BONNEBOSQ 

Canton de Cambremer

Les habitants de la commune de Bonnebosq sont des Bonnebosquais, Bonnebosquaises.


Août 1858  -  La Poste.  -  La délibération du Conseil d'arrondissement de Pont-l'Evêque, demandant que des courriers directs soient établis entre Pont-l'Evêque et Cambremer, avec bureau de distribution, à Bonnebosq, et entre Touques et Dives, avec distribution à la forge de Blonville, qu'un autre bureau de distribution soit également créé à Beuvron, qu'enfin un autre bureau de distribution soit établi au Breuil, qui est une station de chemin de fer. Renouvelle le vœu qu'il a déjà émis dans sa précédente session , pour que M. le Ministre des finances veuille bien prendre les mesures nécessaires, afin que tous ces services soient établis dans le plus prompt délai possible.

 

Juillet 1867   -   La fête Saint-Martin.   -  Dimanche dernier, 14 juillet, les habitants de Pontfol et de Bonnebosq, canton de Cambremer, mettaient leurs plus beaux habits pour célébrer la fête de Saint-Martin, leur bienheureux patron. Malgré l'inconstance du temps, ces deux assemblées étaient nombreuses et paraissaient fort gaies.

Mais hélas ! On ne peut se vanter d'un beau jour sans avoir vu la fin.

À Pontfol, pendant que les musiciens de Cambremer redoublaient d'ardeur dans l'exécution des morceaux de leur répertoire, que les jeunes garçons et les jeunes filles s'efforçaient de valser de leur mieux, un pauvre jeune homme, domestique de M. Serrant, eut la malencontreuse idée d'attirer l'attention par un coup de pistolet, qui lui emporta le pouce gauche et lui abîma le reste de la main.

À Bonnebosq, les accidents furent plus nombreux. Trois faits saillants et regrettables vinrent signaler cette journée, qui laissera dans le pays de pénibles souvenirs.

Le bruit se répandit d'abord, dès le matin, qu'un sieur L..... venait d'enlever une jeune fille de 16 ans, avec laquelle il s'était enfui loin du toit paternel, en se dirigeant vers Lisieux. Le fait n'était que trop vrai, et le pauvre père, dans sa douleur, a juré de ne jamais revoir celle qui déshonorait ses cheveux blancs.

Un peu plus tard, au beau milieu de la fête, les cartes se sont soudainement brouillées entre des messieurs de l'endroit, bien posés sous le rapport de la fortune, mais entre lesquels, paraît-il, il n'y a pas l'affinité que semblerait exiger leur qualité de beaux-frères, puisqu'ils se sont bousculés et frappés de manière à exciter un scandale déplorable.

Enfin, un cafetier, M. Delafosse voulant faire voir toute sa dextérité dans le maniement des armes à feu, s'est abîmé la main en déchargeant son fusil, en guise de réjouissance.

Quand donc cette dangereuse distraction disparaîtra-t-elle pour toujours du programme de nos fêtes villageoises ?  

 

Novembre 1867   -   Un incendie.   -   Le 12 de ce mois, à quatre heures du matin, un incendie accidentel a consumé un corps de bâtiment à usage de moulin à tan, appartenant au sieur Pellerin Michel Bazile, propriétaire et maître tanneur à Bonnebosq.  

 

Janvier 1868   -   Un accident.   -  Un brave homme de Bonnebosq, qui venait de passer à Cambremer quelques instants d'agrément avec deux de ses amis, rentrait cette semaine à son logis, lorsque arrivé sur le pont qui traverse la rivière, il perdit soudain d'équilibre, et tomba à l'eau.

On attribue généralement cette chute, dans le pays, au poids de son chapeau et de sa perruque, qui se trouvant de travers, auraient compromis le centre de gravité de leur propriétaire.

À ses cris, l'on s'empressa d'accourir et de l'enlever à ce bain froid. Il en a été quitte pour la peur et un fort rhume de cerveau.

 

Novembre 1869   -   Fait divers.   -  Le 28 novembre, le sieur Victor Martin, facteur à Cambremer, a trouvé près du guichet de la poste de Bonnebosq, une pièce d'or de 10 fr. Cet honnête homme s'est empressé de remettre sa trouvaille entre les mains de l'autorité, afin que des démarches soient faites pour en découvrir le propriétaire, qui est M. Pellerin, marchand à Bonnebosq.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  La poste, ne pouvant égaler la vitesse de la télégraphié, essaie au moins d'accroître la rapidité des correspondances.

Dans ce but, les facteurs ruraux vont être autorisés à prendre le chemin de fer toutes les fois qu'il conduira aux communes qu'ils ont à desservir, Nous applaudissons franchement à cette mesure, qui apportera une grande célérité dans la correspondance et qui améliorera la situation pénible des facteurs qui desservent la campagne.

 

Juillet 1870   -  Un service.   -   Voici les formalités qu'ont à remplir les intéressés, pour obtenir la permission d'user de l'herbe qui existe dans les forêts de l'État.

Les demandes ne peuvent être accueillies que si elles sont formées par les communes riveraines des forêts, elles doivent être faites par le maire, au nom des communes, et adressées au conservateur des forêts.

L'enlèvement à dos d'homme est autorisé :

Dans les taillis au-dessus de quatre ans ; dans les semis au-dessus de dix ans ; dans les cantons de forêts en futaie, désignés, par les agents. MM. les conservateurs sont autorisés à permettre le pâturage dans les cantons défendables de forêts.

 

Janvier 1871   -  Fait divers.   -  Par arrêté en date du 3 février 1871, un congé de 2 mois est accordé pour cause de santé à Mlle Lerouilly, institutrice à Fontaine-Etoupefour. Mlle Legastebois est désignée pour suppléer Mlle Lerouilly, pendant la durée de son congé.

Par le même arrêté, le sieur Léon Caraby, pourvu du brevet de capacité, est nommé instituteur adjoint à Bonnebosq, école désignée par le Conseil Départemental pour avoir un fonctionnaire de cet ordre.

 

Mars 1875   -   Le printemps.  -  Si cela continue, le printemps sera inauguré par la gelée ou la neige. En Angleterre, des vents violents ont causé beaucoup de malheurs. Des maisons en construction ont été renversées et des ouvriers ont péri.

 

Mars 1875   -   Un vilain mari.  -  Anatole-Honoré-Clément Delafosse, 28 ans, journalier à Bonnebosq, est ivrogne, brutal et querelleur. Dans un de ses moments d'ivresse, il s'est armé d'un fusil chargé à balle, et a maintenu pendant trois quarts d'heure, à genoux sa femme sous la menace de la tuer, puis, dans un autre moment, il s'est saisi d'un manche à balai, et, sans aucune provocation, a frappé cette malheureuse sur toutes les parties du corps et, dans sa fureur, l'a mordue au bras. Le tribunal de Pont-l'Evêque a condamné ce brutal personnage à 10 mois de prison.  

Août 1876   -  Fratricide.  -  Une tentative de meurtre a été commise le 7 de courant, vers 8 heures du soir, sur le territoire de la commune de Bonnebosq, canton de Cambremer, sur la personne du nommé Eugène Lésais, âgé de 28 ans, journalier né à Tourgeville, demeurant à Pont-l'Évêque, par son frère Alfred-Désiré, âgé de 22 ans, journalier au même lieu, en lui portant un coup de faucille qui lui a traversé l'épaule gauche, et est restée dans la plaie. Le Meurtrier a été arrêté.  

 

Août 1876   -  La sécheresse.  -  Les herbagers sont dans la désolation, l'herbe brûle sur pied, ils sont obligés de vendre leurs bestiaux. Chose qui ne s'était jamais vue, huit bouchers parisiens étaient à Caen, sur le marché, pour profiler de l'occasion.  

Mai 1878   -  Orage.  -  Un violent orage s'est abattu samedi matin sur le Calvados, la foudre est tombée à divers endroits. Vers 8 heures, le tonnerre grondait et faisait fracas, toute la contrée comprise entre Crèvecoeur et Bonnebosq était en feu. Vers huit heures, le fluide frappait le clocher de Rumesnil, fondait les cloches, et en moins d'une heure, cette coquette église était la proie des flammes. Tout est brûlé, les saints, les chapelles, le mobilier, il ne reste que les quatre murs de clôture. Les pompiers de Bonnebosq n'y ont rien fait, pas plus que ceux de Cambremer. La perte est évaluée à 40 000 fr. environ. Cet édifice était assuré pour 24 000 francs à deux compagnies.

Pendant ce temps-là, la foudre continuait à tomber à droite et à gauche, sur les arbres et dans les herbages. Au village des Maréchaux, à Bonnebosq, la famille Vesque était en train de déjeuner, quand le tonnerre, entrant sans être invité, renversait tout le monde, dépavait l'appartement, montait dans les chambres, commençait un incendie en brûlant quelques bonnets  de coton, découvrait la maison et disparaissait. Un jeune domestique de l'habitation est resté près d'une heure sans connaissance.

Vers Manerbe, on a des accidents matériels à déplorer, ainsi qu'à Lécaude.

Les effets de cet orage se sont également fait sentir sur le département de l'Orne. Samedi à 7 heures du matin, la foudre est tombée sur l'église de Sainte-Honorine-la-Chardonne, dans laquelle se trouvaient réunis une certaine quantité d'enfants qui se préparent à la première communion. Le vicaire de la paroisse, qui disait la messe à ce moment, a été renversé par le fluide, et a laissé tomber le calice, dont la coupe s'est détachée du pied. Le prêtre, étourdi par la commotion, a pu se relever quelque temps après. Mlle Aimée Labbé, âgée d'une soixantaine d'années, qui assistait à la messe avec plusieurs parents des jeunes communiants, a été également jetée à terre et, on la transportée chez elle avant qu'elle eût repris connaissance. Elle en a été quitte aussi pour quelques contusions sans gravité. Les dégâts à l'église sont assez importants. La tour a été trouée et les ardoises du côté droit de l'église ont été arrachées et brisées. Le trou que le tonnerre a fait dans la tour, en s'introduisant dans l'édifice, est d'un diamètre de 70 centimètres environ.

Dans la même commune, au village du Brieu, la foudre est tombée sur les bâtiments de la ferme occupée par M. Auguste Hébert. Une vache, d'une valeur de 400 fr. environ, a été tuée. La perte est assurée.

 

Septembre 1878   -  Ou est l’accord parfait ?  -  Il y a eu, dimanche dernier, concours d'orphéons à Deauville. Les Sociétés chorales du Calvados qui ont été couronnées appartiennent à Bonnebosq, La Boissière et Villers-sur-Mer. 

Les fanfares d'Angerville, Villers-sur-mer, Argences, Courtonne-la-Ville, Bonnebosq, la Boissière, Orival et Aunay-sur-Odon (Enfants du Bocage), ont également obtenu des récompenses. Dans la 1er division des fanfares, Pont-l'Evêque a enlevé le 1er  prix à la Philharmonique d'Honfleur, qui a dû se contenter du second. Les philharmoniques honfleurais sont furieux, leur président veut porter un défi de 10 000 fr. aux vainqueurs. A la suite de cet échec, un journal honfleurais a écrit qu'il y avait trop de pianistes dans le jury.  

 

Décembre 1878   -  Neige, gelée et inondation.  -  Pendant les six jours qu'elle a été inondée, la population de Pont-l'Evêque a perdu 40 000 fr. Demande de dégrèvement partiel d'impôt a été faite au ministre. Les travaux vont être entrepris pour préserver la ville de ces inondations. La ville y entrera pour 25 800, l'État pour autant, le département 20 100.

La neige tombée en grande abondance dans notre région a causé de sérieux dégâts. Du côté de Bonnebosq, les terrains sur lesquels serpente la route de Lisieux, détrempés par les  pluies et la neige, glissent ou s'affaissent, entraînant avec eux les maisons et bâtiments d'exploitation. Au sommet de la côte les habitants ont abandonné plusieurs maisons après les avoir étayées.

Sur le littoral, de grands blocs de terre se sont éboulés. Au-dessus de Lisieux, il est tombé peu de neige, ainsi qu'à Paris.  

 

Janvier 1879   -  La neige et les inondations.  -  Une partie de la France a été pendant plusieurs jours enfouie sous les neiges. Sur beaucoup de points, la circulation a été interrompue.

Dans le Calvados, la ligne de la mer a dû suspendre son service. La neige a atteint dans certains endroits plus de trois mètres de hauteur. Dans un grand nombre de localités, on se plaint que les cantonniers n'aient pas été, dès les premiers jours, envoyés sur les routes pour déblayer. Sur la route de Pont-l'Evèque à Bonnebosq, on nous signale des excavations produites par les eaux, ayant pour cause des puits creusés il y a longtemps pour extraire de la marne ou des moellons, à l'administration des ponts et chaussées de veiller.

Au dire des anciens, il faudrait remonter à cinquante ans pour trouver l'exemple d'une semblable avalanche de neige. Pendant l'hiver 1829-1830, on avait été obligé d'employer des soldats de la garnison de Caen pour tracer des voies sur les routes aboutissant à Caen, les neiges relevées sur les côtés du chemin formaient un talus de 4 à 5 mètres de hauteur. De distance en distance on avait réservé des espaces pour le croisement de deux voitures. C'est le mardi 7 janvier que la neige a commencé à tomber, il y a cent soixante-dix ans, jour pour jour (le 7 janvier 1709), entre 8 et 9 heures du soir, le vent qui était au midi et à la pluie, tourna subitement au nord et à la neige. Le froid fut tellement intense que le pain et l'eau gelaient auprès du feu, les prêtres à l'autel étaient obligés de faire mettre un réchaud plein de feu à côté du calice qui gelait encore, malgré cette précaution.

Le dégel qui s'est produit va amener des inondations, tous nos cours d'eau débordent. Sur les rives de la Loire, la consternation est grande, des villages entiers sont sous l'eau, à Nantes, plusieurs quartiers sont submergés. Les dégâts sont incalculables. L'évêque de Nantes fait un appel à la charité des fidèles en faveur des victimes des inondations. L'une des plus grandes inondations occasionnées en Normandie par les neiges est celle du 2 février 1508. Tous les cours d'eau débordèrent, la Seine s'éleva à trois pieds au-dessus des rives.

 

Janvier 1879   -  Fait divers.  -  Le bourg de Bonnebosq est d'une malpropreté repoussante. On voit à chaque pas des monceaux d'ordures. Il y a cependant un conseil municipal, un garde champêtre et un individu chargé de la propreté. A quoi servent-il  ? ?  

 

Mars 1879   -  Secours.  -  Des secours sur les fonds de l'État ont été accordés aux communes ci-après : Mouen, acquisition et appropriation d'un presbytère, 1 500 fr.  -  Cauville, constructions scolaires, 2 000 fr.  -  Saint-Martin-de-Mailloc, restauration de l'église, 800 fr.  -  Bonnebosq, achat de mobilier d'église, 300 fr.  -  Pontfarcy, réparations à l'école de filles, 450 fr.  -  Planquery, construction d'école, 1 000 fr.  -  Lingèvres, appropriation du presbytère, 600 fr.  -  Pleines-Oeuvres, restauration de l'église et du presbytère, 800 fr.  -  Beaumesnil, restauration de l'église, 500 fr.  -  3 000 fr. à St-Contest, pour restauration à l'église.  -  4 000 fr. à Saint-Martin-aux-Chartrains, pour construction d'un presbytère.  -  A la fabrique de Montviette, 200 fr. pour ornements .  

 

Mai 1879   -  On demande.  -  On demande pour Bonnebosq un médecin et un pharmacien. Clientèle assurée, le nombre des malades et des éclopés n'allant pas, paraît il, diminuant dans le pays.  

 

Août 1879  -  La Poste.  -  Les bureaux de poste et les bureaux télégraphiques ont été fusionnés à Vire, Condé, Orbec, Dives, Livarot, Argences, Dozulé et Évrecy. La fusion sera bientôt à Honfleur un fait accompli.

Deux bureaux télégraphiques ont été ouverts à Ryes et à Crèvecœur. Un bureau permanent a été substitué au bureau temporaire de Cabourg. Le bureau de Deauville va être incessamment réouvert et transféré au bureau de poste.

Enfin, des études se poursuivent pour doter d'un bureau télégraphique les communes de Saint-Aubin, Morteaux-Coulibœuf, Clécy, Bonnebosq, Lison et Bonneville-la-Louvet.

Octobre 1879   -  Secours aux communes.  -  Les secours ci-après ont été accordés à diverses communes du département : Bonnebosq, reconstruction de l'église, 30 000 fr. -  Montchamp, achat de mobilier d'église, 300 fr.  -  Beaumesnil, travaux à l'église, 450 fr.  -  Saint-Vigor-des-Mézeréts, travaux au pont, 4 500 fr.  -  Le Désert, travaux au pont, 1 000 fr.  -  Ouilly-du-Houley, travaux à l'église, 500 fr.  -  Saint-Martin-de-Sallen, construction d'une école de filles, 3 000 fr.  -  Cheux, construction d'une école de garçons, 750fr.  -  May, construction d'une école de filles, 2 000 fr.  -  Victot-Pontfol, construction d'une école mixte, 4 000 fr.  

 

Décembre 1879  -  Bureau télégraphique.  -  Par décision du ministre des Postes et des télégraphes, en date du 13 décembre 1879, a été autorisée la création d'un bureau télégraphique municipal dans les communes de Bonnebosq et de Morteaux-Coulibœuf.  

 

Octobre 1882  -  Statistique.  -  La statistique vient de découvrir que la Calvados est un des départements dans lesquels il y a le plus de vieilles filles, et où les vieillards se trouvent en plus grand nombre.

 

Novembre 1882  -  Grève de pompiers.   -  Les pompiers de Bonnebosq avaient un commandant, qu'on leur a enlevé. Cinq lui Ont déjà succédé, et pas un n'a pu parvenir à réorganiser l'a compagnie. A chaque convocation, le commandant se trouvait seul à rappel. Cependant ce dernier est parvenu à recruter trois hommes, un ami et deux cousins. L'administration ne voulant pas intégrer l'ancien commandant, cette grève des pompiers menace de s'éterniser, au grand détriment de la sécurité publique.

 

Mars 1885  -  Distinctions.  -   dailles d'argent à M. Guillaume Vesque, sous-lieutenant des sapeurs-pompiers de Bonnebosq, et Constant Trolong, sergent de pompiers à Beaumont-en-Auge.  Médaille honorable à M. Célestin Sophie, à Crépon, qui a arraché à une mort certaine un enfant aux prises avec un chien de forte taille.  

 

Novembre 1888  -  Les pommes.  -  Quelques députés ont déposé sur le bureau de l'a Chambre une proposition de loi tendant à frapper d'un droit de douane de 1 fr. 50 par 100 kilog. les pommes à cidre et les poires à poiré de provenance étrangers. La plus grande quantité de ces fruits viennent d'Allemagne, en passant par la Suisse.

 

Décembre 1888  -  Tentative d’assassinat.  -  Une tentative d'assassinat a été commise, en plein jour, dans le bois de la ferme du Val-d'Or, sur la personne du sieur Gaston Tragin, 46 ans, garde particulier à Bonnebosq. Ce garde a été blessé d'un coup de fusil chargé à plomb à la main gauche, à la cuisse droite et dans le ventre. L'auteur serait un nommé Pompel, que le garde avait surpris braconnant. On dit que Pompel a pu se sauver de la prison de Bonnebosq, où il avait été écroué.  

 

Mars 1890  -  Incendie.  -   Mardi, à Bonnebosq, un incendie accidentel s'est déclaré dans l'atelier du sieur Alexandre Pellerin, corroyeur, et a consumé le bâtiment qui appartenait au sieur Ferdinand Miocque, contre-maître de cet atelier. Pertes, 2 000 fr. pour le bâtiment, 10 000 fr. pour le matériel et les marchandises. Le tout était assuré. Ce sinistre met une quarantaine d'ouvriers sans travail. (Source B-N)

 

Mars 1890  -  Un grave arrêté.  -   Le préfet du Calvados a « déclaré infectée par la péripneumonie contagieuse une étable appartenant au sieur François, cultivateur à Hérouville-Saint-Clair, hameau de Tournebourse. » 

La péripneumonie , maladie du poumon, est contagieuse pour les bêtes à cornes. Dans tous les cas où une maladie réputée contagieuse est constatée, ou même soupçonnée, l'obligation du propriétaire est d'en prévenir le maire, et d'isoler l'animal malade. 

Si le vétérinaire reconnaît le mal contagieux, un arrêté préfectoral met en quarantaine les locaux où sont soignés les animaux malades et, au besoin, prescrit l'abatage. La non-observation de ces formalités entraîne l'amende et la prison. La vache du sieur François a été abattue. Il recevra une indemnité de 3 à 400 fr.  (Source B-N)

 

Juillet 1890  -  Un jour de congé.  -  Le préfet, en raison de sa nomination dans le Calvados, a accordé le 15 juillet, comme jour de congé supplémentaire, aux écoles primaires. (Source B-N)

 

Juillet 1890  -  Les récoltes.  -  Les pluies persistantes de ces derniers temps ont compromis les récoltes dont les apparences étaient des plus belles. La plupart des foins ne sont pas rentrés et l'eau a pénétré dans les meulons, Les blés et les avoines sont versés et, comme roulés, sur certains points. On craint aussi que l'humidité n'atteigne les pommes de terre. La récolte de pommes à cidre sera encore moindre que l'an dernier.  (Source B-N)

 

Juillet 1890  -  Incendie.  -  A Bonnebosq, un incendie, attribué à la malveillance, a consumé un corps de bâtiment appartenant au sieur Ursin Lelièvre, agent d'assurances à Dives, et occupé par le sieur Auguste Thorel, jardinier, qui a eu son mobilier brûlé. Perte, 3 800 fr. (Source B-N)

 

Février 1892  -  Une femme morte de froid.  -  La veuve Duval, née Clémentine Lepecq, 69 ans, sans profession, a été trouvée sans vie dans un champ de la commune de Bonnebosq. On suppose que cette malheureuse femme est morte de froid.  (Source B-N)

 

Octobre 1918  -  Incendie.  -  Un incendie a éclaté, dans la nuit du 7 au 8 octobre, à la tannerie de M. Auguste Pellerin à Bonnebosq. Grâce à de prompts secours ce sinistre, du à des causes accidentelles, a pu être rapidement enrayé.  

 

Mai 1927  -  Une omelette monstre.  --  Se rendant au marché de Bonnebosq, la voiture de Mme Lajoie, cultivatrice à Formentin, et entrée en collision à un carrefour, avec la voiture de Mme Proult,  du Fournet. Carriole et cheval ont été renversés, tandis que Mme Lajoie était blessée au bras et à la main. Neuf douzaines d'œufs ont, en outre, été cassées.  

 

Novembre 1930   -   Un vieil ouvrier à l'honneur.  -   L'autre dimanche, la commune de Bonnebosq tout entière a fêté la nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur de l'un de ses  enfants. M. Ferdinand Miocque, le doyen des ouvriers du département.

M. Miocque compte en effet plus de soixante années de présence à la Tannerie Pellerin, où il est contremaître.

En l'absence de M. Henri Chéron, qui regretta de ne pouvoir présider cette fête, M. Bussière, Préfet, présenta au brave travailleur, les félicitations du gouvernement.  

 

Janvier 1940   -   Une belle citation.   -  C'est avec plaisir que nous reproduisons la belle citation, accompagnée de la Croix de Guerre, qu’a valu à M. Henri Jaquot, de Bonnebosq, sa magnifique conduite aux armées : « Cavalier d'un groupe de reconnaissance, Henri Jaquot a fait preuve de courage et de dévouement en accompagnant, spontanément, son sous-officier qui s'était porté, en terrain découvert, pour protéger par son fusil mitrailleur des camarades pris sous le feu de l'ennemi. Toujours volontaire pour les patrouilles ».
M. Jaquot est le fils de M. Jaquot, pharmacien à Ver-sur-Mer.

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandànthï du  Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété  privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Juin 1941  -  Un jeune saboteur de câbles arrêté. — Le 6 avril, des fils électriques étaient coupés en plusieurs endroits sur un terrain militaire de Bonnebosq. Après avoir farouchement nié ce sabotage, les auteurs (Deux gamins du bourg) durent avouer. Il s'agissait du nommé Chautize, 15 ans et demi, ouvrier agricole, et Dimitri Marticheff, 13 ans et demi. La garde des câbles fut levée et l'affaire en resta là. Or,  dans la nuit du 6 au 7 juin, un câble électrique était à nouveau coupé en six endroits, et des lampes de balisage cassées.

L'émotion à Bonnebosq fut très vive, les troupes d'occupation et la population civile ayant toujours entretenu les relations des plus correctes. L'enquête devait aboutir a l'arrestation du même Dimitri Marticheff qui, après avoir essayé d'égarer les recherches, finit par reconnaître qu'il avait fait le guet tandis que Chantize sectionnait les câbles avec un couteau. Après de difficiles aveux, Chantize a été remis aux mains des autorités militaires allemandes.  

 

Novembre 1941   -   Trouvé mort.   -   En allant traire, la servante de M. Levendre, à Bonnebosq, a découvert sous un pommier, le cadavre d'un journalier du bourg, Victor Leluyaux, 66 ans, veuf et père de 3 enfants. L'examen médical a conclu à une mort naturelle.

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205).

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Juillet 1942   -   Noces d'or sacerdotales.   -   Au cours d'une imposante cérémonie en la cathédrale de Bayeux, 12 prêtres du diocèse ont célébré leurs noces d'or sous la présidence de Mgr Picaud.

C'étaient MM. les abbés Auguste Balley, chanoine honoraire, curé de Bonnebosq ; Arthur Cairon, curé de Formigny ; Louis Denis, chanoine honoraire, ancien doyen de Blangy ; Gustave Dobiche, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-Jacques-de-Lisieux ; Jules Gohier, chanoine honoraire, doyen de Evrecy ; Paul Guesnon, chanoine titulaire ; Armand Lechartier, curé de Gonneville-sur-Mer ; Arthur Lefèvre, prêtre habitué à Lisieux ; Jean-Baptiste Lemasson, curé de Longues-sur-Mer ; Victor Madelaine, chanoine honoraire, ancien doyen de Notre-Dame-des-Victoires, de Trouville ; Louis Touchet, chanoine honoraire, curé de Mondeville ; Arthur Toutain, chanoine honoraire, aumônier des Bénédictines de Lisieux. Ils avaient été ordonnés prêtres le 29 juin 1892.

 

Janvier 1943   -   Faits divers.   -  Dans la nuit de dimanche, la salle des fêtes de Bonnebosq a été entièrement anéantie par un incendié. Tous les secours des pompiers, des troupes d’occupation et de la population ont été vains. Les dégâts sont très importants. On croit à un Court-circuit.

BONNEBOSQ (Calvados)  -  Poste et Télégraphe

BONNEBOSQ (Calvados)  -  

BONNEBOSQ (Calvados)  -  Vue prise du Pré-de-Paris

BONNEBOSQ (Calvados)  -  Rue des Écoles

436.      BONNEBOSQ (Calvados)  -  Ateliers de M. Pellerin  -  La Tannerie

BONNEBOSQ  -  La Place du Marché

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432     BONNEBOSQ (Calvados)  -  Route de Lisieux

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28.  -  BONNEBOSQ  -   Le Haut du Bourg  - Au loin le Calvaire

BONNEBOSQ (Calvados)  -  École de Filles

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