, inspectait la voie, vers six heures du soir, l'intensité du brouillard l'empêcha d'apercevoir un train qui le tamponna et le rejeta sur le remblai. Ce malheureux resta sans connaissance et ne fut retrouvé que deux heures plus tard par un surveillant. Il est mort le lendemain des suites de ses blessures, laissant une veuve et sept enfants. (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Incendies.  -  Mercredi, à Rapilly, le feu s'est déclaré dans les dépendances du château de M. de Magny. Cet incendie est attribué à la malveillance.

— A Roucamps, le feu a détruit l'étable et la maison des époux Lecomte. Une génisse a été brûlée.

— Un incendie a détruit, à Bernières-le-Patry, divers bâtiments appartenant au sieur Jules Desrues.

— Un incendie a: éclaté chez le sieur Armand Aubert, propriétaire à Ablon. (Source B.N.)

Août 1899  -  Passé sous un train. -   Un grave accident est arrivé au passage à niveau n° 34, sur la ligne de Paris à Granville, à environ deux kilomètres de la gare de Viessoix, du côté de Montsecret.

Au moment où le train extraordinaire G.A. (train de plaisir) venant de Granville dans la nuit du 20 au 21 août passait vers minuit et demi, le poseur Tacher qui avait ouvert les barrières pour une voiture, traversait la voie.

Surpris sans doute par le train, il se mit à courir et heurta du pied un des rails. Il tomba et ne put se relever à temps.  Toutes les roues du convoi lui broyèrent la jambe droite. Le blessé appela à son secours sa malheureuse femme,  qui aidée des voisins, le porta dans la maisonnette. Il avait perdu une grande quantité de sang. Un télégramme envoyé aussitôt à Vire manda le docteur Porquet, médecin de la compagnie, qui arriva par le premier train et donna des soins au blessé. Il reconnut l'amputation urgente et fit transporter Tacher à l'hôtel-dieu de Vire.

 

Février 1916  -  Le chagrin de l’absence.  -  Une cultivatrice de Bernières-le-Patry, près Vassy, Mme Bernet, 42 ans, dont le mari est mobilisé depuis le début de la guerre, était devenue neurasthénique. L'autre jour, prise sans doute d'une crise de désespoir plus violente, elle se jeta dans un puits et se noya.  

 

Septembre 1916  -  L’heure retrouvée.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, on nous rendra l'heure qu'on nous avait prise il y a trois mois et demi. A une heure du matin, les horloges publiques seront toutes remises sur minuit. Inutile de dire que, jusqu'ici, il n'a pas été question de suspendre le cours des astres pendant soixante minutes. Jupiter, qui brille superbement à l'est, en ce moment, montera donc dans le ciel, cette nuit-là, comme de coutume.

 

Septembre 1916  -   Le temps qu’il fait.  -  Depuis samedi, 23 septembre, nous sommes en automne Cette saison a débuté par plusieurs journées superbes, malheureusement précédées de gelées blanches qui ont fait tomber pas mal de feuilles. Souhaitons que la pluie traditionnelle de la Saint-Michel nous soit épargnée, celte année.

 

Octobre 1916  -  Funeste collision.  -  M. Armand Maupas, 67 ans, cultivateur à Bernières-le-Patry, sa femme, et leurs deux petits-enfants, Henri et Germaine, étaient partis, en voilure, passer l'après-midi chez M. Vaubrun, à Pierres, près Vassy. En revenant, le soir, Ils furent heurtés par une voiture non éclairée venant en sens inverse. Sous le choc, tous les  voyageurs furent projetés sur la route. La grand'mère et les deux enfants en furent quittes pour quelques collisions sans gravité mais M. Maupas, qui avait reçu une grave blessure au front, resta étendu sans connaissance. On le transporta chez lui, où il mourut peu après. Le conducteur, cause de l'accident, s'était enfui, et, jusqu'ici, on n'a pu la retrouver.

 

Janvier 1917  -  Enfant Tamponnée par train.  -  Le 21 courant, vers 11 h 20, la garde-barrière du passage à niveau du Hamel-Collet. attendant à son poste le passage d'un train de marchandise, cria aux enfants qui revenaient de la messe, et qui se trouvaient de l'autre coté de la voie, de ne pas passer. Mais l'un d'eux le jeune Paul Roques, âge de 8 ans et demi, traversa la voie en courrant dès que le train venant de Paris fut passé. A cet instant un train arrivant en sens inverse tamponna le jeune imprudent qui fut traîné sur un parcours de 8 mètres. La garde-barrières fit arrêter le train et se porta au secours de l'enfant resté inerte entre les rails de la voie descendante. on emporta la petite victime chez la garde-barrière en attendant l'arrivée des parents et du docteur Portiques ; médecin de la compagnie, grièvement  blessé au front, au pied et au bras droit, le jeune Paul Roques, fut transporté ensuite  au domicile de ses parents, cultivateurs à Bernières-le-Patry, village de Noron, où il expira vers trois heures et demie de l'après-midi. 

 

Août 1917  -  Un crime.  -  Un horrible crime a été commis à Bernière-le-Patry. Un ouvrier agricole de passage à violé une fillette qui est décédée à la suite de cet attentat. La mère de cet enfant est la veuve d'un mobilisé tué à la guerre. Elle avait déjà perdu une autre fillette. La gendarmerie recherche le coupable qui a disparu. Le parquet de Vire s'est rendu sur les lieux.

 

Août 1917  -  Un ignoble attentat.  -  La veuve Lefrançois, 30 ans, journalière à Bernières-le-Patry, canton de Vassy, dont le mari a été tué à la guerre, était partie travailler, laissant à la maison ses trois enfants, 9, à et 3 ans. Dans l'après-midi, un ouvrier agricole, un nommé Paul Favrie, 48 ans, originaire de la Manche, qui travaillait dans un champ voisin, éloigna, sous un prétexte futile, l'aîné des enfants, entra dans la maison et viola la fillette de 3 ans. La pauvre petite, qui avait été horriblement blessée, succomba, le lendemain, après d'atroces souffrances. Son attentat commis, Favrie disparut, et on n'a pu encore le retrouver.

 

Août 1917  -  Le crime odieux.  -  On se souvient du viol affreux qui entraîna la mort de la petite Denise Lefrançois, âgée de 5 ans.

Après autopsie du cadavre et une enquête minutieuse, le parquet a fait arrêter Paul-Marie Favrie, 46 ans, cultivateur, en sursis d'appel, qui travaillait près de la demeure de la veuve Lefrançois, et sur lequel planent des soupçons.

Favrie nie avec énergie. L'enquête suit son cours.

 

Novembre 1917  -   Innocence reconnue.  -  On se rappelle qu'en août dernier, à la suite d'une enquête, ouverte après la mort d'une fillette de Bernières-le-Patry, canton de Vassy, la jeune Denise Lefrançois, on avait conclu que l'enfant avait été violée, et on avait arrêté un mobilisé, Paul Favrie, 46 ans, originaire de Saint-Georgcs-de-Rouelley (Manche), en sursis agricole à St-Sauveur-de-Chaulieu. Malgré les protestations d'innocence de Favrie, on l'écroua à la prison militaire de Rouen. De l'autopsie de la fillette, il résulta qu'elle avait succombé à une péritonite et n'avait pas subi de violences. En conséquence, le rapporteur au Conseil de guerre a prononcé la mise en liberté de Favrie.

 

Mars 1925  -  Mauvais traitements sur des enfants.  -  Émus par le misérable état dans lequel vivaient cinq malheureux enfants, les autorités communales de Bernières-le-Patry signalèrent à l'autorité préfectorale, puis à M. le procureur de la République de Vire, l'indigne indifférence et la négligence qu'avaient à l'égard de leurs enfants les époux Hermandier, demeurant à Bernières-le-Patry.

L'homme, exerçant la profession de journalier, est assidu au travail et n'a pour tout gain que 7 francs par jour. La femme est paresseuse, malpropre et laisse dans la saleté, la vermine et dans le dénuement le plus complet ses cinq enfants soutenus par une maigre pitance.

Hermandier se défend d'être l'auteur de la misère est plongée sa famille, il accuse la vie chère et parfois sa femme qui n'a pas jugé à propos de venir se présenter devant ses juges pour se défendre, se rendant compte de la gravité du délit dont elle s'est rendue coupable. Cet indigne couple récolte : l'homme, deux mois de prison avec sursis, la femme trois mois sans sursis.

Quant aux enfants, trois sont confiés à l'Assistance publique, un est remis à la garde de sa grand'mère, Mme Faudaye, demeurant à Vire, et le cinquième, un bébé de quelques mois, reste à la charge de ses parents. De plus, Hermandier aura à assurer à l'Assistance une pension mensuelle de 90 fr.

 

Juillet 1930   -   Est pris qui croyait prendre.   -   Desdoits Émile, 50 ans, cultivateur a poursuivi pour blessures par imprudence du sieur Retout, cultivateur au lieu-dit, est acquitté. Ce dernier qui s'est porté partie civile, est condamné en tous les dépens.  

 

Juillet 1931   -   Certificat d’études primaires.   -  23 inscrits, 22 présents, 21 admis.
Garçons - Vassy-bourg :
Louis Bigeay, bien ; Gaston Ducret, bien ; Lucien Hébert, très bien, reçu premier du canton ; René Le Gallou, bien, reçu 2e du canton.
Estry :
Georges Delamare, Noël Romain, bien.
Pierres : Albert Gesnouin, Roger Jambin.
 Filles - Vassy-bourg : Lucienne Chérel ; Thérèse Duguay, bien, reçue 2e du canton ; Madeleine Leconte.
Burcy :
Lucile Leconte.
Bérnières-le-Patry :
Renée Lefèvre, bien, reçue première du canton.
 Chênedollé : Marguerite Sallot.
Estry : Madeleine Rohée.
Le Theil :
Georgette Cailly ; Alice Dagobert.
Montchamp : Thérèse Léonard, bien.
Diplômes d’éducation physique.
Lucien Hébert (Vassy-bourg) et Mlle Renée Lefèvre (Bernières-le-Patry).

 

Janvier 1940  -  Un sexagénaire assomme son amie à coups de bûches.   -  Au village de la Roquette, à Bernière-le-Patry, vivaient depuis une quinzaine d'années Auguste Prunier, journalier, âgé de 66 ans et une veuve Hergault, née Victorine Decaen et âgée de 56 ans.

Prunier allait irrégulièrement travailler dans les fermes. L'autre samedi, il dut se prendre de querelle avec sa compagne et, saisissant une bûche près du foyer, il en asséna un violent  coup sur la tête de Mme Hergault, qui s'affaissa. Après qu'elle fut tombée, l'énergumène s'acharna sur sa victime et la frappa jusqu'à ce que la tête soit en bouillie.

Il la laissa étendue toute la nuit sur l'aire de terre battue de la chaumière. Dimanche, à 4 heures, il s'en fut réveiller un voisin, M. Jouguet, et lui fit part de la discussion il avait eue avec son amie et l'emmena à son domicile pour l'aider, dit-il, à la poser sur le lit.

On pense de l'effroi que ressentit M. Jouguet à la vue du cadavre qui baignait dans le sang.

Le Maire fut averti et les gendarmes vinrent arrêter Prunier qui fut conduit à la prison de Caen.  

 

Septembre 1943    -   Fait divers.   -   En vérifiant ses placards, Mme de Saint-Guilhem, demeurant au château de La Rochelle, à Bernières-le-Patry, constata la disparition de 20 plats en argent massif, d'une valeur de 110.000 francs.

L'enquête n'a pas permis de retrouver cette précieuse vaisselle plate, mais le personnel interrogé, a déclaré que les plats auraient été cachés par M. de Saint-Guilhem lui-même, avant de partir travailler en Allemagne...  

 

Avril 1945  -  Un incendie détruit deux maisons.   -  En déposant imprudemment une lampe-pigeon prés d’une fenêtre dont les vitres  avaient été remplacées par des feuilles de papier huilé, la petite Madeleine Lemagen, 9 ans, fille de ménage de cultivateurs de Bernière-le-Patry, a mis feu à celle-ci. En dépit d’une prompte intervention, le toit de chaume  de la maison fut atteint par des flammèches : l’incendie se développant rapidement malgré les efforts des voisins accourus, se communiqua à l’habitation des époux Rault, toute proche, qui flamba à son tour. Les pompiers de Vassy, appelés, ne purent que noyer les décombres.

BERNIÈRES-le-PATRY  -  Rue Principale

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