BRÉMOY

Canton de Aunay-sur-Odon

Les habitants de la commune de Brémoy sont des Brémontois, Brémontoises.


Juin 1868   -   Une décision.   -   M. le ministre de la guerre a décidé qu'à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils, des militaires pourraient être mis, cette année, comme cela a eu lieu les années précédentes, à la disposition des cultivateurs qui en auraient besoin pour leurs travaux.  -   M. le ministre de la guerre a décidé qu'à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils, des militaires pourraient être mis, cette année, comme cela a eu lieu les années précédentes, à la disposition des cultivateurs qui en auraient besoin pour leurs travaux.

Les cultivateurs qui désireraient recevoir des travailleurs auxiliaires, auraient à adresser à l'Administration des demandes écrites par lesquelles ils s'engageraient à se charger des frais de transport, aller et retour, à loger et à nourrir convenablement les travailleurs, à leur fournir des effets de travail et à payer, pour chaque journée d'homme, une rémunération pécuniaire fixée à deux francs.

 

Août 1868   -   La chasse.   -   Par suite de la précocité de la moisson, l'ouverture de la chasse aura lieu, dit-on, le dimanche 16 août, dans les départements au-delà de la Loire, et le 1er septembre dans les départements en deçà de ce fleuve.

La saison cynégétique s'annoncerait fructueuse. Grâce à la chaleur, les couvées sont généralement réussi. Les lièvres sont rares, la persistance des fortes chaleurs leur a été nuisible. Ces indications peuvent s'appliquer aux diverses sortes de gibier, poil ou plume.  

 

Décembre 1873   -   Visites du premier janvier.   -  C’est le moment, ou jamais, de s’occuper des cartes qu’il est dans l’usage d’échanger à l’occasion du premier de l’an. C’est seulement à l’époque du 1er  janvier qu’on peut envoyer des cartes par la poste, c’est-à-dire sous enveloppe. Les cartes envoyées sous enveloppe doivent être affranchies à 5 cent, pour le rayon du bureau de distribution, en dehors du bureau de distribution, l’affranchissement est de 10 cent. Les cartes ne doivent porter que le nom, la profession et l’adresse. On peut en mettre deux sous la même enveloppe. Une dame ne peut envoyer sa carte à un homme non marié, une demoiselle, quel que soit son âge, n’envoie jamais de carte.

 

Janvier 1874   -   Mort accidentelle. -  Mardi, le nommé Jacques Leneveu, propriétaire à Bremoy, canton d'Aunay, a été trouvé mort dans un creux, profond de 30 centimètres et plein de boue. On présume qu'il est tombé dans l'obscurité et qu'il est mort de froid.

 

Avril 1876   -  Accident.  -  M. Canivet, maire de Brémoy, a reçu d'un de ses chevaux un coup de pied qui heureusement ne l'a pas blessé, mais dont les suites sont assez douloureuses pour l'empêcher de vaquer à ses affaires.  

 

Mai 1876   -  Nos récoltes.  -  La longue période de sécheresse que nous avons subie pendant près d'un mois avec grands vents d'amont continuels et très-froids, inspirait des craintes sérieuses à l'agriculture : plantes légumineuses et fourragères, prairies naturelles et artificielles, tout semblait dépérir sur pied faute d'humidité. Le temps vient heureusement de changer, il est à l'eau. Dans le Midi, il pleut beaucoup, les orages sont à redouter.

 

Mai 1876   -  Mort du docteur Lequesne.  -   M, Lequesne, docteur-médecin à Saint-Martin-des-Besaces, arrondissement de Vire, a trouvé la mort dans un accident de voiture.

Le docteur Lequesne partait mardi à dix heures et demie du soir de Mesnil-Auzouf, où il venait de visiter des malades pour retourner chez lui. 

A quatre heures du matin, on le ramassait sans vie sur le territoire de la commune de Bremoy. Sans doute son cheval, en butant l'avait si malheureusement précipité hors de sa voiture, qu'il n'a pu se relever par suite de la violence de la chute. 

 

Juin 1876   -  Une famille éprouvé.  -  Dans l'un de nos précédents numéros, nous racontions la mort accidentelle de M Lequesne, médecin à Saint-Martin-des-Besaces, qui s'était tué en descendant de voiture. 

Aujourd'hui, nous avons à annoncer la mort du père du regretté docteur. Dans la nuit du 24 au 25 mai, M. Lequesne père, se trouvant indisposé, ouvrit la fenêtre de sa chambre pour prendre l’air, et tomba de cette hauteur sur le sol. On le releva presque inanimé, il est mort le lendemain. M. Lequesne était un ancien instituteur, il avait 76 ans.  

 

Mars 1877   -  Révision.  -  Les opérations du conseil de révision pour la formation des contingents de la classe de 1876 auront lieu prochainement. L'administration rappelle que c'est aux familles et aux jeunes gens à se procurer les pièces qui doivent justifier devant le conseil de leurs droits à la dispense. Il peut être accordé des sursis d'appel aux jeunes gens qui, avant le tirage au sort, en auront fait la demande. Les jeunes gens doivent, à cet effet, établir que, soit pour les besoins de l'exploitation agricole, industrielle ou commerciale à laquelle ils se livrent pour leur compte ou pour celui de leurs parents, il est indispensable qu'ils ne soient pas enlevés immédiatement à leurs travaux.

 

Mars 1877   -  Mort de froid.  -  M. Lecomte, cultivateur à Brémoy, était dans un tel état de souffrance, depuis quelque temps, que ses facultés intellectuelles en étaient affaiblies. Dans l'après-midi de lundi, profitant de l'absence momentanée de sa femme et de son fils, il sortit de chez lui, et quand sa femme rentra, elle ne le trouva pas. Inquiète, vu l'état maladif de son mari, elle fit, ainsi que son fils et des voisins, des recherches qui ne furent interrompues que par la nuit et restèrent sans résultat. Le lendemain, les recherches continuèrent dès le matin, et le malheureux Lecomte fut trouvé mort dans la partie des bruyères qui s'étendent entre Brémoy et Jurques. On suppose qu'il aura été pris de faiblesse, sera tombé, et, le froid aidant, n'aura pu se relever.  

 

Mai 1877   -  La foudre.  -  Mercredi, la foudre est tombée sur un troupeau de moutons, appartenant à Mme veuve de Sainte-Marie, propriétaire à Èvrecy, et en a tué vingt-six.

Vendredi, à Brémoy, chez M. François Allais, cultivateur, le tonnerre est tombé sur un peuplier qu'il a littéralement pulvérisé, des garde-heurt d'un grand poids ont été renversés, dans la maison, 24 carreaux et une glace ont été brisés. Heureusement personne n'a été atteint par le fluide électrique, quelques instants plus tôt, au même endroit, M. Allais passait avec deux bœufs et M. Jean Hue avec quatre chevaux.

 

Mai 1877   -  Un homme écrasé.  -  Jeudi, le domestique de M. Nicolas Canivet, propriétaire et maire de Brémoy, montait la côte de Jurques, conduisant une voiture chargée de chaux. Au moment où il donnait un coup de fouet à un de ses chevaux, sa casquette tomba et alla rouler sous les pieds de l'animal. Le pauvre garçon s'avança pour la ramasser, mais il s'embarrassa dans les cordeaux de l'attelage et tomba. La voiture, dont le mouvement avait été accéléré par suite du coup de fouet qui venait d'être donné, arriva sur le jeune homme et lui écrasa les reins. Il est mort dans la soirée.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Bremoy, 426 habitants, Mlle Denis (Céleste), 21 élèves payantes, 5 gratuites ; 450 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 75 fr.  

 

Février 1890  -  Mort accidentelle.  -  Jeudi, le sieur Paul Boucher, 30 ans, ouvrier terrassier à Brémoy, est mort à la suite d'une chute de 80 centimètres, faite dans une carrière à ciel ouvert. C'est la rupture d'un anévrisme qui a déterminé la mort.  

 

Mars 1890  -  Puits empoisonné.  -  On a jeté du pétrole dans le puits du presbytère de Bremoy, de sorte que le curé ne peut plus en utiliser l'eau. Les auteurs de cet acte inqualifiable sont inconnus.

 

Août 1924  -  Basse vengeance.  -  Bourdon Honoré, âgé 23 de ans, journalier à Brémoy, ayant été congédié par la dame veuve Croquevieille, propriétaire au même lieu, se promet de se venger dès qu'il aurait l'occasion de manifester par des coups la rancune qu'il nourrissait envers son ancienne patronne. Récemment donc, Bourdon assouvissait, sa vengeance, ce qui lui vaut une peine de 6 jours de prison, 50 francs d'amende et payer à sa victime, 100 francs de dommages et intérêts..

19.   La vie Normande  -  Batterie de sarrazin

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