BRETTEVILLE - l'ORGUEILLEUSE

Canton de Tilly-sur-Seulles

Les habitants de la commune sont des Brettevillais, Brettevillaises


Août 1870   -  Pour les blessés.   -    La Compagnie des sapeurs-pompiers de Bretteville-l'Orgueilleuse a fait l'abandon, en faveur des blessés de l'armée, de la somme de 100 fr. qui était destinée à célébrer, dans cette commune, la fêle nationale du 15 août.

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Depuis de longues dans le sein d'un des Bretteville du Calvados, ont constatait que les marmots étaient méchants et turbulents comme de vrais petits diables.

Rien d'étonnant à cela disait le curé, nous n'avons pas de fonts baptismaux, et quand il s'agit de baptiser un nouveau-né, je suis obligé de le faire dans une vieille soupière….. Comment veut-on qu'un enfant imparfaitement baptisé devienne un parfait chrétien.

Le conseil municipal, prenant en considération les justes récriminations de son pasteur, fit l'acquisition, moyennant 250 fr., de fonts baptismaux. Mais, pour un motif ignoré de tous, le curé ne les trouva pas à sa convenance, et les fit placer près de la porte de l'église en guise de bénitier.

Depuis, quand un nouveau né met le nez au jour, c'est dans une assiette en caillou qu'il est baptisé,  l'antique soupière ayant été brisée par le custos de la paroisse.  

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  Le 14 février, vers quatre heures et demie du soir, un affreux accident est arrivé dans sa commune de Bretteville-sur-Odon. Un jeune enfant de cinq ans, Ernest Capelle, s'amusait à cueillir des baguettes d'arbre, le long d'une mare connue sous le nom de « trou de la République », et située au bord du chemin vicinal qui mène de Bretteville à Secqueville-en-Bessin. Ayant fait un faux mouvement, l'enfant tomba dans l'eau profonde de 2 mètres à cet endroit. Ses deux petits camarades accoururent en toute hâte prévenir la mère, mais il était trop tard. Quoique avant son arrivée le jeune imprudent eût été retiré par un sieur Louis Mérioult, il ne donnait plus aucun signe de vie, et M. le docteur St-James, prévenu, ne put que constater le décès.

 

Juin 1875   -   Fait divers.  -  Eugène Vaulégeard, 32 ans, journalier à Bretteville-l'Orgueilleuse, pour rébellion et coups envers un agent de police et à des militaires, un mois de prison et 16 fr. d'amende.

 

Juin 1875   -   Les blés.  -   Les blés augmentent, non pas que dans nos contrées la récolte soit compromise, au contraire, mais parce que les nouvelles du Sud et du Sud-Est font craindre une grande déception dans le rendement.  

 

Août 1879  -  Chemin n° 57 d’Aunay à la Délivrande (Longueur, 37 k. 224 m).  -  L'empierrement, qui a souffert par suite des pluies continuelles de l'année, est généralement assez sauf dans les parties très fréquentées comprises entre Noyers et Cheux et entre les carrières de Rocreuil et la mer il laisse encore à désirer.

-  Trottoirs et caniveaux pavés.  -  Les trottoirs et les caniveaux pavés de Bretteville-l’Orgueilleuse et de Luc sont en passable état.

-  Accotements, fossés, etc.  -  Bien entretenus, sauf dans les cotes de Ragny et dans le village du Bosq-de-Cheux où ils sont d'un entretien difficile.

-  Ouvrages d'art.  -  En bon état.

-  Plantations. -  La plantation d'ormes qui existe entre le Vieux-Luc et le village du Petit-Enfer est bien venante quoiqu'elle souffre un peu des vents de la mer.

-  Projets.  Rectification des côtes de Ragny.

-  Grosses réparations sur Noyers, Cheux, Thaon, Basly, Douvres et Luc.

-  Établissement de trottoirs avec caniveaux pavés dans les bourgs de Noyers, Cheux, Bretteville-rOrgueilleuse et Douvres.

-  Élargissements à Douvres et à Luc.

-  Prolongement et régularisation des trottoirs et des caniveaux pavés du Petit-Enfer.

Une subvention départementale de 2 300, fr. applicable aux grosses réparations et à l'élargissement de Luc, est

demandée sur l'exercice 1880. (Troisième annuité d'une subvention de 7 375 fr. allouée le 24 décembre 1877).

 

Mai 1887  -  Renards.  -  Dans deux battues faites dernièrement, en rase campagne, par les chasseurs de Bretteville-l'Orgueilleuse et des environs, 10 renards ont été tués. L'initiative prise à cet égard, dès l'année dernière, par cette association de St-Hubert a porté ses fruits. Dans un rayon fort restreint, on compte 52 renards ou renardeaux, victimes de la guerre qui leur est faite.

Mars 1888  -  Accident de voiture.  -  Dans la nuit de samedi, entre Rots et Bretteville, route de Bayeux, le sieur Charles Vincent, messager, est tombé d'une voiture qu'il conduisait. Il eut la présence d'esprit, dans sa chute, de se garer de la roue, mais ses jambes se trouvèrent engagées dans le lourd panier suspendu au-dessous du véhicule et il reçut des contusions assez graves.

 

Mai 1890  -  Suicide.  -  Le sieur René Poirier, 18 ans domestique d'intérieur, a été trouvé mort, assis dans un fauteuil, dans un appartement, au domicile de ses parents, à Bretteville-l'Orgueilleuse. Cette mort est le résultat d'un suicide par asphyxie à l'aide de charbon de bois, attribué au chagrin.  

 

Avril 1891  -  Incendie.  -  Un incendie de cause inconnue a éclaté jeudi soir, à Clécy, et a consumé un corps de bâtiments, ainsi que des objets mobiliers, un tonneau de cidre et divers outils, appartenant aux enfants Victor Roger, de la Fresnée, et aux sieurs Victor Heuzé, cultivateur à la Fontaine, et Lonel, cultivateur à Canteloup. 

— Jeudi soir, un incendie s'est déclaré à Maizet. Trois maisons ont été détruites.

— Lundi, à Bretteville-l'Orgueilleuse, un incendie, attribué à la malveillance, a détruit une meule blé de 12 000 gerbes, au sieur Ernest Guilbert, on a pu heureusement préserver d'autres meules voisines et les bâtiments de la ferme peu éloignés.  

 

Janvier 1892  -  Les effets de l’ivresse.  -  Les nommés Jules Marie, dit Binet, et son frère, étaient ivres, le 1er janvier. Vers 7 heures du soir, ils entrèrent dans le débit de tabac, tenu par le sieur Erbe à Bretteville-l'Orgueilleuse. Ils prirent un cigare et se mirent à chanter, le débitant fit observer qu'il avait une personne malade chez lui et les pria de sortir. Ils se jetèrent sur lui, le saisirent par la barbe et lui en arrachèrent une poignée. Quelques personnes, venues à son aide, furent également frappées. La gendarmerie intervint et mena Marie aîné au violon. L'ivresse dissipée, Marie a prétendu ne se rappeler de rien, il a fait remplacer, à ses frais, les carreaux cassés dans la lutte. (Source B-N)  

 

Janvier 1892  -  Expropriation urgente.  -  Il existe, en arrivant à Bretteville-l’Orgueilleuse, au carrefour de Secqueville-en-Bessin, un tournant très dangereux. On fait deux courbes en moins de dix mètres, et à chaque courbe, on trouve une grosse borne qui diminue de 30 centimètres le chemin, les murs des riverains étant à angles droits. Depuis moins d'un an, on ne compte pas moins de huit accidents. Pour clôturer l'année 1891, c'est le percepteur de Bretteville qui a versé le 31, il y a eu, fort heureusement, ainsi que la personne qu'il conduisait, que des contusions sans gravité. 

Ne pourrait-on pas supprimer les bornes et augmenter la largeur du carrefour en faisant les murs en pans coupés au lieu d'être à angles droits ? 

Qu'on se rappelle qu'il y a une dizaine d'années, au même endroit, il y eut un jeune homme de tué. Attendra-t-on un autre accident du même genre pour exproprier 50 centimètres de terrain ? (Source B-N)  

 

Mars 1892  -  Violation de sépulture.  -  La semaine dernière, à Bretteville-l'Orgueilleuse, le sieur Gaignon, maître maçon à Port-en-Bessin, avait livré une tombe en pierre pour l'inhumation du nommé Guesdon. Le fossoyeur, en comblant la fosse, s'est aperçu que les pierres qui recouvraient le cercueil étaient rompues, il a aussitôt cessé son travail et a été prévenir Gaignon, qui a déclaré que ce ne pouvait être le poids de la terre qui avait fait rompre ces pierres, car elles pouvaient supporter plus de 4 000 kilos. Elles avaient dû être cassées par la malveillance. On a fait une enquête, mais elle paraît en être restée là. 

Dans le pays, on indique tout haut le coupable, mais on prétend qu'il ne sera pas poursuivi, grâce à de hautes protections. Cela n’est pas possible.   (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Nos récoltes.  -  La récolte du foin est réduite aux deux tiers d'une récolte ordinaire par la sécheresse. On parle de 100 fr. le cent : mais ce prix ne se maintiendra pas. Blé, orge, avoine, sarrasin, assez bons. Pommes peu nombreuses en général. Quelques contrées en ont cependant.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Fête.  -  Bretteville-l'Orgueilleuse.—Louerie St-Clair, jeudi 14 juillet. Jeux, curiosités et divertissements de toutes sortes, illuminations et fête de nuit. (Source B.N.)

 

Mai 1899  -  Incendie.  -  Lundi 29 mai, vers 11 heures du matin, un violent incendie s'est déclaré chez M. Moisson, horloger, à Bretteville-l'Orgueilleuse. Deux maisons couvertes en paille, ont été la proie des flammes. Les mobiliers ont pu être sauvés.

Le feu, qui avait pris à la couverture en chaume de cette maison, l'à complètement détruite, ainsi que celles de deux autres bâtiments habités par les nommés Louis Marie, journalier ; Auguste Bisson, mécanicien, et une veuve Lahaye, propriétaire.  

 

Mars 1903  -  Cavalcade de la mi-carême.  -  Dimanche dernier, la jeunesse de Bretteville-l'Orgueilleuse, avait organisé une cavalcade à l'occasion de la mi-carême.

De nombreux cavaliers travestis, précédant les chars superbement décoré, ont défilé toute l'après-midi dans la grand'rue du bourg ; on a beaucoup remarqué le superbe bateau : " Le  Brettevillais ", rempli d'enfants aux costumes de variés.

À 5 heures a eu lieu dans la halle aux grains le tirage d'une tombola, avec de nombreux lots offerts par de généreux donateurs. Le soir, une grande retraite aux flambeaux du plus brillant effet a terminé cette journée déjà si bien remplie. Toute la jeunesse de la commune à rivalisé d'entrain et de gaieté pour assurer le succès de la fête et elle y a parfaitement réussi.

Nous adressons nos plus vives félicitations aux organisateurs qui, par leur intelligente initiative ont su amuser tout le monde et favoriser le commerce local et nous espérons que la bonne entente qui n'a cessé de régner les encouragera a recommencé l'année prochaine et que les habitants entendront mieux l'appel du comité les invitant à illuminer.

 

Mars 1912  -  Un Wagon en flamme chargé de foin, qui faisait partie d'un train de marchandises se dirigeant de Caen sur Bayeux, a pris feu en cours de route après avoir passé la halte de Carpiquet; on dut le détacher du convoi à la gare de Bretteville - Norrey et le refouler sur une voie de garage; le chargement a été entièrement détruit; on ignore les causes du sinistre. 

 

Mars 1912  -  Un épouvantable accident qui a causé une vive émotion dans le pays s'est produit l'autre soir à Bretteville l'Orgueilleuse : plusieurs enfants Passaient sur un chemin assez étroit qui longe la mare du bourg lorsque arriva une charrette chargée de foin appartenant à M. Edmond Marie, et que conduisait son domestique : celui -ci se trouvait à la tête de son cheval qui allait au pas. Les enfants voulurent passer de  front en courant mais le jeune René Prosper, âgé de quatre ans, lâchant tout à coup la main de son frère, tomba à la renverse et l'une des roues  du lourd véhicule lui passa sur la poitrine : on s'empressa de relever le malheureux enfant qui fut transporté chez ses parents où il reçut les soins du docteur Laurent, mais on ne pouvait le sauver et le petit garçon expirer vers minuit. On ne peut rien reprocher au sujet de cet accident au domestique, mais celui -ci s'en montre qu'en même désespéré.

 

Mai 1916  -  Accident mortel.  -  Un journalier de Norrey, M. Auguste Liot, 54 ans, s’engageait au passage à niveau de Bretteville-Norrey pour traverser la voie. Un train arrivait à grande  vitesse. En vain le garde-barrière fit à l’imprudent des appels désespérés. Le journalier fut happé par la machine et horriblement broyé. Des débris de chair sanglante et de matière cérébrale  furent retrouvés à plus de 20 mètres sur la voie. Le malheureux avait été tué sur le coup.

 

Juin 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  II a plue le jour de la Saint-Médard et bruiné seulement le jour de la Saint-Barnabé. Cela autorise à la fois nos craintes et nos espérances les orages ne semblent pas avoir trop fait couler les fleurs des pommiers, il y a toujours belle apparence. Au moins, si la on nous mesure le manger, que nous ayons de quoi boire ! 

 

Juin 1917  -  Pour la mobilisation civile.  -  Tout homme de 16 à 60 ans, non présent sous les drapeaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune où il se trouvera dans la nuit  du 7 au 8 Juillet.

 

Juillet 1917  -  Louerie de domestiques.  -  Bretteville-l'Orgueilleuse. -  La louerie de domestiques se tiendra, cette année, le jeudi 12 juillet et commencera à 5 heures du matin.

 

Novembre 1926  -  Accident.  -   M. Gauthier Ernest, propriétaire à Rots, sortait de la boucherie Linger, à Bretteville-l'Orgueilleuse. Il voulut traverser la rue à bicyclette. Au même moment un motocycliste, Jules Mariette, électricien à Trouville, venant de la direction de Caen, arrivait à sa hauteur. II le renversa.

M. Gauthier a été légèrement blessé dans sa chute. Sa bicyclette est hors d'usage.  

 

Février 1928  -  Un accident d’auto.  -  Pour éviter d'entrer en collision avec la voiture de M. Rodolphe Doquet, propriétaire et maire de Putot-en-Bessin. qui, faisant machine arrière devant le bureau de poste de Bretteville -l'Orgueilleuse, obstruait complètement la route, M. Charles Prieur, industriel à Breuillet (Seine-et-Oise), donna un violent coup de volant à droite et vint renverser le poteau télégraphique , une dame qui se trouvait dans sa voiture, Mme Delain a été blessée au nez , deux autres personnes qui l'accompagnaient ont été contusionnées. La voiture a subi quelques dégâts.

 

Mars 1930  -  Une auto flambe. -  Par suite d'une fuite d'essence, l'auto de M. Bretey, de Mamers, de passage à Bretteville-l'Orgueilleuse, a pris feu. Grâce aux extincteurs du garage Catherine, les dégâts ne dépassent pas 1.000 francs.

 

Février 1940  -  Une auto se jette sur un arbre.  -  Hier matin, vers 7 h. 30, M. Fernand Marie, mareyeur à Arromanches, venait en auto de la direction de Bayeux, lorsqu'un peu avant l'entrée du bourg de Bretteville, il aperçut en face de lui un groupe de poulains appartenant à M. Paul Lemanissier, qui les emmenait dans un herbage tout proche. M. Lemanissier fils, qui précédait les jeunes chevaux d'une vingtaine de mètres environ, fit signe à l'automobiliste de ralentir. M. Marie freina aussitôt, mais sa voiture dérapant, zigzagua à plusieurs reprises pour finalement se jeter sur un arbre.
Par un heureux hasard, ni M. Marie, ni les personnes qui se trouvaient dans son auto, ne furent blessées. La voiture a subi de sérieux dégâts qui ont fait l'objet d'un constat par M. Chevreau, huissier à Tllly-sur-Seulles.

 

Mars 1941    -   Macabre découverte.   -   M. Connault, menuisier à Bretteville-l'Orgueilleuse, a découvert dans un caniveau bordant la route de Bretteville à Secqueville, le cadavre de M.  Octave Marie, 31 ans, employé d'usine, demeurant à Secqueville-en-Bessin, marié et père de trois enfants.

Toute idée de crime ou suicide ayant été écartée, le permis d'inhumer a été délivré. On pense que M. Octave Marie, pris de boisson, a succombé à une congestion.  

 

Septembre 1942  -  Pour les prisonniers.  -  A Bretteville-l'Orgueilleuse, dimanche 27 septembre, kermesse au profit des prisonniers de guerre. A 11 h., Messe en musique. 13 h. 30, ouverture des comptoirs, manège, loteries comiques. Dans l'après-midi, concert par la musique de Noron-la-Poterie-Tronquay (direction M. Plaisance). Vente aux enchères d'une bicyclette  homme ou dame, mouton, volailles. Buvette, alimentation, pâtisserie, galettes normandes.

 

Octobre 1942   -   Destruction des pigeons.   -   Conformément à l'ordre donné par les autorités allemandes, il est rappelé aux propriétaires de pigeons que tous les pigeons de toutes espèces (pigeons domestiques, pigeons d'agrément et pigeons voyageurs) doivent être sacrifiés. Faute de déférer à cet ordre les possesseurs de pigeons s'exposeraient à des sanctions très sévères.

 

Octobre 1942   -   Et ça continue.   -   En raison de la situation difficile de notre approvisionnement en beurre pour le mois de novembre, le ravitaillement général réformes que les rations ne  pourront être honorées en une seule fois.

En conséquence, les détaillants sont priés de ne livrer à leurs consommateurs inscrits, que 80 gramme de beurre à valoir sur la ration de 125 grammes. Le complément sera satisfait au cours du mois. Espérons-le !

 

Novembre 1942   -   L'heure du couvre-feu.   -   A partir du 1er novembre et jusqu'au 31 mars prochain, l'heure de fermeture des débits et l'heure du couvre-feu sont fixées pour la Normandie comme suit, par les autorités d'occupation : Heure de fermeture des débits, 22 h. 30 ; heures du couvre-feu, 23 h. 00 à 5 h. 00.

 

Mai 1943   -   Une installation.   -   C'est celle du nouveau curé de Bretteville-l'Orgueilleuse, M. l'abbé Tribouillard que toute sa paroisse a fêté avec un flatteur empressement.

L'église était décorée et fleurie. On est allé chercher le pasteur au presbytère et il a été reçu à la porte de l'église par le maire, M. Lefranc et M. Lemanissier, président du Conseil de Fabrique. Le sermon a été fait par M. le curé de la Cathédrale de Bayeux qui a parlé éloquemment de l’œuvre du prêtre de paroisse.

Des vêpres solennelles ont aussi été célébrées. Et cette belle et pieuse journée, M. Gelbay père, chantre et Mlle Lair, organiste, ont été décorés de l'Ordre diocésain.  

 

Décembre 1943    -   Fait divers.   -   Lundi soir, deux jeunes gens entraient consommer au débit Almire, à Bretteville-l’Orgueilleuse. Incidemment, ils demandèrent si M. Almire était là . Sur réponse négative, ils s'en furent, mais pour revenir peu après. Cette fois, ils exhibèrent des revolvers et exigèrent qu'on leur remit le tabac, tout en assurant que si l'on s'exécutait, ils ne feraient pas de mal.

Pris de peur, le fils du débitant, âgé de 12 ans, leur indiqua la pièce voisine, où était déposé le sac plombé contenant 23 kilos de tabac. Mme Almire essaya de s'interposer, elle reçut un violent coup de masse sur la tête qui l'étourdit, les agresseur mirent à profit ce court répit pour disparaître avec le sac. Peu après. Mme Almire pouvait alerter les gendarmes, malgré la défense des jeunes gens, sous menace de mort de prévenir la Police avant trois jours.

 

Février 1945  -  La question des baraquements.  -   Un vœu demandant la construction, par priorité, des baraquements scolaires, a été soumis au comité Départemental de Libération par le Comité Local de Bretteville-l’Orgueilleuse.  

 

Juillet 1945  -  A l’honneur.  -  Le Comité Départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière, avec inscription au procès verbal : M. et Mme LECANU, boulangers à Bretteville-l’Orgueilleuse « Résistants de la première heure, un fils évadé de la Martinique (gaulliste condamné à mort) pour rejoindre l’armée du général de Gaulle, un fils déporté en Allemagne, et un fils réfractaire au S.T.O., Guerre 1914-1918, citations, médaillé militaire ». Hommage à tous ces vaillants ! (Source B.L.) 

 

Juillet 1945  -  Une cérémonie religieuse.  -  Dimanche 8 juillet, sous la présidence de Mgr Adam, vicaire général, seront inaugurés à Bretteville-l’Orgueilleuse un chemin de croix et une statue de Sainte-Thérèse de l’enfant Jésus. A 11 h 15, grand’messe ; Vêpres à 14 h. (Source B.L.)  

Août 1945  -  Des patriotes à l’honneur.  -  Le Comité départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière avec inscription au procès-verbal :  Gendarme Grossin de Bretteville-l’Orgueilleuse. « A porté secours à un parachutiste blessé, en 1941 ».

M. Antoine, Maire de Cheux, « A ravitaillé de nombreux requis. Réfractaire aux réquisitions allemandes. Résistant de la première heure ».

MM. Pinel Henri, Jourdan Jacques, de Vire. « Ont facilité l’évasion d’un parachutiste allié ».

Honneur à eux. (Source B.L.) 

820.  BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  -  Vue Générale
BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  (Calvados)
BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  (Calvados)  -  La Gare
BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  (Calvados)  -  Grande Rue
BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  (Calvados)  -  Grande Rue
7.  -  BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  -  La Route de Caen
BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE  (Calvados)  -  Le Bourg, route de Caen
BRETTEVILLE-L'ORGUEILLEUSE   -  La Poste et Grande Rue

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