BONNEVILLE  s/ TOUQUES

Canton de Pont-l'évêque

Les habitants de la commune sont des Bonnevillais, Bonnevillaises


Septembre 1867   -   Un acquéreur.   -    Nous apprenons avec plaisir qu'un habitant de Trouville, homme de goût et de loisirs, vient de se rendre acquéreur du vieux-château historique de Guillaume-le-Conquérant, situé à Bonneville-sur-Touques, dans le but de le réédifier sous le patronage des premières familles de France et d'Angleterre.  

 

Avril 1868   -   Un incendie.   -   Le 21 de ce mois,vers 9 heures du soir, un incendie a éclaté à Bonneville-sur-Touques, dans un bâtiment situé sur une ferme appartenant à MM. Lecourt, herbager à Pont-l'Evêque, et Leroyer, inspecteur de l'enregistrement.

Ce bâtiment avait 27 mètres de longueur, était à usage de Charreterie, écurie et étable. Il renfermait du foin, de la paille et cinq chevaux, dont trois ont été brûlés, ainsi que tous les équipages. Le tout appartenant à M. Harcourt, fermier.

Les compagnies de pompiers de Trouville, Deauville, Touques et Beaumont se sont rendues sur le lieu du sinistre, malheureusement leurs efforts n'ont servi qu'à préserver les autres bâtiments de la ferme, sur lesquels un vent très fort chassait des flammèches et des charbons qui auraient pu communiquer le feu.  

 

Octobre 1868   -   Un phénomène.   -   Un curieux phénomène s'est produit mercredi, vers minuit. Les quelques personnes qui, à cette heure avancée, se donnaient le plaisir de la promenade, ont aperçu dans l'espace un magnifique météore qui apparaissant dans la direction de l'est est allé disparaître derrière les hauteurs du bois de Rocques.

Sa forme était celle d'un globe de transparence blanche, traînant à sa suite une longue bande d'un rouge étincelant, illuminant le paysage comme une vive lumière électrique.

La marche peu rapide de ce bolide a permis à ceux qui l'ont aperçu d'admirer son éclat.

Son passage est signalé dans plusieurs villes. À Caen son passage n'a été annoncé par aucun bruit, tandis qu'à Rouen, on a entendu une forte détonation.

 

Janvier 1869   -   Une agression.   -   Samedi dernier, le sieur Léon David, journalier à Bonneville-sur-Touques, a frappé de plusieurs coups de croissant le sieur Émile Saucisse, cultivateur à Saint-Arnoult.

Aux cris poussés par ce dernier, deux habitants qui chassaient à quelque distance sont accourus à son secours, mais à leur approche, David s'est jeté dans la Touques, voisine du théâtre du crime, et y a trouvé la mort.

Les blessures du malheureux cultivateur, quoique profondes et nombreuses, n'inspirent pas, quant à présent, de crainte pour sa vie. On attribue cette tentative de meurtre avait désir de vengeance.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  L'ancienne résidence des ducs de Normandie, rois d'Angleterre, qui fait l'admiration des étrangers, le château de Bonneville-sur-Touques, en un mot, n'est pas seulement remarquable par les souvenirs de sa grandeur passée et les vestiges qui en subsistent encore. On y peut voir en ce moment un phénomène de végétation extraordinaire, tous les arbres fruitiers d'un jardin établi sur la pente du fossé d'enceinte, au pied des vieux murs qui en forment la couronne, sont ou en pleines fleurs ou défleuris. Les jeunes fruits de ceux-ci sont déjà très apparents, et si le froid n'avait arrêté la sève, les propriétaires du château auraient pu offrir, dès le printemps, des fruits de leur récolte à leurs nombreux visiteurs.  

 

Décembre 1879  -  Coups et blessures.  -  Le sieur Alexandre Marais, journalier à Bonneville-sur-Touques, a attaqué son frère, sans aucune provocation de sa part, et lui a fait plusieurs blessures assez graves. Plainte a été portée contre ce tendre parent.  

 

Décembre 1879  -  L'hiver, la neige, le froid.  - Voici l'hiver dans toute sa rigueur. Le froid a sévi sur toute la France, et sur bien des points la neige a intercepté les communications. Cette tempête a duré plusieurs jours. Le manteau de neige dans lequel la France paraissait enveloppée avait dans les endroits les moins atteints de 50 à 60 centimètres d'épaisseur.

En divers endroits, la neige, poussée et amassée par le vent, s'élevait à plus d'un mètre. Beaucoup d'habitants se trouvaient bloqués chez eux et ont été obligés de faire une tranchée pour communiquer avec leurs voisins. Depuis bien des années on n'avait vu en décembre, en si peu de temps, la neige tomber aussi abondamment.

En 1831 l'hiver fut des plus rigoureux. Le 6 décembre, de cette année, une trombe de neige s'abattit sur la ville de Caen et fit les plus grands ravages. Un café de la rue Venelle-aux-chevaux s'effondra.

En 1709, le froid fut tel qu'à l'autel les prêtres étaient obligés de mettre un réchaud à côté du calice, qui gelait, malgré cette indispensable précaution.

En 1480, le froid dura du milieu de décembre au commencement de mars, et fit beaucoup de victimes. La terre était gelée à quatre pieds de profondeur, l'eau gelait auprès d'un feu très bien alimenté.

Pendant plusieurs jours, les voitures n'ont pu circuler sur les routes.

Le service des chemins de fer a été momentanément interrompu, les trains de Paris étaient restés à Mantes. Les facteurs de la poste n'ont pu faire leur service dans les campagnes qu'en surmontant les pics grandes difficultés. De nombreux accidents se sont produits. Des voilures sont restées en détresse sur les routes.

Le froid qui est excessif a causé de nombreuses morts par suite de congestion.

Sur nos côtes, on ramassait à pleins paniers les crabes et les étrilles, engourdis par le froid. Partout le poisson abonde, on le pêche pour ainsi dire à fleur d'eau, où il demeure comme paralysé. 

 

Août 1880  -  Orages.  -  Les orages de la semaine dernière ont causé dans le département plusieurs sinistres. A Trouville, plusieurs rues ont été inondées. Les marchandises contenues dans les caves ont été entièrement endommagées. Les pertes de ce chef dépassent 10 000 francs. La foudre est tombée à différentes reprises à Trouville et à Deauville. Près le Salon et la rue des Dunes, elle a coupé un arbre par le pied, sur le quai Joinville, sur le banc de sable près le Casino de Deauville, elle n'a fait aucun dégât.

A Bonneville-sur-Touques, elle est tombée sur une maison dont elle a dépavé la salle. Un boucher a eu deux de ses bœufs tués.  A Bavent, il y a eu plusieurs accidents, la foudre est tombée, notamment, sur un appartement à usage d'écurie, appartenant au sieur Giret. Une partie des tuiles de la toiture a été enlevée.

Dans le marais, Pierre Gady et sa femme, occupés à faner, ont été surpris par l'orage. Gady, atteint par le fluide, a dû être transporté chez lui sans connaissance. Sa vie n'est pas en danger. La femme a été renversée, ainsi que d'autres personnes qui se trouvaient dans le voisinage. A Robehomme3 la foudre est tombée en plusieurs endroits, mais sans occasionner de dégâts. Dans la commune de Meulles, la foudre est tombée sur un bâtiment à usage de cave et grange, appartenant à M. Gondouin. Le feu s'est communiqué sur toute l'étendue du bâtiment, et a consumé environ 1 000 bottes de foin. Les secours, apportés par les habitants du bourg, qui ont courageusement fait la part du feu, ont réussi à préserver les planchers et les murailles. Deux tonneaux de cidre ont pu être préservés de la destruction. La perte s'élève à 3 000 fr. environ. Un domestique de la maison, un nommé Thibout, qui se trouvait à 15 mètres du bâtiment, a été renversé par la foudre, mais sans qu'il en eût aucun mal, il a pu se relever et appeler du secours pour l'incendie.

 

Septembre 1885  -  Est-il patenté ?  -  À Bonneville-sur-Touques, de nombreux touristes vont chaque été visiter les restes du château qu'habita la reine Mathilde pendant que son belliqueux époux, Guillaume le Conquérant, était parti à la conquête de l'Angleterre. Le prix, d'entrée de ce domaine plus antique que solennel est fixé à 50 c. par personne. Si cette dîme représentait les petits profits du concierge, nous ne dirions rien, mais il parait que c'est le propriétaire, un riche parisien, qui empoche les dix sous qu'on donne à la porte. On nous répondra que c'est un commerce comme un autre. Voilà justement pourquoi nous demandons si ce propriétaire est patenté.

 

Novembre 1887  -  Acte de courage.  -  Vendredi, plusieurs chasseurs revenaient d'une partie de chasse dans le marais de Bonneville-sur-Touques, et traversaient un herbage. Sept ou huit bœufs ce mirent à courir après eux. L'un des bœufs atteignit le sieur Lemaire, le renversa d'un coup de corne et allait l'achever quand le sieur Turpin, cafetier à Trouville, se porta à son secours et put le préserver de la fureur de l'animal, non sans s'exposer lui-même au plus grand danger.  

 

Août 1915  -  Mort glorieuse.  -  Est mort pour la patrie : M. Amédée Guilbert, de Bonneville-sur-Touques.

 

Juillet 1916  -  Les blessés en Normandie.  -  Après être restés assez longtemps vides, nos hôpitaux sa remplissent de nouveau. Dans certaines formations sanitaires, les grands blessés sont assez nombreux. Par malheur, les infirmières se raréfient. Les femmes dévouées qui, depuis deux ans. sont demeurées à leur poste, commencent à se fatiguer. Être infirmière à présent, ce n'est plus du snobisme, c'est du vrai dévouement. Aussi adresse-t-on un pressant appel aux dames qui voudraient aller consacrer, chaque jour, quelques heures à soigner les blessés. On les accueillera avec empressement et reconnaissance dans les hôpitaux caennais. 

Nos voisins de la Manche ont reçu, eux, des blessés Boches. A Coutances, il en est arrivé 280, qu'on a logés dans le grand séminaire. Ce sont des prisonniers faits dans les premiers jours de juillet. Il y en a de grièvement atteints et plusieurs, déjà, ont succombé.

 

Juillet 1916  -  Macabre trouvaille.  -  On a retiré, ces jours-ci, de la Touques, le cadavre du sieur Aimé Pottier, 61 ans. journalier à Bonneville-sur-Touques. Il était disparu de son domicile depuis le 10 juillet. On ignore s'il y a eu suicide ou accident.  

 

Mai 1917  -  Une ruade mortelle.  -  M. Léon Le coq, fils de l'adjoint au maire de Bonneville-sur-Touques, près Trouville, a été grièvement blessé d'un coup de pied de cheval, au côté gauche. Malgré les soins les plus empressés, il a succombé.

 

Juin 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Pendant deux nuits consécutives, les éclairs, le tonnerre et la pluie ont fait rage. Ces grands bals d'eau ne valent pas une bonne petite pluie régulière, mais la végétation s'en trouve bien quand même. Souhaitons, cependant, que leur violence n'ait pas causé la chute prématurée des fleurs dont les arbres à fruits sont couverts. 

 

Août 1923  -  Une jument broyée par un train.  -  M. André Grandcollot, propriétaire à Bonneville-sur-Touques, avait envoyé son domestique, Léopold Alix, chercher sa jument « Soumise » dans le pré dit la « Basse-Cour ».
Le Jeune Jacques Hue, 13 ans, qui accompagnait son camarade, tenait la Jument, lorsqu'ils arrivèrent au passage à niveau des prés de Bonneville. Le train de Trouville, qui était en retard, arrivait à ce moment, la jument fut broyée par le train, qui stoppa aussitôt. Les deux domestiques sen tirèrent indemnes.

 

Juin 1924  -  Noces d’or.  -  Un vétéran de 1870 qui a toujours bon pied et bon oeil. M. Jean-Pierre Schopp, de Saint-Gratien et Mme Schopp ont fête en l'église de Bonneville, leurs noces d'or, entourés de leurs six enfants et de leurs quinze petits enfants.

 

Juin 1928  -  Accident de la route.  -  Près de Touques, un cycliste, Pierre Pinel, domestique à la ferme Doucerain, à Bonneville, a été bousculé et blessé à la cuisse et au poignet par l'auto n° 294-Y-29, dont le conducteur a refusé de se faire connaître.  

 

Mars 1945  -  Une évasion ratée.  -  Deux sujets étrangers le Tchèque Rudolf Braun et le russe Pierre Naconischnouk, ont tenté de s’évader du centre d’internement de Bonneville-sur-Touque Aperçus par une sentinelle, celle-ci ouvrit le feu sur les fugitifs qui, renonçant instantanément à leur projet, regagnèrent le camp. Ils ont été déférés au Parquet de Pont-l’Evêque. (source B-N)

 

Avril 1945  -  L’heure des comptes.  -  Voici les verdicts rendus par la Cours de Justice du Calvados au cours de sa dernière audience : 3 ans de prison à un autre dénonciateur, Henri Brize, de Bonneville-sur-Touques.  (source B-N)

 

Avril 1945  -  Deux internés se suicident.  -  Émile Najuch, de nationalité polonaise, manœuvre à Poligny, qui était interné depuis 2 mois au camp de Bonneville-sur-Touques, où il attendait sa comparution en justice, s’est suicidé en se tranchant le poignet gauche et la gorge avec un rasoir.

Paul Philippon, d’Argence, interné au camp de Bonneville-sur-Touques, s’est pendu derrière le baraquement qu’il occupait. (source B-N)

4  -  BONNEVILLE-SUR-TOUQUES  -   Entrée de la Tour du Château de Guillaume le Conquérant

"La Croix de Fer" à  BONNEVILLE-SUR-TOUQUES par TOUQUES (Calvados)

219  -  BONNEVILLE-sur-TOUQUES  -  Chateau de Guillaume le Conquérant  XIIe et XIIIe siècle

88  -  BONNEVILLE-SUR-TOUQUES  (Calvados)  - Le Calvaire

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