BISSIÈRES

Canton de Mézidon 

Les habitants de la commune de Bissières sont des Bissiérois, Bissiéroises.


Juillet 1868   -   Un incendie.   -   Le 30 juillet, à Bissières, vers neuf heures du soir, un incendie accidentel a consumé une maison, bâtie en torchis et couverte en chaume, appartenant à la dame veuve Bénard.

Aux premiers cris d'alarme, M. le maire s'est promptement rendu sur le lieu du sinistre, avec la pompe à incendie. Grâce à ce secours et au zèle empressé des habitants de la commune et de celles circonvoisines, on est parvenu à circonscrire le feu dans son foyer et à l'empêcher de se communiquer aux habitations voisines.

Le brigadier et deux gendarmes de la brigade de Croissanville venus en hâte, ont maintenu le bon ordre. On évalue la perte à 800 francs.

 

Juillet 1868   -   Les conséquences de l'incendie.   -   Le sieur Gervais, gendre de Mme Bénard, voyant que sa petite-fille et deux de ses neveux, tous trois en bas âge, allaient jouer dans la maison incendiée, eut l'idée, samedi dernier, vers 3 heures après-midi, d'en fermer la porte, de peur qu'ils ne se laissent prendre sous le plafond qui menaçait ruine.

Il est probable que son mouvement ébranla fortement ce plafond, car à peine eut-il essayé d'attirer la porte à lui, que le sommier se rompit et que le plancher s'écroula, ensevelissant sous ses débris le malheureux Gervais, victime de son dévouement.

Retiré de dessous les décombres par sa femme, aidé de M.Hudry, adjoint, et de quelques moissonneurs qui se trouvaient près de là, il a été transporté chez lui horriblement mutilé, rendant le sang par la bouche, le nez et les oreilles, et malgré les soins d'un médecin appelé en toute hâte, il a expiré le lendemain matin, après douze heures d'une affreuse agonie.

Gervais était dans la force de l'âge, c'était un ouvrier laborieux, et sa mort qui laisse dans le besoin une veuve et trois enfants, a causé à Bissières un regret général.  

 

Décembre 1871   -  Fait divers.   -  Un incendie, attribué à la malveillance, a éclaté le 21 de ce mois, à 9 heures du soir, à Bissières, et consumé une maison, un four et un cellier, appartenant à la femme Armandine Gervais, servante.  

 

Août 1872   -  Fait divers.  -  Par décret en date du 24 janvier 1872, l'église de la commune de Bissières, canton de Mézidon, a été érigée en succursale. La circonscription de la nouvelle paroisse, qui était réunie à celle de Croissanville, comprendra tout le territoire de la commune de Bissières.

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C'est le moment, ou jamais, de s'occuper des cartes qu'il est dans l'usage d'échanger à l'occasion du premier de l'an. C'est seulement à l'époque du 1er  janvier qu'on peut envoyer des cartes par la poste, c'est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l'affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l'adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe. Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n'envoie jamais de carte.

 

Décembre 1873   -   Chemin de fer de Mézidon à Dives.   -  Par arrêté du 18 courant, M. le préfet a approuvé les projets de stations et haltes présentés parle concessionnaire. Des stations pour voyageurs et marchandises seront établies à Beuvron, Putot, Dozulé et Dives. Des haltes pour voyageurs avec voie de garage et quai aux marchandises, seront établies dans les communes de Mézidon, Magny-le-Freule, Bissières, Croissanville et Méry-Corbon. Enfin, des haltes pour voyageurs seront établies à Hottot-en-Auge, Brucourt, Varaville, et Dives-Cabourg.  

 

Juin 1890  -  Les voleurs de vaches.  -  Les nommés Louis Constant, dit Dupont, 71 ans, né à Lécaude, François Quesdon, 23 ans, né à St-Martin-de-Mailloc, et Constant Morel, 38 ans né à St-Nicolas-des-Laitiers (Orne), domicilié à St-Julien-de-Mailloc, font métier du vol des vaches. Ils en ont dérobé une au sieur Prestavoine, du Pré-d'Auge, deux aux sieurs Harel et Desmons, de St-Pierre-de-Mailloc, une génisse et une vache à la dame Tiger, de Bissières. Le tribunal de Lisieux vient de les condamner : Dupont à cinq ans de prison, Guesdon à trois ans et Morel à deux ans.

 

Février 1901  -   Assassinat.  -  Lundi, vers 7 heures 1/4 du soir, un individu se présentait chez M. Fouques, maire des Bissières, âgé de 74 ans, sous prétexte de lui demander certains renseignements.

Ce magistrat répondit sans défiance aux questions de son interlocuteur ; mais celui -ci sortant de sa poche une bouteille, se précipita sur M. Fouques et lui en asséna plusieurs coups sur la tête. Le malheureux vieillard s'affaissa, baignant dans une mare de sang. Son meurtrier le crut mort et il s'empressa de fouiller tous les meubles. Il emporta 150 francs qui étaient placé dans une petite boîte, mais il n'aperçu pas un billet de 1000 francs qui était renfermé dans un portefeuille. M. Fouques n'était heureusement qu'évanoui. Des voisins, à ses appels vinrent à son secours, et il put fournir le signalement de son agresseur.

La gendarmerie de Mézidon, prévenue, commença une enquête ; elle acquit bientôt la certitude que le meurtrier était parti dans la direction de Dives.

En effet, mardi soir, un télégramme venant de cette commune, est parvenu à la gendarmerie. Il annoncait que l'auteur présumé de l'attentat était un nommé Lebailly, qui a été arrêté. M. Fouques qui portait de nombreuses plaies à la tête a succombé aux suites de ses blessures. Le Parquet s'est transporté à Bissières, accompagné d'un médecin légiste, pour procéder à l'autopsie, ainsi qu'à la confrontation de l'assassin avec sa victime.

 

Octobre 1907 - Tentative de meurtre. - Les gendarmes ont arrêté le sieur Auguste Mézenge, 45 ans, cultivateur à Pérriers (Calvados), pour tentative de meurtre envers son beau-frère, Auguste Laplanche, 51 ans, marchand de veaux à Bissières.

Dans le courant de mai dernier, la femme Mézenge avait mis au pâturage une douzaine de bestiaux dans un herbage dépendant de la ferme exploitée par la fille Laplanche. Après entente à ce sujet celle -ci donna un reçu des animaux.

Le 3 octobre, vers 6 heures, Mézenge se présenta à son domicile. Celle -ci n'étant pas là, il parut contrarié et partit en disant qu'il enlèverait tout le bétail de la ferme.

Le lendemain, vers 3 heures du matin, M. Laplanche fut réveillé par les aboiements du chien. Il se leva et entendit plusieurs personnes parler sur le chemin rural longeant la cour. Pris de soupçons il descendit dans la cour et interpella les personnes qui se disposaient à pénétrer dans l'herbage.

L'une d'elle, le sieur Mézenge, cria : " Arrête-toi, où j'vas t'arranger " M. Laplanche appela à l'aide; mais au moment, un coup de feu l'atteignit au côté gauche. Il rentra chez lui et se barricada. Son agresseur vint le narguer en menaçant de lui faire son affaire.

Le docteur Bernard, d'Argences qui a donné ses soins au blessé a constaté que celui -ci avait reçu 25 plombs. Trois seulement ont pu être extraits.

Pendant l'altercation, les nommés Rieury, 15 ans, et Ducailleux, 18 ans, qui accompagnaient Mézenge, avaient dépendu la barrière et fait sortir les bestiaux (une trentaine environ), qui se trouvaient dans l'herbage. Ils furent arrêtés route du Lion-d'Or, alors qu’ils accompagnaient onze bestiaux. Les autres animaux furent retrouvés dans les champs voisins.

 

Mars 1916  -  Découverte d’un soldat noyé.  -  On a retrouvé dans la rivière la Dives, près de Troarn, le cadavre d’Auguste Desprès, 36 ans, militaire, au 119e de ligne. Venu en permission de six jours au début du mois dernier, chez sa sœur, Mme Corvée, à Bissières, Desprès était allé, la veille de son départ, faire ses adieux à un parent, puis il avait subitement disparu, et l’autorité militaire le recherchait depuis le 14 février. Tout fait croire à un accident.  

 

Avril 1925  -  Vol de Vaches.  -  En allant traire les vaches dans un herbage sis en bordure de
la route du Pont-du-Ham à Quatre-Puits, Mme Siméonne Gaignard, cultivatrice a Méry-Corbon, a constaté qu'il en manquait  une. En effectuant des recherchés elle s’est rendue compte que les ronces artificielles servant de clôture avaient été cisaillées près de la barrière fermant à clé pour livrer passage à l’animal.

A peu prés à la même heure Mme Fouques, cultivatrice à Magny-le-Freule, à remarqué qu’une vache avait disparu d'un herbage sit à quelque distance de celui de Mme Gaignard. Les barrières avaient été ouverte et refermées. Les vaches ont été emmenées dans la direction d’Ouézy par des chemins d'exploitation.

Mme Gaignard estime son préjudice à 2.000 francs et Mme Fouques à 2.500 francs.

Les gendarmes de Mézidon ont ouvert une enquête en vue de découvrir les traces des audacieux voleurs.

 

Avril 1925  -  On arrête des voleurs de bestiaux.  -  Dans un de nos précédents numéros, nous avons mis nos lecteurs au courant de vols de deux vaches commis, l'un au préjudicie de M. Gaignard, cultivateur à Méry-Corbon, l'autre aux dépens de Mme Fouques, cultivatrice à Magny-le-Freule.

A la même époque, un vol de deux vaches avait été commis chez les époux Lefèvre, cultivateurs à Fleury-sur-Orne.

Voici les faits, un habitant de Bô, apprenant par la voie de la presse les vols ci-dessus relatés, porta ses soupçons sur des gens établis depuis Noël dernier dans une ferme, au hameau de Valjus. Arrivées sans bestiaux, ces personnes avaient déclaré que leur cheptel était resté dans la région de Bissières et qu'elles iraient bientôt les chercher.

On remarqua les allures étranges de ces fermiers à différentes reprises, le père et le fils s'absentaient parfois plusieurs jours, puis revenaient avec des bestiaux qu'ils revendaient presqu'aussitôt dans les foires.

Le surlendemain du jour le vol avait été commis à Fleury, le père et le fils Roger avaient été vus conduisant chacun une vache. Or, il n'y avait pas de foire à cette date dans la région.

Les gendarmes prévenus avisèrent par léphone les époux Lefèvre, mais ceux-ci trop âgés ne purent se déplacer, M. Gaignard, de Méry-Corbon, et Mme Fouques, de Magny-le-Freule, furent également avertis et arrivèrent le lendemain au Bô. Mme Fouques reconnut l'une des bêtes comme lui appartenant.

M. Gaignard ne reconnut pas la seconde vache comme étant la sienne. Roger prétend qu'il l'a achetée à Saint-Pierre-sur-Dives. La femme Roger a déclaré ignorer le commerce de son mari.

Une surveillance active exercée par les gendarmes a permis d'établir la culpabilité des inculpés. Interrogé, Roger a fini par avouer qu'il était parti le 30 mars dernier dans l'intention de voler des vaches dans la région de Saint-Pierre-sur-Dives. Il s'était alors muni de longes pour attacher les bêtes.

Sur la route de Bissières, entre 9 et 10 heures du soir, il avisa dans un herbage une belle vache sur laquelle il jeta son dévolu, puis quelques centaines de mètres plus loin, une autre bête qu'il emmena également.
Auguste Roger, âgé de 54 ans, est à Avrilly (Orne). Il est père de six enfants. Il y a 28 ans, il a été déjà condamné par le Tribunal de Domfront à dix mois de prison pour vols de vaches. Le fils âgé de 22 ans est marin de commerce. Tous deux ont été arrêtés et écroués.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Bissières. — Mlle Rousseau Simone, âgée de 21 ans, d'une famille de 10 enfants dont 9 sont encore vivants. Le père, mobilisé pendant la durée des hostilités, est gardien d'herbages. Il appartenait à une famille de (i enfants. La mère est occupée au ménage. De bons renseignements ont été recueillis sur la postulante qui, à sa sortie de l'école, a été placée comme domestique chez divers patrons, qui ont tous été satisfaits de ses services. Mlle Rousseau a épousé, le 6 mars 1930, M. Leclerc, employé de fromagerie.

 

Juillet 1942   -   Fait divers.   -   Un journalier de Bissières, Anatole Lafosse, conduisait un tombereau de matériaux, quand, au lieu-dit « le Bras d'Or », sur la route de Paris près de Méry-Corbon, un harnais s'étant rompu, le cheval prit peur et s'emballa. Projeté sur le sol, le malheureux conducteur fut relevé blessé à mort.  

 

Octobre 1944  -  Faits divers.  -  Louis Pascal, de Bissières, ayant deux voitures et un seul cheval pour évacuer, vola celui de la voisine, Mme Bloche. En cours de route, le cheval volé fut reconnu et restitué. Pascal ne s’embarrassa pas longtemps et, pour solutionner la question, il n’hésita pas à s’emparer de la jument à M. Carel, de Mesnil-Bacley, qui l’avait hébergé quelques jours.

BISSIERES (Calvados)  -  canton de Mézidon  -  Le Lieu Doublet

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