Édition de Bernières-sur-Mer                                                                                                                                                                                                               Édition du 24 juin au 7 juillet 2018

BERNIÈRES  s/ MER 

Canton de Douvres-La-Délivrande

Les habitants de la commune sont les Bernièrais et les Bernièraises.

Janvier 1901  -  Incendie  -  Un incendie a détruit une meule de blé appartenant à M. Félicien Quiquemelle, cultivateur. Auteur soupçonné.

 

Février 1902  -  Un noyé.  -  Mardi dernier, le corps du nommé Grard, âgés de 18 ans, a été trouvé dans le marais.  

 

Septembre 1902  -  Bureau de poste.  -  Par arrêté en date d'hier, du Sous-secrétaire d'État des Postes et des Télégraphes, la création d'un bureau de poste est autorisé dans cette commune.  

 

Juin 1903 Naufrage.  -  Un marin-pêcheur de Saint-Aubin et un autre de Bernières coulent avec leur barque, "assaillis par un coup de mer".

 

Juillet 1903  -  Cadavre retrouvé.  -  Un des malheureux matelots engloutis par la mer, en face Saint-Aubin-sur-mer, a été retrouvé mercredi dernier. Son état est tel qu'on a pu le reconnaître. L'inhumation a eu lieu et toute la population a tenu à conduire à sa dernière demeure cette victime de la mer.

 

Décembre 1903  -  Accident.  -  Lundi vers 3 heures de l'après-midi, M. Augustin Lemoine, cultivateur, conduisait à Saint-Aubin une voiture de moellons. En traversant un passage à niveau de la ligne de chemin de fer, il trébucha sur des cailloux et tomba si malheureusement qu'une roue lui passa sur le corps.

Relevé par des témoins de l'accident M. Lemoine a été transporté à son domicile, où il a reçu les soins du docteur Tourmente. Il a un doigt de la main droite écrasé, il éprouve de très vives douleurs internes.

 

Juin 1905  -  Un accident.  -  Dimanche vers 7 heures et demie du soir, un accident est arrivé à un sieur Lacour qui, en voulant, à marée haute aller chercher de l'eau dans une barrique, perdit pied et allait infailliblement périr sans le dévouement de M. Pestel, conseiller municipal, qui heureusement, se trouvait sur la plage avec sa famille, n'hésita pas à se jeter dans l'eau et fut assez heureux de retirer Lacour sain et sauf. Voulant se soustraire aux félicitations des personnes accourues, M. Pestel rentra chez lui. 

 

Août 1905  -  Des malfaiteurs.  -    Dans la nuit de dimanche à lundi, des malfaiteurs restés inconnus ont fracturé huit cabines et jeté à la mer les objets qu'elles contenaient.  Heureusement, les cabines ne refermaient aucun objet précieux. Le préjudice causé est de 200 francs environ. Une enquête est ouverte.

 

Janvier 1907  -  La tempête dans la Manche.  Une violente tempête de nord a sévit sur toute la côte, causant d'importants dégâts.

Il est impossible de ravitailler les forts et ouvrages avancés en mer. Tous les caboteurs de Dunkerque à Nantes se sont réfugiés en toute hâte dans les ports, quelques uns avec des avaries. La navigation est interrompue.

La neige tombe en abondance et rend les routes difficiles, empêchant les cultivateurs d'apporter leurs produits.

A Cherbourg, la rade est consignée par ordre du préfet maritime et le croiseur « Jules-Ferry » est obligé de rester sous pression.

Tous les bateaux de pêche de Grandcamp et de Ia Hougue ont dû renoncer a se rendre sur les lieux de la pêche, par crainte de sinistres. Toutes les mesures sont prises par la direction des mouvements des ports et les équipages des bateaux de sauvetage se tiennent en permanence. (source M. C.) 

 

Janvier 1907  -  Le froid.  -      La température sibérienne que nous subissons en ce moment a fait à Paris dans la journée d'hier un certain nombre de victimes. On signale une dizaine de personnes qui sont mortes de congestion occasionnée par le froid.

Partout le froid est terrible. C'est ainsi que le thermomètre marquait — 18° à Châlons-sur-Marne et — 20° à Remiremont et a Belfort. A Dijon, il gelait si fort que, lorsque hier matin à la gare des locomotives voulurent prendre de l'eau, elles ne le purent, les réservoirs étant complètement congelés. De ce fait, les trains, dans les deux directions de la ligne, subirent des retards considérables.

A Avignon, à Grenoble, à Clermont-Ferrand, il neige abondamment.

Le Midi n'est pas épargné. Tout le littoral méditerranéen, de Marseille, de Port-Vendres, de Sète à Montpellier, est recouvert d'une couche de neige variant de 25 à 40 centimètres d'épaisseur, les trains subissent des retards considérables. Le Plateau-Central est impraticable aux courriers, de même que les Alpes dauphinoises et le massif pyrénéen.

Un froid Intense règne sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique, arrêtant toute la navigation.

Dans le golfe du Lion, la tempête fait rage, et l'on a du rappeler en hâte à TouIon, par sémaphore, l’escadrille de torpilleurs en exercices au large.

A Bruxelles, hier, le thermomètre est descendu à 13° au de sous, à Arlon, il s'est abaissé jusqu'à 11°. Le train de Paris est arrivé à Anvers avec trois heures de retard, la locomotive ayant eu un tuyau crevé par la gelée.

En Angleterre, la température s'est maintenue très basse.

Dans la Manche, la mer est démontée et quelques accidents sont signalés.

Dans les pays voisins, la température continue à être très basse et le froid excessivement vif.

A Berlin, à midi, hier, on a enregistré 24° au dessous. Dans la soirée la température s'est un peu radoucie.

La Suisse surtout a été très éprouvée. La neige tombée en abondance a interrompu sur plusieurs points les relations postales. (source M. C.)  

 

Janvier 1907  -  Maires révoqués.  -  Tous les maires du département du Calvados qui ont été suspendus pour s'être opposés à l'enlèvement des crucifix dans les écoles, viennent d avoir l'honneur d'être révoqués par décret du président de la République. (source M. C.) 

 

Janvier 1907  -  La location des presbytères.  -  Les instructions secrètes du ministère aux préfets.

Le gouvernement a eu l'habileté de se décharger sur les municipalités du soin de faire exécuter dans les communes les lois sur la séparation. Mais il a pris soin de « brider » les maires catholiques, de leur retirer les pouvoirs de location du 5 avril 1884, en faisant insérer dans la loi du 2 janvier 1907 cette prescription que tout bail de presbytère ne sera valable qu’après l'approbation préfectorale.

Lors de la discussion de cette disposition exceptionnelle, le gouvernement, par tactique, la présentait comme une simple formalité. Or, depuis, il a transmis aux préfets des instructions très rigoureuses : ils ont l'ordre d'annuler toute délibération municipale et de rejeter tout bail de presbytère dont le prix du loyer ne serait pas en rapport avec la valeur locative.

En fait, les maires ont toute liberté pour accentuer la rigueur des lois de séparation, mais il leur est impossible, sans se heurter au veto des préfets, d'en atténuer les mesures draconiennes dans une mesure quelconque et pour les motifs les plus légitimes. Les maires peuvent « serrer la vis », ils ne peuvent pas la « desserrer ».

On voit que le libéral Briand continue à combattre l'Église à « coups de libertés ». (source M. C.)  

 

Avril 1907  -  L’impôt sur le revenu.  -  Les présidents des chambres de commerce de France viennent de se réunir à Paris. Soixante-dix-sept chambres de commerce étaient représentées parmi lesquelles : Caen, Cherbourg, Flers, Le Havre, Paris.

M. Dubrujeaud, président de la chambre de Paris, a été appelé à la présidence de l'assemblée, M. Isaac, de Lyon, et M. Waddington, de Rouen, ont été élus vice-présidents.

La principale question à l’ordre du jour était l'impôt de M. Caillaux, qui n'a pas trouvé de défenseur parmi ces honorables commerçants et industriels dont l'avis vaut sûrement mieux que celui de vagues politiciens.

L'impôt sur le revenu a été rejeté à l'unanimité avec des considérants qui en font clairement ressortir tous les dangers. (source M. du C.)  

 

Mai 1907  -  La tempête.  -  Depuis mardi, un violent vent du Nord souffle sur toute la côte, accompagné de bourrasques de grêle. La mer est très grosse. (source M. du C.)

 

Septembre 1907 - Sauvetage d'un enfant. - Un incident s'est produit mercredi dernier sur la plage de Bernières. La mer montante avait charrié des planches reliées entre elles par des traverses boulonnées.

Deux enfants eurent l'idée de monter dessus. Aussitôt les enfants installés sur l'épave,  celle-ci s'éloigna du bord du flot et se dirigea vers le large. L'un des enfants sauta dans l'eau juste à temps et, tout trempé, légèrement blessé à la main, à moitié mort de peur, il put gagner le rivage. Mais l'autre enfant n'eut pas la même agilité et la mer l'entraîna au large sur l'épave.

Heureusement, une dame qui passait entendit les cris désespérés de l'enfant ; elle s'empressa d'aller chercher du secours. De braves marins accoururent et avec une promptitude digne de louanges, mirent à l'eau un canot et ramèrent vigoureusement vers l'enfant. Il l'atteignirent et le ramenèrent après quelques minutes d'effort. Nous félicitons les braves marins de Bernières qui ont assurément sauvé, grâce à leur agilité si prompte, la vie de l'enfant en péril.

 

Septembre 1908  -  Accident.  -  Lundi soir vers 8 heures 50, à environ 300 mètres de la gare de Bernières, le mécanicien du chemin de fer de Caen à la mer, crut apercevoir un homme couché sur la voie. Il renversa immédiatement la vapeur, mais ne put arrêter assez vite. Le cylindre a atteint cet homme, un nommé Jules Biot, 39 ans, domestique à Bernières, et l'a rejeté de côté.

Lorsque le train fut arrêté, on constata que le blessé était atteint à la tête, et en raison de la gravité de sa blessure, il fut ramené à Caen par le train suivant et admis à l'hôpital. L'enquête qui se poursuit a établi que Biot était en état complet d'ivresse.

 

Octobre 1909  -  Tempêtes sur tempêtes.  -  En six jours, deux tempêtes, la dernière surtout, ont occasionné, sur nos côtes, des dégâts considérables. C'est le port de Grandcamp qui a été le plus atteint : une trentaine de barques de pêche ont été plus ou moins avariées, c'est la ruine et la misère pour les malheureux pêcheurs. A la nouvelle de ce sinistre, M. Chéron s’est rendu à Grandcamp. Port-en-Bessin a aussi souffert, ainsi que Arromanches, ou une partie de la digue a été enlevée. 

A Courseulles, Langrune, Bernières, de nombreuses cabines, enlevées par la mer, ont été brisées. Tout le littoral, du reste, présentait un triste spectacle : toitures enlevées, arbres et poteaux arrachés, maisons inondées par la mer, qui est venue battre à plus d'un kilomètre dans les terres. Heureusement, on ne signale aucun accident de personne. (Source B.N.)

 

Mai 1912  -  Accident.  -  Le 16, Le gendarme Sarrat, se rendant en service à Courseulles, a été assailli à la Rive, Commune de Bernières-sur-mer, par un jeune chien appartenant à M. Aubrée, cultivateur, et qui l'a fait tomber de bicyclette. Dans sa chute, il s'est assez sérieusement blessé au poignet.

 

Mai 1912  -  Découverte d'un cadavre.  -  Le 14, on a trouvé le cadavre de Constant Lecourtois, 53 ans, domicilié, à Vincennes, que la mer, en se retirant, avait laissé sur le sable. Cet  homme avait été vu quelques instants auparavant, inquiet et agité. on croit à un suicide.

 

Juin 1913  -  Accident ou suicide ?  -  On a trouvé dans le lavoir communal le cadavre d'une alcoolique, la veuve Lepetit, 63 ans, journalière. On ne saura peut-être jamais si elle y est tombée accidentellement ou si elle s'est suicidée.

 

Novembre 1913 Un suicide  -  La veuve Vautier, 60 ans, sans profession,  s'est asphyxiée avec un réchaud à charbon. Ont dit que cette femme avait des embarras d'argent et que désespérée de ne pouvoir y faire face, elle a pris une fatale détermination.  

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados. -   Voici, d'après l'officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados : 

Allemagne-la-Basse (Fleury-sur-Orne) : Clocher de l'église ; Amblie  :  Portail occidental de l'église ; Anguerny : Clocher de l'église ; Asnières : Église ; Audrieu : Église ; Authie : Clocher et portail méridional de l'église ; Baron : Clocher de l'église ; Bayeux : Cathédrale Notre-Dame, chapelle du Séminaire, cheminée dite " Lanterne des Morts ", attenante à une maison place de la Cathédrale ; Bény-sur-mer : Clocher de l'église ; Bernières-sur-mer : Église ; Biéville-sur-Orne : Église ; Bougy : Église ; Boulon : Portail de l'église ; Brécy : Château ; parties classées : le portail formant entrée de la cour, les façades du corps de logis à l'exclusion des intérieurs, les dispositions architectoniques et décoratives du jardin ; Bricqueville : Église, etc...

 

Juin 1914  -  Goudronnage des routes.  -   On procède depuis lundi 29 juin jusqu'au dimanche 5 juillet au goudronnage du chemin de grande communication de Courseulles à Ouistreham, dans les communes de Luc, Langrune, Saint-Aubin et Bernières.

 

Mai 1915  -  Après les naufrages sur les cotes normandes.  -  Nous avons reçu de plusieurs blessés, en traitement dans les stations balnéaires de la côte normande, situées entre Luc et Courseulles, plusieurs lettres qui nous signalaient un fait curieux. Nous avons voulu nous rendre compte par nous-mêmes de l ‘exactitude de leurs dires, et nous venons de faire à pied le trajet Langrune – Bernières-sur-mer. Et voici ce que nous avons vu : Tout le long, tout le long des plages, au bord de la mer et sur les cordons littoraux de galets et de mouillages, se trouve une exposition ininterrompue de morceaux d’animaux morts. Ce sont des masses énormes de viande en décomposition, surtout des quartiers de bœuf entiers,  auxquels les os blanchis par le sel adhèrent encore.

De Langrune à Bernières, nous en avons compté plusieurs centaines ; les amas sont parfois assez rapprochés, parfois distants d’une cinquantaine de mètres. Dans le trajet, nous avons également rencontré quatre cadavres de chiens, dont un parfaitement conservé.  Les lettres que nous avons reçues et des renseignements recueillis, il résulte que ces morceaux d’animaux et ces cadavres proviennent des récents naufrages survenus dans la Manche.

La grande marée qui vient d’avoir lieu a rejeté toutes ces épaves de chair sur le rivage, avec une régularité surprenante. On m’a assuré que, en deux jours, des habitants d’une de ces plages avaient recueilli à mer basse un tombereau de bois de toutes sortes.  Cependant,  il importe de signaler le danger très sérieux qui résulte de ce dépôt de chair en décomposition sur tout ce coin de littoral. Les mouches pullulent sur ces débris, et les charognes. Les plages en ce moment sont fréquentées et parcourues par le grand air pur de la mer. Il est absolument urgent que des mesures promptes soient prises pour l’enlèvement de ces foyers d’infection.

 

Juin 1915  -  L’hôpital temporaire .  -  Ces jours derniers, on annonçait l’arrivée du commandant Brunet, fils de M. le baron Brunet, le regretté conseiller général de Saint-Pierre-sur-Dives. Le commandant Brunet blessé venait prendre un peu de repos bien gagné dans l’hôpital temporaire, au château que sa famille occupe depuis de longues années sur cette charmante plage de notre littoral.

 

Juin 1915  -  La situation agricole au 1er mai dans le Calvados.  -  Le mois d’avril a été favorable à l’exécution des travaux agricoles. On a achevé les semailles d’avoine et commencé celles d’orges et de betteraves. La végétation n’a pas été favorisée par la température dans la seconde quinzaine du mois. Néanmoins l’aspect général des cultures en terre reste  satisfaisant.

 

Juin 1915  -  On réclame.  -  L’enlèvement des animaux morts et autres détritus, véritables foyers d’infection qu’on trouve encore sur nos plages. C’est la marée qui nous apporte trop souvent ces victimes de sous-marins allemands.

Quand la mer se retire, autrement dit à la marée descendante, c’est une insupportable puanteur, et ces émanations peuvent produire des épidémies. Il importe donc de les enlever au  plus vite et le plus tôt sera le mieux.

 

Juin 1915  -  Une lettre du Préfet.  -  A la préfecture, on s’est  ému des nouvelles que nous avions données, au sujet des détritus de toute sorte et principalement des morceaux de viande pourrie rejetés par la marée sur le sable à proximité des cabines.

Une lettre a été de suite adressée par M. le préfet aux maires des régions que nous avons indiquées, pour les prier de faire enlever ou brûler ces épaves pestilentielles.

Malheureusement, la main-d’œuvre fait défaut : Le garde-champêtre, malgré toute sa vigilance et sa bonne volonté, ne peut faire cette besogne à lui seul, il finirait par y perdre le boire et le manger et il risquerait de tomber asphyxié, tout comme les membres du Conseil d’hygiène publique à Caen, dont la fin tragique explique l’apathie forcée.

 

Juin 1915  -  Sur le littoral.  -  Le monde arrive un peu partout sur nos plages, lentement au dire des gens qui ne sont jamais contents de rien, et assez vite en égard aux circonstances.

D’ordinaire, à cette époque, on entendait dire « les arrivages sont rares, il faut attendre le 14 », comme cette année la fête est supprimée, les gens voudraient voir les parisiens venir nous apporter leur galette, mais il ne faut pas oublier qu’elle est rare, ne pas se montrer trop avide et se garder d’oublier que personne n’est à la fête avec la guerre.

 

Juillet 1915  -  Échos balnéaires.  -  Le croira-t-on, c’est pourtant la vérité, la saison malgré les moments d’angoisse que nous traversons, promet d’être bonne et, d’ores et déjà sur presque tout le littoral, elle s’annonce sous les meilleurs auspices.

A Bernières et Courseulles : Les étrangers n’affluent pas encore, mais un certain nombre de locations ont été faites par correspondance et tout est prêt pour recevoir les nobles étrangers.

Dans certain article nous passerons en revue les autres plages du littoral et nous consacrerons à chacune d’elles un article spécial.

 

Août 1915  -  Situation critique.  -  Vendredi dernier de bon matin six baigneurs, dont une petite fille de 13 ans et deux dames s’étaient rendus à la pêche  à la crevettes à marée basse, très loin.  Surpris par la mer à l’heure du flux, ils furent rapidement cernés et malgré tous leurs efforts, ils se trouvèrent bientôt dans une situation des plus périlleuses. La fillette et une des dames étaient terrifiées. Heureusement une barque conduite par le patron Pierre Mériel, de Langrune, passait par là : le brave matelot vint tirer les imprudents de leur  position critique. Ces derniers sont heureux de l’avoir échappé belle et profiteront, espérons-le, de l’expérience.  

 

Septembre 1916  -  Pour les Blessés.  -  Après le petit et charmant concert de Bernières, qui avait produit environ 600 fr. pour les hôpitaux, une matinée donnée à Saint-Aubin a, de même, brillamment réussi. On nous assure que la vente des programmes seule a rapporté quelques beaux billets. Félicitations aux organisateurs.

 

Octobre 1917  -  Une bande de cambrioleurs.  -  Notre brigade de police mobile vient de prendre une bande de cambrioleurs qui, depuis quelque temps, mettait en coupe réglée les villas des stations balnéaires de la cote, à Bernières, en particulier, plusieurs des individus, de cette bande s'étaient introduits dans la villa de M. le colonel Pelliat, avaient bu du vin et mangé des biscuits, puis, effrayés par l'aboiement d'un chien, ils prirent la fuite vers les deux heures du matin, emportant deux bicyclettes, appartenant au colonel Pelliat et à sa fille. Ces bicyclettes ont été retrouvées.
A Hermanville, ces mêmes individus avaient pénétré dans une villa appartenant Me Peschet, notaire à Caen, ils fouillèrent tous les meubles, en forcèrent mêmes plusieurs pour les visiter, mais ils ne trouvèrent rien et n'emportèrent pour tout larcin qu'une couverture.

On les soupçonne d'être les auteurs de plusieurs cambriolages signalés sur la côte, notamment à Riva-Bella. Nul doute que l'enquête activement menée par la brigade mobile ne vienne éclaircir bientôt cette affaire, dont nous reparlerons.

 

Juillet 1925  -  Un cambriolage.   -   A son retour de la plage elle avait été passer l'après-midi, Mme Sainetetette, en villégiature à Bernières-sur-Mer, villa « Les Roses » était avertie par sa bonne que, pendant leur absence, la maison avait été cambriolée.

Les appartements étaient bouleversés et une somme de 450 francs en billets de banque avait été dérobée.

Aucune trace d'effraction. Le voleur avait ouvert les portes à l'aide d'une clef cachée dans un garde-manger. Mme Sainetelette a porté ses soupçons sur une jeune fille du pays qui fut quelque temps à son service comme femme de ménage.  

 

Juillet 1925  -  Un Squale sur la cote.  -  Un marsouin du poids de 611 kilogs environ et portant des traces de deux blessures, s'est échoué hier après-midi sur la plage de Bernières. Après avoir fait l'objet de la curiosité des baigneurs, il a été dépecé sur place par des amateurs de chair marine.

 

Octobre 1925  -  Une fusillade dans un café.  -  Les époux Quiquemelle, débitants à Bernières, s'étant absentés 24 heures, confièrent la surveillance de leur établissement à Mme Hautpois, ménagère et leur jeune servante Adeline Levécheux.

Trois jeunes gens de la région, les nommés Moro, Hébert et Troprès, électriciens à Saint-Aubin-sur-Mer, se présentèrent au café, vers 6 heures du soir. Après avoir pris plusieurs consommations, les trois camarades se livrèrent à des excentricités qui effrayèrent plutôt la gérante et sa bonne.

Ayant commandé deux bouteilles de champagne, Hébert et Moro placèrent les récipients vides sur le plancher de la salle, sortirent, leur revolver et tirèrent plusieurs projectiles sur ces cibles qui volèrent en éclats, au grand effroi du personnel. Le chien s'étant mis à aboyer, les deux facétieux voulurent exécuter l'animal que Mme Hautpois s'empressa d'éloigner.

Un moment les détonations crépitaient dans le café transformé en stand de tir. Adeline Levécheux qui avait été menacée, se réfugia chez des voisins.

D'autre part un habitant du quartier, M. Poyer, appréhendant un drame, intervint pour calmer les énergumènes, qui firent feu dans sa direction sans l'atteindre. Ils ne cessèrent leur dangereuse manifestation qu'après avoir épuisé leurs cartouches.

Interrogés le lendemain par les gendarmes, Moro et Hébert attribuèrent au champagne qu'ils avaient bu cette exhibition belliqueuse qui aurait pu se terminer tragiquement.

 

Février 1929  -  Accident de la route.  -  Un motocycliste, M. Morin, 28 ans, entrepreneur à Bernières-sur-Mer, se rendait à Saint-Aubin-sur-Mer, lorsqu'à un tournant de la route, que masquaient deux murs, il aperçut devant lui un homme qui suivait la même direction. C'était un journalier du pays M. Guillemette, vivant de pêche, connu des baigneurs sous le sobriquet de « Père Mitaine ». À sa vue, M. Morin qui savait le vieillard atteint de surdité, corna à plusieurs reprises.

M. Guillemette, qui avait entendu ces appels, s'arrêta, il hésita un instant, puis finalement inclina sur la gauche, juste au moment où M. Morin passait. Grièvement atteint par l'avant de la moto, le vieillard succombait peu après, aux suites de cet accident. 

L'auteur de ce pénible accident a immédiatement prévenu les gendarmes de La Délivrande, qui ont ouvert une enquête.  

Avril 1929  -  Élection municipale.  -  L'autre dimanche, ont eu lieu à Bernières-sur-Mer des élections municipales partielles. Il s'agissait de remplacer M. Tesnière, maire, décédé, et un conseiller dans l'impossibilité de siéger.

Par 175 voix sur 196 votants, M. Louis Tesnière, a été élu. Ballottage pour le second siège.  

 

Juillet 1930   -   Police des débits.   -   Joseph Edmond, 53 ans, boulanger, à Bernières-sur-Mer. 50 francs d'amende pour avoir vendu des liqueurs alcoolisées titrant plus de 23° dans le courant de 1930, alors qu'il ne possédait pas de licence, a été gratifié d'un procès-verbal.  

 

Novembre 1930   -   Les méfaits de la tempête.  -   Au cours de la nuit de jeudi un vendredi, un violent coup de mer à entre Bernières et Courseulles, endommagé la ligne de Caen à cette dernière localité. Par mesure de prudence, le trafic a été interrompu sur la section de la loi que détériora le flot.

Entre Bernières et Courseulles le service des voyageurs a été assuré par autobus. 

 

Août 1931  -  Travaux de défense du littoral.  -  Commune de Bernières. Le syndicat de Rive-Plage a terminé la construction d'une digue en béton armé sur 1 080 m. de longueur. 

Ce syndicat va construire deux épis en ciment armé. La commune de Bernières se proposé de prolonger la digue du syndicat de Rive-Plage sur une longueur de 290 mètres.

 

Août 1932  -  Travaux de défense contre la mer. -  Par une lettre en date du 24 avril 1932, M. le Maire de Bernières-sur-Mer a transmis un projet de construction d'une digue de défense contre la mer accompagné d'une délibération du Conseil municipal approuvant ce projet et demandant une subvention au Conseil général du Calvados. 

Ce projet a pour but de protéger contre la mer une partie très importante d'herbages et de terrains bâtis en même temps que la ligne de chemin de fer de Caen à la mer. Cette digue est semblable à celle construite par l'Association syndicale des propriétaires de Rive-Plage, et pour laquelle le Conseil général a accordé une subvention. Elle est indispensable pour la conservation du rivage et des terrains en arrière. Elle aura une longueur de 284 mètres. La dépense atteindra 500 000 fr. 

Dans le cas présent les travaux projetés par la commune de Bernières jusqu'à sa limite avec la commune de Courseulles défendent directement la ligne de chemin de fer de Caen à la mer à l'exploitation de laquelle le département est intéressé financièrement. Sans la commune.

 

Février 1936  -  Les usagers demandent le maintient de la ligne Caen-Courseulles.  -   A l'issue de nombreuses réunions tenues dans les localités de la Côte de Nacre, desservies par la ligne de chemin de fer de Caen à Courseulles, ligne qui doit être prochainement supprimée, un ordre du jour de protestation a été pris, qui dit notamment :

« Considérant que l'exploitation de la ligne ferrée de Caen à Courseulles est indispensable à la vie et au développement des commîmes traversées par cette ligne.

Considérant notamment que les stations balnéaires doivent une bonne part de leur prospérité au fait qu'elles sont directement reliées.

« Considérant que la suppression entraînerait la ruine des commerçants, cultivateurs, propriétaires de villas et une diminution très notable des impôts et des ressources, tant communales que départementales, que des emprunts destinés à l'amélioration des gares et de leurs abords ont été gagés sur le produit des billets de chemin de fer.

« Considérant que le maintien de la voie ferrée est indispensable non seulement au commerce local, mais également aux cultivateurs qui peuvent par elle expédier à de grandes distances les produits du sol et de leur travail, que ce maintien s'impose d'autant plus que les difficultés agricoles sont plus graves.

« Considérant que si la ligne était supprimée ou si le trafic était diminué les municipalités se verraient sans aucun doute, par suite de la diminution considérable des ressources communales dans 'impossibilité d'équilibrer leur budget et de continuer à administrer leur commune.

« Considérant enfin qu'il parait inadmissible que le Comité créé pour coordonner les transports par route et par voie ferrée ne comprend que les représentants des réseaux et des services automobiles, que d'une part les usagers c'est-à-dire tous ceux qui utilisent ces moyens de transport, et qui font vivre ces services par leur argent et d'autre part les délégués du personnel de ces moyens de transport, qui mieux que tout autre en connaissant l'utilisation et l'importance devraient faire partie du Comité de coordination puisque en définitive ce sont eux qui paient et qui supportent les conséquences des décisions du Comité.

Émettent le vœu :

« 1° Que quelque soit le mode employé, l'exploitation de la ligne ferrée de Caen à Courseulles continue à être assurée.

« 2° Que des représentants des usagers et du personnel des services de transports fassent partie du Comité de coordination où ils auront voix délibérative. (source M.-C.)  

 

Février 1936  -  Emblavures de printemps.  -   Les pluies abondantes de l'hiver ont empêché la fin normale des emblavures d'automne. En quelques endroits, certaines pièces seront à refaire. Les agriculteurs devront se procurer, comme semences, des variétés de blé d'origine française, susceptibles d'être utilisées en février et mars.

Les principales variétés conseillées par la Direction des services agricoles du Calvados, sont les suivantes :

1° Blés alternatifs à semer courant février : Japhet, Vilmorin 29. Alliés. Champ-Joli, les deux derniers pouvant être semés jusqu'au 15 mars.

2° Blés de printemps ou de mars Aurore, Chiddam de Mars, Saumur de Mars, Kolben, Florence-Aurore.

Les blés alternatifs seront choisis de préférence et les semailles effectuées le plus tôt possible. (source M.-C.)

 

Février 1936  -  Le verglas.  -   Ce matin, nos concitoyens ont eu la: désagréable surprise de trouver rues et routes enduites d'une couche de verglas, produite par la congélation d'une pluie fine au contact du sol glacé par le vent d'Est. Si les rues du centre, plus abritées, sont devenues plus rapidement praticables à la circulation, les voies des quartiers hauts et les routes, devenues de véritables glissoires, ont été le théâtre d'accidents dont aucun, croyons-nous, n'a été grave.

Toutefois, en de nombreux endroits, et principalement dans les côtes au profil accentué, les pannes d'auto et de cars se sont multipliées.

Les tramways ont rendu les plus grands services en permettant aux habitants des quartiers excentriques, de se rendre en ville avec le minimum de risques. (source M.-C.)

 

Février 1936  -  Les méfaits du verglas.  -  En effectuant sa tournée quotidienne, M. Marcel, facteur à Bernières-sur-Mer, a fait une chute sur le verglas, chute si malencontreuse qu'il s'est fracturé plusieurs côtes et fortement contusionné. Il dut s'aller et recevoir les soins de M. le docteur Lennetz. (source M.-C.)  

 

Avril 1936  -  Avis aux candidats au permis de conduire.  -  Les candidats au permis de conduire sont informés que le droit de brevet a été porté, à dater du 1er janvier 1936, de 54 à 64 francs. 

Aucune modification n'est apportée aux droits perçus pour l'obtention, soit du permis à tarif réduit, soit des extensions de validité. (source M. du C.)

 

Août 1936  -  L’application de la semaine de quarante heures.  -  Les organisation patronales et ouvrières se rapportant aux professions suivantes :

1° Entreprises de manutention dans les ports accessibles ou non aux navires de hautes mer.

2° Aux hôpitaux, hospices, maisons de santé, asiles d’aliénés, sanatoriums, préventoriums.

Sont priées, conformément aux articles 7 et 9 du Livre II du Code du Travail (modifiés par la loi susvisée du 21 juin 1936, instituant la semaine de quarante heures dans les établissements industriels et commerciaux et fixant la durée du travail dans les mines souterraines) de faire parvenir leur avis sur les dispositions à introduire dans le décret ci-dessus prévu, en signalant, le cas échéant, les accords intervenus entre les organisations patronales et ouvrières auxquels elles estiment que le décret à intervenir sevrait se référer et en communiquant à cet effet une copie conforme de ces accords.

Les organisations patronales et ouvrières intéressées devront donner leur avis dans le délai d'un mois.

Leurs communications devront être adressées au Ministère du Travail, Direction du Travail, 127, rue de Grenelle, à Paris (VIIe). Inutile d'affranchir. (source M. du C.)

 

Juillet 1936  -  Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant. (source M.-C.)

 

Juillet 1936  -  Deux cambriolages chez des commerçants.  -  Au cours de la nuit un individu s:est introduit dans une boutique située près du passage à niveau de la ligne de Caen à la Mer, à Bernières-sur-Mer et s'est emparé d'une petite boîte en fer servant de caisse contenant 55 francs environ. 

Cette boutique appartenant à Mme Aurélie Drouin, 39 ans, commerçante, domiciliée à Caen, 15, rue Pierre-Gringoire, n'est ouverte chaque année que pendant les mois de juillet, août et septembre. 

Malheureusement le bois étant gonflé par l'eau, la porte qui devait être réparée ne fermait pas à clef. Le voleur n'a donc eu qu'à entrer sans avoir aucune serrure à forcer. 

— Un autre vol a été commis chez M. Delaunay, photographe dont la boutique est à 40 mètres environ de celle de Mme Drouin. L'on ignore le montant de ce dernier cambriolage. (source M.-C.)  

 

Septembre 1936  -   Un ouvrier tombe d’une charrette.  -  M. Roberge, employé agricole à la ferme de M. Pierre François, cultivateur, à Bernières et conseiller municipal de cette commune, était monté sur une charrette. Par suite d'un écart brusque du cheval, il perdit l'équilibre et tomba lourdement sur le sol. Dans sa chute, M Roberge se fit des contusions multiples et se blessa assez sérieusement au visage. 

Il a reçu les soins de M. le docteur Lennerlz, avant d'être reconduit à son domicile où il devra observer un certain temps de repos. (source M. du C.)

BERNIERES-sur-MER  -  Gare

BERNIERS-sur-MER  (Calvados)  -  La Façade du Château

Bernières-sur-Mer  -  La Cassine

26  -  Bernières  -  Vue panoramique

8496.    BERNIÈRES-sur-MER  -  Entrée de la Plage

2014   BERNIÈRES-sur-MER (Calvados)  -  La Nouvelle Digue.  

BERNIÈRES-sur-MER 

La route de St-Aubin

BERNIERES-sur-MER  -  Pension AUDRIEU

1.   BERNIÈRES-SUR-MER  -  La Plage  -  L.D

BERNIÈRES-s/-MER  -  La Pierre à Poissons

Bernières-sur-Mer (Calvados)  -  Ferme

7.   -  BERNIÈRES-sur-MER  - La Place de l'église

5.    BERNIÈRES-sur-MER  -  Rue de L'église

BERNIERES-sur-MER  (Calvados)  -  Vue générale 

33    BERNIÈRES-sur-MER  - Rive plage  -  LL. 

22  -  Bernières,  vu de la Plage 

 

6  -  BERNIÈRES-sur-MER  - Vue prise de la gare 

 

30   BERNIÈRES-SUR-MER  -  LE CALVAIRE   LL.

 

1  -  Bernières  - La Grande-Rue

 

Bernières-sur-Mer  - La Gare

 

BERNIÈRES-sur-MER  (Calvados)

8488.  BERNIÈRES-sur-MER  -  Ramassage de Goêmon.

 

2.   Bernières  -  Le Lavoir Communal

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