Édition de Bernières-sur-Mer                                                                                                                                                                                                            Édition du 17 au 30 septembre 2017

BERNIÈRES  s/ MER 

Canton de Douvres-La-Délivrande

Les habitants de la commune sont les Bernièrais et les Bernièraises.

Mars 1867   -   Un délit de chasse.    -   MM. Eugène Louis Lefort, âgé de 22 ans, cordonnier ; Jean-Baptiste Lefort, âgé de 53 ans, boulanger ; Adolphe Victor Lefort, âgés de 18 ans ; Jacques Prospèr Greffin, agé de 43 ans, demeurant tous à Bernières-sur-Mer, ont été condamnés pour délit de chasse, chacun à 50 fr. D'amende.

 

Septembre 1867   -   Une visite.   -   M. le comte de Quast, inspecteur général des monuments du royaume de Prusse, a passé près d'une semaine dans le Calvados.

Il a visité successivement Falaise, Saint-Pierre-sur-Dives et plusieurs églises rurales de la contrée. À Caen, il a vu avec le plus grand intérêt nos églises de l'Abbaye, de la Trinité et de Saint-Pierre, et dans l'arrondissement celles de Bernières, Langrune, Thaon, etc..., les châteaux de Lasson et de Fontaine-Henry. Enfin, à Bayeux, M. Lambert lui a fait voir la cloche de Fontenailles, la Tapisserie et la cathédrale.  

 

Juillet 1868   -   Un drame.   -   Le 23 juillet, à deux heures du soir, le nommé Clément Dellery, âgé de 22 ans, né à Cristot (Calvados), domestique chez M.Hettier, maire de Bernières, est tombé à la mer en faisant baigner un cheval.

Ce malheureux jeune homme, qui venait de manger, a été asphyxié immédiatement, et tous les soins qui lui ont été prodigués n'ont pu le rappeler à la vie.  

 

Août 1868   -   Les vols.   -   Les plaintes s'élèvent contre les bandes de rôdeurs qui exploitent en ce moment le littoral.

Depuis Honfleur jusqu'à Arromanches et au-delà, on voit, depuis que la saison des bains est ouverte, des compagnies de bohémiens qui viennent camper à l'entrée des communes du littoral, et de la envoient leurs enfants en haillons et pieds nus, mendier dans les maisons et jusque sous les pieds des chevaux et sous les voitures au risque de causer de déplorables accidents.  

 

Août 1868   -   Décision du Conseil général.   -   La session du Conseil général, commencée le lundi 24 août, a été terminée lundi dernier, à trois heures.

Parmi des décisions prises par le Conseil, nous devons une mention toute particulière à l'approbation qu'il a donné, samedi, à la construction des chemins de fer départementaux :

  Chemin de fer de Caen à Courseulles, passant par Cambes, Mathieu, Douvres, Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières.

  D'Orbec à Lisieux, sur une longueur de 16 kilomètres.

  De Falaise à Pont-d'Ouilly, à un point de raccordement sur la ligne de Caen à Flers.

Octobre 1868   -   La mer.   -   Dans la nuit de mardi à mercredi, la mer de la Manche avait une phosphorescence comme on ne lui en voit pas aux plus fortes chaleurs de l'été. Les bateaux en marche paraissaient naviguer au milieu d'une véritable mer de feu.

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.  

 

Mars 1869   -   Un condamnation.   -   Jean Armand Trébutien, âgé de 89 ans, marin à Bernières-sur-Mer, a été condamné pour outrage par paroles le garde champêtre de sa commune, c'était le 20 janvier, il traitait cet agent de sûreté publique de canaille et de rosse. Le tribunal lui a infligé 6 jours d'emprisonnement.  

 

Avril 1869   -   La mer et les naufrages.   -   Pendant la nuit de samedi à dimanche, un brick norvégien, capitaine Baastad, venant de Frédérickshald avec un changement de bois à destination de Caen, pour MM. Frappard et Ménard, a fait côte sous Bernières, à deux kilomètres dans l'est du port de Courseulles, l'équipage est sauvé, mais le navire a éprouvé beaucoup de de graves avaries : le grand mât est rompu au niveau du pont, le gouvernail enlevé, la fausse étrave et le brion brisés.

L'équipage est à l'auberge. Nous avons vu ces malheureux épuisés par la lutte qu'ils avaient soutenue contre la bourrasque, ils s'étaient couchés ça et là, et prenaient quelques repos. Seul, le capitaine ne pouvait clore les yeux. Navré de la perte de son navire, dans l'armement duquel il est intéressé pour une somme considérable, il était abîmé dans une profonde douleur.

D'après ce qu'il a dit lui-même à l'un de nos amis, Frédérickshald, petit port assez pauvre de l'extrême frontière de Norvège, au sud-est de Christiana, est plongé dans la consternation par suite de la perte consécutive de quatre grands navires, coulés cette année.

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Mardi, le sieur Baptiste Marie, dit Roillet, cultivateur à Bernières-sur-Mer, a dit-on, reçu un coup de pied d'un cheval dont il venait de faire l'acquisition.

Le sieur Marie, qui était âgé d'une cinquantaine d'années, est mort des suites de sa blessure il laisse une veuve et 5 enfants.

 

Octobre 1869   -   Le chemin de fer de Caen à Courseulles.   -   On s'occupe activement des formalités à remplir pour commencer le chemin de fer de Caen à Courseulles. Les entrepreneurs traitent à l'amiable avec les propriétaires des terrains nécessaires à la construction de la voie, et, en cas de contestation, le jury va être tout prochainement appelé à statuer.

S'il ne surgit aucune difficulté sérieuse, si l'hiver ne vient pas par sa rigueur, interrompre, les travaux, tout porte à croire que la partie comprise entre Caen et Luc-sur-Mer sera terminée et livrée à la circulation pour le mois de juillet prochain.

Beaucoup de personnes se demandent quel sera le prix des places ? Si les entrepreneurs s'en tiennent aux conditions stipulées dans le Cahier des charges, le prix du voyage devra être, en 3e classe, à peu près le même que par les voitures publiques.

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Le froid de ces derniers jours a été tel, que sur notre littoral, entre Courseulles et Ouistreham, les congres, étrilles, crabes et autres coquillages saisis par le froid, venaient échouer sur la grève. Des cultivateurs des environs ont enlevé ces animaux, qui seront utilisés à l'engraissement des terres.  

 

Mars 1870   -   La tempête.   -   Le mauvais temps de la semaine dernière a porté ses fruits. La côte de Courseulles à Ouistreham se couvre de débris et d'épaves. Dimanche dernier, on apercevait entre Saint-Aubin et Langrune, à peu de distance du rivage, une portion considérable d'un grand navire, dont la nationalité n'a pu être reconnue, les pêcheurs rentrant au port ont rencontré en mer des planches, des madriers, dont l'abord n'était pas sans danger, des balles de coton et de tabac qui indiquaient un naufrage dans nos parages. Un bateau de Courseulles employé à la pêche des huîtres a ramené dans sa drague une botte neuve, dans laquelle se trouvait la jambe du propriétaire, paraissant récemment détachée du tronc. Aucun cadavre n'a été signalé. 

Août 1873   -   Glanage.   -   Au moment des récoltes, il est utile de rappeler un arrêt de la Cour de cassation qui concerne le droit de glanage. Les propriétaires et fermiers pensent faire un acte de générosité en laissant les pauvres de la commune qu'ils habitent râteler et grappiller après l'achèvement de la récolte. 

C’est une erreur, il résulte de la jurisprudence de la cour suprême que ce n'est pas un acte de philanthropie qu'ils exercent, mais un devoir qu'ils accomplissent. 

 

Août 1873   -   Naufrage.   -  Le 20 août, deux pêcheurs de Bernières, montaient dans une barque pour aller à la pêche, la mer était fort houleuse. Par imprudence, les deux pêcheurs, avant de jeter leurs filets, n'amenèrent pas leurs voiles, un coup de vent fit chavirer l'embarcation, et les hommes qui la montaient disparurent dans les flots, bien que l'un d'eux sût parfaitement nager. Un bateau qui se trouvait au large se dirigea vers le lieu de l'accident, mais ne put secourir les naufragés.  

 

Novembre 1873   -   Récompenses.   -  Le ministre de la marine a décerné des récompenses pour faits de sauvetage aux personnes ci-après désignées, domiciliées dans notre département :

Eugène-Clair Baverel, marchand ébéniste ; médaille de 2eme  classe, argent, — Secours à quatre soldats à Langrune, 13 juillet 1873.

Alexandre-Clovis-Louis France, guide-baigneur ; médaille de 2eme classe, or. — Sauvetage de deux baigneurs. Villers-sur-Mer.

François-Marin-Zéphir Haupois, matelot, témoignage officiel de satisfaction ; Jean-Baptiste-Emmanuel Lepareux, matelot, témoignage officiel de satisfaction. — Secours d'un bateau chaviré à Bernières.

Théophile-Félicien Lemarchand, matelot, médaille de 1er classe, argent.— Sauvetage de quatre personnes. Saint-Aubin-sur-Mer.

M. Carel, avocat à Caen, récemment nommé chevalier de la Légion d'honneur, vient de recevoir du pape le cordon de commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand.  

 

Décembre 1873   -   Condamnation.   -  Louis, Ferdinand Duval 57 ans, cultivateur à Bernières-sur-Mer, 25 fr. d'amende, pour contravention aux règlements sur la pêche.  

 

Juin 1874   -   Bohémiens.  - Par arrêté de M. le Préfet du Calvados, le stationnement sur la voie publique ou sur les terrains communaux des voitures servant au logement des bohémiens et autres individus nomades, sans profession avouée, est interdit dans toute retendue du département du Calvados. Ils seront arrêtés et déférés aux tribunaux comme vagabonds, leurs voitures seront mises en fourrière jusqu'à la décision judiciaire à intervenir. Quant à ceux qui exerceraient des professions inoffensives, il leur sera accordé par l'autorité des permissions spéciales.

 

Juin 1874   -   Fait divers.  -  Nous livrons ce communiqué aux méditations du garde champêtre de Bernières, qui a quasi arrêté, M. Lecerf, parce que, comme protestant, ce citoyen avait refusé de se découvrir sur le passage de la procession.  

 

Juillet 1874   -   Orages et tonnerres   -  Les orages annoncés par le prophète Nick pour le mois de juillet ont éclaté à leur heure. Paris et ses environs, la Seine-Inférieure et l'Eure en ont ressenti les effets.

— Notre pays n'a pas non plus été épargné, il y a même eu morts de hommes. Le sieur Lefort, boulanger à Bernières, a été tué par la foudre au moment où il sortait de son jardin avec une brouette, et le sieur Ferdinand Séron, propriétaire à Tournay-sur-Dives, arrondissement d'Argentan, a été frappé par la foudre, vendredi dernier,;dans un pré où il était à faucher.

— L'arrondissement de Lisieux a eu beaucoup à souffrir, le vent, l'eau, et la grêle, dont certains, grêlons atteignaient la grosseur d'un marron, ont fauché les colzas, les blés et les pommiers. Une grande consternation règne dans les communes de Moyaux, Fumichon, etc…...où en quelques heures, les cultivateurs ont vu anéantir l'espoir de toute une année. 

— La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Février 1875   -   Chemin de fer.  -  Une enquête aura lieu dans les communes de Langrune, St-Aubin-sur-Mer, Bernières-sur-Mer et Courseulles, sur le projet présenté pour l'établissement des stations et arrêts de ce chemin projetés sur le territoire des communes sus-indiquées. Cette enquête a commencé le 11 février et sera close le 21 du même mois.  

Mars 1875   -   Le printemps.  -  Si cela continue, le printemps sera inauguré par la gelée ou la neige. En Angleterre, des vents violents ont causé beaucoup de malheurs. Des maisons en construction ont été renversées et des ouvriers ont péri.

 

Mars 1875   -   Condamnation.  -  Colombe-Louise Marie, 52 ans, dentellière à Bernières-sur-Mer, jette des pierres dans les carreaux de son propriétaire comme à compte sur les loyers qu'elle lui doit, de plus, elle injurie le garde champêtre. Cette manière de payer ses dettes n'a pas eu cours devant le tribunal, qui l'a condamnée à 6 jours de prison. 

 

Août 1875   -   Fait divers.  -  Lors de son édification, l'église de Bernières se trouvait à quatre kilomètres de la mer, aujourd'hui, deux kilomètres et demi la séparent du flot envahisseur.

Ces tendances usurpatrices ne découragent pas les entreprenants qui ont juré de faire de Bernières une station balnéaire, et on y arrivera si, comme on me l'assure, M. Capmartre se l'est mis dans la tète.

M. Capmartre est fermier de la régie des halles, à Paris, il est riche à millions et a acheté à Bernières la propriété de Mme de Vauborelle. En ce moment, il est en train de traiter des terrains nécessaires à la construction d'un Casino, dans lequel il donnerait rendez-vous à tous les millionnaires de la halle.

En attendant mieux, M. Capmartre a voulu donner aux Bernièrais un spécimen de la fashion parisienne, il a offert pendant quelques jours l'hospitalité à Victor Cochinat, rédacteur de la Petite Presse.

Cette exhibition n'a pas dû donner aux indigènes, une bien haute opinion des Parisiens en général et des journalistes en particulier, car notre confrère est tellement noir, que pendant son séjour à Bernières, on ne le désignait que sous le nom de... Moricaud.

 

Mars 1876   -  Tempêtes sur mer et naufrages.  -  Nous avons depuis quelques semaines, sur les côtes de la Manche, un temps abominable. Il vente presque continuellement en tempête.

La mer est affreuse. La navigation n'est pas plus praticable qu'en plein mois de décembre. Les pécheurs sont a l'ancre depuis douze jours.

  Un picoteux de Luc ayant cassé ses amarres, a été poussé vers Trouville, il est inscrit au port de Courseulles sous le n° 179.

  Une goélette ou bisquine se serait naufragée sur le ratier de Villerville. Le bateau est perdu, on dit que l'équipage aurait péri. Nous n'avons pu avoir de renseignements à cet égard.

  Dimanche, à la suite de la tempête, les communications avec l'Angleterre, la Belgique, Lille, le Havre, Rouen, Amiens, Arras, Beauvais , etc……., ont été momentanément interrompues.

  Des pêcheurs assurent avoir vu engloutir, par la mer démontée, le vapeur anglais « Thittle ». Ce navire, qui était attendu à Dieppe avec un chargement de charbon devait être monté par onze hommes d'équipage.

  Mardi, vers sept heures du matin, le brick-goélette anglais « Juliette », capitaine Roberts, venant de Llanelly avec un chargement de 250 tonneaux de charbon à destination de Caen, est tombé sur les rochers situés vis-à-vis de Bernières, à trois milles environ du rivage. A 8 heures l'équipage, composé de sept hommes, embarquait dans le canot du bord et atteignait la côte de Langrune. A 9 h., après deux heures de mer démontée, la « Juliette »  était entre deux eaux, ballottée par la houle qui était très forte, elle perdait ses mâts de perroquet et de flèche. On n'aperçoit actuellement que les bas mâts de ce navire. Les matelots sont arrivés à Caen par le chemin de fer de Luc.  

 

Mai 1876   -  Armée.  -  Le fusil Gras ou chassepot modifié vient d'être distribué à toutes les troupes du 3e corps. Contrairement à l'ancien fusil, celui-ci a le canon et les capucines bleu foncé. La batterie est en métal poli. Quant au fonctionnement, il est, à peu de chose près, le même que pour le chassepot, mais le fusil Gras est bien moins sujet à s'encrasser, et on sait que c'était là le défaut principal de l'arme dont se servaient depuis quelques années les troupes français.

 

Mai 1876   -  Nos récoltes.  -  La longue période de sécheresse que nous avons subie pendant près d'un mois avec grands vents d'amont continuels et très-froids, inspirait des craintes sérieuses à l'agriculture : plantes légumineuses et fourragères, prairies naturelles et artificielles, tout semblait dépérir sur pied faute d'humidité. Le temps vient heureusement de changer, il est à l'eau. Dans le Midi, il pleut beaucoup, les orages sont à redouter.

 

Mai 1876   -  De Caen à la Mer.  -  Se rendant au désir si souvent exprimé, la compagnie du chemin de fer de Caen à la mer va recevoir des voitures de deuxième classe pourvues d'impériales, auxquelles auront droit les voyageurs de 1e et 2e classe, dans chaque train, il y aura deux de ces voitures.

— La compagnie vient également de traiter avec M. Amédée Louard, pour faire le service entre la gare de Luc et Lion-sur-Mer, M. Amédée Louard a cessé, depuis lundi son service journalier de Caen à Lion-sur-Mer et de La Délivrande à Lion. Prix du trajet (aller et retour) : 2 fr. 25 cent.

— La section de Luc à St- Aubin sera terminée vers le 1er juillet. Les travaux de Saint-Aubin à Courseulles marchent lentement, cependant on espère pouvoir livrer cette dernière section au public pour le mois d'août. Vendredi, la commission s'est réunie à la préfecture pour délibérer au sujet de certaines concessions de terrain dépendant de la commune de Courseulles.  

 

Août 1876   -  La sécheresse.  -  Les herbagers sont dans la désolation, l'herbe brûle sur pied, ils sont obligés de vendre leurs bestiaux. Chose qui ne s'était jamais vue, huit bouchers parisiens étaient à Caen, sur le marché, pour profiler de l'occasion.

 

Août 1876   -  Arrestation.  -  La semaine dernière, le sieur François-Xavier Béziers, 61 ans, propriétaire à Bernières-sur-Mer, a été arrêté et écroué à la prison de Caen, sous l'inculpation d'attentats à la pudeur sur de jeunes garçons de la commune. Plusieurs témoins ont été entendus, d'autres sont assignés, Béziers est un pécheur endurci, il y a environ quatre ans, il fut obligé, pour faits analogues, de donner sa démission d'adjoint de Bernières. Le préfet d'alors fut bien mal inspiré, il eût été préférable de mettre Béziers entre les mains du parquet. Il est des faits pour lesquels on ne doit avoir aucune commisération.  

 

Août 1876   -  Éclosion de poulets.  -  Le propriétaire du château de la Rive, à Bèrnières-sur-Mer, continue ses expériences pour l'éclosion artificielle des poulets.

Tous les jours, jusqu'au 27 courant inclusivement entre 4 et 5 heures, le public sera admis à constater l’éclosion quotidienne de 3 à 400 poulets. Le prix d’entrée est fixé à 1 fr. par personne, les enfants payeront demi place. M. Capmartin est arriver à faire éclore 1 million d’œufs par an, et à faire ainsi baisser le prix des volatiles dans une proportion assez sensible.

 

Août 1876   -  Vol de 4 100 poulets.  -  Dans la nuit de dimanche à lundi, M. Capmartin, qui a établi dans sa propriété de Bernières plusieurs couveuses artificielles pour l'éclosion des poulets, a été l'objet d'un vol hardi et inexplicable. Des malfaiteurs auraient enlevé, dans l'appartement où ils sont placés la nuit, onze cents poulets : 700 de huit jours, 200 de trois semaines et 200 de deux mois. Ce qui rend ce vol extraordinaire plus inexplicable encore, c'est que la nuit un chien de garde très méchant est lâché dans la cour où se trouve le poulailler. Aucune trace d'escalade n’a été remarquée, tout porte à croire que les voleurs ont embarqué le produit du vol dans un bateau amarré au rivage.  

 

Décembre 1876   -  Incendie.  -  Un incendie dû à l'imprudence d'un enfant de six ans nommé Eugène Duval, a éclaté à Bernières-sur-Mer, jeudi matin, et a consumé un bâtiment, ainsi que le mobilier et les récoltes qu'il contenait. Appartenant à M. Théodore Duval.

 

Janvier 1877   -  Mort accidentelle.  -  Mardi, sur la route de grande communication de Caen à Courseulles, dans la traversé de la commune de Bernières-sur-Mer, M. Victor Oger, propriétaire à Coulombs, âgé de 63 ans, est tombé du haut d'une voiture qu'il conduisait. Les roues lui ayant brisé la colonne vertébrale, la mort a été instantanée. 

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Effet de la chaleur.  -  Les suicides augmentent par le temps qui court : le cerveau s'exalte sous l'influence des rayons solaires, et bien des gens, à l'imagination ardente, qui se désoleraient simplement en temps ordinaire, se jettent à l'eau ou se pendent. Les insolations frappent les travailleurs en pleine campagne, malheur à qui s'endort sous les rayons du soleil. 

  On ne saurait aussi prendre trop de précautions contre les mouches charbonneuses qui font, chaque année, au moment des grandes chaleurs, de si nombreuses victimes. Un habitant de Bois-Jérôme (Eure) vient d'être piqué par une de ces mouches. L'état de ce malheureux homme est désespéré.

 

Juin 1877   -  Une vache écrasée.  -   La semaine dernière, tout près de Bernières, un des trains circulant entre Caen et Courseulles a écrasé une vache qui s'était engagée sur la voie, il n'y a pas eu d'accident. Nous rappelons aux propriétaires de bestiaux qu'ils sont responsables de leurs animaux et passibles de peines correctionnelles lorsqu'ils les laissent errer sur les lignes de chemin de fer.

 

Février 1878   -  L’événement de Bernières.  -  On croit pouvoir affirmer que le malheureux Castel, trouvé la semaine dernière sur la grève de Bernières, a été assassiné, il ajoute que le corps qui, d'après lui, n'aurait pas séjourné dans l'eau, portait derrière la tête la trace d'un coup et que la gorge présentait également des traces de strangulation. On a été induit en erreur : la preuve que le corps de Castel a séjourné dans l'eau et a dû être roulé par le flot, c'est qu'il a été relevé au delà du relais de la mer et qu’on a trouvé du sable dans toutes ses poches et jusque sur la peau. Quant aux blessures, il n'en portait qu'une, celle du front, d'un autre côté, on n'a constaté dans les vêtements aucun désordre, conséquence ordinaire d'une agression et d'une lutte. Aucune arrestation n'a eu lieu.  

 

Avril 1879   -  Pêche des moules.  -  L'exploitation des moulières ci-après désignées est autorisée, savoir : Quartier de Caen : Moulières de Gonneville, d'Auberville, de Villers, d'Hermanville, de Lion, de l'Aiguillon, de Tracy, de Port, de Longues, de Huppain, de Ste-Honorine. Sous-quartier de Courseulles : Moulières de Figar, de Lombay, de Creuhot, de Lihan, de la Folie, de la Home, de l'Escorbat, de l'Anguille, de Langrune, de Saint-Martin, de Valet, de Haut-Rocher, des Grouins, de la Vieille-Pouque, de la Roquette, des Essarts, de Bernières, de Maragnan, de Germain, de la Roquette, de la Tunelle: de Saint-Gerbaut, de l'Epecque. 

Les moules pêchées en contravention seront reportées par les délinquants sur les bancs d'où elles proviendront. Il est défendu d'arracher les moules à poignée et de les cueillir avec d'autres instruments qu'un couteau, et de circuler sur les moulières avec des voitures ou des bêtes de somme. Il est défendu de pêcher et d'employer à un usage quelconque, notamment à l'engrais, les moules n'ayant pas la dimension minimum de trois centimètres.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Bernières-sur-Mer, 1 078 habitants, Mme Lucas (Angélique), 52 élèves payantes, 17 gratuites ; 900 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée 25 fr. Deux religieuses. Une maîtresse de travail à la charge de l'institutrice.

 

Juillet 1879   -  Secours aux communes.  -  Escoville, travaux d'appropriation de l'école, 500 fr.   -   Bernières-sur-Mer, restauration de l'église, 11 000 fr.   -  Pennedepie, réparations à l'église, 350 fr.   -   Creully, restauration de l'église, 2 000 francs.

 

Juillet 1879   -  Les pluies d’aujourd’hui et les pluies d’autrefois.  -  Dimanche dernier, on a lu dans toutes les églises une circulaire de Mgr  l'évêque de Bayeux ordonnant des prières publiques pour la cessation de la pluie. Il faut remonter à plus d'un siècle et demi, à 1725, pour trouver une année aussi pluvieuse que 1879.

En 1725, la pluie ne cessa de tomber trois mois durant, on fit également des prières publiques et on promena dans Paris la châsse de sainte Geneviève. La pluie cessa deux jours après. Nous, sommes moins heureux en 1879, car depuis que les prières publiques sont commencées, la pluie tombe de plus belle, sans aucun égard pour les circulaires et les prières épiscopales.  

 

Août 1880  -  Les bains de mer.  -  Bernières et Courseulles héritent du trop plein de Saint-Aubin. Du côté d'Houlgate et à Lion, il y a aussi affluence. A Luc, les maîtres d'hôtel ne savent où donner de la tête, à la Belle-Plage, on a servi dimanche près de 400 repas. Baron y est attendu. La population, reconnaissante des retraites aux flambeaux que le grand comédien organisait chaque soir l'an dernier, se propose d'aller le chercher tambour en tête.  

 

Août 1880  -  Les bains de mer.  -  Le soir, lorsque la mer est calme, on voit, à peu de distance de la grève, jouer de jeunes marsouins. Lundi, à mer basse un petit phoque a été pris par un baigneur, il est mort dans la nuit.

 

Août 1880  -  Les orages.  -  Mardi et mercredi un violent orage s'est abattu sur une partie du Calvados. La foudre a causé des dégâts au bureau télégraphique de Courseulles, des poteaux ont été renversés entre Courseulles et Bernières, et la directrice a été renversée, sans aucun mal, dans son bureau, par une commotion. Le fluide est tombé à Hermanville. A Lisieux, il est tombée à trois endroits différents, route neuve de Paris, près de la mairie de St-Jacques, sur les remises de M. Papillon, carrossier, rue Olivier, derrière le chevet de l'église St-Pierre, et enfin dans le jardin du collège, et n'a fort heureusement causé ni accidents, ni dégâts appréciables. 

A Caen, la circulation a été un moment interrompue dans quelques rues, qu'une pluie diluvienne avait transformées en torrents. On dit aussi qu'un homme a été tué à Airan.  

 

Octobre 1880  -  Travaux.  -  Il est fortement question de terminer le chemin qui passe derrière le Casino de Saint-Aubin et de le continuer jusqu'à Courseulles. Il crèverait l'extrémité de Saint-Aubin et passerait entre Bernières et la mer .

 

Juillet 1881  -  Encore un mystère.  -  Mardi matin, des passants trouvaient étendus sur la route de Saint-Aubin-sur-Mer à Bernières, le cadavre du nommé Nicolle, âgé de 22 à 24 ans, ouvrier maçon. Il avait la tête fracassée par un coup de pistolet, et le pouce de la main gauche était emporté, comme s'il eût été atteint au moment où ce jeune homme essayait de préserver son visage de l'arme qui le menaçait. 

Le pistolet, arme anglaise à un canon, a été retrouvé de l'autre côté de la route, derrière un tas de pierres, il avait été tellement chargé, qu'en parlant il avait éclaté. 

On a dit que Nicolle, qui était d'un caractère querelleur, avait été tué à la suite d'une dispute qu'il avait eue en sortant du cabaret, mais l'enquête a démontré que cette mort était le résultat d'un suicide. Plusieurs fois déjà Nicolle avait manifesté l'intention de se détruire, il était l'ami de David, en ce moment en prison, sous la prévention d'avoir jeté à l'eau le nommé Lemarchand. La sœur de ce dernier était aussi au mieux avec Nicolle.  

 

Août 1882  -  Bains de mer.  -  Avec le beau temps et le 1er août, les baigneurs commencent à arriver, bien qu'en moins grand nombre que les années précédentes. Le mauvais temps, les désastres financiers, la politique et le retard des vacances parlementaires, tout y est pour un peu.

Mardi, le train de Caen à Courseulles était composé de 17 voitures de toutes classes. 

Il paraît que des méchants ou des jaloux ont fait courir le bruit que les fièvres étaient à Bernières, du côté de Saint-Aubin. 

Mardi, nous nous sommes rendu sur les lieux, et nous pouvons affirmer qu'il n'en est rien. D'un autre côté, on disait que dans un hôtel du littoral, plusieurs personnes avaient failli être empoisonnées par des casseroles mal nettoyées, sur ce point encore, nous pouvons, donner le démenti le plus formel.

 

Décembre 1882  -  Un mari trompé et assommée. -  Mercredi, le sieur Édouard Lecoq, âgé de 36 ans, maçon à Bernières-sur-Mer, rentrait à son domicile, vers sept heures du soir. La porte de la chambre à coucher étant fermée en dedans, il frappa avec force. Au bout d'un instant, sa femme vint lui ouvrir, mais au moment de pénétrer dans la chambre, Lecoq reçut sur la tète un coup qui lui fendit la tête et lui fit perdre connaissance. Le coup a dû être porté avec un corps coupant, de plus, Lecoq avait à la figure et sur le corps plusieurs contusions. 

Plainte a été portée, l'auteur de cette criminelle action doit être un individu avec lequel la femme Lecoq entretient des relations coupables.  

Septembre 1885  -  Noyées.  -  Mardi matin, à Bernières-sur-Mer, une pêcheuse de crevettes était restée seule à marée basse. Elle n'a pas été revue. On craint qu'elle n'ait été emportée par la mer. 

— A Ver-sur-Mer, une pêcheuse de crevettes, la femme Leprêtre, s'est noyée lundi. De la plage, on a entendu ses cris, mais on n'a pu lui porter secours.  

 

Mars 1887  -  Tentative d’assassinat.  -  Samedi, à Bernières-sur-Mer, à 6 heures du matin, la veuve Guillaume, journalière, se rendait à l'étable du sieur Augustin Seigle, pour y soigner les bestiaux. Un individu, dont elle n'a pu donner le signalement, sortit de l'étable et lui donna un coup de couteau, qui ne fit que traverser les vêtements, le coup ayant été amorti par le buse du corset. Le malfaiteur lui donna en outre un violent coup de pied dans le ventre qui la fit tomber par terre, puis il s'enfuit.

 

Mars 1887  -  Une femme qui s’assassine.  -  Nous annoncions, dans notre dernier numéro, que, le samedi précédent à Bernières-sur-Mer, un individu avait tenté d'assassiner la veuve Guillaume, 33 ans, au moment où elle entrait le matin dans l'étable du sieur Seigle. Elle ne pouvait expliquer cet attentat, ne se connaissant pas d'ennemis, disait-elle. L'enquête a fourni cette explication et a établi que c'est la veuve Guillaume qui s'est fait elle-même quelques blessures, peu graves, afin de mettre sur le compte de son prétendu assassin un vol de 600 fr. dont elle est inculpée. Trois cents francs ont été retrouvés.

 

Juillet 1891  -  Jeune baigneur noyé.  -  Jeudi l'après-midi, M. Joseph Lelarge, 19 ans, était allé, à Bernières, passer la journée. Avant de dîner, il voulût prendre un bain en compagnie d'un de ses camarades. Quoique très bon nageur, on le vit disparaître sous les flots. Son camarade se précipita à son secours. Mais, ne sachant pas nager, il dut revenir sur le rivage, le capitaine Pelliat, qui venait de prendre son bain, se jeta aussi à la mer, mais inutilement. 

Ce n'est qu'à dix heures du soir que fut retrouvé, à la marée basse, le cadavre de Joseph Lelarge. Ce jeune homme était un des meilleurs élèves de la classe de philosophie de Sainte-Marie. Ce drame s'est passé sous les yeux de la pauvre mère affolée. Joseph Lelarge était originaire de Caen. (Source B-N)

 

Février 1892  -  Un pendu.  -  Le nommé Jacques Desrieus, 55 ans, employé au chemin de fer de Caen à la Mer, demeurant à Bernières, n'était pas commode quand il avait bu un coup. Ces jours derniers, il avait encore cogné sur sa femme. Celle-ci s'enfuit.  Quand elle voulut rentrer, la porte était fermée à l'intérieur. Elle fut chercher le garde champêtre, qui trouva Desrieus pendu à l'aide d'une corde fixée au plafond de la baraque qu'il habitait.  (Source B-N)

 

Mars 1892  -  Grand marée.  -  Une grande marée aura lieu le 28 mars. Elle atteindra 118, c'est-à-dire une hauteur à laquelle la mer ne monte que: quatre à cinq fois par siècle.  (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  La pluie.  -  La pluie, que les cultivateurs demandaient à grands cris, a fini par tomber. Sur plusieurs points de notre département, notamment sur Caen et les environs, ç'a été, mardi, pendant une heure, un vrai déluge. (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  Nouvelle impôt sur les pommes.  -  Le gouvernement, dans son projet de budget, frappe, les pommes d'un droit qui viendrait se cumuler avec l'impôt sur les cidres. La commission du budget est disposée à accepter l'établissement de cette taxe, ce qui ferait que le cidre paierait, tant sous la forme de matière première que sous celle de produit fabriqué. Singulière façon, vraiment, de procéder au dégrèvement des boissons populaires.  (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  Les vélocipèdes ont du bon.  -  Si cette légère machine cause quelques ennuis aux promeneurs, il faut dire qu'elle rend parfois service. Nous en avons eu la preuve ces jours-ci. Les paquets de journaux de nos dépositaires. ligne de Courseulles, avaient été laissés dans un coin. La poste les a fait transporter en vélocipèdes aux destinataires. Retard : quelques heures seulement. (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  La viande.  -  Par suite de la disette d'herbe, les cultivateurs sont obligés de vendre leurs bestiaux à des prix excessivement bas. Les bouchers en général, et ceux de Caen en particulier, syndiqués à cet effet, n'en continuent pas moins à vendre la viande à un taux élevé. Les bouchers feraient bien de l'abaisser, car, s'ils ne le font pas, il se pourrait que la question fût soulevée en séance municipale et qu'une demande de taxe soit formulée.  (Source B.N.)    

 

Juillet 1892  -  Droit sur les pommes.  -  Les sénateurs et les conseillers généraux républicains viennent d'adresser à tous les maires du département une circulaire et une pétition en vue de protester contre le vote de la commission du budget qui frappe un droit de circulation de 30 c. par hectolitre les fruits à pressoir. 

Une autre pétition a été aussi envoyée par le baron Gérard dans son arrondissement. Nous engageons les maires à s'occuper sérieusement de cette question qui intéresse à un si haut degré la fortune du Calvados. (Source B.N.) 

 

Juillet 1892  -  Armée.  -  A l'avenir, tout Français militaire fait partie de l'armée active pendant trois ans, de la réserve pendant dix, de la territoriale pendant six. 

— Les réservistes des classes 1882 et 1885 sont convoqués : Infanterie, 1er série, du 22 août au 23 octobre. 

— 2e série, du 26 septembre au 23 octobre. 

  Artillerie, 1er série, du 22août au 18 septembre. 

— 2e  série, du 30 septembre au 30 octobre.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  La foudre.  -  Mardi l'après-midi, nous avons eu un orage de tonnerre. Il faisait une chaleur torride. La foudre est tombée sur divers points. Cet orage s'est étendu sur presque toute la France et à l'étranger. (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Idée originale.  -  M. Etienne, négociant en vins, a fait construire une immense voiture qu'il a baptisée «La Normande » avec laquelle il doit faire, en famille, le tour de France. Cette roulotte est construite avec luxe et très confortablement emménagée, elle comprend une cuisine, trois chambres à coucher, une salle à manger, une écurie mobile, etc. Elle est attelée de trois vigoureux percherons. Notre compatriote, accompagné de sa famille et de deux domestiques, est parti pour Rouen. Moyen pratique de ne jamais manquer le train et de n'avoir pas à subir les ennuis des hôtels. Malheureusement ce truc n'est pas à la portée de toutes les bourses. (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Bains de mer.  -  Les chaleurs font fuir Paris et rechercher les bords de la mer. Aussi les baigneurs commencent-ils à arriver. Le casino de Trouville, toujours dirigé par M. de Maraine, vient de publier son tableau de troupe. Il est très complet. La jetée en fer a été essayée. Tout porte à croire que vers le 10 juillet le public pourra bénéficier des inestimables avantages d'un nouveau service régulier, sans souci des bases-mer. Les régates de Trouville auront lieu les 30 et 31 juillet et le 1er août. 

 - Ouverture du casino de Luc le 10 juillet, Jeux, orchestre choisi, petite troupe d'opéra et de comédie recrutée parmi les meilleurs artistes. 

 - Mme Messeline qui a joué 80 fois miss Helyette, à Bruxelles, est descendue à l'hôtel Belle-Plage. 

 - Caen Bains de Mer a fait sa réapparition. Toujours frais, toujours soigné, notre confrère. Il fera bien de surveiller son correspondant d'Arromanches qui lui fait dire que le maire ne fait pas réparer l'effondrement des digues : d'abord, parce que les digues ne sont pas défoncées, ensuite, parce que cela ne regarde pas le maire. 

 - Autre éclosion : « l'Écho des Plages », bi-hebdomadaire, journal des stations de Beuzeval-Houlgate, Dives. Cabourg, le Home, Ouistreham, Lion, Luc, Langrune, St-Aubin, Bernières et Courseulles. — Bureaux et rédaction, 102, rue Saint-Pierre, Caen.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés chevaliers : M. Braissac, conseiller municipal à Bemiéres-sur-Mer ; Cochon-Labutte, maire de Livarot ; Bastard, éleveur à Fontaine-Henry ; Delouey, maire de Bény-Bocage ; Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  En ballon.  -  Une ascension a eu lieu samedi au Havre, au profit de l'aéronaute Porlié. A quatre heures, M. Porlié avec sa fille, âgée de 14 ans, est dans la nacelle du « Victor-Hugo », cubant 700 mètres, il crie le traditionnel « a Lâchez tout ! » Le ballon s'élève dans les airs aux applaudissements chaleureux de la foule. Après avoir plané longtemps au-dessus de la mer, le ballon a paru se diriger du côté de Trouville et Caen. Il est passé près de Bernières en rasant la terre et en suivant la direction sud-ouest. Les passagers appelant au secours, des personnes ont essayé en vain d'arrêter l'aérostat qui a atterri à la Dèlivrande.  (Source B.N.)  

 

Août 1892  -   Les grosses chaleurs.  -  Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes. 

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.  (Source B.N.)  

Octobre 1892  -  Enfin !  -  Depuis de longues années, MM. Lefortier et Cie réclamaient un service de poste de Caen à Courseulles, par Thaon, et de Courseulles à Douvres. Un coup d'épaule de M. Charles Benoist, publiciste, originaire de Courseulles, a fait aboutir l'affaire. Ce sont les habitants du littoral qui sont contents.   (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Mauvais vote.  -  La Chambre vient de voter, en principe, la suppression du privilège des bouilleurs de crû. Espérons que ce vote n'est pas définitif. (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Longévité extraordinaire.  -  L'un de nos abonnés nous écrit qu'il y a l'école vétérinaire de Bruxelles, (Belgique), une jument âgée de 41 ans et ayant eu 18 produits, dont le dernier est né en 1891 (la mère âgée alors de 40 ans). Cette jument n'a aucune tare, jouit d'une bonne santé, mais ne possède plus une seule dent. (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Les bouilleurs de cru.  -  Nous avons annoncé que la Chambre avait voté la suppression du privilège des bouilleurs de cru auxquels il ne serait plus accordé que 10 litres d'alcool comme consommation personnelle. 

Il se pourrait que la Chambre revienne sur cette décision. Mais ce qui paraît bien acquis, c'est l'élévation du droit sur l'alcool de 156 à 235 fr. l'hectolitre et l'élévation des licences des débitants. Par contre, l'Etat abandonne ses droits sûr les boissons. (Source B.N.)

 

Décembre 1892  -  Tirage au sort.  -  Les jeunes gens faisant partie de la classe 1892 doivent se présenter au bureau militaire de la mairie de Caen, pour fournir tous les renseignements nécessaires, à l'effet d'être inscrits sur les tableaux de recensement. Sont compris dans ce recrutement pour l'année 1892 les jeunes gens nés du 1er janvier 1872 au 31 décembre suivant, tous les omis des classes antérieures. En cas d'absence, les père, mère, tuteur ou curateur des jeunes gens doivent se présenter. (Source B.N.)  

 

Décembre 1892  -  Recensement.  -  Le recensement des voitures attelées, susceptibles d'être utilisées pour les besoins de l'armée au moment d'une mobilisation, aura lieu du 1er au 15 janvier. (Source B.N.)

 

Janvier 1893  -  Le froid.  -  Le froid a fait son apparition cette semaine. A Bernières, le thermomètre est descendu à 10 degrés au-dessous de zéro.  (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Bouilleurs, bouillez en paix.  -   Les bouilleurs de cru peuvent se rassurer, il n'y aura rien de changé à leur situation cette année. (Source B.N.)

 

Avril 1893  -  28 jours de plus.  -   En application de la nouvelle loi sur le service militaire qui porte à dix ans le service à accomplir dans la réserve, la direction de l'infanterie a reçu l'ordre de préparer un nouvel appel pour une troisième période de 28 jours, que devront accomplir dorénavant tous les hommes pris par la conscription. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)

Juin 1893  -  Les fourrages.  -  Une circulaire ministérielle indique de ne pas acheter le foin à plus de 100 fr., les 1 000 kilos quand les grains, les tourteaux et autres résidus, tels que drèches, pulpes, etc…….., peuvent donner l’équivalent en nourriture à un prix moindre. 

— On peut donner les feuilles d'arbres aux bestiaux, elles ont la valeur de la luzerne. Ne pas donner de châtaigniers, pas, de feuilles de noyers, elles tarissent le lait. Ne pas donner de très jeunes feuilles, elles nuisent à l'arbre et donnent la maladie du bois aux animaux. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Fête du 14 juillet.  -  Les pâtissiers et boulangers, sont prévenus que le type à fournir pour la distribution de gâteaux à faire aux enfants, a été arrêté ainsi qu'il suit : Un ou plusieurs gâteaux secs ou biscuits renfermés dans une enveloppe telle que boite, panier, sac, etc……, avec les couleurs nationales et ornementations diverses.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1893  -  Les guêpes.  -  Il y a beaucoup de guêpes cette année par suite des chaleurs. Nos campagnes et nos plages en sont couvertes. Dans le Cher, ces insectes sont si nombreux qu'on ne peut pas cueillir les fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Le jus de tabac.  -  En vue de permettre aux cultivateurs de défendre leurs récoltes contre les ravages des nombreux insectes que la sécheresse a fait éclore, l'administration des contributions indirectes rappelle que le commerce en détail des jus de tabac dénaturés est entièrement libre et toute personne peut, sans être astreinte à la moindre formalité, obtenir la livraison de ces produite et même en constituer un dépôt, où chacun à la faculté de venir s'approvisionner. 

Une notice indiquant le mode d'emploi, les conditions de vente et d'expédition des jus de tabac dénaturés, est tenue à la disposition des intéressés par les entreposeurs de tabacs de Caen: Bayeux, Lisieux, Honfleur, Vire et Falaise. (Source B.N.)  

 

Juillet 1893  -  Avis aux baigneurs.  -  Annuaire des marées pour Caen-Ouistreham et ses environs, indiquant l'heure des pleines et basses mers ; les hauteurs d'eau des pleines mers en mètres et en centimètres, pieds et pouces anglais ; le lever et le coucher du soleil et de la lune conformés â l'Annuaire des marées des côtes de France et divers renseignements utiles, est en vente sur nos côtes, et à Caen, chez M. Brulfert, libraire. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  La saison.  -  Nos côtes se sont garnies, mais tout n'est pas loué. L'année sera assurément bonne comme nombre, mais on se plaint que les baigneurs font bien moins de dépenses qu'autrefois, on sent la gêne. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  Les fabriques d’églises.   -  Le nouveau règlement sur la comptabilité des fabriques d'églises vient d'être promulgué. Désormais, les comptes des fabriques seront vérifiés et jugés par les conseils de préfecture, et soumis à la vérification des inspecteurs des finances. 

Tous leurs fonds disponibles devront être versés au Trésor. Dans le cas où le trésorier n'accepterait pas d'être comptable des deniers publics, il serait nommé, par les marguilliers, un receveur spécial, et, sinon, les fonds seraient encaissés par le percepteur de la commune, qui seuL pourrait lever les troncs de l'église, ses jours de tournée dans la commune. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  Les retards des trains.   -  Le ministre des travaux publics, ému des retards signalés dans la marche des trains, a prescrit aux commissaires de surveillance des principales gares de dresser des procès-verbaux.

Un projet de loi punissant les retards par des amendes prélevées sur les dividendes va être présenté. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  La chaleur.   -   La chaleur a été très grande dans le Calvados, mais pas encore comme dans le Midi et dans le centre de la France. Rien que dans l'arrondissement de Bordeaux, on a constaté douze morts par insolation. Dans la Loire-Inférieure, il y a eu aussi une dizaine de morts par suite d'insolation.  

 

Septembre 1893  -  Le cyclone.  -  Nous avons eu, dans le Calvados, la fin du cyclone qui a fait tant de ravages dans le Midi et près de Paris. 

— A Cette, un mousse a été enlevé par le vent et a été noyé. 

— A Maisons-Laffitte, il y a eu plusieurs blessés, le vent était tellement violent qu'une voiture attelée a été renversée et trois wagons culbutés.

—A Rouen, la foudre est tombée sur une maison, pas d'accident. 

— Dans la région de Charleroi, une maison s'est écroulée, un homme a été tué. 

— Le vapeur n'a pas pu entrer samedi à Trouville, il a dû retourner au Havre. 

— En Angleterre, il y a eu une tempête de neige. (Source B.N.)  

 

Octobre 1893  -  Chronique judiciaire.  -   Théodore Deliot, 47 ans, cultivateur à Lion-sur-Mer, chasse,16 f.

— Pierre Gillette, 68 ans, journalier, à Allemagne, coups et blessures à sa femme, 15 jours de prison,

— Albert Barbe, 15 ans, journalier à Bernières-sur-Mer, vol d'une somme d'argent au sieur Magniez, jusqu'à 20 ans dans une maison de correction.

— Auguste Lelièvre, 53 ans, domestique à la Délivrande, outrages à la gendarmerie, ivresse, tapage, 1 mois.

— Albertine Hepiegne,femme Beuron, 42 ans, journalière à Colombelles, vol de choux dans les champs au préjudice du sieur Cliquet, 1 mois et 16 fr. (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  L’appel de la Classe 1892.  -   Tous les conscrits qui ne sont appelés sous les drapeaux que pour une seule année de service partiront le 11 novembre. Ceux qui vont rester au régiment pendant trois ans partiront le 14 et le 16 novembre, le 14, ceux qui sont attachés à des subdivisions de régions impaires, et le 16, ceux qui appartiennent à des subdivisions de régions paires, les uns et les autres recevront des ordres d'appel. Cette année-ci, aucune demande de changement de destination ou de devancement d'appel ne sera accueillie. 

Dans la 3e région de corps d'armée, les subdivisions impaires sont : Bernay, Falaise, Rouen (nord) et Caen. Les subdivisions paires sont : Evreux, Lisieux, Rouen (sud) et le Havre. (Source B.N.)

 

Novembre 1893  -  La tempête.  -  Samedi et dimanche, une tempête s'est déchaînée sur la Manche et a fait d'incalculables dégâts dans notre région.

— Plusieurs navires se s'ont échoués sur le littoral. Deux cadavres de marins ont été trouvés au milieu de monceaux de débris de toute sorte. La force du vent a renversé plusieurs wagons du Decauville, pas un des 14 voyageurs qui s'y trouvaient n'a été blessé.

— Le « Chanzy », M. Allainguillaume, s'est échoué à Ouistreham, le navire n'est pas en danger.

— L' « Elisabeth-Kelly », bateau anglais, allant en Islande, était en vue des côtes d'Angleterre, lorsqu'il a été pris par un coup de vent qui lui a brisé ses mâts et déchiré ses voiles. Il s'est échoué en face de Langrune. Huit marins, dont six sont mariés, sont montés dans deux canots, au risque d'être engloutis, et ont sauvé les six hommes d'équipage. On espère sauver, le bateau.

— Trois hommes de l'équipage d'un bateau de Port-en-Bessin, enlevés par une lame, auraient été considérés comme perdus pendant quelques instants, lorsqu'une autre vague les aurait rejetés miraculeusement sur le pont.

— Au Havre, le pilote Mauger a été enlevé par une vague.

— A Dieppe, quatre hommes, qui portaient des amarres au paquebot « Paris », ont été jetés sous les roues : deux ont été tués.

— A Calais, on compte déjà 14 morts et plus de 50 orphelins.

— Un mur s'est écroulé sur la voiture du docteur Renaud, de Harfleur. Le domestique a été tué, M. Renaud est très grièvement blessé.

— A Châteaudun, éboulement d'un bloc de rocher qui a écrasé des maisons de la rue, des Fouleries. Huit personnes sont ensevelies et sûrement mortes.

—16 cadavres de marins anglais ont été trouvés sur les côtes de la rade de Morlaix. C'était l'équipage du trois-mâts anglais « Aboukir-Bay », de 1,117 tonneaux.

— Le vapeur « Orientos », de Hambourg allant à Lisbonne, s'est brisé sous Barfleur : 9 hommes sauvés, 5 noyés.

— Un vapeur grec le « Parastevi », allant à Cardif, naufragé sous St-Germain-de-Vaux, le pilote hollandais noyé ainsi que le second du bord.

— Le voilier « Surprise », perdu corps et biens en face de Biarritz : morts, 1 capitaine et 4 matelots.

— Devant Douvres, un steamer à sombré : 21 personnes ont péri.

— On estime à 134 le nombre de personnes qui ont péri, en Angleterre, dans les accidents provoqués, par la tempête et en dehors de celles mortes avec les navires naufragés restés inconnus qui ont sombré.

— De Copenhague, on écrit qu'il y a eu une violente tempête. Un grand nombre de bateaux de pêche ont fait naufrage. 37 pêcheurs se sont noyés.

— Le vent a brisé des arbres d'une grosseur énorme. Beaucoup de pommiers ont été renversés. Il y a eu des trombes de neige à Alençon et au Mans. Il y a même eu, dimanche, dix centimètres de neige à Caumont-l'Eventé, et la voiture de Villers est restée en détresse sur la route. A Limoges et à Lyon, à Caen, il a encore neigé mercredi la nuit. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -  Albert Lepellettier 36 ans, Journalier à Bû-sur-Rouvres, mendicité, outrages, coups aux gardes particuliers Valette et Perrine, 1 mois. 

— Maria Lefèvre, 53 ans, journalière à Bernières-sur-Mer, outrages au maire et au garde champêtre de Bernières, 15 jours de prison. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  La Normandie et les îles Anglo-normandes.  -  Les liens si étroits qui, unissent la Normandie et l'archipel normand vont se resserrer encore. A la suite d'une enquête et après s'être concerté avec des personnages influents des îles, le comité caennais de l'Alliance française a résolu de subventionner les écoles françaises et l'étude du français à Jersey et Guernesey, où les empiétements de l'anglais ont mis la langue française en péril. (Source B.N.)

 

Décembre 1893  -  Morte sur la route.  -  Victoire Tillard, veuve Costil, 56 ans, journalière à Bernières-sur-Mer, mère de cinq enfants, allait à Putot-en-Bessin et s'était égarée à Bretteville-l'Orgueilleuse. Une dame Mancel lui avait indiqué son chemin et lui avait remis la lanterne avec laquelle elle a été trouvée morte sur la route. (Source B.N.)  

 

Février 1894  -  Enseveli sous un éboulement.  -  Mercredi, vers 1 h. 1/2 du soir, le sieur Philibert Lunel, 45ans, ouvrier maçon, à Bernières-sur-Mer, étant occupé à Saint-Aubin-sur-Mer dans une tranchée creusée dans le sable, profonde de 2 m. 70 environ, a été enseveli sous un éboulement. On le délivra, le corps de Lunel était encore chaud. Malheureusement, il fut impossible de le rappeler à la vie, malgré les soins qui lui furent prodigués par M. Malassis. Pharmacien. (Source B.N.)  

 

Février 1894  -  Mouvement de la population.  -  D'un rapport inséré au Journal officiel, il résulte qu'il y a eu dans le Calvados en 1892, 8 616 naissances ; 10 672 décès ; 3 054 mariages et 89 divorces, excédent des décès, 2 056. (Source B.N.)

 

Février 1894  -  Le froid.  -   L'hiver nous est revenu brusquement cette semaine. Mardi matin le thermomètre marquait 4 degrés au-dessous de zéro et mercredi 6 degrés.  (Source B.N.)

 

Février 1899  -  Filouterie d'aliments.  - Le nommé Eugène Leroy, âgé de 30 ans, journalier, né et demeurant à Saint-Aubin-sur-mer, a été mis en état d'arrestation pour filouterie d'aliments, outrages et rébellion envers le garde champêtre de cette commune.

 

Février 1899  -  Nécrologie.  -  Nous apprenons avec peine la mort subite de M. Le vicomte de Milhau. Il y a quelques jours, au saut du lit, il appela son domestique pour lui demander quelques objets de toilette. Le brave serviteur, arrivant aussitôt, eu la douleur de trouver son maître étendu inanimé sur le parquet.

M. Le vicomte de Milhau avait succombé à une rupture d'anévrisme. C'était un excellent homme, d'humeur facile et aimable, et d'un caractère obligeant et serviable.

 

Janvier 1900  -  Naufrage.  - En début d'année, très forte tempête. Le cotre "Ouragan" chargé de briques, en détresse dans la rade de Ouistreham, casse les chaînes de ses deux ancres et est jeté à la côte devant Cabourg. Même mésaventure à Bernières sur mer, pour un bateau de pêche boulonnais. les deux équipages ont été sauvés.

43    BERNIERES.  -  Entrée de la Plage.  -  LL.

19   Bernières-sur-Mer (Calvados)  -  La Rue des Ormes

17   BERNIÈRES-sur-MER  -  Rue Montauban

1095   BERNIÈRES-sur-MER (Calvados)  -  Rue de Courseulles.

BERNIÈRES-sur-MER  -  Transport du Varech.

14.   BERNIÈRES-sur-MER  -  Rue de la Gare

2.   Bernières  -  Le Lavoir Communal

 BERNIÈRES  -  Sur la Digue

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