BOULON

Canton d'Évrecy 

Les habitants de la commune sont des Boulonnais, Boulonnaises


Août 1854  -  Séparation des hameaux de Céleris et du Gable-Bianc de la commune de Fresnay-le-Puceux et réunion à Boulon.  -  Le Conseil émet l'avis qu'il y a lieu de séparer les hameaux de Céleris et du Gable-Blanc de la commune de Fresnay-le-Puceux et de les réunir à celle de Boulon.

Le Conseil général, vu le rapport de M. le Préfet, les avis favorables du Conseil d'arrondissement de Falaise et de M. le Directeur des contributions directes, vu les procès-verbaux d'enquête, Considérant que les hameaux de Céleris et du Gable-Blanc, dépendant aujourd'hui de la commune de Fresnay-le-Puceux, sont situés à 2 500 et à 2 900 mètres du centre du chef-lieu, et à 800 et à 480 mètres seulement du centre et de l'église de Boulon, considère que cet éloignement a pour conséquence, depuis longues années, la réunion de fait à Boulon des habitants des hameaux précités, qui y envoient leurs enfants suivre les instructions civile et religieuse, et tiennent à ce que leurs parents soient inhumés dans le cimetière de celle commune, que la commune de Fresnay-le-Puceux n'a d'autres motifs pour protester contre cette mesure que la crainte de voir amoindrir son territoire et diminuer ses revenus, mais que ce dommage ne serait ni considérable, ni sensible, ainsi que le constatent les procès-verbaux d'enquête.

Par ces motifs, dit qu'il y a lieu de séparer les hameaux de Céleris et du Gable-Blanc de la commune de Fresnay-le-Puceux et de les réunir à Boulon.

 

Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Un incendie accidentel a éclaté le 17 de ce mois en la commune de Boulon, à 7 heures et demie du soir, et a consumé une maison et une partie du mobilier appartenant au sieur Jean François, menuisier audit lieu. La perte approximative est évaluée à 1,500 fr.,  tout est heureusement assuré.

 

Novembre 1874   -   L’hiver.  -  Les astrologues annoncent, comme chaque année du reste, que l'hiver sera des plus rigoureux. 

— La semaine dernière, il est tombé un peu de neige à Paris et dans, quelques-uns des départements voisins. Les oies sauvages et autres passent par bandes se rendant à leurs quartiers d'hiver.

 

Décembre 1874   -   Recensement.  -  Les maires vont commencer dans toutes les communes le recensement des chevaux, juments et mulets susceptibles d'être utilisés pour les besoins de l'armée. Cette réquisition n'aura jamais lieu que moyennant le paiement d'une indemnité de 900 à 1 600 fr.

 

Décembre 1874   -   La neige.  -  La neige continue à tomber en grande abondance dans différentes régions de la France. Depuis vingt ans, dit le Courrier des Alpes, il n'était pas tombé autant de neige, il y en a deux mètres de haut sur la route de Bourg-Saint-Maurice. Dans la Lozère, la neige encombre les routes. A Angers, la halle s'est écroulée sous le poids de la neige, huit victimes. Au delà de Mézidon et vers Rouen, la neige est tombée la semaine dernière avec abondance.

 

Janvier 1875   -   Les suites de l’ivresse.  -  Le 2 janvier, dans la matinée, le nommé Alexandre Jouan, âgé de 20 ans, né à Caen, domestique à Boulon, chez M. Langlois, cultivateur a été trouvé mort dans le fossé d'un champ voisin de la route nationale n° 162, sur le territoire de la commune de Boulon. D'après les renseignements, ce jeune homme aurait succombé la veille du jour de l'an, dans la soirée, à la suite d'une congestion cérébrale occasionnée par l'ivresse, il est tombé dans le fossé sans pouvoir se relever, il avait bu dans un débit clandestin avec quatre autres de ses camarades. Procès-verbal a été dressé contre le débit clandestin.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux., Boulon, travaux au presbytère, 100 fr.

 

Juin 1881  -  L’asile des morts.  -  Le cimetière de Boulon est sans clôture, état de choses fâcheux et qui présente de graves inconvénients, surtout au point de vue du respect dont doit être entouré l'asile de la mort. Des fonds ont été votés il y a déjà longtemps pour le faire entourer de murs, quand se décidera-t-on à les employer ? 

Des travaux de ce genre sont de ceux qu'on ne doit ajourner sous aucun prétexte.

 

Juin 1881  -  Instruction et service militaire.  -  La Chambre des députés vient de repousser le projet de loi qui avait pour but de réduire à 3 ans la durée du service militaire. La loi établissant l'enseignement primaire gratuit dans toutes les écoles publiques vient d'être promulguée et sera mise en vigueur à la rentrée prochaine.

 

Juin 1883  -  Victime du travail. –  Jeudi matin, le sieur Malas, entrepreneur de maçonnerie, son père et son beau-frère, étaient en train de construire une maison à Boulon, lorsque leur établi, monté à la hauteur de trois mètres, s'est effondré sous eux. Tous les trois ont été blessés, le père Malas plus grièvement que les autres.   

 

Novembre 1890  -  Un garde champêtre licheur et rageur.  -  Un propriétaire qui habite Paris et a une maison de campagne à B…….., arrondissement de Caen, voulant qu'elle fût bien gardée, y avait donné un logement gratuit au garde champêtre. 

Il y a quelque temps, sa femme y vint et voulut s'assurer de l'état de son caveau. Elle constata que le garde buvait le vin et l’eau-de-vie pour les mettre à l'abri des voleurs. Il ne restait que deux bouteilles de cognac. Elle les emporta, après avoir donné une verte semonce au garde indélicat. Que fit celui-ci ? Sachant qu'elle n'avait pas pris de congé à la régie, il courut derrière elle et lui fit une contravention qui a coûté plusieurs centaines de francs. De sorte qu'il eût été plus économique de lui laisser « licher la cave tout entière. »  

 

Novembre 1891  -  Est-ce la fin du monde ?  -  Inondations dans le midi de la France ; neige en Espagne et à Madrid ; choléra à Damas ; influenza à Londres et en Australie, et même en France, dans Maine-et-Loire ; tremblement de terre au japon, 3 000 victimes ; disette dans le nord de la Suède, sans compter les accidents des chemins de fer.   (Source B-N)

 

Novembre 1891  -  Sauvé par la graisse.  -  Le géant et lutteur Lepy, originaire de Boulon, près Caen, est en ce moment à Montpellier. Jeudi soir, vers onze heures, il y installait sa baraque sur le champ de foire, quand six lutteurs déjà installés se sont précipités sur lui et l'ont littéralement lardé de coups de couteau. Deux des agresseurs sont arrêtés. Lepy n'est pas dans un état inquiétant. Jadis, il était d'une belle maigreur, aujourd'hui il a une couche de graisse qui l'a préservé. (Source B-N)  

 

Juillet 1892  -  Nos récoltes.  -  La récolte du foin est réduite aux deux tiers d'une récolte ordinaire par la sécheresse. On parle de 100 fr. le cent : mais ce prix ne se maintiendra pas. Blé, orge, avoine, sarrasin, assez bons. Pommes peu nombreuses en général. Quelques contrées en ont cependant.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Fête.  -  Boulon. — Fête le 3 juillet, jeux et divertissements, bal, illuminations, retraite aux flambeaux et feu d'artifice fourni par la maison du Bonhomme. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Le déchet.  -  minimum 100 grammes de plus que son poids réel, autrement le commissaire du poids public fait diminuer 1/3 kilog., il est donc urgent que les expéditeurs de beurre mettent à chaque motte 150 grammes en plus, car, par les tempes de chaleur, il est certain que le déchet de route est bien plus fort que lorsqu'il fait froid. (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Deux gamins qui promettent.  -  Louis Rocancourt, 10 ans et demi, et son cousin, âgé de 9 ans et demi, ont pénétré avec effraction dans une chapelle dite de Notre-Dame de Lourdes, située à 300 mètres environ de Boulon, canton de Bretteville-sur-Laize, et ont fracturé deux troncs, fouillé deux armoires et soustrait pour environ 10 francs d'objets de piété de toutes sortes.  (Source B.N.)

 

Avril 1894  -  Évasion d’un voleur.  -  Nos lecteurs se souviennent du nommé Bretelle, journalier à Barbery, qui recevait dernièrement un coup de feu dans le bas des reins au moment où il dévalisait le poulailler d'un habitant de Boulon. Assez sérieusement blessé, cet individu, auquel le tribunal avait octroyé 15 mois de prison, avait été admis à l'hospice de Falaise. Profitant d'une certaine latitude, il a pris la clef des champs, ou plutôt des bois, où il va vivre de braconnage, jusqu'à ce qu'il soit repincé. (Source B.N.)

Novembre 1905  -  Grave incendie. -  Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu s'est déclaré dans une maison inhabitée appartenant aux époux François Cholet, journalier à Boulon et a détruit avec la maison tous les meubles qu'elle contenait. Les époux Cholet vivaient en mauvaise intelligence et avaient quitté la commune depuis quelque temps, mais le mari y revenait assez fréquemment.

Samedi matin, il apprit la nouvelle du sinistre qui venait de le détruire sa maison. Au lieu de s'en émouvoir de, il prit une attitude si étrange que les gendarmes l'arrêtèrent. Une  enquête  ouverte pour déterminer les causes de cet incendie.

 

Janvier 1907  -  Brûlée vive.  -  Le mardi 29 janvier, à 3 heures du soir, pendant la récréation, les enfants de l'école virent tout à coup sortir de sa maison et tout entourée de flammes, la nommée Perrine Félicité, âgée de 85 ans. Ils appelèrent à la hâte leur instituteur qui malgré ses efforts, ne put empêcher les flammes de brûler les vêtements de la pauvre vieille jusqu'au dessus de la ceinture. Des voisins accourus aux appels des enfants lui prodiguèrent leurs soins ; mais les brûlures ayant été trop graves, elle est décédée le lendemain, à 7 heures du soir. On suppose que le feu avait été communiqué à ses vêtements par sa chaufferette.  

 

Mai 1908  -  Grêlons extraordinaires.  -  Au début d'un orage qui a éclaté à Boulon, jeudi soir, vers 6 heures, il est tombé de très gros grêlons, dont quelques-uns de forme très  curieuse.

Un d'entre eux, particulièrement, avait la forme d'une étoile transparente très régulière, de 3 centimètres, 5 de diamètre et de 6 à 7 millimètres d'épaisseur au centre, et semblant formé de glaçons agglomérés autour d'un noyau blanc de 5 à 6 millimètres de diamètre.

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados. -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Biéville-sur-Orne : Église ; Bougy : Église ; Boulon : Portail de l'église ; Brécy : Château ; parties classées : le portail formant entrée de la cour, les façades du corps de logis à l'exclusion des intérieurs, les dispositions architectoniques et décoratives du jardin ; Bricqueville : Église ; Cagny : Chœur de l'église ; Campigny : Tour de l'église ; Cheux : Église ; Cintheaux : Église ; Colleville-sur-mer : Église, etc ...

 

Mars 1915  -  Mort sur la route.  -  En revenant, le soir, de Boulon, où il dirigeait l'école depuis la guerre, M. Decaindry, instituteur retraité à Saint-Laurent-de-Condel, est mort subitement d'une congestion sur la route. 

 

Janvier 1918  -  Chute mortelle.  -  M. Eugène Lecouffet, 58 ans, journalier à Boulon, ramonait une cheminée, lorsqu'en lançant une corde, il perdit l’équilibre et vint s'abîmer dans la cour de Mme Martin épicière. Lecouffet fut aussitôt relevé et transporté chez lui, mais il succomba le soir même à une fracture du crâne.

 

Septembre 1926  -  Un grave accident d’auto.  -  M. Louis Martin, 36 ans, hôtelier à Thury-Harcourt, accompagné de cinq personnes, venait de Thury-Harcourt, se dirigeant vers Caen. Arrivé au lieu dit Ernus, les pneus des roues de gauche éclatèrent. La voiture renversa et les occupants furent pris dessous.

Les cinq personnes (deux hommes, une femme et deux enfants) furent transportés à May-sur-Orne, d'abord, puis à Caen. Les plus grièvement blessés étaient Abraham Bérenbaûm, demeurant à Paris, cour des Petites-Ecuries et Félix Burent, de Riva-Bella. La femme et les enfants ont été contusionnés.

M. Martin qui avait la boite crânienne défoncée était mort sur le coup. Son corps a été ramené à son domicile à Thury-Harcourt.

 

Novembre 1926  -  Syndicat de distribution d’énergie électrique.  -  Par arrêté préfectoral, M. L. Lesage, à Barbery, a été désigné comme commissaire-enquêteur pour le projet de concession de distribution électrique des communes de Boulon, Croisilles, Fresney-le-Puceux, Grimborg. Les Moutiers-en-Cinglais, Saint-Laurent-de-Condel. M. Lesage se tiendra à la mairie de Boulon le jeudi 18 novembre, de 12 h. 30 à 15 heures, à la disposition des personnes de ces communes qui auraient à faire des observations à ce sujet.   

 

Mars 1940  -  Vol.  -  Pendant que les époux Arthur Cholet, cultivateurs à la ferme de la Londe, étaient à l'église avec leurs enfants et leur domestique, un malfaiteur pénétrait dans la maison, après avoir brisé un carreau et escaladé une fenêtre de la cuisine. A leur retour, les époux Cholet constatèrent dans la chambre contiguë à la cuisine qu'un grand désordre régnait. Deux boites métalliques, contenant ensemble une centaine de francs, avaient disparu.
En voulant seulement à l'argent, les visiteurs n'avaient rien dérobé d'autres. Un assez mauvais sujet des environs est fortement soupçonné, mais il proteste énergiquement.

 

Novembre 1941   -   Au feu !   -   Par suite d'un court-circuit, un incendie d'une rare violence s'est déclaré, vers 5 h. du matin, dans un vaste bâtiment de la ferme exploité à Boulon par M. Lemarois et dépendant du château du Pavillon, propriété de M. Thierry Delanoue, qui abrite actuellement les enfants du Préventorium replié de Graye-sur-Mer.

Le feu, trouvant un aliment facile dans les récoltes amassées dans les greniers, se propageait avec une telle force que la toiture, soulevée comme par une explosion, était projetée dans un chemin voisin. En dépit des efforts conjugués des troupes d'occupation de Rocquancourt avec leur matériel et des pompiers de Caen, deux corps de bâtiment ont été détruits sur 110 m. de long.

Leur valeur est estimée à un million. De plus, si le bétail a pu être sauvé, toute la récolte, estimée à 220.000 fr. et peu assurée, a été anéantie. De ce triste fait, M. Lemarois se trouve sans une botte de foin pour nourrir ses bestiaux.

Boulon (Calvados)   -   Le porche du Château (XVIe siècle)

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