BRETTEVILLE  s/ LAIZE

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Brettevillais, Brettevillaises


Août 1854  -  Projet de Réunion de Quilly à Bretteville-sur-Laize.  -  La Commission des affaires diverses propose encore la réunion de la commune de Quilly à Bretteville-sur-Laize. Un Membre soutient que cette réunion ne doit pas être ordonnée. Il fait observer que, non seulement la commune de Quilly s'y oppose formellement, mais que, de plus, cette opposition est appuyée par le Conseil d'arrondissement de Falaise et par l'avis de Mgr l'Évêque. Il demande l'ajournement de ce projet, en faisant observer qu'un travail général aura prochainement lieu pour le remaniement et la composition des communes.

Aux observations qui précèdent, un autre Membre ajoute qu'en consultant la carte qu'il a sous les yeux, il lui paraîtrait possible de réunir Quilly à Cintheaux, et il demande par quel motif on accorde la préférence à Bretteville-sur-Laize, dans le cas où une réunion pourrait avoir lieu.

Considérant que le projet de réunion de la commune de Quilly à celle de Bretteville-sur-Laize remonte à l'année 1846, que l'initiative en a été prise par une lettre de M. le Préfet, en date du 29 décembre de ladite année, et fut interrompue par les préoccupations survenues au commencement de 1848, cette question, reprise en 1853, sur l'invitation de M. le Sous-Préfet de Falaise, fut l'objet d'une délibération de la commune de Brelteville, prise à la date du 22 septembre.

Considérant que la commune de Quilly ne compte que cent soixante-trois habitants, les maisons de la commune de Quilly sont contiguës aux maisons de Bretteville-sur-Laize, à tel point que l’œil ne saurait distinguer les habitations de l'une et l'autre commune, et que la commune de Quilly paraît être et est en fait le faubourg de la commune de Bretteville, elle n'a pas de presbytère, elle ne peut subvenir aux frais de son culte et qu'on a été obligé de la réunir pour le culte à la commune de Cintheaux, distante d'environ 4 kilomètres, quel que soit le zèle et le dévouement du curé de cette commune, le service religieux ne peut qu'en souffrir, soit pour les nécessités quotidiennes du culte, soit pour l'instruction religieuse des enfants, aussi les habitants de Quilly suivent les offices habituellement à l'église de Bretteville-sur-Laize, qui est à côté d'eux, et louent même des bancs dans cette dernière église.

La commune de Quilly ne peut pas davantage faire les frais d'un instituteur primaire, et que, comme il eût été matériellement impossible d'envoyer les enfants à l'école de Cintheaux, séparée par une longue distance et de mauvais chemins, il a bien fallu la réunir, pour l'instruction primaire, à la commune de Bretteville, ce qui a lieu au grand avantage des enfants.

Pour résumer, la commune de Quilly n'a que cent soixante-trois habitants, que ses maisons sont contiguës à celles de Bretteville, qu'elle ne peut subvenir aux frais du culte pour lequel elle est réunie à Cintheaux, ni aux frais de l'instruction primaire pour laquelle elle est réunie à Brettevillle-sur-Laize, qu'elle n'a ni mairie, ni presbytère, ni maison d'école, ni aucun des  édifices nécessaires à l'établissement des services municipaux, que ses revenus ordinaires s'élèvent à 124 fr., réduits à 74 fr. 20 c., par suite de l'indemnité de logement que la commune est obligée de fournir au desservant de Cintheaux, somme évidemment insuffisante pour subvenir aux divers services municipaux, que, dans l'enquête et dans l'instruction, on s'est demandé s'il ne conviendrait pas de réunir une section de la commune de Quilly à Bretteville-sur-Laize, et une autre section à Cintheaux.

Mais que ce projet intermédiaire aurait d'abord l'inconvénient de fractionner en deux cette commune, et ne présenterait au point de vue administratif qu'une satisfaction insuffisante.

D'ailleurs, la commune de Bretteville-sur-Laize, qui a une population de 955 habitants, n'a qu'un territoire de 698 hectares, que la commune de Quilly lui apportera 163 habitants et 469 hectares qui donnera un total de 4 167 hectares, pour 1 110 habitants, c'est-à-dire 1 hectare par chaque habitant.

Sans s'arrêter à ce projet intermédiaire, le Conseil émet l'avis que la commune de Quilly soit réunie à celle de Brelleville-sur-Laize.

 

Avril 1866   -   Le feu.   -   Le samedi 14 courant, le feu a été mis à une pièce de vignons appartenant à M. Paulmier de Bretteville-sur-Laize. 15 ares environ ont été brûlés. Si le feu eut été mis du côté opposé, il eut été favorisé par le vent, et la pièce entière aurait été réduite en cendres. L'auteur de ce désastre est inconnu.  

Octobre 1866   -   Un décret impérial.   -   Par décret impérial du 1er octobre 1866, sont déclarés d'utilité publique, dans la traverse de Bretteville-sur-Laize, la construction du chemin d'intérêt commun, n° 55, et le dégagement des abords de la halle.

Le maire de Bretteville, agissant au nom de la commune, est autorisé à acquérir, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, par voie d'expropriation, les immeubles ou portions d'immeubles dont l'occupation est nécessaire.

La dépense sera acquittée au moyen des ressources affectées au chemin vicinal, n° 55, et d'une subvention sur les fonds communaux.  

Juillet 1867   -   Un louerie.   -   Le maire de Bretteville-sur-Laize fait savoir a MM. Les propriétaires et cultivateurs, ainsi qu'aux domestiques et servantes, qu'une louée est établie et  qu'elle aura lieu pour cette année le dimanche 14 juillet.  

 

Décembre 1868   -   Un bureau télégraphique.   -   Un bureau télégraphique vient d'être ouvert à Bretteville-sur-Laize.  

 

Avril 1869   -   Une noyée.    -   Le 3 avril, vers 5 heures du soir, le cadavre de la demoiselle Victoire Rivière, femme de journée à Bretteville-surLaize, a été retiré d'un ruisseau où cette femme était tombée quelques heures auparavant.

Dans la matinée, elle coupait de l'osier au bord de l'eau, et il est à présumer qu'elle aura été prise d'un étourdissement. Déjà vieille, faible de santé, elle n'aura pas eu la force de se relever.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Depuis de longues dans le sein d'un des Bretteville du Calvados, ont constatait que les marmots étaient méchants et turbulents comme de vrais petits diables.

Rien d'étonnant à cela disait le curé, nous n'avons pas de fonts baptismaux, et quand il s'agit de baptiser un nouveau-né, je suis obligé de le faire dans une vieille soupière….. Comment veut-on qu'un enfant imparfaitement baptisé devienne un parfait chrétien.

Le conseil municipal, prenant en considération les justes récriminations de son pasteur, fit l'acquisition, moyennant 250 fr., de fonts baptismaux. Mais, pour un motif ignoré de tous, le curé ne les trouva pas à sa convenance, et les fit placer près de la porte de l'église en guise de bénitier.

Depuis, quand un nouveau né met le nez au jour, c'est dans une assiette en caillou qu'il est baptisé,  l'antique soupière ayant été brisée par le custos de la paroisse.  

 

Juillet 1872   -  La louerie.   -  Malgré une pluie battante et continue qui a duré jusqu’à midi, la louée du matin a été des plus satisfaisantes. Trente domestiques et dix servantes se sont présentés et tous ont été loués.

Il est à regretter que le nombre n’en ait pas été plus grand, car beaucoup beaucoup de propriétaires et cultivateurs  n’ont pu s’en procurer.

La fete a commencé dans le courant de l'après-midi et a été des plus splendides.  Les nombreux jeux, le brillant feu d'artifice parfaitement réussi, et le bal qui a duré jusqu'au lendemain matin trois heures, ont procuré aux cinq mille et quelques assistants tous les divertissements possibles.

L'union musicale de la localité a apporté à cette fête comme les années précédentes, son généreux concours.

Messieurs les commissaires, ainsi que l'autorité municipale, ont également déployé leur zèle habituel tant pour la bonne organisation que pour la tranquillité.

 

Septembre 1872   -  La gendarmerie.  -  Plusieurs brigades de gendarmerie vont être crées dans le Calvados, elles sont réparties de la manière suivante : Bretteville-sur-Laize, une brigade à cheval ; Littry, une brigade à pied ; Caen, idem ; Mézidon, une brigade à cheval, en remplacement de celle à pied, qui passe à Caen.

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Juillet 1873   -  Mystère.   -   0n parle beaucoup en ville d'une épidémie qui se serait déclarée à Bretteville-sur-Laize, arrondissement de Falaise. On a même prononcé le mot choléra, nous pensons qu'il y a exagération. Quoi qu'il en soit, plusieurs personnes de Bretteville ont été frappées violemment, l'une d'elles, un tout jeune homme venu de Caen, à la fête de Caen, à la fête de dimanche dernier, est mort en quelques heures, son inhumation a dû avoir lieu dans un bref délai, et le corps n'a pu être rapporté à Caen, ni même être entré dans l'église de Bretteville. Nous le répétons, il y a certainement exagération, mais puisque le sinistre fléau voyage en ce moment, en Europe, nous ne saurions trop appeler l'attention de  notre administration sur les diverses notes que nous avons publiées relativement à la salubrité publique.

Le choléra est signalé en Prusse, en Autriche et en Italie, il faut donc y penser sans trop s'en effrayer.

En ce qui concerne la sécurité individuelle, d'après le docteur Decaisne, la principale règle à suivre est de vivre de la manière que notre expérience personnelle nous a indiquée comme la plus favorable à la santé de se préserver autant que possible de grandes vicissitudes de température et de fatigues excessives, et au point de vue du régime, d'éviter tout acte d'intempérance et tout aliment ou boisson qui peuvent troubler les fonctions digestives, mais il n'y a aucune raison de changer ses habitudes d'existence ni de se priver de l'usage des fruits et des légumes. L'essentiel est surtout d’éviter les excès.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Bretteville-sur-Laize, établissement d'une justice de paix 500 fr.

 

Décembre 1880  -  Une série de désastres.  -  La rivière la Laize a débordé de son lit, et en une heure, l'eau a atteint 1 m. 40 c. dans les rues de Bretteville-sur-Laize, qui étaient encombrées d'arbres. La circulation est devenue impossible, les gendarmes ont dû transporter, sur leurs chevaux, les personnes réfugiées dans les maisons envahies. Plusieurs maisons et beaucoup de murs se sont effondrés, le pont situé sur la Laize, à Urville, a été enlevé. La circulation n'est plus possible sur la route n° 44, de St-Pierre-sur-Dives à Harcourt. Les pertes sont considérables, des bestiaux ont été noyés. Le nommé Pierre Etienne, dit Mange-Tout, âgé de 58 ans, meunier, demeurant à Urville, a été trouvé noyé sur le bord de la rivière la  Laize, territoire de la commune de Barbery. Cet individu était rentré, le soir du 20 en voiture et s'était, engagé dans un endroit où il y avait plus de deux mètres d'eau.

A Bretteville-sur-Laize, les dégâts sont évalués à plus de 200 000 fr. Les tanneries ont éprouvés de grandes pertes, nombre de murs se sont écroulés, des jardins complètement envahis par les eaux sont détruits, ainsi qui les clôtures qui les entouraient. L'eau a pénétré dans l'église, où elle a atteint plus d'un mètre de hauteur. Lundi, au moment du sermon précité à l'occasion de la Mission qui est faite à Bretteville par des prédicateurs étrangers, toutes les personnes présentes ont été obligées de monter sur les bancs et sur les chaises où l'eau les a bientôt atteintes à nouveau. L'harmonium, emporté par l'inondation, a descendu toute l'église où tout était bouleversé, c’est en se mettant dans l'eau résolument que les sauveteurs  ont pu faire sortir les femmes et les enfants.

 

Janvier 1881  -  Fait divers.  -  Il y avait mission dans une grande commune située sur les rives de la Laize. L'autre soir, pendant que le Père Petsec prêchait, la crétine se mit à monter. Les fidèles pris de peur déguerpirent, le Père Petsec, n'ayant plus d'auditeurs, fut bien obligé d'en faire autant. 

Mais comme le chemin du presbytère s'était transformé en torrent, le Père Petsec grimpa sur le dos du custos pour le traverser. A mi-route, se sentant faiblir, le custos lâcha son fardeau au beau milieu de l'eau. Le pauvre Père allait être à demi noyé, lorsque Mlle Goliath, forte fille de vierge de l'endroit, se précipita dans les flots, passa sa tête entre les jambes du naufragé, et malgré sa résistance, l’enleva comme un hanneton et le transporta sur les marches du presbytère. Le Père Petsec donna comme récompense sa bénédiction à sa libératrice. Quant à Mlle Goliath, depuis lors elle est toute soucieuse. Le jour elle soupire, la nuit elle ne dort pas toujours, elle croit avoir le Père Petsec sur le dos.  

 

Juin 1881  -  Fausse joie.  -  Le conseil municipal d'une commune du canton de Brétteville-sur-Laize a refusé de voter le traitement du garde champêtre, sous prétexte que la commune n'en a pas besoin. Mais le traitement du garde champêtre est une dépense obligatoire et ce fonctionnaire sera payé tout de même, au grand désespoir des ivrognes de l'endroit, qui, à eux seuls, occuperaient non pas un garde, mais toute une brigade de gendarmerie.  

 

Mars 1882  -  Incendiaire et fou.  -  Lundi, à Bretteville-sur-Laize, un incendie s'est déclaré au domicile du sieur Latreille, tanneur. Cet incendie aurait été allumé par le nommé Eugène Maizeray, âgé de 48 ans, journalier, locataire, habitant cette maison, et atteint d'aliénation mentale. Après cet acte de folie, Maizeray a tenté de se pendre, et le suicide ne s'est point accompli parce que la corde a été brûlée par les flammes, dans lesquelles Maizeray est tombé, et d'où il a été retiré dans un état presque désespéré. 

 

Août 1883  -  Un homme tué par la foudre.    Lundi, dans l'après-midi, un orage, dont nous n'avons eu, à Caen, que l'écho, s'est déchaîné sur l'arrondissement de Falaise. A Bretteville-sur-Laize, un travailleur était en train de faucher. La femme qui relevait derrière lui se mit à l'abri dès le début de l'orage, son compagnon resta à travailler. Au fort de la  tempête, il voulut se sauver, mais il fut atteint par la foudre qui le foudroya. Son cadavre ne porte aucune trace de blessures, dans son gousset, sa montre a été transformée en un  lingot. A cent mètres de là, un arbre a été pulvérisé. Cet homme était âgé de 65 ans, il était connu dans le pays sous le sobriquet de : Le Caporal.  

 

Janvier 1884  -  Enterré vivant.    Un triste accident s'est produit dans la commune de Bretteville-sur-Laize. Un charpentier, le sieur Léon Lemarchand, âge de 33 ans, originaire de Cerisy-la-Forêt, enlevait les pièces de l'étayage d'une citerne en construction au château de Mme de Montessuy. Soudain, la voûte de la citerne s'est effondrée, ensevelissant sous ses décombres le malheureux ouvrier. 

M. Leprince, entrepreneur de maçonnerie, qui était descendu également, dans le puits, eut encore le temps de se glisser entre les madriers et les pierres qui tombaient, mais il ne put se dégager qu'avec une assez grave blessure à la tête. Une quinzaine d'ouvriers se précipitèrent aussitôt pour secourir celui de leur compagnon qui venait de disparaître. Pendant deux heures, on travailla sans relâche à enlever les décombres. Mais, quand on parvint au pauvre Lemarchand, on ne trouva plus qu'un cadavre.  

 

Mars 1888  -  Un instituteur barbare.  -  Une pétition a été adressée au préfet du Calvados, relativement à des faits de barbarie commis par l'instituteur d'une commune du canton de Bretteville-sur-Laize sur les élèves de sa classe. Sous prétexte de punition, la langue des enfants était attachée avec une ficelle et l'extrémité en était fixée à une crémone de la fenêtre. Les enfants, les mains derrière le dos, restaient dans cette horrible position pendant longtemps, d'autre fois, il faisait sortir la langue des enfants et leur donnait un coup , sous le menton pour la leur faire mordre. Des actes de cette nature ne sont pas du ressort administratif, mais de la police correctionnelle.  

 

Juillet 1888  -  Un maire-curé.  -   Dans une commune des bords de la Laize, actuellement sans curé, le maire, assisté de son adjoint, a, dit-on, procédé, tout récemment, à une inhumation. Le maire faisait le curé, l'adjoint remplaçait le vicaire. Le maire-curé se serait fait apporter de l'eau bénite avec le goupillon et aurait d'abord béni la fosse. Puis il aurait invité les assistants à réciter un « pater» et un « avé », en disant : « Comme maire, c'est moi qui commence». Un conseiller municipal, ayant fait observer que le maire n'avait pas le droit de remplacer le curé, a été rudement houspillé. Tout ceci serait drôle s'il ne s'agissait pas de choses si graves. Heureusement pour ce maire-là que son ignorance l'excuse un peu. Mais nous lui conseillons d'envoyer une autre fois chercher un prêtre et de ne plus se mêler de choses spirituelles sur lesquelles il ne peut être à l'aise... même sur les rives de la rivière  de ce nom. (source B-N)

 

Février 1891  -  Bonne leçon.  -  Un individu de Bretteville-sur-Laize, qui travaille dans un château voisin, volait du bois dans la cour. Le garde s'en étant aperçu mit de la poudre dans la bûche et boucha le trou avec une cheville. Le voleur la prit et en arrivant chez lui la donna à sa femme pour chauffer la soupe. Mais bientôt la poudre prit feu et une violents explosion retentit. Il n'y a eu aucun accident de personne, mais le voleur devra acheter une autre marmite.  (source B-N)

 

Octobre 1891  -  Lâche agression.  -  Le sieur Petitpas, braconnier de profession à Bretteville-sur-Laize, a une vive rancune contre le garde Poulard. Dernièrement, il s'embusqua auprès d'un chemin où il savait que Poulard devait passer, et, lorsqu'il l'aperçut, il se précipita sur lui, le renversa et le piétina, Poulard ne dut son salut qu'à l'intervention de voisins qui vinrent à son aide. Poulard fut reporté chez lui, tout meurtri et ayant perdu connaissance. Plainte a été portée contre Petitpas.  (source B-N)

 

Octobre 1891  -  Les réservistes.  -  Les « treize jours », qui en feront, à l’avenir quatorze, sont sous les drapeaux. Les hommes incorporés au 5e portent le numéro 205 et ceux du 36e le 236. 

Ces régiments mixtes sont destinés à doubler, en cas de guerre, notre armée de première ligne. 

Ces hommes vont partir en campagne et se rencontreront à mi-route de Falaise, entre Bretteville et St-Sylvain, avec le 236e qui représentera l'ennemi.  (Source B-N)  

 

Septembre 1892  -  Chasseurs, attention !  -  A Bretteville-sur-Laize, un chasseur, tirant une caille, a atteint la femme Lecanut qui était en train de cueillir de l'herbe. Cette blessure n'est pas grave, et avec quelques jours de repos elle reprendra ses occupations habituelles.  (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Victimes du travail.  -  Le nommé Noctulle, ouvrier au moulin à tan du sieur Leneveu, à Brètteville-sur-Laize, commit dernièrement l'imprudence de graisser la machine pendant qu'elle était en marche. Il eut la main prise dans les engrenages et se trouva attiré sous la roue qui ne s’arrêta que lorsque le corps du malheureux vint mettre obstacle au mouvement. Quand on le retira, ce n'était, plus qu'une bouillie informe, le pauvre homme est mort au bout de sept heures de souffrances horribles.  (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Les effets d’un raccommodement.  -  Mardi, Arthur Tardif, mécanicien à Bretteville-sur-Laize, était venu à Falaise pour plaider en divorce avec sa femme. En sortant du tribunal, les deux époux s'accostèrent et Tardif, pour se rabibocher avec son épouse, lui en offrit pour un sou. Elle accepta, mais, ne voulant rien devoir à son mari, elle lui en paya pour deux, et ainsi de suite, si bien que Tardif, qui a le café bruyant, ayant fait du tapage, a été mis au violon pour ivresse, tapage et rébellion à un agent. Le tribunal de Falaise l'a condamné à 8 jours de prison et 5 fr. d'amende.  (Source B.N.)  

 

Décembre 1892  -  Incendie.  -  Un matin, deux domestiques de la ferme dite Moissonnière appartenant à Mme la comtesse de Montessuy, à Bretteville-sur-Laize, aperçurent un vagabond qui sortait d'une meule de paille de blé. Au bout de quelques minutes, le feu était à ladite meule. On a essayé mais en vain de rejoindre l'individu, mais on l'a perdu de vue. La meule a été brûlée. Pertes, 3 000 fr. On ignore si le feu a été mis volontairement ou accidentellement par le vagabond. (Source B.N.)  

Avril 1894  -  Coup de fusil.  -  La semaine dernière, à Bretteville-sur-Laize, à la suite d'une discussion, un nommé Jules Renault a tiré un coup de feu sur le nommé Louis Marie, qu'il a atteint à la jambe gauche. La victime est assez grièvement blessée. Renault, a été arrêté. (Source B.N.)  

 

Avril 1894  -  Chutes graves.  -  Adolphe Hamon, 38 ans, couvreur à Tournebu, était monté sur une maison, lorsque, à un moment donné, il tomba et se brisa trois côtes. 

— La semaine dernière, Just Le Brethon, employé chez le sieur Bacon, tanneur à Bretteville-sur-Laize, conduisait une voiture de tan à Fresney-le-Puceux. Il était monté sur le haut lorsqu'un étourdissement le prit. Tombé sur la route, au lieu dit Rocreux, il s'est fracturé le côté droit.

— Lundi, Désiré Onfroy, domestique chez le maire du Quesnay-Guesnon, étant assis sur le bord de son banneau, fut renversé par un brusque écart du cheval et tomba sur la tête, il put remonter en voiture et rentrer. Mais, le lendemain, on a dû le transporter à Trungy, chez ses parents. Son état est fort grave. (Source B.N.)

 

Avril 1913  -  L'électricité  -  Par arrêté préfectoral la société d'électricité de Caen a été autorisée à distribuer pendant quarante années l'énergie électrique dans la commune de Bretteville-sur-Laize.

 

Mai 1913  -  Baptême du lait  -  Soutenir que l'on a renversé son lait et que l'on a remplacé par de l'eau la quantité manquante par peur d'être disputée, est un stratagème qui ne prend plus maintenant. Une fille Alphonsine Maret, 25 ans, domestique au service de son beau-frère M. Demay, cultivateur à Bretteville-sur-Laize, essayait de faire croire cela au tribunal. A la suite d'un prélèvement  opéré par M. Buffet, agent de la répression des fraudes, on s'aperçut que le lait livré à la fromagerie des Fermiers Normands de Fresney-le-Puceux, contenait 25  % d'eau. Le tribunal punit sévèrement la fille Maret, en lui infligeant  600 francs  d'amende, de plus sa condamnation sera affichée pendant 7 jours à la porte de son domicile et à la mairie de Bretteville-sur-Laize.

Septembre 1913  -  Le feu dans les bois  -  Un incendie dont la cause est inconnue, mais qui s'est déclaré environ 20 minutes après le passage du tramway de Falaise à Caen, a détruit  presque entièrement une sapinière appartenant au comte de Botherel. Les pertes (5000 sapins).  

 

Mai 1915  -  Enfant maltraitée.  -  Après le départ de son père pour la guerre, la jeune Marie Jan, 13 ans, a été recueillie par sa grand-mère, à Bretteville-sur-Laize. Il parait qu'elle n'y est pas très heureuse et qu'elle y reçoit plus de taloches que de caresses. Ainsi, ces jours derniers, la mégère, voulant donner un coup de poing à la fillette, lui enfonça dans le bras une aiguille dont la pointe se brisa dans les chairs.

L'enfant a été amenée à l'hôpital de Caen. Une enquête a été ordonnée.

 

Octobre 1917  -  Une automobile attaquée en plein jour.  -  Dimanche dernier, vers 19 heures, deux de nos concitoyens se promenaient en automobile sur une route des environ, de Bretteville-sur-Laize c'étaient M. Roguter, directeur du Grand Bazar Parisien, qui était au volant, et l'un de ses amis, M. Bouricane, chirurgien dentiste.
Soudain, sans que les deux promeneurs aient rien remarqué de suspect aux alentours, un coup de revolver retentit et une balle siffla à quelques centimètres de l'un d'eux et vint traverser la capote de la voiture.
Le chauffeur força de vitesse et réussit à fuir cette attaque soudaine et invraisemblable, en plein jour, sur une route fréquentée. Un second coup de revolver aurait été encore tiré sur la voiture. Une enquête est ouverte sur cette singulière affaire.  

Février 1918  -  Grange incendiée.  -  Le 19 février, vers 3 heures du matin, un incendie dont les causes sont jusqu'ici demeurées inconnues, s'est déclaré dans une grange appartenant  à Mme veuve Guilbert, propriétaire au hameau du Caillou.

L'alarme aussitôt donnée, les voisins accoururent et s'efforcèrent, de combattre le fléau. Les pompiers de Bretteville-sur-Laize arrivèrent à leur tour, mais la toiture en chaume s'était déjà effondrée à l'intérieur du bâtiment et les efforts durent se borner à préserver les maisons voisines, habitations, granges et écuries. Tout danger était conjuré après deux heures de travail.

Mme Guilbert estime sa perte, pour le bâtiment incendié, des bourrées et des instruments agricoles qui y étaient renfermés à 3000 francs.

La gendarmerie de Bretteville-sur-Laize, arrivée sur les lieux pendant l'incendie, a ouvert une enquête.

Mars 1924  -  Terrible explosion dans un café.  -  Mercredi vers 5 h. 45 une violente explosion mit en émoi la population du bourg.
A cette heure matinale, les ouvriers partit au travail dans les exploitations industrielles des environs. Avant de se mettre en route, ils boivent le coup de l'étrier. Le bit tenu par M. Aufrais était donc ouvert et le poêle était allumé, lorsqu'une explosion formidable se produisit.
Tout sautait dans la maison fortement secouée. Les portes et les fenêtres furent arrachées, le plafond fut défonce et les meubles furent renversés. Vaisselle et bouteilles se brisèrent,
sur le sol.
Une maison voisine a ses carreaux cassés. La gendarmerie a commencé une enquête et l'on s'efforce de découvrir les causes de cette explosion, il n'y eut fort heureusement aucun accident de personne à déplorer.
 

 

Mai 1924  -  Classement des chevaux.  -  Il va être procédé, a partir du mardi 13 mai, dans l’arrondissement de Falaise, dans les cantons de Bretteville-sur-Laize, Falaise (Nord), Morteaux-Coulibœuf et Thury-Harcourt, au classement des chevaux, juments, mulets et mules et des voitures à traction animale susceptibles d'être requis pour les besoins de L’armée.

 

Juin 1926  -  Vol du carabine.    M. Hubert Meyer, rentier, possède un jardin potager au lieu dit les Contrais, dans ce jardin, il existe une cabane fermant à clé ou il y dépose ses outils et divers objets. L'autre jour la cabane avait été ouverte et une carabine Flaubert à l'état de neuf qu'elle renfermait avait disparu.

 

Septembre 1926  -  Vol de victuailles.  -  M. Henri Ecalard, cultivateur à Fontenay-le-Marmion, voyant deux voitures de nomades garnies de nombreux habitants, leur donna la permission de stationner près de chez lui pendant la nuit. Le matin, les voitures étaient parties et un garde-manger suspendu sous un arbre de l'herbage de M. Ecalard avait disparu, contenant un lapin, du bœuf, des plats et dans le jardin, des melons avaient été volés.

Le préjudicie s'élève à environ 200 fr. Plainte fut portée et les voitures furent retrouvées à Langannerie, mais rien ne fut découvert dedans. L'enquête continue.

Octobre 1926  -  Vol de récoltes.  -  Depuis quelque temps, plusieurs propriétaires de la pleine de Bretteville s'aperçoivent qu'on leur dérobe des légumes dans leurs champs. Ils ont porté plainte et au cours de l'enquête on apprit que le nommé Victor Ballon, 66 ans, journalier, avait été surpris par le jardinier de Mme Coutances, habitant au hameau des Pâtures, en train de voter des endives, des carottes et des betteraves. Ballon reconnaît les faits, mais affirme n'avoir été que dans les champs de Mme Coutances.

 

Mars 1927  -  Pauvre vieux.  -  En se rendant aux champs, M. Pierre, cultivateur à Bretteville-sur-Laize, a découvert sur le chemin au lieu-dit " La Criquetière ", le cadavre de Jean Gautier, 75 ans. L'enquête médicale a conclu à une mort naturelle, causée par la misère.

 

Août 1928  -  Interdiction de la circulation.  -  Pendant la durée des travaux du rechargement cylindré avec emploi de silicate de soude sur le chemin de grande communication numéro 183, dans les traversés de Bretteville-sur-Laize et de Lintheaux, jusqu'à la prise complète du revêtement, la circulation sera interdite à tous les véhicules sur la partie du chemin soumise au silicatage.

La section interdite sera désignée aux usagers de la route par des pancartes apposées à la bifurcation des chemins de grande communication n° 23 et du côté de Bretteville-sur-Laize et à la bifurcation des  chemins de grande communication n° 183 et 167 du coté de Cintheaux.

La déviation d'itinéraire la plus rapprochée, qui sera également indiquée par des pancartes, emprunte le chemin de grande communication n° 3 de Caen au Pont-d'Ouilly par la Jalousie et le chemin de grande communication n° l67 du Pont-des-Vers à Caen, ainsi que la route nationale n° 138 de Caen à Tours.

En cas de nécessité absolue, les véhicules des riverains de la section de chaussée rechargée pourront passer sur la partie de chemin interdite, mais à la condition de se soumettre aux ordres ou prescriptions des ingénieurs ou agents de l'administration et en ne dépassant pas la charge de trois tonnes par véhicule et la vitesse de 6 kilomètres à l'heure sur tout le parcours interdit.

Les contrevenants pourront être condamnés à l'amende et à des dommages-intérêts envers l'Association des communes intéressées aux chemins.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a  donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Bretteville-sur-Laize. -  Mlle Marie France, âgée de 18 ans, d'une famille de 10 enfants dont 8 sont encore vivants. Le père est ouvrier mineur, et la mère ménagère. Malgré leur nombreuse famille, les époux Marie ont voulu donner à leurs enfants une bonne éducation, les aînés ont obtenu le certificat d'études primaires et une fille est boursière à l'école primaire supérieure de Falaise. D'excellents renseignements ont été recueillis sur l'intéressée qui a toujours exercé le métier de brodeuse. Elle a épousé, le 1er septembre dernier, M. Vivien, mécanicien aux mines de Gouvix.

 

Août 1930   -   Rien ne va plus !   -   Les gendarmes de Bretteville-l'Orgueilleuse ont arrêté à Bretteville-sur-Odon, la femme Ernestine Cousin, 20 ans, sans domicile fixe, que son ami, Victor Moulin,  forain, résidant ces jours derniers à Mouen, accuse de lui avoir dérobé 3600 francs environ et un livret de Caisse d'Épargne de 514 francs représentant autant ses économies que celles du plaignant qu'elle n'a abandonné que parce qu'il s'enivrait constamment et la battait comme plâtre.

La fille du forain, Charlotte Moulin, 16 ans, qui accompagnait la femme Cousin, a été également arrêtée pour vagabondage.

 

Février 1932   -   Au feu !   -   Un incendie dont on ignore les causes et qui aurait pu prendre des proportions considérables, s'est déclaré un matin dans un immeuble de Bretteville-sur-Laize, situé sur la route de Gouvix et appartenant à M. Houssay. Grâce à l'actif concours de la population venue en aide aux quelques pompiers de la commune, le sinistre a pu être maîtrisé après 1 h. 30 d’efforts. Les dégâts s'élèveraient 6.000 francs.

 

Janvier 1940  -  Abandon de poste.  -  Ouvrier à la tannerie Debrie, à Bretteville-sur-Laize, au moment fut promulguée la mobilisation, Robert Gounou, 27 ans, manœuvre, quitta cette usine en dépit des affiches apposées sur la dite et lui enjoignant de rester, ainsi qu'aux autres ouvriers. Il s'en alla sans crier gare et refusa de revenir à son travail. de rester, ainsi qu'aux autres ouvriers. Il s'en alla sans crier gare et refusa de revenir à son travail.

Poursuivi pour infraction à l'article 31 de la loi du 11 juillet 1938 sur la réquisition civile, Gounou est condamné à 25 fr. d'amende avec sursis.

 

Février 1940  -  Le feu.  -  Un incendie dont les causes n'ont pu être déterminées par l'enquête, encore que la malveillance semble devoir être écartée, s'est déclaré dans un immeuble appartenant à M. Jouanne, travaillant la tannerie Dedri.

Attaqué avec vigueur le feu a été éteint après avoir détruit une partie de la toiture. Les dégâts ne seront chiffrés qu'après expertise.  

 

Avril 1941   -   Au feu !   -   A 4 h. du matin, un incendie s'est déclaré dans une maison située à la sortie sud de Bretteville-sur-Laize, dont le propriétaire, le docteur Landais, se trouve actuellement en zone non occupée.

Le feu ayant pris accidentellement dans le grenier, des flammes sortirent bientôt de la toiture. L'alerte donnée par une voisine, Mlle Olivier, le tocsin retentit et bientôt pompiers, habitants et soldats collaboraient activement à la lutte contre le fléau, pendant qu'on sauvait les meubles de la maison en feu et ceux de la maison contiguë, à M. Cairon.

Deux heures après, grâce à l'appoint d'une pompe de l'armée allemande venue de Saint-Germain-le-Vasson, le sinistre était maîtrisé. La toiture est entièrement détruite, ainsi que le  plafond du grenier. En l'absence du propriétaire, les dégâts ont pu être évalués.  

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -  Le  14 mars au matin, Mme veuve Robert 65 ans, cultivatrice à Bretteville-sur-Laize, hameau Beffeux, était trouvée inanimée dans son lit, la tête ensanglantée. Hospitalisée à Caen, elle y expirait 3 jours plus lard. L'enquête permit d'établir que la malheureuse avait été assommée au cours de la nuit à coups de bâton. Les soupçons se portèrent bientôt sur un jeune homme de Bretteville-sur-Laize, Eugène R………, dit L…….., 20 ans, manœuvre, repris de justice redouté. Interrogé, il reconnut avoir participé  au crime et déclara qu'il avait fait le guet pendant que 2 complices, François  L……., 20 ans, travaillant actuellement à Bricquebu et un nommé André, étaient montés dans la chambre et avaient assommé Mme Robert pour la voler. L…. reçut d'ailleurs une certaine somme sur l'argent trouvé. Interrogé à son tour, L………. affirma être innocent, mais il n'en a pas moins été placé sous mandat de dépôt. Enfin, les gendarmes de Ouistreham ont arrêté un troisième individu qui prétend également  n'être pour rien dans ce crime. L…………. a, en outre, reconnu être l'auteur, avec deux autres complices, d'un cambriolage commis chez Mme Vve Dannebey à Barbery. A la suite de ses aveux, il a été écroué.

 

Avril 1944  -  Des voleurs de bestiaux.  -  La gendarmerie a arrêté en flagrant délit de vol d’un bœuf dans un herbage appartenant à M.Léon Decagne, cultivateur à St-Germain-le-Vasson les nommés R. Pupin, ouvrier agricole à Urville, et l'un de ses complices Roland Aumont, 18ans, ouvrier d'usine à Mesnil-Mauger.
 Ils ont reconnu avoir, depuis plus d’un mois, avoir abattus clandestinement trois veaux acheter ; l’enquête l’établira.

Tous deux out été écroués. Un troisième membre de la bande, connu, ira bientôt les rejoindre.  

 

Juin 1944  -  Bataille de Normandie.  -  Le 10 juin 1944 vers 17 h, trois vagues de bombardiers alliés survolent la ville d'ouest en est en larguant des bombes. vingt-cinq personnes sont tuées. La population part se réfugier dans la mine de Gouvix, avant d'en être chassée par les Allemands trois semaines plus tard.

 

Août 1944  -  Bataille de Normandie.  -  Le 10 août 1944 , dans le cadre de l'Opération Totalize après de violents combats autour de Cintheaux, des éléments de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend qui s'est illustrée pour avoir tenu une position défensive sur Cintheaux s'installe dans la ville.
Le 11 août, le 21e régiment blindé canadien fait mouvement au nord, ses effectifs sont trop maigres pour attaquer la ville malgré le renfort de la 2e division d'infanterie canadienne.
 Le 12 août, plusieurs sections de la 272e Division d'infanterie allemande ainsi que la 167e Division de Volksgrenadier arrivent en renfort.
 Le 13 août des éléments de la 11 division blindée canadienne passent à l'attaque, les chars canadiens prennent la route, coupant alors les Allemands de la garnison de Gouvix. Plusieurs bombardements successifs des Américains détruisent la ville au 3/4 .
 Le 14 août, la 167e Division d'infanterie allemande quitte la ville. Les Canadiens passent à l'attaque, avec les sections de soldats britanniques. Ils anéantissent les chars. Un second bombardement a lieu, de nombreux habitants de Bretteville sont tués.
Le 16 août, la 12e Panzerdivision SS évacue la ville.
Le 17 août, Les britanniques pénètrent sur la grande place, les Canadiens sont stoppés au sud, le pont sur la Laize étant endommagé. Les Allemands ripostent à coups de canons, depuis les maisons situées sur l'autre rive.
 Le 17, Les Britanniques traversent la Laize à 1 km en aval et prenant ainsi à revers les Allemands de la 272e ID. Des prisonniers sont faits, les autres ayant fui au sud, la ville est déclarée libre.

Le , la ville est libérée, les quelques Brettevillais, restant, découvrent les ravages de la guerre et leurs maisons en ruines.

 

Janvier 1945  -  Un jeune homme meurt empoisonné.  -  M. Jean d’Hondt, 21 ans, domicilié chez son père, cultivateur, hameau de Quilly, à Bretteville-sur-Laize, est décédé à la suite de l’absorption d’un toxique violent.

Le docteur Galmot, de Barbery, a refusé le permis d’inhumer. Un e enquête est en cours.  

 

Mars 1945  -  Le Conseil municipal.  -  Au cours de sa dernière réunion le Conseil municipal de Bretteville-sur-Laize a élu maire M. Cauchard, en remplacement de M. Paixhans, démissionnaire pour raison de santé, M. Guigné a été désigné comme adjoint. L’assemblée a exprimé sa gratitude au commissaire de la République près de Nations Alliées, pour un don de 50 000 fr., fait à la commune et adressé au général de Gaulle et aux membres du Gouvernement provisoire le témoignage de son ardente reconnaissance. Le Conseil a donné son adhésion au Syndicat des communes sinistrées du département. En fin de séance, il s’est élevé contre le retard apporté à l’ouverture des classes et a invité le maire à faire activer les travaux de construction de baraquement.   (source C.G)

 

Avril 1945  -  La sépulture des canadien tombés dans le Calvados.   -  Parlant au Q.G. canadien de Grande-Bretagne, M. Tonwice, directeur de la Société franco-britannique, a annoncé qu’un cimetière canadien sera construit entre Falaise et Caen. (source B-N)

 

Août 1945  -  Les réquisitions allemandes.  -  Les personnes qui, sur l’ordre des allemands, ont déposé des pneumatiques, batteries et armes, peuvent retirer à la mairie les imprimé nécessaires à la confection de leur dossier. (Source B.L.)

BRETTEVILLE-sur-LAIZE  -  Hôtel St-Pierre

BRETTEVILLE-sur-LAIZE.  -  La Mairie

BRETTEVILLE-sur-LAIZE  -  Tramway passant dans la Vallée de la Laize

BRETTEVILLE-sur-LAIZE  (Calvados)

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