BLAINVILLE  s/ ORNE  

Canton de Ouistreham

Les habitants de la commune sont des Blainvillais, Blainvillaises


Mars 1867   -   Une condamnation.    -   Le sieur Jean-Baptiste Ledain, cultivateur à Blainville, est condamné à 16 francs d'amende pour avoir laissé divaguer sur la digue du canal de Caen à la mer, trois taureaux qui dépouillaient les herbes de cette digue.

 

Octobre 1868   -   Le canal.   -   Jeudi, dans l'après-midi, le canal de Caen à la mer présentait une certaine animation.

Une locomotive remorqueuse descendait le sloop « Elisa », de Trouville, et le brick goélette « Aline-Marie », de Saint-Malo, tous deux chargés. Vers le pont d'Hérouville, ce train a rencontré le vapeur à hélice anglais  « Victor », remorquant un sloop, et, au pont de Blainville, un houry de Dieppe chargé de harengs, remorqué par des chevaux. Le mécanicien de la remorqueuse se conformant en cela aux règlements, a cédé le trait au navire montant, en ayant soin de recommander au capitaine de la goélette d'élonger une amarre derrière. Malheureusement cette amarre n'a pu être saisie par le pontier, et la goélette plus lourdement chargée et plus fine, a par conséquent gardé son erre plus longtemps et est venue sur l'arrière du sloop, endommageant son couronnement et brisant elle-même la moustache tribord de sa sous garde. Les avaries sont bien minimes, mais que serait-il advenu si les navires avaient eu le plus d'erre ?  

 

Avril 1869   -   La mer et les naufrages.   -   Dans la nuit de samedi à dimanche, un nouvel ouragan s'est déchaîné sur notre contrée. Vers onze heures, le vent, qui était au sud-ouest, a sauté brusquement au nord, et a soufflé en tempête jusqu'au lendemain.

C'est entre deux et trois heures du matin que l'ouragan a éclaté avec toute sa violence. Les maisons étaient ébranlées comme par un tremblement de terre, par moments, on eut dit, tant la rafale était bruyante, que les éclats de la foudre se mêlaient assez mugissements.

À Caen, aucun accident grave n'est arrivé. Sur le cour, quelques baraques seulement ont été renversées.

Sur les berges du canal, 12 à 15 arbres ont été rompus, principalement dans la vallée située entre Blainville et Bénouville.

Par suite du mauvais temps qu'il faisait dimanche, les steamers pour Caen et Trouville sont restés au port.

Cette tempête a produit également de nouveaux dégâts, non seulement aux toitures, dont elle a arraché des tuiles ou des ardoises en quantité, mais aussi dans les champs et les vergers où elle a couché sur le sol une grande quantité d'arbres à fruits.

De plus, elle a donné une crue considérable à la crétine qui envahit la prairie de Caen et la vallée de la Dives dans toute son étendue, de telle sorte que la route de Caen à Rouen, dans la traverse de Troarn à Saint-Samson, est complètement ensevelie sous l'eau, dont la hauteur atteint, en quelques endroits, plus de 50 centimètres.

Depuis dimanche dernier, l'administration des ponts et chaussées à organisé un service de Charette pour passer les piétons qui circulent sur la route de Troarn à Saint-Samson. De longtemps on avait vu une pareille crue.

Les départements de l'Orne, de la Manche, de l'Eure, de la Seine-Inférieure et de la Sarthe, ont également ressenti les effets de cette tempête.

 

Août 1871   -  Une femme étranglée.  -  Mardi matin, la commune de Blainville, près Caen, a été mise en émoi par la nouvelle d'un meurtre, qui avait dû s'y commettre pendant la nuit.

Une jeune femme d'environ 18 ans, tout récemment mariée à un berger du pays, a été trouvée morte dans son lit, auprès de son enfant, âgé de quelques mois à peine. La victime portait au cou des traces attestant que la mort avait dû être produite par strangulation, dans une: de ses mains crispées, elle tenait encore une poignée de cheveux, qu'elle avait sans doute dans la lutte, arrachée à son bourreau. 

Aussitôt prévenu, M. Manon, maire de Blainville, s’est rendu, sur le lieu du crime, pour procéder aux premières, constatations, pendant que d'un autre côté, il informait le parquet de Caen. L'autorité judiciaire est arrivée quelques heures, plus tard, mercredi et jeudi, la justice s'y est encore transportée et un grand nombre de témoins ont été entendus. 

D'après la rumeur publique de graves charges pèseraient sur un individu qui, nous affirme-ton, aurait été mis, après interrogatoire, sous les verrous. On comprendra la réserve que nous impose la gravité de l'accusation, relativement au nom de l'inculpé, tant que l’instruction n'est pas terminée.  

 

Février 1874   -   Vols de poules.  -  Nous continuons à enregistrer les vols de poules et de lapins qui se multiplient d'une façon inquiétante. Les autorités locales doivent plus que jamais surveiller les étrangers qui traversent leurs communes. On nous informe que la veille des vols commis à Bénouville, un individu, petit de taille, assez proprement vêtu, a parcouru ce pays sous prétexte de demander l'aumône pour se guérir d'un mal de saint. C'est aux gardes champêtres a surveiller tout spécialement les rôdeurs qui sont assurément les éclaireurs de la bande de voleurs qui dévastent nos poulaillers. Ainsi qu'on le verra par la liste suivante, toutes les parties du département sont explorées : 

— A Beaumont-en-Auge, on a dérobé sept poules au sieur La Haye, cafetier. — A Argences, une poule a été volée au sieur Morel. — A Blainville, vingt-deux poules, deux dindes et un canard, ont été enlevés avec effraction, au sieur Brée, propriétaire. — A Airan, on a soustrait, dans des circonstances, analogues, huit poules et un lapin au sieur Giot. La même nuit, dans la même commune, on a dérobé quatre volailles au sieur Boulin. — A Orbec, on a volé six poules et un coq au sieur Aube. — A Bonneville-la-Louvet, quatre poules appartenant à la dame Deprez. — Un vol de onze poules a été commis, au préjudice de la dame Hamon, propriétaire à Hamars. — Dans la nuit du 20, neuf poules ont été dérobées dans l'étable du sieur Beuron, cultivateur, à Bénouville. Dans la journée du 21, un vol de neuf poules a été également commis au préjudice de la dame veuve Olivier, propriétaire, même commune.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Caen : Blainville, école mixte ; Curcy, école de filles ; May-sur-Orne, école de garçons ; Hamars, école de garçons ; Norrey, école mixte ; Tournay-sur-Odon ; école de garçons ; Missy, école de garçons.

 

Janvier 1880  -  Les glaces.  -  Le canal de Caen à la mer est encombré par les glaces. On assure que plusieurs navires ont préféré s'amarrer à Blainville plutôt que de s'avancer jusqu'à Caen. La crainte d'être endommagé par la glace a seule déterminé la résolution des capitaines.

 

Janvier 1880  -  Échenillage.  -  C'est dans 18 courant de février, que tout propriétaire, fermier ou locataire est tenu d'écheniller les arbres, haies ou buissons, sur les propriétés qu'il exploite où qu'il occupe.  

 

Mai 1880  -  Maire et adjoint.  -  M. Alfred Crevel vient d'être élu maire de Blainville, et M. Goujon adjoint. Les habitants de Blainville organisent une souscription pour offrir des écharpes aux nouveaux élus. L'une d'elle ne servira sans doute pas, car M. Crevel n'a pas accepté.  

 

Janvier 1893  - Incendie.  -  Un incendie a détruit un bâtiment à: usage d'écuries et environ 5 à 6 000 bottes de foin, appartenant au sieur Jean Chevallier, propriétaire et maire de Cricqueville-en-Auge, et du sieur Léonce Fontaine, herbager. Pertes, 5 000 fr. pour l'immeuble, assuré, et 4 700 fr. pour le foin, assuré pour 2 000 fr. seulement. 

— Dimanche, à Blainville, un incendie considérable s'est déclaré dans une ferme appartenant au sieur Hue, propriétaire à Caen, et a consumé divers corps de bâtiments. Perte 37 000 fr. Assuré. (Source B.N.)  

 

Juillet 1893  -  Tramway Decauville.  -  La ligne de Caen à Bénouville fonctionne. Ce tramway dessert, d'un côté : Caen, Calix, Hérouville, Blainville et Bénouville ; de l'autre : Ouistreham, Riva-Bella, Colleville, Bréche-d'Hermanville, Lion et le Haut-Lion. 

Enfin, de l'autre côté du Canal : Ranviile, Amfréville, Sallenelles, Merville, Le Home et Cabourg, avec correspondances avec les lignes de l'Ouest et de la Mer. Dimanche, il y a eu foule de voyageurs. (Source B.N.)

 

Juin 1912  -   La Poste  -  Les habitants de Blainville demandaient depuis longtemps à être rattachés au point de vue du service des postes au bureau de Bénouville, distant de près de huit kilomètres. M. Engérand, député, vient de recevoir une lettre de M. Chaumet, sous secrétaire d'état, annonçant qu'il sera donné satisfaction aux habitants de Blainville et qu'ils seront rattachés désormais au bureau de Bénouville.

 

Décembre 1912  -  Un train déraille à Blainville  -  Un train des chemins de fer du Calvados partant de Caen à 5 heures, a déraillé à Blainville par suite de la chute d'un arbre abattu par l'ouragan. La locomotive et les deux premiers wagons sortirent des rails. Il en est résulté un long retard.

Février 1913  -  Un duel à coups de fourche.  -  Chez M. Mauger, propriétaire à Blainville, près Caen, travaillaient un sieur Georges Samson, domestique, et Abel Delalande, 27 ans, que M. Mauger employait depuis 10 ans et dont il n'avait que de la satisfaction. Ces deux hommes, en travaillant au grenier, eurent une discussion. Samson, monté sur une échelle, porta un coup de fourche à Delalande. Celui -ci riposta avec la sienne et atteignit Sanson à la tête. Le blessé ne se plaignit pas et continua de travailler. Mais, onze jours après, sa blessure s'étant aggravée, il ne put se lever et on dut le porter à l'hôpital où il mourut le soir même, du tétanos. En raison de cette fin tragique, le Parquet a ordonné une enquête. Delalande est bien considéré et c'est Samson qui, le premier, lui avait cherché querelle.

Octobre 1916  -  Les chantiers navals.  -  Le 27, création des Chantiers Naval Français de Blainville-sur-Orne, pour la construction de petits et moyens navires de guerre, impossible aux chantiers navals de Caen fondés en 1826.

Avril 1922  - Lancement de navire.  -  Samedi 29 les chantiers navals de Blainville lancent le plus gros pétrolier jamais construit en Europe : le "Saint-Boniface", 142,5 m de long et  11.000 tonneaux. Mais  quelques jours plus tôt, le cargo "Député Robert Taillandier", lancé en novembre 1921, a chaviré dans une tempête à son second voyage : 11 rescapés sur 27 marins . Après le naufrage du "Député Gaston Dumesnil", dans des circonstances comparables et également en novembre 1921, ce nouveau drame entraîne le désarmement de tous les cargos de ce type.

Juillet 1922  -  Lancement de navire.  -  Hier matin à 11 heures, ainsi que nous l'avons annoncé, a eu lieu aux chantiers de Blainville le lancement du cargo charbonnier « Capitaine-Luigi ».

Aucune invitation spéciale n'avait été envoyée pour le lancement, auquel assistaient plusieurs membres du Conseil d'administration de la Société, M. et Mme Dhome M. Delorme, président de la Société de l'Air liquide Mme Delorme, C'est cette dernière qui trancha le ruban tricolore, dernière attache symbolique du navire. Les chantiers navals ont encore à construire, à l'heure actuelle, neuf navires qui seront lancés vers la fin d'avril.

Juin 1923  -  Lancement aux chantiers naval.  -  Hier après-midi, les chantiers de Blainville ont procédé au lancement du cargo «  Capitaine Catinchy ». L'accès des chantiers n'avait été autorisé que dans la matinée. Le nouveau cargo mesure 95 mètres de long sur 14 mètres de large. Sa vitesse peut atteindre une moyenne de 10 nœuds et son déplacement 4.700 tonnes en lourd.

Août 1923  -  Un lancement aux chantiers navals.  -  Hier, comme nous l'avons annoncé, les Chantiers navals français ont procédé au lancement du cargo « Capitaine Lebastard ». Ce cargo type Loucheur, de 4.700 tonnes, est le dernier d'une série de six unités construites par les chantiers de Blainville, pour le compte de la marine marchande. Ce lancement, qui s'est effectué dans les meilleures conditions, va permettre aux Chantiers navals français de mettre sur cale les deux torpilleurs qu'ils doivent construire pour la marine de guerre.
M. Raiberti, ministre de la marine, doit venir prochainement aux chantiers de Blainville pour la pose du premier rivet de ces unités.

Janvier 1924  -  Aux chantiers navals.  -  Les chantiers navals français de Blainville vont avoir à construire six cargos d'une portée de 2.850 tonnes et qui auront les dimensions suivant les longueur, 81 m. 63 ; largeur. 13 m. 10 ; creux.6 m.40.  

 

Mars 1924  -  Boulangers, attention au poids.  -  M. Victor Garnier, boulanger rue Champlain, livrait du pain à sa clientèle sur le territoire, de la commune de Blainville. Les gendarmes de passage dans cette commune ayant fait peser un pain qui venait d'être livré à une cliente, constatèrent une différence de 200 grammes sur le poids accusé. Procès-verbal fut dressé au boulanger.

 

Août 1924  -  Lancement du Torpilleur « Orage ».  -  Le lancement du premier torpilleur construit par les Chantiers Navals Français s’est effectué hier avec un cérémonial important, devant une assistance nombreuse massée le long des quais du bassin de Blainville. Les travaux préliminaires, furent très rapides. Dégagé progressivement des lisières qui le retiennent « l’Orage » qui a bientôt le champ libre est prêt à prendre possession de sou élément. C'est Mme Levavasseur, marraine du nouveau navires qui accomplit le rite d'usage. Quelques instants après le beau torpilleur tout pavoisé descendait au milieu des acclamations dans le bassin de la Société des Chantiers Navals où il évolué ensuite avec majesté. L’amiral Levavasseur, préfet maritime de  Cherbourg et M. Françoise, ingénieur des Chantiers Navals et l'éminent directeur de la Société, M. D’hôme. Nous avons remarqué, parmi les personnalités présentes MM Laubeuf, membre de l'Institut ingénieur Conseil des Chantiers navals, Henri Chéron, comte de Colbert-Laplace-, Blaisot, député, Maréchal et Zlégel, membres du Conseil d'administration; commandant Perra-Zimma attac naval du Japon, M. Lefèvre, président de la chambre de Commerce de Caen. Voici les caractéristiques de la nouvelle unité : Le torpilleur « Orage » est le premier de deux torpilleurs de 1455 tonnes, commandés par la Marine national aux Chantiers Navals Français, le 21 février 1923. Ils font partie du programme de construction établi en 1922. Chacun de ces torpilleur absolument identiques, présente les caractéristiques suivantes longueur 105 mètres, largeur maximum, 9,80, vitesse, 33 Nœuds, puissance des turbines, 34.000 HP, déplacement, 1455 tonnes. Chaque navire est armé de cinq canons, dont un contre avion. Cet armement est composé de quatre cannons de 130 m/m, dont deux à l'avant du navire et deux à l'arrière, et d'un canon contre avion de 75 m/m.
Le navire est muni en outre de tubes lance-torpilles. Ces tubes sont au nombre de six, pour torpilles de 550 m/m.

Appareil moteur : l'appareil moteur des types les plus récents, et doté de tous les derniers perfectionnements, se compose de deux groupes de turbines à vapeur, système Râteau actionnait par l'intermédiaire d'engrenages les deux hélices propulseurs du bâtiment. Chaque groupe de turbines veloppe une puissance individuelle de 17 000 chevaux, soit 34 000 chevaux pour l'ensemble de l'appareil moteur. L'appareil évaporatoire de chaque torpilleur comprend trois chaudières, toutes identiques et type à petit tube et à retour de flammes.

Ces chaudières qui débitent 40 tonnes de vapeur à l'heure, sont disposées spécialement pour être chauffées au mazout. On a en effet adopté sur ces bâtiments, la chauffe au pétrole, dont l'installation a été étudiée minutieusement et dotée des appareils les plus récents. Grâce la puissance dont ils disposent, ces torpilleurs pourront atteindre une vitesse de 33 nœuds. Le détail des diverses installations adoptées tant pour les appareils auxiliaires que pour la disposition d'emménagement des divers locaux, ne peut être donné. Mais le plus grand soin a été apporté dans l'étude du navire, tant pour assurer la possibilité et la commodité de la manœuvre que pour aménager avec le maximum de confortable, les locaux d'habitation destinés à l'équipage du torpilleur, qui comprendra un effectif total de 140 hommes, dont 7 officiers. Toutes dispositions sont également prises pour la sécurité du navire qui est muni de la T. S. F.

Ajoutons qu'un autre torpilleur du même modèle est également en construction aux Chantiers Navals et que ces chantiers viennent de recevoir une commande de 6 navires charbonniers, de 3 000 tonnes, pour le compte de la Société des Chargeur Français.  

Août 1925  -  Le lancement du « Frimaire ».   -  Ce matin, à 10 h. a été lan à Blainville le cargo « Frimaire », construit par les chantiers navals français, pour la Compagnie des Chargeurs Réunis. L'opération s'est déroulée avec un complet succès.

Dans une quinzaine, le torpilleurs « Orage », cemment mis à l'eau, prendra la mer et gagnera la base de Cherbourg, il sera procédé à des essais définitifs.

 

Avril 1926  -  Lancement aux Chantiers Navale.  -  Les Chantiers Navals Français lanceront aujourd’hui, à 11 h. 30, le cargo Pluviôse, 2.800 tonnes.

A cette occasion, les chantiers seront ouverts au public de 10 h. 30 à 12 heures.

 

Septembre 1926  -  Un dormeur surpris par un train à la jambe broyée.  -  Avant-hier vers 16 h. 30, le mécanicien Hilaire Théroine, 31 ans, employé aux chemins de fer du Calvados, conduisait un train de marchandises venant de Riva Bella et regagnant le dépôt de Caen.

Après avoir dépassé la gare de Blainville, il aperçut, à 400 mètre environ de cette station, au moment le convoi s'engageait dans une courbe, quelque chose de noir sur l'un des rails, sans pouvoir distinguer la nature de l'obstacle. Ce n'est qu'à une vingtaine de mètres qu'il put se rendre compte qu'un homme, étendu sur la berge, avait un pied sur un des rails. M. Théroine bloqua ses freins mais ne réussit pas à arrêter le convoi à temps. Surpris en plein sommeil par l'arrivée du train, l'imprudent, un nommé Bozec, employé à l'entreprise Pollard, eut la jambe sectionnée. Il essaya de se relever et tomba la tête contre une roue du dernier wagon.

On s'empressa de porter secours au malheureux, qui fut transporté à l'hôpital de Caen.

 

Décembre 1926  -  Épidémie d’angine.  -  L'épidémie d'angine diphtérique qui sévissait sur Bénouville parmi la population enfantine s'est étendue aux communes voisines de Blainville et d’Hérouville.
Les écoles ont été momentanément fermées dans ces trois localités et des mesures immédiates ont été prises pour écarter le danger.
A Caen on signale de nombreux cas, dont quelques-uns mortels. L'inspection académique a faire évacuer plusieurs places, notamment celles de la rue Bicoquet, pour procéder à la
désinfection des locaux. L'épidémie qui s'est propagée  avec une extrême rapidité, atteint même les jeunes gens de 15 à 20 ans et plusieurs malades ont être hospitalisés.

 

Mars 1927  -  Le feu.  -  Samedi dernier, vers 20 heures, des ouvriers des Chantiers Navals trempaient dans une cuve d'huile à mazout des barres de fer se chauffées à blanc lorsque l'huile s'enflamma. Le feu se propagea aussitôt et, pour protéger les ateliers voisins, on dut détruire une partie du bâtiment, de construction légère.

Le sinistre était ainsi enrayé lorsqu'ils arrivèrent les pompiers de Caen et de Colombelles. Les dégâts s'élèvent à 40 000 francs environ.

 

Septembre 1927  -  Électrocuté !  -  Travaillant dans un chantier sous-marin en construction aux chantiers navals de, M. Roger Vivien, ajusteur électricien, réglait des accumulateurs tandis qu'un jeune manœuvre, André Dumont, 19 ans, demeurant chez ses parents, à Anguerny, l'éclairait avec une baladeuse. Ayant dû aller affûter des forets, il laissa son aide seul en lui recommandant pas toucher aux fils.

Quand il revint, il trouva cale plongée dans l'obscurité et personne ne répondit à son appel. Allumant alors un briquet, M. Vivien trouva mort le malheureux Dumont.

 

Juillet  1928  -  Découverte d'un cadavre.  -  Un pêcheur du hameau de Longueval a découvert sur la berge de l'Orne, de la commune de Blainville, le corps d'une femme âgée de 50 à 60 ans, qui avait été déposé par la marée.
Le corps, en complet état de décomposition, semble avoir séjourné un certain temps dans l'eau. Cette femme était vêtue d'un paletot de drap noir, d'un corsage et d'une jupe gris, d'un jupon blanc à lignes rouges et d'un pantalon rouge à lignes blanches. Elle avait sur la tête un cache-nez gris et était chaussée de chaussons de même couleur à semelles en cuir très usagées.
Dans la poche d'un tablier a carreaux gris, on a trouvé un mouchoir marqué L A D. Le cadavre portait à l'annulaire gauche une bague en or. Des recherches sont faites pour son identification.  

Septembre 1928   -   Mystérieux accident.   -   Entre Blainville et Bénouville, l'automotrice partant de Caen à 20 h. 21 à écrasé lundi soir un pontonnier de Bénouville, M. Joseph Noël, 40 ans, marié et père d'un enfant. On ne sait trop comment l'accident se produisit, ni pourquoi la victime se trouvait sur la voie où le wattman ne l'a point aperçue. Aprés le choc, celui -ci a stoppé aussitôt et s'est porté au secours du malheureux qui avait au front une grave blessure et le pied droit broyé. Pourtant, on se demande si le pontonnier n'était pas déjà mort des suites d'un malaise, lorsqu'il fut bousculé et traîné par le convoi. En effet, d'après les déclarations du wattman Lavignini et du chef de train Guizeux, le corps de Noël allongé sur le rail et le talus, était froid comme si le décès remontait à plusieurs heures.

Pour éclairer ce mystère le directeur des chemins de fer du Calvados aurait demandé l'autopsie.

 

Avril 1929  -  Un lancement aux Chantiers Navals.  -  Le 16 avril a été lancé à Blainville, le contre-torpilleur « Burza » (Ouragan) construit par les Chantiers Navals Français, pour la marine Polonaise.  C'est le second navire de guerre que vont livrer à la Pologne les C.N.F.  

Juillet 1929  -  Un terrible accident aux Chantiers Navals.  -  Un terrible accident s'est produit aux Chantiers Navals, à Blainville. Vendredi, vers 16 heures, une bouteille d'air comprimé au service sur le quai d'armement a explosé.

Il y a à déplorer la mort d'un officier de marine, le capitaine de frégate Cariou. Il y a également eu 5 blessés qui ont été transportés d'urgence dans les cliniques de Caen et dont la vie ne paraît pas en danger.

 

Mars 1930  -  Aux chantiers navals. -  Samedi dernier, a été lancé avec succès, dans le bassin des Chantiers Navals, à Blainville, le chalutier "Heureux" (68 m. de long sur 10m. 40), pour le compte de la société des Pêcheries Industrielles de Saint-Malo. Souhaitons que "Heureux" justifie toujours son nom.

 

Décembre 1939  -  Disparition.  -  Les services de police ont été alertés au sujet de la disparition d'un ouvrier de l'usine électrique.

Samedi, vers 20 heures, M. Jules Cabourg, 26 ans, demeurant à Blainville, 10b cité Brandon, qui avait quitté son travail, se sépara de ses camarades pour rentrer chez lui. Or, hier matin. il n'avait pas été vu à son domicile.

Des recherches ont été entreprises pour retrouver M. Cabourg, qui devait avoir sur lui une somme de 2.500 francs environ.

Voici le signalement qui a été fourni à la police visage rasé, vêtu de vêtements de toile bleue sous un pardessus marron usagé, coiffé d un béret basque et ayant aux pieds de grosses chaussures.  

 

Février 1940  -  Un cumulard.  -   Le chef de poste de la gendarmerie de Blainville, M. Kermorvant. passant dans la localité, eut son attention attirée par un boucher ambulant étranger à la région, qui débitait de la viande de veau à des prix très en dessous des cours. Intrigué, a juste titre, par ce genre d'opérations, le chef Kermorvant demanda quelques précisions au boucher, qui déclina son identité : Georges Sebire, éleveur à Argences. Il s'expliqua sur le commerce insolite auquel il se livrait. D'abord, le boucher dut avouer qu'il ne possédait ni récépissé de déclaration de vendeur ambulant, ni patente, ni inscription au registre de commerce, ni papiers de circulation pour son auto, et la remorque qui y était attachée, et que, de plus, le poids en charge ne figurait pas sur sa voiture.  Cinq contraventions ont été la première sanction à ce commerce illégal.

 

Mars 1940  -  Entre voisins.  -   Mme veuve Quesnot, 30 ans, ménagère, demeurant à Blainville, cité des Bouquets, ayant aperçu par sa fenêtre le nommé Charles Martin, 19 ans, manœuvre à Blainville, route de Ouistreham, qui courait après un de ses enfants, lui intima l'ordre de cesser ses poursuites et descendit rechercher son garçonnet, mais une discussion éclata alors, aux dires de la femme Quesnot, et celle-ci reçut une paire de gifles de Martin.

L'oncle de ce dernier, Marcel Viray, 33 ans, gleur à la Cartoucherie de Lébisey, qui se trouvait à proximité , prit fait et cause pour son neveu, tandis que l'ami de la femme Quesnot, Georges Fongueuse, 51 ans, demeurant à Caen, avenue du Calvados, venait prendre part à la mêlée, au cours de laquelle force horions furent échangés, finalement, M. Fongueuse et la femme Quesnot ont porté plainte contre Martin et son oncle, M. Viray, pour coups.

 

Juillet 1940  -  Pillage.  -  Pendant l’absence de M. Jean Vandenbrugghe, 48 ans, maçon, demeurant à Blainville, des individus ont fracturé la porte de sa maison et l'ont pillée. Ils ont emporté des draps, des provisions, etc...
De même, ils ont volé des poules et des lapins. Il a porté plainte et la gendarmerie de Colombelles qui a ouvert une enquête. Le préjudice subi s'élève à 1.800 francs.

 

Juillet 1940  -   Les aventures d’un ivrogne.  -  Prés de l'église de Blainville, le chef du poste de cette localité M. Kermorvant, accompagné du gendarme Galice, remarquèrent un individu qui titubait fortement. Ils s'en approchèrent, mais a leur vue l'homme fut pris d'une grande colère et insulta les gendarmes. Ne voulant pas se laisser emmener, il se coucha par terre et saisissant le chef Kermorvant par les jambes, le fit tomber a côté de lui. Aux cris poussés par l'ivrogne, quelques mauvais sujets, des repris de justice, connus de la brigade, se montrèrent hostiles à son arrestation. Grâce à un automobiliste de passage, l'individu fut emmené au poste.  

Le lendemain matin, l'homme, Fernand Marie, 43 ans, manœuvre à Blainville. déclara que vu son état d'ébriété de la veille, il ne se rappelait de rien.

 

Mai 1941    -    Le Conseil municipal dissous.   -    Par arrêté public au « Journal Officiel », 12 conseils municipaux ont été dissous :  « parce qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer de façon satisfaisante la gestion des affaires communales ». Au nombre de ceux-ci figure le conseil municipal de Blainville-sur-Orne.

Une délégation spéciale a été désignée parmi le Ministre de l'intérieur : elle est composée de MM. G. Gasser, président ; A. Michel et J. Courdesse, membres.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Mai 1941   -    Un triste sire.   -   La gendarmerie de Blainville enquête au sujet de déplorables agissements envers une fillette de 8 ans, dont se serait rendu coupable un domestique agricole, du bourg, Henri P….., 37 ans, déjà plusieurs fois condamné.  

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Communiqués du haut commandement des troupes d'occupation en France : Albert Catherine et Maurice Hébert, de Blainville-sur-Orne, qui se sont prêtés à donner leur appui à l'ennemi en prenant part à des menées communistes et en distribuant des tracts anti-allemands, ont été condamnés à mort et fusillés le 11 décembre 1941.  

 

Septembre 1945  -  Canal de Caen à la mer.  -  Les rives ont été endommagées par les bombes. Sur 7 ponts, mobiles, seuls fonctionnent encore ceux de Bénouville et de Blainville. Les autres sont détruits, ainsi que le pont tournant sur l'écluse faisant communiquer le Bassin St-Pierre avec l'Orne. Au total, 6 ponts tournants à reconstruire. Nous n'avons pu encore nous procurer l'acier nécessaire pour traiter l'un de ces ouvrages (Pont de la Fonderie).

 

Décembre 1959  -  La SAVIEM.  -  Sur le site des anciens chantiers navals, la Société Industrielle de Blainville, filiale de la SAVIEM (R.V.I.) créée en 1956, emploie 550 salariés et produit 12 camions par jour.

BLAINVILLE-sur-ORNE  -  Cités Gilles Desmarteaux

285   BLAINVILLE  (Clavados)

Un Lancement aux Chantiers Navals Français

Le Pétrolier "Saint-Boniface" sur cale de lancement.  -   LL.

BLAINVILLE  -  Construction d'une Cale

BLAINVILLE  -   Le Château-d'Eau

45 mètres de haut   -   Contenance :  500 000 litres

BLAINVILLE  (Calvados)

                                                                                         Collection de M. Didier Bastide de Blainville (14)
Chantier Naval de Blainville Juin 1922
                            Collection de M. Didier Bastide de Blainville (14)
Chantier Naval de Blainville Juin 1922
                                                                                    Collection de M. Didier Bastide de Blainville (14)
Chantier Naval de Blainville Juin 1922
Chantier naval de Blainville
                                                                                    Collection de M. Didier Bastide de Blainville (14)
Chantier Naval de Blainville Juin 1922

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