BLANGY - le - CHÂTEAU

Canton de Blangy-le-Château

Les habitants de la commune sont des Castelblangeois, Castelblangeoises


Juin 1866   -   Les Loups.   -    Les loups ont causé, cette semaine, plusieurs dégâts importants. On cite notamment un veau appartenant au sieur Hébert, cultivateur à Blangy, qu'il a dévoré dans un herbage situé dans le quartier Rossignol, non loin de l'endroit où, la semaine dernière, il a tué plusieurs moutons.

Au moment où nous mettons sous presse, on nous apprend que les loups ont égorgé deux veaux, durant la nuit de mardi, dans les environs de la commune de Tourville.

 

Juin 1866   -   Encore les loups.   -   Encore un nouveau dégât commis par les loups, celui -ci ne manque pas d'une certaine gravité. Dans la nuit de mardi à mercredi de la semaine écoulée, deux moutons ont été égorgés et cinq grièvement blessés dans un herbage nommé la Brasserie, situé en la commune de Blangy et affirmé par M. Hervieu, herbager à Pont-l'Évêque.

Si un pareil dégât venait à se produire à nouveau, nous engageons MM. les maires des communes à prévenir immédiatement M. Charles Lemercier, lieutenant de la louveterie, demeurant à Touques. Nous avons la certitude que ce dernier emploiera tous les moyens dont il peut disposer pour arriver à la distribution de ses hôtes incommodes et malfaisants qui ont établi leur repaire dans la forêt de Touques et les bois environnants.  

Septembre 1866   -   Un accident de chasse.   -   Le 10 septembre, le nommé Armand Gardain, journalier à Blangy, accompagnait à la chasse le nommé Jules Hervieux, propriétaire au Breuil. Ce dernier voulant désarmer son arme, le coup partit et atteignit Gardain, qui se trouvait devant lui, dans la cuisse et fit balle. Ce malheureux fut transporté à Blangy, et M. Nota, le médecin à Lisieux, étant arrivé, le fit transporter en cette ville, où l'amputation fut nécessaire.

Gardain a succombé le lendemain, il laisse une jeune femme et deux enfants en bas âge.  

 

Septembre 1867   -   Un incendie.   -   Le 11 de ce mois, vers deux heures du soir, un incendie dont les causes sont encore inconnues, à consumé en partie un corps de bâtiment servant à usage d'habitation mais non habité, appartenant à Emélie Rosel, veuve Huchon, journalière, et Boudard Eugène Aristide, cultivateur, tous les deux demeurant à Blangy.  

 

Juillet 1868   -   Un orage.   -   On nous signale le dévouement de M. Delamarre, maire de Blangy, qui dimanche, au milieu d'un orage véritablement diluvien, a sauvé au péril de sa vie, une vieille femme octogénaire  et infirme. Cette femme occupait une misérable chaumière située dans la partie la plus basse de la commune, cette maisonnette, sur laquelle se ruait le courant, était déjà envahie, le grabat, sur lequel gisait la vieille, commençait à être gagné par les eaux et la pauvre femme n'avait plus qu'à prier et à mourir. Cramponné aux murailles, M. Delamarre pénétra dans la maison, enleva la pauvre vieille, la plaça dans la voiture qu'il avait amenée à grand peine, et, peu après, tout danger avait disparu.  

 

Janvier 1870   -   Le Canton.   -  Voici les noms des communes qui doivent faire partie du nouveau canton de Trouville, si l’enquête n'y apporte aucun changement. Il se composerait des communes de Trouville, Deauville, Villerville, Touques, Saint-Arnoult, Bénerville, Tourgéville, prises aux dépens du canton de Pont-l’Evêque, et des communes de Blonville et Vauville, détachées du canton de Dozulé. Sa population serait de 10.115 habitants.

Pour compenser la perte que subirait, le canton de Pont-l'Evêque, on lui attribuerait trois communes du canton de Blangy, Saint-Julien-sur-Calonne, Pierrefitte et le Vieux-Bourg, plus la commune de Glanville qu'on détacherait du canton de Dozulé.

Les cantons de Honfleur et de Cambremer resteraient tels qu'ils sont actuellement.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.

 

Septembre 1871   -  Fait divers.  -  La caserne de gendarmerie de Blangy vient d'être en partie détruite par un incendie.  Cet immeuble, appartenant à M. David, maire de Pont-l'Evêque, n'était pas assuré, non plus que le mobilier des gendarmes. Là plus grande partie du mobilier à été sauvée, les pertes sont approximativement, pour l'immeuble, 6.000 fr ; pour le mobilier, 1.150 fr ; ensemble, 7.150 fr. Il a été pourvu de suite au logement des hommes, soit dans la maison d'école, soit chez l'habitant. Cet incendie a été causé par l'imprudence d'un gendarme qui avait déposé sur le sol de la braise qu'il croyait éteinte. Le feu à couvé dans la soirée et s'est déclaré à onze heures du soir, le 4 septembre.

 

Septembre 1873   -   Les pluies.   -   Nous voici revenu aux pluies. Depuis trois semaines, des ondées n'ont cessé de tomber. S'il faut en croire l'Observatoire, le mois de septembre finira comme il a commencé, celui d'octobre est annoncé comme très humide. Depuis quelques jours souffle aussi sur nos côtes un vent d'une extrême violence, la mer, exceptionnellement agitée semble parfois remué, jusque dans ses profondeurs. 

Ces changements de temps s'expliquent facilement d'ailleurs par l'approche de l’équinoxe, c'est-à-dire de la période où, par suite du mouvement de rotation de la terre autour du soleil, les journées auront, pendant deux ou trois jours, la même duré que les nuits. Vers le 23 septembre, les jours et les nuits ont exactement douze heures, puis les jours diminuent. Dans les premiers jours de septembre, les jours ont treize heures et demie. A la fin du mois, ils n'auront plus que onze heures trois quarts.

 

Septembre 1873   -   Télégraphe.   -   Le bureau télégraphique municipal de Blangy, du Calvados, a été ouvert à partir du 15 septembre courant.  

 

Avril 1875   -   Accident mortel.  -  Un douloureux événement est venu attrister les habitants du bourg de Blangy. Le sieur Reb, brigadier de gendarmerie de cette commune, avait chargé son revolver sur l'avertissement qu'il avait reçu de la présence d'un chien enragé dans le pays. Le pistolet avait été par lui déposé sur un meuble. Le lendemain ce malheureux prit le revolver et se mit en devoir de le nettoyer. Par une fatalité déplorable, le coup partit, le projectile pénétra à bout portant dans l'abdomen, et après avoir perforé les organes, vint se loger et faire saillie sur la peau. Reb a succombé à ses blessures. Il n'était âgé que de 34 ans et père de deux enfants.  

 

Janvier 1879  -  Construction d’écoles.  -   Pour le Calvados, 25 constructions nouvelles dans 22 communes, dans l’arrondissement de Pont-l'Êvêque : Blangy, école de garçons ;  Le  Ham, école mixte ; Gonneville-sur-Dives, 2 écoles.  

Avril 1879  -  Maison d’école et mobiliers scolaires.  -  Est approuvé l'état de répartition du crédit de 25 000 fr. inscrit au budget pour secours aux communes en vue des dépenses d'acquisition, de construction, de réparation des maisons d'école et d'achat ou renouvellement des mobiliers scolaires, conformément aux propositions contenues dans le rapport de M. le Préfet. Secours sur les fonds départementaux à la commune de Blangy - le - Château, pour du Mobilier scolaire 400 fr.

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Leçon d’orthographe.  -  Au sujet de la construction de l'école du Mesnil-sur-Blangy, on nous communique la protestation suivante :

« J’ai soussiné déclare avoir protesté contre la construction d'une maison décolle et dont la demande sentier, na pas tint conte. Je déclaré protester contre le choix d'un terrain que par sa position peut coûter des frais plus que sa valleurs, et se trouvant mêmes pas au centre du bourg, et qui se trouve une place ou l'on pourait construire et qui a étés offertes par la propriétaire.

Je d'éclare refuser de paiyer pour toutes ces dépenses qui sont inutile pour la commune, et qui sont qu'une vengence des consiller municipaux ». JOSEPH.

Au concours de Blangy, ce M. Joseph a obtenu une médaille pour la bonne tenue de sa ferme, espérons qu'à la prochaine distribution des prix, quand la maison d'école du Mesnil-sur-Blangy, sera enfin construite, malgré sa protestation, il obtiendra le prix d'orthographe.  

 

Octobre 1882  -  Autre correspondance.  -  C'est à propos de l'école du Mesnil-sur-Blangy, et de la protestation publiée dans notre dernier numéro. Dans sa lettre, notre correspondant parle de rivière, de mares, de médecin complaisant, et d'un tas de choses qui ne regardent pas l'école, puis sur ce sujet, il dit : « Monsieur, je vous remercie beaucoup de ce que vous avez inséré dans votre dernier numéro, au sujet de mon orthographe, qui n'est pas aussi mauvaise qu'on vous l'a écrit. Il est vrai, pourtant, que je la connaît peu, mon père m'a élevé à cultiver la terre, car il savait qu'il fallait des ignorants pour nourrir les gens d'esprit. 

Je comprends que M. le maire ait envie d'une maison d'école, qui est nécessaire pour instruire quelques-uns de ses conseillers. On dit aussi que pour ne pas charger la commune davantage, ils devront, à leurs frais, se fournir de plumes d'oies. Ce qui ne leur sera pas difficile.   Recevez, M., etc......... JOSEPH.  

 

Mai 1883  -  Plus de cachot. –  Le ministre de l'instruction publique vient d'adresser aux recteurs d'académie une circulaire, dans laquelle il les informe que l'usage du séquestre  dans les lycées et collèges doit être abandonné partout.

 

Juin 1883  -  Incendie. –  Vendredi, à Blangy, un incendie a consumé un corps de bâtiment, appartenant au sieur Frédéric Daufresne. Perte : 1 500 francs.  

 

Avril 1887  -  Recensement des chevaux.  -  Il sera procédé, du 15 mai au 13 juin 1887, à l'inspection et au classement : 1° de tous les chevaux et juments âgés de 6 ans et au-dessus, de tous les mulets et mules de 4 ans et au-dessus (l'âge se compte à partir du 1er janvier de l'année de la naissance) ; 2° des voitures attelées susceptibles d'être requises.

 

Avril 1887  -  La passion de la galette.  -  les boulangers d'une commune du canton de Blangy faisaient tirer, avec des numéros, des lots, de galette, sur la place publique. On remarqua bientôt qu'un conseiller municipal récemment nommé amenait chaque fois qu'il mettait la main dans le sac le numéro 90 qui gagnait le plus gros lot. On attribuait cette chance à un pèlerinage qu'il a fait récemment. Une personne moins crédule, surveilla notre homme, lui saisit la main au moment ou il allait la plonger dans le sac et montra qu'il avait déjà un numéro 90 entre les doigts. Ce conseiller avait gagné ainsi quatorze kilos de galette en trichant ses électeurs.

 

Mars 1888  -  Le pour et le contre.  -  On nous signale du pays d'Auge, canton de Blangy, un conseiller municipal qui, par peur de n'être pas réélu, à signé la pétition pour le  maintien du privilège des bouilleurs de cru et la protestation contre.  C'est un moyen facile pour se faire des amis dans les deux camps.  

 

Juin 1890  -  Un disparu retrouvé.  -  Le sieur Pierre Desbois, âgé de trente-un ans, domestique citez le sieur Deschamps, cafetier au Breuil-Blangy, était parti de chez son maître un soir pour aller à la pêche à l'épervier dans la Touques, avec le sieur Sassier, gardien d'herbages. Après avoir péché ensemble jusque vers minuit, Sassier quitta Desbois et rentra chez lui. Celui-ci n'avait pas reparu. Cinq jours après, son corps a été retrouvé dans la Touques, où il était tombé accidentellement en jetant l'épervier.  

Juillet 1890  -  Récompense.  -  La médaille militaire a été conférée à : MM. Sevestre, maréchal des logis à Dives, 20 ans de services ; Leherpeur, gendarme à Vire, 22 ans, et Gollot, à Blangy, 23 ans. (source B-N)

 

Juillet 1890  -  Excellente mesure.  -  Désormais, le service des petits paquets, jusqu'ici limité aux communes possédant des gares de chemin de fer, sera étendu à tout le territoire. L'administration se servira, à cet effet, des entrepreneurs de transports des dépêches, qui livreront les colis à domicile moyennant une rétribution ne dépassant pas 25 centimes.  (source B-N)

 

Août 1891  -  Incendie.  -  Dans la nuit du du 23 au 24, un incendie a éclaté dans un bâtiment appartenant à M. Albert Morin, cultivateur. La malveillance ne paraît pas étrangère à  cet incendie.  (source B-N)

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  La semaine dernière, le sieur Pierre Cholet, journalier à Lieurey (Eure), a été trouvé mort dans une grange appartenant à M. Guéret, à Blangy-du-Calvados. D’après les constatations, la mort doit être attribuée a une congestion occasionnée par le froid.  (source B-N)

 

Septembre 1891  -  Blessure accidentelle.  -   Dernièrement, le brigadier de gendarmerie de Blangy étant pour sortir plaçait son revolver dans sa gaine, le coup partit, la balle lui entra dans la paume de la main gauche et, contournant  les os, alla se loger sous l'avant-bras. Le blessé a été transporté à l'hospice de Lisieux où l'on a pratiqué l'extraction de la balle qui, chose curieuse, était tout aplatie. (source B-N)

 

Octobre 1891  -  Vandalisme.  -  Une nuit de la semaine dernière, des malfaiteurs inconnus se sont introduits dans le cimetière de Blangy, ont détérioré plusieurs tombes et enlevé une photographie et un cadre d'une valeur de 3 francs. (source B-N)  

 

Janvier 1892  -  Chasse émouvante.  -  Une chasse aussi émouvante qu'imprévue a eu lieu dernièrement près de Blangy. M. Faucillon, conseiller d'arrondissement, chassait la bécasse au bois des Moines avec son cousin M. Billiard, greffier de la justice de paix. Ils avaient un chien ferme et un chien courant. Tout à coup, ce dernier pousse un cri de douleur, il venait d'être éventré par un énorme sanglier. Aussitôt M. Milliard, très bon tireur, coula deux balles coniques dans son fusil, pénétra dans le taillis, et put envoyer à 25 pas, une balle au sanglier qui s'éloignait rapidement. L'animal touché revient sur ses pas en se dirigeant sur M. Faucillon, qui lui envoie deux coups de fusil à plomb, presque à bout portant, sans lui faire grand mal bien entendu. 

Fort heureusement, la première balle ayant traversé de part en part le sanglier, un énorme solitaire de 267 livres, tombait mort presque à ses pieds. (Source B-N)  

 

Mai 1892  -  Agression et suicide.  -  Lundi soir, Paul Leroy, 26 ans, journalier à Saint-Aubin-sur-Mer, a été renversé et battu par un nommé Achille Desaunais dit Chilot, 60 ans, journalier. Cette agression a eu lieu sans provocation, alors que le sieur Leroy parlait avec des voisins. Quand les gendarmes sont venus pour arrêter Chilot, ils l'ont trouvé pendu. 

C'était un chenapan de la pire espèce, ayant subi plusieurs condamnations, dont une pour attentat, sur sa fille, il avait rendu sa femme très malheureuse et était redouté de tous. 

-   Un autre misérable vient également de se faire justice. C'est un nommé Morin, qui avait commis un ignoble attentat sur le jeune Legendre. Mercredi matin, vers 3 heures, deux gendarmes de la brigade de Blangy se présentaient au domicile de Morin, pour procéder à son arrestation. Celui-ci était couché. A l'appel des gendarmes, il se leva et descendit tirer le verrou qui retenait la porte de son habitation. Les gendarmes allaient entrer, mais un coup de feu retentit et Morin, tenant, encore d'une main son pistolet, tomba foudroyé à leurs pieds. (Source B.N.)  

 

Mai 1892  -  Incendies.  -   La semaine dernière, à Blangy-le-Château, un incendie a détruit plusieurs corps de bâtiments appartenant à MM. Nogent, limonadier, et Bénard, propriétaire. Les dégâts sont considérables et ne sont pas en entier couverts par les assurances. M. Leconte, notaire, occupant l'immeuble de M. Bénard. n'était pas assuré. Le feu est dû à la malveillance, car des pots contenant du pétrole ont été trouvés à différents endroits autour des maisons incendiées.  (Source B.N.) 

 

Décembre 1905  -  Un incendiaire arrêté.  -  Un incendie dû à la malveillance s'est déclaré dimanche soir, vers 10 de heures du soir, à Blangy-le-château, dans un bâtiment d'exploitation situé sur le bord de la route de Brévedend et édifié dans une propriété appartenant à M. Oscar Petit, propriétaire à Fierville-les-Parc, et occupé par M. Jamet, médecin à Blangy.

Grâce à la promptitude des secours apportés par les pompiers de la commune, une partie du bâtiment put être préservée du fléau.

L'auteur présumé de cet acte criminel un nommé T....., de Brévedend, qui d'ailleurs, et depuis son arrestation, a fait des aveux complets. Il va être incessamment écroué à la maison  d'arrêt de Pont-l'évêque.

 

Mai 1915  -  Les Saints de Glace.  -  Connaissez vous Mamert, Pancrace et Servais ? Ce sont trois particuliers morts en odeur de sainteté et dont on commémore la fête les 12, 13 et 14 mai. On ne sait trop pourquoi ces vénérables personnages ont accoutumé de jeter un froid dans le calendrier et d'y signaler leur passage annuel par une recrudescence de gelées dangereuse pour les arbres à fruit. Servais, Pancrace et Mamert n'ont pas failli à leur mission, cette année non plus, et si nous en parlons après coup, c’est qu'ils ont trouvé des imitateurs dans leurs camarades des jours suivants. Il a blanc gelé un peu partout, mais il ne semble pas jusqu'ici que les arbres aient beaucoup souffert et la floraison se poursuit  dans d'excellentes conditions.

 

Mai 1915  -  Mort glorieuse.  -  Sont morts pour la patrie : M. Louis Élie, de Blangy-le-Château, soldat au 5e.  

 

Août 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : MM. Eugène Racine et Gaston Pain, de Blangy-le-Château.

 

Avril 1918  -  L’alcool rend fou.  -  Dimanche soir le brigadier Pabert et le gendarmes Ledevin, rencontrèrent près du bourg de Blangy, une voiture non éclairée qui passait au galop et dans laquelle se trouvaient plusieurs personnes qui criaient et juraient à tue-tête. Ils se mirent à la poursuite de cet attelage et le rattrapèrent au milieu du bourg. Ils se trouvèrent en présence d'un propriétaire des Authieux-sur-Calonne, Eugène Bucaille, 56 ans, et de son fils, Gaston, 21 ans, en état complet d'ivresse, qui les accueillirent par des injures et des menaces.
Pendant que les représentants de l'autorité cherchaient à conduire le père à la chambre de sûreté, le fils se jeta sur le brigadier Pabert, le roua de coups de poing, le terrassa et lui fit deux blessures au nez et à l'œil gauche. Avec du renfort, on eût toutes les peines du monde à conduire ces deux énergumènes en lieu sûr. Ils ont été mis le lendemain à la
disposition du Parquet de Pont-l'Evêque.

 

Juillet 1918  -  Un crime.  -  On a trouvé le cadavre d'un jeune enfant entièrement décomposé, dans un herbage situé derrière la maison de la femme Berthe Aubrée, journalière à Blangy-le-Château.

Le crime remonterait à plusieurs mois. M. Delalande, procureur de la République à Pont-l’Evéque et M. Fillaire, juge d'instruction, se sont rendus sur les lieux du crime avec M. le docteur Chevillot. médecingiste, qui a pratiqué l'autopsie. La femme Aubrée a été arrêtée et écrouée à la prison de Pont-1'Evèque.

 

Octobre 1922  -  Inauguration du monument.  -  Cette cérémonie aura lieu à Blangy-le-Château, le dimanche 15 octobre prochain.  

 

Novembre 1924  -  Chasses au sanglier.  -  M. René Mariolle, propriétaire à Blangy, avait organisé une battue avec le concours de l'équipage de M. Laisné, de Courtonne-la-Ville. Un vieux sanglier fut chassé jusqu'à la nuit par MM. Quidor et Mariolle. Et jeudi matin, M. Laisné put abattre le vieux solitaire qui pesait 175 kilos.

 

Janvier 1925  -  Nécrologie.  -  Lundi ont eu lieu à Blangy-le-Château, les obsèques de M. David, qui depuis de longues années, remplissait les fonctions de maire dans cette commune. Une foule nombreuse accompagnait à sa dernière demeure M. David qui ne comptait que des sympathies dans tout son entourage.

Au cimetière, M. Grenget, adjoint, prononça un discours et donna lecture d'une lettre de M. le Sous-Préfet de Pont-l'Evêque qui, empêché, s'était excusé. M. Hamel juge de paix et M. Duchesne-Fournet, conseiller néral, prirent également la parole pour saluer une dernière fois celui qui, pendant près d'un demi-siècle, avait été un maire très ai et très actif.

 

Juin 1926  -  Étrange histoire.  -  Une enquête est ouverte à Blangy  pour éclaircir une histoire bizarre. Au cours d'une instance en séparation de corps et alors que les scellés étaient apposés au domicile conjugal, les nommer Guillemin et Anglement auraient retiré 35.000 francs de l'intérieur d'une armoire dont ils ont démonté l'arrière. Finalement cette armoire a disparu sans autorisation.

 

Octobre 1926  -  Vandalisme.  -  Une grande quantité de choux ont été coupés en profondeur sur le sommet de la pomme et rendus ainsi impropres à la vente, M. Bossey qui éprouve un préjudice d'une centaine de francs à porté plainte.  

 

Janvier 1929  -  Nos monuments historiques. -  Sont classés comme monuments historiques : à Blangy-le-château, la façade et la toiture de l'ancienne auberge du Coq-Hardi ; à Bures, le manoir de Tourpes ; à Canapville, la façade et la toiture du bâtiment principal et le bâtiment en retour du manoir de Canapville ; à Cambremer, le manoir du Bois de Bais ; à  Notre-Dame-d'Estrées, le manoir de la Planche.

 

Décembre 1939  -  Comité cantonal des œuvre de guerre.  -  Le Comité cantonal des Œuvres de Guerre a été formé au cours de la réunion qui a eu lieu le 21 décembre, à 17 heures, à la mairie du chef-lieu de canton. Président M. Duchesne-Fournet, député, conseiller néral du canton ; secrétaire M. Richard. maire de Blangy ; trésorier M. Noël, maire de Bonneville-la-Louvet ; membres MM. les maires du canton.

Un chaleureux appel est fait à tous pour que de nombreux colis puissent être envoyés aux mobilisés de familles nécessiteuses du canton, les dons pourront être adressée à M Noël, trésorier, ou remis à chaque maire, qui les centralisera.  

 

Janvier 1940  -  Triste individu.  -  C'est un bien triste individu qui comparait aujourd'hui devant le jury du Calvados siégeant pour la première fois de la première session. 

Marcel Blot, 41 ans, à Douville (Calvados), journalier à Blangy-le-Château, a en effet déjà encouru plusieurs condamnations pour vol, violences volontaires et coups à enfant ainsi que pour outrage public à la pudeur.

C'est encore une affaire de mœurs qui l'amène devant les Assises. Il est accusé d'attentats à la pudeur sans violence sur la fille de sa concubine, car et cela ajoute encore au sombre tableau de sa moralité, Blot, qui est divorcé, a abandonné totalement et complètement ses cinq enfants dont il se désintéresse absolument. En outre, Blot qui travaille irrégulièrement s'adonne par contre fort régulièrement à la boisson.

A l'issue des débats qui se sont déroulés à huis-clos, le jury a rapporté un verdict affirmatif et la Cour a prononcé contre Blot une peine de cinq années d'emprisonnement.

 

Février 1940  -  Une septuagénaire meurt de misère.  -  M. Francis Jahandier, 72 ans, propriétaire Blangy-le-Château, surpris de ne pas avoir vu, depuis une quinzaine de jours, sa locataire, Mlle Célestine Anglement, âgée de 76 ans, alerta la gendarmerie de Blangy-le-Château.  
Accompagnés de M. Richard, maire de Blangy-le-Château, les gendarmes pénétrèrent dans la chaumière isolée, habitée par la malheureuse femme. Ils découvrirent le corps de celle-ci allongée sur son lit et ne donnant plus signe de vie. Le docteur Tison, de St-Philbert-des-Champs, qui fit les constatations médicales, a conclu à une mort naturelle.

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés  pour les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205).

 

Janvier 1942   -    Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Juillet 1942   -   Noces d'or sacerdotales.   -   Au cours d'une imposante cérémonie en la cathédrale de Bayeux, 12 prêtres du diocèse ont célébré leurs noces d'or sous la présidence de Mgr Picaud.

C'étaient MM. les abbés Auguste Balley, chanoine honoraire, curé de Bonnebosq ; Arthur Cairon, curé de Formigny ; Louis Denis, chanoine honoraire, ancien doyen de Blangy ; Gustave Dobiche, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-Jacques-de-Lisieux ; Jules Gohier, chanoine honoraire, doyen de Évrecy ; Paul Guesnon, chanoine titulaire ; Armand Lechartier, curé de Gonneville-sur-Mer ; Arthur Lefèvre, prêtre habitué à Lisieux ; Jean-Baptiste Lemasson, curé de Longues-sur-Mer ; Victor Madelaine, chanoine honoraire, ancien doyen de Notre-Dame-des-Victoires, de Trouville ; Louis Touchet, chanoine honoraire, curé de Mondeville ; Arthur Toutain, chanoine honoraire, aumônier des Bénédictines de Lisieux. Ils avaient été ordonnés prêtres le 29 juin 1892.  

 

Mai 1944    -   Fait divers.  -   Un cycliste perdant son sang par plusieurs blessures à la tête, était trouvé allongé en bordure de la route de Rouen, par M. Roland Guérin, de Blangy-le-Château, employé à la scierie d'Hermival, il s'agissait de Roger Leclerc, 23 ans, qui, se rendant chez sa mère à St-Jacques-de-Lisieux, avait été renversé par une voiture de passage. Porté en ambulance dans une  clinique de Lisieux, le malheureux y est mort peu après.

BLANGY-le-Château (Calvados)

Postes et Télégraphes et Route de Lisieux

BLANGY-le-CHÂTEAU  -  La Gendarmerie et la Château.

294   Environs de LISIEUX.  -  BLANGY-LE-CHÂTEAU  -  Vieille Maison époque François 1er et Route de Pont-l'Evêque  -  ND.

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  École des Garçons

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  École des Filles

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  Vue aérienne

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  Vue aérienne

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  Rue Principale

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  École des Filles et Route de Bernay 

Environs de BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  Le Brévedent, Château de M. GUÉRET

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  Monument aux Morts de la Grande Guerre (1914-1918)

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  La Gendarmerie

BLANGY-le-CHÂTEAU (Calvados)  -  Vieilles maisons

(datant de François 1er)

BLANGY-LE-CHÂTEAU (Calvados)  -  Bassin d'alevinage de la Société des Pêcheurs à la ligne

da la Vallée d'Auge

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