BONNEMAISON 

Canton de Villers-Bocage 

Les habitants de la commune de Bonnemaison sont des Bonnemaisonais, Bonnemaisonaises.

Février 1867   -   Par décret impérial.   -  L'église succursale de Bonnemaison est autorisée à accepter le legs fait par Mme Muller Muller, consistant en une somme de 2000 francs.

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Le 5 de ce mois, vers 4 h. 1/2 du soir, en la commune de Bonnemaison, un commencement d'incendie a éclaté et consumé 2,000 mètres de bois, broussailles, herbes sèches, etc., appartenant à M. François Etienne, propriétaire à Caen. 

 

Décembre 1870   -  Nominations.   -   Par arrêté en date du 2 décembre 1870, le préfet du Calvados a nommé : 1° M. Cornet, instituteur à Sainte-Marguertie-des-Loges, en remplacement de M. Bazire, auquel un congé de six mois a été accordé pour raison de santé ; 2° Mme Bazire, directrice de travaux d'aiguille dans l'école mixte de Robehomme ; 3° Mme Poirier (Modeste), en religion sœur Modeste, institutrice publique à Quetteville ; Un nouveau congé d'un an est accordé à M. Félix Letellier, ex-instituteur de Manerbe, et à M. Miray, ex-instituteur à Bonnemaison.  

 

Mai 1876   -  Armée.  -  Le fusil Gras ou chassepot modifié vient d'être distribué à toutes les troupes du 3e corps. Contrairement à l'ancien fusil, celui-ci a le canon et les capucines bleu foncé. La batterie est en métal poli. Quant au fonctionnement, il est, à peu de chose près, le même que pour le chassepot, mais le fusil Gras est bien moins sujet à s'encrasser, et on sait que c'était là le défaut principal de l'arme dont se servaient depuis quelques années les troupes français.

 

Mai 1876   -  Nos récoltes.  -  La longue période de sécheresse que nous avons subie pendant près d'un mois avec grands vents d'amont continuels et très-froids, inspirait des craintes sérieuses à l'agriculture : plantes légumineuses et fourragères, prairies naturelles et artificielles, tout semblait dépérir sur pied faute d'humidité. Le temps vient heureusement de changer, il est à l'eau. Dans le Midi, il pleut beaucoup, les orages sont à redouter.

 

Juin 1876   -  Le curé de Bonnemaison.  -  M. l'abbé Julien Frigot, curé de Bonnemaison depuis 40 ans, vient de mourir à l'âge de 71 ans.

L'abbé Frigot était assurément l'un des prêtres les plus connus de la Normandie. De toutes parts on venait le consulter, tant était grande la confiance qu'avaient en lui les personnes atteintes de douleurs et de plaies.

Son onguent, paraît-il, était très efficace dans certains cas, et beaucoup de malades  qui s'étaient confiés à l'abbé Frigot ont été guéris ou soulagés par ses soins.

Le curé de Bonnemaison a été autrefois appelé aux Tuileries pour consulter Napoléon III et le jeune prince impérial, atteint d'un abcès, par correspondance, il a également traité Garibaldi pour une blessure non refermée.

 

Décembre 1877   -  Imprudence.  -  Une imprudence, qu'il est utile de signaler, à causé à Bonnemaison, un accident qui pouvait avoir de très graves conséquences. Pour enlever le mauvais  goût d'un tonneau à cidre, on alluma de l'esprit de vin dans l'intérieur et, afin que son action fût plus complète, on enfonça fortement la bonde, que l'on recouvrit d'une grosse plaque de gazon.

Quelques instants, après, un effet, auquel on aurait dû s'attendre, se produisit. Une forte explosion eut lieu et lança avec fracas les fonds du tonneau à plus de 50 mètres, personne ne fut atteint.  

 

Avril 1888  -  Fatale imprudence.  -  Encore une victime d'une imprudence trop fréquente dans nos campagnes. La semaine dernière, à Bonnemaison, la jeune Virginie Burel, 13 ans, pour faire paître une vache, s'était attaché la corde au poignet. La vache, sans doute effrayée, s'emporta et traîna sur un parcours de deux cents mètres, la malheureuse enfant, qui succomba peu après qu'on fut venu à son secours.

 

Octobre 1882  -  Statistique.  -  La statistique vient de découvrir que la Calvados est un des départements dans lesquels il y a le plus de vieilles filles, et où les vieillards se trouvent en plus grand nombre.

 

Octobre 1882  -  Incendie.  -  A Bonnemaison, le feu a consumé la toiture en chaume d'un bâtiment servant de dépôt et des outils que ce bâtiment contenait, appartenant au sieur Etienne, propriétaire du café du Grand-Balcon, à Caen. Perte, 450 fr. 

 

Juillet 1888  -  Pour le cochon.  -   « Avoux vu man cochon ?……. » Voilà ce que Nazillot criait l'autre matin sur la route de Bonnemaison à Villers-Bocage.

Parti avec son ami La Rondelle pour aller vendre un veau et acheter un cochon au marché de Villers-Bocage, l'opération s'était faite sans difficulté.

Mais, après le marché, les deux amis prirent tant de gros bère et tant de sous de café bien coiffés, qu'ils en perdirent la raison et le cochon acheté par Nazillot.

Au retour, mame Nazillot se fâcha, et, comme elle tient plus au cochon qu'à son homme, elle mit celui-ci à la porte en lui disant qu'il ne rentrerait qu'après avoir retrouvé son compagnon.

Heureusement que le lendemain matin l'animal se retrouva.

Ce buveur de Nazillot en a donc été quitte pour une nuit passée à la belle étoile. Ce n'est pas trop pour un cochon.

 

Août 1892  -  Un homme écrasé.  -  Le 7 août, le sieur Léon Diligence, propriétaire à Bonnemaison, était allé aider son beau-père, M. Jean Samson, propriétaire au même lieu, à rentrer son grain, lorsqu'en tenant le limon d'une voiture chargée de gerbes pour la faire descendre une pente donnant sur un chemin, la voiture poussée par la charge et la déclivité du terrain entraîna le malheureux Diligence qui alla heurter contre un arbre qui bordait le chemin. Sa tète se trouva prise entre l'arbre et le limon. Relevé sans connaissance, le blessé fut transporté au domicile de son beau-père où bientôt il expira. Il avait eu le crâne écrasé. Il était âgé de 30 ans. (Source B.N.)

 

Août 1892  -   Les grosses chaleurs.  -  Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes. 

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.  (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Pauvre vieillard.  -  Le sieur Florentin Leroux, âgé de 8O ans, demeurant à Bonnemaison, a essayé de se pendre au moyen d'une forte corde. Sans l'arrivé d'un jeune homme qui a coupé la corde, ce pauvre homme était mort. On attribue cette tentative de suicide aux mauvais traitements dont ce malheureux est l'objet. (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Incendie.  -  Un incendie dont la cause est inconnue, a éclaté dans la nuit de dimanche, vers 4 heures du matin, dans un bâtiment servant d'écurie, appartenant au sieur Joseph Frilley, propriétaire à Bonnemaison, et l'a détruit complètement, ainsi que 2 vaches, un tonneau de cidre, 200 bottes de foin, etc., le tout estimé 2 200 fr. (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Incendie.  -  A Bonnemaison, un incendie de cause inconnue a détruit un bâtiment d'habitation appartenant au sieur Lepelletier. Pertes, 5 850 fr. (Source B.N.)

Mars 1912  -  Rafle de lapins  -  Un inconnu s'est introduit dans un four servant de clapier à Mme Oger, cultivatrice, en a fait main basse sur 10 lapins, dont six angoras, estimée au total à 50 francs.

 

Février 1913 Brûlée vive  -  Les époux Alphonse ont une famille nombreuse ; pour subvenir à ses besoins, ils sont placés comme domestiques et ont pris chez eux la mère de M. Alphonse, qui garde les enfants. Dimanche dernier la grand-mère se rendit à la messe, laissant seuls à la maison les trois plus jeunes enfants, âgés de 5 ans,3 ans et 13 mois. À son retour, elle trouva la petite Henriette, 5 ans, couchée dans son lit et, paraît-il, ses vêtements à demi calcinés sur le sol, au milieu de l'appartement. La fillette a dû jouer avec les braises du foyer. La mère travaillant à quelques kilomètres, fut prévenue. Malgré, les soins que prodigua le médecin à l'enfant elle succombait.

 

Mars 1916  -  Les sangliers.  -  Dans les bois de la Rouelle, commune de Bonnemaison, canton de Villers-Bocage, on a abattu, ces jours-ci, une laie de 150 livres, pleine de huit petits. Depuis le mois de janvier, dix de ces pachydermes dévastateurs ont été tués dans les mêmes parages.

 

Septembre 1917  -  Vols d’eau-de-vie.  -  M. Émile Legrand, cultivateur à Courvaudon, possède sur la commune de Bonnemaison, une petite masure mi-meublée dont sa cousine, Mme Rivière, à la surveillance. Il y a trois semaines, M. Legrand constata qu'on lui avait pris environ 60 litres d'eau-de-vie dans deux petits fûts logés derrière la porte d'entrée, plus une douzaine d'assiettes, cinq ou six carafes et autant de cuillères. Le 11 ou le 12 courant, c'était le
tour d'une carafe d'eau-de-vie de cidre de 3 litres et d'une paire de cisailles à tondre les haies. Mme Rivière, elle-même, était victime du vol d'un marteau et d'une faucille. Le préjudice causé s'élève à 300 francs. L'auteur de ces vols est inconnu.  


Novembre 1917  -  Vol.  -  Pendant son absence, un malfaiteur s'est introduit le 2 novembre, chez M. Alphonse Dufay, journalier à Ondefontaine, hameau de La Rouelles et lui a soustrait une somme de 105 francs qui se trouvait dans le tiroir du buffet. Pour entrer dans l'appartement le voleur avait enlevé une partie de carreau fêlé et fait joué l’espagnolette de la fenêtre. Auteur inconnu.  

 

Novembre 1917  -  Trop rouée pour être honnête.  -  En rentrant de ramasser des pommes, Mme Rivière, cultivatrice à Bonnemaison, canton de Villers-Bocage, constata qu'on lui avait volé 550 fr. dans son armoire. Ses soupçons se portèrent aussitôt sur une jeune fille de 19 ans, épicière et débitante de tabac. Cette jeune fille, sur laquelle pesaient déjà d'autres accusations, avait, pour détourner l'attention, simulé un cambriolage de son magasin. Après beaucoup de réticences, elle finit par reconnaître non seulement le vol commis cher Mme Rivière, mais aussi trois autres, chez diverses personnes. Le montant des vols commis dépasserait mille francs. On l'a arrêtée.

BONNEMAISON  -  (Calvados)  -  Le Carrefour

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