BOURGEAUVILLE

Canton de Dozulé 

Les habitants de la commune de Bourgeauville sont des Bourgeauvillais, Bourgeauvillaises.


Mars 1879   -  Incendie.  -  Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclaté, mardi, à Bourgeauville, et a consumé : 1° un corps de bâtiment appartenant à M. Vauquelin, maire ; 2° 3 500 gerbes de blé, appartenant à M. Langlois, fermier à Bourgeauville ; 3° une mécanique appartenant à M. Lefebvre, adjoint de Bourgeauville. Les pertes, évaluées à 12 700 francs, sont assurées.

 

Juillet 1893  -  Une bande de voleurs.  -  Une bande de voleurs exploite, depuis quelque temps, les cantons de Dozulé et de Mézidon. À Heuland, à Bourgeauville, à Branville, c'est du cidre, ce sont des volailles qui disparaissent, A Cricqueville, les mêmes malfaiteurs, sans doute, en l'absence d'une dame Vimont, propriétaire, et de sa servante, sont entrés avec effraction et sont partis en emportant cinq billets de 100 francs, deux montres en or, une chaîne et des bijoux, le tout évalué à 1 200 francs.

A Cléville, des malfaiteurs se sont introduits dans la maison de M. Pigache, maire, et ont fouillé les appartements, pendant que les maîtres et les domestiques étaient à la messe. Ils n'ont trouvé que le porte-monnaie de Mme Pigache, contenant 80 fr., et ont emporté les chaussures du fils Pigache, également absent.

Des malfaiteurs sont entrés dans la maison de M. Fontaine, demeurant à Beaufour, et ont volé un billet de banque de 100 francs et quelques bijoux d'une valeur d'environ 400 fr. Ils n'ont pu heureusement réussir à forcer la serrure du coffre-fort. (Source B.N.)

 

Avril 1894  -  Facteur infidèle.  -  Le facteur Hallan, d'Annebault, actuellement en fuite, s'est rendu coupable d'un détournement de 10 fr. au préjudice du sieur Célestin Eude, cafetier à Bourgeauville. (Source B.N.)

 

Mai 1908  -  Un drame.  -  Un drame s'est déroulé à Bourgeauville, dans la nuit de dimanche à lundi.

Deux habitants de la commune, les nommés Désiré Lefèvre, dit Printemps, 66 ans, et Jules Pompel, propriétaire cultivateur, plus connu comme fabricant de vis à pressoir, décidèrent d'aller, dimanche après-midi, a la vente de M. Alfred Selle, à Glanville, où, sans doute, ils trouvèrent de nombreuses occasions de boire, car le soir, vers 7 heures, lorsqu'il rentrèrent à Bourgeauville ils étaient, l'un et l'autre, en état complet  d'ivresse.

A leur retour chez Pompel, une discussion futile commença, devint plus vive et finalement dégénéra en rixe. Les premiers coups excitèrent les deux acteurs, qui ne cessèrent de s'injurier toute la soirée, pendant que les enfants de Pompel criaient sans interruption : " on veut tuer papa ! ... On veut tuer papa ! ..."  Vers 4 heures du matin, on apprenait que Lefèvre venait de mourir. Lundi après-midi, le docteur Pesquerel, de Dozulé, refusait le permis d'inhumer. Il fut alors décidé que l'on préviendrait la gendarmerie de Villers, ainsi que le parquet de  Pont-l'évêque.

L'autopsie, pratiquée par le docteur Chavillot, a, croit-on, permis d'affirmer que Lefèvre était mort des suites des coups qu'il avait reçus dimanche la nuit. Il portait, en effet, à la nuque, deux fractures très distinctes de la boîte crânienne et qui avaient déterminé la mort.

Pendant tout le temps qu'ont duré ces délicates opérations, Pompel, qui était présent, n'a cessé de protester de son innocence en expliquant que la deuxième lutte s'était engagé dans sa cour d'habitation à proximité de son chantier et que Lefèvre s'était fracturé le crâne en tombant sur une chèvee a voiture.    

 

Mars 1916  -  Une victime de la guerre.  -  En l'absence de sa femme, partie voir sa fille, à Branville, M. Pierre Hamel, 53 ans, épicier à Bourgeauville, canton de Dozulé, s'est pendu dans sa chambre. Le fils de M. Hamel est prisonnier en Allemagne et son gendre a été tué à la guerre. Ces deux événements avaient fort ébranlé sa raison et, depuis quelque temps, il donnait de vives inquiétudes à son entourage.

 

Novembre 1922  -  Inauguration du monument.  -  Le dimanche 5 novembre 1922 aura lieu l'inauguration du monument aux Enfants de la commune de Bourgeauville morts pour la France, sous la présidence de M. le sous-préfet de Pont-1'Evéque, assisté de MM. Les sénateur et députés et de M. le général Maison commandant le deuxième groupe des subdivisions de la région, et avec le concours de la musique militaire du giment d'infanterie.
-  A 10 h. ½, service solennel en musique.

-  A 12 h. ½, banquet offert aux autorités

-  A 15 heures, absoute.
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  A 15 h. 1/4. Inauguration du monument.
-  A l'issue de la cérémonie un vin d'honneur sera offert aux démobilisés et une collation aux enfants des écoles.

 

Juin 1924  -  Tentative de meurtre.  -   Une tentative de meurtre a été commise, mercredi soir, sur la personne de M. Pierre Chéron, fils de M. Chéron, propriétaire au château de Bourgeanville, dans les circonstances suivantes. Vers 19 heures, l'attention de M. Pierre Chéron fut attirée par un coup de feu tiré à 300 mètres environ de son habitation, Il voulut se rendre compte de ce qui se passait et immédiatement se dirigea vers l'herbage d'où le coup paraissait être parti. Il aperçut un individu en action de chasse et à 50 mètres environ. Il lui cria « Halte-là ». Le chasseur se retourna aussitôt, et, sans hésiter une minute, fit feu dans la direction de M. Chéron. 

Après quoi, il prit la fuite dans la direction de Glanville. M. Chéron n’avait pas était atteint, mais l'on retrouva cependant un certain nombre de plombs dans sa pèlerine. Il se lança aux trousses de son agresseur, mais celui-ci avait pris rapidement de la distance et la poursuite fut bientôt être abandonné. M. Chéron n'a pu donner qu'un signalement assez vague de ce singulier chasseur. Il paraissait a de 20 à 25 ans, d'une taille de 1 m. 60 à 1 m. 55, cheveux blonds, casquette grise forme jockey, veste grise, pantalon bleu-marine, chaussé de bouliers et de leggins.
Dès jeudi matin, la brigade de gendarmerie de Villars a commencé les recherches et peu après les brigades de Pont-l'Evêque et de Dozulé se sont jointes à elle. On pense que l'agresseur doit être un habitant de la région et vraisemblablement un braconnier redoutable, s'il faut le juger par la tentative de meurtre dont il vient de se rendre coupable.

BOURGEAUVILLE -  La Mairie et l'École communale

BOURGEAUVILLE -  L'Entrée du Bourg

BOURGEAUVILLE, par Annebault  (Calvados) -  L'Église

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