UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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BLAINVILLE  s/ ORNE  

Canton de Ouistreham

Les habitants de la commune sont des Blainvillais, Blainvillaises


Mars 1867   -   Une condamnation.    -   Le sieur Jean-Baptiste Ledain, cultivateur à Blainville, est condamné à 16 francs d'amende pour avoir laissé divaguer sur la digue du canal de Caen à la mer, trois taureaux qui dépouillaient les herbes de cette digue.

 

Octobre 1868   -   Le canal.   -   Jeudi, dans l'après-midi, le canal de Caen à la mer présentait une certaine animation.

Une locomotive remorqueuse descendait le sloop « Elisa », de Trouville, et le brick goélette « Aline-Marie », de Saint-Malo, tous deux chargés. Vers le pont d'Hérouville, ce train a rencontré le vapeur à hélice anglais  « Victor », remorquant un sloop, et, au pont de Blainville, un houry de Dieppe chargé de harengs, remorqué par des chevaux. Le mécanicien de la remorqueuse se conformant en cela aux règlements, a cédé le trait au navire montant, en ayant soin de recommander au capitaine de la goélette d'élonger une amarre derrière. Malheureusement cette amarre n'a pu être saisie par le pontier, et la goélette plus lourdement chargée et plus fine, a par conséquent gardé son erre plus longtemps et est venue sur l'arrière du sloop, endommageant son couronnement et brisant elle-même la moustache tribord de sa sous garde. Les avaries sont bien minimes, mais que serait-il advenu si les navires avaient eu le plus d'erre ?  

 

Avril 1869   -   La mer et les naufrages.   -   Dans la nuit de samedi à dimanche, un nouvel ouragan s'est déchaîné sur notre contrée. Vers onze heures, le vent, qui était au sud-ouest, a sauté brusquement au nord, et a soufflé en tempête jusqu'au lendemain.

C'est entre deux et trois heures du matin que l'ouragan a éclaté avec toute sa violence. Les maisons étaient ébranlées comme par un tremblement de terre, par moments, on eut dit, tant la rafale était bruyante, que les éclats de la foudre se mêlaient assez mugissements.

À Caen, aucun accident grave n'est arrivé. Sur le cour, quelques baraques seulement ont été renversées.

Sur les berges du canal, 12 à 15 arbres ont été rompus, principalement dans la vallée située entre Blainville et Bénouville.

Par suite du mauvais temps qu'il faisait dimanche, les steamers pour Caen et Trouville sont restés au port.

Cette tempête a produit également de nouveaux dégâts, non seulement aux toitures, dont elle a arraché des tuiles ou des ardoises en quantité, mais aussi dans les champs et les  vergers où elle a couché sur le sol une grande quantité d'arbres à fruits.

De plus, elle a donné une crue considérable à la crétine qui envahit la prairie de Caen et la vallée de la Dives dans toute son étendue, de telle sorte que la route de Caen à Rouen, dans la traverse de Troarn à Saint-Samson, est complètement ensevelie sous l'eau, dont la hauteur atteint, en quelques endroits, plus de 50 centimètres.

Depuis dimanche dernier, l'administration des ponts et chaussées à organisé un service de Charette pour passer les piétons qui circulent sur la route de Troarn à Saint-Samson. De longtemps on avait vu une pareille crue.

Les départements de l'Orne, de la Manche, de l'Eure, de la Seine-Inférieure et de la Sarthe, ont également ressenti les effets de cette tempête.

 

Août 1871   -  Une femme étranglée.  -  Mardi matin, la commune de Blainville, près Caen, a été mise en émoi par la nouvelle d'un meurtre, qui avait dû s'y commettre pendant la nuit.

Une jeune femme d'environ 18 ans, tout récemment mariée à un berger du pays, a été trouvée morte dans son lit, auprès de son enfant, âgé de quelques mois à peine. La victime portait au cou des traces attestant que la mort avait dû être produite par strangulation, dans une: de ses mains crispées, elle tenait encore une poignée de cheveux, qu'elle avait sans doute dans la lutte, arrachée à son bourreau. 

Aussitôt prévenu, M. Manon, maire de Blainville, s’est rendu, sur le lieu du crime, pour procéder aux premières, constatations, pendant que d'un autre côté, il informait le parquet de Caen. L'autorité judiciaire est arrivée quelques heures, plus tard, mercredi et jeudi, la justice s'y est encore transportée et un grand nombre de témoins ont été entendus. 

D'après la rumeur publique de graves charges pèseraient sur un individu qui, nous affirme-ton, aurait été mis, après interrogatoire, sous les verrous. On comprendra la réserve que nous impose la gravité de l'accusation, relativement au nom de l'inculpé, tant que l’instruction n'est pas terminée.  

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi  qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Caen : Blainville, école mixte ; Curcy, école de filles ; May-sur-Orne, école de garçons ; Hamars, école de garçons ; Norrey, école mixte ; Tournay-sur-Odon ; école de garçons ; Missy, école de garçons.

 

Janvier 1880  -  Les glaces.  -  Le canal de Caen à la mer est encombré par les glaces. On assure que plusieurs navires ont préféré s'amarrer à Blainville plutôt que de s'avancer jusqu'à Caen. La crainte d'être endommagé par la glace a seule déterminé la résolution des capitaines.

 

Janvier 1880  -  Échenillage.  -  C'est dans 18 courant de février, que tout propriétaire, fermier ou locataire est tenu d'écheniller les arbres, haies ou buissons, sur les propriétés qu'il exploite où qu'il occupe.  

 

Mai 1880  -  Maire et adjoint.  -  M. Alfred Crevel vient d'être élu maire de Blainville, et M. Goujon adjoint. Les habitants de Blainville organisent une souscription pour offrir des écharpes aux nouveaux élus. L'une d'elle ne servira sans doute pas, car M. Crevel n'a pas accepté.  

 

Janvier 1893  - Incendie.  -  Un  incendie a détruit un bâtiment à: usage d'écuries et environ 5 à 6 000 bottes de foin, appartenant au sieur Jean Chevallier, propriétaire et maire de Cricqueville-en-Auge, et du sieur Léonce Fontaine, herbager. Pertes, 5 000 fr. pour l'immeuble, assuré, et 4 700 fr. pour le foin, assuré pour 2 000 fr. seulement. 

— Dimanche, à Blainville, un incendie considérable s'est déclaré dans une ferme appartenant au sieur Hue, propriétaire à Caen, et a consumé divers corps de bâtiments. Perte 37 000 fr. Assuré. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Juillet 1893  -  Tramway Decauville.  -  La ligne de Caen à Bénouville fonctionne. Ce tramway dessert, d'un côté : Caen, Calix, Hérouville, Blainville et Bénouville ; de l'autre : Ouistreham, Riva-Bella, Colleville, Bréche-d'Hermanville, Lion et le Haut-Lion. 

Enfin, de l'autre côté du Canal : Ranviile, Amfréville, Sallenelles, Merville, Le Home et Cabourg, avec correspondances avec les lignes de l'Ouest et de la Mer. Dimanche, il y a eu foule de voyageurs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1896  -  Chute mortelle.  -  La semaine dernière, le sieur Adolphe Colin, 46 ans, domestique chez le sieur Dujardin, entrepreneur du service en voiture de Ouistreham à Caen, rentrait chez son patron avec sa voiture, lorsque, traversant la commune de Blainville, il descendit sans arrêter son cheval pour remettre une commission. Il glissa en mettant le pied sur le brancard et tomba à la renverse sous les roues de la voiture. Ce malheureux, qui laisse trois enfants, est mort quelques heures après. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Un revenant.  -  Nous avons, dans le temps, parlé de la disparition du sieur François Fresnel, ancien cultivateur à Hérouvillette, et depuis régisseur de ferme à Blainville. Fresnel avait fait ses treize jours à Caen. Lorsqu'il fut désarmé, il alla, le soir, souper chez un frère qui est épicier à Vaucelles. Fresnel quitta, son frère pour aller prendre le tramway qui devait le ramener à Blainville. Depuis, on ne l'a plus revu.

On a d’abord cru qu'il s'était noyé. Mais voilà que l'un de nos confrères semble dire que Fresnel est encore en vie et qu'il pourrait bien, un jour ou une nuit, faire sa réapparition dans son ménage. C'est sa femme et ses domestiques qui feraient une tête ! Et, lui donc ! (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1897  -  Exploitants et exploités.  -  Les deux premières stations de la ligne de Caen à Ouistreham (Hérouville et Blainville) attendent toujours les gares-abri imposées par le cahier des charges. Les habitants de ces localités continuent, les pieds dans la boue, à attendre au grand air, sous la pluie ou la neige, rôtis en été, gelés en hiver, le passage plus ou moins régulier des trains. Cependant, il y a de longs mois que la concession est passée du provisoire au définitif. Depuis lors, l'exploitation a changé pour la troisième fois de titulaires, et plus ça a changé, plus ça a été la même chose. Ce qu'il y a toujours eu de mieux exploité sur cette étonnante lignette.. .c'est le public. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1897  -  Suicide d’une jeune fille.  -  Mardi, la demoiselle Angèle Goupil, 18 ans, demeurant à Blainville, a été trouvée noyée dans le canal de Caen à la mer où elle s'est jetée volontairement. La veille, on l'avait vue sur le bord de l'eau, elle paraissait cueillir des fleurs. On croyait que la jeune désespérée était enceinte, mais les constatations médicales ont établi qu'elle avait une tumeur au ventre et que ce sont ses souffrances cruelles qui l'ont déterminée au suicide. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Mesures sanitaires.     L'entrée du bétail espagnol et portugais est interdite en France à cause de la fièvre aphteuse. 

— M. le préfet du Calvados vient, de prendre un arrêté relatif aux mesures à prendre pour l'introduction et la mise en vente, dans le Calvados, des moutons destinés à la boucherie et provenant de départements affectés de fièvre aphteuse ou de clavelée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1898  -  Suicides.    Le nommé Joseph Gueret, 25 ans, mouleur, sans domicile fixe, né à Dol (llle-et-Vilaine), s'est pendu, à l'aide d'une longe, à un Pommier, à Blainville, au lieu dit « Les Cheminées » Gueret avait été occupé pendant quelque temps chez M. Nizeu, fondeur à Caen. Il avait annoncé au café Anne, à Blainville, où il avait pris plusieurs consommations, son intention d'en finir avec la vie, disant qu'il souffrait partout et particulièrement dans la tête. 

— M. Casimir Lohier, 62 ans, lieutenant en retraite, rue St-Jean, s'est suicidé dans un accès de fièvre chaude. 

— Le sieur Troslet, 30 ans, couvreur à Fervaques, a été trouvé, par sa mère, pendu à son domicile. C'est dans un accès d'aliénation mentale, dont l'infortuné jeune homme était  atteint, qu'il a mis fin à ses jours. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Imprévoyances administratives.     L'administration des ponts et chaussées n'est pas en veine en ce moment et les contribuables non plus. Il y a trois à quatre mois, un accident purement matériel, mais coûteux, se produisait dans le port de Ouistreham par suite de l'imprévoyance des agents charges du service. Dernièrement, un mur construit à Blainville par les ponts et chaussées s'écroulait sur une grande longueur. Vendredi la nuit, un autre accident, est arrivé sur l'Orne, au barrage de Caen, mais, cette fois, il y a eu malheureusement mort d'homme. Les ponts et chaussées ne manqueront pas de mettre ce malheur sur le compte des éclusiers qui ont levé trop tard les plaques supérieures du barrage. C'est possible, mais il n'en est pas moins étrange qu'un accident de ce genre soit subordonné a l'oubli d'une manœuvre. 

L'administration avait bien prévu le courant d'amont Pourquoi n'a-t-elle rien fait pour établir une résistance suffisante au courant de la marée montante. L'ancien barrage a été replacé. Bien mieux eut valu le laisser en place et le réparer s'il en avait besoin puisque depuis trente ans il fonctionnait sans accident. A Caen comme à Ouistreham, il y a eu imprévoyance, mais comme toujours les contribuables paieront les pots cassés : 7 à 800 000 fr. pour Ouistreham, 25 à 30 000 fr. pour Caen.

Un barrage en bois existait depuis longtemps sur l'Orne, à l'entrée du Grand-Cours. Les ponts et chaussées décidèrent de remplacer ce système vieux jeu par un barrage fin de siècle. La réception des travaux avait eu lieu jeudi. Vendredi, les plaques du barrage cédant du pied à la pression de la marée montante furent renversées du côté opposé du barrage dont les eaux étaient peu élevées. Malheureusement, a ce moment, les éclusiers Lemullois et Lecornu étaient en train de manœuvrer les plaques et furent entraînés avec le barrage. Lecornu a été sauvé par deux courageux citoyens, mais le cadavre de Lemullois n'a été retrouvé que le lendemain matin. En disparaissant dans l'eau, le pauvre homme prononça plusieurs fois le nom de sa fille, il était âgé de 67 ans. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1901   -   Un père ignoble.  -   Victor Lenoir, 38 ans, né à Caen, carrier à Blainville, a été arrêté sous l'inculpation d'attentat à la pudeur et de tentative de viol sur sa fille de 16 ans.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1901   -   Blessé par une automobile.  -  Samedi, Eugène Sochen, domestique à Blainville, près Caen, se rendant à la mer avec un tombereau attelé de trois chevaux, fut renversé par une automobile. La roue lui passa sur le corps, de la jambe droite à l'épaule, et Sochen fut relevé tout ensanglanté.

Le conducteur de l'automobile, dont heureusement on a retrouvé la piste, a continué sa course sans ralentir. Quoique ses blessures ne soient pas très graves, le blessé ressent de violentes douleurs dans l'estomac et dans la tête.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1903  -  Amateurs de bicyclettes.   -   Deux bicyclettes ont été volées dans la halte de Blainville, près Caen. L'une appartient à Mme Barret, de Douvres et l'autre à M. Couturier, de Paris.

— Deux bicyclettes ont été également volées, par effraction, à là halte de Blonville, au préjudice de la Compagnie de l'Ouest. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1904  -   Épave sinistre.   -  Sur le territoire de Blainville, on a retiré du canal de Caen à la Mer le cadavre d'un inconnu, paraissant âgé d'une cinquantaine d'années et portant des favoris noirs. C'est le passage d'un bateau qui a fait remonter le corps à la surface de l'eau. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1904  -   Condamnés et pas contents.    -   La femme Piéplu, cultivatrice à Blainville, près Caen, avait été condamnée pour falsification de lait et le tribunal avait ordonné l'affichage du jugement à la porte de la condamnée et à la mairie. 

Les deux placards ayant été arrachés une première fois, on en remit d'autres sur l'ordre du procureur de la République. Naturellement cela déplut au mari de la condamnée, car le maire et le garde champêtre le surprirent au moment où il venait de jeter un seau d'excréments sur les affiches. 

Quoique Piéplu ait été pris la main dans le seau, il nie énergiquement. Une enquête est ouverte.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1904  -   Mystérieux suicides.    -   A Blainville, près Caen, un jeune inconnu s'est jeté dans le canal de Caen à la Mer sous les yeux de plusieurs personnes qui se trouvaient sur le chemin de halage. Malgré leur secours, le malheureux s'est noyé et son corps n'a été retrouvé qu'hier matin. 

Un instant auparavant, il avait déjà essayé de se jeter à l’eau, un passant l'en avait empêché. Ce jeune homme avait passé une partie de la journée à Hérouville où il avait mangé et bu. Il avait de nombreux journaux sur lui qu'il lisait avec attention. 

— On parle aussi du viol d'une jeune fille de 19 ans dont un autre suicidé se serait rendu coupable. C'est un mystère à éclaircir. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1904  -   Grave accident de bicyclette.    -   Lundi soir, sur le chemin du canal de Caen à la Mer, le sieur Auguste Lamotte, 44 ans, célibataire, garçon boulanger chez M. Gehanne, rue Saint-Jean, revenait de Ouistreham à bicyclette avec Mlle Gehanne. En face le château de Blainville, il croisa un autre cycliste, mais comme il n'était pas encore très habile, il fit un écart et tomba sur le tramway qui passait. 

Le train stoppa aussitôt et on retira le pauvre garçon boulanger qui, atteint par le marchepied, avait la tête ouverte et la mâchoire fracassée. On le plaça dans un fourgon et on le transporta à l'Hôpital où il est mort mercredi. Mlle Gehanne, que sa bicyclette avait projetée aussi sur le tramway s'était repoussée de la main et avait évité ainsi de passer sous les roues. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1912  -   La Poste  -  Les habitants de Blainville demandaient depuis longtemps à être rattachés au point de vue du service des postes au bureau de Bénouville, distant de près de huit kilomètres. M. Engérand, député, vient de recevoir une lettre de M. Chaumet, sous secrétaire d'état, annonçant qu'il sera donné satisfaction aux habitants de Blainville et qu'ils  seront rattachés désormais au bureau de Bénouville.

 

Décembre 1912  -  Un train déraille à Blainville  -  Un train des chemins de fer du Calvados partant de Caen à 5 heures, a déraillé à Blainville par suite de la chute d'un arbre abattu par l'ouragan. La locomotive et les deux premiers wagons sortirent des rails. Il en est résulté un long retard.

 

Février 1913  -  Un duel à coups de fourche.  -  Chez M. Mauger, propriétaire à Blainville, près Caen, travaillaient un sieur Georges Samson, domestique, et Abel Delalande, 27 ans,  que M. Mauger employait depuis 10 ans et dont il n'avait que de la satisfaction. Ces deux hommes, en travaillant au grenier, eurent une discussion. Samson, monté sur une échelle, porta un coup de fourche à Delalande. Celui -ci riposta avec la sienne et atteignit Sanson à la tête. Le blessé ne se plaignit pas et continua de travailler. Mais, onze jours après, sa  blessure s'étant aggravée, il ne put se lever et on dut le porter à l'hôpital où il mourut le soir même, du tétanos. En raison de cette fin tragique, le Parquet a ordonné une enquête. Delalande est bien considéré et c'est Samson qui, le premier, lui avait cherché querelle.

 

Octobre 1916  -  Les chantiers navals.  -  Le 27, création des Chantiers Naval Français de Blainville-sur-Orne, pour la construction de petits et moyens navires de guerre, impossible  aux  chantiers navals de Caen fondés en 1826.

 

Mai 1919  -  Le temps qu’il fait.   -  Une effroyable tempête a soufflé ses jours derniers, lacérant les premières feuilles et arrachant les premières fleures.

Malgré l'arrivée des hirondelles, le printemps ne peut se décider à faire son entrée. La végétation s'en trouve très retardée. Pourtant jamais une année d'abondance n'eût été aussi nécessaire. Fort heureusement, jusqu'ici, rien n'est sérieusement compromis et il est toujours permis d'espérer. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin  1919  -  Découverte d'un cadavre.   -   Le cadavre du nommé François Grannec, employé à l'entreprise de construction des Chantiers Navals, a été retrouvé sur le chemin de halage du canal, à 500 mètres, en aval du pont de Blainville, le 16 juin. Grannec s'était noyé accidentellement le 12 courant. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin  1919  -  Mort accidentelle.  -  Au cours des travaux de sondage effectués le 12 Juin dans le canal de Caen à la mer, un câble pesant environ 300 kilog. a heurté au moment d'une tension à sa sortie de l'eau, un ouvrier de la Société Navale, Yvannec (François), agé de 19 ans, qui se trouvait dans une barque.

Le malheureux, projeté par la violence de la détente du câble retomba dans le canal. En raison de la violence du vent, tous les moyens de sauvetage employés furent vains. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1922  - Lancement de navire.  -  Samedi 29 les chantiers navals de Blainville lancent le plus gros pétrolier jamais construit en Europe : le "Saint-Boniface", 142,5 m de long et  11.000 tonneaux. Mais  quelques jours plus tôt, le cargo "Député Robert Taillandier", lancé en novembre 1921, a chaviré dans une tempête à son second voyage : 11 rescapés sur 27  marins . Après le naufrage du "Député Gaston Dumesnil", dans des circonstances comparables et également en novembre 1921, ce nouveau drame entraîne le désarmement de tous les cargos de ce type.

 

Juillet 1922  -  Lancement de navire.  -  Hier matin à 11 heures, ainsi que nous l'avons annoncé, a eu lieu aux chantiers de Blainville le lancement du cargo charbonnier « Capitaine-Luigi ».

Aucune invitation spéciale n'avait été envoyée pour le lancement, auquel assistaient plusieurs membres du Conseil d'administration de la Société, M. et Mme Dhome M. Delorme,  président de la Société de l'Air liquide Mme Delorme, C'est cette dernière qui trancha le ruban tricolore, dernière attache symbolique du navire. Les chantiers navals ont encore à construire, à l'heure actuelle, neuf navires qui seront lancés vers la fin d'avril.

 

Juin 1923  -  Lancement aux chantiers naval.  -  Hier après-midi, les chantiers de Blainville ont procédé au lancement du cargo «  Capitaine Catinchy ». L'accès des chantiers n'avait été autorisé que dans la matinée. Le nouveau cargo mesure 95 mètres de long sur 14 mètres de large. Sa vitesse peut atteindre une moyenne de 10 nœuds et son déplacement 4.700 tonnes en lourd.

 

Août 1923  -  Un lancement aux chantiers navals.  -  Hier, comme nous l'avons annoncé, les Chantiers navals français ont procédé au lancement du cargo « Capitaine Lebastard ». Ce cargo type Loucheur, de 4.700 tonnes, est le dernier d'une série de six unités construites par les chantiers de Blainville, pour le compte de la marine marchande. Ce lancement, qui s'est effectué dans les meilleures conditions, va permettre aux Chantiers navals français de mettre sur cale les deux torpilleurs qu'ils doivent construire pour la marine de guerre.
M. Raiberti, ministre de la marine, doit venir prochainement aux chantiers de Blainville pour la pose du premier rivet de ces unités.

 

Janvier 1924  -  Aux chantiers navals.  -  Les chantiers navals français de Blainville vont avoir à construire six cargos d'une portée de 2.850 tonnes et qui auront les dimensions suivant les longueur, 81 m. 63 ; largeur. 13 m. 10 ; creux. 6 m.40.  

 

Mars 1924  -  Boulangers, attention au poids.  -  M. Victor Garnier, boulanger rue Champlain, livrait du pain à sa clientèle sur le territoire, de la commune de Blainville. Les gendarmes de passage dans cette commune ayant fait peser un pain qui venait d'être livré à une cliente, constatèrent une différence de 200 grammes sur le poids accusé. Procès-verbal fut dressé  au boulanger.

 

Août 1924  -  Lancement du Torpilleur « Orage ».  -  Le lancement du premier torpilleur construit par les Chantiers Navals Français s’est effectué hier avec un cérémonial important,   devant une assistance nombreuse massée le long des quais du bassin de Blainville. Les travaux préliminaires, furent très rapides. Dégagé progressivement des lisières qui le retiennent « l’Orage » qui a bientôt le champ libre est prêt à prendre possession de son élément. C'est Mme Levavasseur, marraine du nouveau navires qui accomplit le rite d'usage.  Quelques instants après le beau torpilleur tout pavoisé descendait au milieu des acclamations dans le bassin de la Société des Chantiers Navals où il évolué ensuite avec majesté. L’amiral Levavasseur, préfet maritime de  Cherbourg et M. Françoise, ingénieur des Chantiers Navals et l'éminent directeur de la Société, M. D’hôme. Nous avons remarqué, parmi les personnalités présentes MM Laubeuf, membre de l'Institut ingénieur Conseil des Chantiers navals, Henri Chéron, comte de Colbert-Laplace-, Blaisot, député, Maréchal et Zlégel, membres du Conseil d'administration; commandant Perra-Zimma attac naval du Japon, M. Lefèvre, président de la chambre de Commerce de Caen. Voici les caractéristiques de la nouvelle unité : Le torpilleur « Orage » est le premier de deux torpilleurs de 1455 tonnes, commandés par la Marine national aux Chantiers Navals Français, le 21 février 1923. Ils font partie du programme de construction établi en 1922. Chacun de ces torpilleur absolument identiques, présente les caractéristiques suivantes longueur 105 mètres, largeur maximum, 9,80, vitesse, 33 Nœuds, puissance des turbines, 34.000 HP, déplacement, 1455 tonnes. Chaque navire est armé de cinq canons, dont un contre avion. Cet armement est composé de quatre cannons de 130 m/m, dont deux à l'avant du navire et deux à l'arrière, et d'un canon contre avion de 75 m/m.
Le navire est muni en outre de tubes lance-torpilles. Ces tubes sont au nombre de six, pour torpilles de 550 m/m.

Appareil moteur : l'appareil moteur des types les plus récents, et doté de tous les derniers perfectionnements, se compose de deux groupes de turbines à vapeur, système Râteau actionnait par l'intermédiaire d'engrenages les deux hélices propulseurs du bâtiment. Chaque groupe de turbines veloppe une puissance individuelle de 17 000 chevaux, soit 34 000 chevaux pour l'ensemble de l'appareil moteur. L'appareil évaporatoire de chaque torpilleur comprend trois chaudières, toutes identiques et type à petit tube et à retour de flammes.

Ces chaudières qui débitent 40 tonnes de vapeur à l'heure, sont disposées spécialement pour être chauffées au mazout. On a en effet adopté sur ces bâtiments, la chauffe au pétrole, dont l'installation a été étudiée minutieusement et dotée des appareils les plus récents. Grâce la puissance dont ils disposent, ces torpilleurs pourront atteindre une vitesse de 33 nœuds. Le détail des diverses installations adoptées tant pour les appareils auxiliaires que pour la disposition d'emménagement des divers locaux, ne peut être donné. Mais le plus grand soin a été apporté dans l'étude du navire, tant pour assurer la possibilité et la commodité de la manœuvre que pour aménager avec le maximum de confortable, les locaux d'habitation destinés à l'équipage du torpilleur, qui comprendra un effectif total de 140 hommes, dont 7 officiers. Toutes dispositions sont également prises pour la sécurité du navire qui est muni de la T. S. F.

Ajoutons qu'un autre torpilleur du même modèle est également en construction aux Chantiers Navals et que ces chantiers viennent de recevoir une commande de 6 navires charbonniers, de 3 000 tonnes, pour le compte de la Société des Chargeur Français.  

 

Août 1925  -  Le lancement du « Frimaire ».   -  Ce matin, à 10 h. a été lan à Blainville le cargo « Frimaire », construit par les chantiers navals français, pour la Compagnie des Chargeurs Réunis. L'opération s'est déroulée avec un complet succès.

Dans une quinzaine, le torpilleurs « Orage », cemment mis à l'eau, prendra la mer et gagnera la base de Cherbourg, il sera procédé à des essais définitifs.

 

Avril 1926  -  Lancement aux Chantiers Navale.  -  Les Chantiers Navals Français lanceront aujourd’hui, à 11 h. 30, le cargo Pluviôse, 2.800 tonnes.

A cette occasion, les chantiers seront ouverts au public de 10 h. 30 à 12 heures.

 

Septembre 1926  -  Un dormeur surpris par un train à la jambe broyée.  -  Avant-hier vers 16 h. 30, le mécanicien Hilaire Théroine, 31 ans, employé aux chemins de fer du Calvados, conduisait un train de marchandises venant de Riva Bella et regagnant le dépôt de Caen.

Après avoir dépassé la gare de Blainville, il aperçut, à 400 mètre environ de cette station, au moment le convoi s'engageait dans une courbe, quelque chose de noir sur l'un des rails, sans pouvoir distinguer la nature de l'obstacle. Ce n'est qu'à une vingtaine de mètres qu'il put se rendre compte qu'un homme, étendu sur la berge, avait un pied sur un des rails. M. Théroine bloqua ses freins mais ne réussit pas à arrêter le convoi à temps. Surpris en plein sommeil par l'arrivée du train, l'imprudent, un nommé Bozec, employé à l'entreprise Pollard, eut la jambe sectionnée. Il essaya de se relever et tomba la tête contre une roue du dernier wagon.

On s'empressa de porter secours au malheureux, qui fut transporté à l'hôpital de Caen.

 

Décembre 1926  -  Épidémie d’angine.  -  L'épidémie d'angine diphtérique qui sévissait sur Bénouville parmi la population enfantine s'est étendue aux communes voisines de Blainville et d’Hérouville.
Les écol
es ont été momentanément fermées dans ces trois localités et des mesures immédiates ont été prises pour écarter le danger.
A Caen on signale de nombreux cas, dont quelques-uns mortels. L'inspection académique a faire évacuer plusieurs places, notamment celles de la rue Bicoquet, pour procéder à la désinfection des locaux. L'épidémie qui s'est propagée  avec une extrême rapidité, atteint même les jeunes gens de 15 à 20 ans et plusieurs malades ont être hospitalisés.

 

Mars 1927  -  Le feu.  -  Samedi dernier, vers 20 heures, des ouvriers des Chantiers Navals trempaient dans une cuve d'huile à mazout des barres de fer se chauffées à blanc lorsque l'huile s'enflamma. Le feu se propagea aussitôt et, pour protéger les ateliers voisins, on dut détruire une partie du bâtiment, de construction légère.

Le sinistre était ainsi enrayé lorsqu'ils arrivèrent les pompiers de Caen et de Colombelles. Les dégâts s'élèvent à 40 000 francs environ.

 

Septembre 1927  -  Électrocuté !  -  Travaillant dans un chantier sous-marin en construction aux chantiers navals de, M. Roger Vivien, ajusteur électricien, réglait des accumulateurs tandis qu'un jeune manœuvre, André Dumont, 19 ans, demeurant chez ses parents, à Anguerny, l'éclairait avec une baladeuse. Ayant dû aller affûter des forets, il laissa son aide seul en lui recommandant pas toucher aux fils.

Quand il revint, il trouva cale plongée dans l'obscurité et personne ne répondit à son appel. Allumant alors un briquet, M. Vivien trouva mort le malheureux Dumont.

 

Juillet  1928  -  Découverte d'un cadavre.  -  Un pêcheur du hameau de Longueval a découvert sur la berge de l'Orne, de la commune de Blainville, le corps d'une femme âgée de 50 à 60 ans, qui avait été déposé par la marée.
Le corps, en complet état de décomposition, semble avoir séjourné un certain temps dans l'eau. Cette femme était vêtue d'un paletot de drap noir, d'un corsage et d'une jupe gris, d'un jupon blanc à lignes rouges et d'un pantalon rouge à lignes blanches. Elle avait sur la tête un cache-nez gris et était chaussée de chaussons de même couleur à semelles en cuir très usagées. Dans la poche d'un tablier a carreaux gris, on a trouvé un mouchoir marqué L A D. Le cadavre portait à l'annulaire gauche une bague en or. Des recherches sont faites pour
son identification.  

Septembre 1928   -   Mystérieux accident.   -   Entre Blainville et Bénouville, l'automotrice partant de Caen à 20 h. 21 à écrasé lundi soir un pontonnier de Bénouville, M. Joseph Noël,  40 ans, marié et père d'un enfant. On ne sait trop comment l'accident se produisit, ni pourquoi la victime se trouvait sur la voie où le wattman ne l'a point aperçue. Aprés le choc, celui  -ci a stoppé aussitôt et s'est porté au secours du malheureux qui avait au front une grave blessure et le pied droit broyé. Pourtant, on se demande si le pontonnier n'était pas déjà mort des suites d'un malaise, lorsqu'il fut bousculé et traîné par le convoi. En effet, d'après les déclarations du wattman Lavignini et du chef de train Guizeux, le corps de Noël allongé sur le  rail et le talus, était froid comme si le décès remontait à plusieurs heures.

Pour éclairer ce mystère le directeur des chemins de fer du Calvados aurait demandé l'autopsie.

 

Avril 1929  -  Un lancement aux Chantiers Navals.  -  Le 16 avril a été lancé à Blainville, le contre-torpilleur « Burza » (Ouragan) construit par les Chantiers Navals Français, pour la  marine Polonaise.  C'est le second navire de guerre que vont livrer à la Pologne les C.N.F.

 

Juillet 1929  -  Un terrible accident aux Chantiers Navals.  -  Un terrible accident s'est produit aux Chantiers Navals, à Blainville. Vendredi, vers 16 heures, une bouteille d'air comprimé au service sur le quai d'armement a explosé.

Il y a à déplorer la mort d'un officier de marine, le capitaine de frégate Cariou. Il y a également eu 5 blessés qui ont été transportés d'urgence dans les cliniques de Caen et dont la vie ne paraît pas en danger.

 

Mars 1930  -  Aux chantiers navals. -  Samedi dernier, a été lancé avec succès, dans le bassin des Chantiers Navals, à Blainville, le chalutier "Heureux" (68 m. de long sur 10m. 40), pour le compte de la société des Pêcheries Industrielles de Saint-Malo. Souhaitons que "Heureux" justifie toujours son nom.

 

Mars 1937  -  Abaissement du plan d’eau de l’Orne.  -  Les habitants des communes de Ouistreham, Sallenelles, Ranville, Bénouville, Blainville, Hérouville, Colombelles, Mondeville, Caen, Venoix, Fleury-sur-Ome, Louvigny, Maltot, St-André-sur-Orne, Feuguerolles-sur-Orne, Bully, May-sur Orne, sont informés qu'un abaissement du plan d'eau de l'Orne aura lieu du  25 mars inclus au 27 mars inclus pour permettre aux riverains d'exécuter les travaux nécessaires à leurs ouvrages établis en bordure de cette rivière. 

Si cette opération ne peut être effectuée par suite des circonstances atmosphériques elle sera reportée à la période s’étendant du 12 avril inclus au 14 avril inclus. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1937  -  On retire du canal le cadavre d’une noyée.  -   On a retiré du canal de Caen à la Mer, à proximité du pont de Blainviile, le cadavre de Mme Edmond Tribouillard, née Léa Aubril, 45 ans, ménagère à. Blainville, disparue de son domicile depuis le 17 courant, à la suite d'une légère observation que lui avait faite son mari. 

Atteinte de méningite, il y a quelques années, Mme Tribouillard était sujette à de violentes crises nerveuses que le moindre incident suffisait à provoquer, On suppose que c'est au cours de l'une Je ces crises qu'elle s'est suicidée. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1937  -   Le braconnage sur les terrains des Chantiers de Blainville.  -  Procés-verbal a été dressé, pour chasse au furet et au collet sur les terrains des Chantiers Navals  Français, contre les nommés Maurice Le Bruches, 18 ans, ouvrier métallurgiste ; Mohamed Larbi, 41 ans, cimentier ; Fernand Piantino, 18 ans, plâtrier ; Abel Martel, 42 ans, tourneur ;  Camille Dorenlot, 25 ans, manœuvre ; André Muller, 15 ans, apprenti, et Adolphe Muller, 40 ans, forgeron. 

Un seul de tous les délinquants était titulaire d'un permis de chasse. 

Les brigades de gendarmerie de Colombelles et de Blainville ont reçu des ordres pour exercer, une surveillance des plus actives en vue de la répression des nombreux délits de chasse qui se commettent sur les propriétés des C.N.F. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1937  -  Une explication orageuse.  -  La femme Louis Devochelle, 26 ans, ménagère, Cité Gilles, a déposé une plainte contre un nommé Monrocq, demeurant à Mondeville, qui après lui avoir réclamé une somme d'argent qui lui était due, l'aurait frappée à coups de poing et lui aurait porté un coup de pied dans le ventre. La femme Devochelle est enceinte de cinq mois.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1938   -   De nouveaux monuments historiques.   -   Des monuments viennent d'être classés dans diverses communes du Calvados. Ce sont, à Bernières-sur-Mer, les pavillons du XVIIe  siècle du château ; à Saint-André-sur-Orne, le chœur de l'église ; à Sept-Vents, dans l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Laurent, le rétable de l'ancienne chapelle et une  statue au-dessus de la porte d'entrée ; à Tierceville, dans l'église paroissiale, les fonts baptismaux ; à Longues-sur-Mer, dans l'église, une statue du XVIe siècle ; à Ver-sur-Mer, dans  l'église, un bas-relief du XIVe siècle; à Fierville-les-Parcs, dans l'église, un retable et deux bois sculptés ; à Blainville, dans l'église, un retable et deux statues ; à Bénouville, dans  l'église, le tabernacle ; à Vaux-sur-Seulles, dans l'église, une toile de Jean Restout.   (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Mars 1938   -   Pincés… au vol !   -   En tournée de surveillance, les gendarmes de Blainville ont surpris et arrêté, sur le domaine de la Société des Chantiers Navals, les nommés André Baué, 16 ans, journalier, demeurant Cité de la Garenne, à Hérouville, et Lucien Amfroy, 30 ans, jardinier, domicilié à l'Hôtel des Trois-Rois, rue du Vaugueux, à Caen, qui venaient dérober une trentaine de kilos de fil cuivre. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1938  -    Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.      Baromètre : Le 24 mars, à 7 h. du matin : 768 .  Le 25 mars, à 7 h. du matin : 765.

Maximum . 21° 2. — Minimum : — 3° 7.

Le temps du 25.   Nuageux, un peu de pluie.

Temps probable pour le 26.   Vents des régions Sud et Sud-Ouest modérés ; temps nuageux avec éclaircies ; quelques pluies. Baisse de température. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   En jouant, des enfants incendient un baraquement.  -  Cité Inkermann, à Blainville, un incendie a détruit un baraquement en planches, voisin de l'habitation de M. Surillet, manœuvre. 

L'enquête a établi que le sinistre était dû à l'imprudence du fils de M. Surillet, âgé de 9 ans, et de l'un de ses camarades qui, pour s'amuser, avaient allumé un feu près du baraquement. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   On retire du canal de Caen à la Mer, le cadavre d’un Yougoslave.    -   Ce matin vers 7 heures, un pêcheur à la ligne apercevait, descendant canal de Caen à la Mer, le  cadavre d'un noyé. Les gendarmes de Blainville, prévenus, ramenèrent le corps sur la berge, à proximité du pont d'Hérouville. 

Une carte d'identité d'étranger découverte dans l'une des poches des vêtements du noyé permit d'identifier celui-ci : il s'agissait d'un sujet yougoslave, Aloys Lepoglawscek, 32 ans, manœuvre à la S.M.N., demeurant à Colombelles, disparu depuis le 22 mars à la suite d'une observation qui lui avait été faite par son contre-maître. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

Avril 1938   -   Grave accident prés de Caen.    -   Hier, vers 15 h. 30, sur la route nationale n° 814, un automobiliste, M. Bailleul, pharmacien, à Mortagne, a renversé un cycliste, M. Marcel Marie, âgé de 35 ans, manœuvre aux Hauts-Fourneaux, demeurant rue Basse, à Caen.

M. Bailleul a déclaré que, venant de Caen pour aller à Ouistreham, il suivait depuis quelque temps M. Marie qui roulait sur sa gauche. Au moment où, après avoir klaxonné, il allait le dépasser, le cycliste se rabattit brusquement sur sa droite et vint se jeter sur l'avant de la voiture.

M. Marie, violemment projeté sur la chaussée, fut relevé par les témoins de l'accident.

Le médecin qui l'a examiné, a constaté qu'il était atteint d'une fracture du crâne. Le blessé a été transporté à l'hôpital de Caen. Son état inspire de vives inquiétudes. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   Le dénicheur de nid aimait la  musique.    -   Les gendarmes de Blainville ont arrêté Paul F…..... 15 ans, demeurant chez ses parents, cité Hué, qui, parti pour dénicher  des nids, s'était introduit par effraction dans une cabane appartenant à M. Stelze, 66 ans, propriétaire, à Bernières, située au lieu dit « Beauregard » et y avait dérobé un accordéon. (Source : Le Moniteur du Calvados)

Août 1938   -   Surpris, un malfaiteur tire sur les gendarme, puis se suicide.   -  Depuis un certain temps, des vols répétés étaient signalés dans les fermes de la région où poulaillers, clapiers et jardins légumiers étaient mis au pillage.

A la suite d'une longue et difficile enquête, les gendarmes de Blainville furent amenés à porter leurs soupçons sur un individu habitant le bourg d'Hérouville, un certain Auguste Colombel, 37 ans, ajusteur à la Cartoucherie de Mondeville. 

Étroitement surveillé, Colombel qui, à diverses reprises, avait réussi à tromper la vigilance dont il était l'objet, était, au cours de la nuit dernière, surpris par les gendarmes alors qu'il  allait opérer dans une ferme d'Hérouville.

Parvenant à s'échapper, il prit la fuite à travers champs, poursuivi par les militaires qu'il ne parvint pas à dépister.

Serré de près, Colombel put néanmoins atteindre le bourg et gagner son domicile. Là, il s'empara d'un revolver chargé de six balles qu'il avait déposé dans le tiroir d'un meuble de sa chambre, et ouvrant brusquement la porte de son logement, il fit feu par deux fois sur les gendarmes qui heureusement, ne furent pas atteints.

Retournant alors son arme contre lui-même, Colombel se tira une balle dans la région du cœur. La mort fut instantanée. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Un suicide à Blainville.   -   En allant couper des chardons dans un herbage, deux ouvriers, MM. Crahès, 42 ans, et Derobert, 23 ans, demeurant « Cité Brandon », à Blainville, ont découvert pendu à un arbre, au lieu dit « Le Val des Roches », l'un de leurs voisins, M. Jean-Marie Le Goslès, 51 ans, originaire du Morbihan, venu habiter chez ses enfants au lendemain de la mort de sa femme survenue il y a neuf mois. 

Très affecté par son deuil, M. Le Goslès avait, d'autre part, la nostalgie de son pays natal. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Octobre 1938   -   Une famille édifiante.   -   Ces jours derniers, les gendarmes de Blainville étaient avisés par une personne désirant garder l'anonymat qu'un habitant de la localité, Georges Lebailly, 27 ans, manœuvre, demeurant Cité Hue, devait être l'auteur d'un vol de bicyclette commis à Caen, en mai dernier.

Ils se rendirent au domicile de l'individu où ils trouvèrent la femme de ce dernier qui leur déclara qu'elle soupçonnait également son mari de se livrer au vol de vélos. Interrogé à son tour, Lebailly protesta d'abord contre les accusations dont il était l'objet, puis il finit par reconnaître qu'il avait en effet dérobé, le 29 mai, dans la cour de l'hôpital de Caen et alors qu'il venait voir sa femme soignée dans l'établissement, une bicyclette appartenant à un habitant de la ville, M. Lorin, domicilié rue Saint-Gabriel, 35. Lebailly ajouta qu'il avait commis le vol  de complicité avec son neveu, Paul Flambard, aujourd'hui en prison, et auquel il avait remis 150 francs.

Par la suite, Lebailly, se faisant accusateur, dénonça sa belle-sœur, Raymonde Flambard, demeurant, elle aussi Cité Hue, à Blainville, et employée comme usineuse à la cartoucherie de Lebisey, d'avoir dérobé au cours de son travail 25 kgs de plombs de chasse qu'elle lui avait remis. De son côté, Paul Flambard aurait volé à la cartoucherie 50 cartouches vides, une  boîte d'amorces et une centaine d'amorces en vrac dont il lui aurait fait cadeau.

Questionnée, Mme Raymonde Flambard s'est inscrite en faux contre les affirmations de son parent. L'enquête continue. Ajoutons que Georges Lebailly est l'objet d'une plainte de la part de sa femme pour coups. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1938 - Un incendie cause d'importants dégâts à Blainville. - Au cours de l'après-midi d'hier, le feu a détruit, à Blainville, un bâtiment agricole appartenant à M. Lepelletier. Des récoltes et des machines agricoles ont été la proie des flammes. Les dégâts atteignent 300 000 francs. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1938 - L'incendie de Blainville. - Voici dans quelles circonstances s'est produit, à Blainville le sinistre que nous avons relaté brièvement dans notre numéro d'hier.

La meule incendiée, composée de blé et d'avoine, constituait toute la récolte de l'importante ferme de M. Lepelletier. Celui-ci escomptait en tirer 800 quintaux de grain. La meule était abritée sous un hangar mesurant 30 mètres de long sur 10 m. de large, entièrement métallique.

Depuis le matin, on procédait au battage. Le fermier avait confié ce travail à un entrepreneur de Blainville. M. Alphonse Maria, celui-ci avait amené un important matériel neuf. La batteuse avait été disposée près du hangar, à un mètre environ d'un tas de paille. On suppose qu'une étincelle partie du pot d'échappement de la machine aura donné naissance à l'incendie. Mais on ne peut encore se prononcer sur la cause du sinistre.

Les pompiers de Blainville se sont rendus sur les lieux, mais les efforts déployés pour combattre le feu furent vains. Les pompiers de Caen, sous les ordres du capitaine Bonza, arrivèrent à leur tour sur les lieux. L'incendie s'était communiqué à la batteuse et à la presse. Le tracteur, seul, a pu être sauvé. Plus éloigné du hangar, il put être retiré par son propriétaire, M. Marie. Celui-ci, qui est âgé de 65 ans, a d'ailleurs été brûlé à la face et au bras gauche. L'incendie s'était propagé à tout ce qui était combustible autour du foyer.

D'autre part, les habitations du village étant assez éloignées, et le vent soufflant dans une direction opposée, une extension du sinistré n'était plus à redouter de ce côté. Quant à la  meule, il n'était en aucune façon possible de la sauver, car l'eau, employée pour noyer le loyer aurait détruit ce qui n'avait pas été brûlé. De l'avis même du propriétaire et de M. Arnoulf, adjoint an maire, la décision fut donc prise de laisser se consumer la meule.

Les dégâts sont très importants. La meule était évaluée à 155 900 francs, le hangar métallique qui, sous l'action de la grande chaleur que dégageaient les flammes, était disloqué, était  estimé à 40 000 francs.

Quant au matériel de l'entrepreneur de battage, qui était neuf, il représentait une valeur de 169 0O0 francs.

Les gendarmes de Blainville se sont rendus sur les lieux de l'incendie et ont ouvert une enquête.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1938   -   Un débrouillard.   -   Procès-verbal a été dressé contre Joseph Lainé, 35 ans, chauffeur, demeurant Cité Polonaise, à Blainville qui bien que n'ayant pas été appelé sous les drapeaux lors de la mobilisation partielle, avait, par l’entremise de sa maîtresse, une femme Adèle, 37 ans, touché une somme de 50 francs provenant d'une collecte organisée par la Municipalité de la commune en faveur des mobilisés. 

Lainé reconnaît qu'il n'a pas été appelé, mais il affirme qu'ayant des doutes sur la mobilisation du contingent auquel il appartient, il s'est rendu de lui-même au Dépôt des Équipages de la Flotte, à Cherbourg, où il ne serait toutefois resté que quelques heures. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1939   -   Pincés !   -  Sur dénonciation anonyme, les gendarmes ont surpris alors qu'ils venaient de dérober des betteraves au préjudice de M. Michel, cultivateur à Blainville, deux habitants de la localité, Georges Poulin, 21 ans, ouvrier agricole, et la sœur de ce dernier, la femme Lucienne Haudoin, 34 ans. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Janvier 1939   -   Une usine d’aviation à Blainville.   -   Lorsqu'il fut question d'installer à Cherbourg une filiale des usines Amiot, destinée à la construction de coques d'avions, on indiqua qu'une autre succursale de cette firme était prévue Caen. 

Nous ne savons ce qu'il en est exactement de ce dernier projet, mais il est à peu près certain qu'avant peu une autre réalisation du même ordre sera effectuée. Il est en effet, fortement question d'utiliser les Chantiers Navals de Blainville à la construction d'hydravions pour la Marine militaire. 

Il s'agirait, conformément au plan d'éparpillement des centres de production aéronautique en voie de réalisation, de transférer dans les ateliers de Blainville, dont les locaux et le matériel sont tenus en état par une équipe de spécialistes, une partie des usines C.A.M.S. Un directeur y serait prochainement affecté. 

On parle en outre d'un atelier de fabrication de torpilles qui s'installerait dans la banlieue caennaise. Une usine de réparations s'élèvera à proximité de l'aérodrome de Carpiquet, dont la mise en service est prévue pour l'automne prochain. 

Caen deviendrait ainsi un centre important de l'industrie aéronautique. Son activité générale ne pourrait qu'en profiter.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1939   -   La crue de l’Orne.   -   La crue de l'Orne, qui avait marqué un temps d'arrêt à la suite de l’amélioration survenue hier et avant-hier, a repris aujourd'hui son mouvement ascensionnel, en raison des abats d'eau, d'une intensité exceptionnelle, qui ont accompagné la tempête de cette nuit.

Il est probable, que la Prairie va être recouverte. Toutefois, il n'y a pas de menace grave pour l'instant. (Source  : Le Moniteur du Calvados) 

 

Février 1939   -   Trop d’importations agricoles en 1938.   -   nous avons acheté à l'étranger pour 12 498 millions d'objets d'alimentation.

Nous en avons exporté pour 4 milliards 396 millions. Déficit de notre balance commerciale agricole : 8 milliards 100 millions, qu'il faudra payer en or.

L'harmonisation des productions agricoles de la métropole et de nos colonies réduirait ce déficit à deux ou trois milliards tout au plus.

Mais le décret-loi qui instituait cette réforme n'a pas paru. Le déficit continuera à courir et l'or à s'en aller.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Les auteurs des vols de la région de Blainville sont identifiés.   -   interrogé par les gendarmes de cette localité, au sujet d'un vol commis par lui et dont il était  accusé par son neveu, Jean Flambard, ouvrier d'usine, domicilié à Blainville-sur-Orne, Georges Lebailly, âge de 27 ans, déjà condamné à plusieurs reprises pour vols, a fait aux  enquêteurs d'importantes déclarations.

Il a indiqué aux gendarmes quels étaient les auteurs de nombreux vols commis dans la région de Blainville au cours de l’année dernière.

A l'appui de ses affirmations, Georges Lebailly a donné des précisions telles, que les individus dénoncés par lui n'ont pu, après avoir âprement opposé tout d'abord des dénégations, que passer des aveux partiels. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1939   -   Une villa avait été cambriolée à Franceville.   -   L’autre après-midi, M. Kermovant, chef du poste de gendarmerie de Blainville, effectuait une tournée de surveillance, en compagnie de deux collègues, MM. Galice et Van Langendonck, lorsqu'il aperçut, faisant la sieste près du chemin de halage du canal de Caen à la mer, un individu de mauvaise  réputation, Henri Pannier, 35 ans, journalier, demeurant à Blainville, Cité des Banquets, 15. Près de l'homme se tenait sa maîtresse, une fille Juliette Bellery, 34 ans, également mal considérée.

M. Kemnovant remarqua que Pannier était chaussé de souliers de toile dits « bains de mer ». Se souvenant que des souliers semblables avaient été volés au cours des récents cambriolages commis dans les villas de la côte, M. Kermovant qui, depuis quelque temps, déjà, soupçonnait le couple de se livrer à des expéditions fructueuses interpella celui-ci.

Interrogé hors de la présence de son amie, Pannier, après des explications contradictoires, fut bientôt amené à avouer qu'il avait, au cours de la nuit du 4 au 5 avril, cambriolé, à Franceville-PIage, une villa inhabitée depuis l'été dernier, et qu'il y avait dérobé du linge, de la vaisselle, des ustensiles de cuisine, etc...

Il fut établi par la suite que la villa appartient à une habitante de Saint-Cloud.

Une perquisition effectuée au domicile du couple amena la découverte des objets volés. Questionnée à son tour, la fille Bellery reconnut que son ami s'absentait fréquemment pendant la nuit, mais elle affirma ignorer le motif de ces absences ainsi du reste que la provenance des objets découverts par les gendarmes. Au cours de son interrogatoire, elle devait avouer  qu'elle s'était rendue coupable de vols dans un grand magasin du boulevard des Alliés, à Caen.

Poursuivant leur enquête, les gendarmes entendirent Simone Mary, 30 ans, fille soumise, à Caen, qui, à son tour, leur avoua plusieurs vols commis dans le même magasin, ainsi qu'un vol à l'entôlage d'une somme de 100 fr. dans un Hôtel de la rue St-Jean.

Pannier, sa maîtresse et la fille Mary ont été déférés au Parquet et écroués. L'enquête continue. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939  -  Encore une affaire de mauvais traitements à enfants.   -    Une enquête est ouverte au sujet de mauvais traitements que feraient subir aux aînés de leurs enfants, âgés de 5 et de 4 ans, les époux Roger Pinet, 39 et 25 ans, journaliers à Blainville. Des ecchymoses provoquées par des violences ont été relevés sur les bambins, par ailleurs, les voisins, interrogés, ont affirmé que ces derniers étaient fréquemment victimes de brutalités.

Les époux Pinet protestent contre les accusations dont ils sont l'objet. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1939  -  Disparition.  -  Les services de police ont été alertés au sujet de la disparition d'un ouvrier de l'usine électrique.

Samedi, vers 20 heures, M. Jules Cabourg, 26 ans, demeurant à Blainville, 10b cité Brandon, qui avait quitté son travail, se sépara de ses camarades pour rentrer chez lui. Or, hier matin. il n'avait pas été vu à son domicile.

Des recherches ont été entreprises pour retrouver M. Cabourg, qui devait avoir sur lui une somme de 2.500 francs environ.

Voici le signalement qui a été fourni à la police visage rasé, vêtu de vêtements de toile bleue sous un pardessus marron usagé, coiffé d un béret basque et ayant aux pieds de grosses chaussures.  

 

Janvier 1939   -   La neige.   -   La neige est tombée cette nuit en abondance dans le sud du département, il y en avait ce matin une épaisse couche dans la région de Falaise et de  Villers-Bocage. A Caen, où elle est tombée en moindre quantité, la neige n’a laissé aucune trace. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Les vols de moutons continuent.   -   Des malfaiteurs ont pénétré au lieu dit « Le Val Lauderie » dans un herbage où se trouvaient au pacage des moutons appartenant à M. Léeinput, boucher, rue Saint-Pierre, 4, à Caen, et se sont emparés de l'un des animaux d'une valeur de 400 à 450 francs. Il y a quelque temps, un mouton avait déjà été dérobé au préjudice de M. Léemput dans une bergerie que ce dernier possède à Bretteville-sur-Odon. Rappelons que, ces jours derniers, un autre mouton a été volé, à Eterville, au préjudice de M. Rollet. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1939   -   Ivre, un polonais brutalisait sa femme.  -   Au cours d'une rixe à leur domicile, le Polonais Michel Kubocki, 41 ans, manœuvre, a été frappé au visage à l'aide d'un coup de poing américain et assez sérieusement blessé, par son fils, Jean, âgé de 22 ans. Ce dernier a déclaré qu'il avait frappé eh défendant sa mère, que son père, ivre, brutalisait.

Mme Kubocki a confirmé cette déclaration. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939   -   Les gendarmes avaient l’œil.  -   Passant dans le bourg de Blainville, les gendarmes de la localité apercevaient, poussant une motocyclette, deux jeunes gens qui à leur vue, parurent embarrassés.

Interpellés, ces derniers déclarèrent se nommer, l'un, Albert Le Moal, 19 ans, l'autre, Jules Abivin, 17 ans, journaliers, demeurant tous les deux à Lambellec (Finistère).

Le Moal devait bientôt avouer qu'avec la complicité de la fille d'une dame Quioc, demeurant à Brest, chez laquelle il était hébergé depuis sa récente sortie de la prison de cette ville, où il avait purgé une peine de trois mois de prison pour vol. il avait dérobé à sa logeuse une somme de 700 fr. Il s'était ensuite rendu à Caen en compagnie d'Abivin, son coussin, pour y chercher du travail.

La motocyclette appartenait a Mme Quioc, qui, ignorant le vol dont elle avait été victime, avait consenti à la prêter aux deux jeunes gens, pour effectuer le voyage. Le Moai et Abivin ont été écroué. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1940  -  Un cumulard.  -   Le chef de poste de la gendarmerie de Blainville, M. Kermorvant. passant dans la localité, eut son attention attirée par un boucher ambulant étranger à la région, qui débitait de la viande de veau à des prix très en dessous des cours. Intrigué, a juste titre, par ce genre d'opérations, le chef Kermorvant demanda quelques précisions au boucher, qui déclina son identité : Georges Sebire, éleveur à Argences. Il s'expliqua sur le commerce insolite auquel il se livrait. D'abord, le boucher dut avouer qu'il ne possédait ni récépissé de déclaration de vendeur ambulant, ni patente, ni inscription au registre de commerce, ni papiers de circulation pour son auto, et la remorque qui y était attachée, et que, de plus, le poids en charge ne figurait pas sur sa voiture.  Cinq contraventions ont été la première sanction à ce commerce illégal.

 

Mars 1940  -  Entre voisins.  -   Mme veuve Quesnot, 30 ans, ménagère, demeurant à Blainville, cité des Bouquets, ayant aperçu par sa fenêtre le nommé Charles Martin, 19 ans, manœuvre à Blainville, route de Ouistreham, qui courait après un de ses enfants, lui intima l'ordre de cesser ses poursuites et descendit rechercher son garçonnet, mais une discussion éclata alors, aux dires de la femme Quesnot, et celle-ci reçut une paire de gifles de Martin.

L'oncle de ce dernier, Marcel Viray, 33 ans, gleur à la Cartoucherie de Lébisey, qui se trouvait à proximité , prit fait et cause pour son neveu, tandis que l'ami de la femme Quesnot, Georges Fongueuse, 51 ans, demeurant à Caen, avenue du Calvados, venait prendre part à la mêlée, au cours de laquelle force horions furent échangés, finalement, M. Fongueuse et la femme Quesnot ont porté plainte contre Martin et son oncle, M. Viray, pour coups.

 

Juillet 1940  -  Pillage.  -  Pendant l’absence de M. Jean Vandenbrugghe, 48 ans, maçon, demeurant à Blainville, des individus ont fracturé la porte de sa maison et l'ont pillée. Ils ont emporté des draps, des provisions, etc...
De même, ils ont volé des poules et des lapins. Il a porté plainte et la gendarmerie de Colombelles qui a ouvert une enquête. Le préjudice subi s'élève à 1.800 francs.

 

Juillet 1940  -   Les aventures d’un ivrogne.  -  Prés de l'église de Blainville, le chef du poste de cette localité M. Kermorvant, accompagné du gendarme Galice, remarquèrent un individu qui titubait fortement. Ils s'en approchèrent, mais a leur vue l'homme fut pris d'une grande colère et insulta les gendarmes. Ne voulant pas se laisser emmener, il se coucha par terre et saisissant le chef Kermorvant par les jambes, le fit tomber a côté de lui. Aux cris poussés par l'ivrogne, quelques mauvais sujets, des repris de justice, connus de la brigade, se montrèrent hostiles à son arrestation. Grâce à un automobiliste de passage, l'individu fut emmené au poste.  

Le lendemain matin, l'homme, Fernand Marie, 43 ans, manœuvre à Blainville. déclara que vu son état d'ébriété de la veille, il ne se rappelait de rien.

 

Mai 1941    -    Le Conseil municipal dissous.   -    Par arrêté public au « Journal Officiel », 12 conseils municipaux ont été dissous :  « parce qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer de façon satisfaisante la gestion des affaires communales ». Au nombre de ceux-ci figure le conseil municipal de Blainville-sur-Orne.

Une délégation spéciale a été désignée parmi le Ministre de l'intérieur : elle est composée de MM. G. Gasser, président ; A. Michel et J. Courdesse, membres.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété  privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Mai 1941   -    Un triste sire.   -   La gendarmerie de Blainville enquête au sujet de déplorables agissements envers une fillette de 8 ans, dont se serait rendu coupable un domestique agricole, du bourg, Henri P….., 37 ans, déjà plusieurs fois condamné.  

 

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Communiqués du haut commandement des troupes d'occupation en France : Albert Catherine et Maurice Hébert, de Blainville-sur-Orne,  qui se sont prêtés à donner leur appui à l'ennemi en prenant part à des menées communistes et en distribuant des tracts anti-allemands, ont été condamnés à mort et fusillés le 11 décembre 1941.  

 

Septembre 1945  -  Canal de Caen à la mer.  -  Les rives ont été endommagées par les bombes. Sur 7 ponts, mobiles, seuls fonctionnent encore ceux de Bénouville et de Blainville. Les autres sont détruits, ainsi que le pont tournant sur l'écluse faisant communiquer le Bassin St-Pierre avec l'Orne. Au total, 6 ponts tournants à reconstruire. Nous n'avons pu encore nous procurer l'acier nécessaire pour traiter l'un de ces ouvrages (Pont de la Fonderie).  

 

Mars 1946  -  La renaissance de notre marine marchande.  -  Un pétrolier de 600 tonnes ( le sixième d’une série de dix commandée par les allemands et dont ils ne profiteront pas !) a été lancé la semaine dernière aux Chantiers  Navals de Blainville. L’opération a été effectuée avec un plein succès en présence de MM. Canel, ingénieur du Génie Maritime, chef de la  circonscription du Havre, Berrier, administrateur en chef de l’inscription maritime de Caen, Lefol, directeur général des Chantiers Navals, etc….. (Source : Le Bonhomme Libre) 

 

Juillet 1946  -  La renaissance de notre flotte marchande.  -  Le pétrolier caboteur n° 7 vient d’être lancé avec succès aux Chantiers Navals de Blainville. Long de 59 m. 60 et large de 9 m. 45, cette nouvelle unité déplace 1 234 tonnes, sa charge sur lest est de 600 tonnes. Elle est équipée de deux moteurs de 700 cv. Assurant une vitesse de 12 nœuds. (Source : Le  Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  Un lancement aux Chantiers de Blainville.     En présence de nombreuses personnalités maritimes et régionales, les Chantiers Navals Français ont procédé la semaine  dernière au lancement d’un chalutier construit pour le compte du Ministère des Travaux Publics.

C’est à Mme Birot, épouse du directeur de l’établissement, que revint l’honneur de briser sur l’étrave du navire la symbolique bouteille de champagne. La nouvelle unité fait partie  d’une série de quatre bâtiments en cours d’achèvement sur les cales de Blainville.

Elle mesure 48 m. 25 de long sur 10 m. 20 de large. Propulsée par une machine à vapeur de 800 CV, sa vitesse de croisière sera de 10 nœuds 50. Une réserve de 263 mètres cubes de  mazout lui permet un rayon d’action assez étendu. La capacité de la cale à poisson est de 308 mètres cubes. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  En attendant le Tour.     D’après les premiers renseignements, voici l’itinéraire qui serait suivi par le Tour de France dans la traversée du département : Vire, Vassy,  Condé-sur-Noireau, Thury-Harcourt, Caen (étape).

Le lendemain, les coureurs gagneront Paris par Blainville, Bénouville, Amfréville, Sallenelles et les plages de la Côte jusqu’à Deauville, Touques, Pont-l’Evêque, Lisieux et L’Hôtellerie. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1947  -  Un lancement aux chantiers de Blainville.    Pour la sixième fois depuis la libération, les Chantiers Navals ont procédé au lancement d’une nouvelle unité, un chalutier du même type que celui mis en service il y a quelques semaines. 

Le « C.L.D.4 » telle est actuellement sa dénomination : mesure 48 m. 25 de long et 10 m. 20 de large.  Il est propulsé par une machine à vapeur alternative de 800 CV lui assuraient une vitesse de croisière de 10 nœuds 50. Son aménagement comporte une réserve de combustible de 263 m3 et une cale à poisson de 308 m3. Le lancement du navire s’effectua selon les titres traditionnels en présence de MM. Max Martin, préfet du Calvados ; Géraud, président du Conseil d’administration des Chantiers Navals et Spriet, président de la Chambre de Commerce de Caen. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1947  -    Cap au Nord.    Construit pour le compte des Pêcheries de Normandie et de Fécamp, un nouveau chalutier, le « Nungesser et Coli » vient d’être lancé aux Chantiers Navals de Blainville. D’une jauge brute de 535 tonneaux, le navire est doté de machines d’une puissance de 900 CV lui assurant une vitesse de 12 nœuds. Son coût approximatif est de 105 millions. Le « Nungesser et Coli » dont l’équipage comprend 23 hommes, est armé pour la pêche sur les côtes d’Écosse, de Norvège et d’Islande. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1959  -  La SAVIEM.  -  Sur le site des anciens chantiers navals, la Société Indus8trielle de Blainville, filiale de la SAVIEM (R.V.I.) créée en 1956, emploie 550 salariés et produit 12 camions par jour.

Blainville-sur-Orne (Calvados)   -   Gendarmerie  -  Route de Ouistreham
BLAINVILLE-sur-ORNE   -   Anciens Bureaux des C. N. F.
BLAINVILLE-sur-ORNE   -   Le Château d'Eau
BLAINVILLE   -   La Mairie
                                                                                    Collection de M. Didier Bastide de Blainville (14)
Chantier Naval de Blainville Juin 1922
BLAINVILLE    -   Grande-Rue

                                                                                       Collection de M. Didier Bastide de Blainville (14)

Chantier Naval de Blainville Juin 1922

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