BEUVILLERS

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune  sont des Beuvillersois, Beuvillersoises


Août 1867   -   Un violent orage.   -   Dans la nuit de mercredi à jeudi, un violent orage qui n'avait que trop fait pressentir la chaleur étouffante des jours précédents, s'est abattu sur la ville de Lisieux, accompagné d'une pluie torrentielle.

La violence des coups de tonnerre qui se succédaient sans interruption faisait craindre quelque sinistre, et cette crainte ne s'est que trop réalisée.

Un malheureux cantonnier, nommé Allaire, âgé de 45 ans, demeurant commune de Beuvillers, près de l'église, qui était couché lorsque l'orage éclata, se leva, vers cinq heures du matin, pour fermer une fenêtre, comme il descendait de son lit, il fut frappé par la foudre et tué sur le coup. Sa femme, qui se trouvait dans la même chambre, n'a point été atteinte et n'a ressenti qu'une forte commotion.  

 

Mars 1874   -   Tentative de meurtre.  -  Vendredi, vers six heures du malin, une tentative de meurtre a eu lieu à Beuvillers, canton de Lisieux, sur la dame veuve Deloy, née Fontaine, propriétaire en cette commune. Cet attentat a été commis par un nommé Albert Binet, âgé de 30 ans, né à Précorbin (Manche), Binet était employé par la femme Deloy comme journalier, pour les travaux de la ferme. Il réclamait, parait-il, son salaire, et sur la réponse de la dame Deloy qu'elle ne le paierait que le lendemain, il s'arma d'une longue broche à rôtir et en porta un dizaine de coups à la femme Deloy. Après l'avoir ainsi frappée, et croyant l'avoir tuée, Binet se dirigea vers la commune de Mesnii- Guillaume, entra dans l'église et demanda à M. le curé de vouloir l'entendre en confession. Le maire et le garde champêtre, prévenus, ont arrêté Binet dans le confessionnal et l'ont amené à la maison d'arrêt de Lisieux. 

Quelques-unes des blessures de la femme Deloy sont profondes, mais n'ont altéré aucun organe nécessaire à la vie, et il y a lieu de penser qu'elles n'auront point de suites fâcheuses. Les plus graves sont une au sein gauche, à l'épaule droite, à la cuisse gauche, à la hanche droite et deux au bras gauche.  

 

Août 1884  -  C’est de Beuvillers que nous vient la lumière.    Dans cette commune, à l'occasion de la fête patronale, on a fait usage de la lumière électrique. Grand succès.

 

Août 1888  -  Le drame de Beuvillers.  -  Les époux Surtouques sont mariés depuis cinq ans et ont deux enfants. Ils habitent Beuvillers, où le mari est sacristain. Le ménage se querellait souvent et le mari battait sa femme. Dimanche soir, dit-on, il la roua de coups, puis partit. Il ne rentra que mardi matin, à 6 heures. Peu après, il se sauvait chez une parente et lui racontait que, alors qu'il était dans sa cuisine, sa femme, couchée au premier étage, s’était tiré un coup de pistolet dans le flanc droit ! Quand il rentra chez lui, sa femme était morte. L'explication que donne Surtouques, parait fausse. On suppose que la femme Surtouques a été tuée, pendant son sommeil, par son mari, aidé de son frère qui ont ensuite tout mis en oeuvre pour faire croire à un suicide. Les deux frères ont été arrêtés.  

 

Août 1890  -  Les voleurs de vaches.  -   La gendarmerie de Livarot a arrêté le nommé Alphonse Renault, 30 an s, cultivateur, né à St-Cyr-du-Ronceray, pour avoir acheté une vache volée par Albert Bellières, 38 ans, journalier, né à Boissey, au sieur Le franc, propriétaire à Beuvillers. Renault ignorait, paraît-il, que la vache avait été volée.

 

Septembre 1890  -  Les voleurs de bestiaux.  -  Les nommés Albert Renoult, 31 ans, cultivateur à Norolles, et Albert Bellière, 43 ans, journalier à Lisieux, ont volé la nuit une vache chez M. Lefranc, propriétaire à Beuvillers. Renoult a déjà subi deux condamnations, une pour coups et blessures et une pour escroqueries. Son compagnon en compte quatre dont une pour faux, une pour rupture de ban et deux pour vol. Bellière est en outre inculpé d'un vol d'objets mobiliers et d'argent au préjudice de Mlle Blot, propriétaire à Beuvillers. Bellière a été condamné à trois ans de prison et Renoult à deux ans.  

 

Février 1893  -  Les voleurs d’églises.  -  Dans la nuit de lundi à mardi de la semaine dernière, des voleurs ont pénétré dans l'église de Beuvillers en fracturant une porte. Ils ont pris trois francs environ qui se trouvaient dans une armoire de la sacristie, ils ont brisé un tronc, mais n'y ont rien trouvé. 

— On a pénétré également dans l'église de St-Martin-de-la-Lieue. Il n'y avait que des centimes dans le tronc. Ils les ont pris, ainsi qu'une bouteille de vin et des chaussures. (Source B.N.)

 

Mars 1893  -  Une victime du travail.  -  M. Joseph Jean, directeur d'usine à Lisieux, avait chargé le sieur Thibout de creuser, à Beuvillers, route du Sap, un puits qui fut commencé au mois d'août dernier. Thibout avait comme ouvrier le sieur Chéradame, 34 ans. Samedi, vers 4 heures du soir, Chéradame se fit descendre  dans le puits creusé déjà à une profondeur de 30 mètres, quand, à 10 mètres à peine de l'ouverture, la corde qui le soutenait se rompit et le malheureux tomba au fond sur des outils et des matériaux qui s'y trouvaient. 

À l'aide de quelques passants, M. Thibout se fit à son tour descendre dans le puits pour porter secours à son camarade, qu'il trouva dans un état lamentable et perdant du sang en abondance. Avec d'infinies précautions on parvint à le hisser hors du puits, le malheureux éprouvait des douleurs atroces et disait : « Ne me faites pas souffrir davantage, laissez-moi, je sens bien que je vais mourir ». Chéradame à une jambe fracturée à plusieurs endroits et horriblement mutilée. On craint des lésions internes.  (Source B.N.)

 

Août 1893  -  Cour d'assises du Calvados.   -  Vol qualifié.  -   Ludovic Jouanne, 41 ans, encore un récidiviste ayant subi 5 condamnations, fera 6 ans de réclusion pour vols divers commis à Beuvillers, Lisieux, Saint-Jacques et la Chapelle-Yvon. (Source B.N.)

 

Mai 1924  -  Le feu dans une usine.  -  Samedi soir, vers 16 h. 15, un incendie d'une extrême violence s'est déclaré dans les séchoirs de l'usine Laniel, a Beuvillers. L'alarme fut donnée immédiatement et la pompe de l'établissement fut mise en batterie par le personnel pendant que la compagnie des sapeurs-pompiers de Lisieux, munie de l'auto-pompe, des pompes des établissements Leroy de Lisieux et de la commune de Glos arrivait en hâte. Malgré la promptitude des secours, le feu n'a pu être circonscrit que vers deux heures du matin. Deux bâtiments ont été complètement truits. Une surveillance sévère a été assurée jusqu'à huit heures du matin. On ignore jusqu'à présent les causes de cet incendie. Les dégâts sont évalués approximativement à 1.200.000 francs. 

Au cours de ce sinistre, le sergent Liot et le caporal clairon Couillaux, de la compagnie de Lisieux, ont été blessés légèrement.

 

Janvier 1926  -  Un ouvrier maçon tamponné par un train.  -  M. Morineau Pierre, maçon, demeurant à Courtonne-la-Meurdrac, après avoir travaillé chez M. Leriche, à Beuvillers, regagnait vendredi soir son domicile à bicyclette, en compagnie de M. Morière, son camarade de chantier.

A proximité de la cidrerie Lesage, les deux compagnons durent s'arrêter devant le passage à niveau qui franchit les voies Paris-Cherbourg, et Orbec-Lisieux. et dont les barrières étaient fermées. D'ailleurs, à ce moment un train montait la rampe, se dirigeant vers Bernay. Pour gagner du temps, et malgré les conseils de Morière, qui dit à son camarade « Fais attention, le train d'Orbec, ne doit pas être loin », Morière fit manœuvrer le portillon, puis s'engagea avec sa bicyclette sur la voie d'Orbec. Son attention, tout entière attirée par le convoi qui roulait sur
Bernay l’empêcha d'entendre le train d’Orbec, cependant annoncé par Moriére et qui arrivait a toute vitesse vers le passage à niveau.
Quand Morineau l'aperçut, il essaya de se dégager, mais la locomotive atteignit la bicyclette, et celle-ci, sous l'impulsion du choc, projeta Morineau dans le fossé. Le train passé, Morière releva son camarade qui gisait inanimé et appela au secours. Des voisins accoururent qui transportèrent Morineau à l'hôpital de Lisieux. L'imprudent maçon a une blessure sérieuse à la tête, une fracture des bras et des contusions multiples.

 

Avril 1926  -  Recensement.  -  113 maisons, 207 ménages, 623 habitants.

En 1921, 107 maisons, 180 ménages, 548 habitants, soit une augmentation de 75 habitants depuis 1921.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Beuvillers. — Mlle Bénard Alice, âgée de 24 ans, d'une famille de 8 enfants vivants. Mlle Bénard a été placée depuis sa sortie de l'école. De bons renseignements ont été recueillis sur  l'intéressée ainsi que sur sa famille. Elle a contracté mariage avec M. Foulon, serrurier à Lisieux.

 

Janvier 1940  -  Un chauffeur est arrêté pour des actes graves de sabotage.  -  M. Bernard de Fontaubert, â de 29 ans, directeur de la base de la raffinerie des pétroles du Nord à Lisieux, employait depuis deux ans environ le nommé Robert Fihue, â de 41 ans, demeurant à Lisieux, place Gambetta, en qualité de chauffeur.

Au point de vue professionnel, il eut des fautes très fréquentes à lui reprocher. Le 2 novembre 1939, la direction devait adresse à Fihue un dernier avertissement avant licenciement pour de graves fautes entraînant des arrêts de véhicules.

Vendredi dernier, le nommé Fihue devait avoir de nouveau des erreurs dans ses encaissements, et samedi, il quittait le travail, laissant tourner des pompes à essence dont il avait la surveillance. Cette négligence aurait pu avoir de très graves conséquences.

A la suite de ces faits, M. de Fontaubert punit Fihue de huit jours de mise pied. Cette mesure fut appliquée sur le champ, Fihue sortit de l'établissement et regagna son domicile.

Une demi-heure après, M. de Fontaubert entendit un bruit de liquide provenant d'une citerne en vidange. S'étant rendu à l'endroit, il devait constater que des vannes de vidange du grand bac qui contenait environ 300.000 litres d'essence avaient été ouvertes alors qu'elles devaient être fermées avec un cadenas. Par suite de ce fait plusieurs centaines de litres d'essence étaient répandue sur le sol. C'était très dangereux, étant donné que la voie des chemins de fer était proche et que des charbons provenant d'une locomotive pouvaient communiquer le feu  à cette essence. Il s'en fût suivi un véritable sinistre.

Ces faits, communiqués à la gendarmerie de Lisieux, celle-ci ouvrit une enquête immédiatement, et Fihue fut interrogé. Tout d'abord, il nia énergiquement, mais après de nombreuses dépositions de témoins, il devait passer des aveux complets, c'était lui qui avait ouvert les vannes de vidange.
L'usine subit un préjudice de 2.000 à 2.500 francs. Si M. de Fontaubert ne s'était pas aperçu de ces faits, c'est un véritable désastre qu'on aurait pu constater. A la suite de ses aveux, Fihue a été arrêté et devra répondre de ces délits devant la juridiction militaire.

 

Juin 1940   -   Météorologie et parachutisme.  -   Depuis un mois, des atterrissages de parachutes étaient signalés à la gendarmerie de la région de Lisieux. On en avez vu au  Mesnil-Simon, à Beuvillers, à Glos, à Ouilly-le-Vicomte, aux environs de Livarot.

Une enquête a permis de découvrir l'origine de ces parachutes.... inoffensifs. Tous les jours, vers 17 heures, une station météorologique installée depuis peu sur la côte procède à des lancements de ballons sondes. Les ballons éclatent à une certaine hauteur et les appareils enregistreurs soutenus par de légers parachutes d'un mètre de diamètre, descendant au sol.

Les personnes qui trouveraient des appareils enregistreurs placés dans des boîtes contenant un mouvement d'horlogerie, sont invitées à les porter avec le parachute à la gendarmerie la plus proche.  

 

Avril 1942   -   Fait divers.   -    Rentrant de l'école avec un camarade, le fils d'un cheminot, Maurice Behuet, 11 ans dont les parents habitent route d'Orbec à Beuvillers, dut s'arrêter au passage à niveau du Blavet, pour laisser passer un train, sitôt après, l'enfant voulut traverser les voies et fut happé par la locomotive de l'express Paris-Cherbourg  qui survenait au même instant.

Le pauvre petit, projeté à 7 mètres du lieu du choc, eut la tête écrasée et fut tué sur le coup. Quant à son camarade, Marcel Reine, du bourg, il avait été plaqué sur la barrière par le déplacement de l'air et avait eu le visage éraflé.  

 

Avril 1944   -   Distribution d'œufs frais.  -  Le Préfet du Calvados communique : Une nouvelle distribution de deux oeufs frais est prévue au titre du mois d'Avril dans les communes de Lisieux, St-Jacques-de-Lisieux, St-Désir-de-Lisieux, Beuvillers et le hameau du Petit-Bon-Dieu, Deauville, Honfleur et Trouville, au profit des catégories E. J1. J2. J3 et V.

Toutefois les consommateurs énumérés ci-dessus et qui sont détenteurs de la feuille de denrées diverses à indicatif P1 et P2, sont exclus de ces distributions.

Cette distribution sera effectuée contre remise de ticket DV de la feuille de denrées diverses du mois d'Avril 1944 des catégories de consommateurs visés ci-dessus.

Au moment de la distribution, les détaillants exigeront la présentation de la carte d'alimentation pour contrôler la catégorie du consommateur. Ils s'assureront en outre que le cachet de la mairie porté sur la feuille de denrées diverses est effectivement celui d'une localité bénéficiaire de distributions d'œufs.

6       BEUVILLERS (Calvados)  -  L'Usine Laniel

177      BEUVILLERS (Calvados)

1000       CHÂTEAU DE BEUVILLERS.   -   ND

7       BEUVILLERS (Calvados)  -  L'Usine Laniel

126    BEUVILLERS (Calvados)  -  Poterne de l'ancien Manoir Féodal, XIe S.

BEUVILLERS.  -  La Route d'Orbec.

BEUVILLERS.  -  le Calvaire.

1    BEUVILLERS (Calvados)

BEUVILLERS.  -  L'Église

3    BEUVILLERS (Calvados)  -  Route du Sop

BEUVILLERS, par Lisieux (Calvados)  -  L'Usine de Grais - Suiferie en Abattoirs Industriels

115  -  BEUVILLERS   -   Grande-Rue

BEUVILLERS (Calvados)

Commentaires et informations  :  Facebook @