BOURGUÉBUS

Canton de Bourguébus 

Les habitants de la commune sont des Bourguébusiens, Bourguébusiennes ou Bourguébois, Bourguéboises


Juillet 1866   -   Un incendie.   -   Jeudi dernier, un incendie, dont on ignore la cause, a réduit en cendres trois maisons de la commune de Bourguébus, arrondissement de Caen, appartenant, la première à Mme Veuve Guillot, dentellière ; la deuxième à M. Radiguet Auguste, journalier ; la troisième à M. Bisson, propriétaire à Lisieux.

Aucuns secours pour protéger ces habitations n'était possibles, à cause du manque d'eau et de la grande sécheresse des couvertures en paille, qui furent incendiées en un instant.

La perte est estimée à 4000 francs.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -   Si nous en croyons des renseignements dignes de foi, le Calvados aurait été largement représenté au sein de la Commune.

Nous avons d'abord le citoyen Longuet, ex-directeur du Journal officiel communard.  Puis le citoyen Urbain, membre du Comité de salut public, le même qui demandait que dix otages, y compris l’archevêque de Paris, soient fusillés à titre de représailles. Urbain serait un ancien maître d'école du canton de Bourguébus.

Enfin, le chef d'état-major, Henri X...,appartiendrait, dit-on, à l'une des plus honorables familles de notre ville.

 

Avril 1876   -  Fait divers.  -  Mercredi, le sieur Jacques Ledaim, cultivateur à Bourguébus, atteint d'aliénation mentale, parcourait notre ville en gesticulant, le soir, dans un. moment d'exaltation, il s'est jeté dans le canal, d'où il a été immédiatement retiré par un des douaniers de service.  Jeudi matin, sa famille est venue le réclamer au bureau central de police.  

 

Mars 1877   -  Révision.  -  Les opérations du conseil de révision pour la formation des contingents de la classe de 1876 auront lieu prochainement. L'administration rappelle que c'est aux familles et aux jeunes gens à se procurer les pièces qui doivent justifier devant le conseil de leurs droits à la dispense. Il peut être accordé des sursis d'appel aux jeunes gens qui, avant le tirage au sort, en auront fait la demande. Les jeunes gens doivent, à cet effet, établir que, soit pour les besoins de l'exploitation agricole, industrielle ou commerciale à laquelle ils se livrent pour leur compte ou pour celui de leurs parents, il est indispensable qu'ils ne soient pas enlevés immédiatement à leurs travaux.

 

Mars 1877   -  Sauvetage.  -  Un enfant de huit ans, Charles Radiguet, en voulant atteindre un jouet d'enfant qui flottait sur la mare de Bourguébus, est tombé accidentellement à l'eau, qui mesure une profondeur d'environ 1 m. 75. Il se serait infailliblement noyé si le sieur Pierre Lemarchand, témoin de l'accident, ne s'était empressé de courir à son secours. L'enfant a été retiré sain et sauf.  

 

Avril 1879  -  Maison d’école et mobiliers scolaires.  -  Est approuvé l'état de répartition du crédit de 25 000 fr. inscrit au budget pour secours aux communes en vue des dépenses d'acquisition, de construction, de réparation des maisons d'école et d'achat ou renouvellement des mobiliers scolaires, conformément aux propositions contenues dans le rapport de M. le Préfet.  Secours sur les fonds départementaux à la commune de Bourguébus, pour des réparations, 100 fr.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Bourguébus, travaux au cimetière 250 fr. travaux à l'église 100 fr.

 

Juin 1881  -  De la nécessité de savoir lire.  -  La semaine dernière, c'était la révision à  Bourguébus. Un conscrit demande à être exempté comme soutien de famille et présente au préfet un certificat à l'appui de la demande. Le préfet ouvre et lit au conseil une quittance du prix d'un morceau de terre acheté par les parents du jeune homme. Personne ne sait lire dans la famille du conscrit, et le matin, la mère avait donné cette quittance à son fils, croyant lui remettre un certificat constatant que sont père avait eu deux doigts de la main coupés et ne pouvait plus travailler. Voilà qui prouve qu'il est bon de savoir lire, car ce n'est pas la quittance donnée par le conscrit, qui le fera exempter comme soutien d'une famille indigente.

 

Octobre 1888  -  Une sortie déplacée.  -  Dimanche dernier, un curé du canton de Bourguébus, tonnant contre la jeunesse de son endroit, a dit : « Les filles sont toutes des margottes et les garçons tous des margottiers ».  Cette sortie, assez déplacée, a eu pour résultat de provoquer un immense éclat de rire dans l'église, et, au dehors, le fameux chant « des lampions » entonné en chœur par les tilles et les garçons.

 

Novembre 1903  -  Élections. -  Le résultat a été conforme à nos prévisions. M. Pierre Carel a été élu conseiller général par 1076 voix sur 1266 votants et 2000 électeurs inscrits. Nos sincères compliments. 

Août 1912  -  Accident mortel  -  Lundi 5 août, vers 6 heures du soir, Étienne Geffroton, propriétaire a Bourguébus, qui travaillait à une meule de grain, est tombé de façon si malheureuse qu'il a succombé à ses blessures. Il est mort dans la nuit de jeudi 8 courant.

 

Janvier 1914  -  Obsèques d'un ancien combattant. -  Jeudi matin, ont eu lieu, dans l'église de Bourgébus, au milieu d'une assistance nombreuse, les obsèques de M. Charles-Marie Jeanne, ancien combattant de 1870. L'association amicale, dont il faisait partie, était représentée par une délégation, avec le drapeau. Sur la tombe M. Allainguillaume, le distingué président des anciens combattants, a  prononcé un discours, dont nous extrayons ce qui suit :

" Charles-Marie Jeanne était un ancien soldat de cet admirable 94e, qui était composé de nombreux normands. 

Ce régiment, commandé par le colonel Geslin, faisait partie de l'armée du Rhin ; il était sous les ordres du Maréchal Canrobert, commandant le 6e corps d'armée. Il a participé à toutes les batailles livrées aux environs de Metz, à Rezonville, il a perdu 24 officiers et 540 hommes et deux jours après, à Saint-Privat, chargé de défendre Sainte-Marie-aux-Chênes, seul, il a tenu tête a une partie de l'armée allemande, appuyée par la masse formidable de 94 pièces de canons et cela de  11 heures du matin à 3 heures de l'après-midi ; il résista victorieusement à plusieurs assauts et, en fin de compte, toujours en combattant, il se retira fièrement devant le nombre de plus en plus écrasant de l'ennemi, sans lui laisser un seul prisonnier ; il aurait résisté encore plus longtemps si les munitions n'étaient venues à lui manquer. Les soldats du 94e de ligne, comme les soldats des autres régiments méritaient la victoire, car ils ont été héroïques ; malheureusement la fortune leur a été contraire. Jeanne à supporté de grandes souffrances physiques, mais qu'étaient-elles auprès des souffrances morales subies à la capitulation, pendant l'exode à travers l'Allemagne et durant sa longue captivité, qui a duré jusqu'au 20 juin 1871."  

 

Février 1914  -  Les romanichels sans-logis. -  Des romanichels s'était établis près de la Hogue. M. Jacques, boulanger à Bourguébus, passa par la vers 8 heures du soir. Il fut assailli : les romanichels, furieux de s'être vu refuser un logis, menaçaient de le tuer. Le boulanger leur expliqua qu'il n'était pour rien dans ce refus et, heureusement, put se sauver.  

 

Janvier 1916  -  Agression.  -  Le facteur Decrouen, de Bourguébus, fut abordé, l'autre soir, dans l'avenue du château de Garcelles, par deux individus, qui lui demandèrent l’heure et du tabac. Sur son refus, les deux apaches lui tombèrent dessus, le rouèrent de coups et lui volèrent sa montre et 12 fr.  Il a du s'aliter en rentrant et n'a pu encore reprendre son travail. Ses deux agresseurs ont été arrêtes.

 

Août 1917  -  Des cambrioleurs.  -  Des malfaiteurs ont pénétré la nuit, après avoir coupé un carreau avec un diamant chez M. Touchet, débitant à Bourguébus mais heureusement, ce dernier avait fermé à clef la porte séparant la salle de débit, de l'épicerie, et les cambrioleurs,
n'ayant pu la forcer, n'ont pas pénétré plus avant dans la maison. Ils ont emporté divers objets, entre autres plusieurs bouteilles de liqueurs et d'eau-de-vie.
Les soupçons se sont portés sur des individus travaillant à la ligne de Potigny.

 

Mai 1924  -  Cultivateur condamné pour mouillage de lait.  -  Le 3 janvier dernier, un prélèvement de lait était effectué à la Fromagerie Martin. L'analyse révéla que ce lait avait été additionné d’eau dans une proportion de 28 %. Des poursuites furent engagées contre le fournisseur, Louis Rupaley, cultivateur à Bourguébus et contre sa domestique, Germaine Duchemin. 25 ans. A l'audience, cette dernière a prétendu que, par erreur, elle avait mélangé la traite du matin avec du lait de beurre provenant de la fromagerie. Cette allégation est démentie par l'analyse. 

Le prévenu Rupaley affirme, d'autre part, qu'il ne s'occupait jamais de la préparation du lait et le livrait seulement à la voiture du laitier. Le tribunal n'a pas admis ces explications et le prévenu a été condamné à 1 mois de prison, 1000 francs d'amende, affichage du jugement et insertions dans les journaux. La partie civile obtient 500 francs de dommages-intérêts. Germaine Duchemin est acquittée.

 

Juin 1928  -  Les méfaits de l'orage. -  On sait que des orages d'une rare violence se sont abattus la semaine dernière sur la région, provoquant à certains endroits de très sérieux dégâts. À Saint-Sylvain, un cheval au piquet, à M. Hervieu, a été tué par la foudre, de même qu'un bœuf à M. Lemarinier, cultivateurs à Fierville-la-Campagne. Une véritable trombe d'eau a particulièrement ravagé les environs de Bourguébus.  

 

Juin 1931   -   Le concours agricole et horticole.   -   Ce concours, qui se tiendra à Bourguébus, le dimanche 9 août prochain, comprendra un concours de bonne culture et de bonne tenue des exploitations entre les agriculteurs du canton.
Les déclarations pour ce concours devront parvenir à M. Dupont, secrétaire de la Société d'Agriculture, 77, rue de Falaise, avant le 10 juillet (terme de rigueur).
Un concours de bons services entre les domestiques ou servantes de ferme et les journaliers agricoles et un concours de labourage sont également prévus.
Un concours de bestiaux sera organisé par la Municipalité de Bourguébus, sous les auspices de la Société d'Agriculture, ainsi qu'un concours de machines et instruments agricoles et un concours de maréchalerie. Les maréchaux maîtres et ouvriers qui désireront concourir sont priés de se faire inscrire, avant le 2 août, au secrétariat de la Société, 77, rue de Falaise, Caen.
Pour les concours de bons services, adresser pièces justificatives à M. Pany, maison de l'Agriculture, à Caen. 

Concours d'enseignement agricole.   -    Les récompenses décernées aux maîtres et maîtresses donnant l'enseignement agricole avec le plus de succès aux élèves ayant le mieux satisfait aux épreuves du concours organisé cette année par la Société seront proclamées avec les récompenses du concours.

 

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -  Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge. 

 

Juillet 1944 -  Front de Normandie. -  Le territoire libéré a été élargi, hier, grâce à une série d'attaques menées par les anglais et les canadiens.

Après s'être emparés dans les journées de mercredi et de jeudi, des localités de Touffreville, Démouville, Giberville, Colombelles, Sannerville, Cagny, Grentheville, Louvigny, Fleury, Cormelles et Ifs les alliés ont formé un arc de cercle de Troarn à Bourguébus. On annonce la libération de Bourguébus et Frénouville. La menace pesant sur Troarn s'est accentuée, des combats de rue ont même commencé dans cette localité, 12 ponts ont été détruits sur l'Orne.

 

Février 1945  -  Il avait trouvé un trésor.  -  Rencontré par les gendarmes alors qu’il était ivre, Eugène Charles, Journalier à Barbery, était conduit à la chambre de sûreté. 

Fouillé avant d’être enfermé, il fut trouvé en possession d’une sommes de 250 000 francs.

La maréchaussée intriguée à bon droit, ouvrit une enquête sur la provenance de celle-ci et apprit que le fils du pochard, Fernand, âgé de 21 ans, maçon à Bourguébus, avait découvert dans les ruines de la maison qu’occupaient ses parents avant les évènements de juin-juillet, une boite renfermant 250 louis de 20 francs, qu’il avait changés, chez un bijoutier de la Charente en 250 000 francs de billets.  Les Charles père et fils seront poursuivis.  

 

Février 1945  -  Le renouvellement des cartes d’alimentation.  -  Les consommateurs qui n’auraient pas fait renouveler leur carte aux dates fixées pour leur secteur sont invités à le faire jusqu’au 19 février.

 

Janvier 1952   -  Encore un accident.  -  A Bourguébus, un ouvrier agricole rapporte un obus de 105 dans son dortoir et essaie de le démonter : 4 tués, de 17 à 25 ans, un seul rescapé, plus un cheval tué et un autre blessé dans l’écurie voisine.

 

Janvier 1952  -  Le drame de l'imprudence.  -  En même temps que l'on reconstruit, les démineurs sont constamment appelés. Se découvrent régulièrement obus, mines et bombes non explosés. En dépit des mises. en garde. et des conseils de prudence, des accident surviennent avec de lourdes conséquences. Un ouvriers agricole. rapporte un obus. dans sa chambre et essaie de la démonter : quatre tués. de 17 à 25 ans.

BOURGUÉBUS (Calvados).  -  Ses Environs  -  Château de Garcelle

10612.  -  BOURGUÉBUS.  -  Une Jolie Maison

BOURGUÉBUS.  -  La Rue Principale

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