BLAY

Canton  de  Bayeux

Les habitants de la commune de Blay sont des Blaviens, Blaviennes

Août 1868   -   Les récoltes.   -   A cause de la chaleur exceptionnelle et persistante de cette année, les moissons sont avancées de quinze jours au moins, les vendanges le seront, dit-on, de trois semaines, la maturité des fruits de toutes espèces est extraordinairement précoce.

Il n'est pas jusqu'aux huîtres qui se ressentent de cette prodigalité de chaleur, ces mollusques qui, d'ordinaire, ne sont mangeables que dans la seconde quinzaine d'août et dont les gourmets s'abstiennent généralement avant cette époque à cause du frai, qui rend les sucs de l'huître visqueux et troubles, sont dès à présent limpides, frais et savoureux comme en automne.

 

Août 1868   -   La chasse.   -   Par suite de la précocité de la moisson, l'ouverture de la chasse aura lieu, dit-on, le dimanche 16 août, dans les départements au-delà de la Loire, et le 1er septembre dans les départements en deçà de ce fleuve.

La saison cynégétique s'annoncerait fructueuse. Grâce à la chaleur, les couvées sont généralement réussi. Les lièvres sont rares, la persistance des fortes chaleurs leur a été nuisible. Ces indications peuvent s'appliquer aux diverses sortes de gibier, poil ou plume.  

 

Septembre 1868   -   Un accident.   -   Un déplorable accident est arrivé dimanche dernier en la commune de Blay.

Un jeune domestique de cette commune, tenant en main un fusil de chasse chargé, eut la malencontreuse idée de souffler dans le canon au moment où il posait la crosse par terre, la secousse quoique légère fit partir la détente, et le malheureux eut la cervelle enlevée.  

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Au moment de mettre sous presse, nous apprenons qu'un sieur X.., demeurant à Blay, près Bayeux, a tiré un coup de feu sur l'un des riches propriétaires de la contrée. La charge a porté en pleine figure, mais n'a occasionné aucune blessure grave.

La jalousie a été le mobile de cet acte insensé, à tort ou à raison, le sieur X... soupçonnant sa femme d'entretenir des relations coupables avec la victime de son guet-apens. X... a été écroué à la maison d'arrêt de Bayeux. A huitaine les détails.  

Juin 1883     Orage et foudre.  –   Vendredi l'après-midi, la foudre est tombée sur l'habitation des époux Découflet, demeurant à Verson. La cheminée a été lézardée, la couverture en tuiles est complètement abîmée, une partie du pignon est tombée, enfin tous les carreaux des fenêtres sont cassés, dans la chambre à coucher, les portes d'une armoire et celles d'une caisse d'horloge ont été brisées. La femme Découflet était seule dans sa cuisine, des éclats de vitres l'ont atteinte, mais elle n'a éprouvé aucune blessure. L'immeuble, qui appartient à M. Quesnel, de Caen, a subi une détérioration qu'on évalue à 1 050 fr.

La foudre est tombée lundi sur deux veaux dans un herbage appartenant au sieur Dégrémont, cultivateur à Blay, canton de Trévières. L'un de ces animaux a été tué raide sur le coup, l'autre a été blessé grièvement et est resté paralysé.

Chez M. Chollet, maire de Grandouet, la foudre est tombée sur un chêne, sous lequel plusieurs vaches s'étaient réfugiées, l'une d'elles a été tuée sur le coup, elle était d'une valeur de 500 francs.

 

Septembre 1890  -  Incendie.  -  Un incendie attribué à la malveillance a éclaté dans une ferme de Blay et appartenant au sieur La Nounichel, maire de Campigny, et louée au sieur Larue.  

 

Juin 1891  -  Fermier, méfiez-vous.  -   Un inconnu, se disant chaudronnier, se présente dans les fermes, sous prétexte de réparer les cannes à lait, mais il ne les rend pas. 

Dernièrement, il entrait chez le sieur Dubois, propriétaire à Blay, arrondissement de Bayeux, demandant des cannes à réparer; le sieur Dubosq lui en remit deux, dont une vieille. L'individu les prit et n'a plus reparu.

—Le même jour, à Saon, le sieur Henri Lefrançois lui a remis deux cannes et un chaudron, qui n'ont pas été non plus restitués. Voici le signalement de cet individu : 60 ans environ, assez gros, taille moyenne, un peu voûte, cheveux et moustaches grisonnants, coiffé d'une casquette, blouse à carreaux et un pantalon bleu foncé.  

 

Août 1891  -  Enlèvement d’enfant.  -  Dans le courant du mois de juillet, une femme appartenant à un cirque demanda à des personnes habitant Blay, près Littry, de leur donner leur petite fille, âgée de 11 ans, pour soigner, disait-elle, ses deux enfants jumeaux nouveau-nés. Après entente sur les conditions, les parents y consentirent. Depuis cette époque, ils ignorent complètement ce que leur enfant est devenue, le cirque est parti de St-Lo et aucun renseignement concernant leur enfant ne leur est parvenu. Ils ont fait au parquet de Bayeux une déclaration d'enlèvement d'enfant.  

 

Septembre 1891  -  Les voleurs de bestiaux.  -   On a volé dans un herbage, à Hermival-les-Vaux, un bœuf et un génisson de 18 mois, appartenant au sieur Eugène Mainfroy, propriétaire.

  A Blay, on a volé à la dame Lebrethon une génisse de 20 mois, valant 200 fr.

  Une génisse de 350 fr., qui était au piquet dans une pièce de trèfle, a été volée, la nuit, au sieur Rysel, cultivateur à Trungy, arrondissement de Bayeux.

  La nuit suivante, une vache, appartenant au sieur Varin, cultivateur à Ellon, canton de Balleroy, a été volée dans un pré.

  Frédéric Hilaire, journalier à Vire, a été arrêté à Torigni, au moment où il venait de vendre une vache qu'il avait volée. L'acquéreur, M. Lebis, propriétaire à Giéville, n'avait pas encore payé, ayant à faire la monnaie d'un billet de 1 000 fr. C'est grâce à une dépêche arrivée de Vire que le voleur a été arrêté. Il a tout avoué et a été conduit par les gendarmes de Torigni  à la prison de Saint-Lô. La vache volée appartenait à M. Delahaye, propriétaire à Coulonces, à qui elle a été remise.  

 

Juillet 1892  -  Danger des armes à feu.  -  Samedi, les habitants de Cesny faisaient des préparatifs pour la fête patronale du lendemain. Le jeune Laguel, âgé de 17 ans, en jouant avec une arme à feu qu'il ne croyait pas chargée, pressa tout à coup la détente, le coup partit et atteignit presque à bout portant le jeune Fouques, âgé de 9 ans, qui s'amusait avec lui. Cet enfant est mort une heure après. 

— Dimanche soir, à la fête patronale de Baynes, les jeunes gens tiraient des coups de feu sous la couronne, quand, tout à coup, le fusil de l'un d'eux, le sieur Jules Défaudès, 19 ans, domestique, éclata, et un morceau du canon pénétra dans son bras gauche. 

—A Blay, lors de la fête patronale, un jeune homme de la localité a eu la figure brûlée par la déflagration subite de la poudre qu'il versait dans le canon. Heureusement que les yeux ne sont que faiblement atteints. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  Infanticide.  -  Dans la nuit de mercredi, Angèle Ménage, 19 ans, née à Blay , domestique chez le sieur Osmont, boucher à Bayeux, est accouchée clandestinement. Elle a étranglé son enfant et à enfermé le petit cadavre dans sa malle, où on l'a trouvé. Elle nie lui avoir donné la mort, mais les conclusions de l'autopsie sont formelles. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  Infanticide.  -  Dans la nuit du mercredi 13, mai, Angèle Ménage, 19 ans, née à Blay, domestique chez le sieur Osmont, boucher à Bayeux, accouchait clandestinement. Après avoir étranglé son enfant, elle enferma le petit cadavre dans sa malle, où on l'a trouvé. La fille Ménage a été condamnée à 5 ans de prison. (Source B.N.)

 

Août 1917  -  L’église s’adapte ! -  Les temps que nous vivons ne permettent guère la minutie des anciennes observances religieuses, aussi le Pape s'est-il décidé à les abolir en notable partie. Désormais, l'usage des oeufs, du laitage et de la graisse sont permis en tout temps, même pendant le carême et les jours de jeune. On peut aussi manger de la viande et du poisson. Les vendredis et samedis sont, maintenant, jours de jeune et d'abstinence pendant le carême. Resteront cependant à observer le mercredi des Cendres, les quatre-temps et les veilles de fêtes jusqu'à midi seulement. L'avance de l'heure n'est pas prévue.

 

Août 1917  -  Aux champs. -  Pendant qu'un certain nombre de cultivateurs se plaignent amèrement du manque de main-d’œuvre, on dit qu'il en est d'autres qui en trouveraient facilement s'ils se résignaient à la payer ce qu'elle vaut. On prétend aussi que certains usent et abusent des enfants d'hospice qui leur sont confiés. On nous en signale même, assez prés de Caen, chez lesquels les malheureux gosses sont accablés de si rudes tâches qu'ils en deviennent difformes. 

Comme salaire, ces enfants ont des coups. Les quelques journaliers restant les communes, excédés de travailler à un taux dérisoire, sont partie dans les usines voisines. Et pourtant le mois d’août et il pleut sur notre pain.

Août 1917  -  Les dangers du fauchage. -  A Blay, canton de Trévières, un ouvrier agricole, M. Désiré Leroy, travaillant chez Mme Marguerite, glissa et tomba sur sa faulx, qui lui fit une terrible blessure à la cuisse, sectionnant les muscles et pénétrant jusqu'à l'os,

 

Juin 1928  -  L'orage.  -  Au cours du dernier orage, la foudre est tombée sur la ferme de M. Aumont, à Blay, canton de Trévières, et à incendié la maison, le pressoir et la cave, sur une longueur de 30 mètres. Les pompiers de Littry son arrivés sans retard, mais n'ont pu que circonscrire l'incendie. Néanmoins, les animaux ont été sauvés. Les dégâts, importants, sont assurés.  

 

Février 1929  -  Monuments historiques.  -  Les immeubles suivants ont été classés au rang des monuments historiques : Condé-sur-Noireau : la façade et la toiture de la maison sise Grand'rue ; Urville : le Manoir ; Thury-Harcourt : l'église ; Vaucelles : le pavillon d'entrée du château et ses annexes ; Maisy : la façade et la toiture du Manoir du carrefour ; Blay : le Manoir de la Cléronde ; La Cambe : la façade et la toiture du Manoir de Montemeri.

 

Juin 1944  -  bataille de Normandie.  -  Le village de Blay est libéré le . Le général Montgomery y installe son quartier général mobile du 23 juin au , pendant une partie de la bataille de Normandie.

BLAY (Calvados)  -  L'eglise
Érection du Calvaire de Blay  (26 avril 1908)

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