BERVILLE

(Cne d'OUDON)

 

Canton de Saint-Pierre-sur-Dives

Les habitants de la communes sont des Bervillais et Bervillaises

Octobre 1868   -   Un naufrage.   -   Samedi dernier, le sloop  « Louise-Désirée », patron Gougie, expédié de Honfleur à destination de Caudebec avec un chargement de houille, a donné sur l'enrochement, au dessus de Berville, vers l'embouchure de la Risle et y a coulé sous voile. Les deux hommes qui le montaient sont parvenus à se sauver non pas sans peine, car la mer était très grosse.

On s'occupe d'enlever ses agrès, car il y a peu d'espoir de le relever.  

 

Novembre 1873   -   Pronostics.   -  Depuis quelques jours, de nombreuses oies sauvages qui émigrent devant l'hiver passent sur notre ville, C'est dit-on, l'indice d'un froid rigoureux.

 

Décembre 1873   -   Vol.   -  Il y a quelques jours, un vieux pilote de Berville-sur-Mer, du nom d'Hébert, s'absenta de son domicile pendant l'après-midi. Il a été victime d'un vol d'une trentaine de francs et d'une pièce de toile de 90 francs. La justice paraît être sur les traces du voleur.  

 

Septembre 1891  - Incendie.  -  Incendie chez le sieur Alcide Julienne, maire de Berville. Le feu a pris aux deux extrémités d'un vaste bâtiment à usage de grange et de cave. Pertes, 12 000 fr.  (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Explosion d’un navire.  -  Vendredi matin, le trois-mâts en fer « North-Crossf », venant de Philadelphie à Rouen, avec un chargement complet de pétrole, quittait la rade du Havre avec un remorqueur. 

Arrivé sous Berville, il prit feu tout à coup, Une explosion formidable se produisit et le navire commença à sombrer. Le remorqueur coupa son amarre et mit ses embarcations à la mer. Il put sauver sept personnes, dont trois étaient blessées grièvement. Les autres, parmi lesquelles le capitaine et sa femme, n'avaient aucun mal. Il y a eu dix morts. (Source B.N.)  

 

Décembre 1892  -  Mort accidentelle.  -  Samedi l'après-midi, la dame Caplain. 67 ans, cultivatrice à Berville, passait à St-Clair dans une voiture attelée d'un cheval peureux. En arrivant au pont du chemin de fer, le bruit d'un train effraya l'animal. Il s'emballa et renversa une charrette attelée d'un âne. La voiture de Mme Caplain versa et la pauvre femme eut la poitrine comprimée par les débris. Elle est morte le lendemain matin. (Source B.N.)

 

Septembre 1912  -  Inauguration de l'école et de la Mairie  -   Dimanche prochain, 29 septembre, M. Gillotte, sous-préfet de Lisieux, présidera l'inauguration d'une école et de la nouvelle mairie installées dans l'ancien presbytère. La cérémonie sera suivie d'un banquet par souscription.

 

Mai 1916  -  N’accueillez pas les déserteurs !  -  On sait combien, faute de bras, nos cultivateurs ont du mal actuellement à entretenir leurs terres. Il y a bien les permissions agricoles, mais on les octroie avec tant de parcimonie et souvent aussi avec si peu de discernement !... Il arriva alors que le fermier aux abois embauche n'importe qui s'offre, sans se soucier d'où il vient ni qui il est. Ce mode de procéder présente des inconvénients de toute nature et quelquefois même des dangers. Un conseiller municipal de Berville, près Saint-Pierre-sur-Dives, M. Antoine Percy, 50 ans, vient d'en faire l'expérience. Les gendarmes étaient venus chez lui pour enquêter sur une affaire de coups et injures entre lui et ses voisins, les époux Delacour, lorsqu'ils aperçurent dans la cour deux hommes qu'ils soupçonnèrent être des militaires. Ils les firent prévenir qu'ils avaient à leur parler, mais les deux hommes avaient disparu, et il fut  impossible de les retrouver. Les gendarmes sommèrent alors M. Percy de justifier la présence, chez lui, de ces deux hommes. Après quelques hésitations, le fermier finit par déclarer que l'un d'eux, Stéphane Simon, était venu d'abord en janvier avec une permission agricole de quinze jours, à l’expiration de laquelle il était parti. Il était revenu peu après avec un camarade, le soldat Pilon. M. Percy les prit tous deux à son service sur leur simple affirmation qu'ils étaient en règle avec l'autorité militaire. Les quinze jours passés, les deux copains s'en allèrent, puis revinrent encore quelques jours plus tard. Cette fois, M. Percy les garda sans s'enquérir de leur situation. Ce en quoi il eut tort, car le code de justice militaire ne badine pas et édicté des peines sévères contre les receleurs de déserteurs dont ils se font ainsi les complices. C'est donc le Conseil de guerre qui l'attend, ainsi que les deux déserteurs arrêtés depuis. Nous ne pouvons  qu'engager les cultivateurs à user de la plus grande circonspection dans le choix de leurs aides occasionnels.  

 

Juin 1916  -  Triste maisonnée.  -  L'autre jour, on a trouvé ivre-mort dans un fossé, à Bervjlle, près Saint-Pierre-sur-Dives, un pauvre gosse de 11 ans, nommé Palais. La mère, dont le mari est mobilisé, est restée avec trois jeunes enfants. Elle les laisse à l'abandon et, si l'on en croit certains témoignages, elle se livre à la boisson. On ferait une bonne oeuvre en lui retirant les pauvres petits.

Septembre 1916  -  Lugubre trouvaille.  -  On vient de retrouver, sous Berville, le cadavre du patron Eugène Quétel, de la chaloupe « Eudoxie », de Honfleur, qui, dans les premiers jours du mois, avait été précipité à la mer en abordant une bouée sous Vasouy.  

 

Avril 1917  -  Voul’ous vend vos caudières ?  -  L'État cherche à acheter du cuivre et, de préférence, en France. Aussi a-t-il fait savoir qu'on pourrait lui proposer les alambics devenus sans usage, depuis la loi sur l'alcool. Mais peut être nos bouilleurs auxquels, avec cruauté, on a leur crû ôté, aimeront-ils mieux les conserver quand même. On ne sait jamais ce qui peut arriver !

 

Avril 1917  -  Les enfants de Reims dans le Calvados.  -  On annonce l'arrivée, prochaine dans notre département d'un millier d'enfants, de 6 à 14 ans, évacués de Reims. Les personnes qui désireraient recueillir un ou plusieurs de ces enfants sont priées d'en donner avis à la mairie de leur résidence.

 

Juillet 1926  -  Un ignoble individu.  -  Au cours d'une enquête ouverte à la suite de diverses plaintes portées à la gendarmerie de Saint-Pierre-sur-Dives, un nommé Louis Morin, 50 ans, jardinier sans domicile fixe, a été arrêté sous l'inculpation d'attentat aux bonnes mœurs.

Cet individu se serait livré à des actes odieux sur des jeunes garçons de 12 à 16 ans, de la région de Berville.

Découvert à Grandmesnil, il a reconnu en partie les faits qui lui sont reprochés. D'après la rumeur publique, il n'en serait pas à ses débuts. Morin a été conduit à la prison de Lisieux.

 

Janvier 1973  -  La commune de L'Oudon a été créée  par la fusion-association, décrétée le 26 décembre 1972, des communes d'Ammeville (171 habitants en 1968), Berville (160 habitants), Écots (95 habitants), Notre-Dame-de-Fresnay (159 habitants), Garnetot (89 habitants), Grandmesnil (123 habitants), Lieury (242 habitants), Montpinçon (167 habitants), Saint-Martin-de-Fresnay (169 habitants) et Tôtes (125 habitants). Saint-Martin-de-Fresnay est alors désigné chef-lieu de l'association. 

 

Janvier 1990  -  Par arrêté le chef-lieu est transféré à la commune de Tôtes, dont l'ancien code INSEE (14697) devient le nouveau code de L'Oudon.

A. D. 54  -  EN NORMANDIE  -  Distillerie de cidre

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