Édition de Bernières-sur-Mer                                                                                                                                                                                                                            Édition du 10 février 2019

BERNIÈRES  s/ MER 

Canton de Douvres-La-Délivrande

Les habitants de la commune sont les Bernièrais et les Bernièraises.

Janvier 1940  -  Un cambrioleur fracture les troncs de l’église.  -  Hier, vers 17 heures, M. l'abbé Hébert, curé de Bernières-sur-Mer, venait d'arriver à l'église, quand il s'aperçut que trois troncs avaient été fracturés et vidés de leur contenu. 

Il avertit immédiatement la gendarmerie de Douvres-la-Délivrande qui se rendit sur les lieux.

M le Curé de Bernières ignore, quant à présent, à combien peut s'élever le montant du vol, mais tout lui permet de préciser que celui-ci n’est pas très important, car les troncs fracturés avaient été levés tout récemment.

 

Février 1940  -  Étranger en défaut.  -  En tournée de surveillance à Bernières, les gendarmes de la Délivrande, ont dressé procès-verbal contre le manœuvre Adolphe Van der Donck, 59 ans, qui eut le tort de ne pas faire renouveler sa carte de circulation temporaire dont la validité était expirée depuis plus d'un mois.

 

Mars 1940  -  La grande marée d'équinoxe s'est acharnée avec une rare violence sur la Côte de Nacre .  -  A Luc et Rive-Plage, les dégâts sont importants. Les populations de la côte redoutent chaque année le retour de la marée d’équinoxe de printemps, dont le coefficient varie de 3 à 4 1/2. et qui amène des hauteurs d'eau presque jamais égalées. On enregistre les premiers dégâts,
A Bernières-Rive-Plage, une villa s'effondre en partie à Bernières. elle passa par dessus ce qui reste de la digue, élevée devant les lotissements de Rive-Plage, c'est-à-dire par-dessus le mur en ciment dont les soubassements disparus depuis plusieurs années avaient laissé déjà la mer dévaster toute cette partie de la côte. Par la rue qui descend vers la route de Saint-Aubin Bernières, le flot se précipita, à cette marée d'hier matin, avec une grande violence, entraînant avec lui une masse considérable de sable. Les tennis furent complètement inondés et, dans les dunes, des masses de sable se produisirent ayant de 20 à 25 centimètres d'épaisseur. Dans les fossés bordant la route, l'eau de mer déferla et ce matin encore de la mousse et des algues marquent l'appoint de cette attaque imprévue.
Une maison en construction sur le bord même du chemin reste entourée d'eau. Malheureusement, tout ne se borna pas a cette inondation des terres incultes. Une poche d'eau se forma juste devant un petit pavillon d'un étage ayant quatre pièces au rez-de-chaussée et un garage et appartenant M. Fernand Tréhet, l'avocat caennais bien connu, qui y passe tous les étés avec sa famille.
 Peu après un pilier de béton cédait sous la pression et l'aile gauche du pavillon s'effondre, en même temps qu'une partie de la toiture en tulles. L'immeuble fut, en fait, coupé comme par
une bombe, laissant apercevoir l'intérieur des pièces, et le mobilier rapidement submergé. La vague de boue et de sable recouvrit tout le jardin. Quand la marée se retira, elle laissa épars les objets, la literie, les ustensiles de nage. Le reste de la maison semblait même suspendu sans fondations et le perron d'accès reste séparé du sol par plusieurs centimètres de vide.
En l'absence de M. Tréhet, actuellement mobilisé, ce fut Mme Tréhet qui fut avertie et qui vint constater les dégâts à la villa, qui avait été augmentée de constructions légères au cours de l'été dernier. Le préjudice subi par nos sympathiques compatriotes est évidemment élevé.

 

Mai 1940   -   Défense passive.   -   Quatre contraventions ont été dressées par les gendarmes de Creully contre MM. Lefèvre, Cariou, Pollaert et contre Mme Kremou, qui avaient négligé de camoufler suffisamment leurs lumières.

 

Mai 1940   -   La protection de la Côte de Nacre.   -  Pour procéder à l'examen des dégâts causés par sur notre littoral par les dernières tempêtes, l'assemblée départementale avait désigné une Commission qui s'est rendue la semaine dernière sur place. Arrivée à Ver, elle a parcouru d'abord la route de Ver, Asnelles. Dans la première partie de ce chemin se trouve la limite même du niveau des marées. Les ouvrages de défense érigés dans la partie proche d' Asnelles et en bordure de la route ont été attaqués sur plusieurs points. La visite de cette partie de la côte n'avait qu'un intérêt documentaire, puisque l'abandon de la route a été antérieurement décidé.

De Courseulles à Bernières, les dégâts causés par la mer sont considérables et l'organisation de la  défense présente un intérêt incontestable. Cette défense doit d'ailleurs être entreprise d'urgence si le Conseil général veut éviter la destruction de la voie ferrée dans un avenir qui pourrait être proche. La Commission a pu constater l'efficacité de certains travaux entrepris antérieurement. C'est ainsi que la plage de Bernières se trouve très bien protégée par des épis empierrés, à l'aide desquels l'ensablement se refait régulièrement.

A Luc-sur-mer, les dégâts sont moins importants quoique encore sérieux. à Ouistreham, enfin, la Pointe du Siège est menacée particulièrement dans les ouvrages appartenant à l'Etat, qui se doit d'intervenir le premier.

à l'issue de la visite, la Commission a décidé de demander au Conseil général le vote d'un crédit important, permettant d'entreprendre, des maintenant et sans attendre, les travaux nécessaires. à cet effet, M. Anne a présenté à l'assemblée un rapport précisant qu'il s'agissait de protéger de nombreux hectares menacés dont d'importants terrains bâtis et d'une  partie de la voie ferrée de Courseulles. Il a donc demandé qu'on mit à la disposition du Syndicat des  Propriétaires de Bernières un crédit provisionnel pour entreprendre des travaux de défense immédiate qui comprendront surtout la construction d'épis dont l'efficacité a été reconnue sur place par la commission spéciale. On a voté aussi un crédit provisionnel pour les travaux de protection de la ligne de Caen la mer, entre Bernières et Courseulles. On a décidé en outre d'accorder une subvention à la commune de  Luc-sur-mer, pour les travaux nécessaires à la réparation de sa digue. Enfin, une subvention a été accordée à la commune de Grandcamp pour la construction d'un épi prolongeant la jetée est du port.

 

Juillet 1940  -  Des hôtes peu reconnaissants.  -.  -  Mme Augustine Lemonier, 43 ans, agent de location, demeurant à Bernières-sur-Mer, rue de Paris, ayant logé quelques réfugiés, constata un matin, non sans surprise, qu'ils étaient partis, laissant la clé sur la porte.
Avant de s'enfuir, ils ont fait main basse sur plusieurs objets, en particulier du linge.
Plainte a été portée et une enquête est ouverte.

 

Juillet 1940  -  Vol de bicyclette.  -  Les gendarmes de La Délivrande avisés par M. Aubrée André, cultivateur à Bernières-sur-Mer, ferme de la Rive, qu'étant allé avec une bicyclette toute neuve voir son oncle, M. Aubrée Félix, cultivateur au bourg, n'avait pas retrou sa bicyclette quelques instants après.
Une petite enquête menée avec le garde
champêtre auprès de quelques voisins révéla aux gendarmes que le vélo avait été robé par le nommé Rault Eugène, 52 ans, journalier à Bernières.
Tous déclarèrent qu'il était ivre. Poussant leurs investigations, ils retrouvèrent le vélo de M Aubrée chez M. François, cultivateur à Bernières, qui l'avait rentré dans son écurie, un de ses ouvriers, le jeune Masson, 16 ans, l'ayant trouvé abandonné près de la porte de son garage.
Rault découvert peu après couché à son domicile nia énergiquement être l'auteur du vol et menaça M. Aubrée. Malgré ses dénégations, il fut arrêté et conduit la brigade pour être déféré au Parquet. Il s'est vu de plus dresser procès-verbal pour ivresse manifeste.
M. Aubrée a porté plainte pour vol et menaces.

 

Janvier 1941   -   Avis aux contribuable.   -   Les Conseilles municipaux de Courseulles, Bernières, Saint-Aubin ont décidé dans une réunion récente, de ne pas faire payer la taxe d’emplacement des cabines pour 1940.

 

Avril 1941   -   Attention aux engins explosifs !   -   Le commandant du port de Caen vient de faire savoir que plusieurs personnes ont trouvé la mort à la suite de manipulations imprudentes avec des mines ou des engins de barrages flottants ou jetés contre la côte.

Il met donc en garde contre le danger qu'il y a à toucher ou même approcher des objets en forme de mines ou de bouées même d'apparence inoffensive, flottant en mer, rivières et canaux, ou jetés contre le rivage. Rien qu'à l'approche une explosion peut se produire. La manipulation de ces objets doit être réservé aux autorités militaires préposés.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Pas de saison balnéaire.  -  Ce printemps, craintif et frileux, s'affranchit difficilement des derniers froids de l'hiver.  Pourtant, contrairement à la tradition, il a fait beau le jour de la Pentecôte. Et puis, voici bientôt l'été, mais sans saison balnéaire.

En effet, le séjour des estivants et des colonies de vacances est interdit, cette année, dans les stations côtières pendant l'été 1941. Telle est la décision qui vient d'être adressée, aux maires intéressés. Les hôtels non réquisitionnés ne pourrons recevoir les voyageurs que pour un séjour de cinq jours consécutifs au maximum et à condition que le voyage ait un motif d'affaires.

Colonies de vacances et estivants ne pourront demeurer également au-delà de 5 jours. La location des villas est interdite. Les hôtels sont autorisés à héberger, pour le week-end les voyageurs pendant la nuit du samedi au dimanche seulement. Les propriétaires de villas et leur famille pourront résider dans leurs habitations, à moins qu'elles n'aient été réquisitionnées.

 

Janvier 1942   -   Démission d'office.    -   Par arrêté préfectoral, M. Edmond Quiquenette, qui n'assistait plus, depuis mars 1941, aux séances du Conseil municipal de Bernières-sur-Mer dont il faisait parti a été démissionné de ses fonctions.  

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205)

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Septembre 1942  -  Pour les prisonniers.  -  A Bernières-sur-Mer, journée du prisonnier sous le patronage du Comité de l'Oeuvre des Prisonniers de guerre, de la Municipalité, des Anciens Combattants, des Agriculteurs et des Commerçants, dimanche prochain 27 septembre.

A 11 h. (officielle), grand messe solennelle à l'intention des prisonniers, sermon de M. l'abbé Robert Letourmy, quête au profit des prisonniers. A 14 h. 30, salle des fêtes rue de Cauvigny, séance artistique avec le concours de Guy Bouchaux et son orchestre, d'artistes et amateurs.

En plus d'une partie musicale recherchée, on y entendra « Les deux Timides », comédie vaudeville en 1 acte de Labiche et Michel, et  « La Poudre aux Yeux » , comédie en 2 actes de Labiche et Martin. Au cours de la séance, vente aux enchères et tirage au sort d'une bicyclette, d'un dindon et différents objets. Billets de participation : 10 francs, donnant droit au tirage au sort. Prix des places pour la séance : 15 fr., 10 fr. et 5 fr. Allez vous divertir en contribuant à une bonne oeuvre.

 

Avril 1943   -   Pêcheurs à pied.   -   Avis aux pêcheurs à pied, professionnels, en vue de l’intégration dans la Corporation maritime des Pêches : « Les pêcheurs à pied se livrant à la pêche aux coquillages (moules, coques, couteaux, clams) dans la zone comprise entre Dives et Courseulles, ne pourront exercer leur profession que sur présentation de la carte professionnelle qui' est délivrée par M. A. Tribouillard, 82. rue de la Grève, Ouistreham.

Le montant de la carte est de 96 fr. pour l'année. Les agents de la répartition ne devront accepter les coquillages qu'aux personnes munies de leurs cartes. Entrée en application : 20 avril 1943.

 

Octobre 1943    -   Noces d'Or.    -    Lundi dernier, 11 octobre, ont été célébrées en l'Église de Bernières-sur-Mer, entourés de leurs enfants, de la famille et de nombreux amis, les noces d'or de M. et Mme Clotaire Queudeville, anciens cultivateurs de Bernières. L'allocution de circonstance a été prononcée par M. l'abbé Hébert, chapelain épiscopal, curé de la paroisse et la  messe célébrée par M. l'abbé Queudeville, curé de Colleville-sur-Orne, frère du jubilaire. Nous nous s'associons aux vœux qui leur ont été présentés et espérons pouvoir les renouveler à l'occasion de leurs noces de diamant.  

 

Mai 1944    -   Lignes Caen-Luc-Courseulles et Caen-Riva-Lion-Luc-sur-Mer.  -  Plusieurs accidents mortels étant récemment survenus à des voyageurs stationnés sur les marchepieds ou ayant tenté de monter dans les trains en marche, la Société « Les Courriers Normands » rappelle au public le danger auquel il s'expose ainsi : la Société n'étant pas responsable des accidents pouvant survenir dans ces conditions. 

La Société rappelle également qu'outre le risque encouru des poursuites judiciaires peuvent être engagées contre les voyageurs qui stationnent sur les marchepieds, montent ou descendent des voitures lorsque le train n'est pas complètement, arrêté, contrevenant ainsi aux dispositions sur la Police, la Sûreté et l'Exploitation des Chemins de Fer.  

 

Juin 1944  -  Les heures de camouflage.  -  Le Directeur Urbain de la Défense Passive rappelle à la population caennaise que le camouflage des lumières doit être complet, pour la semaine du 4 juin 1944 au 10 juin 1944, de 22 h. 30 à 5 h. 15. (source La P. C.)

 

Juin 1944  -  Une déclaration américain sur « l’invasion ».  -  « L’invasion coûtera à l’armée américain des sacrifices comme celle-ci n’en a jamais connus », déclare l’amiral américain Youg.

Selon lui, l’invasion est imminente, et si la population des État-Unis ne supporte pas avec courage de telles pertes, les morts américains seront tombés en vain. (source La P. C.)

 

Juin 1944  -  Contre l’emploi abusif des autorisations de téléphoner.  -  Les autorités allemandes ont accordé à un certain nombre d’abonnés des autorisations pour téléphoner en dehors du circuit local. Cependant, il a été constaté que certains abonnés font un usage abusif de leur permis en mettant leurs appareils à la disposition de personnes non autorisées. 

La Feldkommandantur 723 rappelle à ce sujet que les autorisation de téléphoner ont été accordées aux intéressés à titre personnel et seulement pour des communications très urgentes et qu’à l’avenir  si de nouveau abus étaient constatés les autorisations des personnes mises en cause seraient supprimées sans autre formalité. (source La P. C.)

 

Juin 1944  -  Les restrictions de l’électricité.  -  Pour les départements les dispositions générales applicables à la consommation de tous les établissements sont celles de la semaine précédente, sous réserves de mesures plus restrictives qui pourraient être appliquées dans certains départements en raison de la situation locale de l’énergie électrique. (source La P. C.)  

 

Juin 1944  -  Une déclaration américain sur « l’invasion ».  -  « L’invasion coûtera à l’armée américain des sacrifices comme celle-ci n’en a jamais connus », déclare l’amiral américain Youg.

Selon lui, l’invasion est imminente, et si la population des Etat-Unis ne supporte pas avec courage de telles pertes, les morts américains seront tombés en vain. (source La P. C.)

 

Décembre 1944   -   Le déminage des zones côtières.  -   Les populations côtières sont invitées à donner aux agents de l'Inscription Maritime dans les ports tous les détails sur les zones minées par les allemands ainsi que sur l'emplacement des mines isolées qu'elles peuvent connaître afin que des mesures de déminage soient entreprises.
-   Les populations côtières sont invitées à donner aux agents de l'Inscription Maritime dans les ports tous les détails sur les zones minées par les allemands ainsi que sur l'emplacement des mines isolées qu'elles peuvent connaître afin que des mesures de déminage soient entreprises.  

 

Février 1945  -  La circulation sur les ponts.  -  Les autorités britanniques ont décidé que les ponts Churchill et Monty’s seront désormais ouverts à la circulation civile.

 

Février 1945  -  Un client sérieux.  -  Consommant avec des soldats à l’hôtel de Normandie, à Bernières-s-Mer, Alexandre Jeanne insista pour que « la patronne offre une tournée » et frappa l’hôtelier, M. Dhallu, qui voulait le faire sortir. Procès-verbal a été dressé.

 

Mars 1945  -  Les zones de relogement.  -  Un arrêté préfectoral dispose que dans les communes de Courseulles, Bernières-sur-Mer, St-Aubin-sur-Mer, Langrune, Douvres, Luc, Lion, Hermanville, Colleville, Ouistreham-Riva-Bella, Merville-Franceville, Cabourg, Dives, Houlgate, les immeubles à usage d’habitation actuellement vacants et ceux qui viendront à l’être sont réservés, en priorité, pour le logement des réfugiés et sinistrés du département, des services publics, des employés et ouvriers devant participer aux travaux de reconstruction.

Tant que ce but n’est pas atteint, il est interdit aux personnes domiciliées hors du département d’occuper, même temporairement, un immeuble dans l’une quelconque des localités  ci-dessus visées si leur profession ou leur fonction n’exige pas leur présence dans cette commune.  

 

Juin 1945  -  Plus d’autocars sur la digue Caen-Courseulles.  -  En raison de la pénurie de pneumatiques, un train vapeur est substitué au service Caen-Luc-Courseulles par autocar , à partir d’aujourd’hui vendredi 15 juin. Tous les services de la ligne Caen-Luc-Courseulles seront donc exclusivement assurés par trains vapeur à partir de cette date.     (Source B.N)  

 

Juin 1945  -  La question du relogement.  -  Tous les logements actuellement disponibles ou susceptibles de le devenir doivent être signalés à la mairie de falaise (service du relogement), ainsi que tous les immeubles réparés ou en voie de réparation. Aucune affectation ou location ne devra être consentie par le propriétaire qu’après autorisation de la mairie.  (Source B.-L.)

 

Juillet 1945  -  Le scandale de l’épuration doit cesser.  -  Le Comité Départemental de Libération Nationales du Calvados, réuni le 20 juin, « profondément ému des conditions dans lesquelles s’effectue l’épuration, et indigné que tous ses efforts restent vains, a décidé de confier à ceux qui ont le droit de parler plus que tout autre, après leurs souffrances, les déportés rescapés des camps d’extermination, la mission d’assainir le département en faisant cesser le scandale de l’épuration. En conséquence, tous les dossiers seront transmis à une assemblée de déportés, constituée par la Fédération Nationale des  Déportés qui entreprendra une action énergique ».

En s’effaçant, le C.D.L. ne renonce pas à l’épuration, il souligne au contraire, par son geste, la nécessité plus impérieuse que jamais de celle-ci. Il donne aussi aux déportés, non un moyen de représailles qu’ils refuseraient d’ailleurs, mais une mission de salubrité qui leur revenait à bon droit.

Comme lui, faisons leur confiance pour exiger, avec toute la force que leur donne les épreuves qu’ils ont subies, saine et prompte justice.  (Source B.-L.)

Juillet 1945  -  Les plages minées interdites aux estivants.  -  M. Dautry, d’accord avec le ministre de l’intérieur, va signer incessamment un décret interdisant toutes les plages minées  aux estivants, et ce d’une manière absolue, en raison du danger qu’elles recèlent du fait des minages qui ont été effectués un peu partout par les troupes allemandes.

 Le ministère de la Reconstruction fera connaître au jour le jour les endroits du littoral où les déplacements sont autorisés. Pas de colonies de vacances au bord de la mer. M. Dautry a également annoncé que 400 000 d’engins ont été enlevés dans les régions minées et que l’on espère arriver à en extraire 2 000 000 par mois. Il a enfin fait connaître que 80 000 ouvriers  au département et que l’on logera dans des baraques provenant des anciens camps anglais de D.C.A. et des camps militaires suisses, seront envoyés dans le Calvados pour travailler à la reconstruction.  (Source B.-L.)

 

Juillet 1945  -  Nos fusils de chasse….  -  Des formules d’enquête relatives aux armes et munitions déposées à la mairie par ordre des autorités allemandes, peuvent être retirées, 16 rue Pasteur (bureau des renseignements).  (Source B.-L.)

 

Août 1945  -  Les réquisitions allemandes.  -  Les personnes qui, sur l’ordre des allemands, ont déposé des pneumatiques, batteries et armes, peuvent retirer à la mairie les imprimé nécessaires à la confection de leur dossier. (Source B.L.)  

 

Septembre 1945  -  le charbon.  -  Le coupon n° 2 de la carte de charbon « chauffage » 1945-1946 pour foyers domestiques sera mis en vigueur dans les communes bénéficiaires, à compter du 24 septembre. Chacun de ces coupons n° 2 donnera droit à l’achat des quantités ci-après : Carte S (1 personne), 50 kgs ; carte A (2-3 personnes) 100 kgs ; carte B (4-5 personnes) 150 kgs ; carte C ( 6-7 personnes), 200 kgs ; carte D (8-9 personnes), 250 kgs ; carte E (10-11 personnes), 300 kgs ; carte F (12 personnes et plus), 350 kgs.

Ces quantités seront également accordées aux communes suivantes : Ouistreham-Riva-Bella, Colleville-sur-Orne, Hermanville, Lion, Luc, Langrune, St-Aubin, Bernières, Courseulles, ainsi qu’aux sinistrés des grandes agglomérations réfugiés dans des communes n’ayant pas droit à la carte de charbon. La clôture de cette distribution est fixée au 23 novembre 1945. La durée de validité des coupons n° 1 de la carte de chauffage est réduite d’un mois, soit du 1er août au 31 octobre 1945 inclus.   (source La B. L.)  

 

Octobre 1945  -  « O ! Canada.   -  Avant de regagner leur patrie, 60 soldats canadiens et 4 officiers du Régiment de la Chaudière, qui participa brillamment aux opérations de débarquement sur nos cotes, sont venus se recueillir auprès des tombes de leurs camarades inhumés au cimetière de Reviers.

A Bernières-sur-Mer, où ils s’arrêtèrent, le maire, M. Min, leur souhaita une fraternelle bienvenue. Nous sommes certain qu’il garderont le meilleur souvenir de l’accueil qui leur fut réservé par la population. On se sépara aux chants de « O ! Canada ! » que suivit « la Marseillaise », unissant ainsi, d’un même cœur, l’amour du « vieux pays » et d’une nation d’Amérique toujours fidèle à ses origines françaises. (source B.L.)  

 

Novembre 1945  -  Le Conseil général.   -  Le Conseil général du Calvados a tenu sa première session. Dans son discours d’ouverture, le président , M. Boivin-Champeaux, rappelant la tragique situation du Calvados dévasté ; 200 000 sinistrés sur une population de 400 000 âmes, 750 villages touchés, dont 450 totalement ou partiellement anéantis, 5 villes détruites sur six, un innombrable patrimoine d’architecture et d’art à jamais disparu, au total un dixième des construction de la France entière.  (source B. L.)  

 

Janvier 1946  -  Un pèlerinage de parlementaires canadiens.  -  Accomplissant un pieux pèlerinage, quatre parlementaires canadiens sont venus se recueillir sur les tombes de leurs compatriotes tombés au cours du débarquement et inhumés dans les cimetières de la cote. (source B. L.)  

 

Mars 1946  -  Des sanctions contre les parents négligents.  -  Les parents des enfants fréquentant les écoles sont informés que M. l’inspecteur d’Académie a décidé en application du Code de la famille, que 4 demi-absences non motivées dans un même mois entraîneraient la suppression des allocations familiales pour le mois en cours. (Source B. L.)  

 

Juin 1946  -  Trois écoliers blessés.  -  Malgré les recommandations fréquentes de leur instituteur, trois enfants de Bernières-sur-Mer s’enfermaient samedi dernier dans les w-c de l’école pour manipuler à leur aise un détonateur. L’engin ne tarda pas à faire explosion. Atteints par des éclats, les jeunes Jean Letourmy, 14 ans et Lecouturier furent ramenés à leur domicile. Plus sérieusement blessé au visage et aux mains, leur camarade Serge Cerisier a été transporté à l’hôpital de Caen, son état est aussi satisfaisant que possible. (Source B. L.)  

 

Octobre 1946  -  La réparation des dégâts causés par la tempête.  -  La tempête exceptionnelle des 19 et 20 septembre a causé des dégâts importants aux constructions provisoires édifiées dans le département.

Sur ordre du ministre des services de la Reconstruction ont pris aussitôt toutes les mesures utiles pour la réparation des dégâts dans le plus court délai possible, en donnant naturellement la priorité aux constructions habitées. (source B.-L.)  

 

Octobre 1946  -  Les jeux dangereux.  -  Trois jeunes écervelés ; Michel I………., 18 ans, André O….., 17 ans, et François C……, 13 ans, de Bernières, qui sur la plage de cette localité, exécutaient des tirs à l’aide d’armes de guerre, au grand émoi des pêcheurs et au grand dam des cabines de bain prises pour cibles, ont été gratifiés d’un procès-verbal par les gendarmes en tournée. Deux fusils, une mitraillette et 50 kgs de munitions ont été trouvées au domicile des délinquants dont les parents seront poursuivis. (source B. L.)  

 

Octobre 1946  -  La sécurité sur nos cotes .  -  Les opérations de dragage de champs de mines se poursuivent dans la Manche. Elles ont commencé au nord de Fécamp et au large du cap d’Antifer pour dégager, autant que possible, les zones de pêche au hareng.

La section K.M.A. (kustenminen ou kalymine anti-débarquement) a terminé ses travaux devant Trouville et va faire mouvement dans le secteur côtier du cap d’Ailly. (source B. L.)

 

Août 1964  -  Un accident.  -  A Rive-plage, sur Bernières, un papa de 27 ans promenait sa fillette de 3 ans dans un petit bateau pneumatique. Il trébuche dans un trou d'eau et lâche la ficelle : un coup de vent pousse le bateau au large. Il sera retrouvé, chaviré, à la bouée des Essarts de Langrune, et la mer rejettera le corps de l'enfant quelques jours plus tard, sur une plage du Havre.

 

Novembre 1946  -  A la gloire de Bernières-sur-Mer.  -   Les autorités municipales de Bernières ont été informées que l’un des navires, type Liberty, récemment acquis par le gouvernement français, porterait le nom de leur charmante commune qui eut l’honneur d’être à l’avant-garde des combats lors de la libération. (Source B.-L.) 

 

Novembre 1946  -  Le ravitaillement.  -   La distribution des nouvelles cartes d’alimentation se poursuivra dans l’ordre alphabétique et aux jours suivants : Vendredi 29 novembre, L ; Samedi 30 : M. N. ; lundi 2 décembre : O. P. Q. R ; mardi 3 : S. T ; mercredi 4 (matin seulement) : U. V. W. Y. Z ; jeudi 5 et vendredi 6 : retardataires. (Source B.-L.)  

 

Janvier 1947  -  Toutes les terres exploitables doivent être utilisées.     Toutes terres incultes ou abandonnées peuvent faire l’objet d’une demande de concession pour être remises en exploitation. Bien qu’en dehors des terrains pas encore déminés ou non remis en état, les terres incultes soient rares dans le Calvados, il est possible que certaines parcelles ne soient pas utilisées. Les demandes de concessions doivent être adressées à la Préfecture du Calvados, 4e division. (Source B.-L.) 

 

Janvier 1947  -  Des malfaiteurs opèrent à Bernières-sur-Mer.     La Villa « Robert », située à Rive-Plage, a reçu la visite de cambrioleurs qui ont démoli une fenêtre et emporté un matelas, deux couvertures, un traversin, causant au propriétaire, M. Van der Lingen, demeurant à la Garenne-Colombes, un préjudice de 50 000 francs. (Source B.-L.)  

 

Février 1947  -  Le remplacement des P.G. allemands.     Il est probable que dans les prochains mois commencera le rapatriement des prisonniers allemands. Dans le Calvados, où environ 6 000 de ceux-ci sont employés, le rapatriement va poser un grave problème de main-d’œuvre. Le gouvernement français a engagé depuis plusieurs mois des pourparlers pour que des ouvriers étrangers viennent remplacer les P.G. Pour obtenir ces ouvriers, les exploitants agricoles employant des allemands doivent dés maintenant en faire la demandes et remplir les contrats de travail qui sont à leur disposition au Bureau de main-d’œuvre agricole, à caen. (Source B.-L.)  

 

Avril 1947  -  A qui le tour ?     Durant la nuit, cinq prisonniers se sont évadés du commando de déminage de Bernières-sur-Mer. Un gardien ayant aperçu l’un des fugitifs effectuant une descente le long d’une corde, fit usage de son revolver… mais le coup ne partit pas.

Le lendemain soir deux autres boches ont également disparu. (Source B.-L.)  

 

Avril 1947  -  Amis, je vais avoir cent ans !    Dans une quinzaine de jours, Bernières-sur-Mer aura le privilège de fêter le centième anniversaire de sa doyenne. Ce fut en effet le 7 mai 1847 que naquit, dans la maison qu’elle occupe encore aujourd’hui, Mme Agnès Guillemette, sixième enfant d’un marin ( un vrai loup de mer ) le capitaine Dumesnil. Plus connue sous le nom de Madeleine Agnès Dumesnil, épousait en 1881 un employé de chemin de fer de Lisieux, M. Eugène Guillemette, qui trouva une mort tragique, en novembre 1883, dans un accident à Paris. La jeune veuve revint au pays natal, qu’elle ne quitta plus, avec une fillette de 7 mois. L’enfant devait épouser un entrepreneur de Bernières, M. Letourmy et donner naissance en 1911, à un garçon, Robert, ordonné prêtre il y a dix ans. La vénérable aïeule dont la santé est excellente assistera à une messe célébrée à son intention par son petit-fils. (Source B.-L.)  

 

Juin 1947  -    6 juin, férié.    Le 6 juin a été officiellement déclaré jour férié pour les administrations publiques et les écoles du Calvados. (Source B.-L.)

 

Juin 1947  -  Une prouesse acrobatique.     Chaque jour apporte un évènement nouveau dans la vie de nos communes. A Benières-sur-Mer, en cette matinée de mai, les habitants de la « Petite Arcadie Normande », avaient les yeux fixés au sommet de leur clocher endommagé par le débarquement.

Véritables exhibitionnistes qui faisaient frémir la population trois ouvriers, échafaudant depuis quelques jours « l’Éminence des Clochers de la Plaine de Caen », se trouvaient au point terminal du réseau de tubes métalliques enrobant la tour et la flèche.

Juché à 67 mètres de hauteur, sur les bras de la croix, l’un des acrobates déposait, non sans peine, le coq verdâtre qui avait essuyé le feu et assisté crânement  de son vertigineux perchoir aux opérations de débarquement.

Descendu et remplacé par un drapeau tricolore, notre coq ira se promener fièrement à travers la bourgade, puis regagnera sa vigie. Auparavant, sans doute, on déposera officiellement dans sa carcasse de traditionnels présents : Un parchemin mentionnant l’évènement communal et des pièces au millésime  de cette année qui voit la restauration  de l’antique clocher, cher aux Canadiens et aux Bernièrais. (Source B.-L.)  

 

Juillet 1947  -    Chez les P.G. de Bernières-sur-Mer.     Au cours d’une assemblée générale, les ancien prisonniers de guerre ont procédé à la désignation des membres de leur bureau. Furent élus : Président, M. Ernest Prodhomme ; Vice-président, M. Guy Godefroy ; Secrétaire, M. Émile Porel ; Trésorier, M. André Lefèvre. (Source B.-L.)  

 

Août 1947  -    Minute, kamarade !    Kurt Brieteuhabn, prisonnier boche, a faussé compagnie à son employeur, M. Aubrée, cultivateur à Bernières. Il avait, depuis quelque temps, manifesté son intention de rejoindre le camp de Fleury, croyant qu’il serait ainsi plus rapidement rapatrié. (source B.-L.)  

 

Août 1947  -    Un brelan de réjouissances à Bernières-sur-Mer.    Durant trois jours, de grandes fêtes se dérouleront dans la coquette station balnéaire. 

Samedi prochain, à 16 h., ouverture de la Foire aux Plaisirs, le soir, retraite aux flambeaux et bal. Dimanche 24, à 15 heures, concours de travestis suivi d’un défilé de voitures fleuries. A 17 h., carrefour des rues de la Chaudière et Grande-Rue, « Le Tréteau des Minstrels », concours de chant. Soirée dansante. Lundi 25, à 22 h. feu d’artifices et embrasement de la digue. (source B.-L.)  

 

Août 1947  -    Le temps qu’il a fait.    Voilà au moins des « postvisions » qui n’amèneront aucun sourire sur les lèvres des habituels détracteurs de la météorologie et que nous garantissons avec les savants observateurs de la station de l’O.N.M. de Vire.

Le Bocage n’a pas été épargné par la canicule. Durant la semaine particulièrement chaude  du 11 au 18 août, on a enregistré 28, 27, 32, 33, 34, 35, 30 et 31 degrés.

La température 35° enregistrée la samedi 16 août constitue le record de l’année. La hauteur de l’eau tombée au cours de l’orage de l’après-midi de ce jour s’est élevée à 325 mm., la plus forte dose enregistrée en 24 heures depuis le 1er février 1946, date de remise en service de la station. (source B.-L.)

BERNIERES-sur-MER  -  Vieilles Maisons  -  Rue de la Corderie

24  -  Bernières-sur-Mer (Calvados)  -  Rue de la Gare  -  Le passage à niveau

BERNIÈRES-SUR-MER  -  Rue de la Plage

8499.    BERNIÈRES-RIVE-PLAGE  -  La Digue 

BERNIÈRES-SUR-MER (Calvados)  -  Château de la Crieux  

BERNIÈRES-SUR-MER (Calvados)  -  Vieilles Fermes

Bernières-sur-Mer  -  Villas Clérisse

BERNIÈRES (Calvados)  -  Rue de la Mer  -  Vue du passage à niveau

BERNIÈRES-SUR-MER  -  Rue Victor Tesnières  -  Les Villas

34   -  BERNIÈRES-SUR-MER  - La Grande Rue  -  LL.

BERNIÈRES-sur-MER  -  Lieu du Déparquement juin 1944  -  Place of the landing -

BERNIÈRES (Calvados)  -  Jeux des enfants près d'un navire échoué sur la plage en Juin 1944

BERNIÈRES  (Calvados)  - Débris de bateaux ayant servi au débarquement des troupes alliées en juin 1944

On aperçois au loin la ligne des navires coulés pour aider à ce débarquement

Bernières-sur-Mer - Ruines du mur de l'Atlantique - ruins of the wall of atlantic -

Bernières-sur-Mer 

  Bernières-sur-Mer (Calvados)

BERNIÈRES-sur-MER

La route de St-Aubin

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