BRAY - la - CAMPAGNE

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de Bray la Campagne sont les


Avril 1867   -   Un accident.   -   Le 13 de ce mois, vers trois heures et demie, sur le territoire de la commune de Bray-la-Campagne, le nommé Jean Brisset, âgé de 56 ans, garde particulier des propriétés de M. le baron de Rotours, maire de ladite commune, est tombé sous un arbre qu'il portait sur son épaule.

Transporté en pleine connaissance à Billy, lieu de son domicile, dans une voiture de son maître, il y est décédé le 14, à quatre heures du soir.

 

Juillet 1868   -   Un incendie.   -   Un incendie accidentel occasionné par la foudre a éclaté le 12 courant, à 3 heures du soir, et a consumé une maison d'habitation appartenant au sieur Auguste Minet, cultivateur à Bray-la-Campagne. Un cheval a été asphyxié.  

 

Février 1881  -  Insuffisance.  -  A Bray-la-Campagne , il y avait, pour les élections municipales, 37 votants. Il fallait donc 19 voix pour être élu au premier tour. Afin d'en finir plus vite, on a proclamé conseillers des candidats qui n'avaient que 12 et 14 voix. Il va falloir recommencer les élections, le premier vote étant, comme le président du bureau électoral... tout à fait insuffisant.  

 

Décembre 1893  -  Accident.  -  Mercredi, le sieur Ferdinand Bisson, 45 ans, propriétaire à Bray-la-Campagne, est tombé en montant à son grenier, l'échelle ayant glissé. Le médecin a déclaré que l'accident n'aurait pas de suites. (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  Le baptême du lait.   -   Rien que d'un coup, le tribunal de Lisieux a fait afficher six extraits de jugement pour falsification de lait. Ils concernent : Léa Vicaire, femme Martin, 27 ans, fermière au Mesnil-Simon, condamnée à huit jours de prison (sursis) et 50 fr. d'amende. 

— Louise Belleuile, femme Bréard, 73ans, cultivatrice à St-Michel-de-Livet, condamnée à huit jours de prison (sursis), 100 fr. d'amende et 400 fr. de dommages-intérêts envers le sieur Lebourgeois, fabricant de fromages à Boissey. 

— Aurelle Auvray, veuve Pelhaitre, 48 ans, servante chez Jumel, à St-Martin-de-Mailloc, et Louis Jumel, 73 ans, chacun à huit jours de prison avec loi Bérenger et 100 fr. d'amende. 

— Marie Toutain, 21 ans, et Pierre Toutain, 60 ans, cultivateur au Pré-d'Auge, chacun vingt-quatre heures de prison (sursis).

—Delphine Bellier, femme Marre, 39 ans, ménagère à Grandchamp, canton de Mézidon, condamnée, à quinze jours de prison (loi Bérenger) et 100 fr. d'amende. 

— Victorine Marie, dite Ozanne, femme Lechevalier. 47 ans, à Cambremer, condamnée à huit jours (sursis) et 50 fr. d'amende. 

Mais il y en a encore d'autres à publier, car la dame Camus, demeurant à Cambremer, qui fournissait du lait écrémé de moitié à M. Lepetit, fabricant de fromages à Saint-Pierre-sur-Dives, a été condamnée à 50 fr. d'amende et à l'affichage. Si le tribunal s'est montré aussi indulgent, c'est que les époux. Camus se croyaient quittes avec M. Lepetit, auquel ils ont versé 2 000 f. à titre d'indemnité. 

— Une dame Busnel, née Miniot, cultivatrice à Bray-la-Campagne, vendait depuis quelques mois à M. Lepetit, de Saint-Pierre-sur-Dives, du lait écrémé d'au moins 25 pour cent. Le tribunal de Falaise l'a condamnée à 100 fr. d'amende et 300 fr. de dommages-intérêts. (Source B-N)

 

Février 1905  -  La Mandchourie des lapins.  -  Un riche propriétaire de Bray-la-Campagne, près de Bretteville-sur-Laize, le baron des Rotours, a ordonné un massacre général dans ses garennes. Pour éviter les suites fâcheuses d'un procés, il a permis à tout le monde d'aller pourchasser les rongeurs qui pullulaient sur ses terres. On en a exterminé des milliers et il en reste encore. Neuf cents de lapin ont été tués dans une journée et certains chasseurs en ont emporté plein leur carriole. On les vendait 15 sous.  

 

Janvier 1927 - Un gamin qui promet. - Pendant que M. Eugène Langlois, 75 ans, propriétaire à Bray-la-Campagne, canton de Bretteville-sur-Laize, déjeunait chez son ami, M. Mallet, garde, le jeune Joseph Mallet, se levant au milieu du repas, allait tranquillement cambrioler la maison de l'hôte de son père. Quand celui -ci rentra chez lui, il trouva un carreau cassé et et 1.900 francs de moins. L'enquête risquait de s'éterniser, lorsque les gendarmes s'avisèrent que Joseph Mallet avait une blessure à la main. Habilement cuisiné, il finit par avouer, ajoutant même que, sur les 2.000 francs qu'il avait trouvé chez M. Langlois, il en avait abandonné 1.000 pour ne pas laisser le vieillard sans le sou.

Malgré ces sentiments pleins de délicatesse, le garnement a été coffré.

 

Février 1936  -  Un adjoint condamné pour outrages aux gendarmes.  -   Le 18 courant. M. Pitrou André, adjoint au maire de Bray-Ia-Campagne, a été arrêté en flagrant délit de voies de fait envers un gendarme de Moult et outrages envers le maréchal-des-Logis-chef Georget, commandant la brigade. 

Conduit devant le Parquet de Falaise, il a été condamné à 1 mois de prison avec sursis et 200 fr. d'amende sans sursis, par le tribunal Correctionnel. (source M.-C.)  

 

Novembre 1946  -  Un « Collabo » devant le tribunal militaire.  -   Jean Le Bourhis, 33 ans, artificier, ayant demeuré à Bray-la-Campagne, s’était engagé en février 1941 dans la Légion des Volontaires Français.

Blessé sur le front russe il fut réformé et renvoyé en France où il s’empressa de servir l’ennemi comme chauffeur à la N. S. K. K., chargé de transports de munitions et de matériel. Le Bourhis a été condamné à 5 ans de travaux forcé, à la dégradation nationale et à la confiscation totale de tous ses biens. (Source B.-L.)

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